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  • il y a 9 heures
Le vice-président du Rassemblement national, député du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale, était interrogé par Olivier Bost (RTL), Stéphane Vernay (Ouest-France) et Steve Jourdin (Public Sénat).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 18 octobre 2026.

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Transcription
00:13Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et également en direct sur Public
00:20Sénat.
00:21Bonjour Sébastien Chenu.
00:22Bonjour Monsieur.
00:23Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:29Des bâtiments publics attaqués et enflammés, des violences, des scènes de pillage de multiples commerces.
00:37Les manifestations d'hier ont pris la tournure d'une insurrection.
00:40Les forces de l'ordre ont-elles été dépassées ?
00:43Quelles seraient vos solutions, les solutions du Rassemblement National contre ces violences urbaines ?
00:48Faut-il aussi écouter les revendications de ceux qui ont tenté de manifester dans le calme ?
00:53Bienvenue dans ce Grand Jury Sébastien Chenu.
00:56À mes côtés, pour vous interroger aujourd'hui, Steve Jourdain de Public Sénat et Stéphane Vernet de West France.
01:02Bonjour.
01:02Dans ce Grand Jury Sébastien Chenu, nous parlerons aussi de la crédibilité du RN remise en cause sur votre projet
01:09de budget.
01:10Ça sera dans notre séquence dédiée au Parlement et vous répondrez aussi à nos questions d'électeur.
01:19L'événement, c'est donc Limoges, Bordeaux, Lille, Marseille, Angers, Caen, Lyon, Paris.
01:26La liste est trop longue pour être exhaustive ce midi.
01:29La liste de ces villes où les violences, le chaos, l'ont emporté hier sur le maintien de l'ordre.
01:35Tout d'abord, Sébastien Chenu, quels sont vos mots pour qualifier ce que vous avez vu des manifestations d'hier
01:40?
01:41D'abord, une immense colère, évidemment, une colère vis-à-vis de ceux qui ont pillé notre pays,
01:47une colère vis-à-vis de ceux qui ont abîmé, commis des exactions,
01:52fêtèrent d'ailleurs les revendications des Français qui avaient envie de manifester paisiblement,
01:56et puis aussi, paradoxalement, une certaine forme de détermination.
02:00Moi, je ne me résous pas à ce que mon pays sombre dans la violence,
02:03je ne me résous pas à me dire que notre société est condamnée à subir ça,
02:07mais ce que nous voyons, ce que nous subissons, n'est que la conséquence logique des escalades de violences,
02:15des politiques qui sont menées depuis un certain temps, qui amènent à tout cela.
02:19Si on n'arrête pas les criminels, ils ne s'arrêteront pas d'eux-mêmes,
02:23et les situations vont empirer.
02:25Vous avez vu, sous Sarkozy, c'était la crise dans les banlieues,
02:28puis les banlieues se sont rapprochées,
02:30vous avez eu, au moment de l'affaire Naël, des crises dans un certain nombre de villes françaises,
02:35puis dans les centres-villes.
02:36Ce serait bien clair, la question, c'est la question des responsabilités aussi.
02:39Oui, oui, mais j'y viens, monsieur, qui est responsable ?
02:43D'abord, c'est un État totalement dépassé.
02:46J'écoutais chez vos confrères, il y a deux jours,
02:48chez vos confrères de France Inter,
02:50Laurent Nunez qui disait,
02:51perdre le contrôle, ce serait voir des hordes de gens dans les rues piller les magasins.
02:56Ça, ça voudrait dire qu'on a, qu'il a perdu le contrôle.
02:59Donc oui, un État totalement dépassé.
03:01Eh bien, on peut y revenir, il n'est pas dépassé par hasard.
03:05D'abord, il est dépassé, cet État macroniste, idéologiquement.
03:11Idéologiquement, ils ont poursuivi une politique qui est une politique d'absence de soutien aux forces de l'ordre.
03:16Quand vous pensez qu'Emmanuel Macron dit qu'il faut que les forces de l'ordre fassent preuve d'empathie,
03:22on a entendu ça.
03:24Dans le même temps, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait dit sans retenue pour l'usage des armes
03:30et l'usage de la force.
03:30Les mêmes nous disent, c'est une délinquance d'opportunité.
03:35Ça veut dire que les voyous qu'on voit défoncer les vitrines, se servir dans les commerces.
03:40En fait, la réalité, c'est que la semaine, ce sont des boulangers, des employés de la Poste, des gens
03:45qui travaillent,
03:46et puis ils ont eu l'opportunité de devenir délinquants.
03:48Non, c'est faux. Tout ça est faux.
03:49Et chacun sait quelle est la conséquence des politiques qui sont menées aujourd'hui.
03:53Le laxisme judiciaire, l'absence de moyens, je le disais, pour les forces de l'ordre,
03:58qui ne sont pas soutenues, l'absence de volonté politique.
04:01Je vous rappelle que, par exemple, nous avions déposé il y a quelques temps une proposition de loi
04:04pour que les collectivités se portent partie civile automatiquement au l'État.
04:08Ils, la gauche et les macronistes, ont refusé de la voter.
04:12Donc, un moment, fermez les yeux.
04:14On va revenir sur cet aspect, Sébastien Lecron, mais...
04:17Sébastien Chenu, pardonnez-moi.
04:18On va laisser Lecronu exactement là où il est.
04:20Qui est Premier ministre, il fallait que ça m'arrive une fois.
04:23Mais qui a cassé...
04:24Pas flatteur pour moi.
04:26Enflammé les préfectures, les mairies, les bâtiments publics,
04:29et qui a saccagé et pillé les commercières ?
04:33C'est une délinquance, des voyous, une certaine forme de racaille.
04:38Alors, elle peut arriver de l'extérieur, des black blocs étrangers.
04:41On nous a dit qu'il y avait des black blocs allemands, suédois, etc.
04:45Non, on ne contrôle pas, notre pays ne contrôle pas ses frontières.
04:49On a pu les contrôler à certains moments de notre histoire.
04:51Rappelez-vous, pendant le Covid, on avait repris en main le contrôle des frontières
04:54de façon extrêmement temporaire.
04:56Vous dites qu'il faudrait bloquer les frontières avant ce type de manifestation.
04:58Quand on a une manifestation dans laquelle on sait que des black blocs vont arriver
05:03dans l'Allemagne, oui, on a intérêt à contrôler nos frontières.
05:05Donc, il y a une délinquance étrangère.
05:07Il y a une délinquance et une racaille de banlieues dans lesquelles il y a évidemment
05:11un nombre de jeunes mineurs ou de jeunes majeurs, d'ailleurs excessivement important,
05:17puisque, évidemment, dans les actes de délinquance, il y a une surreprésentation
05:21de la jeunesse, mais aussi une surreprésentation de l'immigration.
05:24Ce sont les deux matrices, j'allais dire, de la délinquance, une jeunesse et une immigration.
05:30Ça ne veut pas dire toute la jeunesse.
05:32Ça ne veut pas dire tous les immigrés, évidemment.
05:34Mais il y a dans la délinquance une surreprésentation de la jeunesse et de l'immigration.
05:37Et puis, il y a idéologiquement...
05:39Vous pointez l'immigration, c'est un point intéressant, mais pour la plupart des jeunes,
05:45et on le voit dans les arrestations et quand ils peuvent être amenés au tribunal,
05:48ce sont des Français.
05:49Oui, mais j'ai dit une immigration, des gens qui sont d'origine immigrée,
05:52qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs,
05:54alors que parfois, effectivement, ils ont la nationalité française,
05:57mais qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs de notre pays.
05:59Et puis, il y a une troisième source de cette délinquance,
06:02c'est celle qui est armée idéologiquement par l'extrême-gauche.
06:06L'ultra-gauche, black bloc, associations anarchistes, contestataires,
06:12ceux qui écrivent ACAB sur les murs de nos villes,
06:15c'est le bras armé de la gauche politique LFiste en France.
06:20Eh bien, ils ont une responsabilité.
06:22Donc, l'EFI a une responsabilité.
06:23Vous savez, c'était l'indon qui disait, ce magistrat qui disait
06:28« Les paroles des salauds arment les bras des imbéciles. Nous y sommes. »
06:34Et en réalité, quand vous mixez ça, des structures de délinquance organisées,
06:38une voyoucratie de banlieue et une extrême-gauche
06:42qui met de l'huile sur le feu matin, midi et soir,
06:45vous avez ce cocktail. Et face à ce cocktail, l'impunité la plus totale.
06:50C'est le diagnostic. Maintenant, il y a des questions qui se posent.
06:52Est-ce que, par exemple, vous demandez le départ de Laurent Nunez,
06:55le ministre de l'Intérieur, aujourd'hui ?
06:56Non, je demande un changement de politique, monsieur.
06:58Le départ de Laurent Nunez, qui est un incapable.
07:01On l'a vu, c'est un incapable. Il n'a pas été capable.
07:04Il avait dit lui-même, je l'ai rappelé donc,
07:06qu'effectivement, perdre le contrôle,
07:08ce serait voir des hordes de délinquants piller nos magasins.
07:13Donc, il a perdu le contrôle. Donc, il n'est pas à sa place.
07:16En fait, c'est un changement de politique, de logique, de matrice.
07:19Sébastien Chenu, ça veut dire qu'à vos yeux,
07:21il y a une faillite du maintien de l'ordre hier.
07:24Donc, une erreur qui relève aussi du gouvernement.
07:27Monsieur, mais c'est une évidence.
07:29Ce que nous avons vu, ce n'est pas un agacement
07:32de manifestations étudiantines
07:34ou de manifestations de gilets jaunes.
07:36Ce que nous avons vu, ce sont des criminels.
07:38Je vous rappelle que, par exemple, mettre le feu à des bâtiments
07:40dans lesquels il y a des habitations.
07:42C'est possible de la cour d'assises.
07:44Ce sont des gens qui mettent en danger la vie
07:46d'un certain nombre de nos compatriotes.
07:48Donc, nous avons face à nous des criminels.
07:51Il y a eu, évidemment, un manque de moyens,
07:53au-delà même de la stratégie.
07:54C'est-à-dire que le dispositif de maintien de l'ordre
07:57était sous-estimé insuffisant.
07:59Absolument. Dans ce que j'entends,
08:01des professionnels qui, aujourd'hui, témoignent,
08:03les canons à eau sont intervenus très tard,
08:05les centaures ne sont pas intervenus.
08:07La CRS Suite, cette compagnie de CRS qui est formée
08:10pour, effectivement, ce type de conflit urbain,
08:13a été mobilisée très tard.
08:15Regardez, les pillages ont commencé à 13h.
08:19Les canons à eau sont intervenus, par exemple, à 16h.
08:22Alors, moi, je ne suis pas...
08:22Les gaz à climogène sont intervenus un peu plus tôt,
08:25avant 13h.
08:25Et très rapidement, les forces d'ordre nous ont dit,
08:30elles témoignent, qu'elles n'avaient plus de matériel,
08:33de grenades de désencerclement, par exemple.
08:35Juste, pour revenir sur les remèdes,
08:37il y a Yael Broun-Pivet qui envisage la création
08:39d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale.
08:41Elle réunira les présidents de groupe mardi.
08:43Vous y êtes favorable.
08:44Et qu'est-ce que vous aimeriez savoir ?
08:46Qu'est-ce qu'elle devra déterminer,
08:48cette commission d'enquête ?
08:49Non, mais ça, c'est le minimum, minimum,
08:51pour se faire plaisir,
08:53pour continuer le déni,
08:55pour constater des faits.
08:57Mais la réalité, c'est qu'il faut changer
08:58de logique politique.
09:00Nous, on propose...
09:01Alors, il y a des lois, d'abord, qu'il faut appliquer.
09:02Je vous ai indiqué qu'il y avait un certain nombre de lois
09:05qu'il faut restaurer,
09:07les lois anti-casseurs.
09:09Vous faites partie d'une bande qui détruit,
09:12même si vous n'êtes pas formellement identifié
09:13comme la personne qui a détruit,
09:15parce qu'en fait, on n'arrive pas bien à dire,
09:16c'est souvent ce qui permet à des délinquants
09:18de s'exonérer de leur responsabilité,
09:20eh bien, vous serez tout de même sanctionné.
09:22Alors, ça veut dire que n'importe quel participant,
09:24quelque part, à une manifestation,
09:26sera complice des destructions ?
09:28Non, pas une manifestation, monsieur.
09:29Quelqu'un, quand vous avez une bande de 15 voyous
09:31qui défonce les vitrines des commerces,
09:34à tour de rôle,
09:35vous n'arrivez pas à bien les identifier
09:36parce qu'ils se cachent le visage,
09:38ce qui est aussi interdit, d'ailleurs.
09:39Je vous le rappelle,
09:40ce qui est aussi interdit,
09:41eh bien, lorsqu'ils sont identifiés
09:42comme ayant participé,
09:44alors, on ne sait pas si c'est A ou B,
09:45mais on sait qu'ils sont dans le coup,
09:46ils seront sanctionnés.
09:48Vous pensez que ça sera constitutionnel, ça ?
09:49Oui, je pense que ça sera constitutionnel,
09:51parce que, tout simplement, ça a existé.
09:52Dans les années 80,
09:53ces lois anti-casseurs,
09:54elles existaient.
09:56Alors, oui, il y a des possibilités.
09:58Oui, effectivement,
09:59il y a aussi la nécessité de faire payer.
10:01Parce que, moi, je serais très curieux
10:03de savoir qui va faire de la prison,
10:04qui va payer une amende.
10:06Non, mais vous rigolez.
10:07Vous pensez que les jeunes gens
10:08qui sortent de chez Nike
10:09avec des dizaines de paires de chaussures,
10:12des magasins,
10:13avec des vêtements, etc.,
10:14vont payer une amende de 100 euros,
10:16de 150 euros.
10:17Et puis, il y a des peines à adapter.
10:19Les peines, elles doivent tomber.
10:21Votre réponse,
10:22elle est essentiellement juridique,
10:23enfin, judiciaire,
10:24vous parlez de justice,
10:25sur le principe même
10:27du maintien de l'ordre,
10:28sur si vous, vous étiez aux manettes,
10:30qu'est-ce que vous changeriez ?
10:31Vous dites, il faut changer de politique.
10:32Qu'est-ce que vous introduiriez ?
10:33Comment est-ce que vous éviteriez
10:35ce type de violence urbaine ?
10:37Il faut, monsieur,
10:38c'était le début de mon propos,
10:41réarmer moralement,
10:43matériellement,
10:44les forces de l'ordre.
10:45Moralement, ça veut dire quoi ?
10:46Ça veut dire qu'il faut
10:46leur permettre, effectivement,
10:48la présomption de légitime défense.
10:49Il faut les soutenir.
10:51Il ne faut pas,
10:52comme le président de la République
10:53qui préférait aller voir Céline Dion,
10:54très beau spectacle par ailleurs
10:55la veille,
10:56avoir cette espèce de désinvolture
10:58et soutenir nos forces de l'ordre.
11:00Quand le président de la République
11:00dit qu'il devait faire preuve
11:02d'empathie,
11:02ce n'est pas du niveau
11:04de ce que nous attendons.
11:05Les forces de l'ordre,
11:05vous savez,
11:06ce que vous êtes en train de dire,
11:06c'est qu'un message
11:07de fermeté politique clair
11:09suffirait quelque part.
11:10Ah non, puisque je dis
11:11qu'il y avait un besoin de moyens,
11:12qui avait besoin
11:12de faire évoluer la loi,
11:13qui avait besoin
11:14de moyens matériels et financiers.
11:16Non, pas un message,
11:17pas des paroles.
11:18Les paroles ne suffiront jamais,
11:19mais c'est surtout
11:20un changement d'état d'esprit.
11:22Ça continuera
11:23et ça va empirer.
11:24Demain, ils viendront
11:25chez vous, monsieur,
11:26parce qu'ils auront
11:26l'adresse de votre appartement.
11:28Ils iront dans les quartiers
11:29dans lesquels...
11:30C'est qui, ils ?
11:30Les voyous, les casseurs.
11:32Ils iront chez les patrons
11:34de grandes entreprises,
11:35chez les journalistes,
11:36chez les politiques.
11:37Ils ont d'ailleurs commencé
11:37à entrer dans des immeubles
11:38d'un certain nombre
11:39de compatriotes.
11:40Mais si on ne les arrête pas,
11:41ils ne vont pas s'arrêter
11:42tout seuls.
11:43Vous demandez,
11:44vous demanderiez
11:44l'état d'urgence aujourd'hui.
11:46Vous interdiriez
11:47les manifestations.
11:48Il y a une grande manifestation
11:49intersédicale le 5 novembre.
11:51Vous appelez à les interdire ?
11:52Non, monsieur,
11:52moi, je n'appelle pas à ça.
11:53J'appelle à faire en sorte
11:54parce qu'on ne va pas vivre
11:55sous le joug
11:56et sous la peur
11:57de ces gens-là.
11:57On ne va pas s'arrêter
11:58de vivre,
11:59y compris donc de manifester,
12:00parce qu'on a peur
12:01de la délinquance.
12:02Il faut un changement
12:03d'organisation.
12:05Il faut des moyens.
12:05Il faut un changement
12:06de logique.
12:07Il faut reprendre en main
12:09le contrôle.
12:10La question de Steve Jourdain,
12:11c'est qu'effectivement,
12:12est-ce que ce ne sont pas
12:13les rassemblements
12:14et finalement les manifestations
12:15qui offrent l'opportunité
12:17de ce genre d'exaction ?
12:18Est-ce que ce n'est pas,
12:19quelque part,
12:20à un moment,
12:20il ne faudra pas remettre
12:22en cause
12:22ce droit de rassemblement ?
12:24Ah non, je ne crois pas.
12:25Moi, je suis très attaché
12:26au droit de manifester.
12:28Il est constitutionnel
12:29et je trouve que c'est
12:30une de nos libertés.
12:31Et encore une fois,
12:32les libertés dans notre pays
12:34ne doivent pas reculer
12:35parce que l'État
12:36est incapable
12:37de prendre le contrôle
12:38et d'assurer la sécurité
12:40des Français
12:41qui, encore une fois,
12:42sont légitimes
12:43à manifester leur colère.
12:45Ça fait dix ans
12:46qu'on est en Macronie.
12:47Vous voyez l'État du pays ?
12:48Tout le monde
12:49a les yeux ouverts.
12:50Et puis,
12:50vous êtes parisien.
12:52Moi, j'étais parisien
12:53hier soir en rentrant.
12:54Vous avez vu l'État du pays,
12:56l'État de la ville de Lille
12:57ce matin,
12:58moi qui suis nordiste.
12:59Je veux dire,
12:59les gens ont compris
13:00au bout de dix ans
13:01de Macronie,
13:02le pays s'effondre.
13:03On n'est pas tous parisien,
13:03Stéphane Vernet.
13:04Vous feriez une différence
13:05très claire
13:06entre les manifestations
13:07déclarées et autorisées
13:09et les rassemblements.
13:10On a vu énormément
13:12d'actions hier
13:14qui n'étaient pas liées
13:16à des manifestations déclarées
13:17et qui n'étaient pas autorisées.
13:18Bien sûr, monsieur.
13:19Moi, je fais la différence
13:20entre des manifestations
13:22déclarées, encadrées
13:23avec des syndicats
13:24ou des forces politiques,
13:25associatives
13:26qui font part
13:27de leur mécontentement
13:29et puis des bandes
13:31de voyous et de casseurs.
13:32Je ne confonds pas les deux.
13:32Et encore une fois,
13:33je l'ai dit,
13:34nous avons été face
13:35à des bandes de voyous,
13:36de casseurs
13:37et de criminels
13:38qui cherchent
13:39à déstabiliser notre pays.
13:40Le problème,
13:41c'est que derrière
13:42ces criminels,
13:42il y a aussi parfois
13:43des politiques
13:44qui jouent avec le feu.
13:46Là aussi,
13:46on peut être dans le déni
13:47et ne pas vouloir regarder
13:48ce qu'ont fait
13:49les députés
13:50de la France insoumise
13:50qui n'ont jamais un mot
13:51pour les forces de l'ordre.
13:53Jamais un mot
13:53dans les témoignages
13:54ce matin
13:54des députés
13:55de la France insoumise
13:55pour les commerçants
13:56qui ont laissé beaucoup.
13:58Jamais un mot
13:58pour les Français
13:59qui ont eu besoin.
14:00Vous avez engagé
14:00la responsabilité
14:01de la France insoumise ?
14:01Vous avez pris
14:02des sanctions contre eux ?
14:03Sous quelle forme ?
14:04Par les élections,
14:05monsieur.
14:05La meilleure sanction
14:06qu'on puisse mettre
14:07à la France insoumise,
14:08c'est de les battre
14:09à chaque élection,
14:10de faire en sorte
14:11que cette force politique
14:12qui sème le chaos
14:13dans le pays,
14:14qui alimente,
14:15qui s'adosse
14:17à des forces politiques
14:19anarchistes,
14:20de casseurs,
14:20etc.
14:21Regardez,
14:22la France insoumise,
14:22je ne dis pas ça en l'air,
14:24s'est associée
14:25à la jeune garde.
14:26Elle en a même
14:26fait lire un député
14:28dont les collaborateurs
14:29ont assassiné
14:29un jeune homme
14:30dans notre pays.
14:30Elle a donc
14:31un lien très fort
14:32avec la violence.
14:35Elle alimente
14:36le mécontentement,
14:38par exemple,
14:38d'une jeunesse
14:39en faisant détester
14:40à cette jeunesse
14:41tout ce qui existe
14:41dans notre pays.
14:42Il faut qu'ils détestent
14:43leurs profs,
14:44il faut qu'ils détestent
14:44l'État,
14:45il faut qu'ils détestent
14:46la sécurité,
14:47il faut qu'ils détestent
14:49leur genre.
14:50En fait,
14:51ils alimentent
14:52la détestation
14:53d'une société
14:55matin,
14:55midi et soir.
14:56Dans le débat
14:57politique,
14:58Sébastien Chenu,
14:59vous avez vertement répondu
15:00sur les réseaux sociaux
15:01à Marine Tondelier,
15:02la secrétaire nationale
15:03des écologistes,
15:04également à Olivier Faure,
15:05le premier secrétaire
15:05du Parti Socialiste.
15:06Vous leur avez dit
15:07à l'une,
15:08ferme-la s'il te plaît,
15:09à l'autre,
15:09c'était tais-toi.
15:10Est-ce que c'est le bon ton ?
15:13Est-ce que,
15:14quelque part,
15:15on dit que la violence
15:16verbale précède
15:17la violence tout court,
15:18est-ce que ce niveau
15:20de débat
15:21est correct ?
15:22J'ai connu
15:23plus violent
15:24comme attaque.
15:24que vous l'admettrez
15:26tais-toi
15:27à des gens
15:28qui,
15:28matin,
15:29nous traitent de nazis,
15:30nous traitent de nazis,
15:31de collabos,
15:33de racistes,
15:34d'antiséminables.
15:34J'ai connu plus violent
15:35que de dire à quelqu'un
15:36tais-toi.
15:37Oui,
15:37j'en ai marre d'entendre,
15:38alors je peux le dire
15:39beaucoup plus poliment,
15:40M. Fort,
15:40je vous demanderai
15:41de bien vouloir,
15:42s'il vous plaît,
15:42faire preuve d'extrêmement
15:43de retenue dans vos propos
15:45parce que vous avez
15:47nazifié toute l'année
15:48ceux qui demandaient
15:49de la fermeté,
15:50parce que vous avez,
15:51députés LFI,
15:52insultés toute l'année
15:53les forces de l'ordre.
15:54Alors je vous demanderai,
15:55si possible,
15:56un peu de retenue.
15:56Mme Borne,
15:57je lui ai dit,
15:58je vous demanderai,
15:58Mme Borne,
15:59de faire preuve
15:59de beaucoup d'humilité
16:00parce que c'est votre bilan
16:02ce que nous vivons,
16:03ce que vivent les Français,
16:03c'est votre action.
16:05Vous êtes solidaire
16:05d'Edouard Philippe
16:06à Sébastien Lecornu,
16:08ce sont ces gens-là
16:09qui ont mis notre pays
16:10dans cet état.
16:12Ces violences,
16:13cette journée d'hier,
16:14ce n'est pas un peu
16:15le meilleur clip
16:16pour le Rassemblement National,
16:17votre meilleur clip
16:17pour 2027 ?
16:19Et moi, monsieur,
16:21nous suivent
16:22pour les propositions
16:23que nous faisons.
16:24Je suis concerné,
16:25nous n'avons aucune responsabilité
16:26dans tout ça.
16:27Nous n'avons jamais
16:28gouverné le pays.
16:29L'état du pays
16:30n'est absolument pas
16:30qu'il soit financier,
16:31économique, social,
16:32migratoire, sécuritaire,
16:33n'est pas de notre fait.
16:35Donc,
16:36que les gouvernants
16:37qui ont lâché
16:38les forces de l'ordre,
16:39qui ont abandonné
16:40les Français à leur sort,
16:42qui ont mis ce pays
16:42dans l'état
16:43que nous connaissons
16:43de façon économique,
16:45ne s'en prennent
16:45qu'à eux-mêmes.
16:47Nous, nous apportons
16:47d'autres solutions.
16:48J'en ai fait
16:49la démonstration en partie
16:51en répondant à vos questions
16:52avec des propositions
16:53très concrètes,
16:54avec aussi une philosophie
16:55très différente
16:56parce que je ne me résous pas,
16:57et c'était le début
16:58de mon propos,
16:59à effectivement
17:00voir un pays
17:01qui sombre,
17:02voir un pays
17:03qui bascule dans la violence.
17:04Mon pays n'est pas ça.
17:06Ce n'est pas mon pays,
17:07ce n'est pas notre pays
17:08qu'un pays
17:09qui bascule dans la violence.
17:10Jordan Bardella
17:11fera des propositions
17:12dans les heures qui viennent
17:13très concrètement
17:14sur effectivement
17:15tous ces sujets aussi.
17:17Justement,
17:17est-ce que vous voulez
17:18être à la fois
17:18la réponse à la colère,
17:21et à la demande d'ordre,
17:22j'ai envie de dire,
17:23en même temps ?
17:24Est-ce que c'est
17:25deux préoccupations
17:26que vous avez
17:26ou est-ce que la colère
17:27de toute façon
17:28est effacée
17:29par ces phénomènes
17:30de violence ?
17:31Oui, mais au-delà de ça,
17:32M. Bost,
17:33je pense que nous sommes
17:33d'abord un espoir.
17:36Je pense que pour
17:37des milliers de Français,
17:38voyez-vous,
17:38en arrivant,
17:38un couple m'a interpellé
17:40dans la rue
17:40en disant
17:40« Sauvez-nous ! »
17:41Et c'est très lourd
17:42d'entendre ça.
17:43Oui, nous sommes
17:44un espoir
17:45pour des millions
17:46de Français
17:46qui considèrent
17:48qu'effectivement
17:48leur pays est en train
17:50de prendre
17:50une très vilaine tournure.
17:52Ça, c'est pour
17:52la demande de réponse
17:53d'ordre sur les...
17:55Pas seulement.
17:56L'espoir,
17:56ce n'est pas uniquement
17:57sur l'ordre.
17:58C'est aussi pour donner
17:59des perspectives,
18:00des perspectives de croissance,
18:01des perspectives de développement.
18:02Ceux qui ont pu
18:02à part moment
18:03manifester dans le calme,
18:04les lycéens,
18:06les gilets jaunes
18:06dans une moindre mesure,
18:08est-ce que vous comprenez
18:09ce qu'ils demandent ?
18:11Oui, il y a des demandes
18:12qui sont particulièrement légitimes
18:14chez les lycéens.
18:15Comment ne pas entendre
18:16l'angoisse de Parcoursup,
18:17un système qui est complexe,
18:20l'angoisse des agendas
18:22qui résultent probablement
18:23aussi de la réforme blanquer
18:24avec la multiplicité
18:25des options.
18:26Vos réponses là-dessus ?
18:27Alors, j'y viens.
18:28L'angoisse, effectivement,
18:29de s'échouer
18:30dans des filières universitaires
18:33qui sont sans déboucher.
18:33Je rappelle que,
18:34je crois que c'est 57%
18:35des étudiants en licence
18:38échouent.
18:38Donc, il y a des réponses.
18:39Les classes surchargées,
18:41il y a des réponses.
18:41La fonction de professeur,
18:42il y a des réponses.
18:42Nous en faisons
18:43un certain nombre.
18:44Commençons peut-être d'ailleurs
18:45par la fonction de professeur.
18:47restaurée.
18:47Comme je disais
18:48qu'il fallait aider
18:49les forces de l'ordre,
18:49il faut aussi aider
18:51les profs à reprendre
18:53le contrôle de leur classe,
18:55le contrôle de leur profession
18:56à travers, d'ailleurs,
18:58aussi une hausse
18:58des rémunérations.
18:59Nous proposons une mesure
19:01qui est d'augmenter
19:02la rémunération des professeurs
19:03de 3% par an
19:04pendant 5 ans.
19:05Ce n'est pas la seule réponse.
19:06Nous souhaitons des classes
19:07qui ne soient pas
19:08au-delà de 30 élèves
19:09dans le second degré.
19:10Ce n'est pas la seule réponse.
19:12Et puis, nous avons effectivement,
19:13parce que je crois
19:14que c'est là
19:15où tout se joue,
19:16la nécessité
19:17d'orienter
19:19beaucoup plus tôt
19:21les élèves,
19:22si possible
19:23dès la quatrième.
19:24Est-ce que ça veut dire
19:24qu'il y a aujourd'hui
19:25trop de bacheliers,
19:26selon votre raisonnement ?
19:26C'est-à-dire de gens
19:27qui ensuite font des études supérieures ?
19:28Il y a surtout un bac
19:29qui n'a pas le niveau
19:31auquel il devrait être
19:33puisque aujourd'hui,
19:34pour ne pas avoir le bac,
19:35il faut en fait le vouloir.
19:36Donc, il faudrait
19:36qu'il y ait moins de jeunes
19:37et le bac.
19:37Il faut qu'il y ait
19:39plus de jeunes
19:39qui aient des formations
19:42diplômantes
19:42qui leur permettent
19:43un accès au marché du travail
19:45et un épanouissement
19:46plutôt que d'aller.
19:47Parce que quand vous vous écroulez
19:50en licence,
19:50en année 1 ou 2 de licence,
19:52eh bien, vous avez
19:54une certaine aigreur
19:54parce que vous dites
19:55que de temps perdu
19:56et vous ne trouvez pas
19:58de débouchés,
19:59vous ne trouvez pas
19:59votre place dans la société.
20:00Donc, moi, je pense
20:01que l'apprentissage,
20:02les bacs pro,
20:03tout ça, on doit les valoriser
20:05mais surtout
20:05l'orientation très tôt.
20:06Ça veut dire que vous pouvez
20:07au pouvoir, vous réformez
20:08l'ensemble du système scolaire,
20:09vous dégagez la réforme
20:10blanquer du lycée,
20:11vous dégagez parcours sup.
20:13Oui, alors...
20:14Vous reprenez tout à zéro ?
20:15Il faut plutôt l'enlever
20:16pour essayer effectivement
20:17dans cette logique-là d'avoir...
20:19Vous l'améliorer
20:19ou vous le supprimez ?
20:20Non, il faut le supprimer
20:20puisque la logique
20:21n'est pas la même.
20:22La logique que je vous explique,
20:23c'est une orientation
20:24beaucoup plus tôt.
20:25Donc, ça veut dire
20:25que parcours sup,
20:26c'est une orientation
20:27qui arrive finalement
20:28assez tard,
20:29qui est très opaque, etc.
20:30Donc, il y a des choses
20:31à faire pour ceux
20:31qui iront en université
20:33mais il faut avant,
20:34beaucoup plus tôt,
20:35et c'est là où parcours sup
20:35ne correspond pas,
20:36orienter les élèves.
20:37Mais la réforme blanquer
20:38qui était celle
20:39d'une nombre d'options
20:41assez nombreuses
20:42au-delà du tronc commun,
20:43oui, il faut la revoir
20:44évidemment.
20:45Qui porte ces questions
20:46d'éducation ?
20:47Qui pourrait être
20:47ministre de l'éducation
20:48avec Marine Le Pen
20:49présidente
20:50et Jordan Bardella
20:51Premier ministre
20:52Je ne sais pas
20:52qui pourrait être
20:53ministre de l'éducation.
20:54Je ne sais pas si d'ailleurs
20:55c'est très important
20:57aujourd'hui de savoir
20:57qui pourrait l'être
20:58plutôt que de savoir
20:59le programme,
21:00de connaître le programme.
21:01Marine Le Pen aura
21:02l'occasion de s'exprimer.
21:03Qui travaille sur ces aspects-là
21:04pour le programme de Marine Le Pen ?
21:05Il y a beaucoup de gens
21:06qui travaillent sur ces aspects-là.
21:07Par exemple,
21:08nous avons deux anciens
21:09inspecteurs d'académie
21:10qui sont députés
21:11dans notre groupe,
21:12je pense à Roger Chudeau
21:13dans le Loir-et-Cher,
21:13Thierry Tesson,
21:14mon camarade député du Nord.
21:16À l'UDR,
21:17il y a le député de la Marne,
21:18Maxime Michelet
21:19qui travaille sur ces questions-là.
21:20Et puis nous avons
21:20des professionnels
21:21du monde de l'éducation
21:22qui nous accompagnent
21:23dans notre réflexion.
21:24Donc oui,
21:26nous travaillons
21:26en lien avec des professionnels.
21:28Je salue aussi
21:29des organisations étudiantes
21:30qui font des propositions.
21:32J'ai rencontré
21:33les responsables de l'Uni,
21:34l'Union Interuniversitaire,
21:35la fameuse et jeune Louise
21:37qui a percé dans les médias.
21:40Mais ce qui est intéressant,
21:40c'est que ces associations
21:42portent des propositions.
21:44Donc oui,
21:44nous écoutons
21:45les professionnels,
21:46nous écoutons
21:47les associations
21:48d'étudiants,
21:49nous écoutons
21:49les familles également
21:51qui doivent être associées
21:51à cette réflexion.
21:52Juste qu'on comprenne bien
21:53après cette journée d'hier,
21:54vous dites aux lycéens,
21:55il faut savoir
21:56terminer une grève,
21:57pas une grève,
21:58mais en tout cas,
21:58il faut savoir terminer
21:59un mouvement.
21:59Qu'est-ce que vous leur dites
22:00aujourd'hui ?
22:01Je leur dis d'abord,
22:02tenez bon,
22:03il y a six mois à attendre,
22:03mais je leur dis,
22:04et je dis plutôt
22:05au gouvernement,
22:06on ne commence pas
22:08par bricoler une réponse
22:10sans avoir levé
22:11les blocus lycéens.
22:12Ça, c'est la première des choses.
22:14Voyez, on revient à l'autorité.
22:14Vous parlez au gouvernement,
22:15mais pas aux lycéens.
22:16Oui, mais aux lycéens,
22:17je leur dis,
22:17nous avons des propositions,
22:19nous sommes en train
22:19de les faire,
22:20de toute façon,
22:20l'année est avancée,
22:22l'année est commencée,
22:23donc on ne va pas repenser
22:24tout le système
22:25en cours d'année,
22:26mais nous avons
22:26des propositions
22:29immédiatement applicables
22:30pour un certain nombre
22:30d'entre elles,
22:31à notre arrivée,
22:32si les Français
22:32nous font confiance,
22:33et nous leur disons,
22:34écoutez nos propositions,
22:35regardez-les attentivement,
22:37nourrissez-les,
22:39et dites-nous
22:40si celles-ci
22:41peuvent répondre
22:42à vos angoisses,
22:43parce que les angoisses,
22:43elles sont aussi
22:44sur le logement,
22:45elles sont aussi
22:45sur d'avoir des étudiants
22:46qui ont des longues journées
22:48et qui travaillent en plus.
22:49Oui, tout ça,
22:49tout ça fait partie
22:50de ce package.
22:51Sébastien Cheney,
22:52avant de répondre
22:52à quelques questions
22:53des lecteurs,
22:53un mot sur votre rapport
22:55avec les syndicats.
22:56On a vu qu'à Carcassonne,
22:57le maire RN
22:58a exclu les syndicats
22:59de la Bourse du Travail,
23:00à Liévin,
23:01le maire RN
23:01a supprimé la cérémonie
23:02du 1er mai.
23:03Est-ce qu'il faut
23:04en conclure
23:06qu'au pouvoir,
23:07les syndicats
23:08au niveau national
23:09seront un peu
23:09dans votre viseur ?
23:10Non, pas du tout.
23:10Liévin, d'ailleurs,
23:11il n'a pas supprimé
23:12la cérémonie du travail,
23:13la cérémonie du 1er mai.
23:14Il en a exclu
23:15des syndicats.
23:16Mais il a exclu
23:16un certain nombre
23:17de syndicats
23:18qui en avaient fait
23:18autre chose
23:19et qui avaient politisé
23:20les choses.
23:20Donc les syndicats
23:21ne sont pas d'accord
23:21avec vous ?
23:22Pas du tout.
23:23D'abord, il n'y a pas
23:23de syndicats,
23:24vous le savez,
23:25il n'y a pas de syndicats
23:25qui expriment
23:26officiellement
23:27un accord
23:27avec le Rassemblement
23:28national.
23:28Ce n'est pas comme
23:29la CGT.
23:30A l'inverse,
23:31s'ils expriment
23:32des désaccords,
23:33ils seront dans le viseur.
23:34Aucun problème.
23:34La CGT est historiquement
23:36liée au Parti communiste.
23:37Pendant des années,
23:37le secrétaire général
23:38de la CGT
23:39était membre
23:39du comité central
23:40du Parti communiste.
23:41Ça n'a visiblement
23:41pas gêné grand monde.
23:43Moi, je pense que
23:43les syndicats,
23:44la limite,
23:45c'est de ne pas avoir
23:46des syndicats
23:47faire de la politique,
23:48appeler à voter.
23:49Ils ont le droit
23:50de le faire,
23:50mais si vous voulez,
23:50ça les décrédibilise.
23:51En réalité,
23:52nous, on parlera
23:53à tout le monde.
23:55Aujourd'hui,
23:55je vois que
23:56les grandes centrales syndicales,
23:57les dirigeants
23:58des grandes centrales syndicales
23:59ne veulent pas nous parler.
24:00Je pense par exemple
24:01à Mme Léon
24:02qui ne veut pas nous parler.
24:03Je pense qu'elle commet
24:04une faute.
24:05La démocratie,
24:06c'est parler à des gens
24:07qui ne sont pas
24:07d'accord avec vous.
24:09Montesquieu,
24:10je vais vers celui
24:10qui me contredit.
24:11Et donc,
24:12nous nous appelons
24:12les syndicats
24:14à s'ouvrir,
24:15à parler
24:15avec les forces politiques
24:16en présence.
24:17Ils n'auront rien
24:18à redouter de nous
24:20à partir du moment
24:20où ils joueront
24:21le jeu de la démocratie
24:22constructive.
24:23C'est aussi ça
24:24la démocratie sociale.
24:26Le Grand Jury,
24:27questions d'électeurs.
24:29Des questions d'électeurs
24:30recueillies par West France,
24:32Stéphane Vernet.
24:32La première est posée
24:33par Patrick de Saint-Nazaire
24:34en Loire-Atlantique
24:35qui demande
24:35comment allez-vous pouvoir
24:36redresser le champ de ruines
24:37qu'est devenue la France
24:38avec une ultra-gauche
24:39qui est prête
24:40à mettre le feu au pays
24:41si vous gagnez
24:41l'élection présidentielle.
24:43Il vous souhaite
24:44bon courage,
24:44mais comme c'est à l'écrit,
24:45on ne sait pas
24:46si c'est irrecouragement
24:47ou ironique.
24:50C'est pour ça que tout à l'heure
24:50j'ai dit qu'il fallait d'abord
24:51les combattre par la démocratie.
24:53Il fallait faire reculer
24:54cette force politique
24:57d'extrême-gauche
24:58qui abrite en elle
24:59une ultra-gauche violente.
25:01Il faut d'abord
25:01effectivement les faire reculer.
25:03Est-ce que vous considérez
25:03que cette question
25:04de l'ordre public
25:04est un défi supplémentaire
25:06pour vous
25:07dans l'accession au pouvoir
25:08au moment de l'accession au pouvoir ?
25:09Non, elle est un défi tout court.
25:11Elle n'est pas un défi
25:11au moment de l'accession au pouvoir.
25:12Regardez où nous en sommes aujourd'hui.
25:14Il n'y a pas d'élection aujourd'hui.
25:15Vous visez l'ultra-gauche
25:20société à tous les moments,
25:22tous les jours,
25:22toutes les semaines,
25:23tous les mois de l'année.
25:25Pas uniquement
25:25pendant la période électorale.
25:26Et si l'extrême-gauche
25:28pense pouvoir faire pression
25:31en manipulant l'opinion
25:32en tous les cas,
25:32en sous-entendant
25:33qu'elle ne respectera pas
25:34la démocratie,
25:35c'est tout de même très grave.
25:36Et moi, je ne voudrais pas
25:37que les Français soient privés,
25:39encore une fois,
25:39d'une campagne électorale
25:40avec des échanges,
25:42des propositions
25:45que les Français
25:46sont en droit de connaître.
25:48Donc voilà,
25:49le chantage
25:51à la bordélisation
25:52par l'extrême-gauche
25:54n'est pas acceptable
25:55dans une démocratie.
25:55Est-ce qu'il n'y a pas
25:56une petite inquiétude
25:56sur le 1er mai
25:58qui tombe juste avant
25:58le 2e tour
25:59de l'élection présidentielle ?
26:00Alors, le président de la République
26:01a fait ce choix.
26:02Peut-être espérait-il
26:04qu'il verrait défiler
26:05des millions de Français
26:06au style à Marine Le Pen.
26:08Mais peut-être
26:09a-t-il compris
26:10en voyant
26:10les images
26:11de la nuit dernière
26:13que tout ça
26:14pouvait très mal tourner
26:15parce qu'il y avait
26:16effectivement
26:17une extrême-gauche minée.
26:18Et je l'invite
26:18à changer
26:19de philosophie.
26:21Je l'invite
26:22à vraiment
26:23assurer aux Français
26:24la sérénité
26:25dans le cadre
26:26de cette élection présidentielle.
26:28C'est sa responsabilité.
26:29C'est la responsabilité
26:30du ministre de l'Intérieur.
26:31Nous, on sera évidemment
26:32très attentifs à cela.
26:34C'est leur responsabilité.
26:35Je ne voudrais pas
26:35qu'Emmanuel Macron,
26:37après avoir joué
26:37les Macron-Antoinette
26:39au concert de Céline Dion,
26:41laisse aux Français
26:41une élection présidentielle
26:43trustée par la violence.
26:45On va rester sur cette formule.
26:46C'est son boulot.
26:46C'est le vice-président
26:47du Rassemblement National
26:48et notre invité.
26:50On se retrouve dans un instant
26:50pour la seconde partie
26:52de ce Grand Jury.
26:53A tout de suite.
26:54Le Grand Jury
26:55RTL
26:56Public Sénat
26:56Ouest France
26:57M6
27:11RTL
27:12Votre radio
27:37Suite du Grand Jury
27:39présenté par Olivier Bost
27:42Sébastien Chenu
27:43vice-président
27:43du Rassemblement National
27:44député du Nord
27:45et vice-président
27:47de l'Assemblée Nationale
27:48et notre invité.
27:49Stéphane Vernet
27:50pour Ouest France
27:51et Steve Jourdain
27:52pour Public Sénat
27:53sont à mes côtés
27:53pour vous interroger.
27:56Le Grand Jury
27:57La bataille des idées
28:00Sébastien Chenu
28:01de Think Tank
28:01et plusieurs économistes
28:02ont épluché
28:03le projet de budget
28:04que vous avez présenté
28:05la semaine dernière.
28:06C'est un budget
28:06pour les 5 ans qui viennent.
28:08Il s'agit de l'Institut
28:08de l'entreprise
28:09notamment de Terranova.
28:10Et si je devais résumer
28:12leur conclusion
28:12c'est que votre projet
28:14est presque fantaisiste
28:15à leurs yeux.
28:16Sur les 140 milliards
28:18d'euros d'économie espérés
28:19ce ne serait
28:20selon eux
28:21au mieux
28:21quelques milliards.
28:23Est-ce que vous avez
28:23encore un problème
28:25de sérieux budgétaire
28:26au Rassemblement National ?
28:27Non mais je pense
28:27par exemple
28:28que Terranova
28:28qui est la machine
28:29à penser
28:29du Parti Socialiste
28:31a effectivement
28:32un problème de crédibilité.
28:34Je voulais que Terranova
28:35nous accuse.
28:36on n'attendait pas
28:37un satisfait site
28:38d'un think tank
28:40qui est si marqué
28:41à gauche
28:42et si opposant
28:43du Rassemblement National.
28:45Je note
28:48que le journal
28:50dit économiste
28:51qui n'est pas un ami
28:52du Rassemblement National
28:53a en revanche
28:54par exemple
28:54un international
28:55très bien accueilli
28:56les mesures
28:58proposées par Marine Le Pen.
28:59Vous voyez
29:00il y a quand même
29:01peut-être
29:02plus à dire
29:03que cela.
29:03Sur les faits
29:04dans Sébastien Chenu
29:05qu'on comprenne bien
29:06pour ceux qui nous écoutent
29:06par exemple
29:07sur la fraude à la TVA
29:08vous espérez récupérer
29:09plus d'argent
29:10que le montant
29:11de toute la fraude estimée
29:12donc 18 milliards d'euros
29:13récupérés
29:14et on évalue ça
29:15toute la fraude
29:16à 12 milliards.
29:17Comment vous faites ?
29:18Est-ce qu'il y a
29:18une potion magique ?
29:19La fraude estimée
29:21c'est 26 milliards d'euros
29:22on compte en récupérer
29:2318 milliards.
29:24La réalité
29:24c'est que nous allons
29:25appliquer un dispositif
29:26qui est celui
29:27que nous connaissons
29:27en Belgique
29:28c'est-à-dire
29:29la TVA
29:32à la source
29:33c'est-à-dire
29:33que vous avez
29:34des entreprises
29:34qui parfois
29:35sont des entreprises
29:35éphémères
29:36qui échappent à la TVA
29:37vous avez tous
29:37un certain nombre
29:38de dispositifs
29:39et donc nous
29:40nous avons regardé
29:41comment nous pouvions
29:42évidemment
29:43récupérer cette TVA
29:44qui est la ressource
29:45la plus dynamique
29:46d'ailleurs
29:46de l'État
29:47et nous sommes
29:48d'ailleurs
29:49en dessous
29:49de ce que nous
29:50pouvons récupérer.
29:51Les économies
29:51et les gains
29:52dans votre budget
29:54c'est par exemple
29:5429 milliards
29:55grâce à l'immigration
29:5633 milliards
29:57sur les dépenses
29:58de l'État
29:5820 milliards
29:59d'économies
30:00sur la santé
30:0020 milliards
30:01d'économies
30:02imposées
30:02aux communes
30:03et aux intercommunalités
30:05comment vous faites ?
30:06Concrètement
30:06il n'y a aucun perdant
30:08dans vos calculs
30:10parce que
30:10tous ces montants
30:11sont quand même
30:11extrêmement importants
30:13est-ce que ça ne relève pas
30:14par moment
30:14un peu d'économie magique ?
30:16Non je vais vous expliquer
30:16d'abord
30:17ce contre-budget
30:18c'est la première marche
30:19c'est-à-dire que
30:19ce n'est pas le programme
30:20de Marine Open
30:21c'est la première marche
30:22dans le débat budgétaire
30:23auquel nous faisons face
30:25aujourd'hui
30:25je note aussi
30:26c'est pour les 5 ans à venir
30:27oui oui
30:28mais je note quand même
30:29pour l'anecdote
30:29que nous sommes les seuls
30:30à faire l'effort
30:32contre-budget
30:33je n'ai pas vu M. Philippe
30:34d'ailleurs
30:35qui donne toujours des leçons
30:36au monde entier
30:37faire l'effort
30:37de présenter
30:38un contre-budget
30:38Bruno Rottelio et Gabriel Attal
30:40par exemple
30:40ont fait des contre-budget
30:42non mais
30:43ils ont fait des propositions
30:43ici et là d'ailleurs
30:44ils ne siègent pas
30:45ils ont chiffré
30:46l'ensemble de leurs économies
30:47ils ne siègent pas
30:48ils ne viennent pas défendre
30:49pendant les débats budgétaires
30:50vous pouvez contrôler tout ça
30:51il n'y a pas un macroniste
30:52pas un LR
30:53pour aujourd'hui défendre
30:54ce qui est encore
30:55leur budget
30:55ça c'est sûr
30:57je viens
30:57parce que vous avez
30:58il y a deux aspects
30:59il ne faut pas les mélanger
31:00il y a effectivement
31:00le programme présidentiel
31:02pour les cinq ans à venir
31:03c'est la première marche
31:04et il y a le budget
31:05de l'année prochaine
31:05on va y revenir
31:06nous mettons
31:08cet objectif sous quoi
31:09sous une règle d'or
31:10avec un objectif
31:11d'une règle d'or
31:11que Marine Le Pen
31:12proposera au vote des français
31:13par référendum
31:14nous avons fait
31:15un effort important
31:16qui est celui
31:17de faire baisser
31:18la dépense publique
31:18de 140 milliards d'euros
31:20à l'horizon 2032
31:22ça ce sont les objectifs
31:23comment on y arrive
31:24ici en tous les cas
31:25pour le contre-budget
31:26nous y arrivons
31:26avec trois types de mesures
31:27vous avez énoncé
31:28des chiffres
31:29j'y reviens
31:29d'abord c'est 62 milliards
31:30de baisse de dépenses
31:32l'état dépensera moins
31:34avec les propositions
31:35que nous faisons
31:36c'est à dire que nous allons
31:37rationaliser
31:38un certain nombre de dépenses
31:39faire baisser des dépenses
31:40vous en avez parlé
31:41sur l'immigration
31:42ou la contribution
31:43à l'Union Européenne
31:44ce sont des mesures
31:45très différentes
31:45de ce que le gouvernement
31:47Lecornu présente
31:48puisqu'il ne propose pas
31:49par exemple
31:50si vous me laissez développer
31:52je vais vous expliquer
31:52les trois volets
31:54sur les conséquences pratiques
31:55on les a rarement
31:56c'est à dire que par exemple
31:57quand vous baissez le budget
31:58des communes
31:59c'est les écoles derrière
32:00par exemple
32:01j'y viens
32:02mais je voudrais vous expliquer
32:03comment on arrive à ça
32:04parce que vous avez
32:05d'abord des baisses de dépenses
32:07l'état va moins dépenser
32:08avec nous
32:09dans certains secteurs
32:10là où il dépense beaucoup
32:11vous avez vu que par exemple
32:12la masse salariale de l'état
32:13dans le budget de Lecornu
32:14elle augmente de 0,2%
32:15donc on fait moins de dépenses
32:17dans certains secteurs
32:19on organise différemment
32:20la fiscalité
32:21vous allez avoir
32:21une fiscalité différente
32:22c'est à dire que vous allez avoir
32:23plus de fiscalité
32:24dans certains domaines
32:25l'éolien
32:26notre impôt sur la fortune financière
32:28donc ça effectivement
32:29c'est là aussi
32:3153 milliards de fiscalité
32:32qui vont rentrer
32:33mais nous avons aussi
32:34pardon
32:3426 milliards de fiscalité
32:36qui vont rentrer
32:36mais nous avons des baisses
32:37de fiscalité
32:38de l'autre côté
32:38c'est à dire qu'on fait sauter
32:40un certain nombre
32:40d'impôts de production
32:41donc tout ça s'équilibre
32:42et on a une baisse de fiscalité
32:44au total
32:45les dépenses
32:46les recettes
32:46de 27 milliards
32:47c'est le deuxième volet
32:48et puis le troisième
32:48ce sont ce qu'on appelle
32:49des droits nouveaux
32:50parce qu'en fait
32:51il ne s'agit pas
32:51de faire uniquement
32:52des économies
32:53si vous faites uniquement
32:54des économies
32:54d'abord on n'est pas besoin
32:55d'hommes politiques
32:56vous demandez à un comptable
32:56de Bercy
32:57la liste des économies à faire
32:58ils vous passent le coup de rabot
32:59c'est ce qu'ils font
33:00mais si vous faites uniquement
33:01des économies
33:02vous avez des effets
33:04récessifs
33:04c'est de se dire
33:05140 milliards d'euros d'économies
33:06ce qui est extrêmement important
33:07alors ils ont 2032
33:08effectivement dans les 5 ans
33:10qui viennent
33:10et aucun français
33:11vous écoutez quasiment
33:13ne ressentira
33:13le moindre effet
33:14de ces économies
33:15il y aura des efforts à faire
33:16il y a des efforts
33:16qui vont être faits
33:18mais d'abord peut-être
33:18effectivement prioritairement
33:20par ceux qui peuvent les faire
33:22d'abord effectivement
33:22le coût de l'immigration
33:23vous l'avez dit
33:24il est important
33:25je ne vois dans aucun budget
33:26depuis 10 ans
33:28d'Emmanuel Macron
33:28mais probablement dans les précédents
33:30d'efforts demandés
33:31sur l'immigration
33:31donc oui c'est effectivement important
33:33sur l'Union Européenne
33:34je ne vois jamais
33:35qui d'autre vous mettrait
33:36à contribution parmi
33:37l'Union Européenne
33:38parmi les Français
33:39c'est juste sur l'immigration
33:40sur l'immigration
33:41oui je pense
33:42non il y a effectivement
33:44je vous ai parlé par exemple
33:45de l'impôt sur la fortune financière
33:47il toucherait selon nos projections
33:491% des Français
33:50à qui nous allons
33:511% des Français
33:52demander de contribuer différemment
33:54en tous les cas
33:55davantage
33:56à travers cet impôt
33:57sur la fortune financière
33:58mais c'est important des Français
34:00mais ce sont quand même
34:01des Français
34:01à qui nous allons demander
34:02il y a des structures
34:05on a beaucoup parlé des agences
34:06mais il y a aussi des associations
34:07par exemple
34:08on considérerait
34:09qu'elles ne sont pas d'intérêt général
34:10et nous considérerions
34:11que l'État
34:12n'a donc pas
34:13à les subventionner
34:13c'est beaucoup d'économies aussi
34:15regardez ce qu'a dit d'ailleurs
34:16l'économiste Marc Poitier
34:17dans le gros des dépenses
34:18aujourd'hui
34:19notamment des dépenses sociales
34:20il y a les retraites
34:21Marine Le Pen annoncera
34:22sa réforme des retraites
34:23dans un mois
34:23est-ce que ça veut dire
34:24que ça ne sera plus
34:25la réforme de 2022
34:26c'est-à-dire départ à 60 et 62 ans ?
34:29si parce que c'est une réforme de société
34:30ce n'est pas une réforme paramétrique
34:32ce qu'on propose
34:32on ne propose pas de bidouiller
34:34des paramètres
34:35parce qu'en fait
34:35quand vous jouez à ça
34:36et bien vous êtes sans arrêt
34:38obligé de faire bouger le curseur
34:40et de le reculer
34:41donc nous c'est une réforme de société
34:42une réforme de société
34:43on assume le fait
34:44qu'elle ait un coût
34:45bien sûr qu'elle ait un coût
34:45le fait de mettre
34:46la borne d'âge
34:47à 60 ou 62 ans
34:49avec 40 ou 42 annuités
34:51c'est un coût
34:51nous l'avons estimé
34:52à 9 milliards d'euros
34:53c'est 35 milliards selon
34:55alors selon Terra Nova
34:56ça va être 50 milliards
34:57non pas
34:57il n'y a pas que Terra Nova
34:59qui est en gros chiffre
34:59et puis il y a
35:00un déficit des retraites
35:01aujourd'hui qui est important
35:03qui est évalué
35:04à peu près à 10 milliards d'euros
35:05vous avez remarqué d'ailleurs
35:06que dans les propositions
35:07de nos adversaires
35:08leur propos
35:10parce que la mesure
35:11par exemple
35:11Edouard Philippe
35:1245 annuités
35:14et 65 ans
35:15on ne sait pas non plus
35:16comment c'est financé
35:16personne ne lui pose la question
35:17mais vous avez une particularité
35:20c'est que les gens
35:21vont travailler moins
35:22et c'est censé
35:23rééquilibrer le système
35:24ça ça interroge
35:26Marine Le Pen
35:26va annoncer un certain nombre
35:28de mesures
35:29qui vont réparer
35:29le système actuel
35:30parce que dans le système actuel
35:31vous avez un certain nombre
35:33d'angles morts
35:33qui coûtent très cher aux français
35:34elle va les annoncer
35:35le 17 novembre
35:36et vous aurez effectivement
35:37toutes les réponses
35:38mais le modèle que nous avons
35:39c'est toujours le problème
35:40c'est que ceux
35:40qui ont commencé
35:41à travailler tard
35:42vont travailler plus longtemps
35:42le modèle est toujours le même
35:44mais il repose
35:46sur plusieurs options
35:47le modèle
35:47donc c'est 40 annuités
35:49pour partir
35:50à partir de 60 ans
35:51quand vous avez commencé
35:52à travailler avant 20 ans
35:53et ensuite
35:5342 annuités
35:54pour partir
35:55à partir de 62 ans
35:56au-delà de ça
35:57mais ça repose aussi sur quoi ?
35:58de la productivité
35:59de l'activité
36:00une relance
36:01de la natalité
36:02oui
36:02nous considérons
36:03c'est pour ça
36:03il y a beaucoup de conditions
36:05quand même
36:05mais enfin
36:06c'est un changement
36:07là aussi
36:08d'orientation politique
36:09tout à l'heure
36:10je vous ai dit
36:11nos mesures
36:11ce ne sont pas uniquement
36:13des mesures d'économie
36:13parce que sinon
36:14nous serons dans une
36:15dans une projection
36:17qui serait simplement
36:18récessive
36:19de l'économie
36:20c'est des mesures
36:20de relance
36:21de la croissance
36:22quand on veut
36:23abaisser les impôts
36:24de production
36:24quand on veut
36:26améliorer
36:26le pacte d'Utreil
36:27ce sont des mesures
36:28qui vont nous faire
36:28rentrer de l'IS
36:29de l'impôt sur les sociétés
36:31davantage
36:31ce sont des mesures
36:32de relance de la croissance
36:33on en a vu sur le logement
36:34on en voit sur les transports
36:35si toutes ces conditions
36:36ne sont pas remplies
36:37qu'est-ce qui va se passer
36:38quand vous serez au pouvoir
36:39si vous êtes au pouvoir ?
36:40Mais monsieur
36:40ce que nous proposons
36:41c'est un autre modèle
36:43économique
36:43ça fait 30 ans
36:44qu'on est dans les mêmes logiques
36:46qui sont désormais
36:47des logiques
36:48qui coûtent très cher aux français
36:49qui n'ont pas de résultat
36:51qui sont inégales
36:52et qui amènent
36:52le système à s'écrouler
36:53donc permettez
36:54qu'on puisse tenter autre chose
36:55qu'on puisse projeter
36:56un modèle
36:57qui crée de la croissance
36:58parce que nous
36:58nous croyons qu'avec ce que nous proposons
37:00la croissance peut repartir
37:01nous pouvons protéger notre économie
37:03qui désentête le pays
37:04parce que c'est la règle d'or
37:05que Marine Le Pen propose aux français
37:07c'est pour désendetter le pays
37:09donc oui on ne va pas faire
37:10comme les autres
37:10ça c'est sûr
37:11on ne va pas faire comme les autres
37:12Alors à ce sujet-là
37:13vous voulez réduire
37:14donc la contribution
37:15de la France
37:16au budget de l'Europe
37:17Marine Le Pen s'est rendue
37:18à Bruxelles cette semaine
37:19pour engager un bras de fer
37:20pour réduire cette contribution
37:22alors même vos alliés européens
37:24dans le groupe Patriot
37:25ne semblent pas vous suivre
37:26pour nous autoriser
37:27à tailler dans notre contribution
37:30comment vous allez y arriver ?
37:31Mais I want my money back
37:33c'était ce que disait
37:34Margaret Thatcher
37:35il y a combien de temps ?
37:36Je ne sais plus
37:36c'était en 84
37:37il y a 40 ans
37:38nous voulons récupérer
37:40ça c'est fini
37:41et les Anglais sont partis
37:42et ont quitté l'Europe
37:43ça veut dire que nous aussi
37:44nous voulons récupérer
37:46une partie de notre argent
37:48nous comprenons
37:48qu'il faille contribuer
37:49il faut que les autres
37:50soient d'accord
37:51oui mais enfin
37:51les autres sont d'accord
37:53mais ils ont fait vivre
37:55pour l'instant ils n'ont pas d'accord
37:56aucun autre pays
37:56l'Union Européenne ne sera d'accord
37:57sinon monsieur
37:58ils ont fait vivre un système
37:59pour que la France
38:00réduise d'un tiers sa contribution
38:01je vais vous expliquer
38:02ils ont d'abord
38:02avant de parler même
38:03de la contribution
38:04on va parler des rabais
38:05il y a un système
38:06qui s'appelle les rabais
38:07et moi j'ai regardé
38:08vous demandez un rabais ?
38:10nous commençons par ça
38:11ce système opaque
38:12qui permet
38:134 milliards et demi d'euros
38:14c'est ça ?
38:14qui permet en tous les cas
38:15d'obtenir un certain nombre
38:17de rabais
38:18à la hauteur
38:18vous avez dit
38:194 milliards d'euros
38:20c'est ça ?
38:21en tous les cas
38:21l'Allemagne
38:22c'est 3,6 milliards d'euros
38:23qu'ils ont
38:24et l'Allemagne
38:25est un état
38:26auquel on se compare souvent
38:27ce système des rabais
38:29n'a jamais été demandé
38:30par Emmanuel Macron
38:31c'est un bras de fer
38:32mais c'est un bras de fer
38:33un rabais
38:33et une baisse
38:34décidée de manière
38:35unilitarale
38:36de la contribution
38:36de la France
38:37obligée de l'Union Européenne
38:37c'est pas du tout la même chose
38:38c'est pour ça que je vous dis
38:39on va déjà commencer
38:40par obtenir des rabais
38:41on va commencer
38:42par essayer de récupérer
38:43notre avoir
38:43et puis effectivement
38:44si on vous dit
38:45que le budget
38:46pour les agriculteurs
38:47la PAC baisse
38:48mais je connais
38:50je connais évidemment
38:51ce chantage
38:52qui dit tout de suite
38:53mais alors vous aurez moins
38:53pour la PAC
38:54non monsieur
38:54nous allons vous demander
38:56et nous n'allons plus valider
38:57le fait que
38:58la Commission Européenne
38:59s'approprie
39:00des compétences coûteuses
39:02sans l'avis
39:03l'autorisation
39:04des états
39:05notamment fondateurs
39:06qui la composent
39:07c'est-à-dire que l'Union Européenne
39:09qui s'approprie
39:10des compétences
39:10ou qui continue
39:11et ça coûte très cher
39:13à négocier
39:14des traités
39:14de préadhésion
39:15l'État français
39:17qui est un des cofondateurs
39:18de l'Union Européenne
39:19ne va pas être d'accord
39:20si c'est nous
39:20donc voyez-vous
39:21il va falloir repenser
39:22les choses
39:22et c'est aussi
39:23un bras de fer
39:24qu'il faut mener
39:24mais tout est une question
39:25de bras de fer
39:26et de rapports de force
39:26dans la vie
39:27tout est une question
39:28de rapports de force
39:28nous l'assumons
39:29au bénéfice des Français
39:30je vous le dis
39:31les pays qui aujourd'hui
39:32bénéficient de rappets
39:33ne sont pas liés
39:34par les critères de Maastricht
39:35parfois ne sont même pas
39:36dans la zone euro
39:37et donc par conséquent
39:38je ne vois pas pourquoi
39:38la France ne pourrait pas
39:40bénéficier de rabets
39:41ou de conditions
39:42positives pour son budget
39:43Sébastien Chigny
39:44on va parler à présent
39:45ça concerne toute l'Europe
39:46c'est l'Ukraine
39:47et la Russie
39:48d'abord avec quelques questions
39:50des lecteurs
39:50qu'on ne vous a pas posées
39:51tout à l'heure
39:52Stéphane Vernais
39:53des questions de deux lecteurs
39:54différents
39:54René de Dolle-de-Bretagne
39:55en Île-et-Vilaine
39:56et Jean-Yves de R220
39:58dans le Morbihan
39:59donc si le Rassemblement National
40:00prend le pouvoir
40:02ferez-vous ami-ami
40:03avec la Russie
40:04nous demande René
40:05pouvez-vous être clair là-dessus
40:06et Jean-Yves donc dit
40:08pourquoi soutenez-vous
40:09Poutine
40:10qui veut la fin
40:10de notre démocratie
40:11pour l'argent
40:12demande-t-il
40:13bon alors d'abord
40:14on ne soutient pas Poutine
40:15et il n'y a pas d'amis
40:16dans les relations internationales
40:17comme ça que vous êtes perçu
40:18il n'y a pas d'amis
40:18dans les relations internationales
40:19je vous le dis
40:20il y a des alliés
40:20les alliés peuvent parfois
40:22être des amis
40:22peuvent parfois être des concurrents
40:23et peuvent parfois être
40:25dans un certain nombre
40:26de domaines
40:26des adversaires
40:27donc il n'y a pas d'amis
40:29les Etats ont des relations entre elles
40:30entre eux
40:31c'était le général de Gaulle
40:32d'ailleurs qui l'avait formalisé ainsi
40:33donc les Etats
40:34parfois il y a des décisions
40:35qui peuvent être favorables
40:36à des pays
40:37qu'ils soient amis ou pas amis
40:38par exemple quand vous dites
40:39que vous allez arrêter
40:40d'aider l'Ukraine
40:41Marine Le Pen
40:42l'a confirmé dans une interview
40:44cette semaine
40:44elle a même dit
40:45qu'elle a précisé
40:46qu'elle appliquerait
40:47un délai de 6 mois
40:48d'ailleurs pourquoi ce délai ?
40:51parce qu'on a un budget
40:51à boucler
40:52parce que nous considérons
40:53qu'effectivement
40:54la France qui contribue
40:55avec
40:56qui a contribué jusqu'à présent
40:57à 27 milliards d'euros
40:58quand même
40:59d'argent français
41:00pour aider l'Ukraine
41:02a pris sa part
41:03pas d'argent direct
41:04mais il y avait une partie
41:05d'emprunt européenne
41:05vous avez des aides directes
41:07vous avez des aides financières
41:07vous avez aussi des aides matérielles
41:08vous avez des prêts
41:09vous avez effectivement
41:10enfin tout ça
41:11c'est de l'argent des français
41:12nous avons pris notre part
41:13à peu près d'ailleurs
41:14au même niveau
41:14que d'autres pays
41:15je pense par exemple
41:16à l'Espagne
41:16Vladimir Zelensky
41:17a répondu à Marine Le Pen
41:19dans le Financial Times
41:19il a dit
41:20elle ne maîtrise pas bien
41:21certains détails
41:23l'expérience de notre armée
41:24sur le plan technologique
41:25est très importante
41:25pour nos partenaires
41:26et l'industrie française
41:27ne peut qu'y gagner
41:28grâce à ces technologies
41:29cette coopération
41:30et cette coproduction
41:31vous ignorez aussi
41:33cet aspect de la coopération
41:35avec l'Ukraine
41:35est-ce qu'elle peut nous apporter
41:36ou pas ?
41:37Non mais
41:37l'Ukraine a bénéficié
41:39de l'aide militaire
41:40de la France
41:40à travers des dons d'armes
41:43à travers des ventes d'armes
41:45et à travers aussi
41:46du don de carburant
41:47mais si demain
41:47on récupère l'expertise
41:49notamment en matière de drones
41:50pour se protéger
41:51c'est pas intéressant ?
41:52Non aujourd'hui
41:53la priorité n'est pas celle-ci
41:55je le dis parce qu'on le dit
41:56assez peu
41:57en 2024
41:58nous avons fait des dons
41:59de plus de 200 tonnes
42:02de carburant
42:03à l'Ukraine
42:04je pense que ça doit aussi
42:05être reçu par les français
42:07l'OCDE je rappelle aussi
42:08nous dit
42:09et on doit y être attentif
42:11que l'Ukraine est un état
42:12très corrompu
42:13donc si vous voulez
42:13moi je veux bien que
42:14Est-ce que ça veut dire
42:15dans votre raisonnement
42:16qu'importe si l'Ukraine tombe ?
42:18Non ça ne veut pas dire ça
42:19non parce que je le redis
42:20et je le redis
42:21avec beaucoup de force
42:23ça peut être une conséquence
42:24si on arrête de les aider
42:25mais je vais vous expliquer pourquoi
42:26parce qu'en fait
42:27arrêter une aide financière
42:28à l'Ukraine
42:29c'est pas ne rien faire
42:30d'abord
42:31la Russie
42:32est l'état agresseur
42:33la Russie
42:34est l'état
42:34qui se comporte mal
42:37vis-à-vis de l'Ukraine
42:38depuis le premier jour
42:40je ne peux pas être
42:40plus clair que cela
42:41mais évidemment
42:42on n'a pas d'ennemis
42:43mais on peut envoyer des signaux
42:44vous disiez
42:45on n'a pas d'ennemis
42:46mais nous avons voté
42:48nous avons voté
42:49les sanctions
42:50à la Russie
42:51mais
42:51non c'est pas vrai
42:52vous êtes abstenu
42:53sur la résolution de soutien
42:54à l'Ukraine l'année dernière
42:55vous êtes abstenu
42:55mais parce que
42:56quand elles ont des conséquences
42:58pour le budget français
42:58c'est-à-dire pour les agriculteurs français
43:00par exemple
43:00on parlait tout à l'heure
43:01des agriculteurs
43:02on ne va pas se tirer
43:02des balles dans le pied
43:03en revanche
43:04ne pas soutenir financièrement
43:05l'Ukraine
43:05ou ne plus la soutenir
43:06à terme financièrement
43:07ça ne veut pas dire
43:08ne rien faire
43:08je regardais
43:10il y a des choses très concrètes
43:12les avions Rafale
43:13qui doivent arriver
43:14en Ukraine
43:15on les annule
43:15si vous arrivez au pouvoir
43:16il y en a 16
43:18qui doivent arriver en Ukraine
43:19est-ce que vous les annulez
43:19Marine Le Pen a indiqué
43:20que les engagements
43:21de la France
43:22seraient tenus
43:22en ce qui concerne
43:23le matériel militaire
43:25l'aide humanitaire
43:26le matériel militaire
43:28l'aide humanitaire
43:28Marine Le Pen a dit
43:29sera tenue
43:30mais je dis simplement
43:31arrêter l'aide financière
43:33ce n'est pas
43:33arrêter l'idée
43:34d'aider l'Ukraine
43:35la France a été
43:36très à l'écart
43:37des négociations
43:38j'ai regardé
43:39la dernière fois
43:39que la France
43:40il n'y a pas eu
43:41de convention
43:44trilatérale
43:45depuis très longtemps
43:46la dernière fois
43:47que la France
43:48a regardé
43:49passer les trains
43:49sans intervenir
43:50c'était
43:52cette année
43:52je crois que c'était
43:53à New York
43:53et puis c'était
43:54à Miami
43:54auparavant
43:55lorsque les Etats-Unis
43:56ont pris en main
43:57un certain nombre
43:57de négociations
43:58moi ce que je souhaite
43:58c'est que la France
43:59prenne des initiatives
44:01de paix
44:02parce qu'en fait
44:02c'est toujours pareil
44:04cette guerre
44:05où elle s'arrête
44:06parce qu'à un moment
44:06on est capable
44:07de mettre
44:07les belligérants
44:08les co-belligérants
44:09autour d'une table
44:10pour aller vers
44:11un accord de paix
44:12qui restera déterminé
44:13au bénéfice de l'Ukraine
44:14et par l'Ukraine
44:15ou alors
44:16c'est la guerre de 100 ans
44:17et on n'en sortira
44:18jamais
44:18nous on n'a pas les moyens
44:19de financer la guerre de 100 ans
44:20c'est tout ce que nous disons
44:22et ne pas dire cela
44:24à monsieur Zelensky
44:25c'est lui mentir
44:26en réalité
44:31je vous donne juste une information
44:33qui vient de tomber
44:35avant de parler
44:36de l'élection présidentielle
44:38Emmanuel Macron
44:39s'adressera ce soir
44:39aux français
44:40à 20h
44:41après les violences
44:43et le chaos
44:43que nous avons décrit
44:44en début d'émission
44:46tout à l'heure
44:47une question
44:48sur
44:49la présidentielle
44:51à l'avenir
44:51Marine Le Pen
44:52veut modifier
44:53la constitution
44:54par référendum
44:54vous l'avez évoqué
44:55tout à l'heure
44:55pour changer les règles
44:57sur l'immigration
44:57et notamment
44:58interdire le voile
44:59dans la rue
44:59Richard Ferrand
45:00le président du conseil
45:02constitutionnel
45:02a dit que ce n'était pas possible
45:04vouloir réformer la constitution
45:05par l'article 11
45:06cela n'existe pas
45:07est-ce que ça veut dire
45:08donc que vous passerez
45:09en force ?
45:10je dis d'abord à monsieur Ferrand
45:11de lire la constitution
45:12ce serait bien
45:13pour le président du conseil
45:14constitutionnel
45:15qu'il se réfère à l'article 3
45:16il explique que c'est assez simple
45:17que ce n'est pas très compliqué
45:19c'est pas très compliqué
45:21je suis étonné
45:22que monsieur Ferrand
45:23ne le comprenne pas
45:24l'article 3
45:25la souveraineté nationale
45:26appartient aux français
45:28ou à ses représentants
45:29et aucune autre fraction
45:31de ceux-ci
45:32l'article 11
45:33le peuple français
45:33peut réviser sa constitution
45:34l'article 5
45:35c'est le président de la république
45:36qui est garant de tout cela
45:37et donc
45:38si nous disons ça
45:40le président est garant de la constitution
45:41oui oui
45:41le président veille au respect
45:42de la constitution
45:42mais est-ce qu'il peut violer
45:43la constitution ?
45:44ben non il veille à son respect
45:45donc il ne la viole pas
45:46il veille à son respect
45:46mais est-ce que c'est la respectée
45:47en utilisant un article
45:47qui ne prévoit pas
45:48la réforme de la constitution ?
45:50c'est ce qu'a fait
45:50le général de Gaulle
45:52et je suis étonné
45:53que monsieur Ferrand
45:54s'oppose
45:56avant même
45:56d'avoir été saisi
45:58en tant que président
45:59du conseil constitutionnel
46:00à une proposition
46:01d'une candidate
46:02à l'élection présidentielle
46:03en donnant un avis
46:04je crois qu'il se met
46:05dans une fonction
46:06ou dans un rôle
46:07qui n'est pas le sien
46:08et en ce cas
46:08il ne peut plus présider
46:09le conseil constitutionnel
46:10parce qu'à partir du moment
46:11où il dit qu'il s'opposera
46:12à une décision
46:14d'une présidente
46:15qui serait élue
46:16il est inémovable
46:16est-ce que
46:17vous pouvez appeler
46:18à sa démission
46:19il s'opposerait donc
46:20à la décision
46:21d'une présidente élue
46:22qui est tout simplement
46:24qui appliquera
46:24la même jurisprudence
46:25que celle
46:26qu'avait utilisé
46:26le général de Gaulle
46:27par deux fois
46:28Marine Le Pen avait déjà demandé
46:29la tête de Jean-Louis Debré
46:30elle avait critiqué
46:31Laurent Fabius
46:32et maintenant
46:33la tête de Richard Ferrand
46:35est-ce que vous avez un problème
46:36avec le conseil constitutionnel
46:38en soi
46:38ces présidents
46:40ont souvent été des gens
46:41extrêmement politisés
46:42extrêmement hostiles
46:42au rassemblement national
46:43et ils sont souvent sortis
46:45de leur rôle
46:45c'était le cas de Jean-Louis Debré
46:46très hostile au rassemblement national
46:48qui est sorti de son rôle
46:49mais ce qu'on a vu
46:49année après année
46:50c'est un conseil constitutionnel
46:52mais c'est là depuis 1971
46:53qui s'arroge
46:54un certain nombre
46:55qui grignote
46:55un certain nombre de pouvoirs
46:57de prébandes
46:57la dernière étant
46:58l'une des dernières
46:59c'était en 2010
46:59ce qui veut dire
47:00qu'une fois au pouvoir
47:01qu'est-ce que vous faites
47:01du conseil constitutionnel ?
47:02mais nous le conservons
47:04le conseil constitutionnel
47:05est évidemment
47:06un des piliers
47:07de notre démocratie
47:08mais nous appelons
47:09son président actuel
47:10à sortir de son rôle
47:11de militant socialiste
47:12pour être un vrai président
47:14de conseil constitutionnel
47:15et tout simplement
47:16prendre acte
47:17qu'effectivement
47:18les présidents de la république
47:20on a cité le général De Gaulle
47:21par deux fois
47:21ont utilisé l'article 11
47:23pour réformer
47:24la constitution
47:25et donc par conséquent
47:26si l'un l'a fait
47:27d'autres peuvent le faire
47:28il ne faut pas
47:29tordre
47:31la constitution
47:32ou utiliser
47:33le conseil constitutionnel
47:34pour mener
47:35des batailles
47:36partisanes
47:36c'est ce que Marine Le Pen
47:37dit à Richard Ferrand
47:38quand on est membre
47:39du conseil constitutionnel
47:40on n'est plus membre
47:40du parti socialiste
47:41une question sur le financement
47:42de la campagne présidentielle
47:44pour le rassemblement national
47:45le président de la commission nationale
47:46des comptes de campagne
47:47a confirmé sur RTL
47:49cette semaine
47:49que vous pouviez faire appel
47:50à des prêts de particuliers
47:51par l'intermédiaire du parti
47:53est-ce que ça veut dire
47:54que vous n'avez plus de problème
47:55de financement
47:55puisque c'est quelque chose
47:56que vous avez déjà fait dans le passé
47:57j'attendrais que tout ça soit
47:58que vous n'avez pas de banque
47:59ça veut dire qu'effectivement
48:00on ne pourra
48:00comme d'habitude
48:01de toute façon
48:02ne compter plus sur nous-mêmes
48:04pour financer notre campagne
48:05ce que nous avons fait
48:07d'ailleurs longtemps
48:08mais le vrai problème
48:10d'ailleurs
48:10M. Ferrand devrait s'en émouvoir
48:13que dans une démocratie
48:14le premier parti politique
48:16le premier groupe parlementaire
48:17à l'Assemblée nationale
48:18au Parlement européen
48:19donner comme possiblement
48:21comme l'un des vainqueurs possibles
48:23de l'élection présidentielle
48:24ne puisse pas financer
48:25sa campagne présidentielle
48:26est un problème
48:27dans une démocratie
48:28on attendait
48:29la fameuse banque
48:30de la démocratie
48:30le Rassemblement national
48:31étant le premier parti de France
48:32c'est aussi le parti
48:34qui touche le plus
48:35d'argent public par an
48:36c'est la démocratie
48:37c'est encore
48:38c'est pas un cadeau
48:39non mais tout à fait
48:40au titre du financement
48:41public des partis
48:42mais 15 millions
48:43ça devrait vous permettre
48:44de pouvoir assumer
48:45une campagne
48:45une campagne présidentielle
48:47avec vos propres moyens
48:48mais un parti politique
48:49c'est aussi la vie
48:51tout au long de l'année
48:51c'est pas uniquement
48:52une campagne électorale
48:53donc nous
48:54effectivement
48:54nous allons compter
48:55sur nous-mêmes
48:57sur nos propres forces
48:58mais dans une démocratie
48:59qu'un parti politique
49:00soit privé d'accès
49:01aux banques
49:02au secteur bancaire
49:03avec des pressions politiques
49:04souvent multiples et variées
49:05d'ailleurs qui n'ont pas besoin
49:06parfois même
49:07d'être exprimés
49:08puisque tous ces gens-là
49:09sont copains entre eux
49:10et n'ont pas du tout envie
49:11de passer pour ceux
49:12qui donnent le coup de main
49:13au Rassemblement national
49:14alors que c'est pas un coup de main
49:15qu'on demande
49:15c'est le même traitement
49:17qu'à tous les autres
49:18parce que tous les autres
49:19ils ont aussi du financement public
49:20et ils ont accès
49:21aux prêts bancaires français
49:24Jordan Bardella
49:24s'est rendu au salon de l'auto
49:25vendredi
49:26il a été interpellé
49:27par quelques personnes
49:28qui lui ont dit
49:29c'est mythe
49:30est-ce que vous craignez
49:31que ces accusations
49:32le poursuivent longtemps ?
49:33Non je crois pas
49:34et d'ailleurs je crois
49:35que Jordan Bardella
49:37a déposé des plaintes
49:38moi je ne crois
49:39j'ai jamais cru une seconde
49:40à ses propos
49:41j'ai toujours pensé
49:42qu'il y avait une espèce
49:42de mystification
49:43Vous lui avez demandé ?
49:44Je n'ai même pas eu à lui demander
49:45je connais Jordan Bardella
49:46depuis assez longtemps maintenant
49:47je l'ai vu arriver
49:48avec Florian Philippot
49:49et je n'ai jamais
49:51ni douté
49:52ni imaginé
49:52que tout ça puisse être vrai
49:54et d'ailleurs
49:54je crois que ces mystifications
49:56ces manipulations de Mediapart
49:57se retournent un peu
49:58sur ce que vous basez
49:59pour parler de mystification
50:01de faux
50:02vous avez des preuves
50:03de quelque chose ?
50:04Sur l'histoire de Mediapart
50:06en l'occurrence
50:07en l'espèce
50:07Oui d'accord
50:07mais enfin
50:08rappelez-vous
50:09la fameuse lettre
50:11de Syrie
50:11dans le procès Sarkozy
50:13qui n'a jamais été réellement
50:14authentifiée
50:14Mais ça vous n'avez aucune preuve
50:16Voilà
50:16mais il n'y avait pas de preuve
50:17ni dans un sens
50:18ni dans un autre
50:18mais en tout cas
50:19ça a été un élément à charge
50:20rappelez-vous
50:21ça c'était avant Mediapart
50:22Edoui Plenel
50:23qui avait mis en cause
50:23Dominique Baudis
50:24et qui avait ruiné sa carrière
50:26d'homme public
50:27alors qu'il n'était pas
50:27mis en cause
50:28dans l'affaire Allègre
50:29rappelez-vous
50:30la haine que nous porte Mediapart
50:32donc je ne leur donne pas
50:33beaucoup de crédit
50:33Merci beaucoup Sébastien Cheney
50:36invité de ce grand jury
50:37je vous rappelle
50:37l'information qui est tombée
50:39en cours de route
50:39le président Emmanuel Macron
50:41s'exprimera ce soir
50:42à 20h
50:43après les violences
50:44hier un peu partout en France

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