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  • il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Voilà, on écoute le ministre de l'Intérieur à propos d'Aubagne ce matin.
00:03... qui vont être extrêmement précieux pour les suites des investigations sous l'autorité de madame la procureure.
00:08En tout cas, merci pour votre réactivité.
00:09Et j'en profite évidemment pour saluer madame la chaîche de circonscription, chère Catherine, merci à vous.
00:15Et j'en profite évidemment pour saluer les effectifs d'Aubagne pour le travail d'une manière générale qui est
00:20effectué dans cette circonscription.
00:22Et ce n'est pas monsieur le maire d'Aubagne qui est à mes côtés qui me dira le contraire.
00:26Merci aux sapeurs-pompiers qui sont intervenus, qui ont pris en charge les victimes, victimes directes évidemment de l'auteur
00:33des coups de feu.
00:34Mais aussi ce qu'on appelle les impliqués. Il y en avait, ils étaient nombreux.
00:37Et merci à vous pour votre prise en charge. J'ai bien conscience que c'est toujours compliqué dans un
00:42tel contexte d'intervenir.
00:44Et merci beaucoup. Merci aux sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, monsieur le directeur. Merci beaucoup.
00:48Et évidemment aussi à la CUMT, qui est à la CUMT, pardon, qui s'est mis en place et qui
00:52va prendre en charge des personnes qui sont, on peut le comprendre, assez traumatisées.
00:57Merci pour le travail que vous faites, qui va se passer aujourd'hui et qui va se poursuivre évidemment dans
01:02les jours qui viennent.
01:04C'est un accompagnement psychologique. C'est extrêmement important.
01:06On a vu avec monsieur le ministre de l'Éducation nationale et madame la ministre déléguée des personnes qui, à
01:11juste titre, sont assez traumatisées.
01:13Et donc merci pour le travail que vous avez fait en accompagnement. Voilà. Merci, merci beaucoup.
01:18Et évidemment, je salue également la police municipale, monsieur le maire, qui a été intervenu dans le cadre des opérations
01:24aux côtés de la police nationale,
01:26comme ils le font toujours à Aubagne. Et je remercie évidemment les élus, monsieur le maire et l'ensemble de
01:31votre équipe municipale qui est présente autour de nous aujourd'hui.
01:35Voilà. Je ne serai pas plus long. Merci à toutes et à tous. Merci beaucoup.
01:39On aura l'occasion de le redire au Média avec les ministres. Mais merci beaucoup. Voilà.
01:45On verra ensuite. Je le dis. Il y a des investigations qui sont en cours, qui, comme l'a dit
01:50madame la procureure, détermineront les mobiles de l'auteur.
01:55En tout cas, merci à toutes et à tous pour votre réactivité et votre engagement. Voilà. Merci beaucoup.
01:59On ne vous embête pas plus longtemps. Merci.
02:04Merci beaucoup. Merci à vous.
02:05Je vous remercie.
02:35Il est venu ouvrir le feu dans son collège. Il a blessé un principal et un professeur.
02:40Alors, comment se sont déroulés les faits ?
02:41Il était 9h25 ce matin. Lorsqu'il rentre dans son collège, il a 14 ans, il a un étui à
02:45guitare et il sort alors une arme longue de l'étui.
02:48Il monte d'abord au premier étage de l'établissement. Il arrive sur le palier du premier étage et il
02:52tire sur deux personnes présentes dans le hall, le principal et une professeure.
02:55Ils sont tous les deux présents dans le couloir. Mais il ne s'arrête pas là. Il se rend ensuite
02:59au deuxième étage. Il tire à deux reprises à nouveau.
03:02Une première fois devant une professeure en direction du sol. Et il continue sa progression et arrive au niveau d
03:07'une salle, une classe occupée par un professeur et des élèves.
03:10Et il tire à l'intérieur de cette salle occupée. Le tir atteint le tableau.
03:13Donc il y a au moins quatre tirs de la part de cet élève. On le rappelle, il a été
03:17interpellé. Il est âgé de 14 ans. Il est scolarisé en troisième au Collège Lacanade.
03:21Il est inconnu des services de police et de justice. Il est évidemment en garde à vue. On va voir
03:26effectivement, il y a toute une interrogation autour du mobile.
03:29Quelles sont ses motivations ? Parce qu'on se pose la question, est-ce qu'il a visé spécifiquement les
03:34blessés ?
03:35À l'heure où je vous parle, on l'ignore. On a encore quelques pistes qui sont sur la table.
03:40On parle d'une piste du harcèlement.
03:41On écoute Marine Le Pen qui prend la parole sur Aubagne, là, au moment où on se parle.
03:49Non, mais ma réaction est évidemment une réaction d'indignation. Il semblerait que le tireur ait 14 ans.
03:56Donc c'est évidemment la loi qui va s'appliquer. Mais il y a une difficulté. Et nous le savons
04:01depuis des années.
04:02C'est qu'il y a la nécessité absolue de ce que j'ai appelé, et vous le savez parce
04:08que vous avez suivi mes différentes campagnes,
04:10la resacralisation nécessaire de l'intégrité physique. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la vie, dans l'esprit d
04:16'un certain nombre de jeunes et d'adultes,
04:17d'ailleurs, n'a plus de valeur. C'est-à-dire qu'on peut attenter à l'intégrité physique de
04:22quelqu'un, de manière gratuite,
04:25avec une violence de plus en plus grave. Et cette situation ne peut pas durer.
04:31Il va donc falloir, ce que j'ai appelé, resacraliser le respect de l'intégrité physique.
04:39Et ça passera évidemment par une aggravation des conditions, des condamnations qui pourraient être délivrées à la suite de ces
04:50atteintes à l'intégrité physique.
04:52C'est vrai qu'il y a un certain nombre de professeurs, vous le savez, enfin, évidemment, les drames que
04:59nous avons tous en mémoire,
05:02qui ont été assassinés. Mais il y a là, depuis quelques jours, même si je ne fais pas de lien
05:08avec ce qui s'est passé à Aubagne,
05:10mais il y a depuis quelques jours des atteintes à l'intégrité physique de professeurs extrêmement nombreux,
05:15de proviseurs qui ont été blessés, de force de l'ordre. Et tout ceci crée une ambiance terriblement angoissante,
05:28parce qu'elle semble révéler que des jeunes, de plus en plus jeunes, n'ont plus aucun complexe à venir
05:38blesser, frapper, lancer des pierres,
05:42viser avec des mortiers et aujourd'hui viser avec une arme de chasse des gens qui devraient normalement faire l
05:55'objet du plus grand dérespect,
05:57les pompiers, les policiers, les professeurs. Voilà. Donc il faut rétablir cela parce que sinon, nous allons vers des temps
06:06qui vont être des temps terribles.
06:13Voilà. Vous venez d'entendre Marine Le Pen qui réagissait à ce qui s'est passé à Aubagne ce matin.
06:20On a une dernière information ?
06:21Oui, vous savez qu'il y avait une perquisition cet après-midi au domicile familial du mineur.
06:25Eh bien, on apprend, c'est une information BFMTV, que le père du suspect a été placé en garde à
06:29vue
06:29parce que plusieurs armes ont été retrouvées au domicile familial.
06:32La question est, avait-il le droit de les détenir ? Est-ce qu'il avait un port d'armes
06:35? Quelle catégorie d'armes ?
06:37Tout ça, c'est l'enquête qui va le déterminer. Mais ça peut signifier que cet adolescent de 14 ans,
06:41il a pris quelque chose qui était à la maison et il est venu avec à l'école.
06:44Dans un étui à guitare.
06:45Dans un étui à guitare.
06:46Il était comme agarre après les faits. C'est ce qu'a dit notamment la procureure adjointe qui s'est
06:53exprimée. On l'écoute.
06:55La personne qui a procédé à son interpellation, on va dire, du personnel enseignant, a pu dire que ce jeune
07:04garçon était plus ou moins agarre
07:06après avoir commis ses forfaits. Mais pour l'instant, on n'en sait pas plus.
07:10Il y a eu plusieurs tirs, au moins quatre, qui ont été faits par ce garçon au moyen de son
07:15arme.
07:16Mais effectivement, on ne sait pas réellement quel était le mobile et s'il voulait viser des adultes.
07:21Et c'est un conseiller principal d'éducation qui a réussi à le maîtriser.
07:25Oui, un CPE qui a réussi à l'intercepter, effectivement.
07:28Et l'arme utilisée par le jeune, c'est un fusil de chasse calibre 12 avec munitions à plomb type
07:33chevrotine,
07:33raison pour laquelle son père a été placé en garde à vue il y a quelques instants.
07:36Et cet adolescent, il est où au moment où on se parle ?
07:38Il est placé en garde à vue. Il est interrogé par les enquêteurs.
07:41Joël Mélin est avec nous. Bonsoir madame. Vous êtes la députée de Bagne,
07:44la députée RN des Bouches-du-Rhône, conseillère municipale de Bagne.
07:48On a donc un jeune de 14 ans déterminé qui arrive avec une arme, sans doute une arme de son
07:52père, un fusil de chasse,
07:53qui tire plusieurs fois, monte à l'étage, vise deux personnels, un improviseur, une prof.
08:02De la détermination, on ne sait pas quel est le mobile. Quelle est votre réaction ?
08:06La réaction, bien entendu, c'est de l'effroi, comme tout le monde,
08:09puisque certaines informations qu'on a eues venant d'autres pays,
08:12puisqu'en France, on n'en a pas eu, à part les atteintes des personnels telles qu'on a eues
08:16avec Samuel Paty et Dominique Bernard.
08:19Dominique Bernard, d'ailleurs, demain, c'est la journée anniversaire de ce triste anniversaire.
08:24Commémoration.
08:26Et du coup, nous avons là maintenant quelque chose qui ressemble beaucoup à ce qu'on entend dire régulièrement,
08:31ou au Canada, ou en Amérique.
08:32Ce qu'on a vu aux Etats-Unis, souvent.
08:33C'est de tous les Etats-Unis.
08:35Alors déjà, permettez-moi quand même, très rapidement, parce que je ne voudrais pas ne pas le faire,
08:38dire à quel point j'ai une pensée pour tout le personnel, bien entendu, les blessés, bien entendu,
08:43tous les enfants, puisque quatre tirs, ils ont largement eu le temps d'être prévenus de tout ça.
08:48Ils ont été confinés un temps aussi.
08:51Et puis, bien entendu, venant d'un de leurs collègues particulièrement,
08:55semble-t-il, le profil serait à peu près le profil qu'on connaît, assez solitaire, semble-t-il.
09:00Perturbé, peut-être harcelé, on n'a pas tous les détails.
09:02Très avif, semble-t-il, puisqu'il se sentait harcelé.
09:06Et bien entendu, c'est un choc, parce que je connais bien ce collège.
09:09Bon, c'est un quartier qui n'est pas le plus facile d'Aubagne,
09:12mais après, tout le monde y vit bien, il n'y a pas lieu de...
09:14Mais c'est un collège qui présente des difficultés, qui a des élèves compliqués à gérer ?
09:18Un petit peu, parce que ce n'est pas le quartier le plus facile.
09:21Mais après, les enfants, enfin les jeunes gens maintenant,
09:24puisque ce sont des adolescents, ils sont encore en collège.
09:26Donc c'est cet âge très particulier où ils sont très fragiles.
09:30Donc évidemment, c'est beaucoup d'effroi.
09:32Et effectivement, la nécessité maintenant de mettre en place,
09:35et en urgence, ce qui est proposé depuis longtemps,
09:37à la fois une prévention claire, simple et efficace.
09:41Puisqu'en tant que médecin, ancien médecin scolaire,
09:43j'ai parfaitement conscience de ce qu'il faudrait faire
09:45pour arriver à faire une prévention à l'intérieur.
09:48Mais il y a un médecin scolaire dans ce collège ?
09:49Alors, je n'ai pas encore eu l'information,
09:51mais je pense que, comme toujours, il y a des passages de médecin scolaire.
09:54Il doit y avoir une infirmière scolaire.
09:55Je n'ai pas encore eu l'information.
09:57Des psychologues, sans doute, aussi.
09:58Mais là, il y a tout un plan de prévention, de repérage.
10:01On peut prévenir ce type de passage à l'acte ?
10:03Je crois.
10:04Alors, le passage à l'acte, c'est très difficile,
10:06d'autant plus que du simple mal-être malaise
10:08à des pathologies plus avérées.
10:11Voilà, c'est toujours difficile de voir la gradation.
10:13Alors, pardon, on va réécouter.
10:15On va continuer d'écouter Mme Le Pen sur Aubagne.
10:17Un sujet à Aubagne, pointe du lois,
10:19un climat de violence instauré par la France nationaliste.
10:22Est-ce que vous partagez ce sujet ?
10:25Oui, alors moi, je vais essayer de...
10:26Bon, qu'il existe un climat de violence,
10:29et on l'a vu depuis un certain nombre de jours,
10:31autour des manifestations lycéennes,
10:35c'est incontestable.
10:36Enfin, je veux dire, on a vu les lycées brûlés,
10:38les forces de l'ordre attaquées,
10:40les camions de pompée brûlés,
10:42les dames dans la rue brûlées au visage,
10:47les proviseurs aspergés d'essence ou violentés,
10:52je crois plus de 800, près de 850 forces de l'ordre blessées.
10:57Oui, ce climat de violence, il existe,
11:00il n'est pas admissible,
11:01et il est très évidemment encouragé par la France insoumise.
11:06Je me permettrai d'être prudente
11:08sur la situation d'Aubagne,
11:10car je ne connais pas les circonstances
11:17de ce qui aurait pu être un drame.
11:21Parce que quand on tire, évidemment,
11:23au fusil de chasse sur quelqu'un,
11:25ça peut très vite extraordinairement mal tourner.
11:28Mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut revoir,
11:30encore une fois, il faut mettre en place,
11:32comme je l'ai dit, une sacralisation
11:34des atteintes à l'intégrité physique.
11:36Ça passe aussi par le refus de l'aménagement
11:43d'un certain nombre de peines
11:45lorsqu'elles sont supérieures à 6 mois fermes
11:47et qui pourraient être prononcées
11:48dans le cadre des violences,
11:51c'est-à-dire dans le cadre des atteintes
11:52à l'intégrité physique.
12:02Voilà, donc cet adolescent de 14 ans
12:05qui a été maîtrisé par un conseiller
12:07principal d'éducation
12:08est actuellement en garde à vue.
12:09Mais que risque-t-il ?
12:11Alors, il y a le Parquet de Marseille
12:12qui a ouvert une enquête
12:13pour tentative d'assassinat.
12:15S'il a tout son discernement,
12:16s'il n'y a pas d'abolition du comportement,
12:18il risque 20 ans de prison
12:18parce qu'il a 14 ans
12:20et donc la peine est réduite de moitié.
12:22C'est effectivement ce qu'il risque,
12:2320 ans de prison.
12:24Nous sommes avec Jadran Sverdlin
12:26qui est professeur des écoles
12:27dans un établissement
12:28à côté du Collège Lacanale d'Aubagne
12:30et il est fait partie de CGT Éducation.
12:33Bonsoir, M. Sverdlin.
12:34Merci d'être avec nous en direct.
12:36Ce qui s'est passé vous inquiète aujourd'hui
12:40sur la santé mentale des adolescents ?
12:45Évidemment.
12:46Donc, permettez-moi d'abord
12:48d'exprimer la solidarité de la famille
12:51et de mon syndicat
12:52envers les victimes, les personnels,
12:55les élèves et leurs proches
12:56et envers toute la communauté éducative.
13:01Après, au niveau du constat que vous faites
13:03sur la santé mentale,
13:04évidemment, on ne l'a pas joué.
13:08Alors, on ne vous entend pas très très bien
13:10si vous pouviez peut-être de votre côté
13:12faire quelque chose.
13:13Faire pivoter un micro
13:14parce qu'on a un petit problème
13:18lorsque l'on vous écoute.
13:20On va refaire des tests
13:20et puis on revient vers vous dans un instant.
13:22Olga Giverney est restée avec nous,
13:24la députée ensemble pour la République de l'Ain.
13:26C'est vrai que c'est un drame saisissant.
13:29En France, on n'a quand même pas l'habitude
13:30de voir comme ça un jeune, si jeune,
13:33de 14 ans, venir avec une arme
13:35dans un collège.
13:36Alors, peut-être pour se venger
13:37d'un harcèlement, on ne sait pas.
13:38On verra s'il donne des explications
13:40lors de sa garde à vue.
13:41Qu'est-ce qu'on peut faire pour prévenir,
13:43pour sécuriser peut-être davantage les collèges ?
13:45Il y a toujours ce débat sur les porties
13:47qu'on pourrait mettre,
13:48notamment à l'entrée des établissements scolaires.
13:50Oui, alors c'est sûr qu'en tant que députée,
13:52mais aussi en tant que maman,
13:53qui ont des jeunes dans des établissements,
13:56quand on les envoie à l'école,
13:57on veut qu'ils soient dans les meilleures conditions.
14:00Quand bien même, je pense qu'il ne faut pas créer
14:03un effet de sur-emballement,
14:04notamment en faisant des liens,
14:06comme a pu faire Mme Marine Le Pen,
14:08avec les événements autour des lycées.
14:11Je crois que c'est vraiment un événement
14:12qui est très isolé,
14:13avec une façon de procéder
14:14qui est vraiment différente
14:15de ce qu'il y a pu avoir
14:18dans les mouvements ces derniers jours.
14:20Donc je pense que vraiment,
14:22si on veut en appeler à la responsabilité
14:24des adultes et des politiques,
14:26c'est de vraiment dissocier les faits.
14:29Et aujourd'hui, ça interroge.
14:31Ça interroge plutôt sur la santé mentale.
14:33Évidemment, on se pose tous la question
14:35qu'est-ce qui a pu faire qu'un matin,
14:37ce jeune qui, en plus,
14:39a eu accès à des armes à feu chez lui,
14:41il y a une responsabilité des parents
14:43qui est quand même à poser
14:44et qui interroge.
14:45Et qui doit nécessairement apporter
14:47des réponses sur ce port d'armes
14:50qu'il a pu emmener,
14:52d'une manière à le faire rentrer
14:53dans un établissement.
14:55Moi, je ne suis pas pour sur-sécuriser tout,
14:57puisqu'on sait qu'on n'arrivera jamais
14:59à tout filtrer.
15:00En revanche, la prévention,
15:01elle doit être là,
15:02évidemment, d'être au contact des jeunes
15:03et d'identifier les problématiques
15:05et d'accompagner les personnels
15:08qui, eux-mêmes, soient capables.
15:10– Reconnaissez quand même que le personnel éducatif
15:11est de plus en plus visé,
15:12soit par des islamistes,
15:14soit parfois par des jeunes,
15:16et on l'a vu la semaine dernière,
15:17où des proviseurs ont été blessés
15:20devant leur établissement
15:21dans le cadre de blocages
15:23qui ont mal tourné.
15:23– Là, il n'y a pas de lien direct.
15:25– Il n'y a pas de lien,
15:26mais enfin, c'est des images qui se succèdent
15:27et on voit quand même
15:28beaucoup de personnels éducatifs visés,
15:30ce qui n'était pas le cas avant.
15:31– Effectivement.
15:31– Avant, ne touchez pas un prof.
15:32– Alors, après, d'après les faits,
15:34il a déambulé dans les couloirs
15:36et a pu tirer sur les premières personnes
15:38qu'il a pu voir.
15:39C'est des personnels qui sont là,
15:40qui sont présents et qui sont à leur porte.
15:42– Il est monté au premier étage
15:42de l'établissement,
15:43donc peut-être aussi,
15:44il savait précisément
15:45qu'il voulait viser.
15:45– Peut-être qu'il a été directement
15:47dans les bureaux administratifs.
15:49Et d'ailleurs, je tiens à saluer
15:49le courage des personnels
15:51qui ont réussi à le désarmer.
15:53Heureusement, heureusement,
15:54quatre tirs, ça aurait pu faire
15:55beaucoup plus de dégâts.
15:57Mais il faut avoir du soutien
15:59à ces personnels.
16:00Et je suis sûre que l'ensemble
16:01des collégiens sont en soutien
16:02également du personnel.
16:05Et donc, il faut vraiment
16:06accompagner tout cela
16:07et essayer de comprendre la situation
16:09pour pouvoir faire de la prévention.
16:11– Cette affaire émeut
16:12toute la classe politique.
16:13Il y a Jean-Luc Mélenchon
16:14de la France Insoumise
16:15qui a réagi dans la journée
16:17pour faire part, lui aussi,
16:18de son soutien.
16:19Vous voyez, l'âge de l'assaillant
16:20présumé est un signal d'alarme
16:21sur la circulation des armes
16:23et une alerte maximale
16:24sur le manque de moyens
16:25consacrés à la santé mentale.
16:27Voilà, la santé mentale des ados,
16:28surtout post-Covid.
16:30Là, c'est important.
16:31– Mais pas que post-Covid.
16:32Je crois qu'il faut quand même
16:33qu'on sorte une certaine forme
16:35d'angélisme.
16:36Ne faire une relation de cause à effet
16:37avec le climat actuel,
16:39sûrement pas.
16:40Si ce jeune homme avait dû passer à l'acte,
16:41il serait sans doute peut-être passé.
16:43Mais il est vrai
16:44que le climat actuel
16:45et tous les pédiatres
16:47alertent depuis une vingtaine d'années
16:49sur la violence
16:50qui graigne maintenant
16:51dans l'esprit des jeunes
16:53qui n'ont plus que ce moyen-là,
16:55surtout certains
16:56qui se sentent dévalorisés.
16:57Je crois qu'il y a une forte dévalorisation
16:59et dans les rapports de force
17:00qui permettent tout à fait naturellement
17:02dans une société
17:02de construire une identité,
17:05eh bien, ça débouche sur de la violence.
17:06Pour autant,
17:07pour compléter mon propos tout à l'heure,
17:09autant il faut une prévention claire,
17:10simple, efficace,
17:12mise en place à tous les niveaux,
17:13voire même au niveau des parents,
17:14bien entendu,
17:15il faut une réponse
17:16qui aille sécuriser les enfants.
17:18Et ça,
17:19plusieurs médecins l'ont montré,
17:20un enfant n'est sécurisé.
17:22Avec vos propres enfants,
17:23vous devez le savoir,
17:23quand ils vous cherchent,
17:24il faut qu'ils vous trouvent.
17:26Eh bien, dans ce cas-là,
17:26on répond clairement
17:27avec des repères
17:29et une réponse adaptée,
17:30plus d'autorité,
17:31rapide,
17:31une forme d'autorité
17:32qui soit perçue
17:33à la mesure de l'attente des enfants.
17:35Ils sont en attente,
17:36ils sont perdus,
17:37ils ont besoin de trouver un repère.
17:39Et si ce repère est donné
17:40vite,
17:41à la bonne mesure,
17:42bien entendu,
17:43et que ça serve de leçon,
17:45comme on a l'habitude de dire
17:45très banalement,
17:47eh bien,
17:47on peut penser à avoir un résultat.
17:49Et bien entendu,
17:50c'est pour ça
17:50qu'il faut que l'excuse de minorité
17:52soit revue,
17:53parce que maintenant,
17:54dès l'instant qu'un enfant...
17:54Notamment pour ce jeune,
17:56par exemple,
17:5614 ans,
17:57qui sera jugé
17:58comme un mineur.
17:58Il faut avancer
17:59pour savoir pourquoi
17:59il était comme ça.
18:00Si on découvre
18:01quoi que ce soit derrière
18:02dans la psychologie
18:03et la pathologie éventuelle
18:04de cet enfant,
18:05enfin cet enfant,
18:06Dans tous les cas,
18:06il y a prévéditation,
18:07de toutes les manières.
18:08On ne sait plus le mot
18:09qu'il faut utiliser.
18:10Si on dit gamin,
18:11c'est préjoratif,
18:12voilà.
18:12Donc, si vous voulez,
18:13il faut vraiment
18:14qu'on fasse le point
18:14sur ce qui va être bon pour lui,
18:16mais faire en sorte
18:17que plus jamais ça n'arrive
18:18et qu'on soit dans un système
18:20très libéré,
18:21comment dirais-je,
18:22trop laxiste.
18:23Une des mesures
18:24particulièrement importantes,
18:25c'est aussi la prévention sécuritaire
18:27autour des lycées,
18:28autour des écoles
18:29et des collèges.
18:30Qu'est-ce qu'on pourrait faire
18:30pour sécuriser davantage
18:31les fouilles,
18:32davantage de fouilles ?
18:33Alors, les fouilles,
18:34mais sachant que ce n'est pas
18:35l'alpha et la méga,
18:36on voit bien que c'est...
18:37Il s'est arrivé
18:37avec un étui à guitare
18:38et l'arme est cachée
18:40dans cet étui.
18:41Oui.
18:41C'est sûrement...
18:42On arrive à un étui à guitare
18:43dans un collège ?
18:44Oui, on peut arriver
18:44avec un étui de guitare
18:45mais si on fait de la musique,
18:46c'est conseillé.
18:47C'est difficile de...
18:48Voilà, sachant que les fouilles
18:49sont quand même limitées
18:50dans les lycées,
18:51surtout aux heures
18:52d'arrivée et de sortie,
18:53évidemment.
18:54Il y a un embouteillage
18:55tout à fait normal.
18:55Il y a tous les facteurs pratiques
18:57qu'il faut quand même voir.
18:58Mais je pense que
18:58si véritablement
19:00nos jeunes gens
19:01avaient des repères,
19:02ce qu'ils ont...
19:02Et les portiques ?
19:03Est-ce qu'il faut mettre
19:03des portiques ?
19:04La cannelle en a
19:05depuis très longtemps.
19:06Ils fonctionnent bien d'ailleurs.
19:07Il y a des portiques à la cannelle ?
19:08Bien sûr, il y a des portiques.
19:09Regardez, vous les voyez là.
19:10On les voit derrière.
19:11Vous les voyez derrière.
19:12Attends, pardon.
19:12Dans ce cas-là,
19:13l'arme,
19:14elle passe malgré le portique.
19:15Oui, parce que les fouilles
19:16ne sont pas tout à fait complètes.
19:18Elles sont limitées
19:19d'un détecteur, en fait.
19:20Il n'y a pas de détecteur.
19:20Il n'y a pas de détecteur ?
19:22Non, mais les portiques
19:24sont pour filtrer les entrées
19:25et pour pouvoir saturer
19:26en fait de regarder
19:28rapidement les sacs.
19:29Mais peut-être
19:29il y avait-il aussi
19:30des signaux faibles
19:30de la part de cet adolescent
19:31qui n'ont pas été...
19:32Alors, il y avait des rapports.
19:33Ce qu'on dit,
19:34c'est qu'il y avait
19:34des rapports sur lui,
19:36mais qu'on n'arrivait pas
19:37forcément à le maîtriser,
19:40à le garder...
19:41Ce sont ces signaux faibles
19:42qu'il faut connaître
19:43et savoir que derrière...
19:45Ils s'embrouillent
19:46avec des camarades de classe ?
19:47Ce profil de l'enfant
19:50assez...
19:50Enfin, de l'adop
19:51qui commence à se mettre
19:52en retrait.
19:53On me fait du tort,
19:54je me mets en retrait
19:55et puis d'un seul coup,
19:55la violence sort
19:56parce qu'il a ruminé.
19:58Ceci s'est ruminé
19:59pendant des heures
19:59et des habitudes.
20:00Mais il y a des questions
20:01sur les portiques.
20:02Alors, il y a des portiques
20:04à l'entrée de ce collège
20:05La Canale,
20:06mais ce ne sont pas
20:07des portiques
20:07qui détectent les métaux.
20:09Ce sont des portiques
20:10en fait comme des sas
20:11pour simplement contrôler
20:13les élèves.
20:13Et pour éviter
20:14les intrusions extérieures.
20:15Mais en revanche,
20:16ceux que les personnes
20:21reconnaissent visuellement,
20:22ils ne vont pas avoir
20:22le temps de fouiller tout le monde.
20:23Ils ne vont pas pouvoir
20:24mettre une personne
20:25devant chaque sac
20:25et ouvrir chaque sac.
20:26Souvenez-vous,
20:27Madame la députée,
20:28lorsqu'il y a eu
20:29des attaques aux couteaux
20:30à l'intérieur
20:31de certains établissements,
20:33certains proposaient
20:34de mettre en place
20:34des portiques
20:35pour détecter les métaux
20:36et notamment les couteaux.
20:37Il n'y en a pas au collège.
20:38Est-ce que ça serait
20:39une solution ?
20:40C'est une solution supplémentaire,
20:42sachant que rien n'est absolu.
20:44Sachant que c'est un coût aussi.
20:45Sachant que je n'ai pas
20:47le chiffre en tête,
20:48mais j'ai vu passer
20:48un chiffre tout à fait extraordinaire
20:49de détection de couteaux
20:51depuis qu'on a quand même
20:53eu les drames
20:54des professeurs décapités.
20:56Donc on a trouvé
20:57beaucoup, beaucoup d'armes.
20:58Aujourd'hui,
20:58on organise des défouilles
21:00dans certains collèges,
21:01établissements.
21:0228 000 depuis mars 2025.
21:04C'est des défouilles aléatoires.
21:05C'est des défouilles aléatoires.
21:07Et effectivement,
21:08l'objectif,
21:08c'est de sensibiliser
21:10et de voir exactement
21:12qu'est-ce qui rentre
21:13dans le col des collèges
21:14ou les lycées.
21:15Par exemple,
21:15ce jeune homme,
21:16il rentre avec son étui
21:17de guitare,
21:19il a caché son âme à l'intérieur,
21:21à aucun moment,
21:21il a été fouillé.
21:22Non.
21:22Mais pourquoi il le serait ?
21:24Est-ce qu'on veut vraiment
21:25fouiller tous nos élèves ?
21:29On peut demander aux élèves
21:30d'ouvrir leur sac.
21:31C'est ce qu'on fait aussi,
21:32d'ailleurs, souvent.
21:33Et quand vous parlez
21:34de détection de métaux...
21:35Non, mais à l'entrée de BFM,
21:36quand vous arrivez ici,
21:37il y a un portique.
21:38Et vous mettez dans des détecteurs.
21:40Et quand vous arrivez avec un sac,
21:41vous êtes obligés
21:41d'enlever vos affaires.
21:42Et est-ce que véritablement
21:43votre sac est ouvert tous les jours ?
21:45Quand on commence...
21:45Moi, qui suis salarié ici,
21:47on m'a fait ouvert
21:47mon sac de sport régulièrement, oui.
21:49Alors, peut-être qu'on n'arrive pas.
21:50On n'est pas à 8 heures du matin
21:52avec tout le monde qui arrive.
21:54Il y a une question
21:56de la difficulté des pays.
21:57Mais c'est vrai que
21:57les outils technologiques,
21:58aujourd'hui, pourraient permettre
21:59d'avoir un peu plus
22:00de détection.
22:02Mais particulièrement,
22:02il y a une périphérie
22:02et c'est sûr la confidentialité.
22:04Il y a deux choses
22:04sur lesquelles ont insisté
22:05les ministres.
22:06Et ils ont raison.
22:07Déjà, c'est Mme Roubache
22:09qui disait ça.
22:09C'est chapeau personnel.
22:11Le CPE, c'est-à-dire que
22:13la priorité,
22:14ça a été la protection
22:15des enfants.
22:17C'était une tuerie potentielle.
22:18On était parti
22:19pour une tuerie masse.
22:19Ils ont répondu présent.
22:21C'était certes
22:21un adolescent de 14 ans,
22:23mais il était armé.
22:24Donc déterminé, visiblement.
22:25Chapeau.
22:25Et puis ensuite,
22:25c'est attirer l'attention
22:27sur le souci de santé mentale
22:29de ce profil du jeune homme.
22:31À quoi faisait-il référence ?
22:33Il va falloir s'en occuper.
22:35Mais autre que s'en occuper.
22:36Ce qui est tout à fait extraordinaire,
22:37c'est que...
22:38Et là, l'excuse de minorité,
22:39nous demandons
22:40à ce qu'elle soit revue.
22:40Bien entendu,
22:4114 ans avec une tuerie
22:43de masse potentielle,
22:45tentative d'assassinat,
22:47on est vraiment dans un...
22:48Est-ce qu'il peut aller
22:48en prison, Pauline ?
22:50Ça va dépendre
22:50de ce que décide la justice.
22:51Effectivement,
22:52il y a des établissements
22:53pour mineurs
22:53qui sont effectivement
22:55fléchés pour ça.
22:55Il y a des très jeunes enfants,
22:58adolescents, pardon,
22:59pour des faits gravissimes
23:00qui se retrouvent derrière les barreaux.
23:02Mais effectivement,
23:03il est présent,
23:03étant donné qu'il y a eu
23:04une perquisition
23:05et qu'on a retrouvé
23:05des armes chez le père,
23:06il y a quand même
23:07un partage de responsabilités
23:08importants.
23:08Absolument.
23:08Il y a une question
23:09avec les parents.
23:09Et là, il est vraiment...
23:10C'est pour ça que le père
23:11est en garde à vue.
23:12Voilà.
23:12Et la sensibilisation
23:13qui est faite
23:14vis-à-vis des élèves,
23:15elle doit l'être aussi
23:16avec les parents.
23:17On peut se procurer
23:19un couteau de cuisine
23:19assez facilement
23:20à la maison.
23:21Un fusil de chasse,
23:22c'est quand même
23:23beaucoup plus difficile.
23:24Mais enfin, pardonnez,
23:25ce stade-là,
23:25la sensibilisation,
23:26on est déjà loin.
23:27On va continuer
23:27notre discussion,
23:28mais nous sommes
23:28avec le maire d'Aubagne.
23:29Je vous en prie,
23:30monsieur le maire,
23:31Jean-Pierre Schillari,
23:32qui est avec nous,
23:32maire d'Hiver-Gauche d'Aubagne.
23:34Bonsoir, monsieur le maire.
23:35Merci d'être en direct
23:36avec nous sur BFM TV.
23:38Déjà, une chose,
23:40est-ce que cet adolescent
23:42était connu localement ?
23:44Est-ce que sa famille
23:45aussi était connue
23:45pour des problèmes
23:46divers et variés ?
23:50Non, pas du tout.
23:52Non, non.
23:52Ni la famille,
23:53ni l'élève
23:55n'étaient connus
23:56sur la commune d'Aubagne.
24:00Là, il est actuellement
24:01en garde à vue.
24:03Vous étiez auprès
24:04du personnel.
24:04Dans quel état d'esprit
24:06est-il,
24:06le personnel éducatif ?
24:11Alors oui,
24:12j'étais avec le personnel
24:13et avec les élèves aussi.
24:15Alors, le personnel
24:16qui est intervenu
24:19sur les faits
24:21commence à réaliser
24:22ce qu'il s'est passé.
24:24Il y avait une...
24:26Je parlais avec une professeure
24:28qui, de suite...
24:29Alors, il y a eu
24:30un problème d'alarme.
24:31Ils ont eu
24:31l'alarme incendie.
24:33Donc, l'alarme incendie,
24:34ça veut dire
24:34qu'il faut évacuer.
24:35Et puis,
24:36l'alarme intrusion
24:37où il faut se confiner.
24:38Mais c'est l'alarme incendie
24:39qui a sonné.
24:40Donc,
24:41quand les élèves sont sortis
24:43avec les professeurs,
24:44ils sont tombés...
24:44Certains,
24:45ils sont tombés
24:45nez à nez
24:46avec l'élève
24:47avec l'arme.
24:48Donc, il y a eu
24:49un moment de panique.
24:50Ils se sont allongés.
24:51Et puis, ils se sont vite
24:52rentrés dans la classe.
24:53Et là,
24:53ils se sont enfermés.
24:55Et j'ai discuté
24:56avec la professeure
24:57qui n'avait qu'un souci.
24:58C'était de se renfermer,
24:59de protéger les enfants.
25:01Et puis,
25:01elle m'a dit...
25:02Et puis,
25:02j'ai réalisé
25:03que j'ai mon enfant aussi
25:05dans le collège
25:06et qu'il a 11 ans.
25:07Eh bien,
25:07j'ai passé à mon enfant
25:08après avoir pensé aux élèves.
25:11Oui,
25:11parce qu'il faut rappeler
25:12qu'il a tiré
25:13à l'intérieur d'une classe.
25:15Alors,
25:15heureusement,
25:16le tir a atteint le tableau,
25:18mais il n'y a pas eu de victime.
25:19Enfin,
25:19on imagine
25:20que les élèves
25:22sont choqués,
25:23très choqués même.
25:24Les deux professeurs
25:25qui se trouvaient également
25:25à l'intérieur de cette classe
25:27ont dit
25:28que peut-être
25:29ce jeune
25:30était victime
25:31de harcèlement.
25:31Est-ce que
25:32le personnel éducatif
25:33que vous avez rencontré
25:34vous a parlé
25:35du profit de ce jeune ?
25:40Ils m'ont plutôt dit
25:40qu'il était introverti.
25:42Voilà,
25:43il était introverti.
25:44C'est vrai
25:44qu'il a tiré
25:45dans la classe,
25:45il a tiré
25:46sur le tableau
25:48et le bruit
25:50du coup de feu
25:51a même
25:53assez
25:54résonné
25:55dans la classe
25:55et certains élèves
25:57ont été
25:57incommodés
25:58par le bruit
25:59du coup de fusil.
26:02Les collégiens
26:03là maintenant
26:04dans quel état
26:05d'esprit sont-ils
26:06ils vont être pris
26:06en charge
26:07psychologiquement
26:07j'imagine
26:08monsieur le maire.
26:12Il y a eu
26:13environ
26:13une soixantaine
26:14de personnes
26:15prises
26:15par la cellule psy
26:17que ce soit
26:18des élèves
26:19ou que ce soit
26:19des personnes
26:20de l'enseignement.
26:22La cellule psy
26:23sera ouverte encore
26:24toute la journée
26:25de demain
26:25et s'il faut encore
26:27continuer
26:28à la mettre
26:28en fonction
26:29elle sera ouverte
26:29les jours suivants.
26:31Demain
26:33le collège
26:33sera fermé
26:34aux élèves
26:34ce sont les enseignants
26:36mais qui ont besoin
26:37de parler entre eux
26:38qui ont besoin
26:39de faire un petit
26:40un débriefing
26:42que faire
26:43si ça se reproduit
26:44parce qu'il
26:45faut en parler
26:46et puis les élèves
26:47ils vont revenir
26:49progressivement
26:50dans deux jours
26:51mais certains
26:52n'en ont pas
26:52pour faire
26:52pour faire des cours
26:54pour parler encore
26:56parce que là
26:56il faut qu'ils évacuent
26:57ils vont parler
26:58avec leurs enseignants
26:59après avoir parlé
27:00avec leurs parents
27:02Ce collège
27:03le collège
27:03Lacanale
27:04est-ce que c'est
27:04un collège
27:05difficile ?
27:09Pas du tout
27:10c'est un collège
27:10même
27:11qui est
27:11qui est réputé
27:12pour avoir
27:13une certaine
27:15originalité
27:16dans l'enseignement
27:17je peux vous dire
27:19qu'il y a même
27:20un chien
27:21qui est
27:21jusqu'à présent
27:23il y avait un chien
27:23qui était à l'intérieur
27:24du collège
27:25qui faisait les classes
27:27d'ailleurs ce matin
27:28c'était pour des cours
27:29de violon
27:31donc il y avait
27:32le conservatoire
27:33qui travaillait
27:35sur la musique
27:36moi il y a 5 jours
27:38j'ai participé
27:39à l'anniversaire
27:40des 40 ans
27:41de ce collège
27:42et les collégiens
27:44avaient fabriqué
27:45une immense fresque
27:47en céramique
27:47puisqu'Auban
27:48c'est le pays
27:48de la céramique
27:49donc ils ont fait
27:50des carreaux
27:51ils les ont fait cuire
27:52ils les ont
27:54émaillés
27:55puis ils ont fait
27:56un immense arbre
27:57avec les branches
27:58qui représentent
27:59plusieurs pays
27:59puis ensuite
28:00ils nous ont donné
28:01un spectacle extraordinaire
28:02j'ai senti une osmose
28:03entre les enseignants
28:06les élèves
28:07et les parents
28:09on est loin
28:10de l'image
28:11du collège
28:11des quartiers
28:12pas du tout
28:13pas du tout
28:14merci monsieur le maire
28:16maire d'Hiver-Rouge d'Aubagne
28:17monsieur Jean-Pierre Skilari
28:18merci d'avoir été
28:19en direct avec nous
28:20sur BFM TV
28:21on parle beaucoup
28:22de la santé mentale
28:23de certains jeunes
28:24notamment
28:25depuis la sortie
28:26du Covid
28:26une fois qu'on a dit ça
28:27qu'est-ce qu'on fait
28:28parce qu'une fois
28:28qu'on fait le constat
28:29qu'il y a un problème
28:30avec cette santé mentale
28:31de cette génération
28:33comment on peut agir
28:34comment les pouvoirs publics
28:35peuvent-ils agir
28:36il y a eu des choses
28:36qui ont été faites
28:37c'est-à-dire un accès
28:38aux psychologues
28:39facilité
28:40avec une prise en charge
28:42et un remboursement
28:43également
28:43pour tous ceux
28:43qui ne se sentent pas bien
28:45il y a évidemment
28:46les cellules de discussion
28:48qui sont faites
28:49et puis les questions
28:50de commémoration
28:51vous le rappelez
28:52demain
28:52est un jour également
28:54de commémoration
28:55d'un événement aussi tragique
28:56l'assassinat Dominique Bernard
28:57tout à fait
28:58et donc c'est également
28:59le moment de pouvoir
29:00avoir un temps
29:01de discussion
29:02et de parole
29:04pour pouvoir avancer
29:05sur ces sujets-là
29:07et d'identifier
29:08quels sont les sujets
29:09de crispation
29:10oui mais dans les établissements
29:11scolaires
29:11il n'y a plus de médecins
29:13scolaires titulaires
29:15qui restent là
29:16qui connaissent ses élèves
29:17c'est peut-être ça aussi
29:18qui manque
29:19ou des médecins
29:20par la ancienne médecine scolaire
29:21non mais aussi des infirmières
29:22dont c'est un rôle
29:24permanent
29:24et elles ont un rôle
29:25fondamental
29:26elles sont une sorte
29:27de recours
29:28qui n'est pas le professeur
29:29qui n'est pas le parent
29:30et qui peut permettre
29:31de dire certaines choses
29:32dans tous les domaines
29:33d'ailleurs on est dans la loi
29:34la semaine dernière
29:35on était dans la loi intégrale
29:36c'est aussi par les infirmières scolaires
29:37que ça doit passer
29:38nous avons fait passer
29:40des amendements
29:40demandant plus
29:41de personnel d'écoute
29:43les infirmières
29:44sont parfaitement adaptées
29:45ce qu'on a à dire
29:46au professeur
29:47voilà
29:47et c'est ce repérage nécessaire
29:49parce que
29:51la dévalorisation
29:52moi je tiens vraiment
29:53à ce terme
29:53nos jeunes gens
29:54se sentent dévalorisés
29:56et ça
29:56tant qu'on ne les valorisera pas
29:57le problème aussi
29:58c'est le niveau scolaire
29:59parce que s'ils étaient
30:00plus vaillants
30:01en termes de connaissances
30:02on s'est bien aperçu
30:03que cela permettrait
30:04aussi de pouvoir
30:05faire la part des choses
30:06un petit peu plus
30:07et là malheureusement
30:07le niveau général
30:08s'étant abaissé
30:10ils perdent là aussi
30:11des repères
30:11on va retourner à Aubagne
30:13retrouver Maxime Branch
30:147h en direct
30:14pour BFM TV
30:15c'est notre envoyé spécial
30:16après ce qui s'est passé
30:17ce matin
30:18tout début de matinée
30:19à Aubagne
30:19dans ce collège
30:20Maxime
30:20où un adolescent de 14 ans
30:22a blessé à coup de fusil
30:23le principal de son collège
30:24ainsi qu'une enseignante
30:28oui c'était ce matin
30:29à 9h
30:30et là vous voyez
30:30il est 18h à ma montre
30:32et le collège
30:33est totalement vide
30:33alors il est vide
30:35normalement à 7h
30:36puisque les cours
30:36sont finis
30:37quoi qu'il arrive
30:37mais vous voyez
30:38ce n'est pas des collégiens
30:39qui sont devant ce lycée
30:40c'est des policiers
30:41alors il y a ceux
30:42qui gardent la place
30:43mais on voit aussi
30:43beaucoup de policiers
30:44sortir avec des brassards
30:46on ne peut pas les identifier
30:47exactement
30:47vous voyez la dame devant
30:48mais c'est sûrement
30:49des enquêteurs
30:50qui sont là
30:50en train de continuer
30:51les investigations
30:53à l'intérieur de ce collège
30:54vous le disiez
30:54ça s'est passé ce matin
30:55peu après 9h
30:57quand un très jeune homme
30:5914 ans
31:00en 3ème
31:00est rentré dans ce collège
31:01avec un étui à guitare
31:03dans lequel il cachait
31:05un fusil de chasse
31:06peut-être un fusil de chasse
31:07appartenant à son père
31:08en tout cas
31:09on sait qu'il a été
31:10placé en garde à vue
31:11son père
31:11après la perquisition
31:12et donc ce jeune homme
31:12il a fait un périple
31:14dans ce collège
31:15il est monté d'abord
31:16au premier étage
31:17où il a tiré
31:18en direction d'un proviseur
31:19et d'une professeure
31:20qui ont été blessés
31:21leurs jours
31:22n'ont jamais été en danger
31:23mais de ce qu'on m'expliquait
31:25à l'instant
31:26le proviseur
31:27est un peu plus touché
31:28quand même
31:28puisque les plombs
31:29ont d'après ce qu'on me dit
31:31transpercé
31:31ses vêtements et sa peau
31:32ce qui ne serait pas le cas
31:33de la professeure
31:34qui serait donc
31:35rentrée chez elle
31:35me disait-on
31:36une source
31:38à la mairie
31:39et donc l'élève
31:39a continué son périple
31:41il est monté au deuxième étage
31:42où là il a visiblement
31:42tiré plusieurs fois
31:43une fois dans le sol
31:45et une autre fois
31:45dans une classe
31:46mais en direction d'un tableau
31:47il n'y a pas eu d'élève
31:48et d'autres personnes
31:49blessées fort heureusement
31:50et il a été
31:52interpellé
31:53en tout cas arrêté
31:53alors qu'il continue
31:54dans les escaliers
31:55par un CPE
31:56un membre du personnel éducatif
31:58ici de ce collège
32:00à Aubagne
32:01devant lequel on se trouve
32:03Merci Maxime Brandschetter
32:04le père du jeune homme
32:07enfin le père de l'adolescent
32:08est en garde à vue
32:09l'enfant, l'adolescent
32:10lui-même aussi
32:12Laurent Nunes
32:12le ministre de l'Intérieur
32:13a parlé de tentative
32:14d'assassinat
32:15écoutez ce témoignage
32:16d'une jeune fille
32:17qui était sur place
32:18au moment justement
32:19où les tirs ont commencé
32:21J'ai eu très très très peur
32:23surtout que j'ai été
32:24un peu blessée
32:25par des éclats de balles
32:27dans la cuisse
32:27donc c'est très légèrement
32:29mais sur le coup
32:29je me suis dit
32:29que j'avais été touchée
32:31par la balle
32:32et que j'allais mourir
32:33donc finalement non
32:36mais j'ai eu très très peur
32:38je me suis surtout inquiétée
32:39pour mes amis
32:40parce que j'avais aucun moyen
32:41de communication
32:42nos portables étaient restés
32:44dans les sacs
32:44les sacs étaient dans les salles
32:45j'avais envie de les contacter
32:48de savoir s'ils allaient bien
32:49mais je ne pouvais pas
32:54Eric Delbecq
32:54qui est avec nous
32:55Eric Delbecq
32:56spécialiste en sécurité intérieure
32:58il vient de sortir
32:58La trahison des élites
32:59aux éditions
33:00Robert Laffont
33:01bonsoir
33:02on voudrait vous faire réagir
33:04on va parler de ce qui se passe
33:05en ce moment dans le pays
33:06cette colère sociale
33:07cette violence aussi
33:08qui se manifeste
33:09chez les jeunes
33:09et les moins jeunes
33:10mais un mot sur
33:11sur ce qui s'est passé
33:13à Aubagne
33:13on ne connaît toujours pas
33:14les motivations de l'élève
33:15mais on est frappé
33:16par son jeune âge
33:1714 ans
33:18il a un fusil de chasse
33:19il l'a sans doute pris
33:20à son père
33:20il arrive déterminé
33:22dans son collège
33:23à 9h25
33:24il tire plusieurs fois
33:25il monte à l'étage
33:26il vise deux personnes
33:27en particulier
33:28qui sont blessées
33:28notamment le proviseur
33:30puis finalement
33:31il est maîtrisé
33:32par le CPE
33:32ça dit quelque chose
33:34de cette violence
33:35qui s'est installée
33:36chez certains de nos jeunes
33:37ah oui totalement
33:38et puis finalement
33:39ce qui est paradoxalement
33:41étonnant
33:42c'est qu'on soit étonné
33:44parce que des agressions
33:45au milieu scolaire
33:45ça fait quand même
33:46un certain nombre d'années
33:47qu'on en a
33:49rappelez-vous encore
33:50dans l'actualité
33:51ce qu'on a connu
33:52il y a quelques semaines
33:53d'enfants de 7-8 ans
33:54qui agressent
33:55leurs professeurs
33:56qui leur tapent dessus
33:57qui essaient de leur mettre
33:58des claques
33:59des agressions au couteau
34:00on a oublié tout ça
34:02mais là on passe une étape
34:03et ça fait penser
34:04à ce que les Etats-Unis
34:06vivent depuis longtemps
34:06des fusillades de masse
34:08ça aurait pu être
34:09une tuerie de masse
34:10si le CPE
34:11n'avait pas maîtrisé
34:12à un moment donné
34:12ses élèves
34:13ce d'autant plus
34:14qu'il y a une explosion
34:15du phénomène
34:16à l'échelle internationale
34:17en ce moment
34:18je travaille avec
34:19un autre spécialiste
34:20de sécurité intérieure
34:21et chercheur
34:22Alexandre Rod
34:23on suit ça
34:23tous les deux
34:25on écrira sans doute
34:26dans l'avenir
34:27sur ce sujet là
34:28donc c'est pas comme si
34:29la réalité internationale
34:30nous enseignait pas
34:31qu'il y avait effectivement
34:32une tendance à la montée
34:33de la violence
34:33en milieu scolaire
34:34qu'il faut ausculter
34:36de toute urgence
34:36et même dans notre pays
34:38l'idée c'est de raisonner
34:40en termes d'étapes
34:41c'est-à-dire que le fait
34:41qu'un jour ce soit
34:42une arme à feu
34:43et pas une arme blanche
34:43n'était qu'une question
34:45de temps
34:46cette violence
34:47on l'a vu également
34:48la semaine dernière
34:49dans le cadre
34:50de cette mobilisation
34:51lycéenne
34:52avec des adultes
34:54aussi visés
34:54du personnel éducatif
34:57blessés
34:58et puis beaucoup
34:59de casses également
35:00on n'hésite pas
35:00à casser sa fac
35:02son lycée
35:03à y mettre le feu
35:04c'est inquiétant
35:05j'imagine
35:06vous allez pas dire
35:07le contraire
35:07mais est-ce que ça
35:08on l'a vu venir ?
35:09C'est dans le pronom
35:10possessif aussi
35:11qu'il peut y avoir
35:12que le diable
35:13peut se cacher
35:13c'est-à-dire
35:14son lycée
35:15sa fac
35:15pour peu
35:16que tous les gens
35:16qui ont été
35:17les plus violents
35:17soient des lycéens
35:19qui ne sont pas
35:19qu'inscrits
35:20administrativement
35:21Alors si ce ne sont pas
35:21des lycéens
35:22ce sont qui alors ?
35:23Un certain nombre
35:24de jeunes
35:25dont on n'a pas forcément
35:26la trace administrative
35:28vous savez la fameuse
35:28catégorie nid
35:29c'est ni en formation
35:31ni en éducation
35:32ni dans l'emploi
35:33parfois pour avoir parlé
35:35avec des forces de l'ordre
35:35sur le terrain
35:36vous avez des jeunes
35:36qui connaissent
35:37qui sont en fait
35:38les petits stupeux
35:39du narcotrafic
35:41des zones d'un côté
35:42Et qu'est-ce qu'ils font là ?
35:43Pourquoi ils viennent ?
35:43Ah ben ça c'est une excellente question
35:45alors pour certains
35:46la violence est devenue
35:47un mode de vie
35:47d'autres sont probablement
35:49instrumentalisés
35:50politiquement
35:50il faut arriver à en faire
35:51Même les stupeux
35:52comme vous appelez ?
35:53Vous avez aujourd'hui
35:54une masse un petit peu
35:56criminogène
35:57de gens
35:57et notamment de jeunes gens
35:59de mineurs
35:59de jeunes majeurs
36:00qui sont en fait
36:01entre guillemets
36:02dans tous les bons coups
36:04ça va des émeutes
36:05dites Naël
36:06en 2023
36:07ce qu'on connaît aujourd'hui
36:08trafic de stupe
36:09agression
36:10atteinte aux personnes
36:12parce qu'encore une fois
36:13on a des gens
36:13qui vivent aujourd'hui
36:14de et pas
36:15la violence
36:16donc vous voyez que
36:17notre capacité à dire
36:19c'est des lycéens
36:21qui ont été violents
36:22à voir
36:22il faudrait profiler
36:24un peu tout ça
36:24et voir à qui on a affaire
36:26Mais si les policiers
36:27les connaissent
36:28pourquoi on ne les arrête pas ?
36:30Certains ont été arrêtés
36:30il y a des gardes à vue
36:31mais dada
36:31c'est-à-dire que
36:33tous ces gens
36:37ces individus
36:38que la justice connaît
36:39mais qu'on ne traite pas
36:41judiciairement
36:41c'est-à-dire
36:42ils font
36:433, 5, 10, 15,
36:4630 délits
36:47mais à chaque fois
36:48ils ne vont pas en prison
36:50vous les retrouvez
36:52et ils ont un sentiment
36:54d'impunité
36:55qui est effectivement
36:55assez développé
36:57donc ils se disent
36:58au contraire
36:58tant qu'on gagne
37:00on joue
37:00voilà
37:01donc en fait
37:02on retrouve
37:04des gens
37:05d'une fois sur l'autre
37:05et après
37:05pour ceux
37:06qui sont des mineurs
37:07qu'on ne connaît pas
37:07en fait
37:08on les connaît
37:09toujours un peu
37:10et on connaît
37:11un profil turbulent
37:12vous pouvez avoir
37:12vous pouvez en avoir
37:14quelques-uns
37:14qui sont
37:16comment je pourrais dire ça
37:18primo-activés
37:19c'est-à-dire que
37:19c'est la première fois
37:20mais vous avez
37:21généralement
37:22des gens
37:22qui peuvent avoir
37:232-3 sujets
37:24notamment
37:24effectivement
37:25de santé mentale
37:26donc vous voyez
37:26faire le tri
37:27entre tous ces gens-là
37:28c'est pas évident
37:28il y a un compte
37:29qui a été fait
37:30depuis le début
37:30de ces manifestations
37:31lycéennes
37:32la casse
37:32en Ile-de-France
37:33c'est 8 millions
37:34et demi d'euros
37:34et là
37:35rien que pour la journée
37:36d'aujourd'hui
37:36puisqu'il y a quand même
37:37eu des mouvements
37:38il y a eu de la casse
37:38400 000 euros
37:39de dégâts
37:40une seule journée
37:41à qui on envoie
37:42la note alors là
37:43ah ben nous payons tous
37:45collectivement
37:45alors certains responsables
37:47politiques
37:47il faudrait que ce soit
37:48les parents de ces casseurs
37:49qui payent
37:50notamment le maire d'Anière
37:51qui fait payer
37:53aux parents
37:55la casse
37:56il y a raison
37:57est-ce que ça peut être
37:58ça peut porter ses fruits
38:00ça cette façon de faire
38:00si vous voulez
38:01moi je suis un petit peu
38:02sceptique sur le principe
38:03j'allais dire civique
38:05pourquoi pas
38:05encore faut-il que les gens
38:06soient solvables
38:07que ce soit pas un serpent de mer
38:08mais il y a quand même
38:09au bout du compte
38:09il y a quand même
38:10une question de rétablissement
38:11de l'autorité
38:12alors je vais mettre
38:13les pieds dans le plat
38:13mais si des hauts
38:15responsables politiques
38:16voient un chef de l'État
38:17expliquer aux forces de l'ordre
38:18qu'il faut perdre preuve
38:19d'empathie
38:20et de pédagogie
38:21si vous voulez
38:21on est quand même
38:22mal barré
38:23sur le rétablissement
38:24de l'autorité
38:25c'est ce qu'aurait dit
38:26Emmanuel Macron
38:27il voudrait que les policiers
38:29fassent preuve d'empathie
38:30vis-à-vis des jeunes
38:32c'est pas ça
38:32qu'on attend d'un policier
38:34alors on attend
38:35d'un policier
38:36ou d'un gendarme
38:36du discernement
38:37et de la proportionnalité
38:38en fait l'empathie
38:40ou la pédagogie
38:40quand on parle
38:40des forces de l'ordre
38:41c'est un non-sens absolu
38:43ça n'a aucune cohérence
38:44ça n'a aucune rationalité
38:45le discernement
38:46oui bien sûr
38:47la proportionnalité
38:48bien sûr
38:48mais il est là
38:49pour incarner l'ordre
38:50et l'autorité
38:50bah oui
38:51là c'est
38:52si vous voulez
38:52au mieux
38:53c'est de la démagogie
38:55et au pire
38:56c'est une forme de complaisance
38:57que je ne m'explique pas
38:58et en tout cas
38:58qui moi me désempart
38:59parce qu'on a peur
39:00de cette jeunesse
39:00parce qu'on a peur
39:01d'une bavure
39:02on a peur
39:02de retrouver un jeune
39:03sur le carreau
39:04ça veut dire
39:04que le chef de l'état
39:05n'a pas confiance
39:06en ses forces de l'ordre
39:06et c'est bien dommage
39:07mais là dans votre livre
39:09je rappelle
39:09qui s'appelle
39:10la trahison des élites
39:11aux éditions Robert Laffont
39:12vous dites en fait
39:13la violence est devenue
39:14un défi de civilisation
39:15c'est-à-dire avant
39:15on pouvait avoir peur
39:18des attentats
39:18on pouvait avoir peur
39:19de la guerre
39:19on a une peur
39:20qui aujourd'hui
39:21est là
39:22au quotidien
39:23et qui nous habite
39:24celle de la violence
39:25c'est pour ça
39:26que je parle
39:26d'insécurité permanente
39:28et d'angoisse
39:29on n'est plus
39:30sur une question
39:31de peur sécuritaire
39:32on a peur
39:32de quelque chose
39:33en particulier
39:33on a une angoisse diffuse
39:35qui fait qu'on est
39:36en permanence
39:36en train de se demander
39:37ce qui va se passer
39:38et que n'importe quel événement
39:39peut donner lieu
39:41à de la violence
39:42à des émeutes
39:43à quelque chose
39:44d'incontrôlé
39:45oui mais vous parlez
39:46de trahison des élites
39:47c'est même le titre
39:48de votre dernier livre
39:49vous dites l'État
39:50l'entreprise à culture
39:51pourquoi cette trahison
39:52et comment elle s'exprime
39:53cette trahison
39:53alors moi je pense
39:54qu'il y a fondamentalement
39:55dans tout ça
39:56un refus du réel
39:57c'est à dire
39:58qu'on a notamment
39:59un personnel politique
40:00mais parfois aussi
40:01des intellectuels
40:02des écrivains
40:02qui en fait
40:03ne veulent plus nommer
40:04ce qui se passe
40:05dans le réel
40:05ce qu'ils voient
40:05et que tous les citoyens voient
40:07ce qui est producteur
40:08d'un affaiblissement
40:09voire d'une pulvérisation
40:11de la parole politique
40:12totale
40:12c'est à dire
40:13oui de toute façon
40:14ils se sont fait une spécialité
40:15de nous expliquer
40:16et que ce que nous voyons
40:17n'existe pas
40:19moi je pense
40:20qu'aujourd'hui
40:20expliquer aux français
40:22qu'il y aurait
40:23un sentiment d'insécurité
40:24que ça n'existe pas vraiment
40:25que c'est une illusion
40:26ou un fantasme
40:27ça commence quand même
40:28par exemple
40:29Laurent Nunez
40:29se refuse à utiliser
40:31le terme d'ensauvagement
40:33alors bon
40:33là pour le coup
40:34moi je ne comprends pas pourquoi
40:35en tout cas moi
40:36quand vous savez un peu
40:37comment se passe
40:38un phénomène de foule
40:39et que vous pratiquez
40:40comme ça politiquement
40:41on ne peut pas
40:42ensuite expliquer
40:43qu'on n'a aucune responsabilité
40:45on a bien évidemment
40:46une responsabilité
40:47parce que vous échauffez
40:48les esprits
40:49et que par ailleurs
40:50un certain nombre d'entre eux
40:51ont fait partie
40:52d'organisations
40:53qui savent aussi
40:54ce que c'est qu'un réseau
40:55le développement
40:56d'un mouvement
40:57en masse comme ça
40:58et puis
40:59il y a eu quand même
41:00un député
41:01dans Laurent
41:02qui a appartenu
41:03à un mouvement
41:04bien connu
41:04en région lyonnaise
41:05dont on connaît
41:06le passé
41:07exactement
41:08donc on ne peut pas
41:09nous dire
41:09qu'il n'y a pas
41:10de responsabilité
41:10merci Eric Delbec
41:12et puis après
41:12il y a des scénarios
41:14qui sont établis
41:15dans votre livre
41:16l'affaissement
41:17ou le redressement
41:18face à cette violence
41:19avec même une question
41:20guerre civile ou pas
41:20mais ça je vous laisse
41:21le découvrir
41:22les éléments de réponse
41:23en lisant
41:23la trahison des élites
41:25Eric Delbec
41:25c'est aux éditions
41:26Robert Laffont
41:26merci d'avoir été avec nous
41:28merci d'avoir regardé

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