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Aujourd'hui dans Mediterraneo nous allons en Tunisie parmi les loups et les daurades découvrir une filière piscicole marine en plein développement. Direction ensuite le Sud de l'Italie, où la mafia locale exploite un vaste trafic de déchets souillant l'environnement et mettant en péril la santé des habitants. Enfin, partons vers la Sardaigne, où nous déambulons dans Villanova, ce quartier historique de Cagliari à l'identité villageoise préservée. Année de Production :

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00:00...
00:05Aujourd'hui dans Méditerranéo, nous allons en Tunisie,
00:08parmi les loups et les dorades,
00:10découvrir une filière piscicole marine en plein développement.
00:13Au sud de l'Italie, où la mafia locale exploite un vaste trafic de déchets,
00:17souillant l'environnement, mettant en péril la santé des habitants.
00:21Enfin, en Sardaigne, nous déambulons dans Villanova,
00:25ce quartier historique de Cagliari, à l'identité villageoise préservée.
00:51En Tunisie, la pisciculture marine est en plein développement.
00:55Avec une production annuelle de près de 20 000 tonnes,
00:57le pays est au sixième rang en Méditerranée.
01:00Reportage en immersion.
01:13Des dorades par milliers.
01:17Dans cet élevage du centre de la Tunisie, c'est jour de pêche.
01:23Un filet est immergé dans la cage et il va être déployé tout autour des poissons.
01:34Grâce à son expertise, le plongeur ajuste la quantité de dorades prélevées
01:39juste avant que la nasse ne se referme.
01:47Ce jour-là, six tonnes sont pêchées.
01:56Les autres poissons, restés dans les cages, vont poursuivre tranquillement leur croissance.
02:07C'est la dorade qu'on a pêchée ce matin.
02:10Elle est normalement mise à jaune, lavée.
02:14Ils ne mangent pas pour garder la qualité de fraîcheur, la couleur.
02:20La société tunisienne d'élevage de poissons commercialise du loup et de la dorade uniquement.
02:26La production est adaptée selon les périodes de l'année.
02:30Il y a toujours des pics de demande, toujours entre le mois de juillet et août
02:36et surtout la fin de l'année et Ramadan aussi.
02:41Une fois les opérations terminées, les poissons retrouvent leur calme à l'abri des prédateurs.
02:47Tandis qu'au port, le retour du bateau est très attendu.
02:54Il faut faire vite.
02:56Pêcher le matin, les dorades seront livrées chez les distributeurs le soir même.
03:07Dès leur arrivée dans l'atelier de conditionnement,
03:10les poissons qui pèsent en moyenne 300 grammes pièces sont triés en fonction de leur calibre.
03:17Une tâche grandement automatisée, avec en plus une touche de nouvelle technologie.
03:25Rien n'échappe à ce système développé par une start-up tunisienne.
03:30Cette caméra, c'est un outil qui nous aide à trier les poissons avec l'intelligence artificielle.
03:38S'il y avait des malformations, normalement un message va être envoyé automatiquement à un système
03:44qui va alerter toute l'équipe.
03:46Chaque année, entre 3000 et 3200 tonnes de loups et d'orades passent par cet atelier.
03:51C'est 15% de la production nationale.
03:54Le poisson est en partie exporté vers l'Italie, les pays du Golfe ou le Canada.
03:59Mais est majoritairement vendu, en Tunisie.
04:02Il y a une demande qui augmente d'année en année.
04:06On parle à peu près de 5% d'augmentation.
04:08Mais ceci malgré la hausse des prix.
04:12On est passé à peu près de 12 dinars au kilo, pour le consommateur,
04:18à plus que 20 dinars.
04:20Dans une période de 5 ans.
04:23Soit de 3,50 euros à 6,20 euros.
04:27Dans ce supermarché de la banlieue de Tunis,
04:30la mise en rayon des poissons d'élevage est soignée pour attirer le chaland.
04:39Le consommateur demande beaucoup la dorade et le loup.
04:43D'abord, ils sont faciles à préparer, faciles à cuisiner, griller ou autrement.
04:47Et puis, ils sont bon marché.
04:50L'étal propose en majorité des poissons d'élevage.
04:53Les Tunisiens en consomment environ 15 000 tonnes par an.
04:57C'est un peu plus de 10% de la consommation totale de poissons.
05:02Question de budget et de goût.
05:04Non, ils ne sont pas les mêmes goûts.
05:06Ils ne sont pas les mêmes goûts.
05:07Qu'est-ce que c'est meilleur ?
05:08Le sauvage.
05:10C'est normal, d'ailleurs.
05:11C'est plus cher.
05:12Le goût est le même, tout à fait.
05:15Absolument, je ne vois pas de différence.
05:17Le prix n'est pas le même.
05:18Le prix n'est pas le même.
05:20Vous voyez les prix, hein ?
05:22C'est intéressant aussi.
05:24Au début du processus, il y a l'œuf et puis la larve, minuscule, fragile.
05:30Le docteur Marouen Hanouchi, vétérinaire dans cette écloserie, est aux petits soins.
05:35L'alimentation est particulièrement importante.
05:39Dans le début de sa vie, il ne prend pas un aliment inerte ou industriel.
05:43Alors on doit élever les poids vivants.
05:45On commence par les rotifères.
05:48Ensuite, on les donne des artémias à manger.
05:51Et on enrichit ces rotifères et artémias parce qu'en fait, on a besoin que ces poissons
05:58prennent un aliment de très haute qualité et nutritive.
06:02Dans les stades ultérieurs de croissance, les alevins sont nourris avec des farines et des huiles de poisson.
06:09La société Namaris garantit à ses clients la traçabilité et la sécurité sanitaire
06:16des 35 millions d'alevins vendus chaque année aux fermes Aquacol.
06:22Pour garantir la biosécurité, il faut maîtriser tous les intrants.
06:28On maîtrise les aliments, qui sont des aliments de très bonne qualité, avec un contrôle documentaire,
06:35même à la douane.
06:37On contrôle l'eau, parce que l'eau aussi, c'est l'un des intrants les plus importants
06:43et les plus dangereux aussi.
06:44Donc l'eau qui passe ici, c'est une eau qui passe par plusieurs systèmes de filtration.
06:52Namaris est l'une des neuf entreprises tunisiennes d'alvinage et détient un tiers du marché.
06:58Un marché qui compte à 50% sur les importations.
07:02Ce jour-là, Maher Baiaï, le directeur général, est en visite dans la nurserie,
07:07implantée dans un ancien élevage piscicole près de Sousse.
07:12Dans ses bassins, les alvins sont arrivés à maturité.
07:16À cette étape, les dames contrôlent que les poissons sont conformes,
07:21qu'il n'y ait pas de difformités, qu'il n'y ait pas de malformations.
07:24Plusieurs types de difformités possibles, souvent au niveau de la bouche.
07:29Et il y en a qui peuvent handicaper le poisson pour sa croissance
07:34et il y en a qui peuvent handicaper commercialement l'entreprise qui les achète.
07:39L'accent est mis sur la qualité et la protection de l'environnement.
07:44Bientôt, ces alevins rejoindront l'une des 14 fermes aquacoles du pays
07:48pour poursuivre leur croissance entre 12 et 16 mois.
07:56Notre philosophie entièrement est de diminuer les imprints.
07:59Donc on agit par prévention, prévention au niveau des process,
08:02mais aussi au niveau du patrimoine génétique,
08:04puisque nous faisons de la sélection génétique pour avoir des poissons qui sont plus résistants.
08:10Un poisson qui ne tombe pas malade, c'est un poisson qu'on ne médicamente pas et qu'on ne
08:14traite pas.
08:17À 8 kilomètres au large de Bekalta, retour vers les cages offshore de la société tunisienne d'élevage de poissons.
08:25L'implantation de la ferme a été mûrement réfléchie.
08:31Bekalta, ce n'était pas une question d'hasard.
08:33C'était surtout pour la profondeur.
08:35On est à 40-45 mètres de profondeur.
08:38Pour la qualité de l'eau, pour la courantologie,
08:41chose qui est très importante pour la qualité de poisson,
08:43et pour l'oxygénation surtout.
08:47Lous et dorades sont nourris avec des granules à base de farine de poisson.
08:52La nourriture non consommée est l'une des principales pollutions engendrées par l'aquaculture.
08:56Mais ici aussi, les nouvelles technologies rendent l'élevage plus vertueux.
09:03Ces capteurs en mer nous permettent de détecter la température en temps réel et l'oxygène dissous.
09:09Deux paramètres très importants pour avoir la quantité exacte d'aliments à donner aux poissons.
09:15Ça permet de préserver la faune et la flore marine.
09:18L'aquaculture tunisienne sort d'une période difficile.
09:2132 exploitations en 2015 contre seulement 14 aujourd'hui.
09:24Mais avec 20 000 tonnes de poissons par an,
09:26la Tunisie est le sixième producteur méditerranéen,
09:29très loin des mastodontes que sont la Turquie, l'Egypte et la Grèce.
09:42Dans la région de Naples, au sud de l'Italie,
09:44la mafia locale, la Camorra,
09:47exploite un vaste trafic de déchets au mépris de l'environnement et de la santé des habitants.
10:05Dans la banlieue de Naples,
10:08pour ces habitants, c'est quasiment devenu un travail à plein temps.
10:12Excédés par les déchets qui s'accumulent partout autour de leur commune,
10:16ils se sont munis de drones pour les cartographier.
10:20On dirait des déchets urbains.
10:22Il y a aussi des déchets spéciaux sur la gauche.
10:26On dirait de l'amiante.
10:28Depuis près de dix ans,
10:30Michele Panela et ses voisins mesurent ainsi l'évolution des décharges sauvages
10:34pour les signaler auprès des autorités.
10:37Des tas de déchets toxiques parfois,
10:39qui s'accumulent à quelques mètres de quartier d'habitation.
10:45On fait tout ça parce que nous avons des enfants qui grandissent ici.
10:49On essaye de vrai pour leur offrir quelque chose de mieux.
10:52Pour nous, ça n'a pas été le cas.
10:54Ici, on meurt.
10:55Quand je dis qu'on meurt, c'est qu'on ne peut plus se promener, manger, rire.
10:58C'est devenu compliqué de vivre ici.
11:03Malgré les dizaines de plaintes qu'ils ont déposées,
11:06rien ne change, si ce n'est les représailles.
11:08On a été poursuivis, ils ont tiré sur nos voitures,
11:12les ont incendiés, ils ont tué nos chiens.
11:14Nous sommes en guerre, une vraie guerre.
11:18Une guerre contre la mafia napolitaine, la Camorra,
11:22qui depuis 40 ans déverse ses déchets pour les brûler,
11:26polluant l'environnement de près de 3 millions de riverains de ce secteur,
11:30surnommée la Terre des Feux.
11:34Eh les gars, regardez ce qu'on respire.
11:37De l'air parfaitement pur.
11:39Ça se passe ici, à Giuliano, en Campanie.
11:42Une zone de 400 km², située au nord de Naples,
11:47qui touche une trentaine de communes.
11:49Ici, les décharges sont partout,
11:51dans les champs, mais aussi sous les ponts et les routes,
11:54empêchant même parfois le passage des véhicules.
11:58Malgré les enquêtes et les arrestations,
12:00en Italie, ces infractions liées au trafic de déchets
12:03sont toujours en augmentation.
12:04Plus 66% l'an dernier.
12:07Il faut dire que le business est ultra rentable.
12:11La mafia collecte les déchets auprès des entreprises
12:13qui la payent pour les traiter.
12:15Sur le marché légal,
12:17ça leur coûterait environ 250 euros par tonne.
12:20Avec la mafia,
12:21le prix tombe à 50 euros.
12:25De leur côté,
12:26les organisations criminelles empochent l'argent
12:28sans assurer le service
12:29et déversent les ordures en pleine nature.
12:31Un trafic gagnant-gagnant qui fonctionne si bien
12:35que les mafias ont étendu leurs activités
12:37à tout le sud de l'Italie.
12:40Dans les Pouilles,
12:41près de Bari,
12:42ces gendarmes spécialisés dans les crimes environnementaux
12:45viennent de démanteler
12:46une filière de trafic de déchets.
12:48Dans cette carrière,
12:50les organisations criminelles ont abandonné
12:52800 tonnes d'ordures
12:53issues de garages automobiles,
12:55d'entreprises de pêche
12:57ou de chantiers de construction.
13:00Regarde, il y a un nom de société.
13:02Oui, qui fait de la manutention d'extincteurs.
13:05Ok, je note.
13:07À partir de noms d'entreprises
13:09ou d'adresses trouvées dans ces déchets,
13:11les enquêteurs ont remonté toute la filière.
13:13Après plus de 3 ans d'enquête,
13:15d'écoute,
13:16et en surveillant la décharge la nuit
13:19pour identifier les véhicules
13:20et accumuler les preuves,
13:22ils ont arrêté une dizaine de personnes.
13:25Bénéfice estimé pour la mafia,
13:281,2 million d'euros.
13:30Maintenant,
13:31il va falloir dépolluer.
13:34Nous nous trouvons sur un terrain nu.
13:36Il n'y a aucun abri,
13:37aucun revêtement.
13:39Au moment où l'on procédera
13:41à l'assainissement des déchets,
13:42les coûts seront énormes.
13:46Rien que pour cette décharge,
13:48on parle d'un prix
13:49qui dépasse largement
13:50les 700, 800 000 euros.
13:54un trafic qui coûte cher
13:55aux collectivités
13:56et qui empoisonne les habitants.
13:59Dans la région de Naples,
14:01au cœur de la Terre des Feux,
14:03une zone située autour
14:04de ces 3 communes
14:05a été baptisée il y a 20 ans
14:07le triangle de la mort
14:08par la revue scientifique Lancet.
14:11Un surnom attribué
14:12en raison du nombre de personnes
14:14qui y meurent de cancers
14:15et de maladies rares,
14:16entre 16 et 21 % de plus
14:19que la moyenne régionale.
14:22Vincenzo Tosti
14:23a toujours vécu
14:24dans le secteur.
14:25Depuis 10 ans,
14:26il est atteint
14:26d'un lymphome nonochkinien.
14:29Il y a 4 ans,
14:30les autorités sanitaires
14:31et la justice
14:32ont établi un lien direct
14:33entre sa maladie
14:34et la pollution
14:35liée au trafic de déchets.
14:37Aujourd'hui,
14:38il a rendez-vous
14:39chez son médecin traitant.
14:42Il va servir de cobaye
14:44pour une nouvelle étude
14:45sur les habitants
14:45de la région.
14:48On va chercher
14:49des PCB,
14:50dioxines,
14:51des métaux lourds,
14:53principalement liés
14:54à cette pollution
14:55et aux pathologies
14:56qu'elles engendrent.
14:59Il avait déjà participé
15:01à la toute première étude
15:02menée dans la région
15:02en 2004.
15:06Lorsque je suis allé
15:07chercher mes premiers résultats,
15:09le médecin qui me les a donnés
15:10m'a dit
15:10« Dites-moi,
15:12dans quelle industrie chimique
15:13travaillez-vous ? »
15:14Je lui réponds
15:14« Je vis dans les terres de feu. »
15:17Il m'a donné mes analyses
15:18et m'a dit
15:18« Je comprends mieux. »
15:21Cette fois-ci,
15:22en détaillant
15:23les quantités
15:23de substances toxiques
15:24dans le sang
15:25de Vincenzo Tosti,
15:26les médecins espèrent
15:27mieux adapter
15:28les traitements des malades.
15:29Car dans la région,
15:30leur nombre
15:31continue d'augmenter.
15:33À l'échelle de mon cabinet,
15:35au cours des deux derniers mois,
15:37nous avons par exemple
15:38trouvé une tumeur
15:39chez un jeune homme,
15:40un oesophage
15:41déjà métastasé.
15:44Et c'est là
15:45la nouveauté
15:45de ce phénomène.
15:46Même chez les jeunes
15:47qui ont un mode de vie
15:48irréprochable,
15:49nous trouvons ces maladies.
15:53Malgré sa maladie,
15:54Vincenzo n'a jamais envisagé
15:56de quitter
15:56sa région natale.
15:58Dix ans après avoir
15:59saisi la Cour européenne
16:00des droits de l'homme
16:01aux côtés
16:01de 66 autres habitants,
16:03la justice
16:04leur a enfin donné raison,
16:05condamnant l'Italie
16:06pour son inaction
16:07dans le déversement
16:09des déchets.
16:18Villanova,
16:18ce quartier
16:19emblématique
16:20de Cagliari
16:20en Sardaigne,
16:21a gardé son âme
16:22villageoise
16:23dans un décor
16:24médiéval
16:24préservé.
16:38Des regards complices,
16:40une douceur de vivre
16:41qui respire,
16:42on est bien loin
16:43de l'agitation frénétique
16:44propre au centre
16:45des grandes villes.
16:48C'est le cas ici
16:49à Cagliari,
16:49dans l'un des quartiers
16:50les plus anciens
16:51de la capitale sarde.
16:56Nous sommes à Villanova,
16:57la bien nommée,
16:58une ambiance à part
17:00où l'homme
17:00prend le temps
17:01de vivre
17:01où on a l'impression
17:02que tout le monde
17:04se connaît.
17:08Quand tu sors
17:09de chez toi
17:09le matin,
17:10tu vois toujours
17:11quelqu'un.
17:12Comment ça va ?
17:13Tout va bien ?
17:14Si tu as ton chariot
17:15de course,
17:16on discute
17:17toujours avec toi.
17:18Deux paroles,
17:19trois échanges,
17:21tout est dit.
17:22C'est comme ça ici.
17:23A mon avis,
17:24Villanova,
17:25c'est comme une copropriété
17:26horizontale.
17:27Tout le monde
17:28se connaît,
17:28se parle.
17:30Rien à voir
17:30avec ces immeubles
17:31et ces appartements
17:32où personne ne se connaît,
17:34personne ne se parle.
17:35Ici,
17:36on se promène ensemble,
17:37on partage
17:38de petits moments,
17:39on n'est jamais seul.
17:46Mirko a toujours
17:47voulu monter
17:47sa propre affaire.
17:49Pour cet investissement,
17:50il a décidé
17:51de s'installer
17:51dans la capitale sarde.
17:53Et pour son implantation,
17:55il s'est arrêté
17:55dans cette rue Garibaldi,
17:57l'une des plus passantes
17:58de ce quartier de Villanova.
18:00Un choix mûrement réfléchi
18:02qu'il ne regrette pas.
18:05Les premiers retours
18:06sont allés au-delà
18:07de toutes ses prévisions.
18:09L'ambiance est surtout familiale
18:13dans ce quartier.
18:14Ils viennent chez moi
18:15pour se détendre,
18:16passer un bon moment,
18:18certains tous les jours,
18:19d'autres une fois par semaine.
18:20Ce ne sont plus des clients,
18:22un peu comme une famille.
18:27Villanova reste un quartier résidentiel,
18:29mais on ressent vraiment
18:30cet esprit de famille.
18:32Dès mon installation,
18:33je me suis senti bien ici,
18:36accepté par tous mes voisins.
18:37Certains sont devenus des amis.
18:42On n'est plus dans un simple rapport
18:44entre commerçant et client.
18:46On se voit même en dehors
18:47de mon travail,
18:48dans ce bar.
18:49C'est super.
18:56Même parcours pour le lancement
18:58de cet atelier de bijouterie
18:59un peu plus haut dans cette rue.
19:01Le choix du quartier de Villanova
19:03est à la base de ce projet
19:04qui regroupe plusieurs artisans
19:06de la région.
19:08Notre idée au départ
19:11était d'ouvrir un espace,
19:13un endroit pour la promotion
19:15des artisans locaux.
19:17Et on nous a proposé ce lieu
19:19et on a de suite adhéré
19:21avec enthousiasme.
19:26parce que Villanova,
19:27c'est un quartier particulier
19:29de Cagliari.
19:30C'est très beau.
19:32Il est très vivant.
19:34C'est un peu comme vivre
19:35dans un village
19:36à l'intérieur d'une ville.
19:45Un village dans la ville
19:47peut être la meilleure définition
19:49pour qualifier Villanova.
19:51Il fait partie des quatre quartiers
19:52les plus anciens de la ville.
19:54Une histoire qui prend ses origines
19:56au Moyen-Âge.
19:57Un lieu qui s'est développé
19:59en dehors du château
20:00qui surplombe la cité.
20:02La zone est restée
20:03plus ouverte vers la campagne
20:05et a conservé pendant longtemps
20:06son caractère semi-rural.
20:09L'aspect d'un faubourg
20:10avec des maisons basses,
20:12des jardins, des potagers
20:13a perduré au fil du temps.
20:15Une évolution différente
20:16des autres quartiers de la ville,
20:18plus centraux et plus fortifiés.
20:24Villanova n'est que le fruit
20:25de son architecture.
20:28C'est un ensemble
20:29de petites maisons
20:30où tout le monde se connaît
20:31ou l'en est très proche.
20:35Un ensemble ouvert aux autres
20:37à la différence
20:38des autres quartiers de la ville
20:40comme celui du château
20:41ou de la marine
20:42qui restent avant tout
20:43des lieux de passage.
20:48Villanova est un quartier ouvert.
20:50C'est son identité,
20:51sa signature.
20:56Cela s'est vérifié
20:57surtout au cours
20:58de ces 80 dernières années.
21:02Ce quartier a accueilli
21:04tous ceux qui n'avaient pas
21:05les moyens de s'installer
21:06à l'heure à Cagliari,
21:07dans des endroits plus prestigieux.
21:12Les prix étaient plus abordables
21:13à Villanova.
21:15C'est ce qui fait
21:16toute la différence.
21:17En plus,
21:18ils ont été très bien accueillis.
21:21Si la raison de leur venue
21:22reste avant tout économique,
21:24ils ont aussi été séduits
21:26par l'esprit à part
21:26que l'on trouve à Villanova.
21:34Autre caractéristique notable
21:35de ce quartier,
21:37la présence de nombreuses églises.
21:39Elle témoigne
21:39de l'influence espagnole
21:41sur Cagliari,
21:42un indicateur
21:43de la densité historique
21:45que l'on trouve ici.
21:47la paroisse de la confrérie
21:48de la Sainte Croix
21:49au cœur de Villanova,
21:50en mesure l'attachement
21:52que ses habitants
21:52portent à leur quartier,
21:54notamment pendant
21:55les célébrations
21:55des fêtes pascales.
21:59Pour beaucoup de personnes ici,
22:01la religion n'est pas
22:02toujours essentielle.
22:03Elle passe au second plan.
22:06Mais quand arrivent
22:07les célébrations
22:07de la semaine sainte,
22:08même pour tous ceux
22:10qui ne vont jamais
22:10à l'église,
22:11ce jour-là,
22:12quand ils voient passer
22:13notre procession,
22:14ils ne sont jamais
22:16indifférents.
22:17Ils nous accompagnent,
22:18ils n'oublient pas
22:19d'où ils viennent
22:19et qui nous sommes.
22:27Les habitants de Villanova
22:28ont changé
22:29ces dernières années.
22:31Il y a de moins en moins
22:33de vieux habitants.
22:35Mais tous ceux
22:36qui sont nés
22:37ou qui se sont mariés ici
22:38et qui sont partis
22:39vivre ailleurs,
22:41pour la semaine sainte,
22:42ils reviennent tous ici.
22:47Ils n'oublient jamais
22:48leurs origines.
22:49Ce retour en arrière
22:50est très fréquent,
22:51comme un symbole.
22:52C'est aussi ce que représente
22:54notre confrérie.
22:58Nous les faisons tous
22:59revenir à Villanova.
23:04Au détour d'une place,
23:06au coin d'une avenue,
23:07on change facilement
23:08d'univers et d'ambiance
23:09dans ce quartier.
23:10comme ici,
23:11dans cette rue populaire
23:12où les touristes
23:13ne se pressent pas.
23:15Toutes les religions,
23:16les gens venus d'ailleurs
23:17et les nouvelles générations
23:18se mélangent naturellement.
23:20L'esprit de Villanova,
23:22encore et toujours.
23:27Pour moi,
23:28ce qui caractérise le plus
23:29ce quartier de Villanova
23:30par rapport aux autres
23:31de la ville,
23:33c'est que l'on se sent
23:34comme dans un petit village.
23:40Bien sûr,
23:41Cagliari est une belle ville.
23:42Tout me plaît
23:43dans cette cité.
23:44Mais ici,
23:45c'est très particulier,
23:46un monde à part,
23:48comme une petite communauté.
23:51Une autre chose
23:51qui me plaît beaucoup,
23:52c'est le mélange formidable
23:53de populations différentes.
23:56Les vieilles familles
23:57de Cagliari,
23:58les nouvelles générations
23:59et les personnes étrangères,
24:01tout se passe très bien
24:02dans ce quartier.
24:05A Villanova,
24:06la pression quotidienne
24:08qui caractérise
24:08les grandes villes
24:09n'a pas lieu d'être.
24:11Un quartier
24:12qui a été pensé autrement
24:13en privilégiant l'espace
24:15et le bien-être
24:16de ses habitants.
24:17Comme dans ce parc
24:18où il fait si bon flâner
24:19en regardant jouer les enfants.
24:24Ce quartier de Villanova
24:26a maintenu au fil des ans
24:28cette capacité
24:29d'humaniser les relations
24:30entre ses habitants.
24:31à la différence des villes
24:33où tout se perd,
24:34où l'indifférence
24:35se généralise.
24:38Ici,
24:39il existe
24:39une solidarité naturelle,
24:41cette capacité
24:42de parler,
24:43de sourire même
24:43avec des personnes
24:45que l'on ne connaît pas,
24:46de rester ensemble.
24:47Toutes choses
24:48qui ont disparu
24:49par ailleurs.
24:52C'est aussi dû
24:53à l'aménagement
24:54de nos espaces,
24:55avec toutes nos places
24:57ou ce jardin public.
24:59Tous les enfants ici
25:00se promènent,
25:01font du vélo,
25:02jouent au ballon.
25:04C'est un lieu important
25:06pour se rencontrer,
25:07discuter.
25:09D'autres quartiers
25:09n'ont pas tout cela.
25:11Ce sont des valeurs essentielles.
25:14On espère tous
25:15que cela va durer.
25:16On espère que la nouvelle génération,
25:18tous ces enfants
25:19de Villanova
25:20issus de l'immigration,
25:21qu'ils soient chinois,
25:22philippins,
25:23du Bangladesh
25:24ou sénégalais,
25:25n'oublient pas
25:26les valeurs humanistes
25:27qu'ils ont apprises ici.
25:34Quand on traîne
25:35au fil de la journée
25:35dans Villanova,
25:36quand on se laisse porter
25:38par cette ambiance
25:38si particulière,
25:40on comprend
25:41et on perçoit
25:42l'évolution historique
25:43de Kailari.
25:44Ce quartier est né
25:45de l'expansion
25:46de la cité,
25:47mais il est resté
25:48profondément fidèle
25:49à ses racines rurales
25:50et à sa culture religieuse.
25:52Un village dans la ville
25:54et qui entend le rester.
26:03Méditerranéo,
26:04c'est fini pour aujourd'hui.
26:05A bientôt
26:05pour de nouvelles découvertes
26:07en Méditerranée.
26:19Sous-titrage Société Radio-Canada
26:22Sous-titrage Société Radio-Canada
26:25Sous-titrage Société Radio-Canada
26:28Sous-titrage Société Radio-Canada
26:29Sous-titrage Société Radio-Canada

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