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  • il y a 18 heures
Créé en 1956 par le magazine France Football pour récompenser le meilleur joueur européen, le Ballon d’Or est devenu au fil des ans un trophée planétaire. 100 journalistes internationaux doivent voter pour élire le prochain vainqueur, annoncé le 26 octobre à Londres. Chaque année, la campagne fait rage, des stratégies d’influence très actives se mettent en place. Quels sont les enjeux économiques, médiatiques et géopolitiques de cette compétition¿? Au-delà de la récompense individuelle du joueur, le Ballon d’Or est-il devenu un instrument de soft power¿pour un pays ? À l'occasion du 70e anniversaire de cette récompense tant convoitée, Caroline Delage et ses invités en débattent autour du Ballon d’Or, sur le plateau de Sport, etc. Année de Production :

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00:19Bonjour et bienvenue dans Sport etc, votre magazine qui parle de la place politique et sociale du sport.
00:25Au programme de cette émission, comment le sport peut-il aider des athlètes à fuir un pays autoritaire ou liberticide
00:32?
00:32Comment rester un sportif de haut niveau après l'exil ? On posera la question.
00:36On parlera aussi de cet objet si convoité qui est avec moi sur ce plateau, le Ballon d'Or.
00:44Le vainqueur 2026 sera dévoilé le 26 octobre prochain.
00:48Alors quels sont les enjeux économiques, médiatiques et géopolitiques de cette compétition ?
00:53Dans l'échappée de Mathéo Rollet, nous découvrirons comment la danse peut aider les personnes exilées à reprendre confiance en
01:00eux et en leur corps.
01:06Et nos invités pour aborder tous ces sujets aujourd'hui, Adèle Ziane, bonjour à vous.
01:11Vous êtes sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis.
01:13A vos côtés, Pascal Charitas, bienvenue.
01:16Vous êtes maître de conférence à Paris-Nanterre, historien, spécialiste des questions géopolitiques du sport.
01:20Olivier Bossard, vous êtes grand reporter à France Football.
01:24Bonjour.
01:24Vous êtes venu notamment avec votre Ballon d'Or.
01:27Et puis nous jouerons les prolongations avec notre grand témoin, la championne de para-taekwondo, Zakia Koudadady.
01:33Bonjour.
01:33Bienvenue à vous, sportif d'origine afghane qui a fui son pays en 2021 au retour des talibans et qui
01:39concourt à présent sous la bannière française.
01:41Mais d'abord, on va parler un peu chiffres et budget, puisque le budget de 2027 est actuellement en discussion
01:47au Parlement.
01:48Sur les 1,25 milliard d'euros attribués au ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative,
01:54celui qui est spécifiquement dédié au sport, il baisse un peu, 8,8% pour s'établir à 500 millions
02:01d'euros.
02:01La ministre, elle parle d'une légère baisse. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle ?
02:05Non, je ne suis pas d'accord du tout avec elle, malheureusement, parce qu'on parle d'une légère baisse
02:09prévue dans les discussions pour le projet de loi de finances dans les prochains mois.
02:15Ça suit un nombre de baisses conséquentes qui se sont faites des années précédentes.
02:19En 2024, on nous expliquait que la France devait devenir une nation sportive, que la France devait profiter de l
02:25'élan des Jeux olympiques et paralympiques
02:27pour permettre justement de déployer la culture sport dans tout le pays.
02:30Or, immédiatement, le premier budget en 2024 sur le sport, le budget du sport a été en baisse.
02:36Et en baisse, ça veut dire quoi ? C'est toutes les installations sportives.
02:39L'ANS avait promis 5 000...
02:40Oui, c'est ça. Qu'est-ce qui trinque dans cette baisse ?
02:42Alors, ce qui trinque, c'est bien sûr...
02:43Parce que le passeport, lui, il a été délocalisé aux allocations familiales.
02:48C'est passé sur un autre budget.
02:50Tout à fait. Et nous, notre combat... En plus, c'était un combat transpartisan avec la droite, les centristes et
02:55la gauche
02:55sur préserver ce budget qui est le plus petit budget de tous les ministères en France.
02:59Or, le sport, aujourd'hui, c'est de l'investissement, c'est rénover des gymnases, c'est accompagner les villes
03:04dans le développement de nouveaux équipements sportifs, des terrains de sport.
03:07L'ANS avait promis 5 000 équipements avant les Jeux olympiques.
03:10Aujourd'hui, on en est loin... On est très loin du compte.
03:12Et le deuxième point, c'est le soutien aux associations sportives.
03:15Moi, je le vois en tant qu'ancien pratiquant de football, un club de foot, un club de sport,
03:20toutes les classes sociales se mélangent.
03:22On retrouve la personne qui ouvrit hier, la personne qui travaille dans un cabinet d'avocats.
03:25C'est ce qui fait du lien, encore dans notre pays, en ville ou alors dans la ruralité.
03:28Alors, il faut quand même préciser que l'ANS reste... Il y a quand même le budget de l'ANS
03:32en plus,
03:33plus celui des Alpes 2030, à ce budget de... Mais c'est la pratique du sport au quotidien pour vous
03:38qui en pâtit ?
03:39C'est la pratique du sport au quotidien, c'est le soutien aux associations,
03:41parce qu'il faut le redire très souvent, les associations sont des bénévoles,
03:45ce ne sont pas forcément des personnes qui sont rémunérées.
03:47Elles jouent un rôle social extrêmement important pour notre pays.
03:49Et le budget du sport, du ministère des Sports, c'est un budget essentiel pour leur permettre de mener leurs
03:54activités.
03:54Tu trouves que c'est une mauvaise nouvelle, Olivier Bossard ?
03:57Oui, c'est une très mauvaise nouvelle. Et puis, on nous avait aussi promis...
03:59Moi, j'ai deux jeunes garçons qui sont à l'école primaire.
04:02On nous avait aussi promis une demi-heure de sport par jour.
04:05Comme moi, pour le coup, c'est quelque chose que je ne vois pas arriver.
04:08Il n'est pas mis en place dans les écoles ?
04:08Il n'est pas mis en place. Et je vois... J'ai une maman qui est danoise,
04:11donc je vois aussi comment ça fonctionne à l'étranger.
04:13Avec beaucoup de sport l'après-midi, l'école le matin, le sport l'après-midi.
04:17Et malheureusement, ça, c'est quelque chose qu'on ne met pas en place ici,
04:20alors que ça fonctionne très bien à l'étranger.
04:22Dans d'autres pays. Et ça, ce but...
04:24On en parle chaque année, pourtant. C'est un débat.
04:26On sait que c'est un investissement en termes de santé publique, etc.
04:28Sur le temps long, et effectivement, sur ces 30 minutes de sport obligatoire,
04:32c'était une des promesses présidentielles.
04:34Aujourd'hui, on se rend bien compte, on a fait une mission d'information au Sénat
04:36pour voir son application.
04:37On a constaté qu'aujourd'hui, ça reposait sur la bonne volonté du corps enseignant
04:41et sans moyens supplémentaires,
04:43et dans des emplois du temps qui sont très compliqués.
04:45Parfois, on le voit bien aujourd'hui avec ce qui se passe dans les lycées.
04:49Allez, on va passer à notre premier thème.
04:50Comment le sport permet aux athlètes de fuir leur pays ?
04:53C'est le fair play de sport, etc.
05:00Certains athlètes réussissent à fuir leur pays grâce au sport,
05:03mais que deviennent ceux qui font défection ?
05:05Comment le sport permet-il de reconstruire sa vie après l'exil ?
05:10Zaki Akoudad a dit, vous avez fui l'Afghanistan
05:13quand les talibans ont repris le pouvoir.
05:15C'était en 2021.
05:16Est-ce que le sport vous a sauvé la vie ?
05:19Oui, j'ai quitté l'Afghanistan en 17 août 2021
05:23parce qu'il y a des talibans qui arrivent dans mon pays.
05:25Tout est changé pour les filles et pour les femmes.
05:28Il n'y a pas le choix de rester en Afghanistan
05:30parce que j'ai voulu continuer mon espoir,
05:32réaliser mon rêve.
05:33J'ai retrouvé Zaki Akoudad à Paris
05:35avec un papier de demande d'asile.
05:38Parce que c'est la France qui vous a exfiltrée ?
05:39C'est la France qui m'a aidée
05:41quand j'étais dans un moment très difficile à Kaboul.
05:45Et après, exil à Paris pendant 4 ans.
05:49Et là, je suis française.
05:50Et c'est parce que vous étiez sportive
05:52que vous avez réussi à fuir ?
05:53Oui, parce que je suis sportive
05:55et première athlète paralympique de l'Afghanistan.
05:58Et je pense que...
05:59C'est ça qui vous a aidée ?
06:00C'est ça qui m'a aidée par rapport à sortie
06:02et continuer mon espoir jusqu'à aujourd'hui.
06:06Le régime vous aurait empêché
06:07de pratiquer votre sport
06:09si vous étiez restée en Afghanistan ?
06:11Oui, parce que le régime de Taliban,
06:14c'est un régime qui est toujours battre contre les femmes.
06:19Et moi, je suis une athlète quand même connue dans mon pays.
06:22Ce n'est pas possible de rester en Afghanistan
06:24et s'entraîner avec l'équipe nationale.
06:28Or, il y a le Taliban toujours à côté de nous
06:29pour limiter les femmes et les femmes sportives.
06:33C'est quand même impossible de faire de sport là, maintenant.
06:38Même avant, c'était quand même difficile.
06:40Mais quand même, grâce à ma famille
06:42et à 10% de sécurité,
06:44j'ai continué jusqu'à 2021.
06:45Et après, quand les Taliban arrivent,
06:48j'ai quitté mon pays
06:49parce qu'il n'y a aucune possibilité pour faire de sport.
06:51Vous avez fait appel à la France en particulier ?
06:54Oui, j'ai fait une vidéo sur mon téléphone
06:59et j'ai parlé dans cette vidéo
07:02que c'est Zakia, je suis Zakia.
07:03J'ai gagné un white card
07:05pour participer à l'Alympique de Tokyo
07:07et là, j'ai besoin d'aider pour sortir.
07:10J'ai fait un risque dans ma vie
07:11parce que j'ai bien expliqué mon localisation,
07:13mon adresse, e-mail, téléphone, tout ça.
07:14J'ai dit soit avec cette vidéo,
07:17j'ai quitté l'Afghanistan pour participer au Tokyo,
07:19soit je suis morte parce qu'il y a tout dans cette vidéo.
07:22Et après quelques minutes,
07:23j'ai tombé en contact du ministère des Sports français.
07:27Et voilà, j'ai resté avec la France pendant 42 heures
07:30et après, j'ai gagné deux sorties
07:31avec une seule passeport
07:33de quitter l'Afghanistan pour participer à mon rêve
07:36et mon rêve de marquer mon nom
07:39en tant que premier athlète paralympique afghane
07:42parce qu'il n'y a pas d'athlète paralympique dans mon pays
07:45et j'ai dit si j'ai stop,
07:47je pense qu'il n'y a pas d'autre après moi.
07:48Il n'y en aura plus.
07:49Et ça, c'est la dernière chance.
07:51Et grâce au France et grâce au sport,
07:54j'ai participé au Tokyo
07:56et en sud Paris, on va y revenir.
07:59Pascal Charitas, est-ce qu'il y a beaucoup comme ça
08:01d'exemples de sportifs qui ont fui leur pays ?
08:04Pendant la guerre froide peut-être ?
08:06Voilà, ça commence en fait dans la guerre froide.
08:08Ce phénomène s'accélère.
08:10Et puis il y a aussi les mouvements des décolonisations,
08:12donc aux relations Est-Ouest,
08:13il y a aussi les relations Nord-Sud,
08:15qui vont accentuer ces migrations.
08:17Donc on parle aussi de body drain,
08:19parce que parfois ça peut être accéléré.
08:20De quoi ?
08:21De body drain ?
08:22Donc on a le brain drain pour les intellectuels
08:24et le body drain pour les sportifs.
08:26Pour les sportifs, ok.
08:26Voilà.
08:27Donc ces phénomènes migratoires
08:28qui parfois peuvent être sollicités
08:30par un pays tiers et extérieur,
08:32mais aussi du fait des athlètes
08:35qui vont fuir un régime,
08:36soit suite à une guerre,
08:37un régime autoritaire
08:38ou à des persécutions
08:40dues à différentes causes.
08:43Donc ça se voit notamment dans les Jeux Olympiques.
08:44On a quelques exemples
08:45comme Agnès Keletti aux Jeux Olympiques de Melbourne en 1956
08:48qui va rejoindre l'Australie puis le Japon
08:50puisque l'URSS va envahir,
08:53suite à la révolution hongroise, son pays.
08:56On a quelques exemples comme ça.
08:58Le plus récent que tout le monde connaît certainement,
09:00c'est Kristina Timanowskaya, biélorusse,
09:04qui a critiqué son régime et ses dirigeants sportifs
09:06et qui va demander asile à l'ambassade de Pologne au Japon
09:10et va rejoindre ce pays ensuite.
09:13Donc sur les questions de la fuite,
09:16en fait, on voit bien que le sport
09:17est une occasion de mobilité internationale
09:20assez paradoxale
09:21puisque les régimes autoritaires
09:22contrôlent leurs athlètes,
09:25les envoient dans les compétitions
09:26pour magnifier leur régime
09:29et paradoxalement,
09:30ces athlètes peuvent en effet...
09:31– Faire défection.
09:32– Faire défection, s'échapper,
09:34rejeter le régime et donc on voit bien...
09:36– C'est ce qui a failli se passer
09:37avec les footballeuses iraniennes ?
09:39– Également aussi, tout à fait.
09:40Donc on voit bien un tirallement,
09:42une contradiction entre l'identité nationale,
09:44l'appartenance et finalement l'autonomie individuelle
09:47qui permet l'émancipation et la résistance.
09:50– Olivier, ça se passe dans le foot évidemment aussi ?
09:53– Oui, bien sûr, bien sûr,
09:54mais dans tous les sports,
09:55c'est comme le dit monsieur,
09:57finalement le sport permet ça
09:58puisque le sport ouvre les frontières,
10:00le sport offre des visas
10:02pour aller dans d'autres pays.
10:03– Il faut bien aller participer aux compétitions.
10:05– Bien sûr, il y a plein d'exemples.
10:07Moi, celui qui m'avait marqué,
10:08j'avais vu le film d'ailleurs
10:08qui avait été sur elle,
10:10c'est sur la nageuse syrienne Yusra Mardini
10:12qui avait fini carrément à pousser le bateau
10:15des réfugiés à la nage avec sa sœur
10:18et qui après avait rebondi,
10:19avait pu faire les Jeux olympiques.
10:20Donc il y a des histoires comme ça,
10:23mais moi, il y a quand même une chose
10:24et je pense que vous pouvez répondre à ça,
10:27c'est que quand même,
10:28quand on part comme ça,
10:29est-ce qu'il y a un prix à payer ?
10:30D'ailleurs, est-ce que vous ne craignez pas
10:31pour votre famille de rester sur place ?
10:34– Est-ce que vous avez pris le risque de mourir
10:36parce que vous donniez des renseignements sur vous,
10:38mais vous laissez évidemment votre famille sur place
10:42qui peut avoir des représailles ?
10:43– Exactement.
10:44En fait, on fait un risque dans notre vie
10:47et dans notre famille aussi
10:48parce que quand j'ai quitté l'Afghanistan,
10:50je n'ai même pas pensé à ma famille,
10:51j'ai tellement concentré à la guerre
10:53et tout ce qu'il y a autour de moi
10:54pour aller au Tokyo.
10:56J'ai oublié le problème après pour ma famille,
11:00mais heureusement que j'ai réussi
11:02sept mois après d'inviter
11:03toute ma famille à Paris.
11:04Ils ont toujours avec moi ici en France,
11:07mais je ne pense pas que les autres athlètes
11:09d'avoir cette chance
11:10et d'inviter toute leur famille en Europe.
11:14Mais quand même, moi,
11:15j'ai réussi cette invitation
11:17pour toute ma famille,
11:18sept mois après le participer au Tokyo.
11:20– Vous avez eu de la chance, vous diriez ?
11:22– Vraiment, parce que je pense
11:24que c'est quand même difficile
11:27d'inviter notre famille en Europe
11:29complètement dans un coup
11:30dix familles ou sept familles.
11:32C'est quand même difficile mentalement
11:34et c'est quand même de la chance, vraiment.
11:36– C'est la France qui a répondu
11:37la première à l'appel de Zakia.
11:39Il y a des dispositifs particuliers en France
11:41pour accueillir les sportifs, justement,
11:42qui demandent l'exil ?
11:44– Je pense que d'abord,
11:46il y a des dispositifs particuliers
11:47pour accueillir les réfugiés politiques
11:49ou les réfugiés en danger pour leur vie.
11:51– Pas spécialement des sportifs.
11:53– Voilà, c'est d'abord le…
11:54parce qu'il faut quand même
11:55qu'on ait à l'esprit que,
11:57dans le monde, je crois,
11:58qu'on estime à 120 millions
11:59le nombre de personnes
12:00en situation de demande de refuge,
12:02de situation de réfugié.
12:03Donc, c'est un phénomène majeur
12:05qui commence aussi à prendre de l'ampleur.
12:07Ce n'est pas par hasard, je pense,
12:09que le comité olympique crée en 2016
12:11cette équipe des réfugiés
12:13pour pouvoir participer aux Jeux olympiques.
12:16– Qu'a rejoint Zakia, d'ailleurs.
12:18– Que Zakia a rejoint, justement,
12:20pour Paris 2024.
12:21Et donc, c'est un problème, déjà,
12:22à l'échelle de la planète,
12:24avec pratiquement, je crois,
12:2545 millions d'enfants
12:26qui sont concernés par situation de réfugiés.
12:28Donc, d'abord, c'est une réponse
12:30dans le pays dans lequel nous sommes,
12:31le pays des droits de l'homme,
12:32qui a une législation adaptée aussi
12:34aux demandes d'asile,
12:36de répondre.
12:37Effectivement, pour les sportifs,
12:38vous l'avez dit,
12:39c'est un choix courageux
12:41qu'il faut faire un moment.
12:41Par rapport aux familles,
12:43moi, ça me fait toujours penser
12:43à cette vidéo horrible
12:44qu'on avait vue à l'époque.
12:45C'était le fils de Saddam Hussein Koussaï,
12:47qui était quand même
12:48une personnalité assez sanguinaire,
12:49qui avait convoqué les parents
12:51d'un athlète irakien
12:53qui était resté à Atlanta en 1996.
12:56Et donc, il les mettait
12:57en situation d'interrogatoire.
12:59Donc, effectivement,
13:00pour ces personnes
13:00qui font ce choix-là,
13:01c'est quelque chose
13:02de très courageux,
13:03mais il y a toutes les conséquences
13:05dans leur pays.
13:06La France, sur les aspects sportifs,
13:08évidemment, les Jeux olympiques,
13:10c'est un moment
13:10où on peut montrer aussi
13:11cette générosité,
13:13cette envie d'accueillir
13:14des personnes
13:15qui vont porter
13:16les valeurs du sport
13:17aux Jeux olympiques
13:18et paralympiques.
13:19Et ça, c'est notre rôle.
13:20Évidemment, Madame,
13:21vous l'évoquiez,
13:22ce contact
13:22que vous aviez pris
13:23avec le ministère,
13:25justement,
13:25qui a permis
13:25de faciliter
13:26votre accueil en France
13:27et de pouvoir participer
13:28aux Jeux olympiques
13:29et paralympiques
13:30et réaliser votre rêve.
13:32Voilà, ça fait partie
13:33de ces questions.
13:34Elle est née comment,
13:34cette idée d'équipe
13:36des réfugiés,
13:37justement ?
13:38Et elle concerne
13:39des pays en particulier ?
13:41Quels sont les pays
13:41qui ont fui aujourd'hui ?
13:43Les pays qui ont fui,
13:44il y en a malheureusement
13:45encore beaucoup trop,
13:46puisque la situation géopolitique
13:48évolue sans cesse.
13:50Il n'y a pas de pays
13:51en particulier,
13:52puisque aussi bien au nord,
13:53au sud, à l'est, à l'ouest,
13:54il y a des guerres,
13:55il y a des conflits,
13:57mais il y a aussi
13:57des persécutions
13:59dues au choix
14:00de sa sexualité,
14:01par exemple,
14:03dans certains régimes.
14:04Si on prend
14:04Cécile Ingamba,
14:05par exemple,
14:06qui a fait une médaille
14:07aux Jeux olympiques
14:07en 2024
14:08dans l'équipe
14:09aux Olympiques
14:09des réfugiés
14:11Camournaise en boxe
14:12du fait
14:13qu'elle était lesbienne,
14:14elle est persécutée
14:15par son pays,
14:16donc elle a rejoint
14:16cette équipe.
14:17Donc, l'idée,
14:18c'est l'idée olympique
14:19toujours de cette idée
14:20d'humanisme,
14:22de fraternité,
14:22de pouvoir faire concourir
14:24des athlètes
14:25qui, sans cela,
14:26ne pourraient pas
14:27poursuivre leur trajectoire
14:28biographique sportive,
14:29leur carrière,
14:30de pouvoir aussi porter
14:31une cause,
14:32des causes,
14:34de donner une visibilité
14:36finalement aussi
14:36sur ce qui se passe
14:37dans ces pays,
14:38sur ces conflits.
14:39Donc, c'est une façon
14:40aussi de faire de la politique
14:42cette équipe olympique
14:43des réfugiés finalement.
14:44De faire de la résistance.
14:45De faire de la résistance,
14:46de pointer du doigt
14:48aussi,
14:48alors que le CIO
14:49et l'olympisme
14:50se dit à politique,
14:51mais finalement,
14:52c'est bien de la politique.
14:53De pointer les régimes,
14:54bien sûr,
14:55en cause
14:55et de mettre à l'honneur
14:57les athlètes
14:58par leur parcours,
14:59par les difficultés
15:00rencontrées,
15:01par cette reconstruction
15:03identitaire,
15:03de pouvoir s'en être sorti
15:05malgré les contraintes
15:07comme justement
15:08le fait de se déraciner
15:09peut créer
15:10une désaffiliation sociale
15:11et donc,
15:11il y a souvent
15:12peu de mobilité affective,
15:13c'est-à-dire que la famille
15:14reste très éloignée,
15:15peu de contacts,
15:15ça peut être un moyen de pression,
15:17on l'a dit par exemple.
15:18Donc,
15:19cette équipe olympique
15:20des réfugiés
15:20rentre pleinement
15:22dans l'idéologie olympique
15:23de sa charte olympique,
15:25d'hésiter même
15:26de Coubertin
15:27au départ,
15:28avec cette idée aussi
15:29que l'olympisme
15:30est une terre de refuge,
15:32finalement avec ce drapeau blanc.
15:33Et la compétition sportive
15:34finalement, Olivier,
15:35peut-être est un peu
15:37une terre de refuge
15:38pour les sportifs
15:39qui arrivent,
15:39que ce soit les Jeux olympiques,
15:41les Coupes du Monde,
15:42etc.
15:43Oui,
15:43et encore tout le monde
15:44n'arrive pas à rebondir
15:46comme ils le voudraient
15:47et n'arrive pas
15:48à poursuivre leur carrière,
15:49mais c'est là
15:50où le sport est fort aussi,
15:51c'est que quand on a tout perdu,
15:53je pense que de retrouver
15:54un terrain de foot,
15:55même à l'étranger,
15:56un tatami,
15:58un terrain de tennis,
15:58je pense que ça aide
15:59justement à reprendre pied,
16:01et puis comme vous l'avez dit,
16:02c'est tellement un outil
16:03d'intégration,
16:04ça aide à redémarrer
16:05quelque chose,
16:06mais après tout le monde
16:07n'a pas la chance
16:07de le voir en dire.
16:08On va voir ça dans un instant
16:08justement dans le reportage
16:09l'échappé.
16:10Juste un mot, Zakiya,
16:10vous avez intégré
16:11l'équipe des réfugiés
16:12puis maintenant,
16:13vous avez la nationalité française
16:14et vous êtes sous la bannière française.
16:17Comment on fait
16:18pour s'approprier
16:18un nouveau pays ?
16:20Qu'est-ce que vous ressentez
16:21quand vous entendez
16:22la Marseillaise,
16:23le drapeau français ?
16:24Parce que vous disiez
16:25je voulais être
16:25la première parasportive
16:28de taekwondo,
16:29première championne afghane.
16:31Aujourd'hui,
16:31vous concourez
16:32sous les couleurs françaises.
16:34Comment on fait pour...
16:36J'ai gagné
16:37il y a un mois et demi
16:38une belle médaille d'or
16:39au championnat d'Europe
16:41pour la première fois
16:42pour la France
16:42qui s'est donné
16:44l'opportunité
16:44d'y aller au podium
16:45et chanter le Marseillaise.
16:47C'est quand même
16:48très fier de moi
16:50parce que quand même
16:51j'ai travaillé
16:53un mille
16:53pour cette belle médaille d'or
16:55parce que c'est la France.
16:57parce que c'est la France
16:58qui m'a accueillie
16:58quand je me retrouvais
17:00acquis à Paris
17:01avec un domaine d'asile.
17:02C'est la France
17:03qui m'a donné
17:03le tapis
17:05et un espace safe
17:07pour s'entraîner
17:08tous les jours.
17:09Et pour moi,
17:10c'est fierté
17:10dans mon cœur
17:11et montrer que voilà,
17:13malgré tout ça,
17:14je suis sur le podium
17:15mes premières médailles.
17:16Je pense que c'est beau
17:17et je continue comme ça
17:18pour vous tous,
17:19pour toutes les Françaises
17:20et Français
17:21et l'objectif
17:22dans deux ans
17:23pour y aller
17:24à Los Angeles
17:24pour une belle médaille d'or
17:26peut-être.
17:26Pour la France.
17:27Pour la France.
17:28Et vous parlez parfaitement français
17:29en plus.
17:31On passe à l'échappée
17:32tout de suite.
17:37Justement,
17:38on va prolonger
17:38un peu notre thème
17:39parce que cette semaine,
17:40l'échappée nous montre
17:41comment le sport
17:42peut permettre
17:42de reconstruire sa vie
17:43après l'exil.
17:44La danse notamment
17:46comme un outil
17:46de reconnexion
17:47avec son corps
17:48pour les personnes
17:49qui ont quitté leur pays,
17:50souvent dans des conditions
17:51éprouvantes.
17:52c'est un reportage
17:53de Mathéo Rollet.
17:54En plein cœur de Paris,
17:55je vous emmène
17:56dans un cours
17:56de danse traditionnelle
17:57congolaise.
17:58C'est l'association Kabubu
17:59qui organise ça
18:00et le but,
18:01c'est de faire bouger
18:02un petit peu tout le monde
18:03au rythme des musiques du monde
18:04parce que d'abord,
18:05il y a eu de la danse orientale
18:07et maintenant,
18:08c'est au tour
18:08de la danse traditionnelle
18:09congolaise.
18:10Vous allez voir,
18:11ça bouge pas mal
18:11et le public est assez varié.
18:13Allez, je vous emmène.
18:24Alors, le public est assez varié
18:25parce que l'association
18:26est d'abord destinée
18:28aux personnes exilées.
18:29Moi, je viens de Cuba,
18:31je suis latine.
18:32C'est pour intégrer,
18:33un petit peu,
18:34nous intégrer
18:34à la société française
18:35que c'est un petit peu dur
18:36pour notre côté,
18:38les immigrants.
18:39Et grâce à l'espoir,
18:40à cette association
18:41qu'on rencontre
18:42des différentes personnes.
18:43Et ça nous aide beaucoup,
18:44en fait, ça.
18:45On se sent
18:46comme on était à la maison,
18:47comme on était chez nous.
18:48Mais dans la réalité,
18:49il y a n'importe qui
18:50qui peut participer
18:51à la séance.
18:51Il peut y avoir
18:52des étudiants, par exemple,
18:53ou encore des personnes âgées
18:55ou bien une personne
18:56qui veut tout simplement
18:56faire du sport
18:57via une association.
18:58Je trouve ça incroyable
18:59le fait, effectivement,
19:00de pouvoir réunir
19:00le plus de gens possible
19:01autour de la danse.
19:03Et alors moi, ma situation,
19:04là, pour le coup,
19:04j'ai retrouvé un travail
19:05il y a depuis un petit mois maintenant.
19:06Mais avant, effectivement,
19:07que je reprenne,
19:07j'étais effectivement
19:08même pas au chômage.
19:09Donc c'était un peu
19:10la galère.
19:11Mais après, je ne suis pas
19:12comme exilé
19:13ou ce genre de choses.
19:14Je suis résident,
19:16tranquille, ici.
19:16Donc il n'y a pas de souci.
19:35Sur cette séance,
19:36si je dois être honnête,
19:36il y a quand même
19:37quelqu'un qui m'a marqué
19:38en la personne de Letty.
19:39Parce que Letty,
19:40c'est le coach,
19:41c'est l'encadrant
19:41de cette séance.
19:43Mais c'est aussi une personne
19:44qui est en situation d'exil.
19:45C'est-à-dire qu'il a quitté
19:47le Congo pour venir en France,
19:48pour quitter une situation
19:49politique difficile.
19:51Et aujourd'hui,
19:52il est toujours
19:53dans une situation compliquée.
19:55Il transmet quand même
19:56sa passion
19:56et c'est ce qui l'aide
19:58à sortir de ce quotidien
19:59qui, parfois, est pesant.
20:01Je peux dire
20:01que c'est réciproque.
20:03Je leur donne la joie
20:04et puis eux aussi
20:05me donnent aussi la joie.
20:06Quand je vois beaucoup de gens,
20:07quand je donne la danse,
20:08ça me fait un peu oublier.
20:10Ça me fait un peu oublier
20:12du stress.
20:13Et eux aussi,
20:13c'est la même chose.
20:14Lorsque je l'explique,
20:15lorsque je les donne la danse,
20:17ils oublient leurs problèmes,
20:19en fait.
20:19Je suis très fière.
20:20Et puis,
20:22j'ai encore beaucoup à donner.
20:24J'ai encore beaucoup
20:24à transmettre ici,
20:26en France.
20:26Je suis maintenant
20:27à l'attente
20:28de la décision.
20:30Je souhaite
20:30que ça soit vraiment positif
20:33pour continuer
20:34à partager mon expérience
20:35avec tous ceux
20:37qui souffrent
20:38moralement
20:39et puis physiquement
20:40sur la situation
20:41de l'exil.
20:45Je vais essayer
20:46d'aller tester avec eux.
20:48C'est parti.
21:09la séance est terminée.
21:10et je peux vous dire
21:10que le cours
21:11de danse traditionnelle
21:12congolaise,
21:13ça fait transpirer.
21:14Ça permet vraiment
21:15de se reconnecter
21:15avec son corps,
21:17de libérer un petit peu
21:17l'esprit,
21:18d'oublier les petits tracas
21:19du quotidien,
21:20les gros problèmes parfois.
21:27Voilà.
21:28Donc ça,
21:28c'est la danse.
21:28Mais cette association
21:29Kaboubou,
21:30elle propose à peu près
21:311800 activités
21:32dans toute la France
21:33pour le sport.
21:34Ça permet
21:34de faire se rencontrer
21:36au-delà des différences,
21:37c'est ça ?
21:37De s'intégrer,
21:38de faire des rencontres
21:40même quand on n'est pas
21:41sportif de haut niveau,
21:42en fait.
21:43Moi, je vous le disais
21:43tout à l'heure,
21:44c'est vraiment
21:45un des derniers endroits,
21:47les lieux de sport
21:48ou dans notre pays
21:49qui souffre,
21:50qui a du mal
21:50à recréer des liens,
21:51des lieux de sociabilité,
21:53un lieu où on vient
21:54comme on est,
21:55pour ne pas reprendre
21:56un second,
21:56mais quel que soit
21:57son niveau social,
21:59son origine,
22:00on est sur une pratique
22:01sportive.
22:01Il y a une petite phrase
22:02qui a été dite
22:03dans le reportage,
22:04ça permet
22:04de remettre de la joie
22:05dans le quotidien,
22:06dans des moments difficiles.
22:07On retrouve ces lieux
22:08de célébration,
22:09ces lieux de partage,
22:10de découverte de l'autre.
22:11Moi, je le redis,
22:12dans ma pratique sportive
22:13dans le passé,
22:14en club,
22:15on avait des personnes
22:16qui venaient de tout horizon.
22:18Un avocat,
22:19un patron en bâtiment,
22:20tout le monde se parlait
22:20et c'est ce qui permet
22:22ensuite de faire vire
22:23du brassage
22:23et du lien social.
22:25Exactement.
22:25Allez, on passe
22:26à notre deuxième thème.
22:27Quels sont les enjeux
22:29géopolitiques du ballon d'or ?
22:30C'est le podium de sport,
22:31etc.
22:37100 journalistes internationaux
22:39doivent voter
22:39pour élire
22:40le ballon d'or
22:402026.
22:41Ça y est,
22:41les votes sont clos.
22:42Le vainqueur sera annoncé
22:43le 26 octobre prochain
22:44à Londres
22:45pour la toute première fois
22:46à l'occasion
22:46du 70e anniversaire
22:47de cette compétition
22:48qui est organisée
22:49par France Football.
22:51Ce sera une cérémonie
22:52à suivre sur la chaîne.
22:53L'équipe,
22:53on va peut-être rappeler
22:54la genèse de ce rendez-vous
22:55qui est attendu
22:56par toute la planète football,
22:57un trophée imaginé
22:58par des Français,
22:59par un titre de presse.
23:00Absolument.
23:01Un titre qui est sorti,
23:03un trophée qui est sorti
23:04de l'esprit de journalistes
23:05du magazine France Football.
23:07Gabriel Hannaud et Jacques Ferrand
23:09notamment,
23:09qui sont à l'initiative de ça.
23:11Il est né en 1956
23:12et cette année,
23:14on va fêter les 70 ans
23:16et c'est pour ça notamment
23:17qu'on va du côté de Londres
23:18parce que notre tout premier lauréat
23:19s'appelait Stanley Matthews
23:21qui était justement
23:21un Anglais.
23:23Donc en son hommage,
23:24on fait voyager
23:25le ballon d'or cette année.
23:26On attend évidemment,
23:27on sait que vous ne nous donnerez pas
23:28le nom maintenant
23:29en avant-première.
23:30Vous ne le connaissez même pas.
23:31Vous ne le connaissez même pas.
23:32Donc pas besoin de faire des pronostics.
23:34Au-delà de la récompense individuelle
23:36pour le joueur,
23:37très très prestigieuse,
23:39est-ce que c'est un instrument
23:40de soft power ce ballon d'or ?
23:42Oui, évidemment.
23:43C'est un trophée
23:45qui va bien au-delà
23:46du simple carré de pelouse
23:48et je trouve que le meilleur exemple
23:49pour illustrer ça,
23:51c'est George Weah
23:52en 1995,
23:55libérien,
23:55qui est devenu après
23:56président de la République
23:57de son pays
23:58et qui gagne au moment
23:59où son pays est ravagé
24:01par la guerre
24:02et pour une fois,
24:03on met un gros coup
24:04de projecteur sur...
24:05Il est devenu président
24:05de la République
24:06parce qu'il avait gagné la guerre ?
24:07Non, non, non.
24:08Pas uniquement.
24:08Mais ça a participé ?
24:10Probablement.
24:11En tout cas,
24:11c'est quelqu'un
24:12qui est devenu...
24:13qui a eu une telle notoriété
24:15dans son pays
24:15après ça
24:16et il s'en était...
24:18D'ailleurs,
24:19il s'était exprimé là-dessus
24:20quand il y a deux ans
24:21on le fait monter sur scène
24:22pour qu'il vienne remettre
24:23le ballon d'or
24:23au nouveau lauréat.
24:24Il avait dit
24:25que ce trophée
24:26n'était pas uniquement
24:27une boule dorée
24:28mais il s'en était servi
24:31justement pour essayer
24:32de propager la paix
24:33dans son pays
24:34et dire à tous ses compatriotes
24:35« Regardez de quoi l'Afrique
24:37est capable.
24:38Regardez de quoi
24:38un petit pays
24:39comme le nôtre est capable.
24:40Le temps d'un instant,
24:42on a été projeté
24:44sous les yeux
24:44du monde entier.
24:45On a su
24:47qui on était
24:48et où on était.
24:49Donc voilà
24:50à quoi sert
24:51de temps en temps
24:51le ballon d'or.
24:52Donc ça profite
24:52au pays tout entier.
24:53Au club aussi, non ?
24:55Oui, bien sûr
24:55parce que ça permet
24:56de renforcer
24:57la valeur commerciale
24:58du joueur en question.
24:59Il y a des primes
24:59d'ailleurs dans les contrats
25:00c'est ça ?
25:01En cas de ballon d'or.
25:03Bien sûr,
25:03aujourd'hui,
25:03il y a plein d'agents
25:04qui mettent des primes
25:05au ballon d'or
25:05et même pas uniquement
25:06pour le vainqueur.
25:07Si son joueur
25:08est dans les 10, 20, 30,
25:10ça rentre aussi.
25:11Pour les marques aussi,
25:13bien sûr,
25:13pour le club,
25:14on l'a dit.
25:14Et puis c'est fabriquer
25:15un événement mondial
25:16finalement qui déplace le sport,
25:18on dépasse le sport
25:18puisqu'on voit bien,
25:19ça va sur la scène politique.
25:21C'est créer un modèle
25:22de réussite,
25:23une figure d'exemple
25:25à suivre.
25:26C'est aussi
25:26une forme d'héroïsation.
25:28On fabrique
25:29des légendes sportives.
25:30Les prix,
25:31les trophées
25:32participent à cela,
25:33évidemment.
25:34Oui, il y a beaucoup
25:34de débat là-dessus
25:35d'ailleurs,
25:35parce que c'est
25:36la performance individuelle
25:37alors que c'est
25:37un sport collectif.
25:38Comment on récompense
25:39un seul joueur
25:40alors que c'est
25:41toute une équipe ?
25:42C'est pour ça
25:42que le club peut-être
25:44est aussi mis en lumière
25:45au-delà du joueur
25:46en lui-même, non ?
25:47Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:48C'est l'ensemble
25:49d'un parcours
25:50qui va être célébré,
25:52qui va être honoré
25:52et c'est un ensemble
25:54d'éléments.
25:54Ce que vous disiez
25:55tout à l'heure
25:55sur Georges Ouéa,
25:57en 1995,
25:58c'est la première fois
25:59que le Ballon d'or
26:00s'ouvre
26:01à des nationalités
26:02extra-européennes.
26:04Avant,
26:051995,
26:05il fallait soit jouer
26:06en Europe
26:07et être européen.
26:08Georges Ouéa,
26:09c'est pour ça
26:09que des Brésiliens
26:09n'ont jamais gagné
26:10le Ballon d'or
26:10ou Diego Maradona.
26:13Ça,
26:14ça a un impact très fort.
26:15Moi, je me rappelle,
26:15j'avais 16 ans à l'époque
26:16et là, on se dit,
26:18ça peut faire rayonner aussi
26:19des problématiques
26:20d'intégration,
26:21des problématiques
26:22liées à la pratique
26:23du football
26:24dans des sports amateurs
26:25parce qu'on se dit,
26:26voilà,
26:26c'est des trajectoires,
26:27des parcours
26:28qui font qu'on commence
26:29peut-être dans un quartier
26:30difficile au Libéria
26:32et on arrive
26:33effectivement ensuite
26:34au plus haut niveau.
26:35Et Georges Ouéa,
26:35pour répondre à votre question,
26:36il était au Milan AC
26:38à l'époque
26:38et effectivement,
26:39ça faisait partie
26:40d'un système,
26:41je veux dire,
26:42économique
26:42parce que ça attire ensuite
26:44en termes de trophées,
26:45en termes de visibilité,
26:46en termes de prestige,
26:47quelque chose
26:48qui va faire rayonner
26:49un club de foot,
26:49évidemment.
26:50Et ça devient du coup
26:51un instrument d'affrontement
26:52entre continents.
26:53Est-ce que tous les continents
26:54sont servis ?
26:55C'est là où ça devient
26:56géopolitique après ce trophée ?
26:58Oui, tout à fait,
26:58comme on l'a dit au départ,
27:00c'était surtout le Nord,
27:01l'Europe essentiellement.
27:02C'était euro-centré ?
27:03Euro-centré, voilà,
27:04et on voit que ça s'ouvre
27:05à l'Afrique,
27:06on l'a dit,
27:07mais pas seulement,
27:08mais on voit quand même
27:09qu'on a toujours
27:09cette tendance
27:11centrée sur l'Europe
27:13malgré tout.
27:14C'est assez compréhensible,
27:15c'est là où les championnats
27:16de football sont
27:16le plus attractifs,
27:18commercialement,
27:18médiatiquement,
27:19on connaît le supporter
27:20à la distance,
27:21notamment.
27:21Il y a la Cannes maintenant
27:22qui devient aussi
27:24de plus en plus
27:25attractif.
27:26Tout à fait,
27:26donc ça va faire rentrer
27:27de nouveaux candidats
27:28au fur et à mesure
27:29des années.
27:30Mais je parlais
27:32du supporterisme
27:32à distance,
27:33on voit par exemple
27:34que des spectateurs
27:36en Afrique
27:36ou dans d'autres pays
27:37du monde
27:37vont préférer soutenir
27:39les clubs européens
27:40et les joueurs européens
27:41plutôt que des joueurs
27:43locaux ou nationaux.
27:45Donc il y a aussi
27:45ces phénomènes
27:46un peu contradictoires,
27:47paradoxaux,
27:48par ces phénomènes
27:48d'attraction
27:49de certaines ligues sportives
27:51en Europe
27:51qui vont capitaliser
27:53par l'immigration sportive,
27:54les meilleurs sportifs
27:55issus aussi
27:56d'autres pays
27:57à l'extérieur de l'Europe.
27:58Donc de fait,
27:59ça va inciter
28:01à avoir plus
28:02de candidatures
28:03de joueurs
28:04qui sont dans ces ligues,
28:05dans ces championnats
28:06et qui jouent,
28:07malgré qu'ils soient
28:08de nationalité
28:09peut-être certain
28:10de pays extra-européens,
28:13de pouvoir être mis
28:14en lumière
28:14par ce trophée
28:15à leur tour.
28:16Alors il y a une campagne
28:17qui fera chez une élection,
28:18donc ils font campagne
28:19dans les médias
28:21notamment,
28:21de plus en plus
28:22d'interviews
28:22qui sont données,
28:23dans des médias stratégiques,
28:25en évitant certains sujets,
28:26ça joue ça ?
28:27Ça marche ?
28:29C'est assez nouveau.
28:31C'est pas que la performance
28:32à pour le coup ?
28:32Non, non,
28:32mais c'est assez nouveau,
28:33on n'avait pas vu ça
28:34jusqu'à maintenant,
28:35mais je vais citer
28:37l'ancien directeur
28:39de la rédaction
28:39de France Foot
28:40qui s'appelait
28:40Gérard Arnault
28:41qui disait
28:41qu'avant,
28:41le ballon d'or
28:42était une conséquence
28:42et c'est devenu une cause.
28:44Donc aujourd'hui,
28:46oui,
28:46dans un sport collectif,
28:47on se bat pour ce trophée
28:49et au final,
28:50c'est pas si étonnant que ça,
28:52c'est un sport
28:52qui finalement
28:53s'individualise pas mal,
28:54il y a beaucoup de joueurs
28:55qui vont soigner
28:56leur stat personnel
28:57avant de penser au reste
29:00et on le voit,
29:01ça c'est...
29:02Avec Yann Mbappé par exemple,
29:04qui était blessé
29:05mais qui était dans les médias
29:06en interview,
29:07notamment à destination
29:08des journalistes africains.
29:09Voilà,
29:09qui parle à tout le monde,
29:11après c'est leur droit,
29:12après est-ce que ça vient toucher,
29:15est-ce que ça...
29:16On le saura le 26 octobre.
29:17Ça amène quelque chose,
29:19ça c'est...
29:19Chaque juré est sensible
29:21ou pas à ça
29:22mais c'est quelque chose...
29:23Vraiment c'est un phénomène
29:24qu'on voit depuis quelques temps.
29:26Ça s'inscrit dans les rapports
29:27de force finalement ?
29:29Oui,
29:29puis ce qui est décrit là,
29:30c'est ce qu'on observe aussi
29:31dans les figures sportives,
29:33notamment dans le football
29:34mais pas seulement,
29:35c'est ce qu'on appelle
29:35la construction du big man.
29:37Le big man qui va attirer
29:38justement une aura,
29:40une logique de coterie
29:42autour de lui
29:44par justement
29:44ses prises de position,
29:45ses prises de parole,
29:46souvent polémiques justement
29:48pour déplacer le débat
29:50et voir les positionnements
29:51des autres big men,
29:52donc des autres joueurs
29:54qui ont du pouvoir
29:55et qui seraient potentiellement candidats
29:56pour pouvoir jouer et déjouer
29:59dans ce rapport de force
30:00et ainsi se positionner en leader
30:03et de pouvoir contre-attaquer
30:05dans la scène médiatique
30:06s'il y a besoin.
30:08Moi je trouve ça très étonnant
30:10effectivement,
30:11c'est quelque chose de nouveau
30:11ces campagnes,
30:12on se croirait presque
30:13dans une élection sénatoriale,
30:14on va parler à ces grands électeurs
30:15en leur disant
30:16je vais regarder,
30:18ça peut être intéressant,
30:19ça peut être...
30:19Mais je trouve ça très étonnant
30:21parce qu'il y a une campagne médiatique,
30:23un plan média,
30:24très clairement,
30:25ce ne sont pas des prises de parole
30:26qui sont faites de manière
30:27totalement spontanée
30:28ou sans réflexion,
30:30on voit bien que
30:31Kylian Mbappé prend la parole,
30:33a des éléments d'engage
30:34et c'est ce qu'il dit.
30:35Ça crée des réactions
30:36parce que je me rappelle
30:37qu'au moment du rassemblement
30:38de l'équipe de France,
30:38on a l'air interrogé Dembélé
30:39qui a répondu,
30:41on n'est plus à mon sens
30:43sur la performance sportive,
30:44les critères qui permettent
30:46l'éligibilité,
30:47on est dans une stratégie d'influence
30:48et on va essayer
30:49de conforter...
30:50Une campagne électorale,
30:51vous connaissez bien.
30:52On connaît bien,
30:53c'est pour ça que je vous dis,
30:53on essaie de conforter,
30:54d'aller chercher
30:55des grands électeurs,
30:56des électeurs.
30:57Moi je trouve que ça éloigne
30:58d'un jugement objectif
31:00par rapport à la performance,
31:02est-ce que c'était
31:02une performance individuelle forte
31:04sur cette année,
31:05un travail collectif ?
31:07Est-ce qu'on peut aller jusqu'à
31:07je crois qu'il y a un petit côté aussi...
31:09Je me souviens d'une année
31:11du Ballon d'Or
31:11où Ribéry s'était retrouvé...
31:14Justement,
31:14il était resté très en retrait,
31:15c'était son année,
31:16enfin moi en tout cas,
31:17je trouvais que c'était son année
31:18pour avoir le Ballon d'Or,
31:19c'est pas lui qui l'avait eu finalement,
31:20c'était Messi ou Ronaldo.
31:22C'était Ronaldo.
31:22C'était Ronaldo,
31:23c'était Anna,
31:23parce que c'est déjà le dernier.
31:24Et donc je sais qu'aujourd'hui,
31:26on sait aujourd'hui,
31:26quand il en parle,
31:27que c'est resté une blessure
31:28et qu'il...
31:30Peut-être qu'à cette époque,
31:31moi c'était il y a 10 ans déjà,
31:32qu'il aurait dû prendre la parole
31:33pour dire c'est moi
31:34qui ai fait la meilleure année,
31:36c'est moi qui ai réalisé
31:36les meilleures performances.
31:38On sait pas.
31:38Et finalement,
31:39c'est un regret.
31:39Peut-être qu'aujourd'hui,
31:40on anticipe ce genre de choses.
31:42Est-ce que c'est pareil
31:43chez les filles,
31:43parce qu'il y a Ballon d'Or féminin aussi,
31:45est-ce qu'on voit
31:46les mêmes campagnes,
31:48stratégies d'influence, etc ?
31:49Non, franchement,
31:50elles sont plus discrètes
31:51et ça dépend aussi des continents.
31:53Il y a quelques années de ça,
31:54Megan Rapino,
31:55une Américaine,
31:56l'avait gagnée
31:57et on voit que le Ballon d'Or
31:58n'était pas encore
31:59quelque chose de très important
32:01du côté des Etats-Unis.
32:03Elle n'était même pas venue
32:03d'ailleurs chercher son trophée.
32:04C'est un trophée
32:05qui est toujours à la rédaction.
32:07C'est pas celui-là.
32:08Non, non, c'est pas celui-là.
32:09Mais c'est un trophée
32:10qui prend de plus en plus d'ampleur
32:11et nous,
32:12ça a été une évidence pour nous,
32:14évidemment,
32:14de l'ouvrir au football féminin
32:16il y a quelques années
32:17et aujourd'hui,
32:18effectivement,
32:19ça devient très important
32:21et on voit à quel point
32:22elles sont touchées
32:23quand elles entendent leur nom
32:24le soir des cérémonies.
32:26Donc, évidemment...
32:27Zaka, ça vous intéresse ?
32:28Vous avez un pronostic
32:29sur le Ballon d'Or 2026 ?
32:31Oui, oui.
32:32Et j'ai pensé à ça aussi.
32:33Pourquoi il n'y a pas
32:34de casque d'or
32:35pour les Tébando ?
32:36Pour les sports à Nubi.
32:38Il faudra le proposer.
32:39Ce sera qui pour vous,
32:40le Ballon d'Or ?
32:40Vous regardez les matchs de foot ?
32:43Féminines ou...
32:44Comme vous voulez.
32:45Là, on était plutôt
32:46sur le Ballon d'Or masculin,
32:48mais...
32:48Parce que je ne demande pas
32:50de pronostic,
32:50mais peut-être vous,
32:51si vous en avez un.
32:52Je ne sais pas,
32:52parce que je ne suis pas
32:53trop dans le monde de sport.
32:54Mais c'est vrai,
32:55par rapport à ce que disait
32:56Pascal Charitas,
32:57vous avez parlé de...
32:59C'est vraiment des stratégies
33:00de marque aussi.
33:00Oui, oui.
33:01Il faut mettre en ligne.
33:01Absolument.
33:02C'est pour ça qu'Mbappé
33:02prend la parole à ce moment-là.
33:03C'est une campagne sponsorisée.
33:04Mais ça peut être contre-productif.
33:06Parce que j'entendais
33:07dans la presse
33:07il n'y a pas longtemps
33:08que les journalistes
33:09qui font partie
33:10de ce qui est de sélection,
33:12voilà,
33:13en avaient marre
33:14de subir un petit peu
33:15la pression
33:15et les coups de fil,
33:16peut-être certainement aussi
33:18des agents,
33:19que sais-je,
33:19des hommes influents
33:20autour de l'homme influent,
33:24donc attention à la stratégie
33:25qui peut se retourner.
33:26Qui peut être contre-productive.
33:28Réponse le 26 octobre.
33:29C'est ça.
33:29Cérémonie à suivre
33:30sur la chaîne L'Équipe.
33:31Je vous propose
33:31un petit quiz
33:33sur les ballons d'or.
33:34Je ne sais pas
33:34si on vous laisse jouer.
33:36Oui, parce que vous allez
33:37peut-être souffler les réponses
33:38mais je pense que vous les avez aussi.
33:40Trois questions.
33:41Vous jouez en équipe.
33:42Tout le monde est ensemble.
33:43Vous jouez avec les garçons,
33:45Zakia.
33:46Moi, j'ai les réponses
33:46donc je ne joue pas.
33:47Qui a obtenu
33:48le plus grand nombre
33:48de ballons d'or ?
33:49Est-ce que je vous fais
33:50des propositions ?
33:51C'est Messi ou Ronaldo ?
33:54Je ne sais jamais.
33:55Je trouve que c'est Messi.
33:56Messi, Ronaldo, Maradona.
33:57Moi, c'est Messi.
33:58C'est Messi.
33:59Bonne réponse.
34:00Huit ballons d'or
34:00pour Lionel Messi.
34:02Deuxième question.
34:03Combien de ballons d'or
34:03pour Michel Platini ?
34:05Trois.
34:05Deux, trois ou quatre ?
34:07Trois.
34:07Trois, oui.
34:08Trois.
34:08Souple.
34:10Trois.
34:10Bonne réponse.
34:12Et enfin,
34:12quel est le seul gardien de but
34:13à avoir gagné un ballon d'or ?
34:15L'Eviachine.
34:16L'Eviachine.
34:17Je n'ai même pas besoin
34:17de vous faire des propositions.
34:18Bravo.
34:19Bravo.
34:19Trois sur trois.
34:20Vous êtes impeccable.
34:21Bravo à tous les quatre.
34:22On va passer au chrono tout de suite.
34:30Trois informations sportives en bref
34:32et trois réactions rapides ou pas,
34:34c'est vous qui voyez.
34:35Réservé, c'est préservé.
34:36Confronté à une fréquentation croissante
34:38de certains de ces sites naturels
34:39les plus emblématiques,
34:40la municipalité de Chamonix
34:42envisage de recourir
34:43à de nouveaux outils de régulation
34:45pour protéger les espaces
34:47les plus fragiles.
34:49Et la première cible
34:50de cette expérimentation,
34:51c'est le très fréquenté lac Blanc
34:52dont l'accès pourrait bien
34:53être soumis dès l'été prochain
34:54à un système de réservation
34:56inspiré un peu
34:56des Calanques à Marseille.
34:58Est-ce que c'est une bonne idée ?
35:00C'est une bonne idée,
35:02en tout cas c'est une idée
35:03qui permet de commencer
35:04à répondre à la surfréquentation
35:06de lieux touristiques.
35:07On le voit à la montagne,
35:08on le voit aussi...
35:09Alors là, c'est le lieu touristique
35:09ou c'est le lieu sportif ?
35:11C'est la question.
35:11Tout est lié,
35:12parce que quand on parle de Chamonix,
35:13il y a toute la pratique
35:14du trail, de l'ultra-trail.
35:15On voit qu'avec Kylian Jornet,
35:18il y a un phénomène ensuite
35:19qui s'est construit.
35:20On voit que le trail du Mont-Blanc,
35:22c'était quelques centaines
35:23de participants
35:24les quelques années.
35:25Aujourd'hui,
35:25ce sont plusieurs milliers
35:26qui vont courir dans la montagne
35:27pendant plusieurs jours.
35:28Et beaucoup de critiques
35:29ont été faites justement
35:30pour cet événement sportif
35:33qui avait une dimension
35:34un petit peu de pionnier.
35:36Et aujourd'hui,
35:36c'est devenu une grande machine
35:37avec beaucoup de sponsors autour.
35:41Et derrière,
35:41ça a forcément des conséquences
35:42sur les sites naturels.
35:43Ça fait partie des besoins
35:45comme on a en France aujourd'hui,
35:47des sites touristiques
35:47qui sont surfréquentés.
35:49Il y a des réflexions
35:49qui sont...
35:50Tout le monde est d'accord ?
35:52Oui.
35:54Pour avoir vu déjà pas mal
35:56de reportages
35:56sur ce qui se passe
35:57dans l'Everest
35:58où on voit justement
35:59qu'il n'y a pas de règles
36:00et quand on voit
36:01à quel point c'est devenu
36:02une décharge à ciel ouvert,
36:03oui, je pense qu'il faut
36:04aller vers ça clairement.
36:05Et puis, il ne faut pas reproduire
36:06les Jeux Olympiques de Sochi.
36:08Rappelons-nous.
36:09Céastrophe écologique quand même.
36:12Tennis féminin maintenant.
36:14Si les quatre tournois
36:15du Grand Chelem
36:16versent les mêmes primes
36:17aux femmes et aux hommes,
36:18ce n'était pas le cas
36:19jusqu'ici des Masters Misses
36:20et ce sera chose faite
36:22en 2027.
36:23Est-ce que le tennis
36:23montre l'exemple pour vous ?
36:25Oui, je trouve ça très bien
36:27et je trouve ça même logique
36:28puisque les hommes demandent
36:29à jouer le même nombre
36:31de sets maintenant
36:31que les filles
36:32parce que les matchs
36:33sont trop longs.
36:33Donc, si tout le monde...
36:34Ah, ils veulent réduire
36:35le nombre de sets ?
36:36Ils ne veulent pas demander
36:36aux femmes d'en jouer.
36:37Non, non, non.
36:37Ils veulent faire jouer
36:38comme les femmes
36:393 sets et 2 sets gagnants.
36:42Donc, à partir du moment
36:42où tout le monde
36:43joue le même nombre de sets,
36:44tout le monde doit recevoir
36:45la même prime.
36:46Je trouve ça très bien.
36:47Zakia, vous trouvez ça bien ?
36:49Est-ce que le tennis
36:50peut inspirer d'autres sports ?
36:51Bien sûr.
36:52Je trouve qu'il est vraiment
36:54inspiré des autres sports aussi.
36:55En plus,
36:57égalité toujours entre femmes
36:59et les hommes
37:00par rapport à la prix,
37:01le timing de compétition.
37:02Ça se passe comment dans le taekwondo ?
37:03C'est important.
37:03Au taekwondo,
37:04par la taekwondo,
37:05c'est vraiment simple.
37:06Tout est égalité.
37:06Tout est égalité ?
37:07Ok.
37:08Donc, c'est déjà le cas.
37:09Le combat, c'est toujours...
37:11De gagner plus ?
37:12Voilà, gagner plus.
37:13Parce que les primes,
37:13j'imagine, sont bien moins...
37:15Par rapport à la prime,
37:16c'est complètement différent.
37:17Par la taekwondo,
37:19toujours, c'est la deuxième place
37:20et la taekwondo,
37:20c'est la première place.
37:22Je ne sais pas pourquoi,
37:23mais c'est quand même...
37:26Mentalement,
37:26c'est quand même
37:27un peu difficile pour nous.
37:29Par exemple,
37:30il y a deux jours,
37:30j'ai gagné
37:31une médaille argent
37:32au Grand Prix Paris.
37:33Le prime,
37:34c'est 3 000 pour les valides,
37:35mais pour les paras,
37:36c'est 1 000 euros.
37:37Et c'est vraiment moitié, quoi.
37:39Oui.
37:39Là, le combat,
37:40ce n'est pas entre hommes et femmes,
37:41c'est entre paras et valides.
37:43Et valides, voilà.
37:43Oui, absolument.
37:44Légalisé.
37:46Troisième sujet,
37:46Victor Wambanyama
37:47soutient le mouvement
37:48de contestation des lycéens.
37:50Le basketteur français
37:50qui joue actuellement,
37:51je vous le rappelle,
37:52aux Etats-Unis,
37:53mais qui était lycéen
37:53il n'y a pas si longtemps que ça.
37:55Il dit que ce sont
37:56des inégalités systémiques,
37:57des problèmes tellement profonds
37:59qu'en réalité,
37:59je suis content
38:00que les lycéens
38:00et les jeunes en général
38:01se fassent entendre.
38:03Est-ce qu'il est dans son rôle ?
38:06Pleinement, pour moi.
38:07Effectivement,
38:08il parle bien sûr
38:08en tant que...
38:09Là, il est sur une séquence
38:12où il est en NBA,
38:13mais il a été lycéen,
38:14il était à Nanterre,
38:16il est jeune,
38:17donc ses souvenirs de lycéen
38:18sont encore frais et récents.
38:20Mais il est aux Etats-Unis ?
38:21Il est aux Etats-Unis,
38:22mais moi j'ai eu ce débat,
38:23je suis à la commission culture
38:25au Sénat
38:25et j'avais vu
38:26des prises de position
38:27sur certains artistes
38:29qui avaient pris la parole
38:29sur des questions politiques.
38:31J'ai envie de dire
38:31si un artiste aujourd'hui
38:32ne peut plus s'exprimer
38:33sur des sujets politiques,
38:34il faut qu'il arrête
38:35de faire son art.
38:36Un sportif, aujourd'hui,
38:37et les sportifs,
38:38à travers le temps,
38:39c'est politique, le sport.
38:40On en parlait tout à l'heure
38:41sur les JO
38:42qui créent une équipe
38:43des réfugiés.
38:44La Coupe du Monde
38:45a souvent été en football
38:46des moments de revendication politique
38:48par rapport à des dictatures
38:49en Argentine ou ailleurs.
38:51Les JO, il y a eu des boycotts
38:52en 1976 d'un côté,
38:54puis les Russes,
38:55les Soviétiques
38:56et les Américains.
38:57Donc un sportif,
38:58quand il prend la parole,
38:59c'est politique
38:59s'il a envie de le prendre.
39:01Il est légitime.
39:01Et je pense qu'en plus,
39:02il est tout à fait légitime.
39:03Il a été lycéen en France
39:04et quand il porte cette parole,
39:06il porte des problématiques
39:07très concrètes.
39:08Il parle de la situation du bâti,
39:10il parle des professeurs absents.
39:12Donc moi, je le soutiens
39:13pleinement dans cette prise de parole.
39:14Vous le soutenez
39:15dans son rôle de soutien au lycéen.
39:17On passe aux prolongations
39:18tout de suite.
39:23Et on joue les prolongations
39:25avec vous,
39:26Zakia Koudadadi,
39:27athlète paralympique,
39:28afghane, réfugiée en France.
39:29On commence par une image.
39:31Évidemment, ce moment
39:32va vous rappeler quelque chose
39:34dès qu'elle s'affiche.
39:35Une photo.
39:36Est-ce que vous la voyez ?
39:40Dites-nous ce que vous avez ressenti
39:41dans votre médaille de bronze
39:43à Paris 2024.
39:48Pour moi, c'est un moment
39:50inoubliable dans ma vie.
39:52J'étais au Club France
39:54pour célébrer ma médaille
39:55avec toutes les Français
39:56et Françaises,
39:57parce que je ne m'attendais pas à ça.
39:59Parce que j'ai gagné
40:00cette belle médaille bronze
40:01pour l'équipe de réfugiés.
40:03Et comme les autres,
40:04il n'y a pas
40:04un grand public pour moi.
40:06Et quand j'ai reçu
40:07l'email dans mon téléphone
40:10« Allez, Zaki,
40:11t'invite au Club France
40:12pour célébrer ta médaille
40:13avec tous les Français. »
40:15Et quand j'arrivais là-bas,
40:16j'ai vu, je ne sais pas,
40:171 500 personnes
40:20qui m'applaudire,
40:21qui ont dit « Oui, Zaki,
40:22bravo ! »
40:37du taekwondo.
40:38Vous avez commencé
40:39chez vous, je crois.
40:40Oui, j'ai commencé
40:42taekwondo
40:44quand j'étais à 12 ans,
40:46on va dire.
40:47J'ai croisé une messie
40:49à l'école
40:50qui m'a demandé
40:51« Zakiya,
40:52je connais bien ta famille,
40:54je pense qu'ils n'ont pas
40:55de problème avec toi,
40:56tu viens un jour
40:57dans notre club
40:57parce que je suis
40:58coach de taekwondo
41:00avec les garçons.
41:01Viens un jour
41:02dans notre club
41:02pour s'entraîner
41:03le taekwondo. »
41:04Je n'ai aucune info
41:05par rapport à taekwondo,
41:06je n'ai aucune info
41:07par rapport à sport,
41:08pareil sport, aucun.
41:09Mais c'est juste
41:10que ma famille,
41:11c'est une famille
41:11vraiment très, très ouverte.
41:13Dans notre famille,
41:14on respecte l'égalité
41:16entre filles et garçons
41:18et mon père.
41:19J'ai demandé à mon père,
41:20elle a dit
41:21« Ok ma fille,
41:22j'ai aucun problème
41:23avec toi,
41:23je te campagne
41:24jusqu'à la club
41:25et teste-toi
41:26et après tu me dis
41:27c'est ok ou pas ? »
41:28Et j'ai parti
41:29avec mon père,
41:30j'ai entraîné
41:31un petit peu
41:31sur le tapis
41:32avec les garçons
41:33parce qu'il n'y a pas
41:33de filles
41:34dans notre ville,
41:36dans les sports
41:37de taekwondo
41:37et j'ai commencé
41:39un petit peu
41:40et ça me donne envie
41:41de rester sur le tapis
41:43et autour de moi
41:44tous les garçons
41:45et cet espace
41:46ça me donne de liberté,
41:47des vraies libertés
41:47parce que sortir
41:49de la maison,
41:50il n'y a pas d'égalité
41:51parce que tes femmes
41:52t'es toujours cachée
41:53et je suis née
41:54avec un bras trophée.
41:55J'ai caché mon bras
41:56pendant 19 ans
41:57parce qu'il y a pas mal
41:59de regards,
41:59il y a pas mal
42:00d'attaques contre moi
42:02parce que je suis handicap
42:03et en plus
42:03je suis née femme
42:06et ça c'est quand même
42:07difficile pour nous
42:08et dans cette club,
42:10c'est un club
42:11de 15 mètres
42:12avec 4 garçons
42:14et une coach,
42:14j'ai commencé,
42:15j'ai découvert
42:16taekwondo
42:16dans cette petite club
42:18en Erat,
42:20la deuxième ville
42:21très grande
42:21en Afghanistan
42:22après le Kaboul
42:23et là aujourd'hui
42:24je suis première athlète
42:25paralympique dans mon pays
42:26mais j'ai capté
42:27le parateekwondo
42:28en 2016
42:29pour la première fois
42:30parce que j'ai participé
42:33aux premières compétitions
42:35internationales
42:35et aux compétitions
42:36j'ai compris
42:37que je suis dans
42:38une discipline parateekwondo
42:39parce qu'il n'y a pas
42:40d'info,
42:41il n'y a pas de formation.
42:42Vous jouiez avec des valides
42:42évidemment.
42:42Voilà,
42:43j'ai joué teekwondo
42:44avec les gens,
42:45avec les valides
42:47et j'ai gagné pas mal
42:47de médailles
42:48contre les valides.
42:49C'était quand même beau
42:51parce qu'on fait tout ça
42:53grâce à ma famille
42:54parce que ma famille
42:55c'est une famille
42:56très très ouverte.
42:57On est d'Ethnie Azara
42:58et notre ethnie
42:59c'est vraiment
43:00une ethnie
43:01qui respecte
43:01les femmes
43:02et les filles
43:02et les garçons.
43:04Ça veut dire
43:04qu'on est égalité
43:04dans notre maison.
43:06Est-ce que vous avez
43:06l'espoir un jour
43:07de retourner
43:08dans votre pays ?
43:09Bien sûr,
43:10je pense que tous les soirs
43:11j'ai imaginé
43:12de gagner
43:15plusieurs médailles
43:16pour les femmes afghanes
43:17et pour l'Afghanistan.
43:19Quelle est l'épreuve
43:19qui vous a le plus servi
43:20dans votre carrière ?
43:22Qui a été à la fois
43:23la plus difficile
43:24mais qui en même temps
43:25vous a le plus servi ?
43:27On va dire
43:27le moment de Tokyo
43:29parce que j'ai perdu
43:32tout dans ma vie
43:33et dans un coup
43:34dans 24 heures
43:35et j'ai me retrouvé
43:36dans un nouvel pays
43:37avec une nouvelle langue
43:38nouvelle société.
43:40Je lui ai dit
43:41tu es très forte
43:41parce que tu es bien
43:42gérée jusqu'à Tokyo
43:43et là tu es à Paris
43:45et tu ne connais pas
43:46cette langue
43:47tu ne connais pas
43:47cette pays
43:48mais tu es là
43:48et tu continues
43:50à réaliser ton rêve
43:51et mon rêve
43:52de s'entraîner tous les jours
43:53avec l'équipe de France
43:54et réaliser au Paris 2024.
43:56Je pense que c'est ça
43:57qui pour moi
43:58c'était...
43:58On parle beaucoup ici
43:59du sport comme solution
44:01on en parlait tout à l'heure
44:02pour s'intégrer
44:03pour créer du lien social
44:04pour vous le sport
44:05c'est une solution
44:05à quel problème en particulier ?
44:08Moi je trouve
44:09le sport c'est une langue
44:11universelle
44:11et c'est vraiment
44:12même
44:14on est mal
44:15à l'aise à parler
44:15avec d'autres gens
44:16qui ne parlaient pas français
44:17ou ne parlaient pas anglais
44:18on peut jouer
44:21on peut s'entraîner
44:22tous ensemble
44:22avec le geste physique
44:24un petit peu
44:25moitié anglais français
44:26mais là
44:27je trouve
44:28j'ai bien compris
44:30le seul côté
44:31qui ça m'embête
44:32beaucoup dans les sports
44:33qui est très difficile
44:34pour moi
44:35d'accepter
44:36de refuser mes visas
44:37par rapport à chaque compétition
44:39que j'ai perdu
44:39pendant 4 ans
44:41parce que j'ai perdu
44:42presque 12 compétitions
44:44par rapport à visa
44:46parce que j'ai un titre
44:48des voyages
44:48pour les voyages
44:49mais il y a pas mal
44:50de pays
44:50qui ont refusé mes visas
44:51parce que
44:52ce papier c'est pas bon
44:53pour rentrer chez nous
44:54par exemple
44:55Etats-Unis, Australie
44:56et malgré tout ça
44:58quand même
44:58j'ai participé
44:598 compétitions
45:00avant le jeu
45:01Paris 2024
45:02et j'ai qualifié
45:03pour les jours
45:04mais quand même
45:05mentalement
45:05c'était très difficile
45:07de perdre 7 kilos
45:08et arriver à airport
45:09et Aliza qui a retourné
45:11toi à Paris
45:12parce que
45:12t'étais pas
45:13dans le bon papier
45:14c'était quand même
45:16très très difficile
45:17et quand j'ai pensé à ça
45:19ça fait mal au cœur
45:20parce que je pense pas
45:21qu'il y a pas mal
45:22il n'y a pas des athlètes
45:23qui arrivent à accepter ça
45:25et ok c'est pas grave
45:26je s'entraîne
45:27le lendemain
45:27avec tout ce qui se passe
45:28à l'aéroport
45:29il y a 12 jours
45:30ça vous donne envie
45:31de donner un message
45:32aux petites filles afghanes
45:34qui peut-être
45:35ont envie de pratiquer
45:35du sport
45:36et qui ne peuvent pas
45:37aujourd'hui
45:37en Afghanistan
45:38en 2026
45:40c'est toujours difficile
45:41à donner même
45:43un message
45:44à la femme afghane
45:44parce que
45:46parce que je suis afghane
45:47et je sais
45:47que la vie c'était
45:48comment aujourd'hui
45:49avec les talibans
45:50mais c'est juste
45:51s'il vous plaît
45:51gardez votre courage
45:53et le sport
45:55on gagnait tous ensemble
45:56un jour
45:57notre titre de liberté
45:58et égalité
45:59dans notre pays
46:00j'espère bientôt
46:01merci beaucoup Zakiya
46:03on termine par notre coup de coeur
46:05et ce coup de coeur
46:05c'est aujourd'hui
46:07la route du Rhum
46:07dont Public Sénat
46:08et soutien officiel
46:10les skippers
46:10vont prendre le départ
46:11à destination la Guadeloupe
46:12le 1er novembre prochain
46:13parmi eux
46:14Thomas Coville
46:14sur Sodebo Ultime 3
46:16qui est en duplex
46:17avec nous
46:17bonjour à vous
46:19merci d'être là
46:21vous avez gagné
46:21votre première route du Rhum
46:23en 1998
46:24je crois
46:2528 ans plus tard
46:27vous revenez
46:27pour une huitième participation
46:29aujourd'hui vous visez
46:30c'était en 18 jours
46:32je crois en 1998
46:33aujourd'hui
46:34quel est votre objectif ?
46:37Bonjour
46:39aujourd'hui
46:40ce sera
46:40une route du Rhum
46:42en 6 jours
46:43donc 3 fois plus rapide
46:44avec un bateau
46:46effectivement
46:46Sodebo
46:47un bateau volant
46:48donc en
46:49en 28 ans
46:51je fais partie
46:52de cette génération
46:52bénie des dieux
46:53qu'on aura connu
46:54le monde archimédien
46:55qui aujourd'hui
46:56traversera l'Atlantique
46:57en 6 jours
46:58ou peut-être moins
47:00c'est de faire partie
47:01effectivement
47:01d'un monde pionnier
47:03j'ai suivi votre émission
47:04avec attention
47:06je pense que
47:07moi j'ai cette chance
47:08de faire partie
47:10des athlètes
47:11qui vivent encore
47:12dans un monde de liberté
47:13qui est la mer
47:15d'un monde
47:15qui effectivement
47:17s'adapte
47:18au monde naturel
47:19et cette route du Rhum
47:21c'est tous les 4 ans
47:22une récurrence
47:23comme les Jeux Olympiques
47:24qui nous permet
47:24de vivre ça
47:25et de vivre notre passion
47:27dans ce contexte-là
47:29et votre bateau
47:30c'est vrai
47:31maintenant ce sont des machines
47:32qui volent
47:33littéralement
47:33au-dessus de l'eau
47:34vous êtes équipé
47:35de folles
47:35de 3ème génération
47:36c'est plus difficile
47:37à maîtriser
47:38que les bateaux
47:39d'autrefois
47:39ou c'est l'inverse ?
47:43c'est beaucoup plus difficile
47:44et beaucoup plus complexe
47:45qu'autrefois
47:47mais j'ai du mal
47:48à regarder derrière moi
47:50j'ai toujours eu
47:51cette âme
47:52d'avoir envie
47:53de regarder devant
47:54c'est une chance inouïe
47:55que de pouvoir décoller
47:56et de vivre
47:57l'émotion du vol
47:59j'aurais envie de penser
48:00si un jour
48:01vous vous souvenez
48:01de ce que c'était pour vous
48:04de rouler
48:05sans petite roulette
48:06et bien c'est à peu près
48:07ce que vous ressentez
48:08quand vous volez
48:08sur un bateau comme ça
48:09en XXL
48:12moi j'ai logé
48:14à un endroit
48:14de mon cerveau
48:16qui est très précis
48:17et je m'en sers
48:18à chaque fois
48:19parce que mentalement
48:20c'est une émotion
48:20qui ne m'a jamais quitté
48:21et je vis ça
48:24au quotidien
48:26voler au-dessus de l'eau
48:26c'était un rêve
48:27voire c'était inimaginable
48:29il y a encore
48:305-6 ans
48:31et aujourd'hui
48:32on réalise ça
48:34tous les jours
48:34à l'entraînement
48:35et puis là
48:36en compétition
48:36à la route du Rhum
48:37le 1er de banque
48:38et alors justement
48:39quand même cette année
48:39la route du Rhum
48:40elle accueille des trimarans
48:41historiques
48:41dans une classe particulière
48:43la classe vintage multi
48:46justement quand on parle
48:47de cette évolution
48:47spectaculaire
48:48des multicoques
48:49est-ce que là
48:50c'est une démarche
48:51sportive
48:51c'est une démarche
48:52patrimoniale
48:52comment vous voyez
48:53cette classe particulière
48:55vintage ?
48:57pour moi ?
48:58pour moi c'est plus
48:59l'histoire même
49:00et l'ADN
49:02de la route du Rhum
49:03il y a une place
49:04pour finalement
49:04toutes les histoires
49:05il y a une place
49:08pour chacun
49:09et d'aller chercher
49:11finalement sa route du Rhum
49:13et à quoi il correspond
49:15pour chaque bateau
49:16et chaque skipper
49:17en fait
49:17il y a aussi
49:18cette alchimie
49:19qui est assez magique
49:20si vous allez un jour
49:21vous promener
49:21sur les pontons de Saint-Malo
49:22avant le départ
49:23vous apercevrez
49:24que chaque skipper
49:26ressemble à son bateau
49:27et chaque bateau
49:28ressemble à son skipper
49:29et il s'est choisi
49:30c'est ce que ça va révéler
49:32encore une fois
49:33au départ
49:34à Saint-Malo
49:35et à l'arrivée
49:36il y aura
49:37des histoires
49:38des émotions
49:39de ce duo
49:40bateau-skipper
49:41nous avec Sodebo
49:42on a choisi
49:43d'être
49:44dans cette catégorie
49:45phare des ultimes
49:46qui vise
49:47le temps scratch
49:48c'est-à-dire
49:48le premier qui arrive
49:49à gagner
49:50et dans ce monde volant
49:52mais il y a
49:53un respect total
49:54et j'ai conversé
49:56toute l'année
49:57avec certains
49:58d'ailleurs
49:58qui m'ont appelé
49:59en me disant
49:59est-ce que tu te souviens
50:00comment tu gérais
50:01ton bateau
50:01à l'époque
50:03et chaque histoire
50:04va être assez magique
50:07et l'aventure en solitaire
50:09par rapport à l'aventure
50:10collective
50:10que vous connaissez aussi
50:11qu'est-ce que
50:12vous allez y chercher là ?
50:15Cet hiver
50:16j'ai eu la chance
50:16de faire le tour du monde
50:19en équipage
50:20et de battre le record
50:22du trophée Jules Verne
50:23en 40 jours
50:25pardon
50:2540 jours
50:2610 heures et 45 minutes
50:28précisément
50:29voilà c'est ça
50:29vous connaissez mieux
50:30le temps que moi
50:32et en fait
50:34après cette épopée
50:36ou après ce temps
50:37de référence
50:38qui était vraiment
50:40un graal pour nous
50:41je me suis servi
50:42de la même équipe
50:43pour construire
50:44un projet
50:45pour le coup
50:46en solitaire
50:47mais derrière
50:48des projets
50:49comme ça
50:49c'est avant tout
50:50un projet
50:51d'équipe
50:52c'est un projet
50:52très collectif
50:53c'est un projet
50:54qui effectivement
50:56continue
50:57à travailler
50:58sur l'expérience
50:59de chacun
51:00et je suis l'élu
51:02qui va être
51:03sur le bateau
51:04pour la route du Rhum
51:05mais tous les gens
51:06qui étaient finalement
51:07au trophée Jules Verne
51:08ou presque
51:09parce qu'il y en a deux
51:09qui vont faire aussi
51:10la route du Rhum
51:10Guillaume Pierouel
51:11et Pierre Le Boucher
51:13sur leur bateau respectif
51:14et on a donné notre chance
51:18à Sodebo
51:18à donner sa chance
51:19à Léonard Legrand
51:20qui va faire aussi
51:21la route du Rhum
51:22donc c'est aussi
51:23toute une histoire collective
51:24c'est aussi tout un message
51:26et ça je le vis
51:28tous les jours
51:29Est-ce qu'en plateau
51:30vous avez une question
51:31pour Thomas Coville ?
51:32Moi j'ai une petite question
51:33si on peut me permettre
51:34Adelziane
51:35Adelziane
51:36écoutez moi
51:37je suis très ému
51:37de vous voir
51:38parce que vous faites partie
51:39un peu des noms
51:39qui ont bercé mon enfance
51:40on parlait de Ballon d'Or
51:41dans les années 80
51:42moi je suis de cette génération là
51:43vous comment vous gérez
51:45ces moments
51:46où vous êtes seul
51:47où vous n'êtes plus
51:48en contact radio
51:49avec personne
51:49et comment est-ce que
51:50vous arrivez
51:51parce que des fois
51:51là ça va plutôt vite
51:53la route du Rhum
51:53vous nous avez dit
51:54il y a 6 jours
51:55mais quand on part
51:55pour un trophée Jules Verne
51:57on est sur plusieurs semaines
51:59comment justement
51:59vous gérez ce sentiment
52:00de solitude et d'isolement ?
52:03Je ne sais pas
52:03si vous perdez
52:04complètement le contact
52:05vous ne perdez jamais
52:06complètement le contact
52:07on ne perd pas
52:08complètement le contact
52:11et depuis je dirais
52:12même il y a une évolution
52:13depuis ce monsieur Musk
52:16qui a inondé la planète
52:18de ses satellites
52:19on est même
52:22suivi, très suivi
52:25tracé
52:25c'est vrai
52:26et c'est un sport
52:28qui est devenu
52:29comme tous les sports
52:30de haut niveau
52:30on est évalué
52:33en permanence
52:34mais par contre
52:35la notion que vous évoquez là
52:37pour moi
52:38c'est pas
52:39vous confondez
52:40solitaire et solitude
52:41je pense que
52:43si je vais
52:44aujourd'hui à Paris
52:46et que je vais dans le métro
52:47je vais croiser des gens
52:49qui en plein métro
52:50souffrent de solitude
52:51et moi j'ai choisi
52:53d'être en solitaire
52:53c'est un luxe inouï
52:56que de pouvoir
52:57s'extraire
52:58du monde des terriens
53:01partir en mer
53:02se retrouver
53:05au milieu de l'océan
53:06se retrouver connecté
53:08à une nature
53:09qui nous entoure
53:10et d'en tirer
53:11finalement quelque chose
53:13de sportivement
53:14et technologiquement
53:16extrêmement pionnier
53:17et novateur
53:18enfin j'ai vraiment
53:20cette conscience là
53:22de vivre
53:23à chaque fois que je vais
53:24en solitaire
53:25mais en équipage
53:25c'est une chance
53:27c'est une chance choisie
53:28alors on a terminé
53:29mais Olivier
53:30voulait vous dire un mot
53:31toute petite question
53:31est-ce que ça vous arrive
53:32d'avoir peur
53:33sur votre bateau tout seul
53:35bien sûr
53:36bien sûr
53:37mais c'est même
53:39la personne
53:40qui fait de l'ultime
53:41et qui part en solitaire
53:42sur un bateau
53:43de cette taille là
53:43et qui vous dit
53:44j'ai jamais peur
53:46soit c'est un mytho
53:48soit c'est un inconscient
53:49c'est ça
53:51en tout cas on vous suivra
53:52Thomas Coville
53:53merci beaucoup
53:53d'avoir été en ligne
53:54avec nous
53:55bonne chance évidemment
53:56pour la route du Rhum
53:57destination Guadeloupe
53:59c'est la fin
54:00de ce 59ème numéro
54:01de sport etc
54:02merci beaucoup
54:03à tous les quatre
54:04d'avoir été avec nous
54:04merci à la régie
54:05merci à Pierre
54:06à Sébastien
54:06à Mathéo
54:07on n'oublie pas
54:08comme chaque mois
54:09malheureusement
54:09de saluer
54:10Christophe Glez
54:11ce journaliste sportif français
54:12arrêté en Algérie
54:13condamné à 7 ans
54:14de prison
54:14pour apologie du terrorisme
54:16alors qu'il faisait
54:16son métier
54:17on pense à lui
54:18et on se retrouve
54:19le mois prochain
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