- il y a 9 heures
Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement, ce mardi 13 octobre.
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00:00:04Mes chers collègues, bonjour. La séance est ouverte.
00:00:11Alors, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
00:00:16Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues, s'il vous plaît, un peu de silence.
00:00:23Le 30 septembre dernier, Gabrielle Serville nous a quittés.
00:00:28Conseiller régional, député de la première circonscription de Guyane pendant près de dix ans,
00:00:35maire de Matoury, puis président de la collectivité territoriale de Guyane,
00:00:40Gabrielle Serville n'aura jamais cessé de s'engager pour la terre qu'il avait vue naître.
00:00:45Au sein de notre Assemblée nationale, il s'était notamment investi avec détermination
00:00:50pour mieux lutter contre le fléau de l'orpaillage illégal
00:00:53en étant à l'initiative d'une commission d'enquête sur le sujet.
00:00:58Son humanisme, son universalisme, l'avait également poussé à s'engager avec force
00:01:04contre le discrimination, comme en témoigne le travail exemplaire
00:01:08qu'il avait réalisé sur la lutte contre les discriminations anti-LGBT plus dans les Outre-mer.
00:01:14En votre nom, je voudrais saluer la mémoire de Gabrielle Serville
00:01:19et adresser nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu'à tous les Guyanais.
00:01:25J'adresse également une pensée pour le groupe GDR,
00:01:29qui a perdu un de ses anciens députés éminents.
00:01:32En son souvenir, je vous invite à vous lever et à observer une minute de silence.
00:01:44Merci.
00:01:49Merci.
00:01:49Merci.
00:02:02Merci.
00:02:31Je vous remercie.
00:02:34L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:02:38La première va être posée par Madame Marine Amelay pour le groupe Rassemblement National.
00:02:52Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Ministres,
00:02:55Madame la Ministre de la Santé, mes chers collègues.
00:02:58Ma question est terriblement d'actualité, puisque nous sommes au mois d'octobre,
00:03:03dénommé Octobre Rose.
00:03:05Les chiffres sont éloquents.
00:03:07Une femme sur huit est atteinte d'un cancer du sein au cours de sa vie.
00:03:11Et la France est l'un des pays les plus touchés au monde.
00:03:16Plus de 12 000 femmes en meurent chaque année, soit 33 par jour.
00:03:21C'est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.
00:03:26Malheureusement, cette maladie touche des femmes de plus en plus jeunes.
00:03:29En trois décennies, plus 63% chez les femmes de 30 ans et plus 33 chez celles de 40 ans.
00:03:37Alors que les Etats-Unis dépistent dès l'âge de 40 ans et que l'Union européenne préconise 45 ans,
00:03:43la France, elle, reste figée à 50 ans.
00:03:47Mes chers collègues, vous en conviendrez, il y a des combats qui devraient nous rassembler,
00:03:52toutes sensibilités confondues.
00:03:54Il est très regrettable que certains dans cet hémicycle profitent de ce thème
00:03:59pour nourrir leur obsession antisémite.
00:04:09Moi, je vous l'affirme, ce ruban est un signe d'espoir et de solidarité
00:04:14pour les milliers de femmes qui combattent la maladie.
00:04:21En 2025, nous avions voté ici même à l'unanimité la prise en charge intégrale
00:04:28par l'assurance maladie des soins liés au cancer du sein.
00:04:3120 mois après sa promulgation, les patientes attendent toujours.
00:04:36En février dernier, le ministre Laurent Panifousse,
00:04:39que nous avions interrogé avec des collègues d'autres groupes politiques,
00:04:42s'était engagé dans cet hémicycle à publier les décrets dans les meilleurs délais.
00:04:47Or, à ce jour, l'essentiel n'est toujours pas publié.
00:04:50Cette absence de publication relève soit d'une incompétence, soit d'une faute.
00:04:55En tout état de cause, c'est inacceptable.
00:04:57Car des femmes attendent que les décisions prises par l'Assemblée nationale soient appliquées sans tarder.
00:05:04Alors, madame la ministre, j'ai deux questions.
00:05:06Quand publierez-vous enfin les décrets d'application ?
00:05:09La parole est à madame Stéphanie Riste, ministre de la Santé.
00:05:17Merci, madame la présidente.
00:05:19Juste un mot pour dire à l'Assemblée que le Premier ministre est en cours de chemin
00:05:23en raison de l'hommage à monsieur Patria au Sénat.
00:05:26Et donc, il arrive. Veuillez l'excuser.
00:05:29Madame Hamlet, merci pour votre question.
00:05:32Permettez-moi avant tout d'avoir une pensée pour l'ensemble des femmes
00:05:36qui ont eu ou qui ont en ce moment même à lutter contre un cancer du sein.
00:05:41Je voudrais redire ici que le gouvernement est pleinement engagé auprès des patientes.
00:05:54Plusieurs mesures issues de la loi de février 2025
00:05:58qui visent à améliorer la prise en charge des femmes concernées
00:06:02sont pleinement opérationnelles.
00:06:04La prise en charge à 100% des prothèses capillaires est effective.
00:06:08Le parcours global cancer a été élargi aux personnes en traitement actif
00:06:13permettant un meilleur accompagnement psychologique, nutritionnel.
00:06:18Par ailleurs, l'expérimentation du financement des séances d'activité physique adaptées
00:06:22a été lancée dans trois régions et en cours de lancement en Martinique.
00:06:27Enfin, les règles de renouvellement des prothèses mammaires externes
00:06:31ont été harmonisées afin de garantir davantage d'équité entre les patientes.
00:06:36Par ailleurs, le gouvernement propose, dans le cadre du budget du PLFSS 2027
00:06:42et de son article 29, de renforcer l'accès au dépistage organisé,
00:06:48notamment pour le cancer du sein.
00:06:50Ce dépistage sauve des vies.
00:06:53J'espère évidemment compter sur le soutien de cette Assemblée
00:06:57lors de l'examen du PLFSS.
00:06:59Je voudrais le redire ici.
00:07:00Le dépistage organisé du cancer du sein sauve des vies.
00:07:0523 000 décès évités entre 2004 et 2018.
00:07:09Et notre priorité est d'améliorer l'accès au dépistage.
00:07:13Il va y avoir une plateforme nationale d'orientation
00:07:16qui permettra d'orienter plus...
00:07:19de renforcer et nous renforçons l'aller vers
00:07:23qui permet aussi plus de dépistage.
00:07:25Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:07:27Avant de lui donner la parole, je suis heureuse
00:07:29de souhaiter en votre nom la bienvenue à M. Emmanuel Riott,
00:07:34devenu député de la 3e circonscription du Cher,
00:07:37le 8 octobre dernier, en remplacement de M. Loïc Carverand.
00:07:41M. le député, vous avez la parole pour le groupe Horizon.
00:07:44Je vous remercie, Madame la Présidente,
00:07:46mes chers collègues, pour votre accueil.
00:07:48Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Ministres,
00:07:50mes chers collègues, ma question s'adresse au Premier ministre.
00:07:54Monsieur le Premier ministre,
00:07:55hier au Collège Joseph-Lacanal d'Aubagne,
00:07:58un adolescent de 14 ans a ouvert le feu avec un fusil de chasse.
00:08:02Un principal et une enseignante ont été blessés.
00:08:04Des élèves ont vécu des heures d'angoisse.
00:08:07Grâce au courage des personnels, le pire a été évité.
00:08:11Au nom du groupe Horizon et indépendant,
00:08:13j'adresse aux victimes notre plus sincère soutien
00:08:15et nos voeux de prompt rétablissement.
00:08:17Nos pensées vont également aux élèves, à leur famille
00:08:20et à toute la communauté éducative.
00:08:22Mais à cette douleur s'ajoute une tristesse profonde,
00:08:25celle de voir de tels drames se répéter.
00:08:28Il y a trois ans, jour pour jour,
00:08:30Dominique Bernard était assassinée à Arras.
00:08:33Nous n'oublions pas non plus Samuel Paty,
00:08:36assassiné il y a six ans à Conflans-Saint-Honorine.
00:08:39Sans confondre des événements de nature différente,
00:08:41il nous rappelle une même exigence.
00:08:43Protéger notre école et ceux qui la font vivre.
00:08:47Aujourd'hui, c'est Aubagne, terre de Marcel Pagnol et de transmission,
00:08:50qui est meurtrie.
00:08:52Et cette inquiétude est partagée partout en France,
00:08:54jusque dans le Cher,
00:08:56où nos familles et nos personnels éducatifs
00:08:57attendent de la République qu'elle les protège.
00:09:00Notre jeunesse va mal.
00:09:02Mal-être psychologique,
00:09:04isolement, harcèlement,
00:09:06exposition au contenu violent.
00:09:07Nous devons mieux repérer les signaux d'alerte,
00:09:10accompagner les familles
00:09:11et donner aux équipes éducatives les moyens d'agir
00:09:14avant qu'il ne soit trop tard.
00:09:16Monsieur le Premier ministre,
00:09:17quelles mesures concrètes le gouvernement
00:09:19tend-il prendre pour prévenir les violences chez les jeunes,
00:09:22mieux prendre en charge leur souffrance psychique
00:09:25et garantir la sécurité des enseignants et des élèves ?
00:09:28Êtes-vous prêts également à aller plus loin,
00:09:30notamment en réexaminant le rétablissement des peines planchées
00:09:33pour les auteurs de violences physiques
00:09:35contre les agents publics ?
00:09:36Je vous remercie.
00:09:38Merci beaucoup, monsieur le député.
00:09:40La parole est à monsieur Edouard Geffray,
00:09:42ministre de l'Education nationale.
00:09:48Merci, madame la présidente, monsieur le député.
00:09:52Merci d'abord d'avoir exprimé la souffrance de la nation
00:09:55aux côtés de l'équipe pédagogique qu'on a vue hier,
00:09:57l'équipe locative,
00:09:58avec le ministre d'Intérieur,
00:09:59le ministre délégué Sabré Naroubache.
00:10:01Évidemment, mes pensées vont d'abord vers le principal
00:10:04que j'ai pu rencontrer hier soir à l'hôpital,
00:10:07l'équipe pédagogique, je l'ai dit,
00:10:09et de manière générale,
00:10:11l'ensemble de la communauté éducative locale.
00:10:13Vous l'avez dit aussi,
00:10:15cet acte criminel a une résonance très particulière,
00:10:18puisque aujourd'hui même,
00:10:21nous commémorons l'assassinat de Dominique Bernard
00:10:23par un terroriste islamiste,
00:10:26et dans trois jours,
00:10:27nous commémorons l'assassinat de Samuel Paty
00:10:30en 2020 par un terroriste islamiste.
00:10:33Les trois contextes,
00:10:34enfin, les contextes sont différents,
00:10:36vous l'avez dit aussi,
00:10:37mais tous témoignent d'une même forme de banalisation
00:10:41du mal et de l'extrême violence,
00:10:43et derrière, d'un tabou qui a explosé,
00:10:45qui était celui de l'inviolabilité
00:10:46de la personne du professeur.
00:10:48Et donc, la réponse,
00:10:50elle ne peut pas passer que par l'école.
00:10:52Elle passe par l'école,
00:10:53avec notamment la sécurisation des abords ou des accès.
00:10:57On en parlait hier avec la présidente
00:10:59du conseil départemental.
00:11:01Elle passe évidemment par la prise en charge
00:11:03de la souffrance psychique de nos jeunes.
00:11:05Et c'est pour ça que nous renforçons d'ailleurs
00:11:07la médecine scolaire.
00:11:09300 postes l'année dernière,
00:11:11300 postes cette année qui vous sont proposés.
00:11:14Elle passe aussi par la capacité
00:11:15à prendre très vite en charge des jeunes
00:11:17qui sont en situation de très grande détresse psychique.
00:11:19Et c'est ce que nous avons fait
00:11:20avec la mise de la santé,
00:11:22avec ce qu'on appelle une instruction coupe-fil
00:11:24qui permet en fait directement
00:11:25qu'un personnel de santé des écoles
00:11:28envoie vers la médecine de ville
00:11:29ou la médecine hospitalière
00:11:31un élève qui est en situation de détresse psychique.
00:11:34Mais au-delà de ça
00:11:36et de toutes les actions que nous pourrons mener,
00:11:38nous faisons face à un enjeu sociétal
00:11:40qui nous implique collectivement,
00:11:42en tant que parents,
00:11:43en tant qu'amis,
00:11:44en tant que proches,
00:11:45pour faire comprendre à nos jeunes et à nos enfants
00:11:48que la violence sous toutes ses formes,
00:11:50à commencer par celle des mots,
00:11:51doit être évincée de l'espace public et privé.
00:11:53Je vous remercie.
00:11:53Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:11:56La parole est à présent à madame Marie Messmer
00:11:59pour le groupe La France Insoumise.
00:12:04Monsieur le ministre,
00:12:05Parcoursup est un archaïsme des années Macron.
00:12:08Il est né avec lui et doit s'éteindre avec lui.
00:12:11Vous voulez l'apaisement du pays ?
00:12:12Arrêtez de mettre en concurrence
00:12:14des élèves de 14 à 18 ans
00:12:16pour déterminer les études et la vie qu'ils mèneront.
00:12:19Arrêtez de leur imposer un contrôle continu malsain
00:12:21qu'il émet sous pression 5 jours sur 7
00:12:24de 8h à 18h.
00:12:25A cause de la sélection et des rythmes scolaires,
00:12:28un lycéen sur 7 a déjà fait une tentative de suicide
00:12:31et presque 8 parents sur 10 se déclarent anxieux.
00:12:34Mais comment ne pas s'inquiéter pour nos enfants ?
00:12:36Pour vous, Parcoursup serait un simple outil
00:12:38qui suffirait d'ajuster.
00:12:40Parcoursup est une machine à tri social et raciste
00:12:42qui discrimine selon le nom que l'on porte.
00:12:45Le lycée d'où l'on vient,
00:12:46on n'a pas les mêmes chances d'accéder aux études de son choix.
00:12:49Comment croire en la promesse républicaine
00:12:51d'égalité des chances ?
00:12:52Bien sûr qu'on peut supprimer Parcoursup.
00:12:54Ça ne veut pas dire le néant.
00:12:55On peut garder une plateforme de centralisation
00:12:57des candidatures où les formations disponibles
00:12:59sont lisibles et surtout créer 250 000 places
00:13:02dans les universités pour tous ceux
00:13:04qu'on laisse aujourd'hui sur le carreau.
00:13:05C'est ce que les pancartes des lycéens demandent.
00:13:08Abroger Parcoursup, ça veut dire qu'on ne sélectionne plus.
00:13:11Qu'un jeune de 18 ans ne sera pas obligé
00:13:13d'aller à l'autre bout du pays,
00:13:14faute d'une place près de chez lui.
00:13:16Qu'en première, même avec 12 de moyenne,
00:13:18les lycéens ne seront pas obligés de redoubler
00:13:20pour espérer accéder à la filière qui les intéresse.
00:13:23Supprimer la sélection,
00:13:24c'est considérer le savoir comme une ressource universelle
00:13:26qui se partage.
00:13:27C'est comprendre que la démocratie a besoin d'un peuple éduqué
00:13:30et émancipé.
00:13:31C'est former massivement les professionnels
00:13:34pour répondre aux grands enjeux écologiques,
00:13:36économiques et démocratiques face à nous.
00:13:38Monsieur le ministre,
00:13:39plus personne ne défend Parcoursup,
00:13:40pas même vos propres députés.
00:13:42Vous êtes seul.
00:13:43Votre politique n'est plus protégée que par les matraques,
00:13:45les LBD, les gardes à vue abusives
00:13:47et la peur que vous cherchez à instiller dans le pays.
00:13:50Tous ceux qui ont des enfants concernés,
00:13:52tous ceux que votre système violente,
00:13:54les pompiers, les blouses blanches,
00:13:55les facteurs, les enseignants,
00:13:57rejoignent les lycéens et les étudiants.
00:13:58Et le 17 octobre, vous en aurez la démonstration
00:14:01et le peuple aura à ses côtés la France insoumise.
00:14:05Merci Madame la députée.
00:14:07La parole est à Monsieur Philippe Baptiste,
00:14:10ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
00:14:14Merci Madame la Présidente.
00:14:16Merci Madame la députée Marie Messmer.
00:14:20Merci beaucoup pour cette question.
00:14:22Je voudrais rétablir quelques faits.
00:14:25Vous dites que Parcoursup,
00:14:28aujourd'hui, effectue un tri social.
00:14:31C'est totalement faux.
00:14:33Ce sont, depuis la création de Parcoursup,
00:14:36150 000 jeunes boursiers
00:14:39qui ont eu le vœu de leur choix
00:14:42alors qu'ils ne l'auraient pas eu autrement.
00:14:45Cette priorité aux boursiers n'existait pas préalablement.
00:14:49Avant Parcoursup, à la même époque,
00:14:52il y avait à peu près 5 000 étudiants,
00:14:54ou plutôt bacheliers qui n'avaient pas de place.
00:14:57Nous en avions l'an dernier 34.
00:15:00Excusez-moi, vos chiffres sont totalement faux.
00:15:03C'est une mauvaise foi complète.
00:15:06Les étudiants qui ont voulu poursuivre leurs études
00:15:09et qui n'ont pas eu de place
00:15:11en commission d'accès à l'enseignement supérieur,
00:15:13c'était l'an dernier 34 personnes.
00:15:17Donc il faut arrêter de raconter, pardon,
00:15:19excusez-moi, des contre-vérités.
00:15:21Je veux dire, Parcoursup,
00:15:22c'est le contraire du tri social.
00:15:24Il n'y a jamais eu autant de bacheliers d'Île-de-France
00:15:29qui aujourd'hui étudient au centre de Paris.
00:15:33Tout cela...
00:15:33Mais comment ça, c'est pas vrai, monsieur le député ?
00:15:36Excusez-moi, c'est la vérité la plus stricte.
00:15:37Donc, je pense que...
00:15:39Allez, s'il vous plaît.
00:15:40Pardon.
00:15:41Monsieur, dame, s'il vous plaît.
00:15:42Voilà.
00:15:43Merci beaucoup.
00:15:46Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:15:49Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
00:15:51La parole est à madame Priska Thévenot
00:15:54pour le groupe Ensemble pour la République.
00:15:57Merci, madame la présidente.
00:15:58Madame la ministre de la Santé.
00:16:01Octobre rose, nous y voilà.
00:16:03Derrière ce ruban rose, il y a des femmes.
00:16:05Des diagnostics qui tombent comme des couperets,
00:16:07des parcours longs et épuisants.
00:16:09Depuis plusieurs années, nous avons collectivement
00:16:11permis des avancées.
00:16:13Le droit à l'oubli en 2016, renforcé en 2022.
00:16:16Une stratégie destinale contre les cancers en 2021.
00:16:19Mais certaines avancées, elles, restent dans les tiroirs.
00:16:23Pas celles de l'Assemblée nationale,
00:16:25pas les tiroirs du Parlement,
00:16:26mais bien ceux du gouvernement.
00:16:29Le 5 février 2025, le Parlement a voté à l'unanimité
00:16:32une loi pour rembourser enfin les prothèses,
00:16:34la reconstruction et les soins de support.
00:16:36Deux ans plus tard, les textes sur les soins de support
00:16:39se font toujours attendre.
00:16:41Les patients de paix, le gouvernement s'excuse.
00:16:44Ces soins ne sont pas des coquetteries,
00:16:46ce sont des accompagnements essentiels
00:16:48pour traverser la maladie.
00:16:49On parle souvent du bruit de l'Assemblée nationale,
00:16:51mais quand elle vote,
00:16:52ces actions ne sont pas suivies des faits.
00:16:54Le Parlement a donc pris ses responsabilités
00:16:56au gouvernement maintenant de prendre les siennes.
00:16:59Par ailleurs, le dépistage.
00:17:01Aujourd'hui, il est pris en charge de 50 à 74 ans.
00:17:03Or, 20% des cancers se déclarent avant 50 ans.
00:17:07D'autres pays dépistent déjà, dès 40 ans.
00:17:10Pendant ce temps-là, la France, elle,
00:17:13elle attend un rapport.
00:17:15Assez des rapports.
00:17:16Les malades témoignent chaque jour de l'urgence à agir.
00:17:19Cette urgence à agir, certains, d'ailleurs,
00:17:21s'en servent ici pour faire le buzz.
00:17:23Sous couvert de santé publique,
00:17:25Mathilde Panot n'a pas attendu une minute
00:17:27pour caser le mot « Israël » et déverser sa haine.
00:17:30Avec la France insoumise,
00:17:32quelle que soit la question posée,
00:17:33la réponse est toujours la même.
00:17:36Sujet, verbe, Israël.
00:17:38Alors, face à cela,
00:17:40face à ce-là,
00:17:42nous voulons agir.
00:17:43Agir pour toutes ces femmes,
00:17:44sans instrumentalisation,
00:17:45mais avec détermination.
00:17:47Alors, Madame la Ministre,
00:17:48à quand ces décrets
00:17:49et quand le dépistage
00:17:51pour les plus de 40 ans.
00:17:53Merci beaucoup, Madame la députée.
00:17:55La parole est à Madame Stéphanie Reis,
00:17:57ministre de la Santé.
00:17:59Merci, Madame la Présidente.
00:18:00Madame la députée Prisca-Tévenot.
00:18:04Je recommence une réponse sur le cancer du sein
00:18:07en d'abord pensant aux femmes qui luttent
00:18:09aujourd'hui ou hier
00:18:11contre ce cancer
00:18:12qui touche un grand nombre des femmes
00:18:14et pour lequel je crois
00:18:15que cette lutte doit nous rassembler
00:18:17plutôt que d'en faire de la politique politicienne.
00:18:21Comme j'ai pu le dire tout à l'heure,
00:18:23la loi du 19 février 2025,
00:18:26quasiment l'ensemble des décrets sont sortis,
00:18:29c'est-à-dire les prothèses capillaires,
00:18:31100% effectives,
00:18:32le parcours global du cancer élargi,
00:18:36l'activité physique adaptée et d'autres.
00:18:38Il reste effectivement des décrets.
00:18:40Mais là, comme sur le sujet
00:18:42que parfois monte,
00:18:44nous devons d'une part
00:18:45comprendre pourquoi
00:18:47ces décrets mettent du temps à sortir.
00:18:48Je comprends votre question.
00:18:49J'étais parlementaire
00:18:50et je rallais beaucoup
00:18:51sur la sortie des décrets.
00:18:53Il reste effectivement
00:18:54trois décrets.
00:18:56La prise en charge
00:18:57des soutiens-gorges adaptés,
00:18:59des produits de dermo-cosmétiques
00:19:01à prendre en charge,
00:19:02à rembourser,
00:19:04les tatouages
00:19:05de reconstruction aériolaire
00:19:06qui ne sont pas faits
00:19:07par des professionnels de santé,
00:19:09qui ne sont aujourd'hui
00:19:09pas encore remboursés,
00:19:10que dans la loi,
00:19:11vous proposez de rembourser.
00:19:13Comment ça se passe ?
00:19:14Nous avons concerté,
00:19:15nous continuons les concertations
00:19:17en ce moment même,
00:19:18notamment avec les associations
00:19:19que je tiens à saluer.
00:19:21Ce travail,
00:19:22il nous permet de pouvoir,
00:19:24dans les suites,
00:19:24dire qu'est-ce que l'on doit rembourser.
00:19:27Il n'est pas possible
00:19:28de rembourser n'importe quoi.
00:19:30L'assurance maladie
00:19:30ne peut pas rembourser
00:19:31des crèmes qui seraient
00:19:33avec des produits toxiques,
00:19:34par exemple.
00:19:35Donc, nous travaillons
00:19:36à sortir ces décrets
00:19:37qui vont sortir,
00:19:39encore une fois,
00:19:39je le dis,
00:19:40je l'espère,
00:19:41d'ici la fin de l'année.
00:19:42Les travaux sont en cours,
00:19:43la Haute Autorité de Santé
00:19:44devra se prononcer
00:19:46sur ce que nous proposons
00:19:48de prendre en charge.
00:19:49L'engagement,
00:19:50je l'ai pris,
00:19:51nous l'avons pris,
00:19:53ces décrets vont sortir,
00:19:54le travail continue.
00:19:55Au-delà,
00:19:56je ne peux pas aller plus vite
00:19:58que de faire les choses
00:20:00correctement.
00:20:01Merci beaucoup,
00:20:02Madame la Ministre.
00:20:04La parole est à présent
00:20:05à Monsieur Stevie Gustave
00:20:07pour le groupe
00:20:07Écologiste et Social.
00:20:10Monsieur le ministre,
00:20:12nous aussi,
00:20:13on fait partie de la France.
00:20:15Ces mots d'une lycéenne
00:20:16de Guyane disent notre échec.
00:20:17À Mayotte,
00:20:18le lycée du Nord
00:20:19accueille 2300 élèves.
00:20:21Il a été conçu pour 900.
00:20:23La mobilisation a commencé
00:20:24le 31 août.
00:20:26À Cayenne,
00:20:26les lycéens faisaient connaître
00:20:27leurs demandes
00:20:28dès le 7 septembre.
00:20:30Avant Créteil,
00:20:31ils avaient déjà donné l'alerte.
00:20:33Des conditions indignes
00:20:34et si peu d'attention nationale.
00:20:35Faut-il que la crise éclate
00:20:37dans l'Hexagone
00:20:38pour que la souffrance
00:20:38des Outre-mer
00:20:39devienne visible.
00:20:40Dans les lycées de Cayenne,
00:20:41des sanitaires insalubles,
00:20:42des cantines trop chères,
00:20:44un bâtiment dont la sécurité
00:20:45inquiète les élèves.
00:20:46Dans les communes du fleuve,
00:20:48certains dépendent
00:20:49de la pirogue
00:20:50pour rejoindre l'école.
00:20:51En Martinique,
00:20:52des enseignants absents
00:20:53des journées trop longues.
00:20:54En Guadeloupe,
00:20:55des salles trop chaudes,
00:20:56mal ventilées.
00:20:57Voilà la triple peine.
00:20:58Grandir dans les inégalités,
00:21:00étudier dans des conditions
00:21:01qui les aggravent
00:21:02et parfois,
00:21:03comme en Polynésie,
00:21:04quitter son île
00:21:05et sa famille
00:21:05pour poursuivre ses études.
00:21:07Cette jeunesse doit être entendue
00:21:08et toujours protégée.
00:21:11Au Moule,
00:21:11en Guadeloupe,
00:21:12les images d'une interpellation
00:21:13suscitent l'indignation.
00:21:14Face à des mineurs,
00:21:16des adultes entraînés
00:21:16et équipés
00:21:17doivent maîtriser leurs gestes.
00:21:19La force impose la retenue.
00:21:22Il faut établir les faits
00:21:23et les responsabilités.
00:21:24Je condamne fermement
00:21:25les violences
00:21:25et les dégradations,
00:21:26mais leur colère
00:21:27face à ces conditions d'études
00:21:29est légitime.
00:21:30Ce sont des enfants,
00:21:31nos enfants,
00:21:32les enfants de la République,
00:21:34quand ils réclament
00:21:35un professeur,
00:21:35un repas,
00:21:36de l'eau potable,
00:21:37des toilettes propres.
00:21:38C'est la France
00:21:38qui doit rendre des comptes.
00:21:40Monsieur le ministre,
00:21:41quel plan de rattrapage
00:21:42allez-vous financer
00:21:43pour l'éducation
00:21:43dans les Outre-mer ?
00:21:44Quel crédit ?
00:21:45Quel délai ?
00:21:46Ces jeunes n'ont pas
00:21:47à prouver
00:21:48qu'ils font partie
00:21:49de notre pays.
00:21:50A notre gouvernement
00:21:51de leur prouver
00:21:51que l'égalité
00:21:52n'est pas qu'un mot.
00:21:53Je vous remercie.
00:21:54Merci, monsieur le député.
00:21:56La parole est à monsieur
00:21:57Édouard Geffrey,
00:21:58ministre de l'Éducation nationale.
00:22:01Merci, la présidente.
00:22:02Monsieur le député,
00:22:03merci de vous faire
00:22:04la voix de ces élèves
00:22:05des collectivités
00:22:06d'Outre-mer
00:22:07qui, effectivement,
00:22:08méritent autant d'attention
00:22:09que tous les autres élèves
00:22:10qui sont tous
00:22:10enfants de France.
00:22:12Ça, c'est la première chose
00:22:12et c'est un premier point
00:22:14non négociable.
00:22:16Quand on regarde
00:22:17la situation très précise
00:22:19et notamment la plateforme
00:22:20que nous avons ouverte
00:22:20sur laquelle les contributions,
00:22:21vous savez,
00:22:22peuvent revenir,
00:22:23d'abord,
00:22:24nos élèves des Outre-mer
00:22:25se sont emparés
00:22:26de cette plateforme.
00:22:27On a eu 1 356 contributions,
00:22:28par exemple,
00:22:29pour la réunion
00:22:30et entre 200 et 250
00:22:32pour la Guyane,
00:22:33la Martinique
00:22:33et le Val-Loup pour chacune,
00:22:34dont de nombreuses contributions
00:22:36qui sont collectives
00:22:37et qui sont émises
00:22:37par les conseils de vie lycéenne.
00:22:39À peu près un quart
00:22:40sont collectifs
00:22:40et les trois quarts
00:22:41sont individuels.
00:22:42Qu'est-ce qu'elles nous disent ?
00:22:43À l'exception de la réunion
00:22:44et de manière,
00:22:45j'allais dire,
00:22:45différente de la moyenne nationale,
00:22:48c'est le sujet
00:22:48de la vétusté du bâti
00:22:50qui revient en premier
00:22:51dans chacune de ces collectivités.
00:22:53Et c'est très clair.
00:22:54C'est 58%
00:22:55des contributions
00:22:57en Martinique,
00:22:58en Guadeloupe,
00:22:59c'est 50%
00:23:00et en Guyane,
00:23:01c'est 53%.
00:23:04Vous savez qu'il y a
00:23:05deux situations.
00:23:05La première situation,
00:23:06c'est que
00:23:07les collectivités régionales
00:23:08sont compétentes
00:23:09et le Premier ministre
00:23:10a réuni la semaine dernière
00:23:11tous les présidents
00:23:12de conseils régionaux
00:23:13pour précisément
00:23:14examiner la marche à suivre,
00:23:16prioriser
00:23:16et en tirer les conséquences
00:23:18dans le projet de finance
00:23:18qui va être examiné.
00:23:19La deuxième hypothèse,
00:23:20c'est celle dans laquelle
00:23:20l'Etat est lui-même
00:23:21compétent pour le bâti.
00:23:22Je pense notamment à Mayotte.
00:23:24Je suis avec moi-même
00:23:25inauguré l'internet
00:23:26de Kauini récemment.
00:23:27Nous aurons le plus gros
00:23:28lycée des métiers
00:23:28qui va ouvrir en mars 2027,
00:23:30donc qui est vraiment
00:23:31en cours de livraison.
00:23:33Et nous avons derrière
00:23:33toute une série de lycées
00:23:34et de collèges, d'ailleurs,
00:23:35qui vont être livrés
00:23:36au cours des trois prochaines années.
00:23:37Donc, non seulement,
00:23:38nous n'allons pas abandonner
00:23:40ces enfants de France,
00:23:41pas plus que les autres,
00:23:42mais le plan d'investissement
00:23:43pour Mayotte
00:23:44sous la responsabilité d'Etat
00:23:44est très clair
00:23:45et dans notre carol
00:23:46et des collectivités,
00:23:47mais avec le soutien de l'Etat.
00:23:48Je vous remercie.
00:23:49Merci beaucoup,
00:23:50Monsieur le ministre.
00:23:51Monsieur le député.
00:23:52Monsieur le ministre,
00:23:53loin des yeux,
00:23:54ne doivent jamais vouloir dire
00:23:55loin du cœur de la République.
00:23:56Dans l'Hexagone,
00:23:57comme dans les Outre-mer,
00:23:58les jeunes demandent
00:23:59la même chose.
00:23:59Nos territoires d'Outre-mer
00:24:00ne sont pas seulement
00:24:01des destinations de vacances.
00:24:02Nos élèves méritent
00:24:03d'autant d'attention
00:24:04que les paysages
00:24:05qui attirent les touristes.
00:24:06La promesse républicaine
00:24:07doit se tenir partout.
00:24:08Pas demain, maintenant.
00:24:10Je vous remercie,
00:24:11Monsieur le ministre.
00:24:11Merci beaucoup,
00:24:12Monsieur le député.
00:24:13La parole est à présent
00:24:14à Monsieur Marc Penat
00:24:16pour le groupe socialiste.
00:24:21Merci, Madame la Présidente.
00:24:23Ma question s'adresse
00:24:25au ministre de l'Intérieur.
00:24:27Avant toute chose,
00:24:28j'ai une pensée émue
00:24:29pour le principal
00:24:30et la professeure
00:24:31du collège Lacanale
00:24:33à Aubagne.
00:24:34Mes collègues,
00:24:34blessés par balles hier,
00:24:37ainsi que pour l'ensemble
00:24:39de la communauté éducative
00:24:41profondément éprouvés
00:24:43par ce drame
00:24:44dont le parquet
00:24:47antiterroriste
00:24:47s'est saisi.
00:24:48Rien ne saurait justifier
00:24:50une telle violence
00:24:51dans notre état de droit.
00:24:53Et c'est justement
00:24:54mon propos.
00:24:55Monsieur le ministre,
00:24:56la semaine dernière,
00:24:58en commission des lois,
00:24:59vous avez botté en touche
00:25:01sur les conditions
00:25:02de garde à vue
00:25:03des jeunes interpellés.
00:25:04Vous m'avez renvoyé
00:25:05sur le terrain.
00:25:06Je vous ai pris au mot.
00:25:08Je me suis rendu
00:25:09au commissariat d'Aix-en-Provence
00:25:10où les interpellations
00:25:11souvent injustifiées
00:25:13sont nombreuses.
00:25:14Ce que j'y ai constaté
00:25:16et les témoignages
00:25:17que j'y recueillis
00:25:18sont gravissimes.
00:25:19Droits réinterprétés
00:25:21par la police,
00:25:22conditions de garde à vue
00:25:24indignes
00:25:25et des jeunes
00:25:26confrontés
00:25:26à des pratiques
00:25:27qui heurtent
00:25:28les principes fondamentaux
00:25:30de notre République.
00:25:32Preuve en est,
00:25:34les onze jeunes
00:25:35interpellés hier
00:25:36ont tous été
00:25:38remis en liberté
00:25:39depuis,
00:25:40faute de motifs
00:25:41suffisants
00:25:42justifiant leur arrestation.
00:25:44Ne serait-ce pas
00:25:45la police
00:25:46qui devient
00:25:47un problème
00:25:47pour la justice ?
00:25:49Ce qui se joue
00:25:51à Aix
00:25:52est symptomatique
00:25:54d'une situation
00:25:55nationale
00:25:56où la jeunesse
00:25:58qui exprime
00:25:59ces inquiétudes
00:26:00se heurte
00:26:01à une répression
00:26:02d'ampleur alarmante.
00:26:05vous invoquez
00:26:06sans cesse
00:26:07l'ordre républicain.
00:26:09Mais quelle République
00:26:11prétend-on défendre ?
00:26:13Celle qui réprime
00:26:14ou celle qui émancipe ?
00:26:17Monsieur le ministre,
00:26:19au nom de quel ordre républicain
00:26:21peut-on tolérer
00:26:22que les droits
00:26:23de nos enfants,
00:26:24de nos enfants citoyens
00:26:26soient bafoués
00:26:27là où l'Etat
00:26:28devrait précisément
00:26:29les garantir ?
00:26:30Merci,
00:26:30monsieur le député.
00:26:32La parole
00:26:32est à monsieur
00:26:33Laurent Dunez.
00:26:34ministre de l'Intérieur.
00:26:38Merci beaucoup,
00:26:39madame la présidente.
00:26:40Mesdames et messieurs
00:26:40les députés,
00:26:41monsieur le député
00:26:42Marc Penat.
00:26:43Effectivement,
00:26:43en commission,
00:26:44je vous ai renvoyé
00:26:45sur le terrain
00:26:46parce que je sais
00:26:46que beaucoup
00:26:47de parlementaires
00:26:49visitent les commissariats.
00:26:50Ils n'ont pas le droit
00:26:50de prendre contact
00:26:51avec les gardés à vue,
00:26:52mais ils peuvent s'assurer
00:26:53des conditions
00:26:53dans lesquelles sont exercées
00:26:55ces gardes à vue.
00:26:56C'est ce qui est fait.
00:26:57Je vous rappelle
00:26:58que l'ensemble
00:26:58des interpellations
00:26:59qui sont réalisées,
00:27:00quand les manifestations
00:27:01se déroulent
00:27:01de manière pacifique,
00:27:02il n'y a pas
00:27:03d'intervention de police.
00:27:04Il faut le marteler,
00:27:06il faut le rappeler,
00:27:07il n'y a pas
00:27:07d'intervention de police.
00:27:09Quand il y a des violences,
00:27:10quand il y a des exactions,
00:27:11quand il y a des professeurs
00:27:12qui sont pris à partie,
00:27:14quand il y a des intrusions
00:27:15violentes dans les lycées,
00:27:16alors oui,
00:27:16il y a des interpellations,
00:27:18oui,
00:27:18il y a des gardés à vue,
00:27:19oui,
00:27:19parfois ces gardés à vue
00:27:20ne sont pas suivis de poursuite.
00:27:22Effectivement,
00:27:23sur l'infraction d'associations,
00:27:25de groupements constitués
00:27:26en vue de commettre des violences,
00:27:27c'est parfois compliqué
00:27:28d'établir la réalité
00:27:30de la commission d'une infraction.
00:27:32Pour autant,
00:27:33est-ce que cela doit excuser
00:27:35ces violences ?
00:27:36Certainement pas.
00:27:37Certainement pas.
00:27:38Le problème de la justice,
00:27:39ce n'est pas la police,
00:27:40et le problème de la police,
00:27:41ce n'est pas la justice.
00:27:43Dans la bouche
00:27:44d'un député socialiste,
00:27:46je ne peux pas entendre
00:27:47ce genre de critique.
00:27:48Ce n'est pas acceptable.
00:27:49L'ordre républicain,
00:27:50c'est quand on interpelle
00:27:51des délinquants et des casseurs.
00:27:53Voilà,
00:27:53monsieur le député,
00:27:54c'est rien d'autre,
00:27:55et c'est ce que nous faisons
00:27:56tous les jours.
00:27:59Merci beaucoup,
00:28:00monsieur le ministre.
00:28:00Vous n'avez plus de temps,
00:28:01monsieur le député.
00:28:02Non,
00:28:03vous n'aviez plus de temps.
00:28:05La parole est à présent
00:28:06à madame Valérie Létard
00:28:08pour le groupe Liotte.
00:28:16Merci,
00:28:16madame la présidente.
00:28:17Avant de commencer mon propos,
00:28:19je ne peux pas
00:28:19ne pas émettre
00:28:20un message de solidarité
00:28:22et celui de mon groupe aussi
00:28:23envers les femmes
00:28:24trop nombreuses
00:28:25qui ont souffert
00:28:26ou souffrent encore
00:28:27d'un cancer du sein.
00:28:29Ma question s'adresse
00:28:30à monsieur le ministre
00:28:32du Logement.
00:28:33Monsieur le ministre,
00:28:34comme vous le savez,
00:28:35depuis 2017,
00:28:36l'Etat,
00:28:37aux côtés des collectivités
00:28:38et des bailleurs sociaux,
00:28:39porte un engagement
00:28:40exceptionnel
00:28:40et tellement essentiel
00:28:42pour le renouveau
00:28:43du bassin minier
00:28:43qui porte un acronyme
00:28:45triste,
00:28:46mais en tout cas
00:28:47pas à la hauteur
00:28:48des ambitions
00:28:48qui s'appelle
00:28:49ERBM.
00:28:50Le bassin minier,
00:28:51ce sont d'abord
00:28:52des territoires marqués
00:28:53par le travail
00:28:54des hommes du Nord
00:28:55et du Pas-de-Calais
00:28:55qui n'ont ni compté
00:28:56leur temps
00:28:57ni ménagé leur santé
00:28:58pour permettre à la France
00:28:59d'accéder à une énergie
00:29:01qui, à l'époque,
00:29:02était indispensable
00:29:03à son développement.
00:29:04Dans ce territoire atypique,
00:29:06les cités minières
00:29:07étaient jusqu'au lancement
00:29:08de ce programme
00:29:09très dégradé
00:29:10pour ne pas dire indigne
00:29:11et oublier
00:29:12de nos politiques publiques
00:29:13telles que l'ANRU2.
00:29:14Pour y remédier,
00:29:15c'est le Premier ministre
00:29:16Bernard Cazeneuve
00:29:17qui a lancé l'idée
00:29:18d'un ERBM
00:29:19tandis que le président Macron
00:29:21l'a concrétisé
00:29:21et l'a mis en oeuvre
00:29:22avec les gouvernements
00:29:24successifs
00:29:24pour transformer concrètement
00:29:26le quotidien des habitants.
00:29:28Ce sont d'ores et déjà
00:29:29plus de 18 000 logements
00:29:31très énergivores
00:29:32qui ont été rénovés
00:29:32et des espaces publics
00:29:34qui ont été réaménagés.
00:29:35Mais, monsieur le ministre,
00:29:37il reste pour autant
00:29:38une dernière marche,
00:29:39une dernière étape
00:29:40pour réaliser l'objectif
00:29:41des 23 000 logements
00:29:43réhabilités fixés
00:29:44dans le contrat
00:29:45qui lie l'Etat
00:29:46et ce territoire
00:29:47jusqu'à fin 2027.
00:29:49Ma question est dès lors
00:29:50très simple,
00:29:51monsieur le ministre.
00:29:52Pouvez-vous confirmer
00:29:53à la représentation nationale
00:29:55que le budget pour 2027
00:29:57prévoira bien
00:29:58en autorisation d'engagement
00:30:00les 12 millions d'euros
00:30:01de crédits logements paluloses
00:30:03et les 21 millions
00:30:04de crédits d'aménagement
00:30:05pour que l'Etat
00:30:06tienne sa parole
00:30:07jusqu'au bout
00:30:07en attendant
00:30:09un indispensable
00:30:10en rue 3
00:30:11intégrant enfin
00:30:12les cités minières
00:30:13sur lequel nous devrions
00:30:15débattre
00:30:16si le calendrier législatif
00:30:18du projet de loi logement
00:30:20nous est confirmé
00:30:21pour novembre.
00:30:22Je vous remercie.
00:30:23Merci beaucoup,
00:30:24madame la députée.
00:30:25La parole est à monsieur
00:30:26Vincent Jean Brun,
00:30:28ministre de la Ville
00:30:29et du Logement.
00:30:31Merci,
00:30:31madame la présidente,
00:30:32mesdames et messieurs
00:30:32députés,
00:30:34madame la ministre,
00:30:34chère Valérie Létard,
00:30:35j'en profite pour vous souhaiter
00:30:36un bel anniversaire.
00:30:38Vous l'avez rappelé,
00:30:39l'engagement pour le renouveau
00:30:40du bassin minier
00:30:41est une promesse
00:30:42envers ses habitants
00:30:43qui ont donné
00:30:44leur sueur
00:30:44et leur sang
00:30:45pour que la France
00:30:46ait son énergie.
00:30:47Une promesse tenue
00:30:48dans la durée
00:30:49et que vous portez
00:30:49depuis très longtemps
00:30:50en tant qu'élu local
00:30:52mais aussi dans les fonctions
00:30:53de ministre
00:30:53que vous avez occupées
00:30:55avant moi.
00:30:56Des engagements
00:30:57qui ont été tenus,
00:30:58vous le disiez,
00:30:58l'Etat avait promis
00:30:59100 millions d'euros
00:31:00sur 10 ans
00:31:01pour la rénovation thermique.
00:31:02A fin 2026,
00:31:03nous aurons investi
00:31:04133 millions
00:31:05pour le territoire.
00:31:06Nous avons donc largement
00:31:08dépassé l'objectif initial
00:31:09puisqu'au lieu de rénover
00:31:1023 000 logements,
00:31:11nous en rénoverons
00:31:1231 000.
00:31:13C'est un juste retour
00:31:14des choses
00:31:14envers ces familles
00:31:15dont vous avez rappelé
00:31:16l'engagement
00:31:17pour notre patrie.
00:31:18Par ailleurs,
00:31:19le projet de loi
00:31:20de finances
00:31:20pour 2027
00:31:21prévoit bien
00:31:2220 millions d'euros
00:31:23supplémentaires
00:31:24pour achever le programme
00:31:25et vous m'interrogez
00:31:26également sur les crédits
00:31:27d'aménagement
00:31:28des espaces publics
00:31:29qui relèvent eux
00:31:29d'un autre programme budgétaire
00:31:31et je parle sous le contrôle
00:31:33de ma collègue
00:31:33Françoise Gattel.
00:31:34Nous avons bel et bien
00:31:35prévu de financer
00:31:36les 21 millions d'euros
00:31:37restants dans le PLF 27
00:31:39sous réserve évidemment
00:31:40de son adoption
00:31:41par le Parlement.
00:31:43Quant à l'avenir
00:31:44du renouvellement urbain
00:31:45et à la place
00:31:46des cités minières,
00:31:47c'est un débat
00:31:47que nous aurons
00:31:48à l'Assemblée nationale
00:31:49au plus tard
00:31:50en novembre
00:31:51lors de l'examen
00:31:52du projet de loi
00:31:53relance logement
00:31:53et décentralisation
00:31:55et je sais
00:31:56Madame la Ministre
00:31:56que vous serez particulièrement
00:31:57exigeante
00:31:58pour pousser ces combats
00:32:00et cette cause
00:32:00qui vous tient à cœur.
00:32:01Comptez sur moi
00:32:02pour être à votre écoute
00:32:03et travailler ensemble
00:32:04à faire en sorte
00:32:05que la promesse républicaine
00:32:07soit tenue partout
00:32:07sur le territoire
00:32:08et particulièrement
00:32:09sur le bassin minier.
00:32:10Merci.
00:32:11Merci beaucoup
00:32:11Monsieur le Ministre.
00:32:13La parole est à présent
00:32:14à Monsieur Thierry Tesson
00:32:16pour le Rassemblement national.
00:32:18Merci Madame la Présidente.
00:32:21Ma question s'adresse
00:32:22au ministre
00:32:23de l'Éducation nationale.
00:32:25Monsieur le Ministre,
00:32:26hier dans un établissement
00:32:27d'Aubagne
00:32:28dans la circonscription
00:32:29de ma collègue
00:32:30Joël Melun
00:32:31à laquelle je m'associe
00:32:32pour cette question,
00:32:33un élève de troisième
00:32:34a tiré avec une arme à feu
00:32:36sur des personnels
00:32:38blessant le principal
00:32:39et une enseignante.
00:32:41nous atteignons
00:32:42avec ce drame
00:32:42le point O,
00:32:44on espère
00:32:45qu'il ne se reproduira pas,
00:32:46de plusieurs semaines
00:32:47de violence
00:32:48comme jamais
00:32:49le système scolaire
00:32:50français
00:32:51n'en a connu.
00:32:52Menaces de mort,
00:32:54agressions,
00:32:56établissements incendiés
00:32:57ou saccagés,
00:32:58plus d'une centaine
00:32:59de personnels blessés,
00:33:01le bilan humain
00:33:02et matériel
00:33:03s'avère extrêmement lourd.
00:33:06Depuis le début
00:33:07de cette séquence,
00:33:09que faites-vous
00:33:10pour prévenir
00:33:11ces agressions ?
00:33:12Quelles mesures
00:33:13avez-vous prises
00:33:14pour protéger
00:33:15les proviseurs,
00:33:16les enseignants,
00:33:18l'ensemble
00:33:18des personnels ?
00:33:20Vous intervenez
00:33:21toujours après les faits,
00:33:23vous les commentez,
00:33:25vous vous déplacez
00:33:26dans les établissements,
00:33:27mais ce qu'attendent
00:33:28les équipes éducatives,
00:33:30c'est de venir au travail
00:33:31sans la peur au ventre.
00:33:34Au-delà,
00:33:35tout démontre
00:33:36que l'impunité
00:33:37nourrit cette violence
00:33:38désinhibée.
00:33:40Où sont les sanctions
00:33:41contre les agresseurs,
00:33:43contre les auteurs
00:33:44des dégradations ?
00:33:45Monsieur le ministre,
00:33:47quand allez-vous exiger
00:33:48la réunion
00:33:49des conseils de discipline
00:33:50pour que les élèves,
00:33:52auteurs de ces actes
00:33:54inacceptables,
00:33:55soient définitivement exclus
00:33:57dans leurs établissements ?
00:33:59Enfin,
00:34:02allez-vous publier
00:34:03le bilan
00:34:04de ces conseils ?
00:34:07Combien de protections
00:34:09fonctionnelles
00:34:09auront été accordées
00:34:10aux personnels
00:34:11depuis le début
00:34:12de ces événements ?
00:34:14La France
00:34:14attend du concret.
00:34:16Elle n'attend pas
00:34:17des concertations
00:34:18dont la finalité
00:34:18est d'abord
00:34:19de gagner du temps
00:34:20jusqu'au congé d'octobre
00:34:22qui, espérons-le,
00:34:24interromperont
00:34:24cette épouvantable séquence.
00:34:26Merci, monsieur le député.
00:34:28La parole est à monsieur
00:34:29Édouard Jetraix,
00:34:30ministre de l'Éducation nationale.
00:34:36Merci, madame la présidente.
00:34:37Monsieur le député,
00:34:39vous faites le lien
00:34:41entre des événements
00:34:42qui témoignent tous
00:34:43d'une violence débridée,
00:34:44mais qui ne sont pas
00:34:44directement liés
00:34:45les uns aux autres.
00:34:47L'auteur criminel
00:34:49de l'acte
00:34:50qui s'est passé hier
00:34:51est distinct
00:34:52du contexte lycéen,
00:34:54mais il y a effectivement
00:34:55une violence débrée
00:34:56dans notre société
00:34:56qui se tourne,
00:34:58notamment contre
00:34:59l'institution scolaire.
00:35:00Et depuis le début
00:35:01du mouvement lycéen,
00:35:04il y a certains éléments
00:35:05qui ont perverti
00:35:06ce mouvement,
00:35:06très clairement,
00:35:08avec comme objectif
00:35:10de s'en prendre
00:35:10aux proviseurs,
00:35:12aux professeurs,
00:35:13au personnel
00:35:14et à l'institution.
00:35:15Nous avons eu
00:35:17147 blessés
00:35:17depuis le début
00:35:18du mouvement,
00:35:18ce qui est inédit
00:35:19dans l'histoire
00:35:20de l'éducation nationale.
00:35:22Inédit.
00:35:23Et il y a plusieurs,
00:35:24évidemment,
00:35:25millions d'euros
00:35:25de dégâts
00:35:26qui ont été causés
00:35:27sur nos bâtis.
00:35:30Alors,
00:35:30par rapport à ça,
00:35:31il y a deux types
00:35:32de réponses.
00:35:33Il y a une première réponse,
00:35:33bien sûr,
00:35:34qui relève du ministre
00:35:34de l'Intérieur
00:35:35et qui consiste,
00:35:36comme il a dit,
00:35:36à intervenir
00:35:37à partir du moment
00:35:37où il y a des réactions
00:35:38ou des comportements
00:35:39violents.
00:35:41Il y a une deuxième réponse
00:35:42qui est la réponse
00:35:42interne de l'institution
00:35:43et là-dessus,
00:35:44c'est très clair.
00:35:45Tout élève
00:35:46qui s'est rendu coupable
00:35:47de destruction
00:35:48ou d'atteinte
00:35:49aux biens
00:35:49et aux personnes
00:35:52connaîtra
00:35:52d'un conseil
00:35:53de discipline
00:35:53et tous ceux
00:35:55qui s'en sont pris
00:35:55au personnel,
00:35:57physiquement au personnel,
00:35:59seront par construction,
00:36:00en tout cas très probablement,
00:36:01je ne vais pas préempter
00:36:02l'édition des conseils
00:36:03de discipline,
00:36:03mais très probablement
00:36:04exclus.
00:36:06Ceci,
00:36:08ceci,
00:36:09ceci n'empêche pas
00:36:11que,
00:36:11par ailleurs,
00:36:12pour ceux des lycéens
00:36:13qui s'expriment
00:36:14dans un cadre légal
00:36:15comme le droit
00:36:16de manifester,
00:36:17nous puissions
00:36:18effectivement collecter
00:36:19leurs paroles.
00:36:20À l'heure où je vous parle,
00:36:20il y a effectivement
00:36:2188 000 lycéens
00:36:22ou groupes de lycéens
00:36:23qui ont effectivement
00:36:24participé à une plateforme
00:36:26démocratique.
00:36:26Et je crois que nous avons
00:36:27arrêté les deux visages
00:36:27de la contestation.
00:36:29Une petite minorité
00:36:30ultra-violente
00:36:31à la violence débridée
00:36:32et banalisée
00:36:33qu'il faut évidemment
00:36:34sanctionner
00:36:35et dont derrière,
00:36:36il faut s'interroger
00:36:37sur, j'allais dire,
00:36:38le profil
00:36:39et une réponse démocratique.
00:36:40Je vous remercie.
00:36:41Merci beaucoup,
00:36:42monsieur le ministre.
00:36:43La parole est à présent
00:36:44à madame Anne Steinbach-Terre-Noir
00:36:47pour le couple
00:36:47à France Insoumise.
00:36:50Merci,
00:36:51madame la présidente.
00:36:52Vous êtes des pyromanes.
00:36:54Le 3 août dernier,
00:36:56la Gironde brûlait.
00:36:57Les flammes dévoraient
00:36:58la terre trop sèche,
00:36:59les arbres,
00:36:59les animaux,
00:37:00les maisons,
00:37:01un cauchemar.
00:37:02Pour la première fois
00:37:03de notre histoire,
00:37:03des milliers de réfugiés
00:37:05climatiques étaient
00:37:05sur les routes.
00:37:06Et dans son bureau
00:37:07climatisé,
00:37:08la préfète signait
00:37:10l'autorisation
00:37:10de pure salmone.
00:37:12Contre l'avis des scientifiques,
00:37:14de 97% des répondants
00:37:15à l'enquête publique,
00:37:16vous avez dit oui
00:37:17à la plus grande
00:37:18ferme-usine terrestre
00:37:19à saumon au monde.
00:37:20Oui à des millions
00:37:21de poissons migrateurs
00:37:22entassés les uns sur les autres
00:37:23dans des méga-bassins
00:37:24qu'il faudra maintenir
00:37:25à 15 degrés
00:37:26quand il fait plus de 40 dehors.
00:37:27Oui au rejet polluant
00:37:29dans l'estuaire
00:37:29de la Gironde.
00:37:30Oui au pompage
00:37:31de trois piscines
00:37:32olympiques par jour.
00:37:34Vous êtes des pyromanes.
00:37:36Le 2 octobre,
00:37:37des températures records
00:37:38étaient enregistrées
00:37:39aux quatre coins du pays.
00:37:40On annonçait 66%
00:37:42de nos nappes phréatiques
00:37:42dans une situation
00:37:43très préoccupante
00:37:44et Météo France
00:37:45parlait de sécheresse
00:37:46historique.
00:37:47Et ce jour-là,
00:37:48Madame la Ministre,
00:37:49vous signez en catimini
00:37:50une dérogation
00:37:51pour la méga-bassine
00:37:52interdite à Sainte-Soline.
00:37:54Contre l'avis
00:37:55des scientifiques
00:37:55du Conseil national
00:37:56de protection de la nature,
00:37:58sans débat public,
00:37:59vous avez dit oui
00:38:00au pompage
00:38:01de 630 000 mètres cubes
00:38:02d'eau dans nos nappes phréatiques.
00:38:04En mars 2023,
00:38:0630 000 manifestants
00:38:07ont vécu l'enfer
00:38:08d'une répression sanglante
00:38:09pour empêcher cette folie.
00:38:11Et la justice
00:38:11leur a donné raison,
00:38:12mais vous,
00:38:13vous leur crachez à la figure.
00:38:15Vous aviez démissionné,
00:38:17Madame la Ministre
00:38:17de la Transition
00:38:18Écocidaire.
00:38:19Et puis,
00:38:20vous êtes restés,
00:38:20car le Président
00:38:21vous a donné des garanties.
00:38:23Mais lesquelles,
00:38:23exactement ?
00:38:24Celles de tout détruire
00:38:25avant de partir ?
00:38:26Vous êtes des pyromanes.
00:38:28En 2027,
00:38:29nous ferons la planification
00:38:31écologique.
00:38:31Nous mettrons toute notre énergie
00:38:33à réparer votre saccage
00:38:34méticuleux du vivant.
00:38:36Et en attendant,
00:38:37vous nous trouverez
00:38:37vendredi à Sainte-Soline
00:38:38et à Nior,
00:38:39dimanche au Verdon-sur-Mer
00:38:40et partout,
00:38:41toujours,
00:38:42aux côtés de ceux
00:38:42qui refusent
00:38:43de vous laisser faire.
00:38:44Aujourd'hui,
00:38:45comme hier,
00:38:49la parole est à Madame la députée.
00:38:51La parole est à Madame Monique Barbu,
00:38:54ministre de la Transition écologique.
00:39:01Merci pour l'ensemble
00:39:04de ces questions,
00:39:06toujours portées
00:39:07sur un ton
00:39:09extrêmement aimable.
00:39:11Sur Sainte-Soline,
00:39:14je voudrais simplement dire
00:39:15que nous n'avons pas signé
00:39:18une autorisation
00:39:21qui permet
00:39:23de valider le projet.
00:39:24Nous avons juste
00:39:25signé une autorisation
00:39:27qui porte sur la biodiversité.
00:39:30On avait une obligation
00:39:32de répondre
00:39:32dans les 45 jours
00:39:34et donc nous avons formulé
00:39:35un avis
00:39:36sur la protection
00:39:37uniquement
00:39:39de l'outard
00:39:41de Canepierre
00:39:42qui est une espèce
00:39:44protégée.
00:39:45On a dit
00:39:46aussi
00:39:47et de façon
00:39:48très claire
00:39:49qu'il n'y aurait
00:39:50pas de remplissage
00:39:51de cette nappe
00:39:52tant
00:39:53de
00:39:54pardon
00:39:55de ce captage
00:39:56tant que la nappe
00:39:57ne sera pas
00:39:58remplie
00:39:59en totalité.
00:40:01Nous avons donc
00:40:02simplement
00:40:02répondu
00:40:03aux injonctions
00:40:04de la justice
00:40:05sur un certain nombre
00:40:06de points
00:40:06sans donner
00:40:08un avis définitif
00:40:09sur
00:40:10Sainte-Seline.
00:40:12La préfète
00:40:13prendra
00:40:14une décision
00:40:15après la consultation
00:40:16qui doit se tenir.
00:40:18Quant à la ferme
00:40:19sur les saumons,
00:40:21mon avis personnel
00:40:21vous le connaissez,
00:40:23je l'ai donné,
00:40:24je le répète,
00:40:25c'est une décision
00:40:26locale
00:40:27qui a été prise.
00:40:28Je respecte
00:40:30je respecte
00:40:31je respecte
00:40:34le fonctionnement
00:40:34des institutions
00:40:36de ce gouvernement
00:40:37et de cet état.
00:40:38s'il vous plaît.
00:40:40Merci beaucoup
00:40:41Madame la Ministre.
00:40:43Allez,
00:40:44ça suffit.
00:40:45Trois secondes.
00:40:48La vérité,
00:40:49c'est que votre gouvernement
00:40:50sacrifie toujours
00:40:51la biodiversité
00:40:52au profit
00:40:52d'un modèle
00:40:53agro-industriel
00:40:54intenable.
00:40:55Merci Madame la députée.
00:40:56Madame la Ministre,
00:40:57non ?
00:40:58Donc la parole
00:40:59est à présent
00:41:00à Monsieur Romain Daubier
00:41:01pour le groupe démocrate.
00:41:04Merci Madame la Présidente.
00:41:06Ma question s'adresse
00:41:07à Monsieur le ministre
00:41:08de l'économie.
00:41:09Monsieur le ministre,
00:41:11le mondial automobile
00:41:12vient d'ouvrir
00:41:13ses portes.
00:41:14Pour les Français,
00:41:15la voiture est souvent
00:41:16un rêve.
00:41:17La première voiture,
00:41:18les départs en vacances,
00:41:19c'est aussi souvent
00:41:20le seul moyen de transport
00:41:22comme dans l'Ain
00:41:22et comme bon nombre
00:41:24de zones rurales
00:41:25ou périurbaines.
00:41:26Derrière les nouveaux
00:41:28modèles exposés,
00:41:29nous avons en France
00:41:294 000 entreprises
00:41:30et 300 000 salariés.
00:41:33Cette industrie est confrontée
00:41:34à une transformation historique
00:41:36avec l'arrivée
00:41:37de l'électrique.
00:41:38La Chine innove
00:41:39et subventionne
00:41:41massivement
00:41:42ses constructeurs
00:41:43pour conquérir
00:41:43nos marchés.
00:41:44En deux ans,
00:41:45les constructeurs chinois
00:41:46sont passés
00:41:47de 2 %
00:41:47de part de marché
00:41:48à plus de 26 %
00:41:50sur le marché européen.
00:41:51Les Etats-Unis
00:41:52dressent des barrières
00:41:53douanières,
00:41:54l'Inde impose
00:41:56des droits de douane
00:41:56ou la Chine
00:41:57des co-entreprises.
00:41:58Dans cette compétition mondiale,
00:42:00ce sont nos usines,
00:42:01nos emplois,
00:42:02nos savoir-faire
00:42:03qui sont en jeu.
00:42:04Face à cela,
00:42:05évitons les deux erreurs,
00:42:06le repli
00:42:07et la naïveté.
00:42:09Notre ligne
00:42:09est simple,
00:42:10une Europe ouverte
00:42:12mais pas offerte.
00:42:14Ouverte aux investissements,
00:42:15à la production,
00:42:17à l'emploi,
00:42:18mais exigeante
00:42:19sur le respect
00:42:20des règles
00:42:20et de réciprocité.
00:42:22C'est l'ambition
00:42:23du projet
00:42:23de règlement européen
00:42:24sur l'accélération
00:42:25industrielle
00:42:26faire de l'Europe
00:42:27une terre productive.
00:42:28L'Europe
00:42:29peut faire respecter
00:42:30ses intérêts
00:42:31non pas en taxant
00:42:32uniquement la frontière
00:42:33et donc faire payer
00:42:34plus cher le consommateur
00:42:35et compter ses chômeurs
00:42:36mais en apportant
00:42:37une part significative
00:42:39de production locale
00:42:40de 70 à 75%
00:42:41pour pouvoir
00:42:42faire appel
00:42:44au soutien public.
00:42:45Monsieur le ministre,
00:42:46la France défend-elle
00:42:47cette ambition ?
00:42:48Le gouvernement
00:42:49se battra-t-il
00:42:49pour nos voitures
00:42:50soient produites
00:42:51en France et en Europe
00:42:52à Bruxelles
00:42:53et ici
00:42:53lors de nos débats budgétaires ?
00:42:55Je vous remercie.
00:42:56Merci monsieur le député.
00:42:57La parole est à monsieur
00:42:58Roland Lescure,
00:42:59ministre de l'économie
00:43:00et des finances.
00:43:01Merci,
00:43:02merci madame la présidente,
00:43:03mesdames,
00:43:03messieurs les députés,
00:43:04monsieur le député Romain Dobier.
00:43:05Vous l'avez dit,
00:43:06la voiture c'est un rêve
00:43:06et ce rêve,
00:43:08il est en train de devenir
00:43:08un véritable rêve électrique
00:43:10et un rêve national.
00:43:12Je ne sais pas si vous êtes déjà
00:43:13allé au mondial de l'automobilier.
00:43:14Je vous engage en tout cas
00:43:15à vous y rendre cette semaine.
00:43:16J'engage tous les membres
00:43:18de ces bancs à s'y rendre.
00:43:19Je sais que le président
00:43:20de la commission
00:43:20de l'affaires économiques
00:43:21a prévu une délégation.
00:43:22C'est absolument exceptionnel.
00:43:27qui sont pour la plupart électriques,
00:43:29des véhicules chinois
00:43:30qui sont présents,
00:43:30mais des marques françaises
00:43:31qui sont présentes en force,
00:43:33des voitures d'hier
00:43:34qui revivent de leur belle vie,
00:43:36si je puis dire,
00:43:36la 2 chevaux,
00:43:37la Renault 5,
00:43:37la DS.
00:43:38Et franchement,
00:43:39il y a de quoi être fier.
00:43:41Et pour continuer à être fier,
00:43:42vous avez raison,
00:43:43il faut que ces véhicules
00:43:44qui sont de plus en plus
00:43:46vendus en France,
00:43:4640% de véhicules vendus en France
00:43:48qui sont électriques
00:43:49au mois de septembre,
00:43:50il faut qu'ils soient produits
00:43:51en France,
00:43:52il faut qu'ils soient produits
00:43:52en Europe.
00:43:53Et pour ça,
00:43:54il faut qu'on se batte
00:43:55au niveau européen.
00:43:55Je rappelle quand même
00:43:56qu'en France,
00:43:56on a fait beaucoup,
00:43:57que les parts de marché
00:43:58des véhicules chinois
00:43:59que vous mentionnez aujourd'hui,
00:44:00elles sont bien inférieures
00:44:01en France.
00:44:02Pourquoi ?
00:44:02Parce qu'on a fait un bonus
00:44:03d'achat pour les véhicules électriques
00:44:05qui sont réservés
00:44:07aux véhicules faits en Europe.
00:44:08Et c'est grâce à vous,
00:44:09en tout cas,
00:44:10c'est grâce à celles et ceux
00:44:11qui ont voté ces mesures
00:44:12dans les majorités précédentes.
00:44:14On peut en être fier.
00:44:15Il faut continuer,
00:44:16il faut continuer le combat
00:44:16au niveau européen.
00:44:17Vous le savez,
00:44:18le président de la République
00:44:19est dans les dernières minutes
00:44:22d'une négociation
00:44:23avec le chancelier allemand
00:44:24pour faire avancer un accord
00:44:25sur l'évolution des contraintes
00:44:28et des critères
00:44:29qui vont nous permettre
00:44:29à la fois de continuer
00:44:31à électrifier nos flottes
00:44:33et d'acheter européens.
00:44:34Et pas seulement
00:44:35des véhicules européens,
00:44:36mais vous l'avez dit,
00:44:36des pièces détachées européennes.
00:44:37On a des fournisseurs
00:44:38de grandes, petites
00:44:39et de moyennes entreprises
00:44:40qui sont présents
00:44:41dans les territoires
00:44:42et qu'on prend chez vous.
00:44:43Il faut qu'on les soutienne.
00:44:44La France est engagée,
00:44:45vous l'avez dit,
00:44:45à Paris, à Bruxelles
00:44:46et aussi en Chine
00:44:47dans le cadre duquel
00:44:48vous savez,
00:44:49on a signé un accord important
00:44:50pour réduire les importations
00:44:51de véhicules hybrides.
00:44:52On va continuer à le faire.
00:44:53Merci beaucoup.
00:44:54Merci beaucoup,
00:44:55Monsieur le Ministre.
00:44:57La parole est à présent
00:44:58Monsieur Olivier Fessat
00:45:00pour le groupe UDR.
00:45:02Merci, Madame la Présidente.
00:45:04Ma question s'adresse
00:45:05à Monsieur le Ministre
00:45:06de l'Intérieur.
00:45:08Hier, un élève de 14 ans
00:45:09est entré dans le collège
00:45:10Lacanale à Aubagne
00:45:11avec un fusil de chasse.
00:45:12Il a tiré à quatre reprises,
00:45:15blessant le principal
00:45:15et une professeure.
00:45:17La violence a frappé
00:45:18une fois de plus
00:45:19celles et ceux
00:45:20qui ne demandent qu'à enseigner,
00:45:22ceux qui s'engagent chaque jour
00:45:23malgré les difficultés
00:45:25au service de la jeunesse de France.
00:45:27Je tiens à exprimer
00:45:28au nom du groupe UDR
00:45:29notre entier soutien aux victimes
00:45:31ainsi qu'à l'ensemble
00:45:32de la communauté éducative
00:45:33abandonnée depuis plusieurs semaines
00:45:35à toutes les violences.
00:45:37En ce jour particulier
00:45:38qui est aussi l'anniversaire
00:45:40de l'assassinat
00:45:40du professeur Dominique Bernard
00:45:42pour qui nous avons
00:45:43évidemment une pensée émue,
00:45:45je ne vais pas vous mettre
00:45:46en cause plus que de raison
00:45:47et je vous épargnerai
00:45:49une petite tirade lyrique
00:45:50sur votre responsabilité personnelle
00:45:52dans chaque événement dramatique.
00:45:54À l'impossible,
00:45:55nul n'est tenu
00:45:56et je ne vous ferai pas
00:45:58un bien mauvais procès
00:45:59selon les termes
00:46:00que vous auriez sans doute
00:46:01utilisé dans votre réponse.
00:46:03En revanche,
00:46:04au-delà de la question
00:46:05de la santé mentale
00:46:06des jeunes
00:46:06qui devaient être
00:46:07une cause prioritaire
00:46:08pour votre gouvernement,
00:46:09gouvernement qui n'a malheureusement
00:46:11engagé que très peu
00:46:12d'actions concrètes,
00:46:13au-delà des portiques
00:46:14de sécurité
00:46:15dont il faudrait accélérer
00:46:16l'implantation
00:46:16dans les écoles,
00:46:18au-delà de la suppression
00:46:19de parcours sub
00:46:20demandée par les lycéens
00:46:21et Eric Ciotti
00:46:22depuis longtemps,
00:46:23nous nous inquiétons
00:46:24de voir que vous ne parvenez
00:46:25visiblement pas
00:46:26à stopper
00:46:27cette violence
00:46:28d'extrême gauche
00:46:28qui a confisqué
00:46:29les revendications
00:46:30des lycéens
00:46:31et cible de plus en plus
00:46:33brutalement
00:46:33les personnels éducatifs.
00:46:35Cette semaine s'annonce
00:46:36dans la continuité
00:46:37des précédentes.
00:46:39Alors,
00:46:39nous voudrions savoir
00:46:39si vous comptez laisser
00:46:40les mélanchonistes
00:46:41continuer de mettre
00:46:42le pays à feu
00:46:43et à sang
00:46:44ou si vous avez prévu
00:46:46de restaurer l'ordre
00:46:46et si oui,
00:46:48quand et comment.
00:46:49Je vous remercie.
00:46:51Merci beaucoup,
00:46:52monsieur le député.
00:46:53La parole est à monsieur
00:46:54Laurent Nunez,
00:46:55ministre de l'Intérieur.
00:46:59Merci beaucoup,
00:47:00madame la présidente,
00:47:01mesdames et messieurs
00:47:02les députés,
00:47:02monsieur le député.
00:47:04Je vais vous répondre
00:47:05de manière très calme,
00:47:07ne soyez pas inquiet,
00:47:08ne soyez pas inquiet
00:47:09sur ce sujet
00:47:11de cette fusillade
00:47:12hier qui a eu lieu
00:47:13à Aubagne.
00:47:13D'abord,
00:47:14évidemment,
00:47:15je m'associe
00:47:15comme l'a fait
00:47:16le ministre
00:47:16de l'Éducation nationale
00:47:17que j'ai accompagné
00:47:18au soutien apporté
00:47:19à la communauté éducative,
00:47:21surtout dans le contexte
00:47:22de l'anniversaire
00:47:23des attentats terroristes
00:47:24qui ont tué
00:47:25et Samuel Paty
00:47:26et Dominique Bernard
00:47:27à quelques jours
00:47:27d'intervalle
00:47:29pour ces anniversaires.
00:47:30Bien évidemment,
00:47:31j'ai une pensée
00:47:32pour la communauté éducative.
00:47:33Monsieur le député,
00:47:34tout notre dispositif
00:47:35de lutte antiterroriste
00:47:36n'a cessé
00:47:37de s'adapter
00:47:37à une menace
00:47:38et vous savez
00:47:39que dans l'affaire d'hier,
00:47:41dans l'affaire d'hier,
00:47:42le parquet national
00:47:43antiterroriste
00:47:44vient de se saisir
00:47:45en désignant
00:47:46ce que nous commencions
00:47:48à deviner dans cette affaire,
00:47:49la probable appartenance
00:47:51de ce jeune
00:47:51de 14 ans
00:47:52à ce qu'on appelle
00:47:53la true crime community
00:47:54qui est une espèce
00:47:56de communauté
00:47:57qui se tisse
00:47:58sur les réseaux sociaux,
00:47:59de jeunes
00:48:00qui s'isolent,
00:48:01qui se marginalisent,
00:48:02qui petit à petit
00:48:03rentrent dans leur bulle
00:48:03et fréquentent
00:48:05d'autres jeunes
00:48:05sur les réseaux sociaux
00:48:06qu'ils ne rencontrent
00:48:07même pas
00:48:07et parlent
00:48:09de tuerie de masse.
00:48:10C'est ça ce phénomène
00:48:11qui est né
00:48:12aux Etats-Unis,
00:48:13au Canada,
00:48:14ailleurs.
00:48:14Ça remonte à 2025,
00:48:16monsieur le député.
00:48:172025.
00:48:18On ne parle pas
00:48:19du terrorisme islamiste.
00:48:20C'est une autre forme
00:48:21de violence.
00:48:21C'est une autre forme
00:48:22de radicalité
00:48:23que les services
00:48:25de renseignement suivent.
00:48:26Ce sont plusieurs dizaines
00:48:26de jeunes
00:48:27qui sont suivis à ce titre
00:48:28que nous avons
00:48:29ou que nous apprenons
00:48:30les enseignants
00:48:31à détecter
00:48:32de manière à pouvoir
00:48:33être anticipés
00:48:34le plus en amont possible
00:48:35ce type d'action.
00:48:36Voilà la réponse
00:48:37que je vous fais,
00:48:38monsieur le député.
00:48:39C'est une réponse
00:48:39qui est aussi une réponse
00:48:40de personnes
00:48:41qui sont dans la réalité.
00:48:43Ce mouvement-là,
00:48:44ce type de violence
00:48:45est très récente
00:48:46et comme d'habitude,
00:48:47les services
00:48:48de sécurité intérieure
00:48:49évidemment s'y adaptent
00:48:50et c'est ce qui est
00:48:51en train d'être fait
00:48:51en ce moment.
00:48:52Merci, monsieur le ministre.
00:48:54Monsieur le député.
00:48:55Merci, monsieur le ministre.
00:48:56Mais vous n'avez pas répondu
00:48:57à ma question principale
00:48:58qui était de savoir
00:48:59quand et comment
00:49:00vous comptiez mettre
00:49:01un terme à ces violences
00:49:02d'extrême gauche
00:49:03dans la rue
00:49:04dans le cadre
00:49:04des mouvements lycéens.
00:49:05Je vous remercie.
00:49:06Merci, monsieur le député.
00:49:07Monsieur le ministre.
00:49:08J'ai neuf secondes.
00:49:08Allez-y.
00:49:09En deux secondes.
00:49:11Je crois que pour mettre
00:49:11un terme aux violences
00:49:12des casseurs et des délinquants,
00:49:13je n'ai plus de mes preuves à faire.
00:49:14De ce côté-ci de l'hémicycle,
00:49:16on me le reproche suffisamment.
00:49:17Sur la True Crime Community
00:49:19ou les ANCEL,
00:49:20soyez prudents.
00:49:21Ce n'est pas toujours
00:49:21l'ultra-gauche,
00:49:22c'est aussi parfois
00:49:22l'ultra-droite.
00:49:23Merci, monsieur le ministre.
00:49:26La parole est à présent
00:49:27à monsieur Damien Gérard,
00:49:29écologiste et social.
00:49:31Merci, madame la présidente.
00:49:33Monsieur le Premier ministre,
00:49:34ce jeudi,
00:49:35la fonderie de Bretagne
00:49:36sera placée
00:49:37en liquidation judiciaire.
00:49:40250 emplois supprimés,
00:49:42une usine moderne condamnée,
00:49:44des savoir-faire industriels sacrifiés.
00:49:47Pourtant, ce désastre
00:49:49était évitable.
00:49:50Il est le résultat
00:49:51de vos choix,
00:49:52enfin surtout
00:49:53de votre inaction.
00:49:55Vous avez d'abord
00:49:56favorisé la reprise
00:49:57par Europlasma.
00:49:59Malgré les alertes
00:50:00déjà connues,
00:50:01vous avez laissé faire
00:50:02jusqu'à la catastrophe.
00:50:04Ensuite,
00:50:05vous n'avez utilisé
00:50:07aucun des leviers
00:50:08dont vous disposez.
00:50:10D'abord,
00:50:11Renault,
00:50:11l'Etat détient
00:50:1215% de son capital.
00:50:14Vous pouviez exiger
00:50:16des commandes garanties.
00:50:17Vous n'avez rien fait.
00:50:20Ensuite,
00:50:20Thalès,
00:50:21la direction générale
00:50:21de l'armement
00:50:22pouvait favoriser
00:50:23une seconde source
00:50:24d'approvisionnement
00:50:25encore de but.
00:50:26Vous n'avez rien fait.
00:50:28A quoi bon annoncer
00:50:298,5 milliards d'euros
00:50:31pour France Munition
00:50:32si vous laissez mourir
00:50:33les usines
00:50:34et les compétences
00:50:35nécessaires
00:50:36à notre défense ?
00:50:37Il restait
00:50:38une dernière solution.
00:50:40La nationalisation
00:50:41provisoire
00:50:42pour sauver
00:50:43l'outil industriel,
00:50:44préserver les compétences,
00:50:46préparer l'avenir.
00:50:47Là encore,
00:50:47vous n'avez rien fait.
00:50:49Vous avez la souveraineté
00:50:50industrielle
00:50:50à la bouche
00:50:51en permanence.
00:50:52Mais quand il faut agir,
00:50:53vous n'êtes nulle part.
00:50:55Vous n'avez pas été là
00:50:56pour Vancorex
00:50:57ni pour Michelin,
00:50:57pas plus pour ArcelorMittal.
00:50:59La liste est immense.
00:51:01La disparition
00:51:02de ce site moderne
00:51:03équipé
00:51:03qui a reçu
00:51:04des millions d'euros
00:51:05d'investissement
00:51:06est non seulement
00:51:06une catastrophe
00:51:07mais son abandon
00:51:08est une faute politique
00:51:09majeure
00:51:10et vous en portez
00:51:11la responsabilité.
00:51:13Aujourd'hui,
00:51:14250 salariés
00:51:15et leurs familles
00:51:16vont payer
00:51:16le prix de votre abandon.
00:51:18Vous avez échoué
00:51:19à sauver leur usine.
00:51:20Vous n'avez pas
00:51:21le droit
00:51:21de les abandonner
00:51:22une seconde fois.
00:51:23Alors,
00:51:24Monsieur le Premier ministre,
00:51:25quels moyens,
00:51:25quels engagements
00:51:26et quels calendriers
00:51:27pouvez-vous annoncer
00:51:27pour garantir
00:51:29à ses 250 salariés
00:51:30une formation,
00:51:31une reconversion
00:51:32et un emploi
00:51:33industriel
00:51:34de qualité.
00:51:35Merci beaucoup,
00:51:36Monsieur le député.
00:51:37La parole est à
00:51:37Monsieur Roland L'Escur,
00:51:38ministre de l'Economie
00:51:39et des Finances.
00:51:41Merci,
00:51:41Madame la Présidente,
00:51:42Monsieur le député,
00:51:43Damien Gérard.
00:51:46D'abord,
00:51:47cette histoire
00:51:48des fonds de l'Inde-Botagne,
00:51:49c'est une histoire
00:51:49qui me tient
00:51:49particulièrement à cœur
00:51:50parce que vous ne le saviez
00:51:51peut-être pas.
00:51:51J'étais ministre de l'Industrie
00:51:53quand on a eu
00:51:53des premiers problèmes
00:51:54dans cette usine.
00:51:55J'ai accompagné,
00:51:56quand j'étais
00:51:56à l'Assemblée nationale,
00:51:57mon successeur
00:51:58à l'industrie,
00:51:59Monsieur Ferracci,
00:52:00pour organiser la reprise
00:52:01à l'époque
00:52:01par Europlasma
00:52:03qui a été une déception,
00:52:04je vous le confirme.
00:52:05Malheureusement,
00:52:06à l'époque,
00:52:06il n'y avait pas
00:52:06d'autres preneurs.
00:52:07Et si on en avait trouvé
00:52:08d'autres,
00:52:09on les aurait accompagnés.
00:52:10On a fait beaucoup
00:52:11pour cette entreprise
00:52:13et Sébastien Martin
00:52:14à l'industrie
00:52:14depuis des mois
00:52:16se bat jour et nuit
00:52:17pour essayer
00:52:18de trouver un repreneur.
00:52:20Ça n'a malheureusement
00:52:21pas été possible.
00:52:23Là où je suis
00:52:23en désaccord avec vous,
00:52:24évidemment,
00:52:24c'est que vous trouvez
00:52:25que la solution
00:52:26à tous les problèmes
00:52:27industriels,
00:52:28c'est la nationalisation.
00:52:29Moi, je considère
00:52:31que ce n'est pas
00:52:32par la nationalisation
00:52:33d'entreprises
00:52:34qui ont du mal,
00:52:35vous l'avez dit,
00:52:36à trouver des commandes
00:52:37qui ont des enjeux
00:52:37de compétitivité
00:52:38qu'on va sauver
00:52:39l'industrie française.
00:52:40Alors oui,
00:52:41malheureusement,
00:52:41nos solutions
00:52:42ne fonctionnent pas
00:52:43à tous les coups.
00:52:44Vous avez fonctionné,
00:52:45vous avez mentionné
00:52:46quelques exemples
00:52:46où malheureusement
00:52:47on n'a pas réussi
00:52:48à sauver l'entreprise.
00:52:49Michelin, pardon,
00:52:50reste un des champions
00:52:50mondiaux du pneu
00:52:51et tant mieux,
00:52:52reste en France
00:52:53et emploie encore
00:52:54des milliers de salariés
00:52:55en France et dans le monde.
00:52:56Mais c'est vrai
00:52:57que parfois,
00:52:58malheureusement,
00:52:58on n'arrive pas
00:52:59à trouver de repreneurs,
00:53:00on n'arrive pas
00:53:00à trouver de plan
00:53:01d'affaires crédible,
00:53:02on n'arrive pas
00:53:02à trouver de financements
00:53:03qui permettent
00:53:04d'aller plus loin.
00:53:06Et dans ce cas-là,
00:53:06je vous rejoins,
00:53:07c'est le sens
00:53:10de la fin de votre question,
00:53:12la priorité des priorités,
00:53:13ça doit être les salariés.
00:53:14Heureusement,
00:53:14on est dans un territoire,
00:53:15le Morbihan,
00:53:16vous le savez,
00:53:16le chômage est inférieur
00:53:17à la moyenne nationale
00:53:18où il y a des besoins,
00:53:20on doit les accompagner.
00:53:22Les instructions
00:53:22ont été données
00:53:23à la préfète
00:53:23pour pouvoir accompagner
00:53:25les salariés,
00:53:25vous l'avez dit,
00:53:26dans la formation,
00:53:26dans la recherche d'emploi
00:53:28et on s'assurera évidemment
00:53:29que chacun d'entre eux.
00:53:30Renault était prêt
00:53:31à mettre de l'argent,
00:53:32le sujet,
00:53:33ce n'était plus,
00:53:34ça a été le cas dans le passé,
00:53:35le sujet n'était plus
00:53:36les commandes.
00:53:37Maintenant,
00:53:37il faut qu'on accompagne
00:53:38les salariés.
00:53:39Merci beaucoup,
00:53:40monsieur le ministre.
00:53:41La parole est à présent
00:53:43à madame Sophie Errente.
00:53:46Merci, madame la présidente.
00:53:48Mes chers collègues,
00:53:49ma question s'adresse
00:53:50à monsieur le ministre
00:53:51de l'économie,
00:53:51des finances,
00:53:52de la souveraineté industrielle,
00:53:54énergétique et numérique.
00:53:55Monsieur le ministre,
00:53:56dans la nuit du 11 au 12 octobre
00:53:59et de nouveau la nuit dernière,
00:54:00des cyberattaques ont frappé
00:54:02les installations frigorifiques
00:54:03de plusieurs enseignes.
00:54:05Des denrées sont détruites,
00:54:06des commerçants pénalisés,
00:54:08des approvisionnements fragilisés
00:54:10et des clients inquiets.
00:54:12Je veux exprimer mon soutien
00:54:13aux commerçants
00:54:14et aux salariés mobilisés
00:54:15au service de nos concitoyens
00:54:17dans ma circonscription
00:54:18de Loire-Atlantique
00:54:19comme dans d'autres départements.
00:54:21Parler de continuum
00:54:22de sécurité exige
00:54:23de protéger
00:54:24nos infrastructures
00:54:25civiles sensibles,
00:54:27dont la chaîne du froid.
00:54:29Les risques qui les menacent
00:54:30doivent orienter
00:54:31nos doctrines
00:54:31de protection
00:54:32et de défense.
00:54:33La force de l'agresseur
00:54:34tient aussi
00:54:35à sa rapidité
00:54:36et à son agilité.
00:54:38Nous devons adapter
00:54:38nos défenses,
00:54:40décider plus vite,
00:54:41coordonner nos réponses
00:54:42et rétablir
00:54:43les activités essentielles.
00:54:45Nos concitoyens
00:54:46n'attendent pas la promesse
00:54:47qu'aucune attaque
00:54:48ne surviendra.
00:54:49Ils attendent
00:54:49que nous soyons préparés
00:54:50et capables
00:54:51de réagir
00:54:52et de réagir vite.
00:54:54Comment mobiliserez-vous
00:54:55les enseignes
00:54:56et leurs prestataires
00:54:57avec l'appui de l'Annecy
00:54:58pour renforcer
00:54:59les contrôles,
00:55:00corriger les failles
00:55:01et assurer la continuité
00:55:03des approvisionnements ?
00:55:04Comment le gouvernement
00:55:05articulera-t-il protection,
00:55:07lutte contre la cybercriminalité
00:55:10et riposte
00:55:10sans préjuger
00:55:11de l'origine
00:55:12de cette attaque ?
00:55:13Notre souveraineté
00:55:14se joue aussi
00:55:15dans notre capacité
00:55:16à protéger
00:55:17ce qui nourrit le pays.
00:55:19Alors,
00:55:20Monsieur le Ministre,
00:55:21quel choix,
00:55:21quels moyens
00:55:22et quel calendrier
00:55:23pour faire face
00:55:24ensemble
00:55:24et faire face vite ?
00:55:26Je vous remercie.
00:55:27Merci beaucoup,
00:55:28Madame la députée.
00:55:29La parole est à
00:55:29Monsieur Roland Lescure,
00:55:31ministre de l'Economie
00:55:31et des Finances.
00:55:33Merci,
00:55:34Madame la Présidente.
00:55:34Madame la députée
00:55:35Sophie Erhante,
00:55:36vous l'avez dit,
00:55:37on a tous été
00:55:38un peu saisi d'effroi
00:55:39quand on a découvert
00:55:40cette cyberattaque
00:55:41qui a...
00:55:43Monsieur...
00:55:43Bah non,
00:55:44excusez-moi,
00:55:44mais j'ai bien dit
00:55:45d'effroi.
00:55:46Quand on a découvert
00:55:47cette cyberattaque
00:55:48qui nous a inquiétés
00:55:48évidemment parce qu'elle
00:55:49touche au cœur
00:55:50de la souveraineté
00:55:51alimentaire française
00:55:52et nous a inquiétés
00:55:53sur la capacité
00:55:54de nos chaînes
00:55:54de distribution
00:55:55à bien livrer
00:55:56de la nourriture
00:55:57à tous nos concitoyens.
00:55:58Mon collègue en charge
00:55:59de la consommation
00:56:00et du pouvoir d'achat
00:56:00s'en est assuré.
00:56:01D'abord,
00:56:01il n'y a aucun enjeu
00:56:02d'approvisionnement
00:56:03en France,
00:56:04évidemment.
00:56:05700 centres touchés
00:56:06sur les 10 000
00:56:07qui couvrent
00:56:08l'ensemble du territoire,
00:56:09pas d'enjeu de ce côté-là.
00:56:10Pas d'enjeu non plus
00:56:11pour les 700 centres en question
00:56:16de réapprovisionner
00:56:17leurs rayons.
00:56:18Mais le défi majeur,
00:56:19vous l'avez dit,
00:56:19c'est celui d'une cyberattaque
00:56:20qui ne touche pas directement
00:56:21les distributeurs
00:56:22mais un de leurs fournisseurs
00:56:23danois
00:56:24qui fournissait une plateforme
00:56:26de régulation des températures
00:56:27et qui a été cyberattaqué.
00:56:29Et ça, évidemment,
00:56:31ça renvoie à la responsabilité
00:56:32de l'ANSI
00:56:32qui doit faire son travail
00:56:33de prévention,
00:56:34de correction,
00:56:35d'enquête
00:56:36et de sanction.
00:56:37Elle le fera.
00:56:38Mais ça nous renvoie
00:56:39aussi tous et toutes
00:56:40à nos responsabilités individuelles.
00:56:42Et la leçon de cette histoire,
00:56:43c'est que vous pouvez avoir
00:56:44une entreprise
00:56:45extrêmement préparée
00:56:46si vos fournisseurs
00:56:47ne le sont pas,
00:56:48vous êtes aussi en risque.
00:56:50Et donc,
00:56:50c'est d'une certaine manière
00:56:52un réveil pour tout le monde
00:56:53qui fait que nous devons
00:56:54tous nous assurer
00:56:55que dans les chaînes
00:56:56de production
00:56:57qui sont les nôtres,
00:56:58en amont et en aval,
00:56:59nos fournisseurs
00:57:00font aussi tout ce qu'il faut faire
00:57:01pour se protéger
00:57:02contre ces cyberattaques.
00:57:04Vous le savez,
00:57:05sous l'égide du Premier ministre,
00:57:07nous avons décidé
00:57:07d'investir davantage
00:57:08dans la protection
00:57:09des ministères.
00:57:10Nous allons tous investir
00:57:11une bonne partie
00:57:12de notre budget
00:57:12et à terme,
00:57:13sans doute,
00:57:1310% des budgets informatiques
00:57:14au minimum.
00:57:16sur la cyberprotection,
00:57:17mais ça concerne tout le monde
00:57:18aujourd'hui.
00:57:19On doit tous,
00:57:20j'allais dire,
00:57:20se réveiller,
00:57:21prendre ça à bras-le-corps
00:57:22et travailler dans ce sens.
00:57:23Merci.
00:57:24Merci beaucoup,
00:57:25monsieur le ministre.
00:57:25Madame la députée.
00:57:26Oui, merci pour cette réponse,
00:57:28monsieur le ministre.
00:57:28Il en va aussi du coût
00:57:30de cette protection.
00:57:31Et c'est vrai que les chefs
00:57:32d'entreprise sont assez alarmés
00:57:33sur les solutions
00:57:35qui vont leur être proposées
00:57:36puisque ce sera encore
00:57:37des marges en moins
00:57:38et des coûts en plus.
00:57:39Donc, est-ce qu'on aura
00:57:41peut-être des solutions
00:57:42à leur proposer ?
00:57:43Là, je vous fais confiance
00:57:44pour nous faire ces propositions-là.
00:57:45Merci beaucoup.
00:57:46Merci, madame la députée.
00:57:48La parole est à présent
00:57:49à monsieur Jean-Victor Castor
00:57:51pour le groupe GDR.
00:57:56Merci, madame la présidente.
00:57:58Donc, au nom du groupe GDR,
00:58:00je veux m'associer ici
00:58:01à l'hommage qui a été rendu
00:58:02à Gabriel Serville,
00:58:03président de la collectivité
00:58:04territoriale et parlementaire
00:58:06pendant deux mandats ici.
00:58:09Ma question,
00:58:10j'aimerais la poser
00:58:11au premier ministre,
00:58:12mais peut-être que c'est
00:58:13madame Naïma Mouchou
00:58:14qui répondra.
00:58:15La situation,
00:58:16elle est explosive partout
00:58:17dans nos territoires.
00:58:18Les lycéens sont dans la rue.
00:58:21Les lycéens sont aussi
00:58:22réprimés chez nous.
00:58:23Et personne n'en parle
00:58:25sur les médias ici,
00:58:26y compris dans cette assemblée.
00:58:28Et moi, je tiens
00:58:28vraiment au nom du groupe
00:58:30apporter ma solidarité
00:58:31et le soutien
00:58:32à tous ces lycéens
00:58:33qui se mobilisent.
00:58:34Pourquoi ?
00:58:34Je vais vous parler
00:58:35de la Guyane.
00:58:36En Guyane,
00:58:37les jeunes se lèvent
00:58:38à 4 heures du matin
00:58:39et rentrent chez eux
00:58:40à 20 heures.
00:58:43Et au moment
00:58:43où il y a la sécheresse,
00:58:45peut-être même
00:58:45que certains ne pourront
00:58:46même pas aller à l'école.
00:58:47A Camopi,
00:58:48pendant plus de deux ans,
00:58:49des élèves n'ont pas pu
00:58:50aller en classe.
00:58:52C'est ça la réalité
00:58:53de mon pays.
00:58:54Ce qui se passe aussi,
00:58:55c'est que dans le même temps,
00:58:56madame la ministre
00:58:57ou monsieur le premier ministre,
00:58:59vous supprimez
00:58:5960% de la LBU,
00:59:01les deux foyers
00:59:02qui sont importants
00:59:03pour des jeunes,
00:59:04la maison
00:59:05et l'école.
00:59:06il n'y a pas d'investissement.
00:59:08Vous abandonnez
00:59:09cette jeunesse
00:59:10et vous ne pourrez
00:59:11pas sentir
00:59:12l'argument
00:59:13pour la Guyane
00:59:13que la population
00:59:15diminue
00:59:15puisque nous avons
00:59:15une croissance démographique
00:59:17hors normes.
00:59:18Et pour autant,
00:59:19les investissements
00:59:20voulaient diminuer.
00:59:22Les collectivités territoriales
00:59:23ont de moins en moins
00:59:24de moyens.
00:59:26Qui plus est,
00:59:28quand vous supprimez
00:59:2860%
00:59:29de la ligne budgétaire
00:59:30unique pour le logement,
00:59:32pour la Guyane,
00:59:32mais c'est aussi
00:59:33la réalité
00:59:34pour les autres territoires
00:59:35dits d'outre-mer.
00:59:36Vous brisez
00:59:37toute une partie
00:59:38de l'économie
00:59:38parce que
00:59:39le BTP,
00:59:41le logement
00:59:41particulièrement plutôt,
00:59:43ça représente
00:59:4340% de la commande publique.
00:59:45Or la commande publique
00:59:46c'est 80%
00:59:47de l'activité
00:59:48dans nos territoires.
00:59:50Donc,
00:59:51ce n'est pas simplement
00:59:52scandaleux,
00:59:53c'est criminel
00:59:54de supprimer
00:59:5560%
00:59:56de la LBU
00:59:57pour la Guyane.
00:59:59Ce n'est pas acceptable.
01:00:00Vous serez responsable
01:00:01en réalité
01:00:02de ce qui est
01:00:04climat explosif
01:00:05qui a commencé
01:00:05dans nos pays.
01:00:06Merci beaucoup,
01:00:07monsieur le député.
01:00:08La parole est à madame
01:00:10Naïma Mouchou,
01:00:10ministre des Outre-mer.
01:00:17Merci,
01:00:17madame la présidente,
01:00:18mesdames,
01:00:18messieurs les députés,
01:00:20monsieur le...
01:00:20Pardon,
01:00:21monsieur le député Castor.
01:00:23Avec le Premier ministre,
01:00:24nous nous assoncions
01:00:25avec vous
01:00:26à l'hommage
01:00:26qui a été rendu.
01:00:27Merci,
01:00:27madame la présidente,
01:00:28au président Gabriel Serville.
01:00:29J'étais moi-même
01:00:30à vos côtés en Guyane
01:00:31pour présenter
01:00:32au nom du président
01:00:32de la République
01:00:33et du gouvernement,
01:00:33nos condoléances,
01:00:34bien sûr,
01:00:35à la famille
01:00:35et aux proches.
01:00:37Sur les deux sujets
01:00:38que vous avez évoqués,
01:00:39monsieur le député,
01:00:39d'abord,
01:00:40sur la jeunesse
01:00:41et sur la mobilisation
01:00:42des lycéens.
01:00:43Je veux dire aux jeunes
01:00:44guyanais que nous avons
01:00:45entendus leurs revendications
01:00:46et qu'avec le ministre
01:00:47de l'Education nationale,
01:00:48nous sommes au travail.
01:00:50La semaine dernière,
01:00:50nous avons réuni
01:00:51les exécutifs régionaux
01:00:53des territoires ultramarins
01:00:54dans la Guyane
01:00:54pour évoquer les sujets
01:00:56que nous pouvions accélérer,
01:00:58voire débloquer.
01:00:59On a parlé bâtis scolaires,
01:01:00on a parlé rénovation,
01:01:02adaptation climatique,
01:01:03bien sûr,
01:01:03et on va regarder
01:01:04territoire par territoire,
01:01:06projet par projet,
01:01:07notamment en Guyane,
01:01:08là où on peut encore
01:01:09mobiliser des financements
01:01:10pour procéder notamment
01:01:11aux rénovations
01:01:12et aux réhabilitations,
01:01:14bien conscientes,
01:01:15comme vous l'avez dit,
01:01:16qu'il y a la pression
01:01:17démographique en Guyane,
01:01:18pression particulière
01:01:20comme à Mayotte.
01:01:21C'est le premier point.
01:01:22Nous poursuivons ce travail
01:01:23avec le rectorat
01:01:24en lien avec la collectivité
01:01:26territoriale
01:01:26pour pouvoir,
01:01:27dans les prochains jours,
01:01:28encore amplifier
01:01:30les discussions
01:01:31et la réalisation
01:01:32de ces projets.
01:01:32Sur la question du logement,
01:01:35premier point important,
01:01:36monsieur le député,
01:01:37il n'y a pas de coupe budgétaire,
01:01:38il n'y aura pas de diminution
01:01:39de la LBU,
01:01:40les crédits ont été maintenus
01:01:41au niveau de 2026,
01:01:43234 millions d'euros.
01:01:44Contrairement à ce que j'ai entendu,
01:01:46nous avons fait le choix,
01:01:47conscient là aussi
01:01:48des difficultés
01:01:49qui existent
01:01:49en matière de logement
01:01:50dans les Outre-mer,
01:01:50de maintenir
01:01:51un niveau d'enveloppe équivalent.
01:01:53C'est le premier sujet.
01:01:54Deuxième point,
01:01:55il n'y a pas de diminution
01:01:56de cette enveloppe
01:01:57puisque les crédits
01:01:59qui concernaient Mayotte
01:02:00sont désormais inscrits ailleurs.
01:02:02Donc on les retire
01:02:02de la LBU,
01:02:03mais ils existent toujours,
01:02:04ils sont consacrés
01:02:05dans un programme
01:02:05propre à Mayotte.
01:02:07Deuxième point.
01:02:08Troisième point,
01:02:09tous les dispositifs
01:02:10de défiscalisation
01:02:10de crédits d'impôts
01:02:11seront maintenus.
01:02:12Ça représente
01:02:13350 millions d'euros.
01:02:14Et enfin,
01:02:15pour l'année 2026,
01:02:16nous allons poursuivre
01:02:17avec Vincent Jambrun
01:02:18notre travail
01:02:19pour renforcer
01:02:20les financements
01:02:21et j'espère que nous pourrons
01:02:22le faire dans le cadre
01:02:23de la fin d'exercice,
01:02:24fin de gestion de 2026.
01:02:25Merci beaucoup Madame la Ministre.
01:02:28La parole est à présent
01:02:29à Monsieur Mathias Renaud
01:02:31pour le Rassemblement National.
01:02:35Merci Madame la Présidente.
01:02:37Ma question s'adresse
01:02:39au ministre de l'Economie.
01:02:42Alors Monsieur le Ministre,
01:02:43c'est la sixième hausse
01:02:44depuis le début de l'année,
01:02:46la sixième hausse
01:02:47du prix du gaz.
01:02:48Il y a eu le mois de mars,
01:02:50il y a eu le mois de mai,
01:02:51il y a eu juillet,
01:02:52il y a eu le 1er septembre,
01:02:541er octobre
01:02:55et donc 1er novembre,
01:02:576,6% d'augmentation
01:02:59des prix du gaz.
01:03:01En tout,
01:03:02ce sera 135 euros
01:03:04en moyenne par facture
01:03:05en 2026,
01:03:07en plus par rapport à 2025.
01:03:10Alors certes,
01:03:11vous allez me dire,
01:03:12il y a le contexte international.
01:03:14Mais il y a un problème,
01:03:16Monsieur le Ministre.
01:03:17Le problème,
01:03:17c'est que non seulement
01:03:18vous refusez toute baisse
01:03:20des taxes sur l'énergie,
01:03:21que ce soit sur le gaz,
01:03:24sur le carburant
01:03:25ou l'électricité,
01:03:26mais en plus,
01:03:28vous faites des promesses
01:03:29intenables
01:03:30sur le prix de l'électricité.
01:03:31Le Premier ministre
01:03:33a déclaré mercredi,
01:03:34je cite,
01:03:35« Le prix de l'électricité
01:03:36ne doit pas augmenter
01:03:37cet hiver ».
01:03:39Eh bien,
01:03:39cette promesse
01:03:40est intenable.
01:03:41C'est intenable
01:03:43parce que les prix
01:03:43de l'électricité
01:03:44sont indexés
01:03:45sur les prix du gaz.
01:03:47à cause de règles européennes
01:03:50défavorables à la France
01:03:51qui obligent les ménages
01:03:53et les entreprises françaises
01:03:54à payer pour les mauvais choix
01:03:55énergétiques de nos voisins.
01:03:58Intenable
01:03:58parce que vous refusez
01:03:59certains leviers,
01:04:00que ce soit la fiscalité
01:04:02ou la sortie
01:04:02des règles européennes
01:04:03de l'électricité
01:04:04et que nous n'avons plus
01:04:05les moyens
01:04:06d'un bouclier tarifaire,
01:04:07c'est-à-dire de subventionner
01:04:08les factures d'électricité.
01:04:11Alors, ma question
01:04:11est la suivante.
01:04:12En fait,
01:04:12j'ai une question ouverte
01:04:14et une question fermée.
01:04:15La question ouverte,
01:04:16c'est quel levier
01:04:17comptez-vous actionner
01:04:19pour tenir
01:04:20cette promesse
01:04:20intenable ?
01:04:21Et la question fermée,
01:04:22c'est qu'il y a bien
01:04:23une technique
01:04:23qui a été utilisée
01:04:24d'ailleurs par le passé
01:04:25qui consiste
01:04:26à la prochaine proposition
01:04:27de hausse
01:04:28de la Commission
01:04:29de régulation de l'énergie,
01:04:30refuser cette hausse
01:04:31et pour ensuite
01:04:33la prendre,
01:04:34par exemple,
01:04:34après les présidentielles
01:04:35avec effet rétroactif.
01:04:38Alors,
01:04:38la question,
01:04:39on peut répondre
01:04:39par oui ou par non,
01:04:40est-ce que vous utiliserez
01:04:41cette dernière technique ?
01:04:43Merci,
01:04:43monsieur le député.
01:04:44La parole est à madame
01:04:45Maude Bréjon,
01:04:46ministre en charge
01:04:47de l'énergie.
01:04:51Merci,
01:04:51madame la présidente.
01:04:53Monsieur le député,
01:04:54d'abord,
01:04:54vous avez raison,
01:04:55la situation est très difficile
01:04:56pour de nombreux Français
01:04:57et ce qui se passe
01:04:58dans le détroit d'Hormuz
01:04:59où circulait 20%
01:05:01du gaz naturel
01:05:02liquéfié
01:05:03depuis 6 à 7 mois
01:05:05maintenant
01:05:05impacte
01:05:06très durement
01:05:07les factures.
01:05:08Ça impacte
01:05:09les factures de gaz,
01:05:09ça impacte
01:05:11le prix à la pompe,
01:05:12on en parle régulièrement
01:05:13ici,
01:05:13mais ça n'impacte pas
01:05:15et j'y reviendrai,
01:05:15je vais vous répondre,
01:05:16les prix de l'électricité.
01:05:18Depuis le début,
01:05:19on a fait le choix
01:05:19d'une réponse ciblée
01:05:21et respectueuse
01:05:22des finances publiques
01:05:23et attentive
01:05:25aux Français
01:05:26et aux entreprises
01:05:27les plus en difficulté.
01:05:29Le Premier ministre
01:05:30a annoncé
01:05:31il y a deux semaines
01:05:32la reconduction
01:05:33du chèque gros rouleur
01:05:34de 100 euros
01:05:35pour 5,5 millions
01:05:37de Français
01:05:38et 1,2 million
01:05:39de Français.
01:05:40Ceux qui ont déjà
01:05:40bénéficié
01:05:41du premier versement
01:05:43du chèque gros rouleur
01:05:45l'obtiendront
01:05:46automatiquement
01:05:47dans trois jours.
01:05:49Quant à la question
01:05:50de l'électricité,
01:05:51d'abord,
01:05:52l'électricité est en moyenne
01:05:53dépendant du prix du gaz
01:05:54uniquement 25%
01:05:56du temps.
01:05:57Ensuite,
01:05:57l'évolution
01:05:58du prix de l'électricité
01:05:59se fait
01:06:00sur le long terme
01:06:01et notamment
01:06:02sur les derniers mois
01:06:04et pas uniquement
01:06:05sur ce qu'on observe
01:06:06en ce moment
01:06:07sur l'évolution
01:06:08du prix du marché
01:06:08de gros.
01:06:09Et ce qui compte
01:06:10majoritairement,
01:06:11c'est notre capacité
01:06:12à produire de l'électricité
01:06:13nous-mêmes
01:06:14de par notre parc nucléaire
01:06:16qui tourne à plein
01:06:17et c'est comme ça
01:06:17que nous allons réussir
01:06:18à maîtriser les factures.
01:06:19Donc,
01:06:19l'engagement
01:06:21du Premier ministre
01:06:22sur la stabilité
01:06:24totale
01:06:24du prix de l'électricité
01:06:26pendant l'hiver
01:06:26sera évidemment tenu.
01:06:29Merci beaucoup
01:06:30Madame la ministre.
01:06:31La parole est à présent
01:06:32à Madame Anne Lorblain
01:06:34pour le groupe
01:06:34droite républicaine.
01:06:37Merci Madame la Présidente.
01:06:38Monsieur le Premier ministre,
01:06:40samedi,
01:06:41les policiers
01:06:41ont enfin délogé
01:06:42les squatteurs
01:06:43qui occupaient
01:06:43l'université de Nantes
01:06:44telle une ZAD.
01:06:46Trois jours.
01:06:47Ils sont restés
01:06:48trois jours,
01:06:49trois jours de ravage
01:06:50laissant l'établissement
01:06:51dans un véritable
01:06:52état de désolation.
01:06:54Locaux saccagés,
01:06:55murs tagués,
01:06:57matériel informatique
01:06:58vandalisé,
01:06:59mobilier détruit,
01:07:00une facture
01:07:01à plusieurs millions
01:07:03d'euros
01:07:03d'argent public.
01:07:05Pire encore,
01:07:07des personnels
01:07:08ont été menacés
01:07:09et se sont vus
01:07:10intimidés.
01:07:12Ces faits sont
01:07:13injustifiables.
01:07:14Ils sont
01:07:15inacceptables
01:07:16et sont profondément
01:07:17choquants.
01:07:19Stop à la récupération
01:07:20politique
01:07:21qui entraîne
01:07:22casse et violence
01:07:23entretenue
01:07:24par l'extrême gauche
01:07:25ne cherchant
01:07:26qu'une seule chose,
01:07:28détruire notre pays.
01:07:30Alors,
01:07:31il est temps.
01:07:31Il est plus
01:07:32que temps
01:07:33que l'Etat
01:07:33tape du poing
01:07:34sur la table
01:07:35et affirme
01:07:36son autorité.
01:07:37Il ne peut y avoir
01:07:38de demi-mesure
01:07:39face à des groupuscules
01:07:41extrémistes
01:07:42et radicaux
01:07:43qui cherchent
01:07:44à faire régner
01:07:44la terreur
01:07:45devant nos lycées
01:07:46et nos facs.
01:07:47Ceux qui ont
01:07:48adoubé
01:07:49les blocages
01:07:49au sein
01:07:51des directions
01:07:51des universités
01:07:52et dans cet hémicycle
01:07:54doivent être mis
01:07:56face à leurs responsabilités.
01:07:58Encourager
01:07:59les saccages
01:08:00est coupable.
01:08:01Il n'est pas possible
01:08:02de demander
01:08:04des millions
01:08:04en plus
01:08:05pour nos étudiants
01:08:06et d'empêcher
01:08:07la grande majorité
01:08:09de ceux
01:08:09qui veulent étudier
01:08:10de le faire
01:08:11d'aller en cours.
01:08:13Monsieur le Premier ministre,
01:08:14la liberté
01:08:15d'étudier
01:08:16à l'université
01:08:17comme au lycée
01:08:18est sacrée.
01:08:19Vous devez
01:08:20la garantir.
01:08:21Face à la violence,
01:08:22la fermeté
01:08:23ne se décrète pas.
01:08:25Elle se prouve.
01:08:27Est-ce que vous nous assurez
01:08:28que ceux
01:08:28qui saccagent
01:08:29nos universités
01:08:30seront identifiés,
01:08:32poursuivis
01:08:33et contraints
01:08:34de payer l'addition?
01:08:35Les casseurs
01:08:36doivent payer
01:08:37les dégâts
01:08:37selon un principe
01:08:38très simple
01:08:39casseurs
01:08:40payeurs.
01:08:42Monsieur le Premier ministre,
01:08:43ceux qui piétinent
01:08:44la France
01:08:45doivent payer.
01:08:46Je vous remercie.
01:08:46Merci Madame la députée.
01:08:48La parole
01:08:49est à Monsieur
01:08:51Laurent Nunez,
01:08:52ministre de l'Intérieur.
01:08:59Merci beaucoup
01:08:59Madame la Présidente,
01:09:01Mesdames et Messieurs
01:09:01les députés,
01:09:02Madame la députée.
01:09:03Je puis tout de suite
01:09:04et d'emblée
01:09:05vous rassurer.
01:09:06La main de l'État,
01:09:07du ministre de l'Intérieur,
01:09:08des forces de sécurité
01:09:09intérieure,
01:09:09ne tremble pas.
01:09:10Chaque fois qu'il y a
01:09:11des exactions,
01:09:11chaque fois qu'il y a
01:09:12des violences,
01:09:13il y a des interventions.
01:09:14Oui,
01:09:15vous avez raison
01:09:16de dénoncer
01:09:17une partie
01:09:17de la classe politique,
01:09:19une partie
01:09:20de l'ultra-gauche,
01:09:21une grande partie
01:09:22de l'ultra-gauche
01:09:22qui contribue
01:09:23très largement
01:09:24à la commission
01:09:25des exactions
01:09:27auxquelles nous assistons.
01:09:29dont l'intrusion
01:09:30que vous avez citée,
01:09:31le squat
01:09:31de l'université
01:09:33de Nantes
01:09:34qui a entraîné
01:09:34des dégâts
01:09:35extrêmement importants,
01:09:36des dégâts
01:09:37et autres,
01:09:39le saccage
01:09:39de certains bureaux
01:09:40syndicaux,
01:09:41du bureau des professeurs.
01:09:42Dès que nous avons
01:09:43été requis,
01:09:46nous sommes intervenus.
01:09:47Bien évidemment,
01:09:47il faut être requis
01:09:48dans les universités
01:09:49mais nous le ferons
01:09:50et comptez sur moi
01:09:51pour le faire
01:09:53systématiquement,
01:09:54n'en déplaise
01:09:55à certains bords politiques.
01:09:56Ce n'est pas de la contestation,
01:09:58c'est de l'obstruction,
01:09:59c'est de la destruction
01:10:00de l'outil de travail
01:10:01des étudiants.
01:10:02D'une manière générale,
01:10:03d'une manière générale,
01:10:04madame la députée,
01:10:05qu'il soit bien dit,
01:10:06qu'il soit bien dit,
01:10:07par exemple,
01:10:08aujourd'hui,
01:10:08il y avait des manifestations
01:10:10de voix publiques
01:10:11qui se sont tenues
01:10:12à la demande
01:10:13sur déclaration
01:10:14des organisations
01:10:15intersyndicales.
01:10:16Partout où
01:10:17elles ont dégénéré,
01:10:18partout où
01:10:18elles ont dégénéré,
01:10:19c'est le cas en ce moment
01:10:20à Paris
01:10:21où il y a des violences,
01:10:22ça a été le cas à Lyon,
01:10:23il y a encore
01:10:24quelques minutes,
01:10:24c'est l'ultra-gauche
01:10:26qui est à la manœuvre.
01:10:27Systématiquement,
01:10:28l'ultra-gauche
01:10:28est à la manœuvre,
01:10:29se constitue en black bloc
01:10:30et fait dégénérer
01:10:31les manifestations.
01:10:32Il faut que cela
01:10:33soit dit clairement.
01:10:34Quand il y a
01:10:35les organisations syndicales,
01:10:36il n'y a pas,
01:10:37comme le disait
01:10:37M. Marc Pena,
01:10:38de manière,
01:10:39encore une fois,
01:10:39que je juge
01:10:40extrêmement excessive
01:10:41et maladroite,
01:10:42il n'y a pas de répression,
01:10:43il y a un encadrement.
01:10:44Chaque fois que l'ultra-gauche
01:10:45passe à la violence,
01:10:46commet des exactions,
01:10:47il y a une réponse
01:10:47et comptez sur ma fermeté
01:10:49pour agir systématiquement.
01:10:51Merci beaucoup,
01:10:53M. le ministre.
01:10:54La parole est à présent
01:10:55Mme Anna Pic
01:10:56pour le groupe socialiste.
01:10:58Merci,
01:10:59Mme la présidente.
01:11:00Ma question s'adresse
01:11:01au ministre de l'Europe
01:11:02et des Affaires étrangères.
01:11:03L'Union européenne
01:11:04va-t-elle céder
01:11:05au chantage de Donald Trump ?
01:11:07La semaine dernière,
01:11:08son administration
01:11:09franchissait un nouveau cap
01:11:10dans son offensive
01:11:11contre la Cour pénale internationale
01:11:13en plaçant cette juridiction
01:11:15sur la liste noire
01:11:16du Trésor américain.
01:11:17L'ultimatum au tribunal voyou
01:11:19pour reprendre les mots
01:11:20de Marco Rubio
01:11:21est sans ambiguïté.
01:11:23Soit la CPI met fin
01:11:24à ses menaces,
01:11:25soit nous mettrons fin
01:11:26à la CPI.
01:11:27Alors que Poutine
01:11:28frappe toujours plus profondément
01:11:29l'Ukraine
01:11:30et que ses drones
01:11:31font des incursions régulières
01:11:33dans le ciel européen,
01:11:34le président américain
01:11:35lui achète 4 millions
01:11:36de tonnes de gaz
01:11:37et dans une forme
01:11:38d'ingérence à peine dissimulée,
01:11:40appelle au remplacement
01:11:40de Volodymyr Zelensky
01:11:42à la tête de l'Ukraine.
01:11:43Au Brésil,
01:11:44dans une logique néo-impérialiste
01:11:46parfaitement décomplexée,
01:11:47l'élection présidentielle
01:11:48se déroule sous les injonctions
01:11:50des magas et de leurs bots.
01:11:52À quelques semaines
01:11:53des élections de mi-mandat,
01:11:54Trump en difficulté
01:11:56dans les sondages
01:11:56multiplie pression
01:11:57et scintage
01:11:58sur nos démocraties.
01:12:00Dans sa volonté
01:12:01d'apparaître
01:12:01aux yeux des Américains,
01:12:02comme le faiseur
01:12:03de roi et de paix,
01:12:05le président des Etats-Unis
01:12:06tente de démanteler
01:12:07l'ordre international
01:12:08construit
01:12:08au sortir
01:12:09de la Seconde Guerre mondiale,
01:12:10de soumettre
01:12:11les Européens
01:12:12à son bon vouloir,
01:12:13y compris en cherchant
01:12:14à nous obliger
01:12:15à abandonner l'Ukraine.
01:12:17Notre réponse
01:12:17à ces provocations
01:12:18doit être plus ferme.
01:12:20Plus que jamais,
01:12:21l'Union européenne
01:12:22doit réaffirmer
01:12:22son attachement
01:12:23à ses valeurs fondatrices,
01:12:25son soutien indéfectible
01:12:26à la résistance ukrainienne
01:12:27comme à la CPI menacée.
01:12:30Trump,
01:12:31Poutine,
01:12:31Xi Jinping,
01:12:32Netanyahou,
01:12:32Millet,
01:12:33la coalition des autoritaires
01:12:35gagne du terrain
01:12:36et l'Europe doit rester
01:12:37un bastion
01:12:37du droit international,
01:12:39de la démocratie
01:12:40et du respect
01:12:41des droits fondamentaux.
01:12:43Aujourd'hui,
01:12:44les déclarations
01:12:45aux tournures
01:12:45de phrases
01:12:46pesées et sous-pesées
01:12:47ne suffisent plus,
01:12:49monsieur le ministre.
01:12:50La France prévoit-elle
01:12:51d'appeler l'Union européenne
01:12:52à faire usage
01:12:53du règlement
01:12:54de blocage européen
01:12:55et de l'instrument
01:12:56anti-coercition ?
01:12:57Deux outils
01:12:58à sa disposition
01:12:59pour rappeler
01:13:00à Donald Trump
01:13:01qu'il ne peut remodeler
01:13:03le monde
01:13:03par la peur
01:13:04et le chaos.
01:13:05Je vous remercie.
01:13:06Merci,
01:13:07madame la députée.
01:13:08La parole est à monsieur
01:13:08Nicolas Faurissier,
01:13:11ministre délégué
01:13:12auprès du ministre
01:13:12des Affaires étrangères.
01:13:14Merci.
01:13:15Merci beaucoup,
01:13:16madame la présidente,
01:13:17mesdames et messieurs
01:13:17les députés.
01:13:18Madame la députée,
01:13:19Anna Pique,
01:13:20j'entends bien
01:13:21vos propos
01:13:22sur l'analyse
01:13:24que vous faites
01:13:24de l'attitude
01:13:25des Etats-Unis
01:13:27et du président Trump.
01:13:28Vous vous interrogez
01:13:29sur la position
01:13:30de la France
01:13:30et celle de l'Union européenne.
01:13:31Je veux redire
01:13:32encore une fois
01:13:32que la France
01:13:34garde le cap
01:13:35à l'intérieur
01:13:35de l'Union européenne
01:13:36mais aussi,
01:13:36il faut le rappeler,
01:13:37y compris avec les Américains
01:13:39dans le cadre
01:13:39de la présidence du G7
01:13:41puisque c'est la France
01:13:42qui préside le G7
01:13:43et sur tous ces sujets
01:13:44liés
01:13:45à la pression
01:13:47sur la question
01:13:48notamment
01:13:49des carburants
01:13:49et du diesel
01:13:50à la pression
01:13:51sur un certain nombre
01:13:52de pays
01:13:53et de l'élection
01:13:55en cours.
01:13:56La France
01:13:56comme l'Union européenne
01:13:57ont toujours rappelé
01:13:58que le droit
01:13:59devait prévaloir
01:14:00et c'est d'ailleurs
01:14:00valable aussi
01:14:01sur la Cour pénale
01:14:02internationale.
01:14:03Il n'y a aucune raison
01:14:03que l'Union européenne
01:14:05ne continue pas
01:14:06à soutenir
01:14:06cette institution majeure.
01:14:08Donc nous conservons
01:14:08notre position.
01:14:09Nous sommes en mouvement.
01:14:11Je voudrais d'ailleurs
01:14:12souligner que
01:14:12sur un certain nombre
01:14:13d'initiatives,
01:14:14la coalition des volontaires,
01:14:16le déblocage
01:14:17d'un prêt
01:14:17de 90 milliards
01:14:18pour aider l'Ukraine
01:14:20à tenir bon,
01:14:21les accords
01:14:22sur la préparation
01:14:24des missiles,
01:14:25il y a là
01:14:25un rôle majeur
01:14:26qui a été joué
01:14:27par la France,
01:14:28un rôle majeur
01:14:29et ça mérite
01:14:29d'être souligné
01:14:30parce que ça ne l'est pas
01:14:31dit suffisamment
01:14:32et nous continuerons
01:14:33dans cette attitude
01:14:35volontaire,
01:14:36stable,
01:14:37cohérente
01:14:38et aux côtés
01:14:39de l'Ukraine
01:14:39et du président Zelensky.
01:14:42N'ayez crainte
01:14:42sur ce point.
01:14:44Beaucoup,
01:14:45monsieur le ministre.
01:14:46La parole est à présent
01:14:47à monsieur Eric Bottorel
01:14:49pour le groupe
01:14:50Ensemble pour la République.
01:14:52Merci,
01:14:53madame la présidente.
01:14:54Monsieur le Premier ministre,
01:14:55Sophie Errant l'a évoqué
01:14:56mais je me permets
01:14:57d'insister.
01:14:58Nous avons connu hier
01:14:59l'une des cyberattaques
01:15:00les plus tangibles,
01:15:01les armoires frigorifiques
01:15:02de nombreux supermarchés
01:15:03ont été touchés.
01:15:05Une faille
01:15:05dans le logiciel
01:15:06d'une société danoise
01:15:07et ce sont des frigos
01:15:08en panne
01:15:08ou qui chauffent
01:15:09quand ils devraient refroidir.
01:15:11Des millions de pertes
01:15:12mais cela aurait pu être pire.
01:15:13Aucun incendie
01:15:14ne s'est déclaré
01:15:15dans la nuit
01:15:15de dimanche à lundi.
01:15:16Attendons toutefois
01:15:17si celui des enfants rouges
01:15:18à Paris n'est pas lié.
01:15:20Quand la cybercriminalité
01:15:21frappe un grand groupe
01:15:22ou les impôts
01:15:22se la agacent
01:15:23voire amusent,
01:15:24il y a toujours
01:15:25quelque part
01:15:25un Robin des Bois
01:15:26qui sommeille en chaque français
01:15:27heureux que seuls
01:15:28les puissants soient touchés.
01:15:29Mais l'intermarché
01:15:30de l'Agnon
01:15:31et les équipes
01:15:31de Jean-Luc Alichon
01:15:32que je salue,
01:15:33le Leclerc-Dubourg,
01:15:34les produits frais jetés,
01:15:35des concitoyens
01:15:35récupérant des denrées avariées
01:15:38avant leur destruction,
01:15:39cela parle
01:15:40à toutes et à tous.
01:15:41Le risque cyber
01:15:42est désormais
01:15:42dans le monde réel.
01:15:43Une enquête
01:15:44a été confiée
01:15:44à l'OFAC
01:15:45attendons ses conclusions.
01:15:47Octobre,
01:15:47nous sommes dans le cybermois,
01:15:49mois de la sensibilisation.
01:15:51Mais nous attendons aussi
01:15:52Godot,
01:15:53la transposition
01:15:53de Nice 2
01:15:54depuis plus de deux ans
01:15:55et qui vient d'être
01:15:55à nouveau repoussée.
01:15:56La loi sur la résilience
01:15:58et la cybersécurité
01:15:59n'aurait peut-être
01:15:59pas empêché ces incidents,
01:16:01mais elle aurait rappelé
01:16:02quelques fondamentaux
01:16:02d'hygiène numérique.
01:16:04L'ANSI mobilisait
01:16:04toute la journée d'hier
01:16:05auprès des responsables
01:16:06du supermarché.
01:16:07C'est désormais sa fonction
01:16:0824h sur 24.
01:16:10L'article 17
01:16:11de Nice 2
01:16:11lui aurait donné
01:16:12une vue consolidée
01:16:13plus rapide,
01:16:14limitant la propagation
01:16:15sans empêcher l'attaque.
01:16:17C'est cela aussi
01:16:17la prévention.
01:16:18Et la société danoise
01:16:19évoque des équipements
01:16:20obsolètes
01:16:20ou sans mise à jour.
01:16:22Le prestataire
01:16:22de télémaintenance
01:16:23devrait être interrogé.
01:16:24Les fournisseurs
01:16:25de services gérés,
01:16:26secteurs hautement critiques,
01:16:27doivent informer
01:16:28leurs clients
01:16:29des mesures impliquées
01:16:29face à une vulnérabilité.
01:16:31Dès août 2026,
01:16:33Team Crad 32
01:16:33recensait 2765
01:16:35interfaces exposées
01:16:36de Danfos
01:16:37et provoquant Danois.
01:16:38Un tel revêt
01:16:39aurait dû fonder
01:16:40une prescription.
01:16:41Nice 2 adoptée,
01:16:42l'ANSI aurait pu imposer
01:16:43ces mesures
01:16:44avec des délais.
01:16:45Monsieur le Premier ministre,
01:16:46hier des hôpitaux,
01:16:47cet été la DG FIP,
01:16:48aujourd'hui les frigos,
01:16:49la chaîne casse toujours
01:16:50par son maillon
01:16:51le plus faible.
01:16:51Nous sommes attaqués,
01:16:53il faut agir plus vite.
01:16:54Que savez-vous
01:16:55des événements d'hier
01:16:56et quel calendrier
01:16:56pour le projet
01:16:57de loi Résilience ?
01:16:58Merci Monsieur le député.
01:17:00La parole est à
01:17:00Monsieur Roland Lesquieu,
01:17:01ministre de l'Économie
01:17:02et des Finances.
01:17:04Merci Madame la Présidente,
01:17:05Mesdames, Messieurs les députés,
01:17:06Monsieur le député
01:17:06Éric Potorel.
01:17:07D'abord,
01:17:08merci pour votre engagement.
01:17:09Ça fait presque 10 ans
01:17:11qu'on travaille ensemble
01:17:12et j'ai eu l'occasion
01:17:14pendant ces 10 ans
01:17:15de voir votre implication
01:17:16sur tous les sojets
01:17:16technologiques,
01:17:17numériques
01:17:17et singulièrement
01:17:18ceux de cybersécurité.
01:17:20Merci pour votre engagement.
01:17:22Merci aussi pour votre engagement
01:17:24auprès de votre territoire.
01:17:24Ce que vous l'avez dit,
01:17:26certains commerçants
01:17:27près de chez vous
01:17:27ont été touchés
01:17:28par cette cyberattaque.
01:17:29On a l'impression
01:17:30que tout ça vient du ciel,
01:17:31mais la réalité,
01:17:32c'est que ça affecte
01:17:32le quotidien
01:17:33de nos concitoyens
01:17:34et des commerçants
01:17:35en question.
01:17:36J'ai eu l'occasion
01:17:37de le dire tout à l'heure,
01:17:38c'est un incident
01:17:39qui, vous l'avez dit,
01:17:40c'est le cyber-moi,
01:17:41doit permettre
01:17:42de nous sensibiliser
01:17:43à tous et toutes
01:17:45sur le fait
01:17:45que même si on fait
01:17:46les bonnes choses,
01:17:47il n'est pas forcément acquis
01:17:49que celles et ceux
01:17:49avec lesquelles on travaille
01:17:50le fassent autant.
01:17:51Donc, s'il vous plaît,
01:17:52chef d'entreprise,
01:17:53grand, petit moyen,
01:17:55assurez-vous
01:17:55que vos fournisseurs,
01:17:57que vos clients éventuellement,
01:17:58quand vous êtes en relation
01:17:59informatique avec eux,
01:18:00fassent le travail également.
01:18:02Je rappelle
01:18:03qu'on n'a aucun enjeu
01:18:04d'approvisionnement,
01:18:05évidemment,
01:18:05c'est important,
01:18:06d'alimentation en France.
01:18:06Je rappelle aussi
01:18:07que les 700 magasins
01:18:08touchés
01:18:09ont débranché,
01:18:10évidemment,
01:18:10le logiciel défectueux
01:18:12et sont en train
01:18:12de remplir
01:18:14leurs rayons,
01:18:15si je puis dire.
01:18:16C'est quand même
01:18:16un sacré gâchis,
01:18:17vous l'avez dit.
01:18:18On a détruit
01:18:19des nourritures avariées
01:18:21qui auraient pu,
01:18:21évidemment,
01:18:22être vendues
01:18:23et consommées.
01:18:24Et donc ça,
01:18:24ça doit nous réveiller tous.
01:18:25Ça doit aussi
01:18:26nous permettre
01:18:27de rappeler,
01:18:27vous l'avez dit,
01:18:28combien le projet
01:18:28de loi Résilience
01:18:29peut nous aider
01:18:30à résoudre
01:18:30certaines failles
01:18:31dans les interstices.
01:18:32Et vous le savez,
01:18:33on avait prévu
01:18:33qu'il soit examiné
01:18:35à l'Assemblée nationale
01:18:36la semaine dernière.
01:18:36C'est un autre projet
01:18:37de loi important
01:18:38qui a pris le dessus.
01:18:39et c'est normal,
01:18:40c'est celui
01:18:40sur les violences
01:18:41sexistes et sexuelles.
01:18:43On espère,
01:18:44je dirais,
01:18:44à l'occasion
01:18:45des vicissitudes
01:18:46du débat budgétaire
01:18:47qu'on pourra trouver
01:18:48une fenêtre
01:18:48pour le faire passer.
01:18:50Mais en tout cas,
01:18:50le gouvernement
01:18:51est mobilisé
01:18:51pour que ce projet
01:18:52de loi soit examiné
01:18:53et voté.
01:18:54Parce que vous l'avez dit,
01:18:54on en a bien besoin.
01:18:56Merci beaucoup,
01:18:57monsieur le ministre.
01:18:58La séance
01:18:58des questions gouvernement
01:18:59est terminée.
01:19:00La séance est suspendue.
01:19:02Elle reprendra
01:19:02à 16h30.
01:19:03Merci à tous.
01:19:39Merci à tous.
01:20:11Merci à tous.
01:20:41Merci à tous.
01:21:11Merci à tous.
01:21:41Merci à tous.
01:22:11Merci à tous.
01:22:41Merci à tous.
01:23:11Merci à tous.
01:23:41Merci à tous.
01:24:11Merci à tous.
01:24:46Merci à tous.