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  • il y a 7 semaines
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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Transcription
00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:07Comprenez-vous la révolte des agriculteurs contre les abattages systématiques liés à la dermatose nodulaire contagieuse ?
00:14Cinquième jour de mobilisation des éleveurs du Sud-Ouest qui bloque les routes
00:17et le restaurateur des Gégis, Yves-Candeborde, est solidaire de ces agriculteurs.
00:20Écoutez, c'est un manque de communication totale.
00:24C'est une fois de plus, je trouve qu'il y a l'État, les agriculteurs de côté,
00:28il n'y a pas de communication en eux.
00:30Et on arrive aujourd'hui à ce qu'on a vu quand même d'envoyer pratiquement l'armée
00:35de la façon dont ils l'ont envoyé.
00:37Je trouve ça quand même d'une violence.
00:38Ça t'a choqué les camions sans tort de la gendarmerie ?
00:40Ça m'a choqué énormément parce que je pense que c'est des gens qui sont...
00:43Voilà, les agriculteurs, c'est vrai qu'ils sont très attachés à leurs animaux,
00:47ce qui est complètement normal.
00:48Mais que s'il y avait une communication un peu intelligente et pertinente en amont,
00:52on n'arriverait pas à cette situation aujourd'hui, à ce blocage qui est dramatique.
00:55Et la seule solution qui est une solution réelle, c'est la vaccination.
01:01Pierre Rondeau, est-ce que vous comprenez la révolte des agriculteurs ?
01:04Oui, on ne peut pas ne pas la comprendre.
01:07C'est évident qu'on parle de gens qui vont perdre un cheptel entier,
01:10qui vont perdre un troupeau entier.
01:11Quand j'entendais ce matin à la radio des agriculteurs dire que le dédommagement de l'État
01:15prévu ce chiffre à 2000 euros, on est quand même très loin d'un dédommagement
01:21qui doit avoir lieu mécaniquement suffisant pour dédommager finalement cette perte
01:27incompressible, si je puis dire.
01:29Donc oui, je la comprends parfaitement.
01:31Maintenant, n'étant pas un spécialiste de ces questions de vaccination ou de maladie,
01:36tout ce que j'entends à droite à gauche, c'est que la propagation de la maladie,
01:41c'est aussi, non pas par une contagion, une contamination, mais c'est par l'air,
01:45c'est par des animaux, c'est le moustique, le temps.
01:48C'est le moustique et le temps.
01:49Donc à partir de là, si on fait bien les choses, j'ai envie d'y croire, j'ai envie d'y penser,
01:55on peut éviter d'abattre un troupeau entier.
01:59Encore une fois, voilà, n'étant pas spécialiste, je vais vous plier devant les autorités.
02:02Vous allez avoir, en fait, si vous avez une bête qui est malade, vous ne pouvez pas savoir si,
02:06comme la contagion, en fait, c'est 15 jours avant le symptôme.
02:09Oui, c'est 45 jours à l'accubation.
02:10Vous ne pouvez pas savoir si, en fait, les bêtes d'à côté sont contaminées ou pas.
02:15Donc par prévention, on n'a pas un troupeau entier.
02:17Le problème, c'est que les indemnisations derrière ne sont pas à la hauteur de la perte économique pour l'agriculteur.
02:22Mais juste les agriculteurs, ils ont aussi proposé d'autres solutions.
02:25C'est-à-dire qu'on ne peut pas remettre en cause la parole, effectivement, des scientifiques et des vétérinaires
02:28qui disent que la solution la plus drastique et la plus efficace, c'est d'abattre tout un cheptel.
02:32Mais là, il y a aussi d'autres, en politique et comme tout, il y a aussi d'autres critères à prendre en compte.
02:38Il y a le critère humain, le critère financier, etc.
02:41Et là, du moment où on se dit qu'il y a un vaccin qui existe, il y a des possibilités de quarantaine,
02:46il y a des alternatives, en fait...
02:47La quarantaine, si tu mets une vache en quarantaine alors qu'elle a déjà été contaminée, à quoi ça sert ?
02:52Et peut-être qu'il y a quand même une forme de mépris envers ces agriculteurs
02:56qui sont quand même sur le terrain, qui ne connaissent pas rien à la biologie.
03:00Tout comme les vétérinaires.
03:01Mais les vétérinaires aussi sont sur le terrain.
03:02Tout comme les vétérinaires.
03:02Bien sûr, mais...
03:04Et donc là, maintenant, on leur dit qu'au début, ce n'était pas possible qu'il fallait aller encore plus loin
03:07que ce que préconisait l'Europe, qu'il fallait abattre des cheptels entiers.
03:10Et aujourd'hui, on leur dit...
03:11Ah, bon, écoutez, maintenant, face à la colère, il y a peut-être moyen de discuter.
03:15Et il y a peut-être moyen de trouver une solution.
03:18Je croyais que c'était scientifique.
03:19Je croyais qu'il n'y avait pas de solution.
03:21C'est ça qu'en fait, ils sont nuls.
03:22En communication, en politique, ils sont nuls.
03:24C'est incompréhensible.
03:25Et c'est normal que les agriculteurs, aujourd'hui, se sentent méprisés.
03:29Sauf qu'on sait qu'il y a un problème aujourd'hui.
03:31Les Français mangent moins de viande.
03:33On sait que même une bête qui a la dermatose nodulaire contagieuse, en fait,
03:37est quand même propre à la consommation.
03:38Mais est-ce que toi, si on te disait...
03:41Ah, bah écoute, si ça se trouve, tu es en train de manger une bête.
03:43On n'a pas abattu.
03:44Elle a eu la dermatose nodulaire contagieuse.
03:45Même si la bête, elle est quand même propre à la consommation,
03:49moi, franchement, dans le doute, je vais me dire...
03:51Le fait que ce soit propre à la consommation
03:53permet justement d'avoir une réflexion quand même plus sereine.
03:56Oui, mais tu n'as pas envie.
03:58Mais le consommateur, moi, je te disais, si j'ai le doute,
04:01si je sais que potentiellement, même si c'est propre à la consommation,
04:05la bête que je vais manger, elle a été contaminée,
04:07je peux te dire que je ne mange plus de viande
04:09avant que le truc soit irakité.
04:10La mortalité pour l'élevage, elle est de 10-15%.
04:14Oui, mais aujourd'hui, ça concerne peu d'élevage.
04:16Oui, mais malheureusement.
04:17Et c'est terrible pour les agriculteurs.
04:19C'est plus que terrible quand tu as un élevage biologique.
04:22Quand, je ne sais pas, par exemple, la limousine,
04:24ce n'est pas avec les 2000 euros par vache
04:26que tu vas reconstituer ton élevage de limousine.
04:27Oui, mais regarde, ça a été la Savoie qui a été touchée en premier.
04:30Ils ont abattu et ils s'en sont sortis.
04:32En fait, et aujourd'hui, le consommateur,
04:34il a envie de savoir qu'il mange une viande safe.
04:36On passe notre temps à nous dire,
04:37si ça se trouve, ton poulet, il est ukrainien ou brésilien,
04:39si en plus, même la viande française,
04:41je veux dire, tu as un doute,
04:43là, ça va être une catastrophe.
04:44Mais c'est un argument incroyable.
04:44Mais si on ne mange plus de viande...
04:45On dit, on ne veut pas vacciner les bêtes
04:47parce que du coup, ça leur met un label dessus
04:49qui rend la bête impropre à l'export.
04:53Et donc du coup, avec le mercosture, etc.,
04:55on va importer justement du poulet, du crème,
04:58on va importer de l'élevage du Brésil, etc.,
05:01dont on sait très bien qu'elle ne respecte absolument aucune norme
05:04qui se sont imposées aujourd'hui à nos agriculteurs français.
05:07Donc c'est normal, en fait,
05:08que les agriculteurs se sentent méprisés,
05:10se sentent complètement dépossédés.
05:12Enfin, moi, je sais que dans mon esprit,
05:14l'idée de manger une bête malade,
05:15je suis désolée, c'est pas possible, j'ai une barrière.
05:17Non, mais moi, je suis d'accord avec ça.
05:19C'est-à-dire qu'in fine,
05:20c'est évident,
05:22et tu ne vas pas être la seule qui va réagir comme ça.
05:24Moi-même, je réagirai comme toi
05:26parce que, voilà,
05:27il y a eu un certain nombre de scandales agroalimentaires
05:31et tu ne joues pas avec ça.
05:33Franchement, tu ne vas pas les servir à tes gamins,
05:36une viande.
05:37Même si on te dit que c'est...
05:37Même si on te dit que...
05:39Exactement.
05:40Mais je pense que, moi aussi,
05:42je ne suis pas du tout un spécialiste,
05:44mais de ce que j'ai pu lire,
05:46je pense qu'effectivement,
05:47l'abattage est la solution qui me semble...
05:51Il y a eu un certain nombre, vraiment, encore une fois,
05:53de scandales agroalimentaires
05:54et qui ont fait des ravages.
05:56Donc moi, je me rangerais plutôt à cet avis-là.
05:58Mais par contre, ce qui est évident,
06:02c'est mais quel gouvernement de bras cassés !
06:04On a un monde agricole qui sort à peine...
06:07C'était il y a deux ans...
06:08Il y a eu la grippe aviaire, il y a eu tout ça.
06:10C'était il y a deux ans
06:12que les panneaux à l'entrée des villages étaient retournés
06:14et qu'il y avait un malaise agricole profond.
06:17Rien n'a...
06:17Ils ont mis, effectivement,
06:20la poussière sous le tapis.
06:22Mais les difficultés du monde agricole
06:23restent les mêmes.
06:24Souvenons-nous de la place du Mercosur
06:29dans les revendications paysannes.
06:32Qu'est-ce qui a été pris en compte ?
06:33Rien !
06:34Donc on est, effectivement,
06:36dans un monde paysan
06:37qui est, comment dire, extrêmement...
06:41qui est épidermique, en réalité.
06:43Et c'est sûr que la communication a été lamentable.
06:46Et c'est vrai que...
06:47Les propos de la ministre
06:50qui dit tout d'un coup,
06:51parce que la colère est en train de monter...
06:53Oui, bon, bah, il faut discuter.
06:55Il n'y a rien qui va.
06:56Mais enfin, qui s'a étonne ?
06:57Au moins, qui s'indemnitent correctement, quoi.
07:00Voilà.
07:01Apolline Matin, ce matin, sur RMC,
07:03une taxe de 3 euros sur les petits colis.
07:05Bonne ou mauvaise idée ?
07:06Les États européens se sont mis d'accord
07:08pour taxer les petits colis dès juillet prochain.
07:10Cette taxe européenne de 3 euros,
07:11elle s'ajoutera à une autre taxe française,
07:13cette fois-ci, de 2 euros.
07:15Ce qui veut dire que ça fait 5 euros par colis.
07:17Et selon Emmanuel Lechypre,
07:18la note pour les consommateurs s'annonce salée.
07:20Cette taxe européenne de 3 euros
07:24s'ajouterait à la taxe qui est discutée en France
07:26dans le projet de budget 2026,
07:28mais vraisemblablement, ce sera entre 2 et 5 euros.
07:31Donc, par exemple, si vous achetez deux chemises,
07:33la plateforme, puisque c'est elle qui paye,
07:36paiera uniquement 3 euros,
07:37une seule catégorie de produits.
07:39Si, en revanche, vous achetez une chemise
07:41et une casserole,
07:42là, vous avez deux catégories de produits,
07:45donc vous paierez 2 fois 3 euros,
07:47vous paierez 6 euros.
07:48Si la taxe française est à 2 euros
07:49et que vous avez deux produits,
07:51ça fera 4 euros.
07:52Donc, imaginons votre colis,
07:53votre casserole et votre chemise
07:54qui vous coûtent à peu près 30 euros,
07:56ça vous ferait quand même 10 euros de plus.
07:58C'est loin d'être négligeable.
08:00Pierre Rondeau, est-ce que c'est une bonne nouvelle,
08:02cette surtaxe, en fait ?
08:03On va être, effectivement,
08:05pour chaque colis, au moins à 5 euros.
08:07Ça dépend comment on se place
08:08et comment on se positionne.
08:09Si on est opposé à la concurrence chinoise
08:11et pour la défense des travailleurs européens,
08:13français,
08:14pour la défense de l'industrie française et européenne
08:16et des emplois français et européens,
08:18et en plus,
08:19si on préfère défendre l'environnement et la planète,
08:21on serait plutôt partisans et favorables.
08:24Donc ça, c'est vous ?
08:25Non, parce que moi, j'irais plus loin.
08:26Si vraiment, on est partisans
08:28de la défense des emplois
08:29et de l'industrie européenne,
08:30carrément, on interdit les colis chinois.
08:32On n'est pas en train de taxer
08:33en disant 2 euros, 3 euros,
08:35allésion, cumul.
08:36Si on veut vraiment s'y opposer,
08:37on interdit.
08:38On a le pouvoir,
08:38on a l'autorité.
08:39On n'est pas de Chine,
08:40on ne va pas...
08:40On peut parfaitement,
08:41en concurrence déloyale,
08:42dire si les cheux ne respectent pas
08:44les normes du travail,
08:45de l'environnement
08:46et toutes les normes possibles
08:48qui sont aujourd'hui appliquées en Europe,
08:50on interdit.
08:51Point final.
08:52Là, on a préféré taxer.
08:53En l'occurrence taxer,
08:54on dit que ça va être directement
08:55les fournisseurs
08:56et les exportateurs
08:58qui vont payer.
08:58Ça va mécaniquement être répercuté
09:00sur les consommateurs
09:01qui vont payer plus cher.
09:02Donc, on est en plein
09:03dans un paradoxe.
09:05On a désindustrialisé la France.
09:07On a réduit,
09:08on a modulé,
09:09modifié l'économie.
09:10On sait que le pouvoir d'achat
09:11est à la baisse.
09:12On a subi l'inflation.
09:13On a subi une stagnation
09:15des salaires.
09:16On est obligé,
09:17malheureusement aujourd'hui,
09:18d'aller consommer
09:18dans le hard discount,
09:20dans les plateformes chinoises.
09:23On ne peut pas faire autrement.
09:24On aurait envie
09:24d'aller au bon marché,
09:25à la grande épicerie,
09:26acheter français,
09:26franco-français.
09:27On aurait envie de le faire
09:28et défendre l'industrie française.
09:29Sauf qu'on est pièce et poing liée.
09:31Donc, on va vers la Chine
09:32et les Chinois.
09:33Vous êtes pour ou vous êtes contre ?
09:34Franchement, je ne peux pas vous dire.
09:37Vous ne pouvez pas me dire ?
09:38Dites-le au moins dès le départ.
09:40Pardon, mais posons les choses concrètement.
09:42C'est soit on défend l'emploi
09:43et on interdit ou on taxe
09:44ou on défend le pouvoir d'achat
09:46et on ne le fait pas.
09:47Et si on veut défendre
09:47le pouvoir d'achat,
09:49on ne peut pas taxer
09:50ce que les Français consomment
09:51en très grande majorité.
09:52Est-ce que c'est quand même
09:53plutôt une bonne idée ?
09:54En tout cas,
09:55c'est mieux que rien cette taxe.
09:56En fait, on ne défend rien du tout.
09:58En fait, tout ce qu'on fait,
09:59c'est mettre une taxe.
10:00Et il n'y a aucune alternative
10:01qui n'est proposée.
10:02Ce n'est pas comme si on était
10:03comme Donald Trump
10:05à tout mettre en œuvre
10:06pour recréer une grande industrie française
10:08en mettant des tarifs,
10:09en se battant sur tous les fronts
10:10et en se disant
10:11on va faire en sorte
10:12que l'investissement français fleurisse.
10:14Là, en fait, on met une taxe
10:15et on ne propose rien à côté.
10:16Et tant pis, les pauvres
10:18mangeront une orange à Noël
10:19et ils seraient très bien comme ça.
10:21Démerdez-vous.
10:22Vous prendrez
10:22quatre paires de chaussettes
10:23sur tes mouilles.
10:24Ça vous coûtera
10:2515 euros de taxe, en fait.
10:26Donc, excusez-moi,
10:28c'est ridicule.
10:29On est des mauvaisettes, en fait.
10:30Notre seule réponse...
10:31Oui, mais ça pousse les gens
10:32à réfléchir avant de consommer.
10:33Les gens n'ont plus d'argent.
10:35Vous croyez que la mode
10:35du harddiscount,
10:36même sur le sol français,
10:37il sort d'où ?
10:38En moyenne, on achète 48
10:40vêtements différents par an
10:42chaque Français.
10:43Donc, en fait,
10:43même si on n'a plus d'argent...
10:46sur Chine et t'émus,
10:48donc peut-être qu'au lieu
10:49de commander, je veux dire,
10:50chaque année,
10:5118 paires de chaussettes
10:52parce que c'est rigolo,
10:53peut-être que t'en commanderas moins.
10:55Peut-être que tu seras
10:56un peu plus attention
10:56à tes achats.
10:56C'est ce qu'on dit
10:57aux classes populaires.
10:58Mais pas que eux !
10:59C'est ce que dit Donald Trump
11:00aux classes populaires américaines.
11:02Mais c'est ce que fait Donald Trump.
11:03Arrêtez de consommer,
11:05arrêtez d'acheter...
11:05Mais c'est pas que les pauvres en fait,
11:06c'est la surconsommation.
11:08Mais non, mais après charme...
11:09Mais pensez que...
11:09Évidemment que c'est aussi
11:11relié avec les pauvres.
11:12Il n'y a pas que Tému,
11:13il n'y a pas que Shine.
11:14Il y a aussi tous les magasins
11:15en France, les actions, etc.
11:16Tu vois bien que
11:16leur discount, le pachet,
11:18éplose en France.
11:20Parce que c'est une question
11:21de pouvoir d'achat aussi.
11:23Bien sûr qu'évidemment,
11:24il y a des bobos,
11:25il y a des riches
11:25qui vont aussi sur Tému
11:26parce que ça les amuse.
11:27Mais la plupart des gens,
11:28ils vont sur même
11:29les trucs de seconde main,
11:30etc.
11:31parce qu'ils n'ont pas le choix
11:32et que ça leur permet
11:33d'avoir des Noël normaux.
11:34La seconde main ne sera pas taxée.
11:35Voilà, et bien c'est très bien.
11:41Si tu vas chez Action,
11:41ce n'est pas taxé.
11:42C'est juste qu'on n'est peut-être
11:43pas obligé de faire venir
11:45trois verres en plastoc
11:46de Chine
11:47alors qu'effectivement,
11:48tu as exactement les mêmes
11:49chez Action.
11:50Action, ça crée des emplois,
11:51ça paye des impôts en France,
11:52etc.
11:53Peut-être qu'il y a une autre
11:54manière de consommer.
11:54On pourrait aussi imposer
11:55à ce que Chine est Tému
11:56et des plateformes de distribution
11:57en France et pas en Chine
11:58pour éviter les colis.
11:59Il y a un dernier point
12:01parce que ça pouvait être
12:02très tentant quand Pierre a dit
12:03qu'on n'a qu'à mettre
12:04des taxes énormes
12:05ou interdire tous ces petits colis.
12:07Sauf que les Chinois,
12:08ils ne vont pas se laisser faire.
12:08Et il faut penser aussi
12:09qu'en face,
12:09nous, on leur vend du vin,
12:12du coin, du luxe,
12:13des sacs, etc.
12:14C'est les salariés d'Hermès,
12:15de LVMH.
12:18Benjamin Amard,
12:19est-ce que vous êtes favori
12:19à cette taxe ?
12:20Mais en fait,
12:21si on réfléchit bien,
12:22en fait,
12:22pour les ménages français,
12:24on réfléchissait mal.
12:25Non, mais non,
12:25mais pas du tout.
12:27Je n'ai jamais de l'avis.
12:28Il y a des tas de choses
12:29qui ont été très intéressantes
12:30qui ont été dites.
12:30Excuse-moi, Charles,
12:31ne le prends pas mal.
12:33En l'occurrence,
12:33moi, je suis assez d'accord
12:36avec ce que disait
12:37Pierre à l'instant.
12:39Si, en fait,
12:40il y a un film
12:41de Jacques Tati
12:42où il y a des sens,
12:43sur un rond-point,
12:44il y a des sens interdits
12:45partout.
12:46Là, en réalité,
12:47pour les ménages français
12:48qui,
12:49excuse-moi, Estelle,
12:50on a entendu
12:50dans des tas d'émissions
12:53des gens,
12:54des auditeurs
12:54qui nous appelaient
12:55et qui disaient
12:56mais moi,
12:56je ne peux pas
12:57acheter des marques françaises.
12:59Je ne peux pas.
13:00Voilà, les prix,
13:01mon budget
13:01ne me le permet pas.
13:02Voilà pourquoi je commande
13:03sur ces enseignes.
13:05Eh bien, donc,
13:06il y a des tas de ménages
13:07qui ne peuvent pas
13:08se payer, effectivement,
13:09les prix du Made in France
13:10et donc,
13:11qui se tournent
13:12vers ces plateformes-là.
13:15À partir du moment
13:15où tu les taxes,
13:16au bout d'un moment,
13:17tu vas rendre,
13:17effectivement,
13:18ces achats
13:19aussi impossibles.
13:20Et on aura mis
13:21des sens interdits
13:22partout.
13:23Et comment on fait,
13:24effectivement,
13:25à ce moment-là
13:26pour pouvoir,
13:27quand on a
13:28les salaires en France
13:28qui sont un scandale
13:29depuis,
13:31la problématique,
13:32mais oui,
13:32mais la problématique
13:34des salaires,
13:34pardon,
13:35elle est cruciale.
13:36Et donc,
13:36les gens se tournent
13:37vers ces plateformes
13:39où il y a des prix cassés
13:40et là,
13:41on va aussi les taxer.
13:42Mais tu n'achètes pas
13:43sur ces plateformes-là
13:44que de l'essentiel.
13:45Il y a aussi plein de gens
13:46qui achètent des babioles,
13:48des déguisements
13:49pour Halloween.
13:49c'est des gens qui se savent.
13:50Mais tu as beaucoup,
13:51sur Chine et Tému,
13:52tu n'as pas que de l'essentiel.
13:53Non,
13:53mais attends,
13:54on a des gens ici
13:55qui ont appelé
13:55plein de fois
13:56et qui expliquaient.
13:57Et on a aussi des gens
13:57qui te disent
13:58j'ai acheté 18 t-shirts,
13:59je les renvoie quand ça ne va pas.
14:00Mais là,
14:01on schématise beaucoup trop.
14:02On a l'impression
14:02que c'est soit Chine
14:03avec des ouvriers,
14:04esclaves,
14:05etc.
14:05ou du Made in France
14:06à 200 euros le jean.
14:08Mais comment on faisait
14:09entre les deux ?
14:09Il y a beaucoup d'intermédiaires.
14:10Je veux dire,
14:11pendant 50 ans,
14:11on s'est habillés.
14:12Et tu as Action,
14:13tu as des Hardin Scunters en France.
14:16Il y a moyen de faire autrement.
14:17Et il y a des fringues
14:17qui sont fabriquées en Turquie,
14:18au Maroc,
14:18au Portugal.
14:19C'est là qu'on fabriquait
14:20les fringues jusqu'à présent.
14:22Quand on a des auditeurs
14:23qui appellent à la cour d'émission
14:24et qui nous racontent ça,
14:26vous êtes tous là
14:26autour du plateau.
14:27Ah oui,
14:27c'est vrai,
14:28c'est compliqué.
14:29Et là,
14:29tout d'un coup,
14:29c'est très simple.
14:30Non,
14:30c'est pas simple.
14:31Et donc,
14:32de deux choses l'une.
14:32Au bout d'un moment,
14:33moi je l'ai souvent dit,
14:34mais quand je le dis,
14:35vous vous marrez.
14:35La problématique des salaires,
14:37elle,
14:37elle permettrait de régler ça.
14:39Mais quand on vous dit ça,
14:40vous ossez les épaules,
14:42bah oui,
14:42mais c'est pas possible.
14:43Mais c'est pas dit
14:43que si vous gagnez plus,
14:44si Repachet Chine était nul.
14:45Si l'optique,
14:47c'est d'aller taxer les gens,
14:48encore une fois,
14:49en plus de tout le reste,
14:51c'est intenable.
14:51D'accord,
14:52donc la planète,
14:52on s'en fout.
14:53Et je vous rappelle
14:54que les Gilets jaunes
14:55étaient partis
14:55sur des problématiques
14:57de pouvoir d'achat.
14:58Oui,
14:58enfin là,
14:59personne va se révolter
14:59parce que Chine va être taxée.
15:01Eh bien,
15:01on verra bien.
15:02Avec la hausse des mutuelles,
15:03avec la hausse de la taxe foncière,
15:05avec ces taxes-là,
15:06à la fin,
15:07tout augmente sauf le salaire.
15:08La taxe foncière,
15:08c'est pour les paris.
15:09Et donc,
15:09moi je vous le dis,
15:11c'est bien évidemment,
15:12on a mis des ronds-points partout
15:13et les gens,
15:14ils sont à découvert
15:15le 5 du mois.
15:15Après,
15:16Benjamin,
15:16si la taxe s'est redistribuée
15:19en faveur des classes populaires...
15:21Bah oui.
15:22Oui,
15:22alors ça,
15:23je veux bien...
15:23Non mais je ne sais pas,
15:24mais je veux bien.
15:25On peut aussi croire,
15:26excuse-moi,
15:26à la poupée qui pète.
15:27Moi,
15:27j'ai aussi envie de croire,
15:29Benjamin.
15:29Je ne crois pas
15:30à la poupée qui pète.
15:33Ah mais je ne connaissais pas.
15:34C'est une belle expression.
15:36C'est-à-dire croire
15:36à des fables pour enfants.
15:38D'accord,
15:38mais qui a sorti cette expression ?
15:39C'est une vieille expression,
15:40c'est pas.
15:40C'est Lénine ?
15:41Non.
15:43Les Marx.
15:43Pas du tout,
15:44c'était une maison
15:45que j'étais dans
15:45qui, à l'époque,
15:46me sortait ça.
15:47Quand je croyais à des trucs
15:48et quand je croyais au lit d'or,
15:49il me disait...
15:49Alors oui,
15:50c'est la poupée qui tousse,
15:51en l'occurrence.
15:53Moi,
15:53c'était la poupée qui pète.
15:54Si j'en crois à Google,
15:55c'est la version séfarade.
15:57Croire à la poupée qui,
15:59il me propose vraiment
16:00que la poupée qui tousse.
16:01Mais pas que j'ai les séfarades.
16:02Ils mettent Bernard
16:03et Marinette Amard
16:04ou pas ?
16:04Sur la source.
16:06Non,
16:06c'est bon,
16:06t'as l'ancien expression.
16:07Ah bah écoute,
16:08c'est génial.
16:09Apolline Matin,
16:10ce matin sur RMC,
16:11allez-vous acheter du chocolat
16:12à Noël ?
16:13Le prix de la boîte de chocolat
16:14a augmenté,
16:15écoutez bien,
16:16de 22%
16:17en un an,
16:18en moyenne.
16:19En cause,
16:19l'envolée des cours du cacao.
16:21Et pour ces Français
16:22rencontrés par notre reporter RMC,
16:23le chocolat est devenu
16:24un produit de luxe.
16:26C'est le prix qui arrête.
16:27Très cher.
16:28Je vais en acheter
16:29pour les enfants
16:29et pour la famille,
16:32je ne mets rien sur la table.
16:33J'en offre
16:34en quantité moindre
16:35que les années précédentes,
16:36des plus petites boîtes.
16:38Alors,
16:39le chocolat est-il devenu
16:39un produit de luxe,
16:40Pierre Rondeau ?
16:41Alors,
16:41je vais être très,
16:42comment dirais-je,
16:43je vais faire très attention
16:44à voir de l'évolution
16:46des prix du chocolat
16:47et des matières premières
16:47quand on voit le scandale
16:48de l'inflation
16:49qu'on a eu entre 2022
16:50et 2024
16:51sur la différence
16:52entre l'évolution
16:53du cours
16:54des matières premières
16:55et des prix
16:56sur les grands marchés
16:57internationaux
16:57et ce que les industriels,
16:59ce que les magasins,
16:59ce que les distributeurs
17:00ont répercuté
17:01sur les prix.
17:02Il y a un écart
17:03qui est abyssale.
17:03Il y a une augmentation
17:04considérable,
17:05on l'a vu,
17:08argumentée, présentée, étayée.
17:10Il y a un écart considérable
17:11entre l'évolution
17:12des prix
17:13sur les marchés
17:14des matières premières
17:15et l'évolution
17:16des profits
17:16des grands industriels,
17:17des grands distributeurs
17:18et des grands magasins.
17:19C'est de l'arnaque en fait.
17:19Ce que je veux dire,
17:20c'est que l'hyperinflation
17:21qu'on a eu entre 2022
17:22et 2024,
17:24en partie,
17:25il y a certaines études
17:25qui mettent que ce parti
17:26peut monter à 60%,
17:28en partie,
17:29a été provoquée
17:30artificiellement
17:31par les distributeurs
17:32en disant
17:32parce que vous avez entendu
17:33la guerre en Ukraine,
17:34vous avez entendu le Covid,
17:36vous avez entendu
17:37le dérèglement climatique
17:38et les problématiques
17:39environnementales,
17:40on augmente les prix
17:41et les prix ont augmenté
17:42dans les magasins
17:42plus rapidement
17:43que le coût réel
17:44des matières premières.
17:45Donc là, on nous dit
17:46que le chocolat augmente
17:47de 23%,
17:48je serais curieux de voir
17:49comment il va augmenter
17:50dans les magasins.
17:51Je vais être brillant,
17:52c'est ce que vous,
17:52vous allez vous restreindre
17:54sur le chocolat à Noël ?
17:55Non, on va acheter du chocolat
17:56mais c'est vrai que
17:57produits luxe,
17:58oui, d'une certaine manière,
17:59moi je parle à pas mal
18:00de gérants de superettes,
18:02c'est simple,
18:02c'est un des produits
18:03qui se font le plus voler
18:07mettre derrière maintenant
18:08des armoires à glace
18:09ou mettre des antivols
18:10sur les tablettes de chocolat
18:11parce qu'effectivement,
18:12ils se font dévaliser
18:15leurs tablettes de chocolat
18:15ce qui est assez incroyable
18:16mais pour les grandes surfaces,
18:18les grands distributeurs,
18:20d'une certaine manière,
18:21on leur demande,
18:23on les supplie
18:25et c'est normal
18:25de faire des efforts
18:26sur les produits
18:27de première nécessité
18:28donc d'abaisser les prix
18:30et de se rapprocher
18:31le plus possible
18:32de la matière brute
18:33donc c'est vrai
18:33qu'il y a certains produits
18:34derrière
18:35sur lesquels forcément
18:36ils vont être
18:36obligés
18:37et contraints
18:38d'augmenter les prix
18:39pour s'y retrouver
18:40à un moment
18:41et peut-être que le chocolat
18:42a été sacrifié justement
18:43au profit
18:44je ne sais pas moi
18:45de la viande,
18:46de la lessive
18:46les produits de première nécessité
18:48tu dis bon
18:49après on n'est pas obligé
18:50d'acheter
18:51c'est-à-dire que si le chocolat
18:52le chocolat on peut s'en passer
18:53d'une certaine année
18:53exactement
18:54même si ça rend heureux
18:55Leclerc par exemple
18:56ils ne voulaient plus
18:57le chocolat lint
18:57dans leur rayon
18:58en lien avec l'augmentation
19:01exactement
19:02donc c'est aussi
19:02à nous consommateurs
19:03de regarder ce qu'on achète
19:04et d'aller peut-être
19:05au meilleur prix
19:07ou de trouver des alternatives
19:08au chocolat
19:09Benjamin Amard
19:10chocolat ou pas Noël ?
19:11Oui chocolat
19:11et comme j'ai remarqué
19:12effectivement
19:13cette explosion
19:14des prix
19:14il y a eu une initiative
19:15intéressante dans mon lycée
19:17il y a des collègues
19:19qui en lien avec
19:20des projets pédagogiques
19:21ont trouvé
19:23une entreprise de chocolat
19:25qui proposait des prix
19:26comment dire
19:28une ristourne
19:29de 20%
19:30et les élèves
19:31de ces classes-là
19:32pour dégager des fonds
19:33en lien avec la maison
19:34des lycéens
19:35ont vendu des chocolats
19:36un peu partout
19:37dans le lycée
19:38et donc là
19:38j'ai fait mes petites provisions
19:40malinx de lynx
19:42voilà oui oui
19:43avec 20%
19:44et là oui
19:44ça permettait de
19:46vous avez des prix normaux quoi
19:47voilà c'est ça
19:48exactement
19:48tout à fait
19:49enfin c'est quand même incroyable
19:50d'avoir des prix normaux
19:52quand aujourd'hui
19:53tu fais une ristourne
19:54de moins 20%
19:55c'est hallucinant
19:55il y avait un beau balotin
19:57de 400 grammes
19:58ah oui 400 grammes
19:59il faut des cartouches
20:00on se fait plaisir
20:01chez les Amars
20:02bien sûr
20:02400 grammes le balotin
20:04bon bah écoutez très bien
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