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  • il y a 16 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00Il est 20h22, soyez les bienvenus sur BFM, si nous vous nous rejoignez, c'est l'heure du façade d
00:04'Uamel avec Alain Duhamel.
00:06Ce soir, Alain, vous recevez Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National, député de la Somme, président délégué du groupe
00:13RN à l'Assemblée.
00:14Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
00:15Bonsoir M. Pauvel, bonsoir M. Duhamel.
00:17Nous sommes messieurs à la veille d'un point d'interrogation, cette journée du 17 octobre qui doit avoir défilé
00:22des lycéens, des étudiants, des agriculteurs, des syndicalistes également.
00:27Est-ce que vous êtes inquiet, Alain Duhamel ? Est-ce que vous craignez que cette journée découle des violences
00:35en marche des cortèges ?
00:36Alors, je trouve que sur le principe, le fait qu'il y ait une manifestation pour exprimer des demandes, des
00:44mécontentements, etc., c'est la règle du jeu démocratique.
00:48Effectivement, la question qu'on se pose tout le temps, mais qu'on se pose particulièrement en ce moment, parce
00:54qu'il y a énormément d'adolescents qui sont dans ces manifestations.
00:57C'est ça l'originalité en ce moment.
00:59C'est la présence d'adolescents.
01:01Et quand il y a la présence d'adolescents, évidemment, on a toujours peur qu'il y ait des malheurs
01:05qui se produisent à leur détriment.
01:07Bon, donc, moi, la manifestation, je trouve ça logique, légitime, même, ça ne veut pas dire que je suis forcément
01:14d'accord avec la revendication.
01:16Mais enfin, bon, c'est la vie civique.
01:18Mais pour les jeunes, il y a un risque, je pense, plus grand que d'habitude, parce qu'ils seront
01:25plus nombreux, plus jeunes, et par principe, pas du tout expérimentés pour ces circonstances.
01:33– Quelle est la position du RN, Jean-Philippe Tanguy, sur les manifestations ? Vous vous appelez à y aller
01:37? Vous y serez ? Vous dites ça, c'est pas pour nous ?
01:42– Non, on participe très, très rarement, pour ne pas dire jamais, aux manifestations.
01:46Les gens choisissent ou pas d'y aller.
01:48Et ce qui est sûr, c'est qu'il y a une conjonction de tensions sociales, parfois de violences sociales
01:53extrêmement fortes.
01:54Vous avez évidemment la tension très ancienne et continue sur le pouvoir d'achat, qui est amplifiée par la crise
02:00liée aux énergies.
02:01L'INSEE a publié hier ou avant-hier, je ne sais plus, une inflation à plus de 3%, avec plus,
02:07presque 30% sur le carburant,
02:09mais aussi les produits frais alimentaires à 9,5%, donc une tension sociale très forte.
02:14Des personnes qui ont l'impression de ne plus pouvoir vivre de leur travail, parce que ne serait-ce qu
02:18'aller au travail,
02:19parfois, ça coûte plus cher que de rester à la maison, donc une tension très forte.
02:22Des professions entières qui sont inquiètes dans le transport de marchandises,
02:27dans d'autres territoires français, sur les marins pêcheurs ou les agriculteurs.
02:31Et puis, ces jeunes, voilà, effectivement, qui s'ajoutent, avec plusieurs semaines de grandes tensions.
02:36Plus de 900 forces de l'ordre blessées, des personnels éducatifs blessés, des jeunes blessés,
02:41ce qui fait qu'effectivement, on entre dans cette journée, qui était déjà annoncée comme compliquée avant les mouvements lycéens,
02:48avec beaucoup de questions.
02:49Donc, moi, effectivement, je rejoins M. Duhamel, dans le sens où j'espère que ça se passera bien, évidemment,
02:54que les jeunes seront prudents, et surtout, que les éléments perturbateurs seront écartés très rapidement.
03:01Ce qui n'est pas si facile.
03:03Mais c'est vrai que c'est, sans vouloir dramatiser les choses,
03:08c'est une journée, demain, une journée à risque.
03:11Et que, bon, il faut espérer que ça se passera bien quand même.
03:15– Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, a décidé de réautoriser les grenades assourdissantes
03:21qu'il avait suspendues il y a quelques jours contre les lycéens,
03:25depuis qu'un jeune de l'Anne s'est fait arracher la main dans des circonstances qui restent encore à
03:29expliquer.
03:30Est-ce que vous considérez que c'est une réponse intelligente de sa part
03:35de s'autoriser à nouveau cette grenade, au cas où, et il le précise bien,
03:39au cas où on assiste à des émeutes urbaines demain ?
03:41– Écoutez, ça me rappelle la période de Pasqua, ministre de l'Intérieur,
03:46faisant face à des manifestations de ce genre.
03:50Je pense que les ministres de l'Intérieur, en règle générale,
03:54ont intérêt à éviter les petites phrases ou les redomontades
03:57avant les journées de manifestation,
04:00surtout quand c'est des manifestations, comme ce sera le cas demain, sous tension.
04:06Dans ces cas-là, il vaut mieux qu'un ministre de l'Intérieur soit économe de ses paroles,
04:12en tout cas avant.
04:14– Vous considérez, Alain, et je vais vous poser la même question,
04:16Jean-Philippe Tanguy, qu'il y a un problème, Laurent Nunes, aujourd'hui,
04:18ou qu'il fait bien le job ?
04:20– Je pense que c'est un bon spécialiste des problèmes de l'ordre en général,
04:26avec d'ailleurs une très grosse expérience personnelle,
04:29des fonctions successives.
04:30Je crois que c'est vraiment un bon spécialiste.
04:32Je pense qu'en plus, c'est un homme assez bienveillant,
04:37donc attentif aux risques que courent des adolescents.
04:41Je pense qu'en revanche, l'expression orale n'est pas sa spécialité.
04:45– C'est sûr que pour maintenir l'ordre comme il était préfet de Paris,
04:48il était bien meilleur que M. l'Allemand, par exemple,
04:51qui était vraiment spécialiste face aux gilets jaunes des provocations.
04:54Moi, je ne suis pas spécialiste du maintien de l'ordre,
04:57donc j'essaie un peu de rester sur mes domaines.
04:58Ce qui est certain, ce que j'ai cru comprendre,
05:01c'est qu'on ne pouvait pas changer de doctrine du jour au lendemain.
05:03C'est-à-dire que les pays, excusez-moi, qui n'utilisent pas ces grenades,
05:08par exemple le Royaume-Uni, vont corps à corps
05:10ou maîtrisent autrement les mouvements sociaux.
05:13Donc il n'y a pas de formule magique, ce qui est certain.
05:16En tant que responsable politique à ma petite échelle,
05:20c'est qu'aucun maintien de l'ordre ne peut résoudre un conflit politique.
05:24Donc est-ce qu'il y a un enjeu politique sur le problème des lycéens aujourd'hui,
05:27sur l'accès à l'éducation supérieure ?
05:29Oui.
05:29Est-ce qu'il y a un problème de pouvoir d'achat l'ancien an ?
05:32Pas depuis un an, mais depuis au moins cinq ans ?
05:34Oui.
05:35Est-ce que ce pouvoir, à la fois sur les lycéens et le pouvoir d'achat,
05:39il est aggravé par des circonstances étrangères ?
05:41Oui.
05:41Et est-ce qu'on est au bout d'un fin de règne ?
05:43Moi, je le vois en ce moment à l'Assemblée, sur le PLF, le Président de Finances,
05:49une fin de règne où on a l'impression vraiment que le Parlement est désarçonné,
05:53que la démocratie est au bout du rouleau.
05:54Oui.
05:54Donc si vous voulez, là, le problème, ce n'est pas Laurent Nunez,
05:57c'est ce gouvernement, si vous voulez.
05:59Ça peut paraître anecdotique, mais ça ne l'est pas.
06:01Quand vous voyez qu'au congrès des départements,
06:04c'est-à-dire vraiment le summum de l'entre-soi et des notables,
06:08je le dis sans agressivité aucune, c'est les notables,
06:10c'est les présidents de départements, c'est les élus départementaux,
06:13les vice-présidents, qui sont en congrès, qui s'écharpent,
06:16qui insultent la ministre, ce n'est pas ma copine,
06:18enfin, ils ont insulté la ministre,
06:21ils l'ont empêché, voire l'empêché de parler, ils ont quitté la salle.
06:24C'est-à-dire, s'il y a un niveau de tension tel au congrès des départements,
06:28imaginez le niveau de tension dans la rue chez les Françaises et les Français,
06:31y compris ceux qui ne vont pas aller manifester, mais qui n'en pensent pas moins.
06:36– On est à un moment, il faut espérer que ça se passera bien
06:40et qu'il n'y aura pas de malheur demain,
06:42mais on est à un moment de tension très accentuée
06:49par rapport à tout ce qui s'est passé depuis dix ans.
06:52Je pense que c'est le moment de tension sociale le plus fort depuis dix ans
06:56et que dans ces cas-là, d'abord, il faut beaucoup de discernement
07:01de la part de ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre
07:04et a fortiori de ceux qui doivent les décider
07:08et faire les choix selon ce qui se passe, minute après minute.
07:14C'est une responsabilité énorme dans ces cas-là.
07:17Et qu'une société sous tension, à la fois pour des raisons,
07:22d'abord économiques et financières, puis de fin de règne politique,
07:27on sait très bien que l'échéance de l'année prochaine,
07:30ce n'est pas une échéance banale, on ne va pas être dans l'alternance classique.
07:34Donc il y a beaucoup de raisons qui font qu'il y a des tensions,
07:38à quoi, bien entendu, il faut ajouter,
07:41parce que c'est quand même ça le facteur détonateur en ce moment,
07:44le fait que ce qui se passe avec les carburants
07:47et avec la crise économique, évidemment, rend tout plus difficile,
07:53plus vulnérable, plus dangereux et susceptible de plus de dérapage.
07:57Autrement dit, c'est vraiment un moment périlleux.
08:01Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous pouvez dire,
08:04si on était au pouvoir, il n'y aurait pas de problème de pouvoir d'achat en France ?
08:08Il y a des événements qui sont extérieurs à la France,
08:11comme le détroit d'Hormuz ou la guerre que la Russie a menée contre l'Ukraine.
08:15Mais un certain nombre de décisions n'ont pas été prises,
08:17des critiques de fond.
08:19Le fait d'alourdir systématiquement la fiscalité indirecte,
08:23d'avoir créé des taxes sur l'énergie depuis 15 ans,
08:28c'est une critique de fond qu'on a fait.
08:29C'est-à-dire qu'on ne peut pas attaquer la consommation,
08:31la consommation populaire de cette façon-là.
08:34Donc, ils se sont mis dans une impasse qui n'a pas fonctionné.
08:36On dit toujours que les propositions du Rassemblement National seraient démagogiques.
08:39Elles ne sont pas démagogiques.
08:41Elles naissent d'une analyse de fond qu'a fait Marine Le Pen.
08:43« Voici 15 ans », à savoir que si vous taxez la consommation populaire
08:47et les biens de nécessité,
08:48vous mettez la population française, la France du travail,
08:51et les retraités, qui ne sont pas tous des nantis, loin de là,
08:53dans des situations difficiles.
08:55Donc, vous nourrissez l'attention sociale.
08:58Et si vous faites dépendre vos recettes de l'État,
09:00de la capacité des gens à vivre ou pas de leur travail,
09:03vous créez un conflit social.
09:05Jacques Chirac, à l'époque, avait parlé de la fracture sociale.
09:07Ils n'en ont pas tiré les conséquences.
09:09Donc, on peut critiquer le Rassemblement National
09:11en disant qu'on a des solutions qui ne conviennent pas à nos adversaires.
09:14Mais c'est des solutions qui ont été fondées sur une analyse.
09:16À savoir que, comme sous l'ancien régime avec la gabelle,
09:19les taxes fondées sur la consommation
09:22sont toujours des taxes fondamentalement impopulaires.
09:25Parce que vous ne pouvez pas associer,
09:27j'ai envie de dire, le bien-être de l'État,
09:28l'équilibre de l'État, avec le mal-être des familles.
09:31Alors, de toute façon,
09:33il y a assez peu d'impôts et de taxes qui soient populaires.
09:36Alors, c'est vrai que certaines sont encore plus impopulaires.
09:39– Mais par nature, la fiscalité est impopulaire.
09:43– Pas d'impôt magique, je suis d'accord.
09:44– Bon.
09:47Ensuite, vous le savez bien,
09:49et si vous l'emportez,
09:50c'est quelque chose que vous aurez à gérer tout de suite,
09:53la France est dans une situation budgétaire et financière,
09:57en ce moment, extrêmement périlleuse.
10:00Ce qui veut dire que les marges pour y répondre
10:03sont peu nombreuses et à peu près toutes désagréables pour les Français.
10:11Quand on est dans une situation avec le déficit budgétaire qu'on a
10:14et qui n'est pas soutenable durablement,
10:16qui d'ailleurs, comme vous le savez très bien,
10:19a des effets sur les taux d'intérêt français maintenant
10:22qui deviennent de plus en plus sensibles.
10:25Ça s'est beaucoup accéléré depuis quelques jours.
10:28Là, je ne suis pas en train de parler dans l'abstrait
10:30de ce qui serait un long mouvement, pas du tout.
10:32Là, il y a une cristallisation.
10:34Et devant cette cristallisation, c'est vrai que la question de savoir
10:39quels déficits on peut supporter budgétaires
10:41et quelles ressources on peut mobiliser.
10:44Quand je dis ressources mobilisées, c'est une façon très impolie et gentille
10:47de dire quels efforts on peut demander aux Français, bien entendu.
10:50C'est ça que ça veut dire.
10:51C'est compliqué.
10:54Et en ce qui concerne le Rassemblement national,
10:57il est, à mes yeux, très alerte et pugnace
11:01pour critiquer les impôts.
11:05Je le trouve beaucoup moins imaginatif
11:07quand il s'agit de proposer les solutions.
11:10Moi, je pense au contraire que Marine Le Pen a bien senti la situation
11:14parce que, compte tenu du niveau de tension,
11:16évidemment, les solutions qu'on peut proposer aux Français aujourd'hui
11:19ne sont pas dans plus de privation.
11:21C'est avant tout se retourner contre la désorganisation de l'État
11:24et regarder ce qui se passe au lycée aujourd'hui.
11:26Mais le problème du lycée, ce n'est pas un problème de moyens financiers
11:29mis dans l'éducation nationale.
11:30C'est un problème de tuyauterie.
11:32Vous avez un ministre qui, le jour le lendemain,
11:33nous explique qu'il a trouvé 3 000 remplaçants à envoyer sur le terrain,
11:36qu'il ne sait pas d'où y sortait.
11:37Ce n'est pas un problème de moyens aujourd'hui.
11:39Non, c'est un problème d'organisation.
11:40La structure de l'État par lâcheté, par grande lâcheté.
11:43Moi, avant d'être au Rassemblement national,
11:44je viens de l'école souverainiste.
11:46L'école souverainiste, ça a été une école
11:47qui appartenait à la droite de gouvernement
11:49et qui était critique de la droite de gouvernement
11:51sur l'absence de réformes internes sur la création de baronies.
11:55On crée les régions.
11:56Bon, pourquoi pas ?
11:57Mais dans ce cas-là, il fallait supprimer le département.
11:59Non.
11:59On crée les intercôts.
12:00Dans ce cas-là, il fallait supprimer les communes
12:02ou au moins tous les syndicats à côté des intercôts et des communes.
12:04Non.
12:05Tout s'est accumulé.
12:06Et en fait, là où j'ai un désaccord avec vous, monsieur Duhamel,
12:09c'est qu'en fait, l'argent public
12:10et une part considérable du déficit de l'État
12:13vient d'argent qui a été déversé sur ce système
12:17au lieu de le réformer de l'intérieur.
12:19Et dans tous les ministères,
12:21que ce soit, ou tous les services publics,
12:22que ce soit l'hôpital,
12:23il est mal organisé, il est dysfonctionnel,
12:26il est coûteux.
12:26La sécurité sociale,
12:28les branches entières ne sont pas certifiées
12:30parce que la tuyauterie est complètement dysfonctionnelle.
12:32La caisse maladie ne sait pas ce que fait la caisse invalidité.
12:35Les collectivités territoriales,
12:36c'est un millefeuille épouvantable.
12:38Ils en sont à s'arracher les cheveux
12:39en congrès des départements.
12:41Les agences de l'État,
12:42elles font toutes doublon
12:43avec des ministères que vous connaissez bien.
12:45Il y a des compétences qui ont été transférées à l'Europe,
12:46on les a aussi gardées en France.
12:48En fait, tout est en doublon,
12:51voire en triplon,
12:52je ne sais pas si j'invente ce mot ce soir,
12:54et tout cet argent public n'est pas fonctionnel.
12:57Et en fait, le coup de rabot, monsieur Duhamel,
12:59le sacrifice demandé aux Français,
13:01finalement, paradoxalement,
13:02c'est la facilité.
13:04Parce qu'on ne veut pas s'attaquer
13:06aux baronniens internes.
13:07Vous parlez de coup de rabot,
13:08Jean-Philippe Tanguy,
13:09il y en a un qui fait beaucoup de bruit
13:10en ce moment,
13:11qui a été annoncé ou plutôt confirmé
13:12par Marine Le Pen ces derniers jours.
13:14C'est la suspension des ailes à l'Ukraine.
13:16Si elle arrive à l'Élysée...
13:17Oui, mais j'aurais voulu quand même
13:19d'abord répondre un petit peu
13:21à ce qui était dit,
13:22parce que c'est vrai qu'on ne peut pas dire
13:26que le fonctionnement de l'État soit idéal.
13:28Et c'est vrai que les lourdeurs administratives
13:32sont une spécialité française.
13:34Je ne vais pas dire le contraire,
13:35parce que c'est la réalité.
13:38En même temps, il ne faut pas non plus caricaturer.
13:42On a une administration
13:44qui est probablement trop nombreuse.
13:47On a des procédures qui sont trop lourdes.
13:50Mais l'État français en tant que tel,
13:52c'est plutôt un État, techniquement,
13:54si j'ose dire, qui fonctionne bien.
13:56Et les services publics français,
13:58ils ne sont pas idéaux,
13:59mais vous parliez des hôpitaux
14:00dont j'ai une bonne connaissance
14:03et comme malade et sociologiquement,
14:06parce que c'est un sujet que je connais bien,
14:08parce que la moitié de ma famille
14:09est médecin dans les hôpitaux.
14:13C'est vrai que les lourdeurs administratives
14:15sont exaspérantes dans les hôpitaux français.
14:18C'est vrai aussi que la qualité des soins
14:20est quand même très bonne
14:21et se compare avantageusement
14:23à ceux de nos voisins.
14:25Vraiment avantageusement.
14:26Vous avez raison,
14:27mais je pense qu'on pourrait avoir les deux.
14:28Je pense qu'on pourrait avoir les deux.
14:30Et sans la bureaucratie...
14:31Non, non, mais ce serait l'idéal.
14:33Non, mais ce que je veux dire,
14:33si je dis ça,
14:35c'est peut-être par esprit de famille,
14:36mais c'est aussi parce que
14:40il faut dénoncer ce qui fonctionne mal,
14:42la bureaucratie,
14:44et il faut reconnaître ce qui fonctionne bien,
14:46la qualité des soins.
14:47Il ne faut pas dire l'un sans dire l'autre.
14:50Vous avez raison,
14:50mais il y a vraiment des lourdeurs
14:51qui coûtent très cher à la fin.
14:52Et en plus, qui gènent les soignants.
14:54Je pense que votre famille doit en témoigner.
14:55Non, non, bien sûr.
14:56Tout le monde sait très bien.
14:58Enfin, tout le monde.
14:58On commence à bien savoir
15:00que l'administration des hôpitaux
15:02et, en revanche,
15:05les responsabilités des chefs de service,
15:07c'est un sujet plutôt de conflit,
15:09de coopération.
15:10On en vient comme promis.
15:11Je vous ai écouté jusqu'au bout, Alain Demel.
15:13Oui, vous avez été patient.
15:14J'ai été patient, je le suis toujours.
15:16L'Ukraine.
15:16Marguerite Dumont et les propos de Marine Le Pen
15:18qui dit
15:19« Si j'arrive à l'Elysée,
15:21au bout de six mois,
15:21je ferme le robinet des aides à l'Ukraine. »
15:24Expliquez-nous précisément ce qu'elle dit.
15:25On verra les réactions ensuite.
15:26On va tout de suite d'ailleurs écouter
15:28ce qu'a précisément déclaré Marine Le Pen.
15:31C'était mercredi dernier.
15:33À partir de mon édition,
15:34durant six mois,
15:35nous maintiendrions les aides
15:37mais qu'après,
15:39nous s'assurions l'aide financière à l'Ukraine
15:40car nous n'avons plus les moyens de le faire.
15:43Et je pense que c'est un discours d'honnêteté
15:46à avoir à l'égard de M. Zelensky.
15:49Le président ukrainien lui a répondu très directement
15:52« Aider l'Ukraine, ce n'est pas dépenser pour les autres,
15:55c'est investir dans sa propre sécurité. »
15:57Écoutez.
15:58« Je pense que l'expérience de notre armée
16:01sur le plan technologique
16:02est très importante pour nos partenaires.
16:07L'industrie française ne peut qu'y gagner
16:09grâce à ces technologies,
16:11à cette coopération
16:12et à cette coproduction.
16:16Madame Le Pen ne maîtrise pas parfaitement
16:18certains détails.
16:18Ce qu'il faut comprendre,
16:19c'est que l'Ukraine apportera un retour de l'aide,
16:21de la sécurité et de l'expérience.
16:23Et c'est très important. »
16:26Même ligne pour plusieurs responsables politiques français.
16:29Vous voyez ici la réaction d'Edouard Philippe,
16:31candidat Horizon à l'élection présidentielle.
16:34Il accuse Marine Le Pen de s'aligner
16:35sur les intérêts du Kremlin
16:36et parle de trahison.
16:39Raphaël Glucksmann dénonce sa capitulation.
16:41Marine Le Pen se trouve aussi en contradiction
16:44avec la chef du gouvernement italien,
16:46Giorgia Meloni.
16:47Elle aussi membre de la famille
16:49des nationalistes européens.
16:51Devant le Sénat italien,
16:53c'était aussi mercredi.
16:54Elle a résumé sa position.
16:56Regardez, soutenir l'Ukraine,
16:57ce n'est pas une alternative à la paix.
17:00C'est ce qui rend la paix possible.
17:02Justement, Marguerite,
17:03quelle est la réalité des aides françaises à l'Ukraine ?
17:06Combien on donne chaque année ?
17:07Selon le Kill Institute,
17:09le soutien français atteint 26 milliards d'euros
17:13depuis 2022,
17:14si l'on inclut les contributions européennes.
17:16Vous avez le détail des chiffres ici.
17:18Cela fait de la France
17:19le deuxième pays européen le plus généreux
17:22avec l'Ukraine derrière l'Allemagne.
17:24Mais l'enjeu ne se limite pas
17:25uniquement aux milliards engagés.
17:27Après quatre années de guerre,
17:29l'Ukraine a développé en effet
17:30une expertise militaire
17:31qui intéresse très directement les Européens,
17:34notamment dans la lutte anti-drone
17:36et la fabrication de drones intercepteurs
17:38à bas coût, mais très efficace.
17:39Merci beaucoup, Marguerite Dumont.
17:41Vous parliez des différentes réactions
17:42à ce qu'a dit Marine Le Pen.
17:44Emmanuel Macron a ajouté la sienne.
17:46Ce soir, vous allez peut-être la découvrir.
17:47Jean-Philippe Tanguy, c'était lors du Conseil européen
17:50de Bruxelles et il répond directement
17:52à Marine Le Pen.
17:54Je dis juste que ce n'est pas notre bon vouloir
17:55d'aider l'Ukraine.
17:57C'est notre intérêt.
17:59Et c'est l'unanimité des Européens
18:01et c'est notre sécurité.
18:04Et donc, celles et ceux qui aujourd'hui
18:06disent qu'il faudrait arrêter
18:07de soutenir l'Ukraine
18:08et couper ses financements
18:11passent par-dessus bord
18:12la sécurité de notre Europe
18:14et surtout, la sécurité des Françaises
18:16et des Français.
18:17La capitulation, c'est la faiblesse.
18:20La faiblesse, c'est le danger.
18:24Je considère que la meilleure façon
18:25aujourd'hui de protéger les Français
18:27et les Françaises,
18:28c'est d'aider l'Ukraine
18:29comme nous le faisons,
18:30parce qu'elle assure
18:31les avant-postes de notre sécurité.
18:34Alain Dommel,
18:34est-ce que Marine Le Pen
18:35a commis une erreur ?
18:36Je pense qu'elle a dit
18:38exactement ce qu'elle pensait.
18:39Personnellement,
18:40je pense exactement le contraire,
18:41évidemment,
18:42et donc ce qu'elle a dit,
18:44qui est sa conviction,
18:46ça m'a choqué.
18:49En même temps,
18:50je ne comprends pas
18:50pourquoi elle le fait.
18:51C'est une réaction typique
18:52de nationaliste,
18:54c'est-à-dire qui dit,
18:55en gros,
18:56la France d'abord
18:57et les autres,
18:59ce n'est pas notre problème.
19:00Bon,
19:01et je trouve que
19:01ça n'est pas une politique étrangère.
19:03Ça n'est pas...
19:04La France, c'est un pays
19:06qui,
19:07quoi qu'on en dise,
19:08et malgré ses faiblesses
19:09qui existent,
19:10continue à avoir
19:11une influence internationale
19:15vraiment significative.
19:16Et je trouve que
19:17elle a lancé,
19:18en tout cas à mes yeux,
19:20elle a lancé
19:20un très mauvais signal
19:23en disant,
19:24en gros,
19:24quand même,
19:24qu'ils se débrouillent.
19:26Ben non.
19:26Si on veut jouer un rôle,
19:29et les Français étant
19:30ce qu'ils sont,
19:30ils espèrent toujours
19:31que ça sera un rôle moteur,
19:32et je fais partie
19:34de ces Français,
19:35si on veut avoir
19:36un rôle moteur en Europe
19:38et de préférence au-delà,
19:39si on veut réellement
19:41compter et peser,
19:43ben je pense
19:44qu'il ne faut pas avoir
19:46une analyse
19:47qui soit purement
19:48franco-française
19:49et nationaliste,
19:50une analyse
19:51de repli sur soi.
19:52Je pense qu'il faut
19:54voir plus large,
19:55c'est ce que faisait
19:55le général de Gaulle,
19:57qui n'est pas l'alpha
19:58et l'oméga de tout,
19:59il correspond à une période
20:00historique donnée,
20:01mais c'est ce qu'il faisait,
20:02et c'est ce que très souvent
20:04les dirigeants français
20:05les plus éminents,
20:06bon je pense à Clémenceau
20:08par exemple,
20:08ont fait toute leur vie
20:10et je pense que
20:13c'est essentiel
20:15et vous ne me direz
20:15sûrement pas le contraire
20:16d'être très patriote,
20:18on peut l'être
20:19sans être très nationaliste.
20:20Jean-Philippe Tanguy.
20:21Moi ce que j'ai trouvé
20:22c'est que finalement
20:23la personne qui a le mieux répondu
20:25avec beaucoup de dignité
20:26à Marine Le Pen
20:27dans un échange intéressant,
20:28c'est M. Zelensky lui-même
20:29dans l'échange
20:30in extenso
20:31qu'il a eu
20:31avec le Financial Times.
20:32Je pense que Mme Le Pen
20:33ne maîtrise pas bien
20:34certains détails.
20:35Oui, ça c'est la fin
20:35de l'échange.
20:36C'est ce qu'il lui a dit.
20:37Absolument,
20:37et il y a le début de l'échange
20:38que j'ai regardé en entier
20:40où finalement
20:41il amorce un dialogue
20:42avec elle,
20:43d'ailleurs elle lui a répondu
20:44ensuite,
20:45notamment hier soir,
20:46en disant qu'elle était prête
20:47à le rencontrer,
20:47échanger sur la coopération
20:49entre la France
20:50et l'Ukraine,
20:50mais la partie importante
20:51c'est que Marine Le Pen
20:52lui a dit
20:53la déclaration la plus honnête
20:55à lui faire.
20:56Et c'est ça le point
20:56de Marine Le Pen
20:57depuis le début
20:57dans cette guerre,
21:02ça ne suit que rarement
21:04Mme Mélanie
21:05elle dépense deux fois moins
21:06que la France par exemple
21:06donc elle peut faire des promesses
21:07ça n'engage que ceux
21:08qui les croient.
21:09Or qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
21:10C'est la partie européenne
21:11de l'aide que vous avez affichée
21:13qui correspond à 18 milliards.
21:15Or ces 18 milliards
21:15ils correspondent à quoi ?
21:16Ils correspondent
21:17aux négociations
21:18qu'il y a aujourd'hui à Bruxelles
21:19qu'on appelle
21:19le cadre financier pluriannuel
21:222028-2034
21:23où en fait
21:23personne n'est d'accord
21:24et donc en fait
21:25la France se trouve
21:26mêlée
21:27via Mme Verdeleguen
21:28et la Commission
21:29à des engagements financiers
21:30que plus personne ne veut payer.
21:32Et donc il y a une grande hypocrisie
21:33en fait autour de l'aide à l'Ukraine
21:34c'est-à-dire qu'officiellement
21:36tout le monde dit
21:37qu'ils veulent aider à l'Ukraine
21:38mais aujourd'hui
21:38ce sont des chèques
21:39sans provision
21:40sans sous-provision
21:41et donc c'est pour ça
21:42que Marine Le Pen
21:43insiste sur la coopération militaire
21:44la formation de troupes
21:45le don d'équipement
21:47mais que l'aide financière
21:48sans garantie
21:49à proprement parler
21:50est en fait
21:51un chèque en blanc
21:51que tout le monde fait
21:52sur la main sur le cœur
21:53et que Marine Le Pen ait dit
21:55en fait
21:55vous n'aurez pas cet argent.
21:56Pardon mais pour être précis
21:57quand Marine Le Pen dit
21:58six mois après mon arrivée
21:59à l'Elysée
22:00je coupe tout
22:01elle coupe
22:02y compris ce que la France
22:03verse directement
22:04il n'y a plus aucun euro
22:05qui serait versé à l'Ukraine
22:07six mois après.
22:08La partie financière
22:08dépend essentiellement
22:10de l'Union Européenne
22:11mais aussi de la France
22:12dont la France
22:14oui mais vous savez très bien
22:16que nous on remet en cause
22:17le cadre financier pluriannuel
22:19donc s'il vous disait
22:19on va aider l'Ukraine
22:20en remettant en cause
22:21le cadre financier pluriannuel
22:23ce serait un mensonge.
22:24Interroger les autres
22:25savoir comment ils vont payer
22:26parce que le cadre financier
22:27pluriannuel
22:28dont on a beaucoup de mal
22:28à faire entrer dans le débat public
22:30c'est pas de votre faute
22:30c'est nos adversaires politiques
22:31c'est une augmentation
22:32de la contribution de la France
22:33cette année c'est 33 milliards d'euros
22:35jusqu'à 45 milliards d'euros
22:37donc en fait
22:39tout ça est une immense hypocrisie
22:40donc pour répondre
22:41à votre question précise
22:42Marine Le Pen n'a pas remis en cause
22:43et encore hier soir
22:44dans une émission
22:45d'une chaîne concurrente
22:45un peu longue
22:46assez longue pardon
22:47le temps de s'expliquer
22:48c'est ça que je veux dire
22:50l'aide militaire
22:51l'aide matérielle
22:52mais le budget
22:53l'argent
22:53mais l'argent financier
22:54les chèques
22:55ce sont des chèques en blanc
22:56et je vais vous dire
22:57moi je
22:57on le dit depuis le début
22:59ceux qui disent l'inverse
23:01mentent
23:02bon
23:03pas vous hein
23:04nos adversaires
23:04j'ai bien compris
23:06en ce moment
23:07ce qui est vrai
23:07c'est qu'on est dans la période
23:09très précise
23:10pendant lesquelles
23:11au niveau européen
23:12on est en train de discuter
23:13pour savoir
23:13qui va donner quoi
23:14donc évidemment
23:16ces sujets là
23:17ils prennent
23:17une importance extrême
23:19bon
23:20tous les pays disent
23:21il faut aider l'Ukraine
23:22et tous les pays pensent
23:24mais il faut que moi
23:25je donne le moins possible
23:26il ne faut pas être hypocrite
23:28est-ce que
23:29la France
23:29comme les autres
23:30est-ce que Marine Le Pen dit tout
23:31ce que les autres pays
23:32pensent tout bas
23:33comme le dit Jean-Philippe Tanguy
23:34c'est-à-dire de toute façon
23:34prenez l'Italie
23:35monsieur Diamelle
23:36on est à un moment
23:38où on discute
23:39pour savoir
23:39ce que les européens donneront
23:41et chacun
23:42veut à la fois
23:44aider le plus possible
23:45l'Ukraine
23:46et en même temps
23:47donner le moins possible
23:48et penser que c'est plutôt
23:49les voisins qui devraient le faire
23:50c'est classique
23:52dans ces cas-là
23:53mais
23:55je pense que Marine Le Pen
23:58en prenant la position
23:59qu'elle a prise
24:02adopte
24:03bon c'est son droit
24:04c'est un choix politique
24:04elle a le droit de le prendre
24:06mais elle a pris
24:07une position typique
24:08de repli nationaliste
24:09et qui est une mauvaise nouvelle
24:11pour l'Ukraine
24:12parce que ça veut dire que
24:13si Marine Le Pen
24:14ce qui est très possible
24:16est élue dans six mois
24:18l'Ukraine aura perdu un allié
24:20sincèrement non
24:20elle n'aura pas perdu un allié
24:22monsieur Duhamel
24:22là je ne suis pas du tout
24:23d'accord avec vous
24:24parce que je connais quand même
24:24bien Marine Le Pen
24:25je travaille avec elle
24:25au quotidien depuis six ans
24:27il se trouve que j'étais présent
24:28avec elle par exemple
24:28le jour
24:29le moment même
24:29où elle a appris l'invasion
24:31de l'Ukraine par la Russie
24:32donc sa réaction
24:33était une réaction
24:34de démocrate
24:35de personne respectueuse
24:37du droit international
24:38et elle a tout de suite
24:39pris acte du fait
24:40qu'il fallait être avec l'Ukraine
24:41mais beaucoup de fausses promesses
24:42ont été faites
24:42à l'Ukraine
24:43depuis des années
24:45monsieur Duhamel
24:46nous on avait dit
24:46ce qu'il faut
24:50parce que vous faites la paix
24:51évidemment avec votre adversaire
24:52et moi j'alerte vraiment
24:53et je vous remercie en fait
24:54qu'on puisse avoir
24:55cet échange de qualité
24:56sur le fond
24:57ce qui se passe au niveau
24:58de l'Union Européenne
24:58est vraiment une très grave
25:01hypocrisie
25:01parce que
25:01on est en train de s'engager
25:03sur des montants
25:03que personne ne veut honorer
25:05qu'est-ce que je veux dire par là
25:06ils avaient parlé
25:07de ce qu'ils appellent
25:07les ressources propres
25:08ils avaient dit
25:09c'est pas les pays
25:10qui vont payer
25:11on va créer des taxes
25:12une taxe sur les GAFAM
25:13une taxe à la frontière
25:14de l'Europe
25:15une taxe sur
25:16des déchets numériques
25:18il n'y a rien qui arrive
25:19or maintenant
25:20on est à un an de l'échéance
25:21donc en fait
25:22qu'est-ce qui va rester
25:23puisqu'il n'y a pas
25:24ces nouvelles taxes
25:25aux frontières
25:25qui n'existeront pas
25:26c'est
25:27faire payer les nations
25:28et là il n'y a plus personne
25:29qui veut payer
25:29et vous savez très bien
25:30qu'il y a eu un échange
25:31un peu chaud
25:32entre M. Macron
25:33et M. Maher
25:35les Allemands
25:35ce qu'on appelle les frugots
25:36donc les Pays-Bas
25:37l'Autriche
25:38le Danemark
25:38ils ne veulent pas payer
25:39donc en fait
25:40on est un peu en bout de course
25:41d'un système
25:41et en fait
25:42moi j'ai dénoncé
25:43Si je vous écoute bien
25:47de RN qui dit
25:48maintenant ça suffit
25:49de payer pour l'Ukraine
25:50on n'a plus les moyens
25:51la priorité c'est la France
25:52qui va là vous expliquer
25:53que c'est une affaire
25:53de tuyauterie européenne
25:54en quelque sorte
25:55et pas du tout
25:56une histoire de principe
25:57Mais parce que des principes
25:58c'est bien beau les principes
26:00M. Fauvel
26:01mais derrière il y a quoi
26:01c'est du blabla
26:02C'est-à-dire que
26:03oui pardon
26:04vous pourriez dire
26:05c'est prioritaire
26:06l'Ukraine aujourd'hui
26:07parce que
26:09un euro investi
26:10ou donné à l'Ukraine
26:11protège la France demain
26:12Non mais
26:13si je peux
26:14entrer dans le dialogue
26:16il y a deux choses
26:16D'une part
26:17on est au moment
26:18où les Européens
26:20donc tous les pays européens
26:21sont en train de négocier
26:23pour savoir
26:23ce que seront
26:24les prochaines aides
26:25donc évidemment
26:25c'est un moment
26:26où chacun considère
26:27que c'est mieux
26:28que le voisin paie
26:29donc les Allemands
26:31ont en réalité
26:31exactement la même réaction
26:33que nous
26:33à ceci près
26:34qu'ils paient davantage
26:35Bon
26:36mais
26:37derrière ça
26:38ça c'est le côté
26:39si j'ose dire
26:41budgétaire
26:41mais derrière ça
26:42il y a le message
26:43politique
26:44et en disant
26:46que
26:47en gros
26:48que
26:49l'aide financière
26:51ça suffit
26:51je pense que
26:52c'est un très mauvais
26:53message politique
26:54parce que la France
26:55c'est un pays
26:56c'est la politique étrangère
26:57de la France
26:58qui est mise en cause
26:59Oui mais voyez
27:00Monsieur Duhamel
27:00il n'y a pas de cohérence
27:01dans nos adversaires politiques
27:02parce que vous ne pouvez pas
27:03voir toute la France
27:04dans la rue
27:05et dire
27:05on ne peut pas vous aider
27:06sur votre quotidien
27:07sur votre pouvoir d'achat
27:08on ne peut pas aider
27:08vos gamins au lycée
27:10Non mais c'est ça
27:10Monsieur Duhamel
27:11C'est désolé
27:11Ce n'est pas ce qui se dit
27:13Mais si
27:14Mais si
27:15Quand vous avez un ministre
27:16des Comptes Publics
27:16qui dit
27:17il n'y a pas un euro
27:18pour indexer
27:19les pensions de retraite
27:20y compris les petites pensions
27:21parce que 1200 euros
27:22ce n'est pas des grosses pensions
27:22et vous le savez très bien
27:23et qu'on vous dit
27:24par contre pour l'Ukraine
27:25il n'y a pas de difficulté
27:26c'est eux qui sont malhonnêtes
27:27Monsieur Duhamel
27:27et Marine Le Pen
27:28elle a un langage de vérité
27:30voilà
27:30elle n'est pas hypocrite
27:32elle ne cache pas
27:33derrière son petit doigt
27:33elle ne s'habille pas
27:36comment dire
27:37en militaire
27:38pour faire croire
27:39qu'elle va sauver l'Ukraine
27:39comme Monsieur Attal
27:40qui fait croire
27:41que la pressionne Poutine
27:42tout ça
27:42n'est pas à la hauteur
27:44des événements
27:44la réalité
27:45c'est que
27:46l'Ukraine reste très dépendante
27:47et l'Europe très dépendante
27:48des Etats-Unis
27:49que beaucoup de gens
27:51ont fait des promesses
27:51et que personne ne peut
27:52vraiment les honorer
27:54exposant le peuple ukrainien
27:55qui souffre depuis
27:564 ans et demi
27:57à de très grandes déceptions
27:59malheureusement
28:00Jean-Philippe Tanguy
28:01vous savez où était
28:02Jordan Bardella aujourd'hui ?
28:03Au salon de l'auto
28:03Vous savez sur quoi
28:04il a été interrogé
28:05en arrivant par tous les journalistes ?
28:07Sur la filière automobile française ?
28:08Pas tout à fait
28:09Ils auraient dû
28:09parce que c'est ça
28:10qui intéresse les gens
28:11Sur l'affaire Mediapart
28:13il y a eu un sondage
28:14cette semaine
28:14sur les accusations
28:15portées par plusieurs enquêtes
28:16de Mediapart
28:17et d'autres journaux
28:18sur les propos antisémites
28:19qu'il aurait tenu
28:20il y a une grosse dizaine
28:22d'années maintenant
28:2218% des français
28:24croient Jordan Bardella
28:25Aujourd'hui quand il dit
28:27j'ai jamais écrit ça
28:2756% des français
28:29ne le croient pas
28:31Alain Demel
28:32vous êtes
28:32vous
28:33qui lisez tout
28:35qui avez lu
28:36ces enquêtes de A à Z
28:37vous le croyez ?
28:38Il est possible
28:39qu'il n'ait pas écrit ça ?
28:41Moi mon point de vue
28:42je l'ai déjà exprimé
28:43mais
28:45je pense que
28:47la bonne réponse
28:48de Jordan Bardella
28:49aurait été de dire
28:51j'avais 17 ans
28:52j'ai dit des bêtises
28:53on a tous dit des bêtises
28:54à distance
28:54ce qui est d'ailleurs vrai
28:56plutôt que d'avoir l'air
28:58de ne pas avoir dit
28:58ce qu'il a dit
29:00bon
29:00c'est une réaction
29:06c'est une réaction
29:07en réalité
29:07plus défensive
29:10foncièrement défensive
29:11que s'il disait
29:13eh ben oui
29:13j'ai un peu
29:15j'ai un peu pensé ça
29:16mais vous savez bien
29:17vous-même
29:17vous pensiez
29:18quand vous aviez mon âge
29:19des choses qui étaient
29:19aussi contestables
29:21et c'est vrai
29:22Non moi
29:23j'avais aucune pensée haineuse
29:24à 17 ans
29:25je crois que Jordan Bardella
29:26n'en avait pas
29:27et qu'il n'a pas accepté
29:28quelque chose
29:28qui est faux
29:29même si ça avait l'air
29:31peut-être plus malin
29:32politiquement
29:33peut-être plus sioux
29:34plus cynique
29:35peut-être
29:35c'est pas ce que vous dites
29:36mais c'est la position
29:36de certaines personnes
29:37non il est innocent
29:38ce qu'on lui reproche
29:39alors quand vous voyez
29:40le sondage
29:41finalement il y a beaucoup
29:41de gens qui ne se prononcent
29:42pas aussi
29:42c'est-à-dire qu'ils n'en
29:43savent rien
29:43et peut-être aussi
29:44qu'en fait cette affaire
29:45n'en est pas une
29:45et que ça n'intéresse pas
29:46beaucoup les gens
29:47par rapport aux enjeux
29:48qui existent
29:49en tout cas on ne va pas
29:49reconnaître une faute
29:50qu'il n'a pas commise
29:51Vous lui avez posé la question ?
29:53je n'ai pas besoin
29:54de lui poser
29:54puisqu'il nous a assuré
29:55que tout ça était faux
29:56je le connais depuis 15 ans
29:57Jordan Bardella
29:57je n'ai jamais perçu
29:58même dans nos plus jeunes années
29:59même s'il est plus jeune que moi
30:01mais j'ai rencontré très jeune
30:02je n'ai jamais senti
30:03cette haine
30:04qui anime les messages
30:06que Mediapart
30:06prétend avoir trouvé
30:07donc ça n'a pas de cohérence
30:09et moi j'ai totalement confiance
30:10dans Jordan Bardella
30:12et par ailleurs
30:14moi quand même
30:15une des deux
30:16deux des trois sources
30:17de Mediapart
30:17se sont effondrées
30:18je suis désolé
30:19la source humaine principale
30:20dit qu'elle s'est fait manipuler
30:21alors Mediapart dit
30:22ce n'est pas la source principale
30:23d'après Mediapart
30:24oui d'accord
30:24dans l'article
30:25c'était la source principale
30:26alors ils réécrivent les choses en ligne
30:27en tout cas
30:28cette source dit
30:29qu'elle s'est fait manipuler
30:30et que c'est une source
30:31dont la qualité par ailleurs
30:32est quand même très contestable
30:33c'est moins qu'on puisse dire
30:35le Gmail
30:35le mail
30:36ce que j'avais dit
30:37dès le jour où je l'ai lu
30:38j'ai dit
30:39il manque la moitié
30:39ils ont retrouvé l'autre moitié
30:41c'était pas ce qu'on avait dit
30:42et Jordan Bardella
30:43n'était pour rien
30:43dans cet échange de mails
30:45et le reste
30:46il fait pchit quoi
30:47je suis désolé
30:48et la difficulté
30:48c'est qu'on a 90%
30:50de temps d'antenne
30:50contre Jordan Bardella
30:52et c'est sûr que c'est difficile
30:53c'est pour ça que je vous pose la question
30:54et c'est difficile
30:55effectivement de rétablir les choses
30:56Alain Dommel
30:57mais on le fera jusqu'au bout
30:58bon
30:58moi je suis
30:59d'après ce que je sais
31:01je ne sais que ce que j'ai lu
31:02j'ai pas de source personnelle
31:05particulière
31:05mais d'après ce que j'ai lu
31:07je pense qu'il est
31:08assez vraisemblable
31:09qu'il ait tenu ces propos là
31:11quand il avait 17 ans
31:12comme à 17 ans
31:14on a tous tenu des propos
31:15qu'on ne tiendrait plus
31:16après
31:17a fortiori quand on a mon âge
31:20mais ce qui me frappe toujours
31:22et en l'occurrence
31:24c'est pas tant
31:25c'est que
31:26même ceux qui
31:28au fond
31:29sont persuadés
31:30qu'il l'a dit
31:31et le lui reproche
31:32ne modifient en rien
31:34leur comportement politique
31:36et leurs intentions électorales
31:37ça ne changera rien
31:38c'est ce qui me fascine
31:40c'est à dire
31:41c'est à dire
31:41que nos opposants aussi
31:42l'avaient jugé par rapport
31:44non mais c'est à dire
31:45c'est à dire que
31:48le rassemblement national
31:49dans cette phase
31:50je ne dis pas que ça durera des années
31:52mais dans cette phase actuelle
31:54donc à 6 mois du vote
31:57a un électorat acquis
31:59et même si
32:01une partie de cet électorat
32:03est tentée de croire
32:04que Jordan Bardella
32:05a effectivement tenu
32:06ces tenues
32:06ces propos
32:07ça ne les fera pas changer leur vote
32:09ils penseront que
32:10personne n'est parfait
32:12etc
32:12et donc
32:13ils voteront
32:15comme ils ont l'intention
32:16de voter
32:16et je suis persuadé
32:17que sur un plan moral
32:19ces propos
32:21je dis bien
32:22ces CES
32:23ces propos sont
32:24tout à fait discutables
32:25et que sur un plan électoral
32:27ça n'est pas un handicap
32:29moi je pense aussi
32:30que les gens
32:31ils jugent la ligne politique
32:32du rassemblement national
32:33de Marine Le Pen
32:34et Jordan Bardella
32:34qui est une ligne de défense
32:36de nos compatriotes
32:37de confession juive
32:39qui sont agressés au quotidien
32:41moqués
32:42avec une banalisation
32:43de l'antisémitisme
32:44qui a atteint des niveaux
32:45que moi quand j'étais jeune
32:46puisqu'on parle de nos jeunes années
32:47je ne pensais pas voir revenir
32:48dans mon pays
32:49j'avoue que je suis
32:51consterné
32:51apeuré
32:52de voir le retour
32:52de l'antisémitisme
32:53à des échelles importantes
32:55que ce soit dans les sondages
32:56ou dans certains comportements
32:57électoraux
32:58pour faire des voix
32:59en l'occurrence
32:59un certain nombre de meetings
33:00de monsieur Mélenchon
33:01moi je ne sais pas
33:02ce qu'il pense sur le fond
33:02il est arrivé
33:03que des candidats
33:04du RN aux législatives
33:06sauf que ce n'était pas
33:07soutenu par parti
33:07et vous avez d'ailleurs dit
33:09il y a quelques semaines
33:10sur ce plateau
33:10il y a aussi des dingues
33:11au RN
33:11oui qu'on chasse
33:13c'est à dire que nous
33:13ce n'est pas un argument électoral
33:14au contraire
33:15ça nous porte préjudice
33:16et on le condamne
33:17systématiquement
33:18et Marine Le Pen
33:18vous le savez
33:19a rompu avec son propre père
33:21sur ce sujet là
33:22aux élections municipales
33:23je ne sais pas ce que va faire
33:24monsieur Mélenchon
33:25à la présidentielle
33:27et moi pour l'intérêt général
33:28je souhaite qu'il ne réitère pas
33:29ses propos
33:30parce que moi je ne suis pas
33:30dans la politique du pire
33:31au municipal
33:33monsieur Mélenchon
33:34a arbitré
33:35le fait de faire des meetings
33:36avec des slogans
33:38des jeux de mots
33:39des provocations
33:41antisémites
33:42c'est ça qui s'est passé
33:42et ça
33:44aucune polémique
33:44ne peut l'effacer
33:45et j'espère vraiment
33:46parce que moi
33:47une fois plus
33:47je pense à la France
33:48et aux Français de confession juive
33:50et aux autres
33:50qui n'ont pas envie
33:51de revivre ça
33:51j'espère que monsieur Mélenchon
33:53rentre dans cette campagne
33:55présidentielle
33:55en ne réitérant pas
33:57ce qu'il a fait au municipal
33:59je pense qu'on est dans une phase
34:05où à tort ou à raison
34:06je ne sens pas une montée
34:08comme j'ai connu à certains moments
34:10d'antisémitisme en France
34:11parce qu'évidemment
34:13je déplorerais et combattrais
34:14autant que je pourrais
34:15mais je ne sens pas ça
34:17ah bon ?
34:18non
34:18je ne sens pas une montée
34:19de l'antisémitisme en France
34:21je sens des polémiques
34:23sur l'antisémitisme
34:25oui ça je les constate
34:26je les enregistre
34:28et je les commente
34:29mais je ne vois pas
34:31qu'il y ait un mouvement populaire
34:32de fonds antisémites en France
34:34en train de prendre
34:35et je souhaite qu'il n'y en ait pas
34:40en tout cas c'est comme ça
34:41que je sens les choses
34:41je ne peux me tromper
34:42mais c'est comme ça
34:43que je sens les choses
34:43ah bah moi du tout
34:44moi je sens au contraire
34:45la banalisation
34:46dans le peuple français
34:48dans une partie du peuple français
34:49avec les sondages qui le prouvent
34:51ah les sondages qui le prouvent
34:52je ne suis pas d'accord
34:53Jean-Philippe Tanguy
34:54est-ce que Jean-Marie Le Pen
34:55il y a surtout des phénomènes
34:56dénoncées par des rapports
34:57de l'inspection académique
34:58à l'école
34:58des familles
34:59et puis surtout
35:00la fuite des français
35:01de confession juive
35:02qui partent en Israël
35:03Jean-Philippe Tanguy
35:04qui est quand même caractérisé
35:06pour moi c'est la honte
35:07pour moi
35:08qu'est-ce qu'il peut y avoir
35:08de plus honteux
35:09que des français
35:10qui sont français
35:11depuis des générations
35:12et des générations
35:12dont les aïeux
35:13se sont battus
35:14pendant les guerres mondiales
35:15pendant la guerre d'invasion
35:16de la France
35:18qui quittent notre pays
35:19mais c'est la honte
35:20mais ça devrait être
35:21au cœur du débat
35:22vous avez sans doute vu
35:23les deux sondages
35:24cette semaine
35:25qui donne Jean-Luc Mélenchon
35:27qualifiée
35:27face à Marine Le Pen
35:28au second tour
35:29aux alentours de 18%
35:31est-ce que c'est le scénario
35:33rêvé aujourd'hui pour vous ?
35:34Non
35:35Marine Le Pen avait une déclaration
35:37assez étonnante
35:37il y a quelques mois
35:38en disant
35:39mon second tour de rêve
35:40c'est face à Edouard Philippe
35:41parce que personne n'a vraiment compris
35:42si je veux dire pourquoi
35:43parce que compte tenu
35:44des défis
35:45dont on a parlé
35:45à l'ouverture
35:46avec monsieur Duhamel
35:47des tensions dans notre pays
35:48il faut que ce soit un vrai choix
35:49le risque d'un duel
35:50avec monsieur Mélenchon
35:51effectivement on pourrait croire
35:52et encore
35:53c'est trop facile
35:54Non non
35:54il faut rester très modeste
35:55mais on pourrait croire
35:56que c'est un vote de rejet
35:57de monsieur Mélenchon
35:57puisque d'adhésion
35:58à la politique de Marine Le Pen
36:00or Marine Le Pen souhaite
36:01un vote d'adhésion
36:03parce que ça fait
36:03beaucoup d'élections
36:05présidentielles
36:06ou législatives
36:07que c'est un vote de rejet
36:08de deuxième tour
36:09et pas un vote d'adhésion
36:09à un projet
36:10or on ne peut pas redresser
36:11le pays
36:11sans une adhésion
36:12forte des gens
36:14disons que
36:16au stade actuel
36:19l'hypothèse
36:19d'un second tour
36:21Mélenchon
36:21Le Pen
36:22n'est sans doute
36:24pas le plus vraisemblable
36:25même s'il n'est pas du tout exclu
36:26mais il n'est pas
36:27le plus vraisemblable
36:32Je pense que le débat
36:34dans ce cas-là
36:35risquerait d'être
36:37vraiment houleux
36:39et qu'il y aurait
36:40au-delà
36:41d'une échéance électorale
36:43très importante
36:44la présidentielle
36:45puis les législatives
36:46qui suivraient
36:47je pense qu'on serait
36:49dans une crise politique
36:51extrêmement profonde
36:53dont je n'écarte pas
36:55l'hypothèse
36:55dans six mois
36:56et que je souhaite
36:57évidemment
36:58en vivement
36:58qu'on évite
37:00Oui, après ce qui est vrai
37:01c'est que le macronisme
37:02est en bout de course
37:04Oui, c'est fini
37:05C'est une analyse du monde
37:06et c'est vrai aussi
37:07que l'analyse du monde
37:09qu'a Marine Le Pen
37:10l'analyse du monde
37:11qu'a M. Mélenchon
37:11évidemment
37:12on y est totalement opposé
37:13mais il propose
37:14des clés de lecture
37:15il propose des solutions
37:16comme nous on le fait
37:16et c'est vrai qu'aujourd'hui
37:17le problème
37:17des différents modes
37:19de centrisme
37:21j'essaie de rester
37:21un peu objectif
37:23non mais vraiment
37:24j'essaie toujours
37:25de comprendre
37:25l'adversaire politique
37:26qui n'est pas un ennemi
37:28a beaucoup de mal
37:29si vous voulez
37:29à proposer
37:29une lecture du monde
37:30qui corresponde
37:32à ce qu'ils ont annoncé
37:33que ce soit
37:33sur la construction européenne
37:34sur la mondialisation
37:35sur le retour
37:37des impérialismes
37:38la lecture centriste du monde
37:40avait un peu enterré
37:41ces phénomènes
37:42alors que les souverainistes
37:43de droite ou de gauche
37:44l'avaient anticipé
37:45il nous reste une minute
37:46un peu plus pour parler
37:47d'un monument du patrimoine français
37:49c'est pas vous
37:50Alain Demel
37:50c'est la tapisserie de Bayeux
37:52vous savez qu'on l'avait prêtée
37:53on s'adote de la même époque
37:54oh non je ne me permettrai pas
37:56elle est très légèrement
37:57plus ancienne que vous
38:00on l'avait prêtée
38:01vous savez à nos amis anglais
38:02au British Museum
38:02on apprend aujourd'hui
38:03par le commissaire
38:04de l'exposition
38:05le commissaire britannique
38:06que quand elle reviendra en France
38:08on ne pourra plus l'accrocher
38:09c'est ce qu'il affirme
38:10on la présentera autrement
38:11aujourd'hui
38:13ce qu'a fait réagir
38:13la ministre de la Culture
38:14Catherine Pégard
38:15qui dit ça n'a rien à voir
38:17avec son transport
38:19effectivement on ne pourra plus
38:20l'accrocher verticalement
38:21mais c'est pas si grave que ça
38:22c'était dans les tuyaux
38:23depuis longtemps
38:24est-ce que Alain Demel
38:26on a eu tort
38:27de la prêter aux Anglais
38:30est-ce qu'il y a eu une erreur ?
38:31bah écoutez
38:32si ça s'était bien passé
38:34qu'on avait pu la raccrocher
38:35comme elle existait
38:36moi je l'ai vu dix fois
38:37dans ma vie
38:38ça serait très bien
38:40si maintenant
38:41on est obligé
38:42de la présenter
38:43de façon différente
38:44elle sera de toute façon
38:45présentée d'une manière
38:46où on la verra
38:48dans sa gloire
38:50quand même
38:50donc
38:52c'est désagréable
38:54mais je suis sûr
38:55qu'on trouvera une solution
38:56ça vous fait bondir
38:57Jean-Philippe Tanguy ça ?
38:58oui et d'ailleurs
38:59j'ai fait un signalement
39:00au procureur
39:01sur les conditions
39:01oui
39:02sur les conditions
39:02du prêt
39:03donc je vous le confirme
39:04ce soir
39:04car ce qu'a révélé
39:05le conservateur britannique
39:07le fait qu'elle soit aplatie
39:09et qu'on nous dise
39:09ben oui mais c'était prévu avant
39:10ça veut dire qu'elle n'était pas
39:11en condition de voyager
39:13c'est une oeuvre très fragile
39:15beaucoup d'experts
39:16avaient alerté
39:16avant son départ
39:17en disant que c'était
39:17une oeuvre fragile
39:19c'était un caprice
39:20il faut bien le dire
39:20de monsieur Macron
39:21aussi de madame Dati
39:23il y a le canard rechaîné
39:24qui avait révélé
39:24que la décision
39:25s'était prise
39:25selon les termes
39:27du représentant anglais
39:28dans un dîner
39:29sans consulter personne
39:30et c'est insupportable
39:32et donc
39:32vous faites un signalement
39:34pourquoi exactement ?
39:35les conditions
39:36du prêt
39:37n'ont pas été
39:38des conditions légales
39:39des conditions respectueuses
39:40du patrimoine
39:41d'un bien national
39:42ça a été un caprice
39:43en dehors de tout cadre
39:44et donc moi je fais ce signalement
39:46parce que c'est une oeuvre
39:46qui appartient au français
39:47ce n'est pas la tapisserie
39:49de monsieur Macron
39:49ce n'est pas la tapisserie
39:50de madame Dati
39:52et c'est un comportement
39:53vers le patrimoine français
39:54qui est inacceptable
39:55et donc
39:56elle était donc abîmée
39:57ils ont prétendu
39:58qu'elle était en mesure
39:59de voyager
39:59elle n'était pas
40:00en mesure de voyager
40:01et j'espère qu'elle va
40:02revenir dans de bonnes conditions
40:03mais oui
40:04c'est un risque
40:05qu'ils ont pris
40:06alors que ce risque
40:07était inutile
40:07est-ce qu'il y avait besoin
40:08de mettre la tapisserie
40:09de Bayeux
40:10au British Museum ?
40:11Non
40:11donc c'est un caprice
40:12et ça met en péril
40:14ça met en péril
40:15une oeuvre
40:15qui est irremplaçable
40:17Le mot de la fin
40:17Alain Dommel
40:18Je suis totalement d'accord
40:19sur le fait que c'est
40:20une oeuvre irremplaçable
40:21je suis persuadé
40:22qu'on va trouver
40:24techniquement
40:25une façon de la présenter
40:26sans le moindre risque
40:27parce que c'est quelque chose
40:29qui est tout à fait imaginable
40:30Peut-être
40:31mais elle ne devait pas
40:32être déplacée
40:32On a pris un risque
40:34Mais oui
40:34Non mais attendez
40:35Deux personnes
40:36Monsieur Duhamel
40:37On n'est pas en royauté
40:38Quelque chose me dit
40:38qu'on n'a pas fini
40:39d'en parler
40:39de la tapisserie de Bayeux
40:40On a pris un risque
40:42parce que c'était
40:43un geste politique
40:44aussi d'amitié
40:45avec les britanniques
40:46C'est un caprice
40:48Monsieur Duhamel
40:48et vous le savez très bien
40:49parce qu'en France
40:50il y a des experts
40:51il y a des responsables
40:52du patrimoine
40:53et ce n'est pas
40:54deux personnes
40:54sur 70 millions
40:55qui jouent avec le patrimoine
40:57de 70 millions
40:57En France
40:59il y a des experts
41:00qui ont considéré
41:01que c'était un voyage
41:03possible pour cette oeuvre
41:04que nous souhaitons
41:05Non non non
41:05ne repartez pas
41:06la tapisserie de Bayeux
41:06on ne va pas faire
41:07que nous allons tous
41:08en moniteur
41:09Merci beaucoup Alain Duhamel

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