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  • il y a 10 heures
Comment la néofasciste Giorgia Meloni a-t-elle finalement accédé au pouvoir en 2022 ? De son engagement auprès de jeunes héritiers de Mussolini à la politique sécuritaire qu'elle a mise en place, ce documentaire retrace l'étonnante ascension d'une outsider devenue le modèle des extrêmes droites européennes. Année de Production :

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Transcription
00:07Alors je vous demande de faire un grand applau pour le président de l'Argentine, Javier Millet.
00:31La maladie de l'Alma-Walk est encore plus résisté dans une société en recherche de nouveaux représentants, en recherche
00:41de leaders qui marquent le chemin.
00:44Dicent que la politique est l'art de ce possible.
00:47Nous, de la République argentine, nous démontrons tous les jours que, en réalité, la politique est l'art de faire
00:55possible ce que les médiocres disent que est impossible.
01:00Nez pas peur, que Dieu bénisse l'Occident, que les forces du ciel nous accompagnent et viva la liberté de
01:07l'Alma-Walk !
01:09Viva la liberté de l'Alma-Walk !
01:12Merci beaucoup à tous.
01:14Merci.
01:22Décembre 2024, au Circo Massimo de Rome, la Grande Kermesse de Fratelli d'Italia,
01:28organisée par la jeunesse nationaliste de Giorgia Meloni, attire pendant une semaine de plus en plus de visiteurs.
01:41Le festival d'Atreyu, qui doit son nom au héros du film de l'histoire sans fin,
01:47est devenu au fil des ans un rendez-vous pour les ultra-conservateurs du monde entier,
01:52qui viennent y renforcer leurs liens personnels.
02:02Le festival d'Atreyu, qui se sont des choses qui fonctionnent en Europe,
02:12quand on a besoin et quand on a compétences.
02:38Pour son discours de clôture, au milieu des drapeaux vert-blanc-rouge et des militants enthousiastes,
02:44Giorgia Meloni se félicite d'incarner désormais la stabilité politique de l'Italie.
02:53Noi siamo italiani, siamo italiani, la nostra storia è piena di alti e di bassi,
03:01è piena di rovinose cadute e di straordinarie rinascite.
03:05Guardatevi indietro, tutta la nostra storia è così, la grandezza dell'impero e poi le macerie di Roma,
03:12il cristianesimo che ha forgiato la civiltà europea e la distruzione dei barbari,
03:17e poi il Medioevo che tanti considerano un'epoca buia e per noi è stata l'era delle cattedrali,
03:23delle abbazie, delle repubbliche marinare, di città che aprivano nuove rotte.
03:29Io so che l'Italia è all'altezza del compito.
03:33Viva l'Italia! Viva Fratelli d'Italia! Viva il centrodestra! Grazie!
04:16Noi siamo tutti novii in materia di gestione politica.
04:23Una prima ministra molto, con la sola esperienza governamentale,
04:28è stata un'epoca di ministra della Genese durante alcuni anni.
04:31la gioventù, cioè l'un dei ministri dei ministri dei mosti importanti,
04:36e tutta una classe dirigente che non aveva una grande esperienza del governo.
04:42Quindi noi avevamo sicuramente un'epoca di avere una grande responsabilità.
04:47E con il recul, questo ha anche stato l'una delle ragioni di nostra grande forza.
04:56Dès il principio, tutta nostra classe dirigente ha chiaramente affermato
05:01che un lavoro difficile allait cominciare per garantire la croissance,
05:05l'emploi, la defensa dei valori, dei tradizioni,
05:08di nostra cultura, di nostra economia,
05:11con una Europa che ci guardia con alcuni alcuni,
05:14e che, in qualche anni, ha cambiato d'avis.
05:18E'ai capito che il lavoro della droite italiana
05:20era di construire e non non di distruire.
05:36A peine elu, a la surprise generale,
05:40la presidente del conseil choisit Bruxelles
05:42per il suo primo voyage officio.
05:45L'Italia, che vuole abattere il muro dell'Unione Europea dei technocrates,
05:49va cercher a rassurare e montrere la volontà di normalizzazione.
05:54L'Italia, non è la prima beneficiaire
05:57del plan di relazione europeo post-Covid,
06:00con circa 200 miliardi d'euros?
06:04Volevo dare il segnale che ho portato
06:08nella giornata di oggi di una Italia
06:09che vuole, ovviamente, partecipare, collaborare,
06:13difendere il proprio interesse nazionale,
06:15farlo all'interno della dimensione europea,
06:17cercando le soluzioni migliori
06:19insieme agli altri paesi
06:22sulle grandi sfide che stiamo affrontando.
06:29La prima è stata avanti,
06:31anche da un punto di rischio di un progetto,
06:33anche su sui progetti di una direzione conservatrice.
06:39C'è il risultato di una strategia puremente meloniana.
06:42C'è lei che decide a un certo momento
06:45che Fratelli d'Italia,
06:46heritier del MSI,
06:48deve diventare un parti conservatore europeo,
06:51una referenza per gli altri conservatori in Europa.
06:54Il n'y a personne derrière elle
06:56qui l'oriente dans ce sens.
06:59Après, on dit,
07:01je ne sais pas dans quelle mesure c'est vrai,
07:02que l'un des conseillers qu'elle écoute le plus
07:05è il suo segretario Fazzolari,
07:07son homme de l'ombre.
07:09On ne le voit jamais,
07:10il donne très peu d'interviews.
07:12Elle l'écoute beaucoup.
07:21La politica s'est toujours concentrata davantage
07:25sur des aspects théoriques et idéologiques,
07:28s'éloignant ainsi du principe de réalité.
07:33En quelques mots,
07:34il s'agit tout simplement de bon sens.
07:38Nos décisions ne sont pas nécessairement liées
07:40à une vision particulière,
07:42de droite ou de gauche,
07:43ou à une idéologie,
07:45mais plutôt au fait d'observer la réalité
07:47et d'essayer d'y apporter des réponses.
07:54Au nom du pragmatisme,
07:56Giorgia Meloni va renier
07:58nombre de ses promesses de campagne
08:00et poursuivre la politique
08:01de sérieux budgétaire
08:03mise en place par son prédécesseur,
08:05Mario Draghi.
08:06Elle qui avait pourtant refusé
08:08d'entrer dans son gouvernement
08:09d'unité nationale.
08:12Affichant un soutien indéfectible à l'Ukraine,
08:15elle va gagner en crédibilité
08:17et nouer des liens étroits
08:19avec Ursula von der Leyen,
08:21notamment pour la gestion
08:22du dossier migratoire.
08:34Ce principe de réalité
08:36est à mon avis
08:37ce qui caractérise l'Italie
08:39et qui est très apprécié
08:41en Europe et au niveau international.
08:45Je pense par exemple
08:47à la question migratoire.
08:49Jusqu'à l'arrivée
08:52du gouvernement Meloni,
08:53elle se résumait
08:54à des querelles
08:55entre États européens
08:56pour savoir
08:56qui devait prendre en charge
08:57les migrants
08:58qui arrivaient illégalement en Europe.
09:03Aujourd'hui,
09:04l'approche européenne
09:05est complètement différente.
09:06A savoir qu'il ne faut plus
09:08permettre aux migrants
09:08clandestins
09:09d'arriver en Europe.
09:10On ne se pose plus
09:11la question de leur répartition.
09:16Nous n'avons peut-être
09:17pas mis en place
09:18de blocus naval,
09:20mais nous avons inauguré
09:21un modèle de refoulement
09:22qui a d'ailleurs été salué
09:23par d'autres pays européens
09:25qui ne sont pas gouvernés
09:26par la droite.
09:27où on ne gouverne pas à droite.
09:36Le clan Meloni
09:37veut défendre
09:38la forteresse Europe.
09:39C'est sa priorité.
09:41Les ONG
09:42ont la vie dure.
09:43Les bateaux humanitaires
09:45ne peuvent plus débarquer
09:46dans les ports
09:46du sud de l'Italie.
09:48La politique migratoire
09:50est désormais omniprésente
09:51au Conseil européen.
09:52Et la nouvelle stratégie italienne
09:54vise à externaliser
09:56la gestion
09:56des flux migratoires.
09:59En novembre 2023,
10:01l'Italie signe
10:02un protocole
10:03avec l'Albanie
10:04pour y construire
10:05des centres pour migrants
10:06avec la bienveillance
10:07de l'Europe.
10:09Un projet coûteux,
10:11orchestré au mépris
10:12des conventions
10:13internationales
10:14des droits de l'homme,
10:15au mépris
10:16des décisions de justice
10:17qui considèrent
10:17ces centres illégaux,
10:19au mépris
10:20des quelques 5 000 migrants
10:21qui continuent
10:22à être engloutis
10:23en Méditerranée
10:24depuis 2023.
10:29Prenez les centres
10:30en Albanie.
10:31On devrait les raconter
10:33comme l'un des plus grands
10:34fiascos de l'histoire.
10:36On dépense
10:36un milliard d'euros
10:37pour accueillir
10:3850 personnes.
10:40Il a fallu affréter
10:41des avions,
10:42payer pour se rendre
10:43dans cet endroit
10:43absurde au bout du monde.
10:45Mais qu'est-ce que
10:46cela a produit ?
10:47Le mythe de la victime.
10:50Au moins,
10:50elle essaye,
10:51arrêtez de la critiquer.
10:52En attendant,
10:53elle les a placés là-bas.
10:55Celui de droite dit
10:56« Ils sont 5,
10:57mais ces 5-là
10:57vont verser du sang.
10:58Et donc,
10:59je me sens défendu
11:00par Mélonie
11:00parce qu'au moins,
11:01elle,
11:01elle ne fait pas
11:02de compromis.
11:04Peut-être qu'ils sont 10,
11:05mais pour ces 10-là,
11:06je suis apaisé.
11:07Quelqu'un est en train
11:08de lutter contre les migrants.
11:11Et peu importe
11:12combien ont débarqué.
11:13Et non importe
11:14plus quanti
11:14sont sbarcati.
11:17Nell'ultima lettera
11:18d'Ursula von der Leyen
11:19si fa specifico
11:20riferimento
11:20alle soluzioni innovative
11:22che vuol dire
11:22il protocollo
11:23Italia-Albania.
11:24Perché ?
11:25Perché se tu,
11:26migrante irregolare,
11:27che paghi
11:28gli scafisti
11:29e arrivi in Italia,
11:30ma tendenzialmente
11:31vuoi andare
11:32in Germania,
11:33vuoi andare
11:33soprattutto
11:34nelle nazioni,
11:35insomma,
11:36le conosciamo,
11:37ti ritrovi fuori
11:39dai confini europäi.
11:40E questo è il più grande
11:41deterrente
11:42che tu puoi mettere in campo.
11:43E la prima volta
11:44che i traficanti
11:45di esseri umani
11:45mi hanno minacciato
11:46di morte.
11:51En cela,
11:52elle est géniale.
11:53Elle a fait un coup
11:54incroyable
11:54en concluant cet accord
11:56avec l'un des derniers
11:57premiers ministres
11:58socialistes d'Europe.
11:59Alors on se dit,
12:00mais comment est-ce possible ?
12:02C'est une opération
12:03perdante,
12:03mais comme tout cela
12:04se produit
12:05avec un puissant récit,
12:06cela devient
12:07un nouvel élément
12:08pour la rendre victime.
12:11Mais cette sainte femme,
12:12ils ne veulent vraiment
12:13pas les laisser gouverner.
12:20Dure contre
12:20l'immigration illégale,
12:23Giorgia Meloni
12:23est tout de même
12:24la chef du gouvernement
12:25qui aura permis
12:26l'entrée
12:26du plus grand nombre
12:27de travailleurs étrangers
12:29en Italie.
12:31A la demande
12:32du patronat,
12:33elle a accepté
12:34de délivrer
12:34près d'un million
12:35de nouveaux permis
12:36de séjour,
12:37le pays ayant
12:38un cruel besoin
12:39de main-d'oeuvre
12:40pour faire tourner
12:41son économie.
12:46Les États européens
12:48ont besoin
12:48de l'immigration.
12:49C'est une question
12:50démographique et numérique.
12:52Ce que nous essayons
12:53de faire,
12:54et ce n'est pas facile,
12:56c'est de dire
12:56qu'on ne peut pas
12:57entrer illégalement,
12:58mais qu'il existe
12:59des voies d'accès légales
13:00qui seront
13:01de plus en plus
13:01accessibles.
13:12Nous avons travaillé
13:17avec une cohérence
13:18que les citoyens
13:19ont remarquée,
13:20avec loyauté,
13:21avec transparence.
13:22Nous sommes devenus
13:23fiables pour ce qui est
13:24du contexte social.
13:29Ceux qui nous regardaient
13:31avec des préjugés
13:32en voyant le travail
13:34de Giorgia Meloni
13:35ont très rapidement
13:36éliminé ces préjugés.
13:45Son projet identitaire,
13:47Giorgia Meloni
13:48l'applique à l'intérieur
13:49de l'Italie
13:50petit à petit,
13:51sans trop brusquer.
13:53Elle et ses goélands
13:54bâtissent la société
13:55conservatrice
13:56tant vantée aux Italiens.
13:59Sa cote de popularité
14:01reste au plus haut
14:02et son parti,
14:03fratelli d'Italia,
14:05est devenu hégémonique
14:06au sein de la coalition
14:07de droite au pouvoir.
14:13Désormais,
14:13en Italie,
14:14le système,
14:15c'est tel
14:16et les craintes
14:17de dérive illibérale
14:18se font entendre.
14:27J'avoue,
14:28j'ai été un peu fière
14:29lorsqu'elle a été élue,
14:30d'avoir une femme
14:31à la présidence du Conseil,
14:33même si, bien sûr,
14:34elle est tout le contraire
14:35d'une féministe.
14:38Elle avait fait des promesses,
14:39comme baisser le prix
14:40des serviettes hygiéniques,
14:42qui coûtent une fortune.
14:43En Italie,
14:44avoir ces règles
14:45est un luxe.
14:46Et bien sûr,
14:47elle n'a rien fait.
14:51Satiriste politique,
14:53Sabina Guzzanti
14:54a connu son heure de gloire
14:56en dénonçant
14:56les agissements
14:57de Silvio Berlusconi,
14:59qui avait réussi,
15:00à l'époque,
15:01à faire déprogrammer
15:02son émission
15:02à succès à la télévision.
15:05Depuis,
15:06sur l'une des dernières
15:07chaînes privées indépendantes,
15:09elle parodie
15:09Giorgia Meloni
15:10en jouant son sosie.
15:13« Je suis là pour dire,
15:15de montrer
15:15que je suis une personne
15:16normalissime
15:17et que donc,
15:19pour ça,
15:20je disais,
15:21sommessamment,
15:22de me faire
15:22comme une invasante
15:23n'est pas une chose
15:25qui se trouve dans la réalité.
15:26Mais la fête est finita !
15:28Cette zèque de merde !
15:30Que doit être interrompée
15:32la gente !
15:35Pagliacci !
15:46Il y a eu des choses horribles.
15:50Elle avait par exemple juré
15:52qu'elle ne toucherait jamais
15:53à la loi 194 sur l'avortement.
15:56Et puis,
15:58elle a fait cette chose
15:59inqualifiable
15:59d'introduire dans les centres
16:01de consultation
16:02ces fanatiques pro-life,
16:03comme il en existe aux Etats-Unis
16:05et j'imagine aussi en France.
16:09Tu dois avorter
16:10et tu dois faire face
16:12à un bigot ignorant
16:12qui essaie de te décourager.
16:14Je pense que c'est grave
16:16et pénible.
16:21Favorable au mouvement pro-life
16:23et fermement opposé
16:24à l'avancée de la cause LGBTQ,
16:27le gouvernement Meloni
16:28a fait voter une loi
16:29en octobre 2024
16:32qualifiant désormais
16:33la gestation pour autrui
16:34de délits universels.
16:40Ils créent d'énormes problèmes
16:42à des personnes
16:42qui ne font de mal à personne,
16:44ça oui,
16:44aux minorités
16:45qui ne font de mal à personne.
16:47Ils s'acharnent sur elles
16:49parce qu'elles sont symboliquement
16:50importantes pour leur électorat.
16:52respectent à leur électorat.
16:58Dès son arrivée au pouvoir,
17:01Georgia Meloni
17:01va multiplier
17:02les mesures sécuritaires.
17:04Son premier acte gouvernemental,
17:06en octobre 2022,
17:08consiste à réprimer
17:10les rêves partis.
17:11La mesure peut sembler anecdotique,
17:14mais elle punit
17:14les organisateurs
17:15de fêtes clandestines,
17:17de peines de prison
17:18et de lourdes amendes.
17:20C'est le début
17:21de dizaines d'autres
17:22décrets répressifs
17:23à destination
17:24des squatteurs,
17:25des mineurs délinquants,
17:27des activistes
17:27sur le climat,
17:28des manifestants
17:29qui risquent désormais
17:30deux ans de prison
17:31s'ils bloquent les routes.
17:37La légalité est un principe
17:40absolu de cohabitation
17:41au sein d'une communauté.
17:43Certains ont pu penser
17:44que faire respecter les lois
17:46était quelque chose
17:47de déplacé,
17:48d'autoritaire.
17:52Les lois sont élaborées
17:53par le Parlement,
17:54élus par le peuple,
17:55et s'il existe une loi,
17:57tout le monde doit la respecter.
17:58Quand on se rend compte
17:59que les lois
18:00ne sont pas en mesure
18:01de répondre aux besoins
18:02de sécurité des citoyens,
18:03on essaie d'intervenir
18:04pour qu'il y ait
18:05des règles adaptées
18:06face aux problèmes
18:07qui se posent.
18:16Aujourd'hui,
18:17nous avons durci
18:18les sanctions
18:18et prévu aussi
18:19l'arrestation
18:20pour les manifestants
18:21qui causent des dommages
18:22aux biens et aux personnes.
18:26Il y avait eu
18:27des dérives
18:27dans l'organisation
18:28de manifestations
18:29qui portaient
18:30objectivement atteinte
18:31aux droits
18:32des autres citoyens,
18:33les non-manifestants,
18:34à exercer leur droit
18:35à la mobilité
18:36ou à aller au travail.
18:48En février 2024,
18:50la police charge brutalement
18:52un cortège
18:53d'étudiants pacifiques
18:54qui manifestent
18:55pour Gaza.
18:56Une violence abusive
18:58qui provoque colère
19:00et indignation
19:01dans le pays.
19:06De façon tout à fait exceptionnelle,
19:09le président de la République,
19:11Sergio Mattarella,
19:13garant des institutions démocratiques,
19:15va sortir de sa réserve
19:16et mettre en garde
19:18sur l'usage des matraques
19:19qui marquent un échec
19:20de l'exécutif.
19:23Lui faisant écho,
19:24de grandes figures
19:25de la République
19:25comme le célèbre
19:26magistrat anti-mafia,
19:28Giancarlo Caselli,
19:29s'inquiète des lois sécuritaires.
19:34S'il y a des mesures
19:39de sécurité en Italie,
19:41on doit se demander
19:42si celle-ci
19:43ne prépare pas le terrain
19:45d'une certaine manière
19:46pour un virage autoritaire
19:48de l'ensemble du système.
19:50Cette réforme
19:56a suscité
19:57des réactions
19:58très diverses,
19:59mais toutes convergent
20:01pour critiquer
20:02cette mesure.
20:04Pour ne pas me tromper,
20:05je lis
20:06cette prise d'opposition.
20:09Le décret sur la sécurité
20:11a une matrice sécuritaire
20:14essentiellement populiste,
20:17profondément illibérale
20:18et autoritaire,
20:20caractérisée par une rigueur
20:22punitive disproportionnée
20:24et injustifiée
20:26à l'égard des phénomènes
20:27déviants les moins graves
20:28et au fil des ans
20:31des personnes
20:31les plus vulnérables.
20:34Et qui a dit cela ?
20:36Ce n'est pas un magistrat
20:38en quête de polémiques
20:39contre le gouvernement,
20:40mais l'union
20:42des chambres pénales
20:43italiennes des avocats
20:44dans une délibération
20:46du 17 octobre 2024.
20:48Le 17 octobre 2024.
21:02Alors,
21:03nous accusent d'autoritarisme
21:05pour le décret de sécurité.
21:07L'autoritarisme
21:08est une contraption
21:09des libertés.
21:10Quales sont les libertés
21:11que nous nous sommes
21:13comprimés ?
21:15C'est la liberté
21:16de sciffre la personne,
21:17la liberté
21:18de occuper les casques,
21:20la liberté
21:20de truffer les ânsignes.
21:22Regardez,
21:23si la sinistra
21:23considère que ces sont libertés,
21:25je suis content
21:26et fière
21:26de rester dans l'autre part
21:27parce que non
21:28le considère libertés.
21:29Et je pense que
21:30la première liberté
21:31des citoyens
21:32est d'avoir
21:32une sécurité
21:35garantie
21:35d'un Stato.
21:36Et avoir un Stato
21:37qui est reconconne
21:38les personnes
21:39per bene
21:39et qui per bene
21:40n'est.
21:40Et qui est
21:41ferme
21:41versant qui
21:42n'est pas
21:42pour bien.
21:43C'est la plus
21:43banale du monde.
21:45Ok ?
21:45Et donc,
21:45pour moi,
21:46je peux faire
21:47tous les cinémas
21:48qui veulent,
21:48je suis fière
21:49de ces normes
21:50et je pense
21:50qu'elles servent
21:51aussi d'autres.
21:54La consolidation
21:55du pouvoir
21:56passe aussi
21:57par la reprise
21:58en main
21:58des médias
21:59et des institutions
22:00culturelles.
22:01Lorsque
22:02Giorgia Meloni
22:03ne s'adresse pas
22:04directement
22:04aux Italiens,
22:06elle accepte
22:07de temps en temps
22:07de se laisser
22:08interviewer
22:09par des journalistes
22:10complaisants.
22:31un peu partout,
22:33elle a placé
22:34ses hommes,
22:35ses alliés
22:36chargés
22:36de valoriser
22:37la veine identitaire
22:38et faire la promotion
22:39de sa ligne
22:40gouvernementale.
22:42La RAI,
22:43l'audiovisuel public,
22:45est désormais dirigée
22:46par Giampaolo Rossi,
22:48un goéland
22:48de la première heure.
22:54La RAI,
22:55d'après ce que me disent
22:56les personnes
22:57qui y travaillent,
22:58est devenue
22:59un vrai cauchemar.
23:00Tout le monde
23:01a démissionné.
23:02Fazio,
23:04Saviano,
23:05Aujas,
23:06tous les grands noms
23:07de la télévision,
23:08ceux qui faisaient
23:09de l'audience.
23:11Ceux qui sont restés
23:12sont des inconnus.
23:19Il reste deux émissions
23:20dont Report,
23:22qui sont constamment
23:24attaquées
23:24et qu'il faut défendre.
23:27Car ils ne sont pas
23:28tendres envers ceux
23:29qui font de l'information,
23:30qui mènent des enquêtes
23:31sur eux,
23:32des enquêtes
23:33qui démontrent toujours
23:34qu'ils sont fascistes,
23:35ceux qu'on savait déjà.
23:43Le gouvernement a de son côté
23:45le principal pôle
23:46de télévision publique,
23:47le seul pôle
23:48de télévision publique.
23:49Les principales télévisions privées,
23:51une grande partie
23:52de la presse écrite.
23:53L'information est entre leurs mains.
23:57De fait,
23:58la culture n'est plus
23:59dans une bulle hégémonique
24:00de gauche.
24:03Le pouvoir politique
24:04est entre leurs mains.
24:05ils gouvernent
24:06les principales régions italiennes.
24:08Où est toute cette censure
24:10à leur égard ?
24:11Cette critique,
24:12ces attaques de la presse
24:13dites de gauche ?
24:15Eux seuls le savent.
24:17C'est une posture idéologique,
24:20une posture qui est construite
24:21artificiellement
24:22et qu'ils alimentent.
24:30Les médias indépendants
24:31vivent une période difficile.
24:33Les plaintes pour diffamation
24:35sont de plus en plus nombreuses.
24:37Elles aboutissent rarement,
24:38mais elles coûtent cher
24:39et menacent la liberté d'expression.
24:42Les déboires du directeur
24:44du magazine en ligne
24:45Fanpage,
24:46devenu aujourd'hui
24:47un important média
24:48très critique
24:49envers le gouvernement,
24:50ont alourdi
24:51le climat politique.
24:54« Je reçois un message
24:57sur mon téléphone
24:57le 31 janvier.
24:59Ce message dit
25:00« On a interrompu
25:01une attaque
25:02d'un logiciel espion
25:03sur ton téléphone
25:03en décembre. »
25:06Ce message vient
25:07directement de WhatsApp
25:08et je découvre
25:10qu'il est lié
25:10au logiciel
25:11appelé Graphite,
25:12produit par la société
25:13israélienne
25:14Paragon Solutions
25:15et utilisé exclusivement
25:17par les gouvernements.
25:21Quelques jours plus tard,
25:22je découvre
25:23que le gouvernement italien
25:24est client
25:24de Paragon Solutions.
25:26Il a deux contrats
25:27conclus avec les services secrets.
25:32« Commence alors
25:33cinq mois de soupçons,
25:34de rumeurs
25:35et de scénarios fantaisistes
25:36à l'issue desquels
25:37nous ne savons toujours pas
25:38qui m'a espionné,
25:40pourquoi
25:41et pendant combien de temps.
25:47Mais,
25:49comment dire,
25:50nous n'avons pas non plus
25:51reçu beaucoup de soutien
25:52de la part du gouvernement
25:53pour nous expliquer
25:54ce qui s'est passé. »
26:01Le gouvernement italien
26:03a-t-il mis sur écoute
26:04le téléphone
26:05de Francesco Concellato ?
26:07Cela reste encore à prouver.
26:10Mais le recours
26:11au logiciel espion
26:12semble s'être répandu
26:13dans le pays.
26:15D'autres journalistes
26:16ainsi que des responsables
26:18d'ONG humanitaires
26:19ont connu
26:20les mêmes mésaventures.
26:22Une chose est sûre,
26:24les révélations
26:25des journalistes
26:26de fanpage
26:26infiltrés
26:27chez les jeunes militants
26:28de Fratelli d'Italia
26:29et diffusées
26:30au printemps 2024
26:32ont exaspéré
26:33l'exécutif.
26:37Après la fête d'Atreyu,
26:42après le discours final
26:43de Giorgia Meloni
26:44dans lequel elle dit
26:45aux jeunes
26:45de la jeunesse nationale
26:46« Levez-vous,
26:47je suis fier de vous »,
26:50ces jeunes s'organisent
26:51avec notre infiltrée
26:53pour aller à une fête
26:54au Colléopio.
26:58C'est le siège historique
27:00du parti
27:00où Giorgia Meloni
27:01a été formé
27:02ici à Rome.
27:04Il y a un concert.
27:05Nous y allons
27:06avec des militants
27:07encore vêtus
27:07des souhaits d'Atreyu.
27:09C'est un concert
27:10de ce qu'on appelle
27:10du rock identitaire.
27:20Ce qui est intéressant
27:23dans ce contexte,
27:24ce sont les consignes
27:25que les principaux
27:26représentants du parti
27:27donnent aux jeunes.
27:30Attention quand il y a
27:31des caméras,
27:32quand il y a des journalistes,
27:33pas de bras tendus,
27:35pas de chant à la gloire
27:36du Duce,
27:37pas de signes fascistes.
27:40Quand les caméras
27:41s'éteignent,
27:41faites ce que vous voulez.
27:43Et nous avons raconté
27:45ce qui se passe
27:46quand les caméras s'éteignent.
27:58Cette condition
27:59est nécessaire
27:59parce qu'il ne reste
28:00traccia
28:01de ce qui s'est passé.
28:02Les militants du parti
28:03qui,
28:03avec encore les magues
28:04des volontaires d'Atreyu,
28:05innegneront le fascisme
28:06avec corps et salut les romans.
28:20Je pense,
28:21mais c'est une opinion
28:22tout à fait personnelle,
28:24que Georgia Meloni
28:26est consciente
28:26que si on embrasse
28:28la galaxie
28:28de la jeunesse militante
28:30de droite,
28:31il y a beaucoup de personnes
28:32qui adhèrent à ce mythe.
28:54Cela n'a pas de sens
28:56de parler d'État policier
28:58ni d'exagérer les concepts.
28:59Mais rappelons-nous
29:01que la démocratie
29:02s'érode brique après brique
29:03et non pas d'un seul coup.
29:05Et ce sont ces petites briques
29:07qui sautent petit à petit.
29:09Nous devons les raconter
29:10une par une
29:11pour avoir une vue d'ensemble.
29:25Bonne soirée à tous.
29:26Nous nous souvons beaucoup
29:28d'être dans ce anniversaire
29:30très important.
29:31Sergio aimait l'Italie
29:32plus d'autre chose.
29:33Il a décidé de ne pas
29:34de dire ça au monde
29:36sans odieux,
29:36sans arrogance,
29:37sans intolerance.
29:39Cinquante ans fa
29:40si spegneva la sua
29:41jovanissima vita,
29:42una morte
29:43tanto brutale
29:44quanto assurda
29:45et forse proprio
29:46per questo
29:47divenuta un simbolo
29:48per generazioni
29:49di militanti
29:50di destra
29:51di tutta Italia.
29:54Ça a fait sensation
29:57cette année
29:58le fait que Meloni,
30:00à l'occasion
30:01du 80e anniversaire
30:02de la libération
30:03nationale du pays,
30:05ait voulu enregistrer
30:08un message vidéo
30:09en souvenir
30:10du 50e anniversaire
30:11de l'assassinat
30:12du jeune néofasciste
30:13Sergio Ramelli.
30:20Cela donne la mesure
30:21de la fracture,
30:22de la distance mémorielle
30:24qui existe
30:25entre le corps politique
30:26représenté par
30:27Fratelli d'Italia
30:28et l'histoire
30:30de la démocratie italienne.
30:37Il governo
30:38che mi onoro
30:39di guidare
30:39in collaborazione
30:40con l'Istituto Poligrafico
30:41dello Stato
30:41e poste italiane
30:42ha voluto dedicare
30:43un franco bollo
30:44alla memoria
30:45di Sergio Ramelli.
30:47È stato
30:48per noi
30:49molto di più
30:49che un gesto simbolico.
30:52Significa
30:54affermare
30:54che la sua vicenda,
30:55la sua vita,
30:56la sua morte
30:57sono un pezzo
30:58di storia d'Italia
30:59con cui tutti quanti
31:01a destra
31:01e a sinistra
31:03dobbiamo imparare
31:03a fare i conti.
31:11Giorgia Meloni
31:12prend sa revanche
31:13sur l'Histoire.
31:15Elle est parvenue
31:16a projeter
31:17une image
31:17de dirigeante solide
31:19dans une Italie
31:20qui,
31:20elle en a la certitude,
31:22est en train
31:23de retrouver
31:23sa grandeur.
31:25N'est-elle pas
31:26devenue un modèle ?
31:27Le modèle Meloni
31:28qui fait rêver
31:29les droites nationalistes
31:30et réactionnaire
31:31à travers le monde.
31:36La grande intuition
31:38de Giorgia Meloni
31:39est de dire
31:41quelle droite
31:42faisons-nous ?
31:44On ne peut pas
31:45faire uniquement
31:46une droite
31:46anti-immigrata.
31:48Faisons une droite
31:49qui se projette
31:50en Europe
31:50comme une droite
31:51conservatrice.
31:52très intelligente
31:53de sa part.
31:56Ça a été
31:57une décision
31:57très intelligente
31:58de sa part
31:59pour se différencier
32:00d'une droite
32:00qui se contente
32:01uniquement
32:02de protester,
32:03qui surfe
32:03sur des slogans
32:04sur la sécurité,
32:05les migrants,
32:06l'islam.
32:07La sécurité,
32:08les migrants,
32:09l'islam,
32:10etc.
32:14Elle veut construire
32:15une Europe
32:16qui repose
32:16sur une majorité
32:17populaire
32:18conservatrice.
32:20Nous verrons
32:21si l'avenir
32:22lui donnera raison.
32:23Pour l'instant,
32:24ce n'est pas le cas.
32:25Tout est très confus.
32:30Après la caduta
32:32de l'ultimo
32:32governo
32:32de centrodestra
32:33si a tentato
32:34de passer
32:34le message
32:35que l'unico
32:36rôle possible
32:37pour l'Italie
32:38en politique
32:39estera
32:39c'est
32:40celui
32:40de la
32:41junior
32:42partner
32:43de France
32:45et Germain.
32:47Je suis
32:48ogétiquement
32:49un tantôt
32:51plus ambitieuse.
32:52Non pense
32:53que le rôle
32:54de l'Italie
32:55devait être
32:55de faire
32:56la ruota
32:56de scorta
32:57de France
32:57et Germain.
32:58Et je pense
32:59que cette nouvelle
32:59linee
33:00de politique
33:00estera
33:01italienne
33:01plus consciente
33:02de fait
33:02dimostre
33:03que nous
33:04pouvons avoir
33:05et jouer
33:05un autre rôle.
33:07Et donc,
33:07je veux
33:08aller en avant
33:08dans la mia
33:09linee
33:09de politique
33:10estera
33:10et les autres
33:11continuent
33:12aussi à dire
33:12que je suis
33:13isolé
33:13si les fait
33:14sentir mieux.
33:15Il y a
33:16d'autres rencontres
33:19avec Macron.
33:21La voie
33:22c'est celle
33:22de Georgia.
33:23C'est
33:24« Je suis Georgia ».
33:25Elle est jeune.
33:27Elle est pop.
33:28Elle est « Je suis Georgia »,
33:30mère,
33:31femme chrétienne.
33:32Et elle pense avoir
33:33une grande marge
33:34de manœuvre.
33:34de la décès.
33:39L'élection
33:40de Donald Trump
33:41en novembre 2024
33:42lui ouvre
33:44de nouvelles perspectives.
33:46Forte
33:47d'une amitié
33:47de longue date,
33:49elle se sent
33:49poussée des ailes,
33:50se projetant
33:51déjà comme tête
33:52de pont
33:52entre l'Europe
33:53et les États-Unis.
33:55Heureuse
33:56d'avoir été choisie
33:57comme interlocutrice
33:58privilégiée
33:59par Trump,
34:00flattée
34:00d'être la seule
34:01chef d'État
34:02européenne
34:03invitée à son investiture
34:04à la Maison-Blanche.
34:13Elle a de bonnes relations
34:15avec le président
34:16Donald Trump,
34:17c'est un fait.
34:18Ils ont eu l'occasion
34:19de dialoguer,
34:20même avant qu'ils ne
34:21redeviennent présidents.
34:22si on ne garantit pas
34:24de bonnes relations
34:25entre les démocraties
34:26européennes
34:26et les États-Unis
34:27et si on ne renforce
34:29pas nos économies,
34:30nous ne garantirons
34:31pas la prospérité
34:32de nos peuples.
34:32les États-Unis.
35:02vous avec nous. Merci beaucoup.
35:04Merci beaucoup, M. le Président.
35:07Merci beaucoup pour votre
35:09bienvenue. Merci pour cette occasion
35:11qui est aimée à
35:12strengthen notre relation, notre friendship
35:14qui vient de très loin.
35:17Le but pour moi est
35:18de faire le West great again.
35:20Et je pense qu'on peut le faire ensemble.
35:23Je sais que quand je parle
35:25du West, je ne parle pas
35:26de espace géographique.
35:28Je parle de civilisation.
35:30Et je veux faire cette civilisation plus forte.
35:37Sa proximité avec Trump est davantage
35:40une proximité au nom des valeurs occidentales,
35:42de la défense de certaines idées
35:44contre ce qu'on appelle le wokisme,
35:46le politiquement correct,
35:48la réflexion sur le genre.
35:51Ces valeurs
35:52sont considérées non seulement par Trump
35:54mais aussi par toute la droite italienne
35:56comme dangereuses
35:58pour l'identité de l'Italie, de l'Europe
36:03et de tout l'Occident.
36:08Giorgia Meloni cultive sa proximité
36:11avec Donald Trump qu'elle ne critique jamais,
36:13même si ses décisions
36:15la mettent parfois dans des situations
36:16inconfortables.
36:20au printemps dernier,
36:22quand l'administration américaine
36:24a annoncé la mise en place des droits de douane
36:26sur les importations mondiales,
36:28elle a cru pouvoir jouer un rôle de médiatrice.
36:31Présentez-vous !
36:40Non seulement Trump n'a réservé aucun traitement de faveur à l'Italie,
36:44mais Giorgia Meloni n'a pas eu de rôle particulier
36:47dans les négociations.
36:49Le gouvernement italien a alors joué la carte
36:52de la solidarité européenne.
36:56Il n'y a pas de position bilatérale possible.
37:01Les politiques commerciales sont toutes européennes
37:04et l'intérêt national italien
37:06se superpose aux dynamiques européennes
37:08dans une négociation avec les États-Unis.
37:14Sur ça, le rôle de Giorgia Meloni
37:17a été objectivement
37:18de travailler dans le cadre européen
37:20en maintenant un dialogue avec les États-Unis
37:22afin de parvenir à un compromis vertueux
37:25qui, nous l'espérons,
37:26favorisera la croissance des deux côtés de l'Atlantique.
37:39Ces talents d'équilibriste sont souvent mis à l'épreuve.
37:46Dans le conflit ukrainien,
37:48elle reste assurément aux côtés de Kiev.
37:51Mais ne voulant pas trop s'éloigner de Trump,
37:54elle freine à la moindre évocation d'envoi de troupes
37:57quand d'autres pays européens
37:59poussent pour un engagement plus décisif.
38:07Sur le front ukrainien,
38:10un million de soldats environ s'affrontent de chaque côté.
38:13Des soldats qui ont démontré
38:14qu'ils savent généralement mieux se battre
38:16que n'importe quelle armée d'Europe de l'Ouest
38:18et avec une ténacité que j'ai du mal à voir
38:21chez les troupes occidentales.
38:26Quelle serait exactement la contribution de nos armées sur le terrain ukrainien ?
38:32Face à deux millions d'hommes qui s'affrontent,
38:35combien devrions-nous en envoyer ?
38:4010 000 ? 50 000 ? 100 000 ? 200 000 soldats ?
38:45Combien faudrait-il en envoyer pour être décisif dans ce conflit ?
38:49Pour être décisif dans ce conflit,
38:52nous devrions fournir de manière crédible
38:55500 000 hommes disposés à se battre.
38:59Avons-nous ces effectifs ?
39:01Je ne pense pas.
39:06Les Italiens lui donnent raison.
39:08Ils sont eux aussi contre l'envoi de troupes en Ukraine,
39:11se sentant peu concernés par cette guerre.
39:15Mais sur Gaza,
39:17les manifestations massives en faveur des Palestiniens
39:20la mettent de plus en plus en difficulté
39:22sur ses positions pro-Trump et pro-israéliennes.
39:26En septembre 2025,
39:29elle esquisse pour la première fois
39:30une critique contre la politique de Netanyahou.
39:34La réaction à une agression
39:36doit toujours respecter le principe de proportionnalité.
39:40C'est valide pour les individus,
39:41c'est valide pour les États-Unis.
39:43Et l'Israël a superé ce limite
39:45avec une guerre sur la longue scala
39:47qui envoie la population civile palestinienne.
39:52Et c'est sur ce limite
39:54que l'État hébraïque a terminé
39:56d'infranger les normes humanitaires
39:58causant une strage entre les civils.
40:01Riteniamo que l'Israël
40:02n'a plus le droit d'impedir
40:04que demain n'asca un Stato palestinese
40:06ni de construire
40:07un nouveau insediamento
40:08dans Cisjordania
40:09afin d'impedirlo.
40:14Ce premier pas vers la reconnaissance d'un État palestinien
40:17est devenu nécessaire pour la présidente du Conseil
40:20qui ne veut surtout pas perdre le consensus
40:23dont elle bénéficie aujourd'hui en Italie.
40:26Un consensus essentiel
40:28pour faire passer les réformes en cours des institutions.
40:31Des réformes présentées par les siens
40:34comme indispensables
40:35pour un meilleur fonctionnement du pays.
40:38De la justice à la Constitution,
40:41Georgia Meloni est bien décidée
40:43à renforcer les pouvoirs de l'exécutif
40:45et du président du Conseil.
40:49Nous avons plusieurs réformes constitutionnelles en cours.
40:53La véritable réforme constitutionnelle
40:55est celle concernant l'élection directe du président du Conseil
40:59qui prévoit une plus grande responsabilisation de l'électorat
41:02dans le choix de la personne qui dirigera le gouvernement
41:05dans les années à venir.
41:09Nous sommes confiants car le sérieux dont fait preuve
41:11Georgia Meloni dans la conduite de la nation
41:14et du gouvernement est apprécié par les Italiens.
41:19Donc, la crédibilité qu'elle-même et toute la majorité
41:23accordent à cette réforme constitutionnelle
41:25pourra, selon nous, obtenir le consentement des Italiens.
41:33Pour que le chef du gouvernement soit désormais choisi
41:36au suffrage universel et non plus par les députés,
41:39il va falloir changer des articles de la Constitution.
41:42une Constitution jamais modifiée en profondeur
41:46depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale
41:48et considérée comme le pilier de la démocratie italienne.
41:53La peur que quelque chose soit en train de changer,
41:58non pas dans le sens d'une démocratie authentique,
42:02mais dans le sens d'un certain recul de la démocratie.
42:05Cette crainte, je la partage avec beaucoup d'autres.
42:10Aujourd'hui, nous avons une Constitution.
42:14La Constitution en vigueur fondée sur la primauté des droits égaux pour tous
42:19et sur la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires.
42:25Aucun ne prévaut sur les autres, car il existe un système de freins et de contre-pouvoirs.
42:32La Constitution italienne stipule dès son premier article
42:35que la souveraineté appartient au peuple
42:38et s'exerce dans les limites et selon les formes établies par la Constitution.
42:48Ces limites servent avant tout à garantir des espaces effectifs aux minorités.
42:55Si ces espaces effectifs aux minorités à l'alternance ne sont pas garantis,
43:01s'ils font défaut, c'est la tyrannie de la majorité,
43:05la fin de la démocratie véritable, authentique,
43:08qui est un pilier des conquêtes modernes.
43:14Si elle remporte le référendum constitutionnel qui lui permettra de modifier la Constitution,
43:20elle aura aussi porté un coup symbolique à la mémoire du 25 avril,
43:24des partisans et de la Constitution née de la Résistance.
43:29Je pense que si elle parvient à modifier la Constitution avec sa réforme,
43:34elle gouvernera sûrement pendant encore dix ans.
43:38Il n'y a aucun concurrent à droite
43:41et il est difficile d'imaginer des concurrents à gauche.
43:48Notre Constitution, celle qui est encore en vigueur aujourd'hui,
43:52est un pacte conclu entre hommes et libres,
43:55même si très différents les uns des autres.
43:58L'assemblée constituante comptait des monarchistes, des démocrates, des démocrates chrétiens,
44:04des libérants, des républicains, des socialistes, des communistes, des laïcs, des athées, des croyants de toutes sortes.
44:14Notre Constitution est le fruit d'un pacte entre des hommes libres qui se sont affranchis de la dictature fasciste.
44:23Ils se sont retrouvés avec la volonté de ne plus jamais laisser un seul homme au pouvoir.
44:36Je ne pense pas que Giorgia Meloni veuille devenir Mussolini.
44:41Mais son histoire, l'histoire de son parti, de ceux qui lui ont enseigné la politique,
44:47est une histoire qui démarre là-bas et qu'ils veulent réhabiliter.
44:55Ils ne veulent pas entrer dans l'arc constitutionnel en se reniant eux-mêmes.
45:00Ils veulent intégrer leur histoire dans l'arc constitutionnel.
45:06Ils veulent que toute l'histoire du mouvement social italien soit complètement réhabilitée sans être reniée.
45:14Giorgio Almirante disait, ni restauré, ni renié.
45:18Je pense que c'est cette étoile polaire qui guide Giorgia Meloni.
45:22Giorgia Meloni
45:22Giorgia Meloni
45:23Giorgia Meloni
45:25Giorgia Meloni
45:32Giorgia Meloni
45:32Giorgia Meloni
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