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00:00aux participants.
00:01Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:05Vous écoutez Europe 1, il est 19h16, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:08J'accueille mes débatteurs pour cette deuxième partie d'Europe 1 Soir.
00:11Jules Thorez, journaliste politique au JDD, bonsoir Jules.
00:14Bonsoir chère Hélène, bonsoir à tous.
00:15Ainsi que Sébastien Ligné, chroniqueur et journaliste politique.
00:18Bonsoir Sébastien.
00:19Bonsoir Hélène.
00:20Nous accueillons Jean-Baptiste Noyac, cofondateur et directeur général d'Excellence Ruralité,
00:24expert des enjeux scolaires.
00:26Bonsoir.
00:27Bonsoir.
00:27Alors demain, c'est la rentrée après les vacances de la Toussaint.
00:31Les organisations lycéennes et étudiantes appellent d'ores et déjà à bloquer les établissements
00:35mardi et jeudi avant la journée de grève du 5 novembre.
00:38Début octobre, 400 à 500 lycées étaient partiellement ou totalement fermés.
00:42Selon vous, à quoi faut-il s'attendre cette semaine ?
00:46Malheureusement, des blocages vont se repossuivre et c'est ça qu'il faut attendre, en tout cas espérer.
00:51C'est que le gouvernement reprenne la main et ne permette pas que ces blocages subsistent.
00:56Parce qu'en réalité, il en va de la préservation du droit à l'enseignement qui doit être garantie par
01:03l'État et dont le gouvernement doit assurer l'effectivité
01:06et qui aujourd'hui n'était pas effectif pendant trois semaines avant ces vacances de la Toussaint et que ça
01:10ne peut plus durer comme ça.
01:11Maintenant, il faut que ceux qui veulent travailler puissent aller en classe.
01:14Le gouvernement, à mon avis, a fait une erreur en légitimant ce mouvement qui est à l'origine un mouvement
01:19d'abord politique
01:20qui a été ensuite, qui a rejoint un certain nombre de difficultés réelles des lycéens, notamment en termes de bâti
01:28scolaire.
01:29Mais à l'origine, c'est une manœuvre politique de syndicats lycéens qui ne représente pas grand monde.
01:33Donc, il faut revenir à la raison et rouvrir les lycées pour que ceux qui veulent travailler puissent retourner travailler.
01:40Oui, c'est ça. Alors, parlons du gouvernement qui a beaucoup cédé quand même à ces blocus lycéens.
01:44Remplacement de parcours sub d'ici 2028, 500 profs supplémentaires, des classes de secondes plafonnées à 28 élèves,
01:5015 000 places de plus dans le supérieur et un prêt de 4 milliards d'euros aux régions pour rénover
01:54les bâtiments.
01:55Les syndicats n'ont dit que c'était que des miettes.
01:57Alors, ces annonces ne suffisent pas, mais en réalité, est-ce qu'elles suffiront un jour ? Qu'est-ce
02:01qu'ils veulent en réalité ?
02:02Mais en fait, ce qu'ils veulent, ce qu'on comprend, c'est que finalement, ce qu'ils veulent, c
02:05'est simplement l'arrêt de la sélection à l'université,
02:07parce qu'ils veulent 250 000 créations de places à l'université.
02:12Pour vous donner juste un chiffre, aujourd'hui, sur les 380 000 jeunes qui présentent le bac général chaque année,
02:23eh bien, il y en a 190 000, donc presque 200 000, qui échoueront au mieux en première année de
02:28licence.
02:29Donc en fait, on n'est déjà pas capable d'assurer un parcours scolaire, un parcours universitaire de qualité à
02:37cette jeunesse,
02:39et on va en rajouter, ça n'a strictement aucun sens, juste pour donner un autre chiffre,
02:4395% des candidats à l'inscription en premier cycle sont admis en France.
02:48C'est deux fois moins sélectif que, par exemple, en Allemagne ou ailleurs.
02:53Donc on a déjà, si vous voulez, l'université la plus ouverte et la moins sélective du monde,
02:58et c'est le problème fondamental, c'est qu'en fait, on a menti à cette jeunesse depuis maintenant des
03:03décennies,
03:03et aujourd'hui, elle se retrouve dans la situation où, en fait, elle est inemployable sur le marché.
03:08Je rappelle qu'on a 22% de jeunes au chômage, de chômage des jeunes.
03:13Aujourd'hui, en France, c'est un des taux de chômage les plus élevés de l'Union Européenne.
03:17Donc, il y a un problème fondamental qu'il faut ensuite adresser,
03:21c'est comment est-ce qu'on met fin à cette massification universitaire,
03:25et au contraire, on valorise le travail manuel,
03:28parce que ce sont ces filières professionnelles et ces filières techniques
03:31qui vont être les plus à même de résister, notamment à l'intelligence artificielle.
03:35Alors, ce refus de la sélection, il n'y a pas que vous qui le dites, Jean-Baptiste Noyac,
03:38c'est même la secrétaire générale de l'UNEF qui le dit, elle dit cette phrase,
03:41ce qu'ils veulent, c'est ne plus être sélectionnés,
03:43en réalité, dans les problèmes qu'on impute à Parcoursup,
03:46parce que, du coup, c'est même le principe même de la sélection qui est contesté.
03:50Exactement, c'est le principe même de la sélection.
03:52Le gouvernement, d'ailleurs, a créé 15 000 places supplémentaires en BTS,
03:58qui est une des filières sélectives,
03:59donc en baissant à nouveau un niveau de sélection,
04:03et ça ne suffit pas, ça ne suffira jamais, je ne sais pas si vous vous rendez compte,
04:05250 000 places supplémentaires, en fait,
04:08c'est précisément parce que l'objectif, ça n'est pas d'obtenir quoi que ce soit,
04:11c'est de participer à tendre la vie politique en vue des présidentielles,
04:17parce qu'encore une fois, ce mouvement lycéen, c'est un mouvement politique à l'origine,
04:22ce sont des syndicats lycéens, vous savez,
04:25Mitterrand parlait du MGS et de l'UNEF, je crois, en disant que c'est l'école du vice,
04:30c'est en tout cas, pardon, c'est le MGS, oui,
04:36mais en tout cas, c'est un cursus honorum pour les militants de la France insouvise
04:42et de cette mouvance-là, que de commencer dans le syndicalisme lycéen,
04:46c'est ce qu'a fait Louis Boyard,
04:48et donc en fait, l'objectif pour un certain nombre de ces militants,
04:52c'est d'être repérés en vue des présidentielles,
04:54peut-être même des législatives ensuite,
04:55et à contrario, ils servent aujourd'hui le projet politique
05:02de tendre et de polariser en vue de cette présidentielle,
05:06donc ils n'ont aucune raison de s'arrêter,
05:07donc le gouvernement, à mon avis, soit fait preuve d'une grande naïveté,
05:11soit d'une certaine lâcheté,
05:13en n'assumant pas une certaine verticalité pour mettre fin à cette situation.
05:18Sébastien Ligné.
05:19Oui, il y a une image qui m'a particulièrement choqué et surpris dans ces derniers jours,
05:23c'est celle de ces syndicats lycéens qui se rendent à l'invitation de Laurent Nunez
05:31au ministère de l'Intérieur,
05:32et qui ressortent du ministère de l'Intérieur avec des micros qui les attendent,
05:36il y a un point presse,
05:37et là les syndicats lycéens sont reçus et accueillis comme des ministres,
05:41une visite d'État d'étrangers presque,
05:43et ces syndicats lycéens qui, en effet, vous avez raison de le rappeler,
05:46ne représentent personne ou presque,
05:48ont commencé à donner des cours de maintien de l'ordre,
05:51ou des leçons de maintien de l'ordre aux ministres de l'Intérieur,
05:52en disant finalement, on a conseillé aux ministres de tenir ses troupes.
05:56On parle de syndicats lycéens,
05:58de gens qui, pendant leur extrême majorité,
06:00ne sont pas encore majeurs,
06:01ou depuis à peine quelques mois,
06:03qui n'ont pas le droit de vote,
06:04et qui n'ont certainement pas travaillé dans leur vie.
06:06Moi, ma question, ça va être plutôt,
06:08qu'est-ce qu'on fait avec cette jeunesse-là ?
06:10Parce que là, on est évidemment,
06:11on parle de sujets parfois très concrets,
06:14parcours sup,
06:15la durée des cours,
06:17l'agenda, etc.
06:18Mais in fine, on voit bien qu'on a un problème plus large,
06:21plus structurant,
06:21avec une mentalité d'une génération.
06:24Est-ce que c'est quelque chose que vous constatez, vous ?
06:26Est-ce que vous pensez que c'est un trou générationnel,
06:28ou c'est quelque chose de tellement profond,
06:29qu'on a peut-être dans les bras une génération de perdus ?
06:32Jean-Baptiste Noyac ?
06:34Il faut que ce soit un trou générationnel,
06:35c'est-à-dire qu'il faut que ce soit
06:38une période à gérer,
06:39c'est-à-dire qu'en effet,
06:40vous avez, encore une fois,
06:41et pour le coup, moi, je comprends
06:43l'immense scolaire qui anime une partie de cette jeunesse-là,
06:46c'est-à-dire qu'en fait,
06:47aujourd'hui,
06:48c'est nos futurs, quoi.
06:50C'est-à-dire qu'en fait,
06:51ils arrivent dans un marché de l'emploi
06:52qui est dopé à l'IA
06:54et dans lequel ils n'ont aucune chance
06:56de trouver leur place,
06:58parce qu'en fait,
06:58ils n'ont pas le niveau
06:59pour avoir fait les études supérieures
07:00qu'on leur a promis.
07:02Ils n'ont pas suivi
07:03de formation professionnelle
07:04qui leur permettrait
07:05de développer un savoir-faire
07:07et en fait,
07:07ils sont dans une frustration énorme
07:09et donc,
07:09on a ensuite
07:11des artisans du chaos
07:12qui leur disent
07:12en fait,
07:12c'est la faute du grand capital,
07:15c'est la faute des institutions,
07:16c'est...
07:17Donc, en fait,
07:18ils sont attirés là-dedans
07:20par la situation désespérée
07:21qui est la leur.
07:21Donc, je pense que précisément,
07:24il y a quelque chose à faire
07:25pour que ce soit juste
07:26un trou temporaire.
07:29Il faudra,
07:30à mon avis,
07:31un des enjeux
07:31du prochain ministre
07:32de l'éducation nationale,
07:33ce sera de trouver
07:34des formations
07:35adaptées à ces profils-là,
07:37à cette jeunesse-là,
07:38à ces 200 000
07:39qu'on a
07:40pendant
07:41ces dernières années
07:43mis en échec
07:45en leur promettant
07:46un succès
07:47sur le plan
07:49universitaire.
07:49Donc, concrètement,
07:50il faudra imaginer,
07:51je pense,
07:51des voies
07:52de récupération
07:53de métiers
07:53manuels,
07:54de métiers techniques.
07:55Alors, tous ne voudront
07:56sans doute pas y aller,
07:57mais il y aura aussi
08:00des incitations
08:00à mettre en place
08:01ou en tout cas
08:02retirer des incitations
08:03à faire autre chose.
08:05Donc, voilà,
08:06je pense qu'il y aura
08:07un vrai enjeu
08:08de traiter
08:09cette jeunesse
08:12surdiplômée
08:13qui n'est pas en mesure
08:14de suivre
08:15dans le système
08:15éducatif
08:17universitaire.
08:17Jean-Baptiste Noyac,
08:18revenons sur l'action
08:19du gouvernement.
08:20Le Premier ministre
08:21a reçu les syndicats
08:21de jeunesse,
08:22mais pas le syndicat
08:23l'Uni,
08:23marqué à droite.
08:24Le gouvernement
08:24a aussi invité
08:25des influenceuses lycéennes.
08:27Le ministre de l'Éducation,
08:28Edouard Geffray,
08:29reconnaît qu'il aurait
08:29certainement dû
08:30être plus rapide.
08:31Il a écrit aux lycéens,
08:32nous avons profondément
08:33confiance en vous.
08:34Emmanuel Macron,
08:35de son côté,
08:35est passé chez Hugo Décry,
08:37ce qui, évidemment,
08:38a un public très, très jeune.
08:39L'État parle-t-il encore
08:41le langage de la jeunesse ?
08:43En fait, ce qui est terrible,
08:44c'est que l'État croit
08:47parler le langage
08:48de la jeunesse
08:49en les prenant
08:50pour des imbéciles,
08:51si vous voulez.
08:51Parce que la jeunesse,
08:52ça n'est pas
08:52les syndicats lycéens
08:54ou ceux qui ont
08:55gravé leur lycée.
08:56Et donc,
08:58il les prend,
08:59mais vraiment,
08:59il faut des neuneus.
09:00Quand on va convoquer
09:01des influenceuses
09:03pour leur parler,
09:04mais en fait...
09:04Ça n'a pas plu
09:05aux syndicats, d'ailleurs.
09:07Oui, on comprend,
09:08mais en même temps,
09:08ils ne sont pas plus légitimes
09:09qu'elles,
09:10donc finalement,
09:10ça ne change pas grand-chose.
09:11Le vrai sujet,
09:12c'est qu'est-ce qu'on attend
09:14de l'autorité de l'État.
09:15Et je pense que
09:17à partir du moment
09:17où vous n'êtes pas capable
09:19de dire
09:19« Attendez les gars,
09:20on ne va pas discuter
09:21tant que les lycées
09:22sont bloqués,
09:23donc vous faites
09:24ce que vous voulez,
09:24mais on ne parlera pas
09:25tant que les lycées
09:26sont bloqués. »
09:27Et qu'on commence
09:28à rentrer dans un processus
09:29de discussion
09:30avec un des gens
09:31qui sont illégitimes,
09:32qui en plus
09:33ont des arrières-pensées politiques
09:34et qui ont,
09:34en plus de ça,
09:37150 personnels éducatifs
09:38agressés.
09:39Je ne sais pas
09:39si vous vous rendez compte,
09:40quand même.
09:41Et on va quand même discuter.
09:42Et on va quand même
09:44proposer des solutions
09:45qui, bien sûr,
09:46ne les satisfairent pas
09:46puisqu'en fait,
09:47encore une fois,
09:47ils sont dans une logique
09:48militante.
09:49Donc, je crois que réellement,
09:51il y a un mépris profond
09:53de cette jeunesse
09:53parce qu'au lieu
09:54d'adresser le problème
09:56de fond,
09:57c'est-à-dire
09:57comment on remet
09:58de l'exigence
09:58dès le primaire,
10:00comment on met en place
10:02des bouchées
10:03qui vont en plus servir
10:04à la réindustrialisation
10:05de notre pays,
10:06comment est-ce qu'on assume
10:08une certaine verticalité ?
10:09Moi, j'ai été très frappé
10:10de voir
10:12quand c'était rarement
10:13parfois le cas,
10:13mais un proviseur
10:17tenir tête tout seul
10:19à 30 de ses profs militants
10:21qui voulaient lui empêcher
10:23de permettre à la police
10:26d'interpeller un élève
10:27dans l'établissement.
10:28Enfin,
10:29pour faire encore
10:30acte d'autorité
10:31dans ce contexte-là,
10:32alors qu'au-dessus d'eux,
10:33ils ont des responsables politiques,
10:34des responsables,
10:35des ministres
10:36et un président
10:37qui, en fait,
10:38brossent la jeunesse
10:38dans le sens du poil.
10:39Honnêtement,
10:39enfin, la jeunesse,
10:40encore une fois,
10:40cette jeunesse
10:41violente et militante,
10:42je pense qu'il y a vraiment
10:44un héroïsme des éducateurs
10:45et je dois avoir une pensée
10:46pour tous ces éducateurs
10:48qui ont assumé
10:49une posture d'autorité
10:50dans le chaos
10:51qui a été celui
10:52qu'on a connu
10:53ces dernières semaines.
10:55Justement,
10:55j'ai une question
10:56à ce sujet-là
10:56parce qu'on a beaucoup parlé
10:57en effet des lycéens,
10:59de la représentativité
11:00des lycéens
11:00mais on a assez peu parlé
11:01depuis maintenant un mois
11:02des professeurs
11:03et moi,
11:04il y a toujours une question
11:04que je me pose,
11:05c'est est-ce que c'est possible
11:06de réformer durablement
11:08et de manière pérenne
11:10l'éducation nationale
11:11quand vous avez,
11:12ce n'est pas la majorité
11:13mais c'est une grande minorité
11:14si je puis dire,
11:16de professeurs
11:17que ce soit du primaire
11:18ou du secondaire
11:19ou à l'université
11:20qui soient des professeurs
11:21mélanchonistes
11:22et donc qui abordent
11:23l'autorité ?
11:24Je pense que c'était le cas,
11:26je pense que c'était le cas,
11:29c'est de moins en moins le cas
11:30si vous voulez,
11:30je pense que plus on avance,
11:32moins,
11:32les jeunes professeurs
11:33sont beaucoup moins militants
11:34et beaucoup moins politisés
11:36que leurs prédécesseurs
11:38et ils sont par ailleurs
11:39beaucoup plus sensibles
11:41à un discours sur les militants
11:42parce qu'ils voient bien
11:43et l'autorité
11:44parce qu'ils voient bien
11:45en fait ce qu'ils subissent.
11:46Je rappelle quand même
11:46que on est
11:48l'avant-dernier pays
11:50en termes de climat scolaire
11:51dans le CDE,
11:52c'est-à-dire que c'est en France
11:53après le Chine
11:55et le Brésil je crois
11:57qu'il est le plus difficile
11:59de faire cours
11:59dans une leçon de cours
12:00dans laquelle on passe
12:01le plus de temps
12:02à faire la police.
12:03Donc les professeurs,
12:04pour moi naturellement,
12:06ceux qui ne sont pas militants
12:08et je pense qu'il y en a
12:09de moins en moins,
12:11naturellement,
12:11ils peuvent entendre
12:12un discours
12:13beaucoup plus exigeant.
12:15Malheureusement,
12:15ce n'est pas cela
12:16qu'on entend le plus
12:17en salle d'épreuve
12:17parce qu'il y a
12:18forcément un effet militant
12:20et il suffit d'avoir
12:21un noyau dur
12:21qui soit militant
12:22pour que ça occulte le reste.
12:25Là, c'était manifestement
12:26le cas au lycée
12:26de l'Édouard
12:27où il y avait eu
12:28cette interpellation
12:29et où il y avait
12:29des professeurs
12:30qui étaient en fait
12:30des militants politiques
12:31encore une fois
12:31et qui du coup
12:32n'assument pas
12:34évidemment leur rôle
12:36d'autorité
12:37vis-à-vis de cette jeunesse.
12:38Et en fait,
12:39finalement,
12:39celui qui aimait le plus
12:40cet élève,
12:41c'était le proviseur
12:42qui assumait
12:43d'être à un moment
12:44un rempart
12:45et d'incarner
12:47une forme de limite
12:49si vous voulez
12:49de ce gamin
12:50qui est à l'instant
12:51C'est ça
12:51qui leur rend service, oui.
12:53Un grand merci
12:54Jean-Baptiste Noyac
12:55au fondateur
12:55et directeur général
12:56d'Excellence Ruralité
12:57expert des enjeux scolaires
12:59d'être venu
12:59dans Europe un soir
13:00pour décrypter
13:01ces blocus lyciens
13:01qui devraient reprendre
13:03on l'a dit demain
13:04dans un instant
13:04avec Jules Torres
13:05et Sébastien Ligné.
13:06On reviendra
13:06sur cette journée d'hier
13:07le 31 octobre.
13:08Comment ça s'est passé ?
13:09Est-ce qu'on en a vraiment
13:10ras-le-bol ?
13:11On parlera aussi
13:12de cette sortie
13:12de Guillaume Casbarian
13:14ce matin sur nos antennes.