Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 minutes
Ce jeudi 15 octobre, la suppression des aides aux entreprises pour alléger les dépenses publiques en 2027 ainsi que des éventuelles solutions pour lutter contre le chômage auprès des jeunes, ont été abordés par Hervé Novelli, initiateur du Cercle des Entrepreneurs Engagés et ancien député, Thibault Prébay, économiste et président de Hécate, et Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Allianz Trade, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Il est 10h pile sur BFM Business, les experts aujourd'hui avec Hervé Nové, l'initiateur du cercle des entrepreneurs
00:04engagés, ancien ministre avec Anna Boata, directrice de la recherche économique chez Allianz Trade et avec Thibaut Prébet, économiste président
00:11de ECAT.
00:11Il y a eu une opération de transparence hier sur un certain nombre de chiffres fournis par Bercy et notamment
00:16sur les aides aux entreprises avec ce montant de 166 milliards.
00:20On avait auparavant le rapport du Sénat qui nous disait 211. Alors 166 milliards, l'écart c'est 40 milliards
00:26mais on est complètement dans l'ordre de grandeur.
00:28Qu'est-ce que vous répondez Hervé Novelli ? Est-ce qu'il faut arrêter avec ce terme aide aux
00:32entreprises qui déjà biaise un peu le débat ?
00:34Bien sûr, ça ne veut rien dire en fait aide aux entreprises parce que c'est en isole des aides
00:41sans parler du contexte global qui est le taux de prélèvement dont je parlais et l'impôt sur les sociétés
00:49pour les entreprises françaises, bref les impôts de production tout ça.
00:52C'est en fait une compensation à une situation anormale.
00:56On fait payer très cher et après on dit finalement qu'il faut un peu de politique publique.
00:59Je vais vous donner un exemple. Il y a aujourd'hui entre 65 et 80 milliards pour les exonérations de
01:07charges pour les bas salaires.
01:09C'est une politique qu'on a menée depuis des décennies sans grand résultat, on va dire ça comme ça.
01:14Si sur le chômage, c'est-à-dire que ça permet de faire baisser le chômage un peu quand même.
01:17Au début, mais aujourd'hui, avec une remontée du chômage, on peut dire que ce n'est pas d'irriment,
01:24ce n'est pas fondamental.
01:26Et donc cette exonération de charges, elle pèse déjà 65 milliards.
01:30Oui, c'est ça, 70% du montant total.
01:32Oui, voilà. Donc on pourrait s'interroger là-dessus.
01:34C'est pour ça qu'hier, j'ai proposé, moi, qu'on permette aux entreprises, pour aider nos jeunes, pour
01:41les accompagner,
01:42de leur permettre de rentrer dans l'entreprise sous contrat d'indépendant, sous forme d'auto-entrepreneur.
01:48D'accord.
01:48Ce qui permettrait, en couplant avec des seniors qui reviendraient donner quelques heures par jour...
01:54Donc on arrête les aides, les exonérations, ça en arrête ?
01:57On les diminue en sifflet pour...
02:00Mais oui, bien sûr, puisqu'on permettrait d'exonérer de charges les entreprises,
02:06il y aurait une redondance à vouloir continuer de les aider.
02:10Mais là, vous externalisez les salariés, là, globalement ?
02:13Non, pas du tout. Je donne une chance.
02:16Alors que le chômage des jeunes, c'est 21%.
02:18Non, mais c'est délirant.
02:21Je leur donne une chance à nos jeunes, parce que tout le monde s'occupe d'aider les jeunes.
02:26Ça n'a pas de sens.
02:27Ce qu'il faut, c'est leur donner une chance.
02:29Et c'est pour ça que cet appareillage entre une génération, qui sont les seniors,
02:33qui souvent veulent revenir dans l'entreprise pour quelques heures, sous contrat d'indépendant,
02:39eh bien, j'appareille cela avec des jeunes pour qu'ils rentrent sur le marché du travail,
02:43alors que les barrières à l'entrée, comme on dit, sont énormes.
02:46Donc voilà une proposition que j'ai mise sur la table,
02:48qui a déjà été reprise par un candidat au présidentiel, du reste.
02:54Je l'ai noté avec beaucoup d'intérêt.
02:56C'est qui, c'est David Disnard ?
02:58Vous avez trouvé ?
02:58Oui, je suis très forte à ce jeu.
03:00Au jeu des propositions, je suis très forte.
03:02Je ne sais pas ce qu'un métier, ça.
03:03Mais alors, attendez, parce que, Thibaut Prémet,
03:05à chaque fois qu'on veut flexibiliser le travail sur les jeunes,
03:09CPE, les propositions du MEDEF, ça se passe mal.
03:11Il ne s'agit pas de flexibiliser, il s'agit de leur donner une possibilité,
03:15sous contrat de prestation d'indépendant, d'aller dans l'entreprise.
03:18Oui, j'ai bien compris.
03:19On flexibilise.
03:20Mais de toute manière, la France, c'est le royaume de la rigidité.
03:23J'ai compris, mais à chaque fois qu'il y a ce type de propositions, ça se passe mal.
03:26Enfin, moi, j'étais étudiante pendant le CPE.
03:28C'était sous une forme salariale.
03:29Le CPE, c'était un contrat de travail.
03:31Là, il ne s'agit pas d'un contrat de travail.
03:33Il s'agit d'un contrat de prestation.
03:35Vous venez, vous envoyez une facture, vous êtes payé.
03:38Mais aujourd'hui, vous pouvez le faire, si vous avez envie ?
03:40C'est compliqué.
03:41C'est plus compliqué que cela.
03:43Parce qu'il y a un code du travail qui encadre, et notamment l'intérim,
03:48qui a mis des barrières à l'entrée pour se protéger, qui est très diriment aussi.
03:53Mais cette proposition, elle est sur la table.
03:56Et moi, j'y crois.
03:57Comme j'y croyais à l'auto-entrepreneur,
04:00malgré un certain nombre de défauts qu'on nous répète...
04:03Parce qu'il y a eu un rapport cette semaine sur les auto-entrepreneurs qui était assez compliqué.
04:07Il y a le rapport annuel, je vais dire, parce que ça fait des années que l'IGM...
04:10L'Inspection Générale des Finances nous dit, attention, il y a un risque sur le salariat.
04:14Mais il n'y a pas d'option pour le salarié, pour le jeune salarié,
04:18de rentrer en contrat de travail aujourd'hui.
04:20C'est ça qu'il faut bien...
04:22Ce qu'il disait d'intéressant, c'est qu'il y a très peu d'auto-entrepreneurs qui en sortent.
04:25C'est-à-dire que très peu deviennent des entreprises plus importantes ou deviennent salariés.
04:29Oui, mais c'est toujours le même sujet.
04:31Est-ce qu'il vaut mieux être au chômage ou est-ce qu'il vaut mieux être travailleur pauvre ?
04:35En Allemagne, ils ont résolu le problème.
04:37Un référendum.
04:37Ah bah oui, mais ils ont des travailleurs pauvres.
04:39Oui, ils préfèrent ça qu'ils ont un taux de chômage de 4%.
04:45Thibaut ?
04:45Alors, il y a trois trucs à dire là-dessus.
04:47La première, c'est qu'on a un problème fondamental en France.
04:50On a parlé sur l'héritage, sur beaucoup de fiscalité.
04:51C'est qu'on colle des impôts énormes.
04:53Puis après, du coup, on n'est plus compétitif, donc on met des aides.
04:55Puis après, on dit qu'il y a trop d'aides, on rajoute des impôts.
04:56Puis après, on rajoute des aides, on arrive sur la Goubi-Bédiaté.
04:58Donc, on ne peut pas parler d'une seule de ces parties.
05:01C'est comme quand on parle de l'héritage à 45%, puis en fait, on paye 5%.
05:04Il faut parler de la réalité toute intégrée.
05:07Toute intégrée, c'est qu'on est quasiment à deux fois, en termes de charges, le coût du travail européen.
05:11Et que si on enlève les aides, on est moitié plus cher.
05:13Donc, le fait, c'est qu'on est plus cher que les autres pays européens, avec ces aides.
05:17Qui ne sont d'ailleurs pas toutes privées, parce qu'on confond entreprises publiques-privées.
05:20Donc, en plus, on fait un Goubi-Boulga pour faire plaisir.
05:22Donc, retenons juste qu'aujourd'hui, le coût du travail est plus élevé, en termes de charges, qu'ailleurs en
05:26Europe.
05:27Ce qui est un choix, ce qui n'est pas dramatique.
05:29Mais on en est là.
05:29Donc, dire qu'à trop d'aides, c'est mon premier point.
05:31Mon deuxième point, c'est de rappeler qu'on a un sujet démographique, de base.
05:34Vous savez que c'est mon sujet.
05:36Aujourd'hui, dans tous les pays, on a eu une baisse de fécondité beaucoup plus vite que sur la France.
05:39Donc, un déséquilibre entre entrants et sortants beaucoup plus vite qu'en France.
05:42Je vous rappelle que le chômage a été divisé par deux en très peu de temps en Italie pour des
05:45raisons purement démographiques.
05:46Et qu'il va se passer la même chose en France.
05:48On a pris du retard avec ces dissolutions.
05:50Mais c'est surtout parce que notre fécondité a baissé beaucoup plus tard.
05:52Donc, moi, je ne suis pas très inquiet sur le chômage des jeunes à terme.
05:55Ce que je pense, en revanche, c'est qu'il faut sortir de ce Goubi-Boulga complexe.
05:58Et surtout, travailler sur la formation.
06:00Moi, j'ai l'occasion de faire beaucoup de conférences.
06:01Et j'ai souvent dans la même salle, quelqu'un qui me dit que c'est impossible de recruter.
06:04Et quelqu'un qui me dit, dans ma ville, j'ai un des plus fortes haute chômage de France.
06:07Donc, c'est beaucoup quand même des sujets de formation.
06:09Et quand j'entends qu'il faut virer Parcoursup et ouvrir des places pour tout le monde,
06:12alors que les boîtes n'arrivent pas, ça, c'est un pays qui, quelque part, s'est habitué au chômage
06:15de masse.
06:15Et se dit, bon, s'il y a du chômage de masse, autant que les gens fassent ce qui les
06:18intéresse.
06:18Quand on arrive dans un moment où il y a des boîtes qu'on n'arrive pas à trouver de
06:21la main d'œuvre,
06:22ce n'est pas possible de se dire, on va former au feeling que chacun fasse ce qu'il veut.
06:25Parce que personne ne fera ce qu'il veut s'il n'y a pas un métier.
06:27Donc, moi, je mets ce sujet d'inadéquation sur la formation,
06:30qui est un point clé, évidemment, du moment,
06:32plus que sur l'existence d'emplois qui vont arriver avec ce sujet démographique.
06:37Puis, je crois que j'avais trois points, mais ça en fait deux, c'est suffisant.
06:39Anna Boat, sur la question du chômage des jeunes,
06:43flexibiliser le marché du travail, c'est ce dont on a besoin ?
06:46Non, mais il y a une réalité qui est qu'effectivement, les jeunes,
06:50dans les cinq ans à venir, peut-être même les mêmes lycéens qui sont aujourd'hui pas contents...
06:54Il y a HEC qui n'est pas contents aussi, aujourd'hui, ils ont fait un blocage.
06:57Le bon bar était fermé.
06:58Le problème de l'IA, c'est que c'est anxiogène.
07:01Ben oui, ils ont fait raison de s'inquiéter.
07:02Parce qu'en fait, plus on l'utilise, peut-être moins on est anxieux.
07:05Et d'ailleurs, on vient de sortir un rapport hier de chez Alliance
07:08qui est en fait une enquête auprès de 1000 personnes.
07:11En fait, on voit bien que, bon, in fine, il y a moins de 10% qui sont vraiment inquiets
07:15que le job sera entièrement volé par de l'IA et l'automatisation.
07:18Donc, les gens sont conscients du fait qu'effectivement,
07:21ça apporte de la productivité personnelle pour l'entreprise.
07:24Mais il y a quand même un côté anxiogène et qui va aussi avec les générations.
07:28Parce qu'en fait, on a du mal, effectivement, à voir où est la formation,
07:31où est la rédirection, en fait, du système éducationnel vers les secteurs
07:35qui seront en fort demande.
07:37Et d'ailleurs, on n'en sait pas trop pour l'instant.
07:39Ce qu'on sait, c'est qu'effectivement, si on regarde les jobs dans certains secteurs,
07:43oui, ils sont peut-être plus à risque d'être transformés par l'IA.
07:46Ça ne veut pas dire automatisés, remplacés, mais transformés.
07:49Et il y a certains secteurs qui étaient, il y a cinq ans d'avenir,
07:52qui est tout ce qui est autour de la tech, il y a quand même 45 % de ces jobs
07:56qui vont être transformés.
07:57Ça veut dire qu'on ne sait pas exactement.
07:58Après, dans la finance, moi, je suis dans la finance,
08:00il y a aussi 40 % de ces jobs qui vont évoluer.
08:02Et en fait, pour revenir un petit peu à la fiscalité des entreprises,
08:05il ne faut quand même pas oublier quel est le but d'une entreprise.
08:08C'est d'être rentable.
08:10Donc, si le but d'une entreprise, c'est d'être rentable,
08:12bon, il faut déjà croître, avoir un chiffre d'affaires qui croît.
08:14Mais si la croissance est quand même un peu molle,
08:17soit en France, soit un petit peu dans le monde,
08:20en fait, on gère les coûts.
08:21Et c'est ce que toutes les entreprises ont fait jusqu'à maintenant.
08:23Je voudrais revenir sur le point...
08:25Attendez, Anna, vous finissez, et après, Hervé.
08:27Anna n'a pas fini.
08:28Non, non, je n'avais pas fini.
08:30Excusez-moi.
08:31Mais donc, du coup, voilà, il faut vraiment se dire
08:35qu'effectivement, peut-être qu'on a donné des aides aux entreprises,
08:38d'appli-Covid,
08:39et effectivement, peut-être qu'il n'y a pas eu assez de redistribution
08:42qu'on voulait,
08:43parce qu'il y a eu peut-être plus de redistribution vers l'actionnaire
08:46que vers l'emploi, l'investissement.
08:48Mais en tout cas, aujourd'hui,
08:50quand on regarde la balance des entreprises,
08:52elle est déficitaire.
08:53Donc, effectivement, aujourd'hui, en France,
08:55on a des ménages qui ont beaucoup d'épargne
08:57et on a des entreprises qui n'en ont plus.
08:59C'est déficitaire.
09:01Et l'État, on n'en parle même plus
09:02parce qu'il y a eu beaucoup de transferts
09:03entre l'État et les agents privés.
09:05Donc, il ne faut quand même pas oublier d'où vient aussi
09:07ce 5,4% du PIB.
09:09On a sauvé quand même, à plusieurs reprises,
09:12depuis 2020, le système, en fait.
09:15Hervé ?
09:15Oui, je voulais revenir juste sur le point
09:17qui est très important,
09:19qui a été abordé sur la formation.
09:20C'est pour ça que je propose l'appareillage
09:22entre un senior et un jeune.
09:25Il y a l'apprentissage.
09:27Mais vous savez qu'il y a eu beaucoup d'effets d'aubaine
09:30du fait de la prime d'apprentissage
09:32qui avait été dispensée.
09:33Ça a coûté beaucoup d'argent.
09:33Et on a surtout fait un mode d'apprentissage
09:37sur l'enseignement supérieur.
09:38Et ce n'est pas là que se situent les besoins.
09:40Il y a 1,1 million de jeunes sans emploi,
09:43sans formation.
09:44Et donc, c'est ce que je propose.
09:46Une sorte de coopération intergénérationnelle
09:49entre un retraité qui viendra donner quelques heures.
09:53Il faudra remettre le cumul emploi retraite, du coup.
09:55Il faut remettre le cumul emploi retraite.
09:57Il faut le libéraliser.
09:58C'est de la folie que de se plaindre
10:01de la faible emploi des seniors
10:03et de vouloir limiter le cumul emploi retraite.
10:06Mais on a tout faux dans ce pays
10:08et on s'aperçoit que le politique est très faible
10:12en ce moment du fait de la situation
10:14et que l'administration ressort de ces tiroirs
10:17un certain nombre de...
10:18Hervé, est-ce que vous avez l'impression,
10:20dans la colère,
10:21alors ça peut être de ceux d'HEC ou les lycéens aussi,
10:23qu'il y a une critique de la société
10:27qui en fait trop pour les retraités ?
10:29Moi, j'ai posé la question, quand même,
10:31ces derniers temps,
10:31de savoir s'il n'y a pas plus dangereux
10:33que Parcoursup pour les jeunes,
10:34mais si ce n'était pas plutôt le risque
10:36qui était à la Commission des finances.
10:37Oui, vous avez raison.
10:40Il y a eu beaucoup de livres
10:41qui sont parus sur les avantages des retraités.
10:44J'en ai discuté avec un de mes amis
10:46qui a sorti un bouquin récemment.
10:49Mais les avantages des retraités
10:51ne sont pas les retraités qui se les sont donnés.
10:54C'est la classe politique
10:56qui, pour des raisons peut-être un peu électorales,
11:00a toujours favorisé les retraités.
11:03Mais quand on voit le niveau de la retraite moyenne
11:06en France,
11:07c'est honteux que de dire
11:09que c'est ceux-là qu'il faut frapper.
11:11Non, mais il faut frapper tout le monde, en fait.
11:12C'est-à-dire que les économies...
11:13Oui, mais là, on ne fait pas ça, Hervé.
11:15On vote pour ne pas toucher aux retraités,
11:17là, pour l'instant.
11:18Comme si c'était une case séparée.
11:19J'ai bien compris.
11:20Mais je vous ai dit en début
11:21qu'il faut un généreur de l'État
11:24de manière globale.
11:25Et par des recettes de poche,
11:27on ne résoudra pas le problème.
11:28Vous auriez voté les économies
11:29sur les retraités aujourd'hui ?
11:31Sur les 10 %,
11:31sur la désindexation ?
11:33J'ai été député assez longtemps
11:35à la Commission des finances.
11:37Aujourd'hui, ce spectacle
11:38qui m'est donné,
11:39où on est quand même
11:40dans un schéma
11:42où il n'y a pas de majorité,
11:43où tout le monde se donne en spectacle,
11:46est peu intéressant.
11:47Il y a un sujet démographique
11:48aujourd'hui dans le malaise des lycéens.
11:50C'est Thibaut qu'on peut lire quand même.
11:52Oui, mais c'est surtout
11:52un sujet de courage politique.
11:53Moi, je ne suis plutôt pas d'accord
11:54avec ce que vous avez dit.
11:55C'est qu'il faut dire deux choses.
11:57Un, les retraites ne sont évidemment
11:58pas colossales pour la plupart des gens.
12:00C'est quand même 20% supérieur
12:01que partout ailleurs.
12:02Donc à un moment donné,
12:02si personne n'arrive à égaliser
12:03avec des retraites plus hautes
12:05que 20% moins que nous,
12:06c'est qu'on ne peut pas le faire.
12:07Et d'ailleurs, on voit
12:07qu'on ne peut pas le faire
12:08à ce niveau-là.
12:08Et donc, tout mettre en dette,
12:10c'est-à-dire sur nos enfants,
12:11ce n'est pas un cadeau à faire.
12:12Deuxième point,
12:13c'est qu'il faut rappeler
12:13la théorie économique.
12:14Il y a un gars qui s'appelle
12:15Modigliani,
12:16un pas Madeo, Franco,
12:17qui a eu le prix Nobel d'économie
12:19en 1985,
12:20qui a théorisé un truc très simple
12:21que tous les pays au monde
12:21appliquent, sauf la France,
12:23qui est de dire
12:23un actif doit accumuler,
12:25il se fait du patrimoine.
12:26Et puis, quand il passe à la retraite,
12:27il décumule.
12:27Il a un patrimoine.
12:28Aujourd'hui, les retraités
12:29ont plus de pouvoir d'achat
12:30que les actifs.
12:31Et si on enlève le fait
12:32qu'en général,
12:32ils n'ont pas de loyer à payer,
12:33ils ont 7% de plus,
12:35ils devraient décumuler,
12:36c'est-à-dire utiliser cet argent
12:37pour aider leurs proches,
12:38pour payer leur retraite.
12:39Or, aujourd'hui,
12:39ils épargnent plus que les actifs.
12:41Donc, en fait,
12:41on est les seuls à leur dire
12:42« Bon, le gars a eu pris Nobel,
12:43il ne va rien comprendre. »
12:45Donc, aujourd'hui,
12:45la réalité,
12:46c'est que c'est normal
12:46qu'un retraité,
12:47évidemment,
12:48je ne parle pas du tout
12:48de petite retraite,
12:50doivent décumuler
12:50et prendre sur son patrimoine
12:51pour financer son train de vie
12:52pour qu'un actif
12:53puisse constituer le sien
12:54en ayant moins de pression
12:56sur soit son salaire,
12:57soit la dette.
12:58Donc, je suis désolé,
12:58mais aujourd'hui,
12:59on doit baisser les retraites
13:00pour simplement permettre
13:02à ceux qui ne sont pas retraités,
13:03qui ont besoin de ces moyens
13:03et qui n'ont pas encore accumulé,
13:05de le faire.
13:05Oui, mais on n'a pas de retraite
13:06par capitalisation,
13:08ce qui est là aussi...
13:09Oui, mais pas que.
13:10Il y a d'autres pays
13:10qui n'ont pas
13:11et qui, malgré tout,
13:11n'ont pas autant de retraites.
13:12On est les seuls
13:13à avoir un passif
13:14sur le régime par répartition
13:15et c'est pour ça
13:17l'inquiétude des retraités,
13:18c'est qu'ils savent bien
13:19que ce régime
13:19ne peut pas perdurer
13:20à terme
13:21avec les données démographiques.
13:25Donc, si on avait fait
13:25les fonds à la retraite
13:27par capitalisation
13:28en complément,
13:29on ne serait pas là.
13:30Alors, Anna ?
13:30Eh bien, il faut la faire.
13:32Anna ?
13:32Il faut la faire.
13:33Bon, l'Allemagne,
13:34elle n'a pas le système
13:34et pour autant,
13:35en fait, les retraités,
13:36effectivement,
13:37le revenu disponible
13:38des retraités,
13:39il est à 80%
13:42du revenu moyen
13:43des autres,
13:44de la population totale
13:45en Allemagne.
13:45On est à 94% en France.
13:47Et il ne faut quand même
13:48pas oublier
13:48que sur les 94,
13:50il y a quand même
13:50des transferts publics,
13:51encore une fois.
13:52Ça vient des finances publiques.
13:54Ces 80%,
13:54ça vient des finances publiques.
13:57Et je pense qu'effectivement,
13:58il ne faut pas oublier
13:58quelque chose
13:59qui est chaque génération,
14:02après les gens
14:02qui sont aujourd'hui
14:03à la retraite,
14:05qu'on appelle
14:05baby boomers,
14:06et à l'Ingenix,
14:07millennials,
14:08moi, je suis millennials,
14:09en fait,
14:09on a quand même 30%
14:10de différence
14:11de patrimoine financier
14:12puisque le cycle
14:13est différent,
14:14puisqu'on vit en France
14:15et on ne fait peut-être
14:16pas les bons investissements
14:17parce qu'on ne fait
14:17que de l'immobilier
14:18ou parce qu'on fait
14:19du livret.
14:19En tout cas,
14:20on n'a pas le rendement
14:21qui nous permet
14:22de rattraper
14:23les autres générations.
14:25Et donc,
14:25en fait,
14:25qu'est-ce que ça veut dire ?
14:26C'est qu'à comportement égal,
14:28ou en tout cas similaire
14:29d'épargne,
14:30on a 30% de gap.
14:31Donc,
14:31ça veut dire
14:32pour combler
14:32ce gap de richesse
14:34dans un environnement,
14:35peut-être,
14:35où les retraites
14:37seront moins élevées
14:38à terme,
14:38ça veut dire
14:39qu'en moi,
14:39il faut que je travaille
14:40jusqu'à 70 ans
14:41et que la génération
14:42d'après,
14:42qui est Gen Z,
14:43il faut qu'il travaille
14:44deux ans de plus.
14:44Donc,
14:44on a quand même
14:45de toute façon,
14:46mathématiquement parlant,
14:47deux ans de différence,
14:49deux ans additionnels
14:50de travail
14:50entre chaque génération
14:52parce qu'on n'a pas
14:52effectivement
14:53ce patrimoine financier.
14:54Et il y aura
14:55probablement un petit peu
14:56de partage
14:57de ce patrimoine,
14:57mais encore,
14:58faut-il voir
14:59si effectivement
15:00il y aura une fiscalité
15:01qui est abondante
15:02ou pas
15:03sur ce transfert
15:04de patrimoine
15:05puisque c'est quand même
15:06encore important.
15:07les gens qui sont
15:08aujourd'hui à la retraite
15:09sont effectivement
15:10les grands-parents
15:12ou encore peut-être
15:13des lycéens
15:14et de ceux
15:15qui suivent après.
15:16Donc,
15:17effectivement,
15:17avec l'IA,
15:18avec le fait que
15:19de toute façon,
15:20quoi qu'il en fasse,
15:21ils ne vont pas se mettre
15:21à acheter beaucoup plus
15:22d'actions demain
15:23pour qu'ils aient
15:24beaucoup plus
15:24de patrimoine financier
15:26dans un an.
15:27Et même si on achète
15:28des actions aujourd'hui,
15:29on achète des actions
15:29américaines.
15:30Donc,
15:30en fait,
15:31on finance les Etats-Unis.
15:32On n'est pas fou,
15:33on cherche du rendement.
15:34Pardon ?
15:35On cherche du rendement.
15:36Oui, oui.
15:36mais on s'expose
15:37à des risques aussi.
15:37C'est très important
15:38ce que vous dites.
15:39On a des rendements
15:41faibles en France
15:42parce que l'épargne,
15:44elle nous convient
15:45à des rendements faibles,
15:46l'Ivrea.
15:47Et c'est ça
15:48qu'il faut changer.
15:49Et comment on fait
15:50pour avoir des rendements
15:51plus importants ?
15:52Eh bien,
15:53on fait
15:54de la capitalisation.
15:56On fait des taux
15:57de capitalisation.
15:58On fait une retraite
16:00par capitalisation.
16:01Et il faut se presser
16:02parce qu'il y a
16:03une période de transition
16:04qui est...
16:05Mais qui va souffrir ?
16:07Personne ne veut souffrir.
16:07Il faudra dire
16:08qu'il paye.
16:08Oui, c'est ça.
16:09Ça, c'est sûr.
16:10La retraite par capitalisation,
16:12je ne refais pas le débat
16:13parce qu'on l'a fait
16:14dix fois dans les experts.
16:15Je voudrais qu'on disait
16:15un mot de l'assurance-vie
16:17luxembourgeoise.
16:18On a appris
16:19par différents gérants privés
16:21ces derniers temps
16:22que c'était un succès fou
16:22sur l'assurance-vie
16:24luxembourgeoise
16:24et qu'à tel point
16:25qu'aujourd'hui,
16:26les délais
16:27pour pouvoir y avoir accès
16:29étaient passés
16:30à un mois et demi
16:31contre une semaine
16:32en temps normal.
16:33Ça sert juste
16:34à se protéger,
16:36Thibaut Prébet,
16:36si jamais
16:37il y a eu une attaque
16:38de zombies
16:38parce que c'est proche
16:40de ça quand même
16:40l'intérêt de la...
16:41Ah non, pas du tout.
16:42L'assurance-vie.
16:43Ah non, pas du tout.
16:43Pas du tout.
16:44Moi, je croyais que c'était juste
16:44qu'il n'y a pas la loi Sapin
16:45donc du coup,
16:46on ne prendra pas sur...
16:47Non, mais si vous voulez déjà,
16:47il faut se rappeler
16:47que l'assurance-vie
16:48c'est plus 28% luxe
16:50en 2025,
16:51c'était plus 58% en 2024
16:52donc à moins qu'il y ait
16:53une recrudescence
16:54de long terme de zombies,
16:55ce n'est pas le sujet.
16:56Aujourd'hui,
16:56il y a deux phénomènes
16:57concomitants.
16:58Le premier phénomène,
16:59c'est qu'on a démocratisé
17:00l'accès à pas mal
17:01de produits financiers complexes
17:03aux particuliers,
17:04c'est-à-dire ce qu'on appelle
17:04les actifs non cotés,
17:05private equity,
17:06dette privée.
17:07Tout ça peut se loger
17:08dans de l'assurance-vie luxembourgeoise,
17:09ne peut pas se loger
17:10dans l'assurance-vie française
17:10ou alors avec des contraintes
17:11extrêmement fortes
17:12liées au contrat.
17:13C'est vrai pour beaucoup
17:14d'autres choses,
17:14c'est-à-dire que quand vous avez
17:15un client qui a une assurance-vie luxembourgeoise,
17:16vous pouvez quasiment
17:25une perte possible
17:25qui est énorme.
17:26La simplicité,
17:27c'est juste qu'un qui vous dit
17:28je vous enlève 80% du possible,
17:29l'autre qui dit j'ouvre tout.
17:30Donc vous allez là-dessus,
17:31c'est le premier point.
17:32Le deuxième point,
17:33c'est qu'on a un développement
17:33très fort du conseil
17:34en gestion de patrimoine,
17:35du familier office
17:36et donc de gens
17:37qui conseillent ça.
17:38Or, quand vous êtes particulier
17:39et que vous n'êtes pas accompagné,
17:40votre banque va vous vendre
17:41un produit français,
17:42votre conseiller va toujours
17:43vous vendre un produit luxembourgeois.
17:44Donc c'est ça qui va le faire.
17:45Après, effectivement,
17:46on vend des protections
17:48dans le cas où
17:49parce qu'il y aurait des pertes,
17:50un fonds en euros
17:50serait bloqué, etc.
17:51et qu'il y a un triangle d'or
17:54luxembourgeois.
17:54C'est vrai,
17:55mais ce n'est pas le gros du sujet.
17:56Le gros du sujet,
17:57c'est que tout simplement
17:57quelqu'un qui vous dit
17:58je veux faire du non-coté
17:59et dans un contrat d'assurance-vie
18:01pour des raisons de succession,
18:03aujourd'hui,
18:03vous allez forcément
18:04lui proposer du luxembourgeois.
18:05Et d'ailleurs,
18:06la collecte au premier semestre
18:07en français
18:08a beaucoup augmenté.
18:09Donc on n'est pas dans un
18:10sauf-qui-peut non plus.
18:11Elle a juste
18:11beaucoup plus augmenté
18:12en luxembourgeois.
18:13Puis je vous le rappelle,
18:14quand vous êtes en assurance-vie,
18:15quand la population vieillit,
18:17vous n'avez pas de droit
18:17de succession
18:19sur la première tranche
18:20qui est importante.
18:21Si vous n'avez pas d'enfant,
18:22ça vous évite
18:22de vous prendre 60%
18:23dans les dents
18:24pour donner à quelqu'un.
18:25Ensuite,
18:25vous passez à 20%
18:26au lieu de...
18:27Non mais ça,
18:27vous pouvez le faire
18:27avec du français.
18:29Non mais oui,
18:29mais sauf que si vous dites
18:30que j'en ai pour 20 ans,
18:31vous avez quand même
18:31envie de pouvoir faire
18:31quelque chose de mieux.
18:32Donc ce que je veux dire,
18:33c'est que le volume
18:34monte beaucoup en France.
18:35Il monte encore plus au luxe,
18:36mais il monte aussi en France.
18:37Si c'était juste
18:37on a peur que le fonds en euros
18:39soit bloqué,
18:40on va aller sur du luxembourgeois,
18:41ça ne monterait pas en France.
18:42Donc si vous voulez,
18:42il y a une financiarisation,
18:44une envie d'investir,
18:45une culture qui monte un peu.
18:47Et puis un besoin aussi
18:48parce qu'on se dit
18:49si c'est Laurent Alexandre
18:50qui a raison
18:50et qu'on vit 1000 ans,
18:51il faut quand même
18:51un patrimoine un peu organisé.
18:53Et de la capitalisation
18:54qu'on fait tout seul en fait.
18:56On fait nous-mêmes
18:56que les riches peuvent faire
18:57pendant que les autres râlent.
18:58Donc en fait,
18:58la réalité,
18:59c'est qu'il y a un intérêt
19:00qui est un intérêt
19:00qui est organisationnel,
19:02patrimonial,
19:02qui va avec ce développement
19:04du Conseil
19:05mais qui à ce stade
19:06n'est pas du tout
19:07une défiance sur le support.
19:09C'est mieux,
19:10ça a des avantages
19:10mais c'est surtout
19:11les contraintes du français
19:12qui jouent plus
19:13qu'une défiance de la France.
19:15Évidemment,
19:15vous voulez vous dire
19:16si un jour je veux quitter la France,
19:17c'est peut-être mieux d'avoir...
19:18Mais bon,
19:18en vrai,
19:19le gros du sujet,
19:19c'est surtout qu'il y a
19:20trop de choses
19:20que vous ne pouvez pas faire
19:21dans un français.
19:22Parce que ce que le gérant privé
19:22en question nous racontait
19:24il y a trois jours
19:24sur cette antenne,
19:25c'est que c'était quand même lié
19:26à une crainte sur le budget
19:32c'est vrai qu'il y a
19:33certains programmes
19:34qui regardent un petit peu
19:35l'assurance vie
19:36comme un produit méchant
19:37et donc c'est vrai
19:38qu'au Luxembourg,
19:39tu es un petit peu protégé
19:40d'une fiscalité
19:41qui est moins avantageuse.
19:42C'est ce qu'a dit
19:42Jean-Luc Mélenchon hier.
19:43C'est un rendement
19:43qui est plus élevé effectivement
19:45puisqu'en fait au Luxembourg,
19:46il y a une diversification
19:47des classes d'actifs
19:48mais aussi des monnaies.
19:49Ça veut dire que
19:50tu n'es pas qu'un fonds euro
19:51comme tu es en France.
19:52Tu es aussi en yens,
19:54tu es aussi...
19:54Donc il y a quand même
19:55des trades qui ont été
19:56attractifs cette année
19:57par exemple le yel.
19:58Donc il y a des choses
19:59où tu peux être directement
20:00exposé en dollars
20:01alors qu'en assurance vie
20:03en France,
20:04en fait...
20:05On peut acheter des fonds
20:06américains
20:06en assurance vie en France
20:07mais il y en a moins de choix.
20:08Oui, mais il y a moins de choix
20:09et donc tu as plus
20:10l'impact aussi
20:10d'un certain mouvement,
20:13je ne sais pas,
20:14une dépréciation du dollar
20:15mais je pense clairement
20:17qu'il faut aussi se dire
20:18que ce qui est important
20:20c'est effectivement
20:21que cette épargne
20:22reste en zone euro
20:23qu'elle soit en France
20:25ou en Luxembourg
20:26mais du coup après
20:27il faut faire un marché
20:28des capitaux uniques
20:29et investir cet argent
20:31dans des choses
20:32qui apportent de la croissance
20:34en Europe.
20:34Parce qu'en fait
20:35si on fait de la dette privée
20:36en général
20:38on va faire de la dette privée
20:39américaine
20:39et donc en général
20:41on va faire de l'IA
20:42et de la tech
20:42et on sait à peu près
20:44les risques
20:44auxquels on s'expose
20:45et c'est ça aussi
20:46qu'il faut se poser la question
20:47pourquoi on n'est pas capable
20:48je ne sais pas
20:49de faire beaucoup plus
20:51des choses en zone euro
20:52de façon à pouvoir
20:55financer des investissements
20:56qui seraient financés
20:58plus facilement
20:58et peut-être moins chers
20:59sur de la croissance future
21:01donc la protection
21:02et la défense
21:02en fait partie
21:03la croissance future
21:04c'est l'éducation
21:06et ce n'est pas juste
21:07la protection sociale
21:08dont on est habitué
21:08avec la santé
21:09et les retraites
21:10et tout ça.
21:10Mais il y avait 15 ans
21:11qu'on en parle
21:12de l'union des marchés
21:12de capitaux
21:13on le fera un jour
21:14ou pas du tout ?
21:16Si on ne le fait pas
21:16on est mort
21:17Oui mais
21:18on n'arrive déjà
21:19pas à faire un char ensemble
21:20alors l'union des marchés
21:21de capitaux
21:22Vous savez
21:23là aussi
21:24j'aimerais bien
21:25qu'on en parle
21:26dans le débat politique
21:28présidentiel français
21:29il y a un problème
21:31en Europe
21:32qui est la capacité
21:33de décision
21:33et puis il y a eu
21:34une dérive
21:34où la commission
21:35a pris beaucoup d'importance
21:37par rapport aux états
21:39tout ça devrait être
21:41remis en cause
21:42avec un vrai leadership
21:44européen
21:45d'un couple
21:46comme ça a été
21:47le cas dans le passé
21:48d'un tandem
21:49franco-allemand
21:50ou autre
21:50Oui mais on peut être content
21:51les autres ?
21:52Oui enfin c'est comme ça
21:53que ça se passait
21:53Ah oui mais
21:54Aujourd'hui
21:56il y a une perte
21:56de leadership en Europe
21:59qui profite
21:59à beaucoup de
22:00Vous êtes comme avec le char
22:01ou avec l'avion du futur
22:03c'est Dassault qui dit
22:04que c'est lui
22:04qui doit décider
22:05c'est pareil
22:05vous dites qu'il faut revenir sur
22:07Non je ne suis pas
22:07d'abord il y a des pays fondateurs
22:09ces pays fondateurs
22:11ils ont
22:11ils ont une capacité
22:13à exprimer
22:14et puis il y a des
22:14des points économiques
22:15qui jouent
22:17Moi je suis très d'accord
22:18pour que l'Italie
22:19soit associée
22:20parce que
22:21je trouve que
22:22ce que fait
22:23Jordi Melloni
22:24est très intéressant
22:27vu d'où elle vient
22:28et donc
22:29voilà
22:30il faut
22:31restaurer
22:31une capacité
22:32de décision
22:33des pays
22:34Anna il reste 30 secondes
22:35Oui et puis
22:36je pense
22:37juste pour rajouter
22:38au fait
22:39qu'on n'arrive pas
22:39en tant qu'Européens
22:40à avancer
22:41c'est qu'on n'arrive pas
22:42le couple franco-allemand
22:44ne fonctionne pas bien
22:45et d'ailleurs
22:45c'est l'Allemagne
22:46qui n'en veut pas trop
22:47du marché de capitaux unique
22:49parce que la France
22:49a tout intérêt
22:50à y être dessus
22:52mais c'est ce partage
22:53un petit peu
22:53du profil de risque
22:54et du bon élève
22:55mais il ne faut quand même
22:56pas oublier
22:57que l'Allemagne
22:58ça ressemble à la France
22:59de 2022 en ce moment
23:00parce qu'en fait
23:00on subventionne tellement
23:02les ménages
23:02et les entreprises
23:03et on capte
23:04les prix énergétiques
23:06la facture à la fin
23:07dans deux ans
23:07ça va coûter cher

Recommandations