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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on commence le zapping avec un extrait des Gégés.
00:06Emmanuel Macron aurait-il dû accepter la démission de Laurent Nunez après un week-end d'affrontements, de pillages ?
00:11Le ministre de l'Intérieur a reconnu des défaillances, il avoue avoir été débordé par la situation.
00:16Il a remis sa démission au président de la République, qu'il a refusé.
00:20Et c'est une erreur pour Charles Consigny, l'avocat des Gégés.
00:23– Bien sûr qu'il aurait dû accepter parce que Nunez a gravement merdé, pour dire les choses comme elles
00:30sont.
00:30Et il aurait dû accepter et mettre en place désormais un préfet, par exemple,
00:36ministre de l'Intérieur, quelqu'un qui sache y faire.
00:39– Bien, il m'élule. Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter la démission de Laurent Nunez ?
00:44Alors dans le communiqué, l'Élysée dit qu'il fallait maintenir Laurent Nunez
00:47pour maintenir une certaine continuité à la tête des forces de l'ordre.
00:51Ce n'est pas en pleine crise qu'on change de capitaine.
00:53– Oui, mais enfin, ça dépend du capitaine.
00:56C'est terrible, moi je n'ai jamais vu ça.
00:58On a quand même un ministre qui vient nous dire que la situation était hors de contrôle,
01:04que l'État était hors de contrôle, que la France a été livrée au chaos.
01:08– Et qu'il n'a pas anticipé.
01:10– Et qu'il n'a pas anticipé.
01:11– Oui, mais il a remis sa démission, Laurent Nunez.
01:13Il a dit, j'ai fauté, voici ma démission.
01:15– Si on prend pleinement conscience de sa responsabilité, on s'en va.
01:25Même si le président de la République refuse la démission.
01:27On s'en va, voilà.
01:28Juste on s'en va.
01:29Et en plus, plus fort que ça, non seulement Nunez a avoué son incapacité
01:37à affronter cette situation cauchemardesse de samedi.
01:42Mais ça a été confirmé par Darmanin.
01:44Ce dysfonctionnement.
01:45– Qui a tenu le même discours.
01:46– Qui a tenu absolument…
01:46Enfin, je veux dire, on a quand même tous nos gouvernants qui viennent nous dire
01:51effectivement, l'État était hors de contrôle.
01:53Il n'y avait pas de capitaine à bord.
01:57C'est-à-dire que donc, le chaos, c'est en pleine conscience qu'il était là.
02:02Et moi, j'ai quand même le souvenir d'un président de la République
02:05qui nous a dit en 2022, lors de son débat avec Marine Le Pen,
02:08c'est moi ou le chaos.
02:09D'ailleurs, c'était d'ailleurs leur argument de campagne à toute la Macronie.
02:15C'est nous ou le chaos.
02:16Eh bien, on a eu Macron, on a le chaos, on a la faillite, on a la ruine.
02:21Il y a dix ans de la Macronie nous a détruit la France.
02:24– Alors Pierre Rondeau, est-ce que c'était le moment là,
02:26il y a ce soir, peut-être dimanche soir, de changer de ministre de l'Intérieur en pleine crise ?
02:28– Comme l'a dit elle, je vous rejoins dans l'idée qu'on ne change pas de capitaine en
02:33pleine crise.
02:33Mais quel capitaine ?
02:34Et là où c'est plus gravissime encore, c'est que Laurent Nunez a reconnu cette heure,
02:38a reconnu sa responsabilité, a reconnu son impréparation.
02:41– Oui, mais alors ça, excusez-moi, pour une fois ?
02:42– Alors je vous dis, il faut qu'un ministre…
02:44– Évidemment, évidemment, mais…
02:45– S'il était venu nous dire « j'ai tout bien fait, il n'y a aucune raison que
02:48je démissionne »,
02:49ce serait qu'à faire tant pis.
02:49– Ce que je veux dire, c'est que, mis face à ses responsabilités,
02:54constatant ses errements, constatant ses erreurs,
02:56que fait le président ? Il refuse sa démission.
02:58Un président qui serait maître à bord, qui serait le général du capitaine,
03:02et qui serait capable de pouvoir tenir son gouvernement,
03:05aurait d'abord condamné Laurent Nunez,
03:08et aurait accepté sa démission, puisqu'il reconnaît ses torts.
03:11C'est là où c'est plus dans l'esprit des Français,
03:14et aux yeux des Français, je pense, encore plus problématique.
03:16C'est qu'on a un ministre de l'Intérieur qui reconnaît qu'il a fait des erreurs,
03:20qui reconnaît qu'il y a eu une impréparation pour le week-end dernier,
03:24pour l'anticipation des débordements,
03:27qui pose sa démission,
03:28et on a un président qui, on pourrait rappeler son discours,
03:31le fait d'être au concert de Céline Dion vendredi,
03:33qui vient nous voir à la télévision en ne proposant rien,
03:36et en ne disant rien,
03:37et qui en plus refuse la démission de quelqu'un
03:39qui reconnaît qu'il a été responsable,
03:41qui reconnaît...
03:42– L'argument d'Emmanuel Macron de l'Élysée dans le communiqué,
03:44c'est de dire, c'est pas le moment de changer.
03:46– Mais c'est pas une seule personne
03:48qui gère toute la sécurité
03:50et toute la doctrine du maintien de l'ordre.
03:53C'est les préfectures,
03:54c'est les corps intermédiaires,
03:55c'est pas uniquement Laurent Nunez.
03:57Donc s'ils partaient demain,
03:58on n'aurait pas eu un chamboulement à la tête de l'État
04:01et on n'aurait pas eu un chamboulement
04:02pour les manifestations de samedi prochain.
04:04– Benjamin Muller, c'est vrai que c'est intéressant,
04:05on entend Laurent Nunez ce matin dire
04:07« en effet, j'ai fauté ce week-end »,
04:10Gérald Darmanin dire « nous n'avons pas tout bien fait,
04:12on n'a pas été à la hauteur »,
04:13c'était pas du tout la tonalité d'Emmanuel Macron.
04:16Hier soir à 20h, il n'a pas pris la parole
04:17pour dire « j'ai fait n'importe quoi ce week-end ».
04:19– Non, et même Sébastien Lecornu,
04:21je ne sais pas si vous l'avez regardé tout au long du week-end,
04:22même samedi très tard, vers 23h30,
04:24il a pris la parole en plein cœur de Paris,
04:26dévasté, ça pétait encore de partout,
04:27et lui-même reconnaissait les déphasances.
04:29Donc moi j'ai quand même l'impression
04:30qu'on a tout un gouvernement qui reconnaît
04:33qu'il n'y a rien allé,
04:34et qu'il y a le monarque, un petit peu,
04:36qui entre un concert et un voyage,
04:38alors on peut discuter de l'intérêt d'aller au...
04:40Moi j'ai quand même l'impression qu'il a bien fait de partir,
04:42parce que si l'idée c'est d'aller négocier
04:44la baisse des coûts de l'énergie au Moyen-Orient,
04:46je veux dire, il ne part pas...
04:48– Et d'aller voir les commerçants,
04:49Aurédré-Voli, directement sur place,
04:51pour constater, les prendre par la main,
04:53les soutenir, et dire à ces pauvres gens
04:56qui ont tout perdu, on sera de votre côté,
04:57on sera avec vous, il aurait dû faire ça.
04:59Là aujourd'hui, il va en Arabie Saoudite
05:01nous faire croire qu'il a un quelconque rôle
05:03dans la baisse des prix de l'essence,
05:04et on a tous les commerçants de Paris,
05:06Lyon, Limoges, Toulouse, qui ont tout perdu,
05:08et le président ne fait rien.
05:09– On va en parler, mais c'est vrai qu'il y a un côté,
05:11Emmanuel Macron, parce qu'accepter la démission
05:13de Laurent Nunez, ce serait admettre
05:15que quelque chose s'est mal passé.
05:16– Oui, et c'est là où je voulais venir,
05:17mais il pouvait aussi l'admettre.
05:19Je veux dire, tout le monde,
05:20100% des Français, tout le monde,
05:22tous les gens qu'on entend, qu'on voit,
05:24partout, il suffit de se...
05:25Moi, j'ai traversé Paris,
05:26tous les gens, Nancy, Toulouse, Besançon,
05:30dans les dom-toms, enfin partout,
05:32tout le monde s'en rend compte.
05:33Et je veux dire que lui, il dise,
05:34non, non, on garde Nunez, qui est fantastique,
05:36enfin, ce n'est pas l'idée, mais quand même, globalement...
05:38– On ne va pas changer, capitaine,
05:41c'est dommage, parce qu'on aurait eu un symbole,
05:45certes, ce n'est pas que lui le responsable,
05:46moi, je pense qu'il y a aussi une question
05:48des renseignements, mais au moins,
05:50il y avait le côté, OK, on a pris note
05:51du fait qu'il y avait un dysfonctionnement,
05:52et là, on a l'impression qu'il ne s'en rend même pas compte.
05:56Ça aussi, c'est inquiétant sur presque sa psychologie,
05:58je trouve, au président Macron en ce moment,
06:00entre son discours d'hier,
06:02son concert, j'y reviens de Céline Dion,
06:04parce que moi, ça me heurte quand même beaucoup,
06:05et là, le fait qu'il refuse, psychologiquement,
06:07je me demande s'il a pris conscience de ce qui se passe.
06:09– Oui, parce que ça veut dire que là,
06:11c'est Laurent Nunez qui va gérer les prochains épisodes,
06:13les Gilets jaunes qui annoncent déjà samedi prochain,
06:15avec le pressé, 5 novembre,
06:17c'est à nouveau Laurent Nunez qui sera à la tête
06:19des forces de l'ordre à ce moment-là,
06:20donc, ce qu'il fallait qu'Emmanuel Macron le maintienne,
06:23on peut continuer, c'est un d'ailleurs,
06:24si ça vous fait réagir,
06:24vous n'hésitez pas à composer le 32-16.
06:26Mais on va aussi parler des commerçants dans ce zapping,
06:29parce que c'était un extrait d'Apolline Matin
06:30qu'on va écouter,
06:35dans les super-rettes, les boutiques, les bars tabac,
06:37plus de 3 000 commerces ont été touchés
06:39à travers la France,
06:40le coût total est estimé à plusieurs centaines
06:43de millions d'euros de dégâts.
06:45Écoutez, Laurent Mazzella,
06:46il gère une brasserie à Marseille,
06:48intégralement pillée ce week-end.
06:51– Par qui ?
06:52Ça, c'est la vraie question.
06:54Non, la police, non.
06:55Moi, je les ai vus au vrai,
06:572h du matin, 6h du matin,
06:58et je pense que ces gars-là se donnent,
07:02enfin, c'est un cerdoce, donc bravo.
07:05Après, oui, la gestion du jour,
07:09on a quand même, nous, l'habitude,
07:10commerçants, de voir des manifs,
07:11et elles ont le droit de se passer,
07:13et il faut qu'elles se passent,
07:14et ils ont le droit de s'exprimer.
07:16Il faut que ce soit très clair.
07:18En revanche, ce qui a été mis en place ce jour-là,
07:22à l'œil d'un humain profane,
07:25c'est pas normal.
07:27– Alfred Orange, on va préciser qu'à l'instant,
07:28Sébastien Lecornu a fait des annonces
07:30en direction des commerçants
07:32qui ont été pillés ce week-end.
07:33– Oui, dans une allocution, il a promis le chômage partiel
07:36à 100% dès demain pour tous ces commerçants
07:38touchés par des dégradations.
07:40Il n'est pas question qu'il y ait de la casse sociale
07:42dans cette affaire,
07:43après avoir connu la casse tout court.
07:45Voilà les propos du Premier ministre,
07:47qui a aussi annoncé l'arrivée
07:49d'un fonds de soutien spécifique
07:51qui sera débloqué pour l'ensemble
07:53de ces commerces concernés,
07:54puisqu'il y a un besoin de trésorerie énorme
07:57pour tous ces établissements.
07:58– Yael Mélule, l'État, là aussi,
08:00a failli à protéger les commerçants,
08:02parce que c'est terrible,
08:02les commerçants, si on repense
08:04au gilet jaune, au Covid,
08:07tenir un commerce au centre-ville en ce moment,
08:09je ne parle même pas de la crise d'Internet,
08:11etc., du pouvoir d'achat,
08:12en fait, là, c'est désespérant.
08:14On a vu des commerçants qui étaient installés
08:15depuis 20, 30, 40 ans dans les centres-villes,
08:19voir le fruit d'une vie de travail
08:20disparaître en quelques minutes, ça dit.
08:22– Alors moi, ça, ce sont des images
08:25qui m'ont fendu le cœur, voilà.
08:28C'est au même niveau de gravité
08:31que de voir la mairie de Limoges brûler,
08:36l'office du tourisme aussi à Lyon brûler,
08:41des monuments historiques qui font partie
08:43du patrimoine de la France,
08:44des symboles de la République.
08:46Mais pareil, ces commerçants,
08:47ça m'a fendu le cœur,
08:50on les a vus, on les a vus pleurer.
08:53On les a vus se défendre aussi,
08:56j'en ai vus se défendre,
08:57on en a vus qui ont pris les coups.
09:00J'ai vu une femme, une jeune femme
09:02qui avait un œil aubert noir,
09:05enfin, c'est des images,
09:07mais c'est inimaginable, en fait.
09:10Donc, répondre à ta question, Charles,
09:11de fait, on le voit de nos yeux
09:13qu'ils ont été abandonnés.
09:14– Moi, je peux vous raconter,
09:15hier matin, j'étais dans le quartier de République,
09:17donc au lendemain, du plus...
09:20voilà, d'une journée,
09:21d'une soirée terrible,
09:23et en fait, je suis...
09:24Enfin, vraiment, il faut s'imaginer
09:26des rues entières jonchées
09:28de restes d'incendies,
09:30de vélos, etc.,
09:31du verre partout,
09:32et tous les commerces,
09:32vraiment, quasi tous les commerces
09:34systématiquement pillés dans les rues
09:35autour de la place de la République.
09:38Il y avait un...
09:38Alors, oui, il était commerçant,
09:40il m'a dit qu'il gérait
09:40plusieurs boutiques du quartier,
09:42un homme qui balayait,
09:43qui balayait du verre,
09:44pilé, etc.,
09:45enfin, tous les détritus,
09:46et je lui ai demandé
09:47s'il voulait un coup de main.
09:47On n'était vraiment que...
09:48C'était tôt le matin,
09:49il était 9h du matin,
09:50vraiment, c'était...
09:50Il n'y avait que nous,
09:51quasiment, dans la rue,
09:52et il m'a dit, oui,
09:53si vous voulez...
09:53J'ai passé une heure avec lui
09:55à ramasser des trucs,
09:57des poubelles, etc.,
09:57à faire de la place,
09:58rien que pour la circulation.
09:59Il me disait, là, c'est dangereux,
10:00il y a du verre partout sur la route,
10:02il y a des vélos qui passent,
10:03il y a des piétons qui vont arriver
10:04dans quelques minutes, et tout.
10:05Donc, j'ai passé une heure avec lui
10:06à ramasser des trucs.
10:07Ça ne servait pas à grand-chose,
10:08parce que lui-même
10:09était un peu désespéré.
10:10Il me disait, là, je fais ça,
10:10mais je ne sais pas trop,
10:11j'attends d'avoir l'assurance,
10:12machin, on est dimanche,
10:13ça va être compliqué et tout.
10:15Il y avait un petit côté,
10:16comment dire,
10:18désespéré dans ses gestes.
10:19Il y avait un petit côté,
10:20je le fais,
10:20mais je ne sais même pas
10:21pourquoi je le fais.
10:22Et moi-même, je ne sais même pas
10:22pourquoi je suis allé l'aider
10:23par empathie,
10:24plus qu'autre chose,
10:25mais il n'y avait aucun sens
10:26dans ce qu'on faisait.
10:26Ça l'occupait, en fait.
10:27Oui, mais c'est désespéré.
10:28Et surtout, j'ai été désespéré
10:30en repassant en fin de journée,
10:31parce que ça repartait
10:32en cacahuète dans le quartier.
10:34Alors là, a priori,
10:36je croise les doigts
10:37pour que dans cette rue,
10:38ça n'aurait rien passé pour lui
10:39parce que je l'ai vu vraiment
10:39passer la journée à faire ça.
10:40Il y avait deux commerçantes
10:42en face qui faisaient la même chose.
10:43Il y avait un sentiment
10:44de on fait tout ça,
10:45mais on ne sait pas trop.
10:47D'impuissance.
10:47Oui, parce que surtout,
10:48je pense à ces gens
10:48qui entendent,
10:49la semaine prochaine,
10:50on remet ça.
10:51Ils se disent,
10:51mais ça sert à quoi, là ?
10:52De se barricader ?
10:53On reste fermé une semaine ?
10:54On attend tous les centres-villes de France.
10:56Là, on a eu des témoignages
10:57de Nancy,
10:58de Toulouse.
10:59Oui, mais on en revient encore
11:01à la responsabilité de l'État.
11:03On en revient encore
11:03à la responsabilité de l'État
11:05et il faut quand même rappeler
11:06le discours de Laurent Munez
11:07en termes d'impréparation.
11:09Je veux dire,
11:10ça fait ici en plateau
11:11et partout sur les réseaux
11:11et ailleurs
11:12des semaines que l'on parle
11:13du 17 octobre.
11:14Ça fait des semaines
11:15que les gens appellent
11:16à des manifestations.
11:17Ça fait des semaines
11:18que les gens disent
11:19que ça va péter.
11:19Ça fait des mois
11:20et voire des années
11:21que les Français se plaignent
11:23du pouvoir d'achat,
11:24de l'inflation,
11:24de la vie chère,
11:25du prix de l'essence.
11:26Ça fait des années
11:27que la cocotte militaire
11:28ne cesse de gonfler,
11:29gonfler, gonfler, gonfler.
11:30Et on a,
11:31on va encore le rappeler,
11:33un président qui,
11:34alors que ça fait des semaines
11:35qu'on sait qu'on a tous noté
11:37la date du 17
11:37pour dire qu'il va se passer
11:38des choses.
11:39On a un président
11:40qui va au concert
11:41de Céline Dion la veille.
11:43On a un ministre de l'Intérieur
11:44qui vient faire son mea culpa
11:46dans les radios nationales
11:47pour dire, voilà, désolé,
11:48je n'ai pas anticipé,
11:49on n'était pas préparé.
11:50On a vu ce qui s'est passé samedi
11:52et tu le rappelais, Charles,
11:53dès le lendemain, 24 heures plus tard,
11:55les pillages continuaient.
11:57Donc au bout d'un moment,
11:58il y a de quoi quand même
11:59avoir le sentiment
12:00d'un abandon total
12:01et de se dire que
12:02qu'a fait l'État ?
12:03Qu'a fait l'État ?
12:04On parle de la sixième puissance
12:06du monde
12:06et on est incapable
12:07deux jours de suite
12:09dans le centre de Paris
12:10qui a accueilli
12:11600 000 personnes pour le pape,
12:13qui a accueilli
12:14les Jeux Olympiques,
12:15qui a accueilli
12:15les concerts de Céline Dion,
12:17dans le centre de Paris
12:18à République,
12:18à Châtelet,
12:19rue de Rivoli,
12:20deux jours de suite,
12:21on est incapable
12:21de défendre des commerçants.
12:24Alors après,
12:25on va saluer,
12:25Yael l'a fait tout à l'heure,
12:26le travail des forces de l'ordre
12:27parce qu'ils ont passé aussi
12:2948 heures sur le terrain
12:31à courir
12:32avec 20 kilos d'équipement
12:33sur le dos
12:33et à jouer au chat
12:34et à la souris
12:35avec des petits groupes
12:35très mobiles.
12:36Ils ont réussi à éviter
12:38l'arrivée des casseurs
12:39à l'Élysée.
12:40Ils sont quand même
12:40arrivés à 300 mètres
12:41de l'Élysée.
12:42Vous imaginez là
12:42comme on basculait
12:43dans une autre forme de crise
12:45si les policiers
12:46n'avaient pas réussi cela ?
12:47Parce que là,
12:48on parle effectivement
12:48des commerçants
12:49mais j'ai quand même l'impression
12:49que dans beaucoup de villes,
12:51ce qui s'est passé à l'Émoge
12:51aurait pu se passer.
12:52Un auditeur disait tout à l'heure
12:54à Toulouse.
12:54Il y a eu la mairie de Marseille.
12:55La mairie de Marseille
12:56où ils ont pu entrer
12:57mais heureusement
12:57ils ont réussi à...
12:58L'office du tourisme à Lyon.
12:59Benjamin,
13:00hier,
13:00le BHV qui est littéralement
13:01face de l'hôtel de ville parisien,
13:02le BHV était attaqué.
13:04Donc ils étaient à 50 mètres
13:05de l'hôtel de ville.
13:07On continue évidemment
13:08en débat.
13:08Tiens,
13:09dans un instant,
13:09on va reparler aussi d'ailleurs
13:10tout à l'heure
13:10de ces manifestations
13:11encore annoncées
13:12mais j'aimerais qu'on poursuive
13:13ce zapping
13:14avec une autre question.
13:15Tiens,
13:16en dehors de tout ce chaos
13:17et de ces pillages,
13:18dans l'actu,
13:18est-ce que vous continuez
13:19autour de la table
13:20à recevoir des appels indésirables ?
13:22Malgré l'interdiction
13:23depuis le 11 août,
13:25le démarchage téléphonique
13:26est loin d'être éradiqué.
13:27C'est ce qu'on a entendu
13:28ce matin dans le Morning RMC.
13:29La loi comprend encore
13:30des exceptions
13:37Vous avez plusieurs outils
13:39qui sont directement
13:39dans votre téléphone.
13:40On n'y pense pas forcément
13:41mais dans les paramètres,
13:42vous avez la possibilité
13:43d'envoyer directement
13:43sur la messagerie
13:44les numéros
13:45que vous n'avez pas enregistrés
13:46dans vos contacts.
13:47Selon les téléphones,
13:48vous avez même une option
13:49« Demandez le motif de l'appel »
13:50pour les numéros inconnus.
13:52Comme ça,
13:52vous décidez
13:52si ça vaut le coup
13:53de prendre l'appel ou pas.
13:55Selon votre opérateur,
13:56vous pouvez également
13:56activer une option anti-spam.
13:58Ça se passe sur votre compte,
14:00sur le site ou l'appli
14:01de votre opérateur.
14:02FreeMobile,
14:03Soch,
14:03notamment le propose.
14:04Bouygues Télécom
14:05va proposer une option
14:06anti-spam
14:06à 2 euros par mois.
14:08C'est un peu dommage
14:08quand on sait quand même
14:09qu'il y a des solutions
14:09qui sont gratuites.
14:11Autour de cette table,
14:12qui a réussi
14:13à bloquer définitivement
14:14Benjamin Muller ?
14:15Encore des appels de pub.
14:16Moi, j'ai mis effectivement
14:17l'option
14:18où quand quelqu'un m'appelle
14:19et je n'ai pas le numéro,
14:19il doit se signaler
14:20et dire
14:21« C'est Charles
14:21et je voudrais te parler
14:22de l'émission de demain »
14:24pour dire que tu as été
14:24fantastique Benjamin
14:25comme toujours.
14:27C'est vrai que ça marche
14:299 fois sur 10
14:30mais le problème,
14:32c'est que ça bloque aussi
14:33quand il y a une livraison,
14:34quand il y a quelque chose
14:35où le livreur dit
14:36« Je suis en bas
14:37le temps que je le vois »
14:37et le gars s'est déjà barré.
14:39Et là,
14:39pendant que je vous parle,
14:40il est 13h22
14:40et à 12h43,
14:41vous voyez,
14:42j'en ai eu un.
14:43Donc ça marche
14:44mais pas totalement.
14:46Yael Mélule ?
14:47Moi, j'en reçois encore
14:48des appels comme ça.
14:49Parce que je n'ai mis aucune appli,
14:50je n'ai rien mis moi par contre.
14:52Mais c'est insupportable.
14:53Yael, je vous soupçonne même
14:54de décrocher.
14:55Bonjour, c'est Yael.
14:57C'est parti pour m'amener
14:58des discussions.
14:59De cliquer sur le lien.
15:00La personne l'appelle
15:01pour lui vendre
15:02des panneaux solaires.
15:03Quoi ?
15:03J'ai gagné un million d'euros ?
15:04Oui, mais c'est d'abord
15:05la faute à Macron.
15:10Je ne sais pas quoi.
15:11Ah oui,
15:11donc il faut que je mette
15:12des applis.
15:12Il y a plein d'applis,
15:13ça raccroche,
15:14bloctel, etc.
15:15Mais bon,
15:16finalement,
15:16ça passe encore.
15:17Moi, je n'ai plus
15:18d'appels indésirables,
15:19plus rien,
15:19plus de spam.
15:20T'as fait quoi ?
15:21J'ai un téléphone
15:21qui a un bloc spam intégré,
15:23mais donc ça marche très bien
15:24et je n'ai plus d'appels.
15:25Et puis il est odieux
15:25avec eux aussi.
15:26Et quand je réponds,
15:28si je réponds,
15:29je suis odieux avec eux,
15:30donc forcément,
15:30ils arrêtent de m'appeler.
15:30Il est sur une blacklist.
15:33Attention,
15:33c'est le monsieur très méchant
15:34de la prépa.
15:35En attendant,
15:36on va terminer ce zapping
15:36avec une offre importante
15:37dans le Morning RMC ce matin.
15:39Comment faire face
15:40à la chute des températures ?
15:43C'est une semaine automnale.
15:44Oui, Yael,
15:45une semaine automnale
15:45qui nous attend.
15:46Les premières gelées
15:47des températures
15:48en dessous des 10 degrés,
15:49le corps est mis à rude épreuve.
15:51Explication de notre
15:52médecin urgentiste,
15:52Aurel Gage.
15:55Votre température corporelle,
15:56elle ne bouge pas.
15:57Donc,
15:58qu'est-ce qui va se passer ?
15:59Vous avez un thermostat central
16:00au niveau du cerveau
16:01qui va faire exactement
16:02comme quand votre pièce
16:04est rafraîchie.
16:04Eh bien,
16:05il va fermer les fenêtres.
16:07Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:08Normalement,
16:08quand il fait chaud,
16:09vous allez avoir
16:09les vaisseaux dilatés
16:10pour évacuer la chaleur.
16:11Là,
16:12il faut fermer les fenêtres.
16:12Donc,
16:13qu'est-ce qui va se passer ?
16:13Vos vaisseaux vont se resserrer
16:15et en se resserrant,
16:16ça va permettre
16:17de garder la chaleur.
16:19Donc ça,
16:19c'est des choses
16:20que vous allez faire
16:20de façon inconsciente.
16:22C'est la partie
16:22que votre thermostat va gérer.
16:23Et puis,
16:24il y a aussi
16:25une attitude comportementale
16:26qui va y avoir.
16:27Vous allez ressentir le froid
16:28et donc,
16:29vous allez avoir tendance
16:29à rester chez vous
16:30dans des pièces chaudes.
16:31Est-ce que vous avez mis
16:32le chauffage ?
16:33Est-ce que vous avez sorti
16:34les pulls,
16:34les bonnets,
16:35les gants ?
16:36Ça fait du bien
16:36un peu de froid !
16:37Ça fait du bien ?
16:38On sort quand même
16:43cette grande...
16:44Je trouve que ça fait
16:45un petit peu du bien
16:46de remettre un manteau.
16:47Je suis entièrement d'accord.
16:48Quel plaisir !
16:49On va rappeler
16:49que Benjamin vient de l'Est
16:50où il a l'habitude
16:51qu'il fasse moins 4.
16:52Oui,
16:53c'est vrai.
16:54Moi,
16:55je suis de Metz,
16:56effectivement,
16:56les hivers à Metz,
16:57ils sont rugueux,
16:59etc.
17:00Donc là,
17:00il fait encore bon.
17:02Au-delà de ça,
17:03c'est quel plaisir
17:03au-delà qu'il fasse
17:054 degrés le matin
17:05de pouvoir enfin
17:06mettre des vêtements d'automne.
17:08Enfin,
17:08on ressort le pull
17:09et le manteau.
17:10Au-delà de ça,
17:11c'est-à-dire simplement
17:12avoir des 25 degrés
17:14le 10 octobre,
17:15c'était quand même
17:15assez problématique.
17:16Là,
17:16je me rappelle qu'on fait plein
17:18de l'été caniculaire
17:19ou des mois de mai-juin
17:20à 35.
17:21Non,
17:21mais à 20,
17:21on est bien,
17:22pas à 8.
17:22À 4 degrés,
17:23un petit peu de fraîcheur,
17:24ça fait du bien.
17:25J'aurai un petit discours
17:26qui fait moins 6.
17:27Moi,
17:29je suis déprimée.
17:30J'ai rallumé
17:31les radiateurs,
17:32moi,
17:32déjà,
17:32parce que je suis très frileuse.
17:34Et là,
17:35il faut passer le cap
17:36de mettre des collants.
17:37Non,
17:37non,
17:37c'est très dur,
17:40c'est très dur psychologiquement.
17:43C'est vrai qu'à vélo,
17:43c'est compliqué.
17:44Ah bah,
17:45j'ai sorti les gants
17:46et oui,
17:46ça pique un peu là,
17:47ça y est.