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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Eric Olegas.
00:00:30Tout à fait inquiétants, sans parler de guerre civile, on a des symptômes qui sont tout à fait alarmants.
00:00:35Bien entendu, je vais écourter la présentation de notre équipe, bien sûr, il y a Anissa, Julien et Zach,
00:00:40pour vous dire que cette radio est plus que jamais à l'écoute de ce qui se passe dans ce
00:00:45pays,
00:00:45et que cette émission qui s'appelle la France dans tous ses états,
00:00:48eh bien aujourd'hui la France est effectivement dans un état de grande inquiétude
00:00:52par rapport à ce qui se passe autour des émeutes lycéennes.
00:00:57La direction de cette maison, la rédaction, sont évidemment à l'écoute permanente.
00:01:02Nous sommes sur le terrain, d'autant plus que nous annonçons depuis longtemps que ce pays est en souffrance,
00:01:08qu'il peut y avoir des débordements, qu'il peut y avoir des crises,
00:01:10et là nous assistons à certaines scènes, à certaines situations,
00:01:13à des configurations qui sont, à notre avis, des motifs de grande inquiétude.
00:01:18On espère que les pouvoirs publics vont évidemment comprendre les mesures nécessaires.
00:01:22Ce que l'on entend ici et là, les témoignages, et justement nous allons en avoir.
00:01:27Signale un grand, grand malaise dans ce pays,
00:01:30et la République est un petit peu ébranlée.
00:01:34Synthèse de plusieurs crises, depuis les agriculteurs, là ce sont les lycéens,
00:01:38on a eu une tentative de gilets jaunes, les pompiers qui sont en colère, les fonctionnaires.
00:01:42Voilà, les conditions d'un grand bouleversement social sont en train peut-être de se rassembler,
00:01:48nous ne voulons pas prédire de malheur, mais nous sommes conscients d'urgence de la situation,
00:01:53et Sud Radio, bien entendu, veut être le reflet de cette inquiétude.
00:01:58C'est pour ça, nous vous appelons, ceux qui nous écoutent,
00:02:01et cette radio du Parle-en-Vray est celle, et votre porte-voix.
00:02:05Nous n'avons pas seulement besoin de votre témoignage,
00:02:07nous avons aussi besoin de votre avis,
00:02:09que vous nous disiez là où vous êtes, en fonction de ce que vous vivez,
00:02:12en fonction de ce que vous voyez,
00:02:12ce que cela vous inspire,
00:02:15et bien entendu, on a besoin de votre analyse et de votre opinion
00:02:18pour décrire cette situation plus qu'inquiétante.
00:02:22Voilà, le message est lancé.
00:02:24Nous allons donc commencer cette émission,
00:02:26nous devions parler de la redéfinition du crime de Crépaule
00:02:31en attaque contre la race blanche, en dénonciation,
00:02:34et finalement, nous nous consacrons aux émeutes lycéennes.
00:02:37Nous aurons deux enseignants,
00:02:39Bernard Ravé, qui est un ancien directeur d'établissement essayiste,
00:02:42et Hugo d'Orger, qui est prof d'Angla-Villeurbanne,
00:02:44qui nous donneront chacun leur version et leur approche
00:02:46de cette situation tragique.
00:02:49André Bercoff vous parlera,
00:02:51et il essaiera de comprendre pourquoi,
00:02:53alors que nous le laisser brûle,
00:02:55Emmanuel Macron regarde Bardella,
00:02:57c'est très évidemment un petit clin d'œil ironique à la situation,
00:03:01et puis nous recevrons,
00:03:02nous recevrons, quelque part ça rentre dans l'actualité,
00:03:05sur le thème de tout surmonter,
00:03:08est-ce que nous fabriquons,
00:03:09est-ce que nous avons de quoi nous armer contre des gens qui seraient tentés par la lâcheté,
00:03:15par la démission, par la renonciation,
00:03:17et bien non, il y a toujours un moyen de se soulever,
00:03:19de surmonter,
00:03:20et c'est Patrice Franceschi,
00:03:22l'auteur de ce livre,
00:03:23qui sera avec nous pendant une heure,
00:03:25une demi-heure,
00:03:26mais il restera avec nous ensuite de 13h30 à 14h,
00:03:28pendant une demi-heure,
00:03:30voilà, il nous donnera les clés pour faire face à l'adversité,
00:03:33pour le sursaut qu'on peut avoir,
00:03:36comment donner du sens à une souffrance,
00:03:38et comment essayer de la transformer en façon de continuer à se battre,
00:03:44et puis nous ouvrons l'antenne dès 13h30,
00:03:46nous l'ouvrirons en permanence si vous voulez nous appeler,
00:03:48mais dès 13h30,
00:03:50vous qui nous écoutez,
00:03:51l'antenne vous sera ouverte,
00:03:52pour que vous nous appeliez,
00:03:53que vous donnez votre maniage et votre avis,
00:03:55sur ce qui se passe aujourd'hui en France,
00:03:56voilà la situation,
00:03:57petit état de crise,
00:03:59mais voilà,
00:03:59la France est dans tous ses états,
00:04:01et nous en sommes aujourd'hui ici,
00:04:03les témoins sur Sud Radio.
00:04:04Sud Radio,
00:04:06la France dans tous ses états,
00:04:08l'humeur de Péricault.
00:04:11Asim Bonanga,
00:04:15Asim Bonanga,
00:04:29en dialecte Isisoulou,
00:04:30veut dire,
00:04:31il n'est pas là,
00:04:32ou il n'est plus là,
00:04:33c'est une chanson magnifique,
00:04:35composée par Johnny Clegg,
00:04:37en un l'heure de Naissance de Mandela,
00:04:38et Asim Bonanga fut,
00:04:40à un moment donné,
00:04:41l'hymne national,
00:04:42l'hymne de combat,
00:04:42de cette insurrection du peuple sud-africain,
00:04:45contre le pouvoir,
00:04:47contre les bouffoirs blancs,
00:04:47tout un symbole,
00:04:48et aujourd'hui,
00:04:49nous assistons à Nantes,
00:04:51à l'incendie du lycée Nelson Mandela,
00:04:55c'est vraiment un symbole,
00:04:56et quand je dis,
00:04:57les sauvageons brûlent eux-mêmes,
00:04:59le symbole du vivre ensemble,
00:05:01Nelson Mandela fut l'apôtre du vivre ensemble,
00:05:03et c'est lui qui a permis,
00:05:04que l'Afrique du Sud,
00:05:05qui était devenue un état,
00:05:07où l'apartheid était une forme de racisme institutionnel,
00:05:11avec une discrimination totale des populations noires,
00:05:13et malgré tout,
00:05:14il est arrivé à surmonter,
00:05:15sans passer par la révolution,
00:05:17il y a eu bien sûr des heures,
00:05:18il y a eu des morts,
00:05:19mais le miracle de Nelson Mandela,
00:05:21c'est d'avoir réussi à réunifier le pays,
00:05:23et que les blancs et les africains,
00:05:26puissent vivre ensemble,
00:05:27et le lycée Nelson Mandela,
00:05:29brûle à Nantes,
00:05:30en République française,
00:05:31en septembre 2026,
00:05:34et nous avons par ailleurs,
00:05:35un professeur à Marseille,
00:05:37qui a été arrosé d'essence,
00:05:39on sait que dans les banlieues,
00:05:40dans les banlieues justement du Cap,
00:05:42et de Johannesburg,
00:05:44et de Pretoria,
00:05:45on mettait un pneu,
00:05:46autour de celui que l'on voulait détruire,
00:05:48tuer,
00:05:49et qu'on mettait le feu,
00:05:50donc,
00:05:51cette essence autour d'un prof,
00:05:52c'est un symbole extrêmement inquiétant,
00:05:55c'est un symbole révoltant,
00:05:56c'est un symbole terrifiant,
00:05:58je ne dis pas que le pays est affaibissant,
00:06:00il y a des zones de tensions,
00:06:02et de violences extrêmes,
00:06:03mais nous avons le comportement,
00:06:05j'allais dire,
00:06:06d'une population lycéenne,
00:06:07ce sont des jeunes,
00:06:08ce sont des jeunes qui vont devenir étudiants,
00:06:10j'ai à 67 ans participé à des manifestations,
00:06:13quelquefois avec de la violence,
00:06:14bien entendu,
00:06:15du mécontentement,
00:06:16je pense à la tragédie de Manico Séquine,
00:06:18je m'en souviens aussi,
00:06:19les manifestations contre la loi de Vaquet,
00:06:21dont on sait aujourd'hui qu'elle était,
00:06:22finalement,
00:06:23pas si bête que ça,
00:06:24et il y avait toujours des débordements,
00:06:26mais nous n'avions,
00:06:27n'assistions pas à cette forme de violence,
00:06:29que l'on qualifie de violence de sauvageon,
00:06:31et quand Jean-Pierre Chabainement,
00:06:32ministre de l'Intérieur,
00:06:34en 99,
00:06:35utilise ce terme de sauvageon,
00:06:37il est lynché,
00:06:38évidemment,
00:06:38par son camp politique,
00:06:39par la gauche,
00:06:39on considère que ce terme est indigne,
00:06:41et ce que l'on voit aujourd'hui,
00:06:42c'est exactement un comportement de sauvageon,
00:06:44ce sont des comportements barbares,
00:06:46on voit même,
00:06:47à un moment donné,
00:06:49des jeunes soutenus par quelques leaders et quelques agitateurs,
00:06:53passer à l'acte,
00:06:54avec des actes d'une violence qui ne correspondent pas à ceux d'une manifestation lycéenne.
00:06:58On sait que la situation de l'école et de l'éducation nationale est tragique,
00:07:02on sait que ces gouvernements successifs n'ont pas pris la mesure de la gravité,
00:07:06ou s'ils l'ont prise,
00:07:07ils ne se sont pas donné les moyens de le résoudre,
00:07:09et que l'école aujourd'hui,
00:07:10qui est le fondement de la République,
00:07:11si ce n'est plus la machine à intégrer,
00:07:13et bien nous irons à une division saignante,
00:07:16tragique de ce pays.
00:07:17L'école de la République,
00:07:18c'est le fondement de la France.
00:07:19Si elle est malade,
00:07:20la France est malade,
00:07:21et nous payons aujourd'hui,
00:07:22nous le constatons,
00:07:23non seulement dans les niveaux scolaires,
00:07:25et dans les comportements,
00:07:26et j'allais dire,
00:07:27dans les régulations sociales,
00:07:28nous payons cet effondrement de l'école,
00:07:31là, nous le voyons de façon physique.
00:07:33Cette école,
00:07:33quand on se dit qu'elle fabrique des crétins,
00:07:35aujourd'hui,
00:07:36est-ce qu'elle fabrique des sauvageons ?
00:07:37En tout cas,
00:07:38les scènes auxquelles nous assistons,
00:07:39sont des scènes qui sont incompatibles
00:07:41avec les lois,
00:07:41les vertus de la République,
00:07:42avec nos valeurs démocratiques,
00:07:44avec celles d'un pays civilisé.
00:07:45C'est pour ça que l'attitude est là,
00:07:48et la classe politique,
00:07:50bien entendu,
00:07:50le gouvernement est à l'écoute.
00:07:52Nous espérons qu'ils trouveront la solution.
00:07:54On va rentrer en période électorale.
00:07:55Est-ce qu'il y a des décisions importantes à prendre ?
00:07:57Est-ce qu'il y a un message très fort à envoyer ?
00:07:59En tout cas,
00:07:59nous, à Sud Radio,
00:08:00nous sommes à l'écoute,
00:08:01nous sommes conscients,
00:08:01nous sommes sensibles à cette tragédie,
00:08:03et bien entendu,
00:08:03je redis,
00:08:04nous comptons sur vous,
00:08:05qui nous écoutez,
00:08:06pour nous appeler,
00:08:06vous faire part de votre avis,
00:08:08et autrement,
00:08:09de votre témoignage,
00:08:10parce que la situation l'exige,
00:08:12et parce que nous voulons que cette information,
00:08:13et ce parlant vrai,
00:08:14soit toujours la réalité de ce qui se passe dans ce pays.
00:08:18La mobilisation lycéenne passe un cap.
00:08:20On en parlait ici même,
00:08:22il y a deux jours,
00:08:22on parlait de l'odeur du soufre qui monte.
00:08:25Eh bien,
00:08:25on ne pensait pas voir les choses se dérouler aussi rapidement à Nantes.
00:08:30Le lycée Nelson Mandela a été touché par un incendie.
00:08:33Ce matin,
00:08:33le feu a atteint le hall et la façade avant d'être maîtrisée.
00:08:37La proviseur adjointe évoque un incendie volontaire,
00:08:40dont, bien sûr,
00:08:40les circonstances restent à établir.
00:08:42Cet incendie intervient pendant la mobilisation lycéenne,
00:08:45pour davantage de moyens,
00:08:46et le remplacement des enseignants absents,
00:08:49des causes nobles,
00:08:50mais qui sont aujourd'hui le détonateur de violences
00:08:52qu'on n'a pas vu venir si vite.
00:08:54D'autres violences ont été rapportées à Lille,
00:08:56un enseignant agressé à Toulouse,
00:08:57un membre de la direction jeté au sol et frappé,
00:09:00alors qu'il tentait d'éteindre un feu.
00:09:02Un professeur aspergé d'essence à Marseille.
00:09:05On va en parler avec Hugo d'Orger,
00:09:06professeur d'anglais à Villeurbanne,
00:09:08ainsi que Bernard Ravet,
00:09:09essayiste et principal pendant 15 ans à Marseille.
00:09:16Les violences lycéennes
00:09:18prennent des proportions à ce jour
00:09:19que personne n'avait vu venir.
00:09:21Comment est-ce possible ?
00:09:22Comment a-t-on pu en arriver là ?
00:09:24Nous allons en parler avec Bernard Ravet,
00:09:26ancien directeur d'établissement.
00:09:27Ceci dit, un petit rectificatif au sujet
00:09:30du professeur aspergé d'essence à Marseille.
00:09:32Le rectorat indique que les proviseurs
00:09:34du lycée Victor Hugo
00:09:35n'ont pas été directement visés par des jeunes
00:09:37les ayant aspergés.
00:09:39En réalité, ils ont été éclaboussés
00:09:40lorsque les individus mettaient
00:09:42de l'essence dans des conteneurs.
00:09:44Il y a néanmoins une violence insoutenable.
00:09:47Bernard Ravet, bonjour.
00:09:49Bonjour Bernard Ravet.
00:09:50Bonjour Bernard Ravet.
00:09:51Merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:09:53Vous êtes ancien directeur d'établissement à Marseille
00:09:56et vous êtes essayiste.
00:09:58Donc c'est un monde que vous connaissez bien.
00:10:01Votre expérience s'est avérée et reconnue.
00:10:04Bernard Ravet, est-ce que vous comprenez
00:10:06le désarroi, la colère et l'exaspération,
00:10:10j'allais dire, des lycéens,
00:10:12du monde éducatif, de cette jeunesse ?
00:10:14Ou est-ce que la tournure que prennent
00:10:16certains événements commence à vous inquiéter sérieusement ?
00:10:19Alors, je comprends l'inquiétude des lycéens.
00:10:25Elle est légitime à la fois par rapport au contexte économique,
00:10:31j'allais dire aux angoisses que peuvent provoquer
00:10:34les problèmes d'orientation post-bac.
00:10:37Je vais dire, je ne reviendrai pas sur Parcoursup.
00:10:40Mais je pense aussi qu'on est dans une désespérance de la jeunesse
00:10:45et cette désespérance, j'allais dire, elle ne date pas d'aujourd'hui
00:10:50et elle est particulièrement sensible par rapport à ces territoires perdus
00:10:56de la République, par rapport à ce que Fourquet définit
00:11:00comme l'archipélisation de la France.
00:11:04Donc on a une jeunesse qui ne se sent plus en République.
00:11:07Et ne se sentant rejetée, abandonnée de la République,
00:11:13normalement, elle se rebelle, elle vit son adolescence.
00:11:18Ce qui m'inquiète le plus, c'est la récupération politique de tout ça.
00:11:25En préparant cette rencontre avec vous, je vais vous lire un petit texte
00:11:30et je vais vous faire, allez, c'est sur une autre chaîne,
00:11:33bientôt l'heure des 1000 euros.
00:11:35Mes prédécesseurs et moi-même avons appelé déjà plusieurs reprises
00:11:40votre attention sur les mesures en vue d'éviter
00:11:44et de réprimer toute agitation de sources de buts politiques
00:11:47dans les lycées et collèges.
00:11:49Un certain nombre d'incidents récents m'obligent à revenir encore
00:11:53sur ce sujet d'importance capitale pour la tenue
00:11:56des établissements d'enseignement du second degré.
00:11:58Je vous mets au défi, non, ce n'est pas Édouard Jeffrey qui a écrit ça.
00:12:04Mais c'est tout simplement le 31 décembre 1936, j'en sais.
00:12:10Donc la récupération politique de l'agitation de la jeunesse,
00:12:17ce n'est pas quelque chose de nouveau dans notre histoire.
00:12:19On rappelle qui est Jean-Jé, ministre de l'Éducation nationale du Front populaire,
00:12:23donc membre du Parti radical socialiste,
00:12:25auteur de la fameuse directive justement sur le comportement,
00:12:28le sens de la laïcité par rapport à la tenue, l'accoutrement,
00:12:32directif qui serait totalement d'actualité si on l'appliquait aujourd'hui.
00:12:35Et Jean-Jé qui a été assassiné par la milice,
00:12:38il a été arrêté par le régime du maréchal Pétain
00:12:40et assassiné un grand héros de la République
00:12:43et quelqu'un que nous vénérons, que nous pouvons vénérer
00:12:45pour son engagement, son courage et sa dignité.
00:12:48C'est incroyable Bernard Ravé.
00:12:50Lorsque je vous entendais parler,
00:12:51je pensais que c'était effectivement un texte d'actualité.
00:12:53C'est un texte qui a plus de 80 ans
00:12:56et qui nous raconte exactement ce qui est en train de se passer dans ce pays.
00:12:59Merci pour ce témoignage, en tout cas.
00:13:01Vous, vous êtes inquiet là ou non quand même ?
00:13:02Vous commencez à...
00:13:03Ça, c'est jamais vu dans ces proportions-là de violence.
00:13:06Ah non, je connais d'autant bien,
00:13:09on vient d'avoir la mise au point sur le lycée Victor Hugo,
00:13:12j'étais le collège le plus proche du...
00:13:15Enfin, j'étais principal du collège.
00:13:17Vous voyez à quel point un chef d'établissement
00:13:20a une relation, j'allais dire, viscérale
00:13:22avec l'établissement qu'il dirige
00:13:26du collège le plus proche, du collège Victor Hugo.
00:13:29Et moi, ce qui m'inquiète,
00:13:30c'est que quand j'ai arrêté ma carrière en 2015,
00:13:34on gérait de la violence.
00:13:35On gérait de la violence, de la violence entre élèves,
00:13:39de la violence entre les bandes de tel ou tel établissement.
00:13:42Mais cette violence, j'allais dire,
00:13:44elle faisait partie du quotidien de la cité.
00:13:49Aujourd'hui, ce qui est inquiétant,
00:13:51c'est que le quotidien de la cité,
00:13:53d'abord, moi je me pose des questions,
00:13:57la récupération politique, elle existait depuis toujours.
00:14:00Là, elle a pris une autre tournure,
00:14:02et elle a pris une autre tournure,
00:14:04peut-être, quand, j'allais dire,
00:14:07passent en boucle ces images de violence,
00:14:10ces images de poubelles brûlent,
00:14:12et on a commencé par les poubelles,
00:14:15maintenant, c'est l'entrée d'un lycée.
00:14:18Il y a un lycée qui brûle à Nantes, et voilà.
00:14:20Voilà, et là, je dirais que,
00:14:24quand on brûle un lycée,
00:14:27il y a quand même quelque chose
00:14:28qui doit interroger nos politiques.
00:14:30Un de vos confrères et collègues marseillais,
00:14:34Jean-Paul-Luc Brielli,
00:14:35vous connaissez certainement de réputation,
00:14:36a écrit un livre qui s'appelle
00:14:37La Fabrique du Crétin.
00:14:38Est-ce que nous sommes en train d'assister
00:14:40à une fabrique du crétin
00:14:42qui est en train de devenir la fabrique du sauvageon ?
00:14:44Est-ce que la violence s'est introduite
00:14:45dans le milieu scolaire
00:14:46pour que nous assistions à des scènes
00:14:48qui sont celles de guerre civile,
00:14:50qui sont celles qui évoquent le juin 2023,
00:14:52après la mort de Naël ?
00:14:53Jamais on n'a vu des lycéens
00:14:55en arriver à de tels extrêmes.
00:14:59Alors, d'abord, c'est la question
00:15:01black box ou lycéens ?
00:15:04C'est quand même une question.
00:15:07Sur certaines images,
00:15:09on voyait hier deux manifestations.
00:15:11Les lycéens qui manifestaient
00:15:14en toute légitimité,
00:15:16et je pense que certains syndicats
00:15:19d'enseignants modérés
00:15:21ont été capables
00:15:23de porter leur discours
00:15:26qui est un discours commun.
00:15:28J'allais dire,
00:15:29le prof, il n'est pas contre ses élèves,
00:15:31il est avec ses élèves.
00:15:33Ils sont dans la même galère.
00:15:35C'est sûr qu'une classe de lycée
00:15:37à 38,
00:15:39ça ne peut pas fonctionner.
00:15:40Ça ne peut pas fonctionner.
00:15:41Il faut être, j'allais dire,
00:15:46énarque et statisticien
00:15:48pour nous faire croire
00:15:50que ça peut fonctionner.
00:15:51Alors ça, d'un côté, il y a ça.
00:15:53Mais pour moi,
00:15:54c'est à la fois une désespérance
00:15:57d'une partie de la jeunesse
00:15:58et puis d'un autre côté,
00:16:01de la violence,
00:16:02de la violence qui est, je dirais,
00:16:04presque professionnelle.
00:16:06Quand on voit les images,
00:16:10on prend peur.
00:16:11On prend peur.
00:16:11Alors, j'allais dire,
00:16:12c'est presque des milices de jeunes
00:16:15qui sont préparés à s'affronter
00:16:18aux forces de l'ordre.
00:16:20Et puis, de l'autre côté,
00:16:23moi, ce qui m'inquiète,
00:16:24c'est la récupération politique.
00:16:27C'est comment des hommes politiques
00:16:29qui portent, j'allais dire,
00:16:32les couleurs de la République,
00:16:34soit en tant que député,
00:16:35soit en tant que maire,
00:16:37pour être à côté de cette jeunesse
00:16:39et, j'allais dire,
00:16:40l'instrumentaliser,
00:16:42j'allais dire,
00:16:44aussi on revient à notre ami Jean Zay,
00:16:46puisque je crois qu'on partage
00:16:47cette vénération.
00:16:50À l'époque,
00:16:51il se contentait de donner des buvards
00:16:54avec des slogans politiques.
00:16:56Là, les politiques,
00:16:57j'allais dire,
00:16:59ils ne donnent pas des buvards.
00:17:00Alors, justement,
00:17:01Bernard Ravé,
00:17:02nous avons un de vos collègues
00:17:03qui lui est à Villeurbanne,
00:17:05c'est Hugo Dorgère,
00:17:06prof d'anglais.
00:17:07Je pense que Hugo Dorgère
00:17:09est plutôt solidaire
00:17:11de la colère des lycéens.
00:17:12Vous nous entendez,
00:17:13Hugo Dorgère ?
00:17:18Non, non, mais là,
00:17:20c'est un enseignant
00:17:22que nous devons avoir
00:17:23qui s'appelle Hugo.
00:17:23Il va arriver.
00:17:24Donc, nous prenons Sarah
00:17:25de Belgarde.
00:17:26Vous êtes prof de,
00:17:27en attendant Hugo Dorgère,
00:17:28vous êtes prof de français
00:17:29à un collège à Belgarde ?
00:17:31Oui, alors,
00:17:32je suis prof de français
00:17:33en collège maintenant,
00:17:34mais j'ai été prof
00:17:36en lycée également.
00:17:37Et je voulais rebondir
00:17:39sur ce que disait
00:17:40M. L'ancien...
00:17:42Bernard Ravé.
00:17:43Bernard Ravé.
00:17:44Bernard Ravé,
00:17:44qui a tout à fait raison.
00:17:45Donc, il y a une surpolitisation
00:17:47des enfants maintenant
00:17:48qui commence très tôt
00:17:49et cette politisation,
00:17:51elle joue au niveau
00:17:51des programmes notamment.
00:17:52On ne parle pas assez
00:17:53de l'extrême politisation,
00:17:55notamment des programmes
00:17:56d'histoire géo.
00:17:56Et même moi,
00:17:57en français,
00:17:58je vois des pages
00:17:59sur le harcèlement,
00:18:00je vois des pages
00:18:01sur la politique
00:18:01de Mme Dati,
00:18:03etc.,
00:18:04sous couvert
00:18:04de travail en EMC,
00:18:06vous savez,
00:18:07éducation morale et civique.
00:18:08Donc,
00:18:08c'est hyper...
00:18:09Et des programmes,
00:18:10au lieu d'avoir
00:18:11des genres littéraires,
00:18:12maintenant,
00:18:12les programmes,
00:18:12c'est des notions
00:18:13qui sont des notions politiques.
00:18:15On a commencé comme ça
00:18:16avec Hitler.
00:18:17La première chose
00:18:18qu'a fait Hitler en 1933,
00:18:19c'est de thématiser
00:18:19les programmes.
00:18:20Donc là,
00:18:20il y a un vrai danger
00:18:21et je ne peux qu'abonder
00:18:23dans le sens
00:18:23de M. Ravet
00:18:24sur ce qu'a fait Jean Zay.
00:18:26Jean Zay a dit
00:18:27que la politique
00:18:27ne devait pas rentrer
00:18:28dans les établissements.
00:18:29Or,
00:18:29on l'a fait rentrer
00:18:30à force.
00:18:31Et la deuxième chose,
00:18:32c'est en tant que
00:18:33programme de français,
00:18:33quand les enfants
00:18:34n'ont pas de mots,
00:18:35c'est la violence.
00:18:36Et on a tellement
00:18:37cassé l'école...
00:18:38Moi,
00:18:39j'ai eu le cas,
00:18:39j'ai des enfants
00:18:40qui n'arrivaient pas
00:18:40à parler,
00:18:41qui auraient fait écrire
00:18:41des poèmes,
00:18:42et ça allait mieux
00:18:43parce qu'en écrivant
00:18:43des poèmes,
00:18:44ils trouvaient des mots,
00:18:44ils avaient des mots
00:18:45pour le dire.
00:18:46On a tellement appauvri
00:18:48le contenu
00:18:48qu'on donne aux enfants
00:18:49que quand on n'a pas de mots,
00:18:51c'est la violence.
00:18:51Donc, vous pensez...
00:18:52Elle a été fabriquée
00:18:53méthodiquement
00:18:54par tout un arsenal politique
00:18:56pendant 30 ans.
00:18:56Vous voulez dire,
00:18:58Sarah,
00:18:59Sarah,
00:18:59excusez-moi de vous interrompre,
00:19:00vous voulez dire
00:19:00que l'école n'a pas
00:19:01fait son métier
00:19:02puisque si les enfants,
00:19:03si les jeunes,
00:19:04si les lycéens
00:19:04ne savent pas lire
00:19:06et qu'ils ne savent pas écrire,
00:19:07ce n'est pas de la faute
00:19:08de la société.
00:19:08C'est parce que l'école
00:19:09n'a pas su remplir sa mission
00:19:11parce que l'éducation nationale
00:19:12n'a pas été à la hauteur.
00:19:13Et aussi sa mission
00:19:14d'éducation, Péricault.
00:19:15Bien sûr.
00:19:16Parce que à partir du moment
00:19:16où on n'en met pas de limite
00:19:17depuis le primaire,
00:19:18qu'on les fait passer
00:19:19de classe en classe,
00:19:20qu'il n'y a aucune sanction,
00:19:21comment voulez-vous
00:19:22que l'enfant devenu
00:19:23à 16, 17 ans,
00:19:24il comprenne la loi
00:19:25puisqu'on lui a toujours dit
00:19:25qu'il pouvait faire
00:19:26ce qu'il voulait.
00:19:27Donc, il n'y a pas seulement
00:19:28le problème du contenu
00:19:29d'enseignement,
00:19:30il y a aussi le problème
00:19:31du laisser-faire total
00:19:33au niveau éducatif.
00:19:34Alors, vous faites allusion
00:19:36à l'instruction civique
00:19:37qui relève de l'éducation nationale,
00:19:38qui relève de l'école.
00:19:39C'est pour ça que le terme
00:19:40éducation nationale
00:19:40qui a été choisi en 1932
00:19:42est très problématique.
00:19:43Il y a une responsabilité
00:19:44également des familles.
00:19:45On suppose que ces enfants
00:19:46chez eux n'ont peut-être pas
00:19:47les repères et les reports
00:19:49de paramètres
00:19:50pour savoir comment se comporter
00:19:52lorsqu'il y a un conflit.
00:19:53Mais là, quand vous signalez
00:19:54Sarah et que vous n'êtes
00:19:55pas la seule à le faire
00:19:56en disant dès lors
00:19:57qu'ils ne savent plus s'exprimer,
00:19:58qu'ils ne peuvent plus parler,
00:19:59qu'ils ne peuvent plus écrire,
00:20:00eh bien, effectivement,
00:20:01le seul moyen qu'il leur reste,
00:20:03c'est la violence,
00:20:03s'est cassé, s'exprimer.
00:20:05C'est un phénomène
00:20:05qui a été constant dans l'histoire.
00:20:06Mais de le voir aujourd'hui
00:20:08devenir une réalité
00:20:09dans l'école de la République française
00:20:11en septembre 2026,
00:20:12c'est quand même vous dire
00:20:13dans quel état est devenu ce pays
00:20:14et dans quel état
00:20:15ces responsables politiques
00:20:16l'ont laissé plonger, Bernard Ravé.
00:20:17Je pense que vous partagez
00:20:18cette inquiétude.
00:20:20Et ensuite, on prendra Hugo.
00:20:22Je partage tout à fait
00:20:23puisque au collège Jean-Claude Iso
00:20:27qui alimentait le fameux lycée Victor Hugo
00:20:32dont on parlait tout à l'heure,
00:20:34on avait des moyens,
00:20:36on était en REP+,
00:20:37on avait des profs admirables.
00:20:40Moi, je vais dire,
00:20:41je ne cesserai,
00:20:43quand je prends la parole,
00:20:45je pense, je vais dire,
00:20:46il y a l'ombre de Samuel Paty
00:20:48qui, moi, me hante.
00:20:52On avait décidé de mettre
00:20:54tous nos moyens supplémentaires
00:20:56sur une classe
00:20:57qui prenait en charge
00:20:59des élèves de sixième
00:21:01qui ne savaient pas lire.
00:21:04Donc, la décentralisation
00:21:06de l'organisation
00:21:07que nous permettaient
00:21:08les réseaux d'éducation prioritaire.
00:21:10Mais ce jour-là,
00:21:11l'inspecteur d'académie m'a dit
00:21:13Ravé, attention,
00:21:14c'est expérimental
00:21:15ce que vous faites.
00:21:16Évidemment.
00:21:17Bernard Ravé,
00:21:18vous restez avec nous.
00:21:19Nous continuons.
00:21:20Nous bousculons l'ordre
00:21:21de cette émission
00:21:21parce que l'actualité,
00:21:22évidemment,
00:21:23a la priorité
00:21:24et que nous sommes extrêmement sensibles
00:21:25à ce qui se passe dans ce pays.
00:21:26Nous aurons Hugo,
00:21:27nous aurons Thierry,
00:21:27Sarah,
00:21:28vous restez avec nous aussi.
00:21:29Nous continuons cet échange
00:21:30entre vous
00:21:31qui représentez l'enseignement
00:21:32pour savoir exactement
00:21:33où en est cette crise
00:21:34et est-ce qu'il faut vraiment
00:21:35s'inquiéter.
00:21:35Vous restez sur Sud Radio
00:21:36et vous continuez à nous appeler.
00:21:38Bien sûr.
00:21:39Au 0826 300 300.
00:21:42Midi 14h,
00:21:44Sud Radio,
00:21:45la France dans tous ses états,
00:21:47le fait du jour.
00:21:48Voilà,
00:21:48nous sommes toujours
00:21:49avec Bernard Ravé,
00:21:51nous sommes avec Sarah,
00:21:51avec Hugo d'Orger.
00:21:52Nous essayons de comprendre
00:21:54en écoutant les enseignants,
00:21:56ces représentants
00:21:57du monde de l'éducation,
00:21:58l'ampleur de cette crise,
00:22:00la souffrance
00:22:01et la sévérité
00:22:02et la sévérité
00:22:03de la situation
00:22:04parce que nous arrivons
00:22:05à des extrêmes
00:22:06qui n'ont pour l'instant,
00:22:07pour leur jamais été vus
00:22:08dans des affrontements
00:22:09entre les lycéens
00:22:10et les forces de l'ordre.
00:22:11Hugo d'Orger,
00:22:11bonjour,
00:22:12merci d'être avec nous
00:22:13en direct
00:22:13sur Sud Radio.
00:22:14vous nous appelez
00:22:15de Villeurbanne,
00:22:16Hugo d'Orger,
00:22:17je crois comprendre
00:22:18que vous,
00:22:18vous comprenez
00:22:19la colère des lycéens.
00:22:21Tout à fait,
00:22:22moi j'enseigne
00:22:23au lycée
00:22:24Pierre et Gilbert
00:22:25de Brossolette
00:22:26à Villeurbanne
00:22:27et si vous voulez,
00:22:28les raisons de cette colère
00:22:29elles ne sont pas neuves
00:22:31et d'ailleurs
00:22:31elles convergent
00:22:32quelque part
00:22:33avec les revendications
00:22:35syndicales
00:22:36des enseignants,
00:22:37c'est-à-dire que
00:22:38moi j'ai eu l'occasion
00:22:39si vous voulez
00:22:39d'échanger
00:22:41avec des bloqueurs
00:22:42et des bloqueuses
00:22:42et on a beaucoup parlé
00:22:43du manque de personnel
00:22:45dans l'éducation nationale,
00:22:46du manque de moyens,
00:22:47du fait qu'ils sont
00:22:49entassés en fait
00:22:50dans des classes
00:22:50à 35
00:22:51voire plus
00:22:52à 37, 38.
00:22:53Par exemple,
00:22:54moi si vous voulez
00:22:55j'ai enseigné
00:22:57aussi au lycée
00:22:58Robert-Doineau
00:22:59à Voix-en-Velin
00:23:00et il m'est arrivé
00:23:01d'avoir une classe
00:23:02de 38 élèves
00:23:03de ST2S
00:23:04donc c'est des conditions
00:23:05qui sont vraiment
00:23:07difficiles
00:23:08difficiles à vivre
00:23:08pour les enseignants
00:23:09mais aussi
00:23:10pour les élèves
00:23:12nous
00:23:12dans notre lycée
00:23:13ce qui s'est passé
00:23:14c'est qu'on a eu
00:23:15des nominations
00:23:15très tardives
00:23:16du personnel
00:23:17de direction
00:23:19c'est-à-dire
00:23:19qu'il y a une proviseur
00:23:20adjointe
00:23:20qui arrivait
00:23:21juste avant la rentrée
00:23:22et du coup
00:23:23en fait
00:23:24les emplois du temps
00:23:25qui nous ont été proposés
00:23:26n'étaient pas satisfaisants
00:23:28il y a beaucoup
00:23:28d'élèves en fait
00:23:29qui avaient des trous
00:23:30immenses dans leur journée
00:23:31qui terminaient à 18h
00:23:32et c'est difficile
00:23:34le phénomène
00:23:35vous le savez bien
00:23:37le phénomène est ancien
00:23:39ça ne le justifie pas du tout
00:23:40mais le phénomène est ancien
00:23:42de là
00:23:42à ce que l'exaspération
00:23:44voyez
00:23:44ce qu'on a vu
00:23:45c'est les comportements
00:23:46ce sont des scènes
00:23:47est-ce que vous justifiez
00:23:48est-ce que vous comprenez
00:23:50est-ce que
00:23:50est-ce que vous expliquez
00:23:52qu'on puisse en arriver
00:23:53à de tels extrêmes ?
00:23:54et bien
00:23:55si vous voulez
00:23:55pour moi
00:23:56ces extrêmes
00:23:57comme vous les appelez
00:23:58en fait
00:23:59c'est la responsabilité
00:24:00brûler un lycée
00:24:00brûler un lycée
00:24:01j'espère que c'est un extrême
00:24:03mais en fait
00:24:03voilà
00:24:05attendez
00:24:05laissez-moi terminer
00:24:06je vous en prie
00:24:06je vais vous donner
00:24:07mon point de vue
00:24:08moi bien entendu
00:24:09je cautionne pas
00:24:11ces avissements
00:24:12et je suis de tout coeur
00:24:13avec les collègues
00:24:14les pauvres collègues
00:24:14qui ont été touchés par ça
00:24:15mais en fait
00:24:16c'est vraiment
00:24:17là vous réalisez
00:24:18peut-être l'étendue
00:24:19de la maltraitance institutionnelle
00:24:20c'est-à-dire que
00:24:21l'éducation nationale
00:24:23nous a abandonnés
00:24:24en fait
00:24:24et laisse ses collègues
00:24:25en fait
00:24:25être les punching balls
00:24:27de la colère sociale
00:24:28et donc c'est aussi
00:24:29à l'état
00:24:30qui voulait
00:24:31de répondre
00:24:31à cette colère
00:24:34qui a été exprimée
00:24:35et là j'ai vu
00:24:36que le ministre
00:24:38de l'éducation nationale
00:24:39donc monsieur Guéffray
00:24:40il a juste proposé
00:24:42une plateforme
00:24:43de concertation
00:24:45et ça
00:24:46malheureusement
00:24:46ça ne sera pas
00:24:47suffisant
00:24:48moi ça me fait penser
00:24:49au grand débat
00:24:50que Macron
00:24:51avait organisé
00:24:51pendant les Gilets jaunes
00:24:52et ça risque
00:24:54de ne rien changer
00:24:56en fait
00:24:56si vous voulez
00:24:57il faut que
00:24:58donc il y a
00:24:59cette colère
00:24:59qui a été exprimée
00:25:00il faut aussi
00:25:01des dispositifs
00:25:03institutionnels
00:25:03qui permettraient
00:25:04de démocratiser
00:25:05l'éducation nationale
00:25:06et de donner voix
00:25:07au chapitre
00:25:07à des gens
00:25:08qui ne l'ont pas
00:25:09les élèves
00:25:09en premier lieu
00:25:10mais aussi
00:25:11les personnels
00:25:11Hugo Dorgère
00:25:13il n'y a pas
00:25:14que le ministre
00:25:15de l'éducation nationale
00:25:16qui n'est pas
00:25:17à la hauteur
00:25:17de la mission
00:25:18qui lui est confiée
00:25:18ce gouvernement
00:25:19est spécialisé
00:25:20dans la masse
00:25:20d'incompétence
00:25:21du manque de courage
00:25:22et du manque
00:25:23d'initiatives
00:25:24voilà
00:25:25je pense que
00:25:26on va les mettre
00:25:27tous dans le même panier
00:25:28nous avons eu
00:25:29quelques bons
00:25:29ministres de l'éducation
00:25:30on peut peut-être
00:25:31partager les noms
00:25:31on a surtout
00:25:33eu des calamités
00:25:34et je pense que
00:25:35depuis Jacques Lang
00:25:35jusqu'à Najat
00:25:36de Val-au-Belkacem
00:25:37mais je peux en citer
00:25:38aussi de droite
00:25:38ce sont des gens
00:25:39qui ont contribué
00:25:40François Bayrou par exemple
00:25:41qui n'a rien fait
00:25:42ce sont des gens
00:25:42qui ont contribué
00:25:43à l'effondrement
00:25:44et à la destruction
00:25:45de l'école
00:25:46en connaissance de cause
00:25:47parce qu'ils étaient alertés
00:25:48par le corps enseignant
00:25:49des gens tels que vous
00:25:49qui les avez alertés
00:25:50et on a continué
00:25:52la poussière sous le tapis
00:25:53ça sera pour la majorité suivante
00:25:55et on a ce socle de la république
00:25:57je l'ai dit dans mon introduction
00:25:58le fondement de la France républicaine
00:26:00la machine à intégrer
00:26:01qui est essentielle
00:26:02aujourd'hui à l'heure
00:26:03de la mondialisation
00:26:04qui est en panne
00:26:05et on a
00:26:05on a la facture
00:26:07de ce qu'il y a
00:26:07pour autant Hugo Dorgère
00:26:08et je vais demander
00:26:09son avis
00:26:10à Bernard Ravé
00:26:11et à Sarah
00:26:13de Belgarde
00:26:15est-ce que
00:26:15l'école
00:26:17est l'endroit
00:26:18où on apprend
00:26:20la démocratie
00:26:21plutôt que celle
00:26:22où on l'exerce
00:26:22est-ce que vous ne pensez pas
00:26:23que des gens
00:26:23qui sont mineurs
00:26:24ils sont là pour apprendre
00:26:25de façon civique
00:26:26ce qu'est la démocratie
00:26:27de façon pédagogique
00:26:29avoir les savoirs
00:26:30et les enseignements
00:26:31avant de l'exercer
00:26:32et là vous suggérez
00:26:33que non non
00:26:33il faudrait l'exercer
00:26:34tout de suite
00:26:35mais sont-ils prêts
00:26:36à l'exercer
00:26:36s'ils n'en connaissent pas
00:26:37bien les fondements
00:26:38s'ils n'ont pas intégré
00:26:39les valeurs démocratiques
00:26:40de la république
00:26:42je vais répondre
00:26:43en premier
00:26:44après mes collègues
00:26:45moi je pense
00:26:46si vous voulez
00:26:46qu'on apprend
00:26:47en faisant
00:26:48en fait
00:26:48si la démocratie
00:26:50en fait
00:26:50l'idée démocratique
00:26:51ne reste qu'une abstraction
00:26:54les jeunes
00:26:54ils ne vont pas comprendre
00:26:55il faut aussi
00:26:56qu'ils fassent
00:26:57qu'ils puissent s'exprimer
00:26:58qu'on puisse prendre en compte
00:26:59leur avis
00:27:00parce que
00:27:01les institutions
00:27:02au sein des collèges
00:27:03et des lycées
00:27:04si vous voulez
00:27:04par exemple
00:27:05le conseil de vie lycéenne
00:27:06ou les fonctions déléguées
00:27:07bon c'est du spectacle
00:27:08démocratique
00:27:09ces institutions
00:27:10n'ont véritablement
00:27:11pas aucun pouvoir
00:27:12et moi ce que je dis
00:27:14ce que je dis
00:27:15c'est pas de donner
00:27:15tout pouvoir
00:27:16aux élèves
00:27:17mais de leur permettre
00:27:19de décider
00:27:19sur certaines choses
00:27:20par exemple
00:27:21on pourrait imaginer
00:27:22un budget participatif
00:27:23c'est à dire
00:27:24leur permettre
00:27:24en fait
00:27:25de gérer
00:27:25une petite partie
00:27:26du budget
00:27:27du lycée
00:27:28qu'ils pourraient allouer
00:27:30à ce qu'il
00:27:31leur semble bon
00:27:32d'améliorer
00:27:33dans leur établissement
00:27:34ça serait
00:27:34une manière aussi
00:27:35de les intégrer
00:27:37davantage
00:27:38dans la vie
00:27:40du lycée
00:27:41en fait
00:27:41j'ai été délégué
00:27:42de classe
00:27:43attendez
00:27:43j'ai juste une phrase
00:27:46à dire
00:27:46on entend beaucoup
00:27:48et moi je suis assez d'accord
00:27:49on entend beaucoup
00:27:50de parler de moyens
00:27:51dans l'éducation
00:27:52et c'est certainement vrai
00:27:53c'est une éducation nationale
00:27:55qui est considérablement
00:27:56appauvrie
00:27:56il y a des milliers
00:27:57de postes d'enseignants
00:27:57qui ont été supprimés
00:27:58mais il y a aussi
00:27:59une question de
00:28:00je vais dire
00:28:00de paradigme
00:28:01et en fait
00:28:03il y a une absence
00:28:05totale
00:28:05de démocratie
00:28:06en fait
00:28:07dans l'éducation nationale
00:28:08et je trouve
00:28:08que c'est vraiment
00:28:10justement
00:28:10en totale contradiction
00:28:11avec les valeurs
00:28:13qui sont portées
00:28:14par notre république
00:28:16et justement
00:28:16vous parlez
00:28:18d'éducation
00:28:19et en fait
00:28:20comme je vous l'ai dit
00:28:21je pense
00:28:22qu'il faut que
00:28:24je veux dire
00:28:24c'est pas incompatible
00:28:25de faire de l'OMC
00:28:26et d'avoir
00:28:27des responsabilités démocratiques
00:28:28au sein de son lycée
00:28:29Entendez
00:28:30alors je vais demander
00:28:31leur avis
00:28:32à Sarah
00:28:33et à Bernard Ravé
00:28:34je commence par Bernard Ravé
00:28:36Bernard Ravé
00:28:37est-ce que
00:28:38la démocratie
00:28:39de la république
00:28:40doit d'abord
00:28:40s'adresser aux élèves
00:28:41et qu'ils doivent
00:28:42c'est à eux
00:28:43à prendre des décisions
00:28:44en fonction
00:28:45des aspirations
00:28:46qu'ils pourraient avoir
00:28:47sur les orientations scolaires
00:28:48ou le fonctionnement
00:28:50de l'école
00:28:52alors moi
00:28:53l'enseignant
00:28:55Hugo
00:28:58prof d'anglais
00:28:59à Villeurbanne
00:29:00votre collègue
00:29:01moi je suis
00:29:02complètement
00:29:02d'accord avec vous
00:29:04sur l'idée
00:29:05d'une petite partie
00:29:06du budget
00:29:09qui serait gérée
00:29:10par les étudiants
00:29:12enfin par les élèves
00:29:14la démocratie
00:29:15ça s'apprend
00:29:16le seul problème
00:29:17c'est qu'aujourd'hui
00:29:18moi je
00:29:19j'allais dire
00:29:20vous avez parlé
00:29:22de poussière
00:29:22sous le tapis
00:29:23moi je dis
00:29:24aujourd'hui
00:29:24qu'on a quand même
00:29:26deux problèmes
00:29:27de fond
00:29:27c'est l'absence
00:29:29de considération
00:29:30des enseignants
00:29:31à la fois
00:29:32dans
00:29:33je vais dire
00:29:34c'est une profession
00:29:35qui s'est énormément
00:29:37dévalorisée
00:29:38dans l'image
00:29:38qu'elle a
00:29:39dans le grand public
00:29:40mais aussi
00:29:41au sein
00:29:42de son propre ministère
00:29:43moi j'ai l'exemple
00:29:44d'une enseignante
00:29:45qui en 2019
00:29:46est agressée
00:29:47une enseignante
00:29:48de la Drôme
00:29:48où j'ai été élue
00:29:49qui est agressée
00:29:50par un élève
00:29:52où le rectorat
00:29:53a bouclé le dossier
00:29:55le plus rapidement possible
00:29:57pour qu'il n'y ait pas de vague
00:29:58qui aujourd'hui
00:29:59depuis bientôt
00:30:00dix ans
00:30:00a demi-traitement
00:30:01et qui est obligée
00:30:04de faire appel
00:30:04au tribunal administratif
00:30:06pour faire valoir ses droits
00:30:07donc on marche
00:30:09sur la tête
00:30:09je pense que
00:30:10l'enseignant
00:30:12on doit lui redonner
00:30:14dans des débats précédents
00:30:16on parlait de sanctuarisation
00:30:17mais l'enseignant
00:30:19doit retrouver
00:30:19sa vraie place
00:30:21et ce qui moi
00:30:22m'inquiète aussi
00:30:23dans le débat
00:30:25c'est qu'on parle
00:30:25du petit budget
00:30:27vous parlez du petit budget
00:30:28qu'on pourrait leur allouer
00:30:30mais
00:30:30quand on analyse
00:30:32la place
00:30:33et on est en plein
00:30:34débat budgétaire
00:30:35de l'éducation nationale
00:30:38dans
00:30:39le budget
00:30:40de la nation
00:30:41quand on sait
00:30:42que les retraites
00:30:43des enseignants
00:30:43sont comptés
00:30:44dans le budget
00:30:44de l'éducation nationale
00:30:46et qu'on entend
00:30:47quand même
00:30:48des gens dire
00:30:49ah ben finalement
00:30:50un élève
00:30:50dans le privé
00:30:51coûte moins cher
00:30:52à l'État
00:30:53qu'un élève
00:30:53dans le public
00:30:54oui ok
00:30:55mais
00:30:56c'est quand même
00:30:57de l'argent public
00:30:58et je pense
00:30:59aujourd'hui
00:31:00qu'une des causes
00:31:03fondamentalement
00:31:04de notre crise
00:31:05de l'éducation
00:31:06et je pense
00:31:06qu'il est urgent
00:31:07de se dire
00:31:08la démographie scolaire
00:31:09nous permet
00:31:10il nous offre
00:31:11une aubaine
00:31:11il y a moins
00:31:13d'élèves
00:31:14que la réponse
00:31:15du ministre
00:31:16soit
00:31:16aujourd'hui
00:31:17sur 5 ans
00:31:18on sanctuarise
00:31:19le nombre
00:31:20de postes
00:31:21de profs
00:31:22message reçu
00:31:22je vais vous demander
00:31:24de rester
00:31:24est-ce que vous pouvez
00:31:25rester à l'antenne
00:31:26avec nous
00:31:27Hugo, Sarah
00:31:28Bernard Ravé
00:31:29nous allons écouter
00:31:31André Bercoff
00:31:32qui lui aussi
00:31:33va donner son avis
00:31:34sur un phénomène
00:31:35d'actualité
00:31:36par rapport
00:31:37à cette crise lycéenne
00:31:38et puis nous reprenons
00:31:39l'antenne avec vous
00:31:39et on finit
00:31:40cet échange passionnant
00:31:41qui révèle parfaitement
00:31:43la situation
00:31:43merci pour votre courage
00:31:45merci pour vos propos
00:31:46merci de dire les choses
00:31:47telles que vous les pensez
00:31:48cette radio
00:31:48c'est le parlons vrai
00:31:49vous inquiétez
00:31:52à ceux qui nous écoutent
00:31:53à tout de suite
00:31:54sur Sud Radio
00:31:54on écoute André Bercoff
00:32:01Sud Radio
00:32:03la France dans tous ses états
00:32:04vous êtes bien sûr
00:32:05Sud Radio
00:32:06il est 12h46
00:32:07nous sommes en plein
00:32:08dans l'actualité
00:32:09le débat sur la crise lycéenne
00:32:11nous avons
00:32:12Bernard Ravé
00:32:13qui nous appelle de Marseille
00:32:14Hugo d'Orger
00:32:15de Villeurbanne
00:32:15et je voudrais reprendre
00:32:16je voudrais
00:32:16Sarah vous êtes toujours là
00:32:17à Belgarde
00:32:20Sarah vous êtes toujours là
00:32:21à Belgarde
00:32:21oui oui je suis là
00:32:22oui Sarah je voudrais
00:32:23que vous me donniez
00:32:24votre avis
00:32:24sur l'échange
00:32:25qu'il y a eu
00:32:25entre Bernard Ravé
00:32:27et Hugo d'Orger
00:32:27avec des points
00:32:28de conciliation
00:32:28et des divergences
00:32:29vous pensez
00:32:30qu'il y a un manque
00:32:31de démocratie
00:32:32aujourd'hui
00:32:32dans le fonctionnement
00:32:33de l'école
00:32:34je suis désolée
00:32:35je pense que
00:32:36comment dire
00:32:37vous avez parlé
00:32:38de la démocratie
00:32:39au niveau des élèves
00:32:39moi je rejoins
00:32:40alors j'aurais deux choses
00:32:41à dire
00:32:42premièrement
00:32:42je rejoins mes collègues
00:32:43sur le fait
00:32:44que la première démocratie
00:32:45c'est celle
00:32:46de l'agent de base
00:32:47c'est à dire
00:32:47l'enseignant
00:32:48qui n'est pas écouté
00:32:49depuis 30 ans
00:32:49parce que si on était écouté
00:32:50on n'en serait pas là
00:32:51parce qu'on a prévenu
00:32:52depuis très longtemps
00:32:53vous êtes d'accord
00:32:54la suite
00:32:54tous les trois
00:32:55c'est clair
00:32:55voilà donc la première démocratie
00:32:57c'est déjà
00:32:57nous écouter
00:32:58nous ce qu'on ne fait pas
00:33:00deuxièmement
00:33:01les élèves
00:33:01pour moi
00:33:02ce qui est du collège
00:33:03vous avez parlé
00:33:04de votre expérience
00:33:04Perico
00:33:05moi ce que je vois
00:33:06en collège
00:33:06non seulement
00:33:07on a des délégués
00:33:08mais on a des éco-délégués
00:33:09on a le conseil départemental
00:33:11qui a voulu nous donner
00:33:12de l'argent
00:33:12pour nous mettre
00:33:13des enseignants
00:33:15nous offre des bus
00:33:16pour qu'ils aillent
00:33:16se balader
00:33:17au conseil départemental
00:33:18en collège
00:33:19ils retiennent
00:33:20très très peu
00:33:20et ils perdent des heures
00:33:21par exemple
00:33:22les fameux procédés démocratiques
00:33:24sur le harcèlement
00:33:25on a désigné
00:33:26des ambassadeurs harcèlement
00:33:27on demande à des gamins
00:33:28qui ne savent pas
00:33:29écrire et lire
00:33:30au lieu d'aller en cours de français
00:33:32on les enlève du cours
00:33:32pour qu'ils aillent se former
00:33:33pour prendre des plaintes
00:33:35de leurs camarades
00:33:35donc moi je veux bien
00:33:36la démocratie
00:33:37mais là vous mettez
00:33:37l'enfant en danger
00:33:38puisqu'il va prendre des plaintes
00:33:40qui peuvent aussi se retourner
00:33:40contre lui
00:33:41et toutes ces fariboles
00:33:43il est temps de virer
00:33:44tout ça d'éducation
00:33:45et de reprendre
00:33:46de l'enseignement
00:33:46pur et dur
00:33:47voilà moi c'est ça
00:33:48que j'ai à dire
00:33:48la démocratie
00:33:49elle passe par la connaissance
00:33:50par la formation
00:33:51du citoyen éclairé
00:33:52or comme dit Jean-Paul Brigheli
00:33:54c'est la fabrique des crétins
00:33:55alors on fabrique des crétins
00:33:57qui ne pourront pas
00:33:59réagir prévigemment
00:34:00c'est très malin en fait
00:34:01bon écoutez
00:34:02on va écouter
00:34:03on va écouter
00:34:04André Bercoff
00:34:05qui lui va s'exprimer
00:34:07et va se poser la question
00:34:08est-ce que pendant
00:34:09que le lycée brûle
00:34:10Emmanuel Macron
00:34:11ne serait pas en train
00:34:12de regarder Bardella
00:34:13on ne sait pas
00:34:14si le président de la République
00:34:14a une harpe
00:34:15pendant ce temps là
00:34:16mais en tout cas
00:34:16André va nous donner son avis
00:34:17vous allez voir
00:34:18ça va être assez pertinent
00:34:20ici Sud Radio
00:34:22les français parlent au français
00:34:26les carottes sont cuites
00:34:28Sud Radio Bercoff
00:34:29dans tous ses états
00:34:30tiens mais éloignez-vous
00:34:32d'abrutis
00:34:33mais tu ne l'as pas comme ça
00:34:34par contre
00:34:34je me dis tout de suite
00:34:42c'est débile
00:34:53mais qu'est-ce qui se passe
00:34:55mais qu'est-ce qui se passe
00:34:57dans cette France apaisée
00:34:59tout va bien
00:35:01ou tout va bien
00:35:02alors
00:35:03on ne va pas les citer tous
00:35:04lycée Nantes
00:35:06lycée Nelson Mandela
00:35:08à Nantes
00:35:08en feu
00:35:10lycée Sonia de Delonay
00:35:12en feu
00:35:14ou en tout cas en partie
00:35:15lycée Stéphane Essel
00:35:18de Toulouse
00:35:19et bien c'est là
00:35:20où il y a un professeur
00:35:20qui a été jeté par terre
00:35:22et tabassé
00:35:22lycée Léonard de Vinci
00:35:25à Roubaix
00:35:25voilà
00:35:27un peu partout
00:35:27ça flambe
00:35:28alors
00:35:29c'est une révolte
00:35:31Sire
00:35:31ou c'est une révolution
00:35:33ni l'un ni l'autre
00:35:34c'est
00:35:35on entretient la chose
00:35:36alors
00:35:36que les élèves
00:35:38soient pas
00:35:39dans les meilleures conditions
00:35:40c'est évident
00:35:41que les professeurs
00:35:42soient
00:35:43effectivement
00:35:44sous-payés
00:35:45on le sait
00:35:46doivent-ils être aussi
00:35:48maltraités
00:35:48que les policiers
00:35:50qui essayent
00:35:51d'éteindre
00:35:51l'incendie
00:35:53se fassent tabasser
00:35:54ben oui
00:35:55mais c'est comme ça
00:35:55toute la police
00:35:57est tueur
00:35:59ce sont des tueurs
00:36:00alors qu'est-ce qui se passe
00:36:02là-dedans
00:36:02il se passe
00:36:02et bien comme d'habitude
00:36:03on est en allé
00:36:04en bonne année
00:36:06voilà
00:36:06on va refaire
00:36:08Naël
00:36:09au profil
00:36:09d'obtempérer
00:36:10il y a 3 ans
00:36:11on va refaire un peu
00:36:13le même scénario
00:36:14mais le scénario
00:36:15pourquoi ?
00:36:16qu'il y ait des problèmes
00:36:17tout le monde le sait
00:36:18mais alors évidemment
00:36:19la solution
00:36:20c'est de flamber
00:36:21et la solution
00:36:22c'est intéressant
00:36:22vous avez entendu
00:36:23dans le sonore
00:36:24quelqu'un qui disait
00:36:25c'est débile
00:36:26et bien ce personne
00:36:27c'était Antoine Léaumont
00:36:29débuté
00:36:30la France Insoumise
00:36:32effectivement c'est débile
00:36:33monsieur le député
00:36:34mais dites-moi
00:36:35qui entretient
00:36:36qui met de l'huile
00:36:36sur le feu
00:36:37qui entretient
00:36:38comme ça la flamme
00:36:39qui dit
00:36:40mais oui
00:36:40vous êtes tous des victimes
00:36:41vous êtes tous des racisés
00:36:43vous êtes tous des salauds
00:36:45vous êtes tous persécutés
00:36:47par le patriarcat blanc
00:36:48par ces salauds
00:36:50qui vous saignent
00:36:51etc. etc.
00:36:52et pendant ce temps
00:36:54notre cher président Macron
00:36:56il est en Espagne
00:36:57pour dire que
00:36:58effectivement
00:36:59les propos de
00:36:59Jordan Bardella
00:37:01sont inadmissibles
00:37:02oui
00:37:02il paraît qu'il a tenu
00:37:03des propos antisémites
00:37:04il y a 20 ans
00:37:05bien sûr que c'était inadmissible
00:37:07mais dites-moi
00:37:08peut-être
00:37:09qu'il serait plus
00:37:11idoine
00:37:12de rétablir
00:37:13un tout petit peu
00:37:14d'ordre
00:37:15quand je dis de l'ordre
00:37:17de rétablir
00:37:18en disant
00:37:18attendez
00:37:19au-delà de cette limite
00:37:20votre ticket n'est plus valable
00:37:21et de rétablir
00:37:23une espèce de
00:37:24je ne sais pas moi
00:37:25de cursus
00:37:27de dire
00:37:28écoutez
00:37:28là ça ne va plus
00:37:30ça ne peut plus passer
00:37:31ah mais si vous dites ça
00:37:32mais vous êtes un fasciste
00:37:34un réac
00:37:35mais j'adore
00:37:37cette espèce
00:37:38de petit bobos
00:37:39qui disent
00:37:40écoutez
00:37:40tant que ça se passe loin
00:37:41de chez nous
00:37:41c'est pas grave
00:37:42voilà
00:37:43on va faire la révolution
00:37:44non
00:37:45puis on va rentrer chez nous
00:37:46on va dire
00:37:46merveilleux
00:37:47on se fait des brevets
00:37:48on a incendie
00:37:49quelques poubelles
00:37:50on arrête
00:37:51et puis les lycées
00:37:52attendez
00:37:52vous croyez que le problème
00:37:53la transmission du savoir
00:37:55se fera
00:37:55après le classement PISA
00:37:57en foutant le feu au lycée
00:37:58ou en foutant le feu au collège
00:38:00c'est ça que vous voulez faire
00:38:02et bien allez-y les gars
00:38:03open bar
00:38:04il n'y a aucun problème
00:38:05continuez comme ça
00:38:06vous m'intéressez
00:38:07voilà
00:38:07et puis
00:38:08vous savez ce qui va se passer
00:38:09et bien
00:38:10les gens vont être
00:38:11en demande totale d'autorité
00:38:13on peut les comprendre
00:38:15et à ce moment là
00:38:16ben ce sera peut-être
00:38:17d'autres pleurs
00:38:19d'autres larmes
00:38:20il faut savoir
00:38:21vous savez
00:38:22c'était effectivement
00:38:24c'est pas moi ou le chaos
00:38:26c'est la réforme lui
00:38:27c'est la chiant-lilon
00:38:28un De Gaulle
00:38:29et un Pompidou
00:38:30mais c'est de garder l'équilibre
00:38:32oui au contre-pouvoir
00:38:33pas effectivement
00:38:35au n'importe quoi
00:38:37je veux dire
00:38:39entretenu
00:38:41enrichi
00:38:42et excité
00:38:43par des gens
00:38:45qui ne pensent
00:38:45à quoi
00:38:46ils se foutent
00:38:47du collectif
00:38:48ils se foutent
00:38:49du pays
00:38:49ils se foutent
00:38:50des soi-disant victimes
00:38:51ce qui les intéresse
00:38:52c'est comment gagner
00:38:53les prochaines élections
00:38:54il n'y a que ça
00:38:55c'est là
00:38:56où le politique
00:38:57s'est détaché
00:38:58du peuple
00:38:59du collectif
00:38:59et il faut le dire
00:39:00de la France
00:39:01merci
00:39:02et à demain
00:39:05vous êtes bien
00:39:06sur Sud Radio
00:39:07il est 12h53
00:39:08non
00:39:08Sire
00:39:09c'est une révolution
00:39:10nous rappelle
00:39:10André Bercoff
00:39:11c'est la réponse
00:39:12que fait le duc
00:39:13de la Rochefoucauld
00:39:14Lyoncourt
00:39:14qui vient annoncer
00:39:15le 15 juillet
00:39:16au lever
00:39:17au roi
00:39:18que la Bastille
00:39:19a été prise
00:39:19par une émeute populaire
00:39:20le roi lui dit
00:39:21mais c'est une révolte
00:39:22et l'aristocrate
00:39:23lui répond
00:39:23non Sire
00:39:24c'est une révolution
00:39:25sommes-nous aujourd'hui
00:39:26dans cette configuration
00:39:27on peut quelquefois
00:39:28y penser
00:39:29et l'envisager
00:39:31Bernard Ravé
00:39:31je vais vous donner
00:39:32la parole
00:39:32dans quelques instants
00:39:33je voudrais avoir
00:39:33le témoignage d'Aurore
00:39:35elle-même enseignante
00:39:36dans les classes
00:39:38d'élèves en difficulté
00:39:39type Zecpa
00:39:40qui nous appelle
00:39:41de Charente
00:39:43bonjour Aurore
00:39:44oui bonjour
00:39:45à vous tous
00:39:46et bravo à celui
00:39:47qui vient de parler
00:39:48là le discours
00:39:49était
00:39:50vraiment
00:39:51c'était
00:39:52André Bercoff
00:39:53oui oui
00:39:53vraiment très très bien
00:39:55oui oui
00:39:57que vous inspire la situation
00:39:58que vous inspire la situation
00:39:59ça me désespère
00:40:01mais ça fait tellement d'années
00:40:02que la situation
00:40:03me désespère
00:40:03heureusement que je suis tout près
00:40:04de la retraite
00:40:05parce qu'en fait
00:40:06d'à côté
00:40:06on n'est pas travaillé
00:40:07dans des conditions
00:40:08normales
00:40:09on passe notre temps
00:40:10à faire autre chose
00:40:11que du vrai enseignement
00:40:14et plus en difficulté
00:40:15moins on fait de choses
00:40:16qu'il faudrait
00:40:17mais bon
00:40:18je crois que c'est là
00:40:18toutes les strates
00:40:19de l'enseignement
00:40:21une des choses
00:40:22qui a été extrêmement délétère
00:40:23et qui partant
00:40:24part sur le papier
00:40:25était bien au début
00:40:26c'était la loi
00:40:27d'intégration
00:40:28des jeunes en situation
00:40:29de handicap
00:40:29qui a maintenant
00:40:30plus de 20 ans
00:40:31mais c'était bien
00:40:33sur le papier
00:40:33puis la réalité
00:40:34c'est qu'on a fermé
00:40:36les structures adaptées
00:40:37on a tout mélangé
00:40:39et ce qui fait
00:40:40que les jeunes
00:40:41ils n'ont qu'une envie
00:40:41c'est de dégringoler
00:40:44moi j'ai quand même
00:40:45des jeunes
00:40:45ce matin
00:40:46qui m'ont dit
00:40:48je ne suis en sec
00:40:50mais ils ne fichent rien
00:40:53ils ne fichent plus rien
00:40:55donc
00:40:56le goût
00:40:56vous dites
00:40:57vous dites
00:40:57ils ont perdu
00:40:58le goût de l'effort
00:40:59ou le sens de l'effort
00:41:00absolument
00:41:01c'est dû à quoi ça ?
00:41:02c'est un problème
00:41:03de pédagogie ?
00:41:04c'est un problème
00:41:04de valeur non transmise ?
00:41:06non
00:41:06non non
00:41:07moi je veux vous dire
00:41:08très sincèrement
00:41:08c'est qu'on ne nous permet
00:41:09plus de travailler
00:41:10et qu'on nous demande
00:41:11des tas de choses
00:41:12qui n'ont absolument
00:41:12rien à voir
00:41:13avec des enseignements
00:41:14qui leur permettraient
00:41:16d'avoir une vraie structure
00:41:18une vraie formation
00:41:19de pensée
00:41:20avec des mots
00:41:22mais ils n'ont plus rien
00:41:23c'est un enfer
00:41:26moi je vous le dis
00:41:26très sincèrement
00:41:27c'est un enfer
00:41:28je sais
00:41:28et vous imaginez bien
00:41:30que vous n'êtes pas
00:41:30la seule aurore
00:41:31à témoigner à ce sens
00:41:32et je rencontre moi-même
00:41:33beaucoup beaucoup
00:41:34d'enseignants
00:41:35et nous sommes à l'écoute
00:41:36sur cette antenne
00:41:37en particulier
00:41:37les enseignants
00:41:38et beaucoup réagissent
00:41:40comme vous
00:41:40Bernard Ravey
00:41:41vous avez entendu aurore
00:41:42là je pense que vous partagez
00:41:44aussi une partie du constat
00:41:46surtout entendu aurore
00:41:48dans le sens où
00:41:49le problème
00:41:50de l'objectif
00:41:54des SECPA
00:41:54à l'origine
00:41:55et ce que c'est devenu
00:41:58je ne peux que partager
00:41:59sa déception
00:42:00sa tristesse
00:42:01puisque
00:42:02les SECPA
00:42:03qui devaient permettre
00:42:04à des élèves
00:42:06qui n'avaient pas
00:42:07de troubles
00:42:08avérés
00:42:10d'ordre psychologique
00:42:13par manque
00:42:15de moyens
00:42:16mais là du côté
00:42:17du ministère
00:42:18de la santé
00:42:19se retrouvent en SECPA
00:42:21et n'y ont pas leur place
00:42:22donc la collègue
00:42:23elle ne peut pas faire son travail
00:42:24quand on a
00:42:25j'allais dire
00:42:26j'ai géré
00:42:27en tant qu'adjoint
00:42:28à un collège
00:42:29où il y avait une SECPA
00:42:30je comprends tout à fait
00:42:31moi je voudrais revenir
00:42:33à ce que disait
00:42:33André Bercoff
00:42:34moi il y a quelque chose
00:42:36qui me
00:42:37j'aurais presque envie
00:42:38de faire de la provocation
00:42:39est-ce que Stanislas
00:42:41a été bloqué
00:42:42ce matin
00:42:44peut-être que
00:42:44si Stanislas
00:42:45avait été bloqué
00:42:46ce matin
00:42:47peut-être que
00:42:48le président de la république
00:42:49n'aurait peut-être pas eu
00:42:51cette réaction
00:42:52je vous confirme
00:42:53que ces catégories
00:42:55d'établissements
00:42:56n'ont pas été
00:42:57alors il y a eu
00:42:58des petits mouvements
00:42:58dans ce vent certain
00:42:59mais pas à ce niveau-là
00:43:00mais votre remarque
00:43:01est tout à fait pertinente
00:43:03mon cher Bernard
00:43:04merci
00:43:05merci d'avoir témoigné
00:43:06vous avez le
00:43:07vous avez le
00:43:07moi je tiens à vous
00:43:09je tiens à vous remercier
00:43:12de cet engagement
00:43:14au niveau de nos collègues
00:43:16de nos collègues
00:43:17et puis
00:43:18allez
00:43:18je vous offre un mot de conclusion
00:43:20ça sera la mienne
00:43:21vous savez de qui elle est
00:43:22les écoles doivent rester
00:43:24l'asile inviolable
00:43:26où les querelles des hommes
00:43:27ne pénètrent pas
00:43:28je pense que
00:43:29c'est le 15-37
00:43:30et c'est Jean-Zé
00:43:32et c'est encore Jean-Zé
00:43:32auquel nous rendons
00:43:34hommage
00:43:34merci à Hugo d'Orger
00:43:36merci à Sarah de Belgarde
00:43:38merci à Aurore
00:43:39merci à vous Bernard Rave
00:43:40nous avons tenu
00:43:41une heure
00:43:41on a bousculé la totalité
00:43:42du programme de cette émission
00:43:43nous sommes sur l'antenne
00:43:45du Parlez Vrai
00:43:46nous sommes sensibles
00:43:47à ce qui se passe
00:43:48dans ce pays
00:43:48nous avons entendu
00:43:49mais bien entendu
00:43:50l'information continue
00:43:51il y a d'autres émissions
00:43:52et on vous réécoutera
00:43:53bien sûr que nous sommes
00:43:54aujourd'hui
00:43:56au coeur de ce qui se passe
00:43:57dans ce pays
00:43:58et que Sud Radio
00:43:59est présent sur le terrain
00:44:00Sud Radio est à l'écoute
00:44:02ici tout le monde
00:44:02peut s'exprimer
00:44:03dans un dialogue
00:44:04d'une confrontation républicaine
00:44:05parce que l'information
00:44:06aujourd'hui
00:44:07dont les français
00:44:07et les français sont en vie
00:44:08c'est celle-là
00:44:09c'est celle de Sud Radio
00:44:11vous restez avec nous
00:44:12Alissa
00:44:12qu'est-ce qui va se passer
00:44:13maintenant ?
00:44:14et bien maintenant
00:44:14on va parler de force
00:44:15et de courage
00:44:16et tout ça sera posé
00:44:17autour d'une question fondamentale
00:44:19pourquoi nous ne sommes pas
00:44:20condamnés à la lâcheté
00:44:21nous recevons Patrick Franceschi
00:44:23écrivain, aventurier, marin, cinéaste
00:44:25auteur de Tout surmonté
00:44:26aux éditions Albin Michel
00:44:28avec lui nous chercherons
00:44:29à comprendre
00:44:30pourquoi nous ne sommes donc
00:44:31pas condamnés à la lâcheté
00:44:32c'est à suivre sur Sud Radio
00:44:35Midi 14h
00:44:35Sud Radio
00:44:36la France dans tous ses états
00:44:40le face à face
00:44:42choisissez le sens
00:44:42de ce qui vous arrive
00:44:43tout par-delà
00:44:44quel est le sens
00:44:46la décision
00:44:47que vous allez prendre
00:44:48est-ce un sort de la vie
00:44:50ou une occasion de rebondir
00:44:52je n'ai pas dit
00:44:52que de perdre son enfant
00:44:53on allait l'oublier en une heure
00:44:55et être content
00:44:55et être joyeux
00:44:56je n'ai pas dit ça
00:44:58j'ai dit que selon le sens
00:45:00qu'on va y mettre
00:45:02on va comprendre
00:45:03qu'on ne ramènera pas
00:45:03le petit bout
00:45:04et qu'est-ce qu'on peut faire maintenant
00:45:07vous comprenez ?
00:45:08donc la première des choses
00:45:09il vous arrive
00:45:10un événement dans votre vie
00:45:11quoi qu'il vous arrive
00:45:13de grâce
00:45:14choisissez le sens
00:45:16on écoutait
00:45:17on écoutait le témoigneur
00:45:18d'un psychiatre
00:45:19qui s'appelle Franck Nicolas
00:45:20qui aborde sur d'autres paramètres
00:45:22ce dont nous allons parler
00:45:24avec Patrice Franceschi
00:45:26là on va se poser la question
00:45:27nous avons la fabrique du crétin
00:45:28nous avons la fabrique du sauvageon
00:45:30est-ce que notre société
00:45:31est en train de devenir
00:45:33une fabrique des lâches ?
00:45:34je reçois pour en parler
00:45:35Fabrice
00:45:36Patrice Franceschi
00:45:38qui est auteur de tout surmonter
00:45:39le titre est très court
00:45:40il dit tout ce qu'il dit
00:45:41aux éditions Albin Michel
00:45:42Patrice Franceschi
00:45:43vous êtes écrivain
00:45:44vous êtes aviateur et marin
00:45:45président d'honneur
00:45:46de la société des explorateurs français
00:45:48vous avez multiplié
00:45:49des expéditions terrestres
00:45:50aériennes et maritimes
00:45:51vous êtes un barboudeur
00:45:52si je peux m'exprimer ainsi
00:45:53d'ailleurs vous en avez la carure
00:45:54vous êtes fils
00:45:55d'un général de parachutiste
00:45:57mais vous n'êtes pas contenté
00:45:59des mots
00:45:59et des formules
00:46:00et des incantations
00:46:00vous êtes allé sur le terrain
00:46:02et vous vous êtes engagé
00:46:04dans les rangs
00:46:04de la résistance afghane
00:46:06contre les soviétiques
00:46:07et surtout
00:46:08encore plus nobles
00:46:09avec les Kurdes de Syrie
00:46:10dans leur combat
00:46:11contre l'état islamique
00:46:12que nous l'avons ensuite
00:46:14lâchement abandonné
00:46:14je suppose
00:46:16Patrice Franceschi
00:46:17que dans tout surmonter
00:46:17que j'ai lu
00:46:18que j'ai dévoré
00:46:19et dont je me suis imprégné
00:46:20vous êtes un homme en colère
00:46:21aujourd'hui
00:46:22avec ce que vous voyez
00:46:23alors
00:46:23il y a le sous-titre qui est important
00:46:25aussi à ce livre
00:46:25qui est
00:46:26ou du moins essayer
00:46:29tout simplement
00:46:30parce qu'il faut rester modeste
00:46:31dans la façon
00:46:32de surmonter les épreuves
00:46:33mais au fond
00:46:34vous savez
00:46:36si on regarde bien
00:46:36ce qu'est la vie
00:46:37c'est une succession
00:46:39d'épreuves à surmonter
00:46:40c'est consubstantiel
00:46:41à la vie
00:46:42l'essentiel
00:46:42c'est de pouvoir dire
00:46:43à la fin
00:46:43on a gagné
00:46:44et on ne peut pas le dire
00:46:45si effectivement
00:46:46on entre dans la vie
00:46:47dans la réflexion de la vie
00:46:49tirant de chaque expérience
00:46:50une conscience
00:46:51sans un certain courage
00:46:53pour rejoindre votre question
00:46:54et ce qui est frappant
00:46:55et ça ne date pas d'hier
00:46:58il faut relire
00:46:59le discours
00:46:59de Solzhenitsyn
00:47:01de 74-78
00:47:03aux Etats-Unis
00:47:04sur la fin du courage
00:47:05ou le déclin du courage
00:47:06en Occident
00:47:07comme explication
00:47:08de la fin de tout
00:47:11l'époque
00:47:12est quand même marquée
00:47:13chacun le voit
00:47:13et le voit bien
00:47:14vous parlez de l'acheter
00:47:16moi j'aime bien dire
00:47:17il y a deux chapitres
00:47:17très politiques
00:47:18dans ce livre
00:47:19dans un sur la trahison
00:47:20qui est un chef-d'oeuvre
00:47:21je vous remercie
00:47:22de couardise
00:47:24couardise
00:47:24les pleutres
00:47:26et ça s'allie
00:47:27à quelque chose
00:47:28d'encore plus terrible
00:47:29c'est la carrure
00:47:30la stature politique
00:47:32de ces gens-là
00:47:33qui prétendent nous gouverner
00:47:34ou nous ont gouverné
00:47:36et l'alliance
00:47:37de la couardise
00:47:40et d'un niveau politique
00:47:42même de la pensée politique
00:47:44de l'acte sacré
00:47:44de la pensée politique
00:47:45très faible
00:47:46avec pour chacun d'eux
00:47:48la plupart du temps
00:47:48un stock de convictions
00:47:49en fait très faible
00:47:52fait que ça mène
00:47:52évidemment
00:47:53un pays
00:47:54ou à son déclin
00:47:55ou à sa perte
00:47:56ou à tout ce que l'on veut
00:47:56moi vous savez
00:47:57j'aime bien cette formule
00:48:01que j'avais écrite pour moi
00:48:02et puis donnée au cœur
00:48:04d'un membre donné
00:48:04c'est que
00:48:05la lucidité
00:48:06c'est la plus grande
00:48:07des qualités humaines
00:48:07en dehors des qualités morales
00:48:09que sont le courage
00:48:11ou la générosité
00:48:12et c'est l'affaire
00:48:13de toute une vie
00:48:14la lucidité
00:48:14la lucidité
00:48:15elle nous dit quoi
00:48:15le pessimisme du constat
00:48:18doit mener
00:48:19à l'optimisme du combat
00:48:20ce livre
00:48:21surmonté
00:48:22ou du moins essayé
00:48:22c'est un livre joyeux
00:48:23parce qu'il nous dit
00:48:24que finalement
00:48:25et c'est la grande leçon
00:48:26des stoïciens de l'antiquité
00:48:27moi en tant que philosophe politique
00:48:29ça a été
00:48:29mes maîtres à penser
00:48:31pendant très longtemps
00:48:32et chacun des
00:48:34dix chapitres
00:48:34de surmonté
00:48:35commence par une citation stoïcienne
00:48:37qu'est-ce qu'il disait
00:48:38qui est plus que jamais
00:48:40valable aujourd'hui
00:48:41qu'il faut même
00:48:42redévelopper
00:48:43surtout pour notre jeunesse
00:48:43c'est que
00:48:45ce sont les épreuves
00:48:46qui nous construisent
00:48:47qui nous fabriquent
00:48:48qui nous apprennent
00:48:49et que celui
00:48:50qui a la crainte des épreuves
00:48:51ne peut rien entreprendre
00:48:53et que celui
00:48:54quand même s'il entreprend
00:48:55parce qu'il craint pas
00:48:56les épreuves
00:48:56ne tire pas de chacune
00:48:58de ces épreuves
00:48:59des leçons pour la suite
00:49:00il est perdu
00:49:01si on le fait
00:49:03alors non seulement
00:49:04les rêves que l'on veut
00:49:06accomplir
00:49:07sont possibles
00:49:08en dépit des échecs
00:49:09qu'il peut y avoir
00:49:10sur le chemin
00:49:10mais qu'en même temps
00:49:11c'est une fécondité de la vie
00:49:14et une joie de la vie
00:49:14absolument extraordinaire
00:49:15donc d'une certaine manière
00:49:18je ne dirais pas
00:49:18vivre les épreuves
00:49:19mais je dirais
00:49:21n'ayons pas peur des épreuves
00:49:22ayons le courage
00:49:23de les affronter
00:49:24et d'en tirer parti
00:49:25vous rejoignez un peu
00:49:26la maxime de Guillaume d'Orange
00:49:27et il n'est pas nécessaire
00:49:29d'espérer pour entreprendre
00:49:30ni de réussir
00:49:31pour persévérer
00:49:32c'était effectivement
00:49:33une très belle maxime
00:49:34et rappelez-vous
00:49:35d'un autre livre
00:49:36Nikos Kazarnzaki
00:49:37Alexis Zorba
00:49:38et le film extraordinaire
00:49:40Zorba le grec
00:49:42quand à la fin
00:49:42les rêves de Zorba
00:49:44s'écroulent d'un seul coup
00:49:46il dit à son maître
00:49:47le jeune écrivain
00:49:48et qui est là
00:49:49il dit
00:49:49patron
00:49:50as-tu jamais vu
00:49:51plus splendide échec
00:49:52et il se met à danser
00:49:53le sfertaki
00:49:54et quand j'avais écrit
00:49:55un livre
00:49:56chez Grasset
00:49:58il y a quelques années
00:49:59avec Andréa Marcolongo
00:50:00qui s'appelait
00:50:01le goût du risque
00:50:01il y avait un chapitre
00:50:03qui était
00:50:03danser après l'échec
00:50:06et ça voulait bien dire
00:50:07qu'il y a
00:50:08dans la biologie
00:50:10de l'acte de jeunesse
00:50:12quelque chose
00:50:13par rapport aux épreuves
00:50:13qui ne doit pas
00:50:14nous les faire craindre
00:50:15Patrice Franceschi
00:50:17vous vantez le stoïcisme
00:50:18est-ce que cela signifierait
00:50:19que nous sommes plutôt
00:50:20gouvernés par des épicuriens
00:50:21aujourd'hui ?
00:50:22vous savez dans le grand combat
00:50:23les épicuriens et les stoïciens
00:50:25dans l'antiquité
00:50:26les deux cherchant la même chose
00:50:28le bonheur ici-bas
00:50:30cette opposition
00:50:34assez forte
00:50:36entre les épicuriens
00:50:37je me retire dans mon jardin
00:50:38mes amis
00:50:38je jouis
00:50:39et dans Lucrèce
00:50:40le Denator Arerum
00:50:42je regarde une tempête au loin
00:50:44et les gens qui se noient
00:50:45et moi
00:50:45qu'est-ce que je suis bien
00:50:46sur ma falaise tranquille
00:50:47et les stoïciens
00:50:48qui pensaient qu'il fallait
00:50:50remodeler le monde
00:50:51tel qu'on voulait qu'il soit
00:50:52et non pas tel qu'il était
00:50:53étaient toujours engagés
00:50:54les stoïciens étaient pour la plupart
00:50:57ou des conseillers politiques
00:50:59ou des chefs militaires
00:51:00et s'engager profondément
00:51:02dans le monde
00:51:03et je pense que c'est
00:51:05la seule chose qu'il faut faire
00:51:06il ne faut pas être épicurien
00:51:08dans ce sens-là
00:51:09mais rechercher la bagarre
00:51:11s'il le faut
00:51:11pour faire de ce monde
00:51:12autre chose que ce qu'il n'est
00:51:14vaste combat
00:51:15pour l'instant
00:51:16il n'a mené à pas grand-chose
00:51:18mais il demeure
00:51:18il n'y a finalement
00:51:20de dignité que dans le combat
00:51:22et il faut porter
00:51:23pour ces combats
00:51:24et des convictions
00:51:25et une certaine morale
00:51:26une certaine éthique
00:51:27et des rêves
00:51:28donc l'appel du 10 juin
00:51:29du général de Gaulle
00:51:30à la radio de Londres
00:51:31est une consécration
00:51:32c'est une consécration
00:51:33du stoïcisme
00:51:34exactement ça
00:51:35et d'ailleurs
00:51:36une petite note quand même
00:51:39tout surmonté
00:51:40ou du moins c'est
00:51:40chez Albain Michel
00:51:41sur la quatrième de nos couvertures
00:51:43vous avez peut-être vu
00:51:43qu'il y a cette phrase
00:51:45que j'avais demandé
00:51:45à mon éditeur de mettre
00:51:46et qu'il a fini par accepter
00:51:48tout à fait
00:51:48qui est
00:51:49livre garanti sans IA
00:51:51des humains
00:51:52parlent aux humains
00:51:52la première chose
00:51:54et c'était avant l'affaire
00:51:55télé
00:51:55télé
00:51:57télé
00:51:57c'était simplement que depuis
00:51:59que l'IA générative
00:52:01depuis octobre 2022
00:52:03est entrée dans nos vies
00:52:04c'est-à-dire cette IA
00:52:04contrairement aux autres
00:52:06qui prétend
00:52:07être meilleur que nous
00:52:08dans les deux fonctions humaines
00:52:09pensée et créée est arrivée
00:52:11ça jette la suspicion
00:52:12sur tous les textes
00:52:13donc il ne faut pas l'utiliser
00:52:15évidemment
00:52:15rester humain
00:52:16et la suite
00:52:17qui est des humains
00:52:18parlent aux humains
00:52:18c'était la référence
00:52:19évidemment à la résistance
00:52:20de De Gaulle
00:52:21les français parlent aux français
00:52:22alors au-delà de toutes les craintes
00:52:23que l'intelligence artificielle
00:52:25puisse inspirer
00:52:26cher Patrice Franceschi
00:52:27rassurez-vous
00:52:28la connerie naturelle
00:52:29se porte bien encore
00:52:30dans ce monde
00:52:31je pense qu'elle est majoritaire
00:52:32je vous demande
00:52:34votre avis sur l'actualité
00:52:36voilà
00:52:37nos institutions
00:52:37notre école ébranlée
00:52:38des lycées
00:52:40qui brûlent
00:52:40c'est quoi ?
00:52:42c'est de la lâcheté
00:52:43ou c'est une forme de courage
00:52:44quelque part ces gamins ?
00:52:45il y a tout
00:52:46si vous voulez
00:52:47normalement
00:52:47une école
00:52:49un lycée
00:52:49une université
00:52:50des sanctuaires
00:52:52de la fabrication
00:52:53des citoyens
00:52:54et quand on voit
00:52:55que c'est saccagé
00:52:56d'une manière ou d'une autre
00:52:57par un tel ou par un autre
00:52:58c'est quand même
00:52:59une grande tristesse
00:53:00ça ne devrait pas être le cas
00:53:02si on veut se révolter
00:53:03il le faut souvent
00:53:04c'est pas dans les lycées
00:53:05le lieu d'apprentissage
00:53:06et de formation des citoyens
00:53:07c'est ailleurs
00:53:08ceux qui poussent à tout ça
00:53:12en fait
00:53:12sont dans une stratégie du chaos
00:53:15qui est une grande lâcheté
00:53:16c'est pas du tout un courage
00:53:17le chaos
00:53:18qu'est-ce que c'est facile de détruire
00:53:19qu'est-ce que c'est difficile de construire
00:53:21tout le monde le sait
00:53:22donc saccager
00:53:23quelque chose
00:53:24qui est déjà
00:53:25dans un état de délabrement important
00:53:26c'est une irresponsabilité
00:53:28quel que soit ceux qui le font
00:53:31qui va rajouter
00:53:32dans cette stratégie du chaos
00:53:33du malheur au malheur
00:53:34voilà
00:53:35écoute
00:53:36ça ne devrait pas exister
00:53:37je pense que votre tout surmonter
00:53:39est un enjeu politique
00:53:40parfaitement
00:53:41parfaitement d'actualité
00:53:43là vous estimez
00:53:44que nous avons une démonstration
00:53:46d'incapacité
00:53:47d'incompétence
00:53:48de résignation
00:53:49de démission
00:53:50voire de trahison
00:53:51de la classe politique
00:53:52bien sûr
00:53:52parce que
00:53:53tout ça ne serait peut-être pas arrivé
00:53:56si la classe politique
00:53:57depuis
00:53:57depuis que de Gaulle n'est plus là
00:54:00avait fait son travail
00:54:02on vient à ce constat
00:54:03on monte
00:54:04d'ailleurs
00:54:05quand vous voyez les succès
00:54:08extraordinaires
00:54:08du film
00:54:08les deux films
00:54:09qui sont
00:54:10je vais les voir deux fois
00:54:12il mérite d'être vu deux fois
00:54:13parce qu'on découvre
00:54:14je l'ai fait
00:54:14j'ai fait aussi
00:54:15on redécouvre des choses
00:54:16qu'on n'avait pas perçues
00:54:17la première fois
00:54:17mais ça c'est blimino
00:54:18peut-être même que j'irai les voir
00:54:19ça va être une troisième
00:54:20exactement
00:54:21parce que
00:54:21ce sont des films
00:54:23qui sont
00:54:24d'une
00:54:24comment dirais-je
00:54:26en fait
00:54:27galvanisant
00:54:28il démontre plusieurs choses
00:54:29c'est que
00:54:30dans les épreuves les plus grandes
00:54:32que peut subir un pays
00:54:33là c'est un pays
00:54:33mais même un être humain
00:54:35tout seul
00:54:35la défaite totale
00:54:371940
00:54:38il y a toujours de l'espoir
00:54:39si on décide de surmonter
00:54:42et de dépasser
00:54:43cet échec absolu
00:54:44de Gaulle
00:54:45il sort de dents qui chaudent
00:54:47quand il arrive à Londres
00:54:48tout le monde
00:54:49personne ne le prend au sérieux
00:54:50la scène
00:54:50dans l'ambassade de France à Londres
00:54:52qui lance un appel
00:54:53tout le monde
00:54:53tourne au dos
00:54:54en disant
00:54:54non
00:54:54il n'y a que le maréchal
00:54:55il n'y a que le maréchal
00:54:56qui compte
00:54:56que prétends-tu faire
00:54:58tu ne peux rien faire
00:54:59qui es-tu
00:55:01et la force de conviction
00:55:02qui habite le personnage
00:55:03qui peut habiter franchement
00:55:06chacun
00:55:07dans ses épreuves
00:55:08il n'y a pas de décision
00:55:10plus démocratique
00:55:10que de dire
00:55:11je résiste
00:55:11ou je surmonte les épreuves
00:55:13c'est donné à tout le monde
00:55:14en réalité
00:55:14c'est une question de volonté
00:55:15de conviction
00:55:16et tout ça
00:55:18démontre
00:55:18que l'on peut surmonter
00:55:19le pire
00:55:2040 c'était vraiment le pire
00:55:21et on finit par vaincre
00:55:22et donc c'est un film
00:55:23très exaltant
00:55:24c'est une leçon
00:55:25d'éthique
00:55:27combattante
00:55:28extraordinaire
00:55:28voilà
00:55:28ça c'était un truc
00:55:29tout surmonté
00:55:31par Patrice Franceschi
00:55:32Anissa
00:55:36vous êtes bouleversée
00:55:37je suis absolument bouleversée
00:55:39et je suis toujours
00:55:41très émue
00:55:41en fait
00:55:41de vous écouter
00:55:46on va surtout appeler
00:55:49les personnes
00:55:50qui nous écoutent
00:55:51à témoigner
00:55:52de leurs propres expériences
00:55:53et l'écho
00:55:54que l'histoire
00:55:56en tout cas
00:55:56de Patrice Franceschi
00:55:58réveille chez eux
00:55:59est-ce que vous avez
00:56:00traversé une épreuve
00:56:00est-ce que vous pensiez
00:56:02une épreuve insurmontable
00:56:03et vous avez quand même
00:56:04réussi à relever
00:56:05la tête
00:56:06et bien
00:56:06appelez-nous
00:56:07et dites-nous
00:56:07ce que vous avez traversé
00:56:09et pensé
00:56:09est relevé
00:56:10au 0826
00:56:11303
00:56:12midi 14h
00:56:13Sud Radio
00:56:14la France
00:56:15dans tous ses états
00:56:16Péricault Légas
00:56:17il est 13h20
00:56:19vous êtes bien sûr
00:56:19Sud Radio
00:56:20je reçois
00:56:21et ça rentre parfaitement
00:56:22dans ce qui se passe
00:56:23dans l'actualité
00:56:24Patrice Franceschi
00:56:25pour tout surmonter
00:56:26ou en tout cas
00:56:27essayer
00:56:28tenter de le surmonter
00:56:29et bien entendu
00:56:30il ne donne pas
00:56:30la solution définitive
00:56:32il y a des épreuves
00:56:32qui sont quelquefois
00:56:33insurmontables
00:56:33mais il y a toujours
00:56:34moyen en tout cas
00:56:35d'essayer
00:56:36de le surmonter
00:56:37Patrice Franceschi
00:56:38je vous redis
00:56:39mon remerciement
00:56:40d'être ici
00:56:41parce que vous vous trouverez
00:56:42aujourd'hui
00:56:43dans la nébuleuse
00:56:44des traités
00:56:45que nous avons
00:56:45en politique
00:56:45en économie
00:56:46qui nous annoncent
00:56:47le cauchemar
00:56:47qui nous annoncent
00:56:48l'enfer
00:56:48peut-être à juste titre
00:56:50mais on est là
00:56:50pour en parler librement
00:56:52vous dites
00:56:53voilà
00:56:53rien n'est jamais
00:56:54vraiment perdu
00:56:54tout dépend
00:56:55comment on le vit
00:56:55tout dépend
00:56:56comment on l'affronte
00:56:57et il faut quand même
00:56:59une cause de courage
00:57:00pour vous
00:57:01dans le premier des fléaux
00:57:03qu'il faut savoir surmonter
00:57:04celui que vous mettez
00:57:06en tête
00:57:06et du sexe
00:57:06qui dans l'histoire de France
00:57:07il a eu un rôle
00:57:08absolument prépondérant
00:57:09c'est la trahison
00:57:10et vous avez vécu
00:57:11je ne la raconte pas
00:57:13parce que je laisse
00:57:13à ceux qui vont
00:57:14je t'ai dit
00:57:15la trahison que vous avez subie
00:57:16elle est phénoménale
00:57:18elle est d'autant plus phénoménale
00:57:19que c'était l'époque
00:57:21du Grenelle de la Mer
00:57:22et de Jean-Louis Borloo
00:57:22et je mets dans le livre
00:57:23la lettre de mission
00:57:24que j'avais reçue
00:57:25trois pages
00:57:25citées par les ministres
00:57:27pour mettre en valeur
00:57:28le Grenelle de la Mer
00:57:29etc
00:57:29et l'abandon de la mission
00:57:31en plein milieu
00:57:32par une trahison
00:57:33à la fois politique
00:57:34et morale
00:57:35qui m'avait laissé
00:57:36pantois
00:57:37parce que je n'imaginais pas
00:57:39qu'elle puisse être
00:57:39aussi importante
00:57:40et avec une sorte de
00:57:42comment dirais-je
00:57:43de je m'en foutisme
00:57:44ou de négligence
00:57:45ou de
00:57:46de légèreté
00:57:47inimaginable
00:57:48à l'époque
00:57:49Jean-Louis Borloo
00:57:49la presse l'avait assassiné
00:57:50derrière
00:57:51parce qu'elle l'avait encensé
00:57:52au départ
00:57:53de faire tout ça
00:57:54bon la trahison
00:57:55elle a un prix
00:57:55puis après
00:57:56tu parles en deux mots
00:57:56l'enjeu
00:57:57c'était une mission
00:57:58alors c'était une mission
00:57:59pour mon navire
00:58:00le 3 mal à la boudeuse
00:58:01pour mettre en valeur
00:58:01le Grenelle de la Mer
00:58:02le Grenelle de la Mer
00:58:04avait été signé
00:58:05à bord de la boudeuse
00:58:06sur la Seine
00:58:06les grands événements
00:58:07la France
00:58:07avec Jean-Louis Borloo
00:58:09faire de la mer
00:58:10l'avenir
00:58:10enfin tout ce que vous voulez
00:58:11et la même mission
00:58:12c'était de le mettre en valeur
00:58:13avec un tour du monde
00:58:15scientifique
00:58:15autour de la planète
00:58:17pour ça
00:58:18et la lettre de mission écrite
00:58:20les engagements financiers établis
00:58:22il ne s'est rien passé derrière
00:58:24tout simplement
00:58:25parce qu'à l'époque
00:58:25il faut se souvenir
00:58:26qu'un tour du monde
00:58:27ça dure longtemps
00:58:27et au bout d'un an
00:58:28le président Sarkozy
00:58:30tout aussi instable que d'autres
00:58:32avait changé de politique
00:58:33et finalement
00:58:33la biodiversité
00:58:34la mer
00:58:35ça l'intéressait plus
00:58:35c'était l'énergie et tout
00:58:36Borloo qui suit
00:58:37et puis qui dit
00:58:38c'est terminé
00:58:39mais attendez
00:58:39monsieur le ministre
00:58:40moi je suis en pleine mission
00:58:42l'argent de la mission
00:58:43vous ne l'avez pas débloqué
00:58:44débrouillez-vous
00:58:45démerdez-vous
00:58:45ça a été pour moi
00:58:46des soucis personnels
00:58:47mais ça c'est pas grave
00:58:49parce qu'il m'a appris
00:58:50beaucoup à l'époque
00:58:51et la fréquentation
00:58:51des hommes politiques
00:58:52à tous les niveaux
00:58:53l'a confirmé
00:58:54par la suite
00:58:55et un petit peu avant d'ailleurs
00:58:56c'est que
00:58:57finalement
00:58:58nos dirigeants
00:59:00lui en particulier
00:59:02qui prétend
00:59:03je crois faire
00:59:03les mécano de la république
00:59:04maintenant pour reconstruire
00:59:05tout ce qu'il a détruit
00:59:06enfin c'est assez phénoménal
00:59:08son
00:59:09et lui il était très fort
00:59:10c'est un homme très plastique
00:59:11très
00:59:12très accroître
00:59:13capable
00:59:13comme un grand sophiste
00:59:14finalement
00:59:14quand vous vous êtes honnête
00:59:16et tout
00:59:16de vous convaincre
00:59:17de ce qu'il pense
00:59:17alors qu'il ne pense
00:59:18pas du tout
00:59:19en réalité
00:59:20et il le démontre par la suite
00:59:21mais au départ
00:59:22un peu
00:59:23le sophisme se porte bien
00:59:24au sommet de la république
00:59:25en ce moment
00:59:25si je peux me permettre
00:59:26cette observation
00:59:27parfaitement
00:59:27et là j'en ai eu
00:59:28la démonstration
00:59:29personnelle et physique
00:59:30pendant cette affaire
00:59:32ça se finit par
00:59:33fracasser
00:59:34la boudeuse
00:59:36connait un naufrage
00:59:36absolument
00:59:37mais
00:59:38en définitive
00:59:40puisqu'il s'agit
00:59:40de surmonter les épreuves
00:59:41elle m'a beaucoup appris
00:59:42cette épreuve
00:59:43voilà ces gens là
00:59:44comment ils fonctionnent
00:59:45et au fond
00:59:46je me disais
00:59:46pour moi c'est pas grave
00:59:48ce qui est grave
00:59:48c'est pour le pays
00:59:49là où ils vont le mener
00:59:51ça m'a beaucoup appris
00:59:52on l'a surmonté
00:59:53et on est reparti
00:59:54et l'affaire était au final
00:59:55finalement
00:59:56puisqu'on arrive à repartir
00:59:57joyeuse
00:59:58et c'est comme ça
00:59:59qu'il faut prendre
00:59:59ce type d'épreuve
01:00:01vous expliquez
01:00:02que la trahison
01:00:04a plusieurs sources
01:00:05mais que le conformisme
01:00:06est quand même
01:00:07un des fléaux
01:00:07qui ronge
01:00:08notre époque
01:00:09et en particulier
01:00:11les gouvernants
01:00:11ceux qui nous dirigent
01:00:12ils sont quand même
01:00:13noyés, pétris
01:00:14dans le conformisme
01:00:15oui parce qu'on voit
01:00:16pas trop d'idées nouvelles
01:00:17dans le conformisme
01:00:17il y a confort
01:00:18bien sûr
01:00:19et c'est l'un des dix chapitres
01:00:22des épreuves
01:00:23à surmonter
01:00:23le conformisme
01:00:24moi j'étais confronté
01:00:25comme tout un chacun
01:00:27à l'adolescence
01:00:28finalement
01:00:28quand on vous dit
01:00:30qu'il faut penser
01:00:31à peu près
01:00:31comme tout le monde
01:00:32fils de militaire
01:00:33je pense que la discipline
01:00:34devait être stricte à la maison
01:00:35mais moi je voulais
01:00:36faire autre chose
01:00:37et je savais
01:00:38dès l'adolescence
01:00:39c'était une de mes chances
01:00:41que je voulais vivre
01:00:42toutes les aventures
01:00:42possibles et imaginables
01:00:43et devenir écrivain
01:00:45écrire tous les livres
01:00:45possibles et imaginables
01:00:46mais conformisme
01:00:48il y a des rails
01:00:48tout tracés
01:00:49il faut un métier
01:00:49parce que l'autre
01:00:50ça n'était pas un
01:00:52et pour le surmonter
01:00:53et là aussi
01:00:54c'est une décision
01:00:55qui est à la portée
01:00:56de tout le monde
01:00:57et très démocratique
01:00:58quel que soit
01:00:58son niveau social
01:00:59ou financier
01:01:00ça a été de sauter
01:01:01hors des rails
01:01:01et de faire la vie
01:01:02que je voulais vivre
01:01:03pour en être propriétaire
01:01:04c'était une révolution
01:01:05personnelle
01:01:06à 18 ans
01:01:0618-19 ans
01:01:07ça s'est traduit
01:01:08par une fugue
01:01:09évidemment
01:01:09il fallait partir
01:01:11et après évidemment
01:01:12les parents
01:01:13vous font rechercher
01:01:14je me suis enfoui
01:01:15en Amérique du Sud
01:01:16jusqu'au moment où
01:01:17grâce à un homme politique
01:01:19pour lequel je n'ai pas
01:01:20une admiration profonde
01:01:22mais qui
01:01:22c'était Giscard d'Estaing
01:01:24qui a ramené
01:01:25la majorité
01:01:26à 18 ans
01:01:27et je me suis retrouvé
01:01:27majeur au fin fond
01:01:28de l'Argentine
01:01:29et j'ai pu rentrer
01:01:31et faire ma vie
01:01:32la leçon que j'en ai tiré
01:01:32par la suite
01:01:33et que j'ai envie
01:01:34de transmettre
01:01:35aujourd'hui
01:01:36surtout aux jeunes
01:01:37c'est que si vous avez
01:01:37des rêves
01:01:38si vous avez des vocations
01:01:39n'écoutez surtout pas
01:01:40les pensées conformistes
01:01:42qui vous disent
01:01:42c'est pas possible
01:01:44ou c'est trop difficile
01:01:45malheureux échecs
01:01:46que tu pourrais rencontrer
01:01:47etc.
01:01:47franchement
01:01:48la vie c'est
01:01:48il faut la traverser
01:01:49comme un boulet de canon
01:01:50et d'availle d'availle en avant
01:01:51alors pour autant
01:01:52vous dites bien
01:01:54votre avis c'est
01:01:54je suis fort
01:01:55je me débrouille seul
01:01:56ça c'est votre
01:01:56alors je ne dirais pas
01:01:57tout à fait comme ça
01:01:58je suis fort
01:01:59je vais essayer de me rendre
01:02:00je vais essayer de me rendre
01:02:00pourtant vous dites bien
01:02:02les autres
01:02:03c'est très important aussi
01:02:04ça ne veut pas dire
01:02:05être fort et se débrouiller
01:02:06ça ne veut pas dire
01:02:06vivre en autarcie
01:02:07ça ne veut pas dire
01:02:08s'isoler
01:02:09au contraire
01:02:09on peut se reconstruire
01:02:10dans l'altérité
01:02:12en fait
01:02:14si on place la liberté
01:02:16comme valeur suprême
01:02:17celle qui permet
01:02:18d'irriguer toutes les autres
01:02:19pour leur donner du sens
01:02:20il y a deux attitudes
01:02:22je connais des cas
01:02:23soit la liberté
01:02:24telle que je la conçois
01:02:25c'est pour moi
01:02:26je me bats pour ma liberté
01:02:28et le reste
01:02:28c'est pas grave
01:02:29ou alors
01:02:30la liberté
01:02:31si on se bat
01:02:33pour l'obtenir soi-même
01:02:34alors il faut qu'elle soit
01:02:35aussi pour les autres
01:02:36ça a été mes engagements
01:02:38en Afghanistan
01:02:38au Kurdistan
01:02:39aussi dans l'humanitaire
01:02:40et tout
01:02:40et là je pense
01:02:42qu'on se retrouve
01:02:42à ce moment-là
01:02:43dans une grande satisfaction
01:02:44avec soi-même
01:02:45ce qu'il faut rechercher
01:02:46au fond
01:02:47il y a une chose
01:02:47que chacun peut faire aussi
01:02:48c'est se dire
01:02:49je veux essayer
01:02:50de sortir de la vie
01:02:51meilleure que j'y suis rentré
01:02:53et encore une fois
01:02:53c'est disponible
01:02:54sur le marché des valeurs
01:02:56ça peut se prendre
01:02:57ça ne coûte rien
01:02:58ce sont des questions de volonté
01:02:59si on essaye
01:03:01de se guider là-dedans
01:03:02on découvre une chose
01:03:03un peu plus tard
01:03:04on surmonte
01:03:05cette idée
01:03:05que le bonheur
01:03:06c'est la quête
01:03:06perpétuelle
01:03:07des biens matériels
01:03:09et on comprend
01:03:10qu'en fait
01:03:11le bonheur
01:03:13c'est l'adéquation
01:03:14constante
01:03:14entre ce que l'on pense
01:03:16et ce que l'on fait
01:03:17ce que les hommes politiques
01:03:18ne font pas
01:03:19malgré deux épreuves
01:03:20de terrain
01:03:20où vous êtes impliqué
01:03:22vous êtes allé
01:03:23en Afghanistan
01:03:23sur le terrain
01:03:24vous auriez pu
01:03:25laisser votre vie
01:03:26vous en tirez une conclusion
01:03:28c'est un échec
01:03:29retentissant
01:03:30à double étape
01:03:32on libère ce pays
01:03:33et finalement
01:03:33on en revient au point
01:03:34on relivre
01:03:36l'Afghanistan
01:03:37aux talibans
01:03:38vous expliquez bien
01:03:39les talibans
01:03:40mais on les a armés
01:03:41contre les russes
01:03:42et puis maintenant
01:03:42on paie la facture
01:03:43et ensuite
01:03:44encore pire
01:03:45en moralité politique
01:03:46les Kurdistans
01:03:47peuple exceptionnel
01:03:48qui se bat pour nous
01:03:49seuls
01:03:50quand on a besoin
01:03:51ils sont là
01:03:51ils versent leur sang
01:03:53et puis on les lâche
01:03:54c'est le chapitre surmonté
01:03:55j'ose dire le mot
01:03:57la connerie
01:03:58quelle association
01:03:59vous faites
01:03:59entre la connerie
01:04:00parce que
01:04:00c'est pas seulement ça
01:04:01mais si quand même
01:04:02l'immensité
01:04:05de la connerie française
01:04:07dans la gestion
01:04:07de cette crise
01:04:09de l'Afghanistan
01:04:09il y a la bêtise
01:04:12ça ne tue pas forcément
01:04:14puis il y a certaines bêtises
01:04:16supérieures aux autres
01:04:16que j'appelle
01:04:17vraiment la connerie
01:04:18qui tue des gens
01:04:18quand on fait des choix
01:04:21dans ce chapitre
01:04:22qui est aussi très politique
01:04:23vous avez des cas précis
01:04:24à citer dans ces cas-là
01:04:25bien sûr
01:04:25cette connerie
01:04:26qui a tué
01:04:28c'est la trahison
01:04:29de notre président
01:04:30des Kurdes
01:04:31de Syrie
01:04:32qui l'a soutenu
01:04:33pendant des années
01:04:34contre Darach
01:04:34parce qu'il y avait
01:04:35les attentats
01:04:36en France
01:04:37et Hollande
01:04:37avait eu de pari
01:04:38il avait raison
01:04:38à ce moment-là
01:04:40grâce à eux
01:04:4036 000
01:04:41tués et blessés
01:04:42et les combattants
01:04:43de féminines kurdes
01:04:44les Yarpadja
01:04:44franchement
01:04:45c'était des camarades
01:04:45importantes
01:04:46et une fois l'affaire
01:04:47réglée
01:04:48une fois que
01:04:49finalement il n'y a plus
01:04:50d'attentats de masse
01:04:51en France
01:04:52sous la pression du Qatar
01:04:53des Turcs
01:04:55et suivant
01:04:56comme d'habitude
01:04:56la politique américaine
01:04:58alors d'abord on les abandonne
01:04:59et ensuite on les trahit
01:05:00on les jette aux mains
01:05:01de leur pire ennemi
01:05:02notre pire ennemi aussi
01:05:03c'est le régime actuel
01:05:05d'islamistes d'Al-Shara
01:05:06et ça a tué des milliers
01:05:07de gens
01:05:08et je ne pouvais pas
01:05:10ne pas dire
01:05:10dans ce chapitre
01:05:11puisque j'étais
01:05:12aux premières loges
01:05:13pendant des années
01:05:14de tout ce qui s'est passé
01:05:14et je les cite
01:05:15les hommes politiques
01:05:17ou les conseillers
01:05:17du président
01:05:18qui ont mené
01:05:19à cette trahison
01:05:21qui était une grande connerie
01:05:22meurtrière
01:05:22et contre les intérêts
01:05:23sécuritaires de la France
01:05:24je pense que
01:05:25franchement
01:05:26dans l'état actuel des choses
01:05:27où personne
01:05:27dans les hommes politiques
01:05:28ne dit vraiment
01:05:29ce qu'ils pensent
01:05:30parce que parfois
01:05:30ils ne saiment pas
01:05:31ce qu'ils pensent
01:05:31il fallait dire
01:05:32certaines vérités
01:05:33et on se souvient
01:05:33que le dossier
01:05:34était ancien
01:05:34vous vous souvenez
01:05:35Bernard Kouchner
01:05:36et Daniel Mitterrand
01:05:37allant au Kurdistan
01:05:38et consacrant
01:05:39le droit d'ingérence
01:05:40c'est là où on dit
01:05:41on a le droit
01:05:42de se mêler
01:05:42des affaires
01:05:43d'une autre nation
01:05:44s'il y a un crime
01:05:44contre l'humanité
01:05:45qui est en train
01:05:45de se commettre
01:05:46et ça a l'air
01:05:47effectivement
01:05:48de la première guerre
01:05:49en Irak en 1991
01:05:50reste en groupe
01:05:50si ma mémoire est bonne
01:05:51j'y étais également aussi
01:05:54et il y avait une avancée
01:05:55à ce moment là
01:05:56politique
01:05:56où il fallait prendre
01:05:57avec prudence
01:05:58mais en tout cas
01:05:59pas d'indifférence
01:06:00avec les crimes de masse
01:06:01quand ils sont commis
01:06:02c'est le cas de l'Iran
01:06:03aujourd'hui
01:06:03par des dirigeants
01:06:04autocrates
01:06:05ou pire
01:06:06contre leur propre peuple
01:06:08on ne peut pas rester
01:06:08indifférent totalement
01:06:09c'est très dangereux
01:06:10à manipuler
01:06:11parce qu'on pourrait
01:06:12s'ingérer
01:06:12de n'importe quelle manière
01:06:14et les mauvaises personnes
01:06:15ont profité
01:06:16mais il y avait là
01:06:17une sorte d'avancée
01:06:17qui aujourd'hui
01:06:19se traduit
01:06:20par un recul terrible
01:06:22mais en tout cas
01:06:23ce qui peut
01:06:24pour la conclusion
01:06:25de votre question
01:06:26bientôt il y a
01:06:26les élections présidentielles
01:06:28je crois que les gens
01:06:29quand ils regardent
01:06:30les candidats
01:06:31enfin les gens
01:06:32peut-être pas la majorité
01:06:33mais enfin
01:06:33je ne sais pas lequel
01:06:35d'un bout à l'autre
01:06:36de l'échiquier politique
01:06:37je ne sais pas
01:06:37s'il y a des
01:06:38des personnalités politiques
01:06:39qui ont la stature
01:06:40de régler les problèmes
01:06:41qui vont arriver
01:06:42et c'est une autre tragédie
01:06:43de ce pays
01:06:44et on peut revenir à De Gaulle
01:06:46depuis qu'il est parti
01:06:46depuis que la pensée
01:06:47politique aux militaires
01:06:48et la liberté
01:06:49et l'indépendance
01:06:49et la souveraineté de la France
01:06:50ça a été un peu abandonné
01:06:52cela devient de plus en plus
01:06:54flagrant
01:06:54tout surmonté
01:06:55ou du moins essayé
01:06:57nous sommes avec
01:06:57Patrice France-Risky
01:06:58mais on continue l'émission
01:06:59Anissa vous nous direz
01:07:00un petit mot
01:07:01tout à l'heure
01:07:01vous-même sur une expérience
01:07:02une épreuve que vous avez vécue
01:07:04dans votre vie
01:07:04mais on reste à l'écoute
01:07:06évidemment
01:07:06et surtout
01:07:07on revient
01:07:08sur la crise lycéenne
01:07:10en ce début de semaine
01:07:11on était sur un mouvement lycéen
01:07:13aujourd'hui
01:07:14cela prend l'allure
01:07:15d'une crise majeure
01:07:16face à l'ampleur
01:07:17des blocages
01:07:17et des violences
01:07:18en ce moment même
01:07:18Sébastien Lecornu
01:07:19a réuni une cellule
01:07:21interministériale de crise
01:07:22nous en reparlerons
01:07:23dans quelques instants
01:07:25sur Sud Radio
01:07:25vous souhaiterez réagir
01:07:260826 300 300
01:07:28il est 13h35
01:07:30nous concilions à la fois
01:07:31l'actualité
01:07:32et le message
01:07:33de notre invité
01:07:34Patrice Franceschi
01:07:35tout surmonté
01:07:36ou en tout cas
01:07:36essayé
01:07:37ça tombe bien
01:07:37je pense que notre exécutique
01:07:39est confronté
01:07:39à cette situation
01:07:41Anissa a un point
01:07:42justement
01:07:45sur l'actualité
01:07:46et sur la crise
01:07:47et vous
01:07:48vous avez quelques éléments
01:07:49à nous donner
01:07:49Alors effectivement
01:07:50j'ai quelques chiffres
01:07:52mais on se rend compte
01:07:52surtout que les chiffres
01:07:53bougent énormément
01:07:54j'avais des chiffres
01:07:55pour hier
01:07:56sauf que là
01:07:56vraisemblablement
01:07:57aujourd'hui
01:07:58la mobilisation
01:07:59prend encore plus
01:08:01d'importance
01:08:02avec plus de 200
01:08:03établissements perturbés
01:08:04en Ile-de-France
01:08:05ils étaient 75 hier
01:08:06si je retrouve mes chiffres
01:08:08mais c'était ça
01:08:08on se rend compte
01:08:09également qu'aujourd'hui
01:08:10les universités
01:08:12se joignent au mouvement
01:08:13donc ça prend effectivement
01:08:15une nouvelle ampleur
01:08:17de nouveaux incidents graves
01:08:18ont été notées
01:08:21des dégradations importantes
01:08:22des feux de poubelle
01:08:23des violences
01:08:25notamment à Marseille
01:08:26voilà
01:08:27les mesures gouvernementales
01:08:28pour le moment
01:08:29le ministère de l'éducation nationale
01:08:31demande au chef d'établissement
01:08:32de basculer en cours à distance
01:08:34pour essayer de minimiser
01:08:35et en tout cas de contenir
01:08:37un peu les violences
01:08:38qui ont lieu
01:08:38en ce moment même
01:08:39Avant de donner la parole
01:08:41à Eric
01:08:42je voudrais
01:08:43l'avis de Patrice Franceschi
01:08:45vous avez eu
01:08:46vous
01:08:46j'allais lire l'occasion
01:08:47d'être sur le terrain
01:08:48et de vous affronter
01:08:50à de la menace
01:08:51et de la violence
01:08:52là nous sommes confrontés
01:08:53à une situation
01:08:54où la république
01:08:56doit faire preuve d'autorité
01:08:58et rétablir l'ordre
01:08:59ou est-ce qu'il faut y aller
01:09:00par la pédagogie
01:09:01le consensus
01:09:02et la discussion
01:09:04vu la gravité des faits
01:09:06pour quelles raisons
01:09:07se révolte-t-il
01:09:08je n'ai pas entendu
01:09:10tout à fait
01:09:10les arguments
01:09:11qui pouvaient
01:09:11l'école s'effondre
01:09:12ils ont des conditions
01:09:14d'enseignement
01:09:14et les enseignants
01:09:15qui leur disent
01:09:16on est là
01:09:16voilà
01:09:17et la famille du Crétin
01:09:19se porte bien
01:09:19et elle devient
01:09:20elle vient à la famille
01:09:21du Sauvageon
01:09:22et là il y a des profs
01:09:23qui nous ont dit
01:09:23mais on ne sait pas
01:09:24qu'on soit solidaires
01:09:25mais on explique tout à fait
01:09:26ce qui est en train de se passer
01:09:27vu l'état de l'école
01:09:28et de sa dégradation
01:09:29que constate tout le monde
01:09:31moi je serai aujourd'hui
01:09:32élève dans un lycée
01:09:33etc
01:09:33vu la situation
01:09:34je ne serai pas content
01:09:35et je me révolterai
01:09:37contre ce que la république
01:09:39la société me propose
01:09:40comme éducation
01:09:41est-ce que c'est une trahison
01:09:42de la république
01:09:43de laisser les enfants
01:09:43dans cet état
01:09:44évidemment
01:09:45et ce n'est pas une trahison brutale
01:09:47à un moment donné
01:09:48le jour J
01:09:48c'est une trahison longue
01:09:49ancienne
01:09:50vous savez
01:09:50ancienne
01:09:51peu à peu
01:09:51par petits bouts
01:09:52par démission
01:09:53par lâcheté
01:09:55tout le monde le sait
01:09:56alors si la révolte
01:09:57de ces jeunes
01:09:58est motivée par cela
01:09:59un
01:10:00ils ont raison
01:10:00mais la méthode de la révolte
01:10:02pose question
01:10:03si la méthode de la révolte
01:10:05c'est d'instaurer le chaos
01:10:06on fait pire
01:10:08pour l'école
01:10:08que ce que l'on a dénoncé
01:10:11donc si on la détruit
01:10:12soi-même
01:10:12ce n'est peut-être pas
01:10:13la bonne méthode
01:10:13je n'ai pas la solution
01:10:14de la méthode
01:10:15parce que ça fait très longtemps
01:10:16qu'il aurait fallu faire
01:10:17quelque chose
01:10:19mais à la violence du chaos
01:10:21comme solution
01:10:23pour une bonne raison
01:10:25est-ce qu'il faut opposer
01:10:27la dureté immédiate
01:10:28d'une forme de répression
01:10:29ou de maintien de l'ordre brutal
01:10:31je n'ai pas la solution
01:10:33je ne suis pas certain
01:10:34que ce soit tout à fait
01:10:35ce qu'il faille faire
01:10:39mais c'est l'état des lieux
01:10:40général du pays
01:10:41qui explique justement
01:10:43qu'on ne trouve pas
01:10:44tout à fait la solution
01:10:44qu'il faudrait
01:10:45parce qu'il est déjà
01:10:46un peu tard
01:10:46si ce n'est trop tard
01:10:47il aurait fallu faire ça
01:10:49bien avant
01:10:49mais vous savez
01:10:50si la politique
01:10:50si avec ça
01:10:51qu'il fallait faire avant
01:10:52si la politique
01:10:53c'est d'anticiper
01:10:54pour empêcher
01:10:55que les choses n'arrivent
01:10:55alors franchement
01:10:56il y a une faute politique
01:10:58de tout le temps
01:10:58là il y a une réunion de crise
01:10:59de Le Cordu
01:11:00il aurait fallu la faire
01:11:02il y a des années
01:11:02il aurait fallu la faire
01:11:03il y a des années
01:11:04parce que ça aurait été facile
01:11:06de régler les problèmes
01:11:07mais on ne fait que réagir
01:11:08aux événements
01:11:09qu'on n'a pas prévus
01:11:10donc ce ne sont pas
01:11:11des politiques
01:11:12c'est vraiment
01:11:13si vous voulez
01:11:13une sorte de gestion
01:11:15des infirmiers
01:11:15qui font du pensement
01:11:16des infirmiers
01:11:17qui font du pensement
01:11:18avec tout le respect
01:11:19qu'on a pour les infirmiers
01:11:19et on revient
01:11:20aux mêmes raisons
01:11:21de tout cela
01:11:22c'est que le stock
01:11:23de convictions
01:11:23qui habite
01:11:24ces gens là
01:11:25la fonction sacrée
01:11:27du politique
01:11:28au sens grec
01:11:29politis
01:11:29la vie de la cité
01:11:30tout ça
01:11:31évidemment a disparu
01:11:32au profit
01:11:32mais tout le monde le voit
01:11:33je ne fais qu'enfoncer
01:11:34des portes ouvertes
01:11:35au profit
01:11:36finalement
01:11:36des luttes politiques
01:11:37pour le pouvoir
01:11:38à une époque
01:11:38il y a une quinzaine d'années
01:11:39pour un autre livre
01:11:41de philosophie politique
01:11:42j'avais essayé de calculer
01:11:43le temps
01:11:44que chaque homme politique
01:11:46de haut niveau
01:11:47passait
01:11:47à se battre avec les autres
01:11:49pour obtenir le pouvoir
01:11:50qu'il n'avait pas
01:11:51ou garder le pouvoir
01:11:51qu'il avait
01:11:52c'était dans les 80% du temps
01:11:53donc il ne consacrait
01:11:54finalement à la vie
01:11:55publique et politique
01:11:56que 20% de son temps
01:11:57c'est terrifiant
01:11:58c'est l'inverse
01:11:59c'est une forme
01:12:00d'aristocratie nouvelle
01:12:01est-ce que pour autant
01:12:02le sans-culottes
01:12:03du 14 juillet 1789
01:12:04qui enfourche la tête
01:12:06du gouverneur
01:12:07marquis de Loney
01:12:07de la Bastille
01:12:08est-ce qu'il a raison
01:12:09d'en arriver là
01:12:10est-ce qu'aujourd'hui
01:12:12toute aberration
01:12:13tout excès de pouvoir
01:12:14toute injustice
01:12:15et toute exaspération
01:12:17autorise que l'on franchisse
01:12:18le seuil
01:12:19de l'acte violent
01:12:20et qu'on détruise
01:12:21des biens publics
01:12:21dont on est censé bénéficier
01:12:23pour sa scolarité
01:12:23écoutez
01:12:24dans ma vie
01:12:25d'engagement
01:12:26qu'elle soit politique
01:12:27ou militaire
01:12:28l'Afghanistan
01:12:29j'ai été confronté
01:12:30à la violence collective
01:12:31tout le temps
01:12:33à des amoncellements
01:12:34de cadavres
01:12:35donc
01:12:35s'il y a une chose
01:12:36que je vais éviter
01:12:37que j'aimerais éviter
01:12:39à mon pays
01:12:40par ceux qui en décident
01:12:41c'est d'entrer
01:12:42dans cette violence collective
01:12:43qui étale les morts
01:12:44dans les rues
01:12:46la guerre civile
01:12:46en Syrie
01:12:47tout ce que j'ai vu
01:12:48tout faire
01:12:49pour que cela n'arrive pas
01:12:50comment y parvenir
01:12:52quand il est déjà trop tard
01:12:53franchement
01:12:53j'ai pas tout à fait
01:12:54la solution
01:12:54mais je ne pense pas
01:12:56de toute façon
01:12:58en dépit
01:12:59de mon tropisme guerrier
01:13:02assumé
01:13:03pour la liberté
01:13:05qu'il faille
01:13:06dans un pays démocratique
01:13:07comme le nôtre
01:13:08en arriver
01:13:09à des degrés extrêmes
01:13:10de violence
01:13:10car quand elle est déclenchée
01:13:12ceux
01:13:13qui parmi ceux
01:13:14qui l'ont déclenchée
01:13:14ont le goût du sang
01:13:15ceux qui aiment le chaos
01:13:16vont dominer
01:13:17et à ce moment là
01:13:18on va arriver
01:13:19à une situation
01:13:20incontrôlable
01:13:22on ne reviendra pas
01:13:23en aère
01:13:23pendant des années
01:13:24et on établira
01:13:26beaucoup plus de chaos
01:13:27avec cette violence
01:13:28qu'on en aura eu
01:13:29avant
01:13:30si on n'a pas utilisé
01:13:30la violence
01:13:31on en a eu
01:13:32un aperçu
01:13:33à la fin des gilets jaunes
01:13:34où au départ
01:13:35évidemment la révolte
01:13:36était totalement légitime
01:13:37et approuvée
01:13:38majoritairement
01:13:39par les français
01:13:39et puis certaines dérives
01:13:41ont créé une inquiétude
01:13:42nous avons Eric
01:13:43qui nous appelle de messe
01:13:44bonjour Eric
01:13:45bonjour Péricault
01:13:46voilà
01:13:47bon on n'en est plus
01:13:48à la messe du pape
01:13:49l'autre jour
01:13:49où le consensus
01:13:50était absolument formidable
01:13:51la situation
01:13:53c'est un petit peu crispé
01:13:54c'est curieux d'ailleurs
01:13:54qu'après cet écuménisme
01:13:56qui a eu cette jeunesse
01:13:57dans les rues
01:13:58un paradoxe intéressant
01:14:00intellectuellement à analyser
01:14:02Eric
01:14:02vous en pensez quoi ?
01:14:04je ne crois pas
01:14:05que ce soit
01:14:05exactement
01:14:06les mêmes personnes
01:14:07qu'on ait pu
01:14:08qu'on ait pu
01:14:10entreapercevoir
01:14:10on n'en doute pas
01:14:11on n'en doute pas
01:14:11c'est pas la même population
01:14:12on est d'accord
01:14:13non pas du tout
01:14:14par contre moi
01:14:15je trouve ça honteux
01:14:16je trouve surtout honteux
01:14:17que vu la situation économique
01:14:18dans laquelle se trouve la France
01:14:20ça va encore nous quitter
01:14:21des dizaines de millions d'euros
01:14:22et ce qui me sidère encore plus
01:14:24et vous savez
01:14:25je vais aller un peu
01:14:25assez loin dans ce que je vais vous dire
01:14:27mais ce qui me sidère un peu plus
01:14:28c'est la présence
01:14:29des députés LFI
01:14:30que ce soit Soudé
01:14:32que ce soit Boyard
01:14:33que ce soit les autres
01:14:34j'ai l'impression
01:14:34qu'ils mettent de l'huile sur le feu
01:14:35et je me demande
01:14:37si effectivement
01:14:38LFI
01:14:39ne faudrait pas envisager
01:14:40de dissoudre ce mouvement
01:14:42qui est pour l'insurrection
01:14:43qui est pour le communautarisme
01:14:46moi j'ai juste envie
01:14:48que tous les profs
01:14:50dogmatiquement parlant
01:14:50je crois que toute l'éducation nationale
01:14:52est plutôt portée vers la gauche
01:14:54mais je crois que
01:14:55ce que fait FILA
01:14:57à attiser les braises
01:14:59ça devrait quand même
01:15:01faire réagir les gens
01:15:03les professeurs
01:15:04l'enseignement national
01:15:05l'éducation nationale
01:15:06et puis peut-être se dire
01:15:07que est-ce qu'on peut toujours voter à gauche
01:15:08pour des gens comme ça
01:15:10oui je peux vous dire
01:15:12que l'actualité
01:15:13bouscule certaines consciences
01:15:15et sème le doute
01:15:16dans certains esprits
01:15:17pour autant
01:15:18la colère est telle
01:15:19voyez
01:15:20on disait
01:15:20est-ce que l'affaire Bardella
01:15:22va démotiver
01:15:23certains électeurs du RN
01:15:24non
01:15:25est-ce que ce que l'on voit
01:15:26aujourd'hui
01:15:27sur les écrans
01:15:28dans les exactions
01:15:29et les actes de violence
01:15:30va discréditer
01:15:31la France insoumise
01:15:32non
01:15:32vous ce que vous dites
01:15:33Eric
01:15:33et je vais demander son avis
01:15:34à Patrice Franceschi
01:15:35ça vous choque
01:15:36du voir une écharpe tricolore
01:15:38bleu blanc rouge
01:15:38qui représente
01:15:39la représentation du peuple
01:15:40de la république
01:15:41s'associer à des actions
01:15:43qui ne sont pas républicaines
01:15:44et qui ne sont pas
01:15:45qui ne justifient pas
01:15:46même si la situation scolaire
01:15:47est évidemment tragique
01:15:48ça ne justifie pas
01:15:49quand on est représentant
01:15:51du peuple
01:15:52qu'on a un mandat parlementaire
01:15:53ou qu'on est maire d'une ville
01:15:54et je fais allusion
01:15:55à Bali Bagayoko
01:15:57voilà
01:15:58c'est ça qui vous choque
01:16:00en fait
01:16:00oui
01:16:01oui ça me choque
01:16:02mais ce qu'a dit votre invité
01:16:04m'a un petit peu surpris aussi
01:16:06parce que j'ai bien écouté
01:16:07ce qu'il disait à l'instant
01:16:08il va vous répondre
01:16:09il a entendu cautionner
01:16:12la révolte
01:16:12non
01:16:13c'est la révolte
01:16:14vous voyez ce que ça donne
01:16:15non je n'ai pas
01:16:16c'est l'issue qui rule
01:16:17non j'ai dit l'inverse
01:16:18j'ai dit l'inverse
01:16:20non non
01:16:21vous avez dit que
01:16:22vous soyez
01:16:23si vous étiez à la place
01:16:24des étudiants
01:16:25des lycéens
01:16:25révoltés
01:16:26et que vous cautionniez
01:16:27la révolte
01:16:27non non mais j'ai dit ensuite
01:16:29mais pas de cette manière
01:16:30vous ne m'avez pas écouté
01:16:31jusqu'au bout
01:16:31si si si
01:16:33je vous écoutais
01:16:34mais ne parlez pas de révolte
01:16:36parlez de manifestation
01:16:37non je parle
01:16:38la révolte
01:16:39la révolte est une
01:16:40attitude intellectuelle
01:16:42ensuite la méthode
01:16:43de la révolte
01:16:43la méthode de la révolte
01:16:45c'est autre chose
01:16:47attendez
01:16:48on laisse
01:16:49Eric
01:16:49je joue et joue
01:16:50et je donne la parole
01:16:50Patrice France-Riz
01:16:51qui vous dit que
01:16:52la révolte n'est pas
01:16:53l'insurrection
01:16:53on casse tout
01:16:54le fait d'être révolté
01:16:55est une attitude
01:16:56intellectuelle
01:16:57et qui est une preuve
01:16:58de dignité quelquefois
01:16:59et ensuite
01:17:00quand on a décidé
01:17:00de se révolter
01:17:01intellectuellement
01:17:02la méthode à employer
01:17:03doit être analysée
01:17:04et là
01:17:05j'ai dit
01:17:06précisément
01:17:06que c'est certainement
01:17:07pas par la violence
01:17:08et la destruction
01:17:09mais la révolte
01:17:10je la comprends
01:17:12alors pour finir
01:17:14avec tout ce que
01:17:14vous avez dit
01:17:15et tout
01:17:16essayons de rester
01:17:17en démocratie
01:17:17dans les décisions
01:17:18qu'il faut prendre
01:17:19contre ce que nous
01:17:19venons de voir
01:17:20parce que sinon
01:17:21comment dirais-je
01:17:22ils auront obtenu
01:17:23ce qu'ils veulent
01:17:24c'est la destruction
01:17:24de la démocratie
01:17:25il faut prendre
01:17:26au cas par cas
01:17:27dans cette affaire
01:17:27c'est à dire que
01:17:28si effectivement
01:17:29un élu
01:17:30cautionne
01:17:30valide
01:17:31et encourage
01:17:32ce que l'on voit
01:17:33il doit être condamné
01:17:35à titre personnel
01:17:36en tant que personne
01:17:37et s'il y en a deux
01:17:38ce sera deux
01:17:38trois ou quatre
01:17:39mais si on globalise
01:17:40l'ensemble
01:17:41et qu'on dit
01:17:41finalement
01:17:43sortons de la démocratie
01:17:44pour régler le problème
01:17:46il gagne deux fois
01:17:47il y a plus de chaos
01:17:48la démocratie
01:17:49a été détruite
01:17:50donc il faut être
01:17:50garder son sang froid
01:17:52dans ces affaires là
01:17:53et la méthode
01:17:54pour moi
01:17:55elle m'apparaît clairement
01:17:56tu es un élu
01:17:57tu encourages
01:17:57la destruction
01:17:58des biens publics
01:17:59hop tu pars au tribunal
01:18:00et la justice décidera
01:18:01et si c'était fait
01:18:03avec courage
01:18:04immédiateté
01:18:05sur tous ceux
01:18:06dans les élus
01:18:07qui ont des responsabilités publiques
01:18:09et qui encouragent
01:18:11la violence
01:18:11la destruction
01:18:12surtout avec notre économie
01:18:13étaient punis immédiatement
01:18:14en partant au tribunal
01:18:15les choses iraient déjà mieux
01:18:16et on ne sortirait pas
01:18:17du cadre démocratique
01:18:18des lois de la république
01:18:19nous sommes avec
01:18:20Patrice Fransrischi
01:18:21tous surmontés
01:18:22en tout cas essayés
01:18:24et en même temps
01:18:24nous sommes rejoints
01:18:25par l'actualité
01:18:26avec les émeutes lycéennes
01:18:28et les proportions que ça prend
01:18:29à Nyssal
01:18:30le gouvernement
01:18:31est toujours réuni
01:18:31alors il est toujours
01:18:32effectivement réuni
01:18:33en crise interministérielle
01:18:35après ce que l'on sait
01:18:35c'est qu'on rappelle déjà
01:18:37pourquoi les élèves ont protesté
01:18:38ils ont protesté
01:18:39contre le manque de moyens
01:18:40contre ces classes
01:18:42ultra chargées
01:18:43surchargées
01:18:44le manque de profs
01:18:45remplaçants
01:18:46il sait quand même
01:18:46le climat a été détérioré
01:18:48davantage ce matin
01:18:49avec la présentation
01:18:51du projet
01:18:52de budget
01:18:52de l'état
01:18:53qui prévoit
01:18:54de faire payer
01:18:54de nouveaux droits
01:18:55d'inscription annuels
01:18:56aux étudiants
01:18:57non boursiers
01:18:58en BTS
01:18:59de 178 euros
01:19:01et en classe prépa
01:19:02de 170 euros
01:19:03qui ont contribué
01:19:04à mettre en colère
01:19:05les universités
01:19:05qui ont donc
01:19:06aujourd'hui également
01:19:07rejoint
01:19:08le mouvement
01:19:09les politiques
01:19:11continuent
01:19:12leur guérilla interne
01:19:13et la récupération politique
01:19:14au milieu de tout ce chaos
01:19:16ce qui est effectivement
01:19:17bien dommage
01:19:18vous êtes sur Sud Radio
01:19:1913h47
01:19:20nous continuons
01:19:21ce débat
01:19:21nous continuons
01:19:22en cible d'actualité
01:19:23avec Anissa
01:19:24Arfawi
01:19:25nous aurons Dominique
01:19:26qui nous appelle
01:19:26tout à l'heure
01:19:27du Roussillon
01:19:28et nous restons
01:19:29à l'écoute évidemment
01:19:30de ce qui se passe
01:19:30dans le pays
01:19:31appelez-nous
01:19:31au 0826 300 300
01:19:33soit que vous ayez
01:19:34envie de poser des questions
01:19:35sur la façon
01:19:36de surmonter
01:19:37les épreuves du destin
01:19:38soit que vous ayez
01:19:39envie de nous donner
01:19:39votre avis
01:19:40sur ce qui se passe
01:19:40aujourd'hui
01:19:41autour des lycées
01:19:42et des collèges de France
01:19:43à tout de suite
01:19:43sur Sud Radio
01:19:44vous êtes bien sur Sud Radio
01:19:46il est 13h50
01:19:47je reçois Patrice Fransreski
01:19:49avec lequel
01:19:50nous essayons
01:19:50de décrypter
01:19:51la situation de la France
01:19:52c'est un homme
01:19:52qui est allé sur le terrain
01:19:53il a connu
01:19:54j'allais dire
01:19:55des confrontations
01:19:56plus violentes que celle-là
01:19:57mais pourtant
01:19:58il y a de quoi s'inquiéter
01:19:59Anissa
01:19:59dernier élément
01:20:00les collégiens rejoindraient
01:20:01le mouvement
01:20:01alors il semblerait
01:20:02effectivement
01:20:02que les collèges
01:20:04rejoignent également
01:20:05le mouvement
01:20:05je peux peut-être
01:20:07vous dire également
01:20:08qu'il y a eu
01:20:08des interpellations
01:20:09625 interpellations
01:20:11pour la seule journée
01:20:12de mercredi
01:20:12ça c'était hier
01:20:13aujourd'hui
01:20:14on n'a pas encore
01:20:14les chiffres
01:20:15le bilan humain
01:20:16depuis le début du mouvement
01:20:17s'élève à 119 blessés
01:20:18parmi les élèves aussi
01:20:20il faut le dire
01:20:21personnel
01:20:21et 83
01:20:22chez les forces de l'ordre
01:20:25je vous en dis plus
01:20:26dès que j'ai plus d'infos
01:20:27pour les collégiens
01:20:28merci Anissa
01:20:28avant de passer la parole
01:20:30à Dominique
01:20:31qui nous a appelé
01:20:32Patrice France-Riski
01:20:33je vais vous poser la question
01:20:34très sobrement
01:20:35et très solennellement
01:20:36il peut y avoir
01:20:37à un moment donné
01:20:38des configurations
01:20:38qui annoncent
01:20:39je vais utiliser
01:20:40un mot violent
01:20:41qui peuvent être
01:20:42des prémices
01:20:43de guerre civile
01:20:44vous avez vécu
01:20:45des situations
01:20:46dans le monde
01:20:46vous les avez touchées
01:20:47de près
01:20:48avec l'entragénie
01:20:49la république française
01:20:50aujourd'hui
01:20:50cette république
01:20:51haïque et sociale
01:20:52cette sixième puissance
01:20:53économique du monde
01:20:54peut connaître
01:20:55des heures difficiles
01:20:56c'est une possibilité
01:20:58mais pas une certitude
01:21:00et le pouvoir actuel
01:21:02qui n'a rien prévu
01:21:03et qui ne sait pas faire
01:21:04il faut qu'il ait
01:21:05le juste niveau
01:21:06de fermeté
01:21:07pour empêcher tout cela
01:21:09ni au dessus
01:21:10ni en deçà
01:21:10les jours à venir
01:21:12vont être
01:21:12par rapport à
01:21:13cette diffusion
01:21:15comme un feu de poudre
01:21:16partout ailleurs
01:21:18seront extrêmement intéressants
01:21:19comme prémices
01:21:21finalement
01:21:21de l'élection présidentielle
01:21:22de la campagne électorale
01:21:23de ce qui pourrait se passer
01:21:24pendant la campagne électorale
01:21:26vu son très bas niveau
01:21:28intellectuel et politique
01:21:28et des boules piantes
01:21:30qui sortent de tous les côtés
01:21:31tout ça
01:21:32est au fond
01:21:33finalement extrêmement triste
01:21:34voilà une épreuve
01:21:36qu'il va falloir surmonter
01:21:37et pour la surmonter
01:21:38au delà de tout
01:21:39ce qu'on a dit
01:21:40sur le stock de convictions
01:21:41il va falloir
01:21:42beaucoup de sang froid
01:21:43beaucoup de sang froid
01:21:44ce qui est une qualité politique
01:21:46et militaire
01:21:46d'ailleurs importante
01:21:47et je ne suis pas certain
01:21:48qu'ils aient le niveau pour ça
01:21:50pour rejoindre la distinction
01:21:51que faisait le général de Gaulle
01:21:52sur la société française
01:21:53là on aurait plutôt tendance
01:21:54que c'est le parti de l'ordre
01:21:55qu'aurait tendance
01:21:57à reprendre la main
01:21:58plutôt que le parti du mouvement
01:21:59au vu de ce qui se passe
01:22:00dans ce pays
01:22:01nous avons Dominique
01:22:02qui nous appelle
01:22:02bonjour Dominique
01:22:04bonjour Péricault
01:22:05bonjour Patrick
01:22:06d'où nous appelez-vous Dominique
01:22:07d'où nous appelez-vous
01:22:08alors moi je vous appelle
01:22:09du roussillon
01:22:09du roussillon
01:22:10dans le vaux
01:22:25ou un peu moins qu'il y ailleurs
01:22:27je vous avoue
01:22:27je ne suis pas très au courant
01:22:28de ce qui se passe
01:22:29devant les collèges
01:22:30et les établissements scolaires
01:22:32d'Avignon
01:22:34en étant à Roussillon
01:22:35on est plutôt préservé
01:22:36parce qu'on est
01:22:36vraiment dans un endroit
01:22:38relativement calme
01:22:39et sympa
01:22:40je voudrais d'abord dire
01:22:41bonjour à Patrick
01:22:42avec qui j'ai traversé
01:22:46une partie de la Nouvelle-Zélande
01:22:47en 1989
01:22:49des souvenirs
01:22:50autres aventures
01:22:52un peu plus saines d'ailleurs
01:22:53ouais
01:22:54une très belle aventure
01:22:55une très belle aventure partagée
01:22:57je pense qu'on s'est tous bien régalé
01:23:00moi mon souci
01:23:01je vais vous expliquer
01:23:02de quoi
01:23:02quelle est mon analyse
01:23:05en 2006
01:23:06j'étais délégué
01:23:07de parents d'élèves
01:23:08et ma fille passait
01:23:09donc du CM2
01:23:10à la 6ème
01:23:11et on était en pleine
01:23:12comment dire
01:23:14conseil de classe
01:23:15de fin d'année
01:23:16où le chef d'établissement
01:23:18a lui présenté
01:23:18les statistiques
01:23:19de l'établissement scolaire
01:23:20et il était très fier
01:23:21d'annoncer
01:23:22que seulement 20%
01:23:23des élèves
01:23:24qui allaient passer
01:23:25en 6ème
01:23:25étaient en échec scolaire
01:23:27donc moi
01:23:28j'étais particulièrement surpris
01:23:29parce que je travaillais
01:23:30dans l'entreprise
01:23:31et à l'entreprise
01:23:3220% de déchets
01:23:33ça marche pas quoi
01:23:34donc je lui demande
01:23:34de préciser
01:23:35ce qu'étaient les 20% de déchets
01:23:36il m'explique
01:23:37que ce sont des élèves
01:23:38qui ont des difficultés
01:23:38à savoir compter
01:23:40lire, écrire
01:23:41et comprendre des textes
01:23:42on était en 2006
01:23:43il y a 20 ans
01:23:43et aujourd'hui
01:23:45ce sont les parents
01:23:46les parents
01:23:47des enfants
01:23:48qu'il y file aujourd'hui
01:23:49qui étaient en difficulté
01:23:50aussi pour beaucoup
01:23:51à cette époque
01:23:51on n'a pas su
01:23:53et l'éducation nationale
01:23:54n'a pas su
01:23:55se réformer
01:23:56transmettre
01:23:57conserver les réels savoirs
01:23:58ceux qui nous rendent
01:24:00communs
01:24:00qui font socle commun
01:24:01dans la société
01:24:02par le même discours
01:24:03par la même compréhension
01:24:05par la même envie
01:24:07de disserter
01:24:07et de faire nation
01:24:09aujourd'hui
01:24:10nous avons en face de nous
01:24:11des élèves
01:24:12qui sont sans avenir
01:24:13sans compréhension
01:24:15du moment
01:24:15sans capacité
01:24:17à dialoguer
01:24:18avec l'adulte
01:24:19avec le monde adulte
01:24:20et comprendre
01:24:20les interactions
01:24:21avec le monde adulte
01:24:22et là je suis catastrophé
01:24:24parce que je ne vois pas
01:24:25et j'adore le discours
01:24:26de Patrick
01:24:26il a complètement raison
01:24:27Patrick ?
01:24:28Patrick ?
01:24:29Patrick ?
01:24:29Patrick Franceschi ?
01:24:31et j'adore le discours
01:24:32de Patrick
01:24:32qui a complètement raison
01:24:33nos politiques
01:24:34ont vraiment mis
01:24:35le pays par terre
01:24:36parce qu'ils n'ont
01:24:37aucune colonne vertébrale
01:24:38aucune
01:24:39ils ont travaillé pour eux
01:24:40ils n'ont pas travaillé
01:24:41pour la nation
01:24:42message reçu
01:24:43Dominique
01:24:43Patrick Franceschi
01:24:45on est en plein dedans
01:24:46là
01:24:47et je vous rappelle
01:24:48le titre
01:24:49de mon humeur
01:24:50quand les sauvageons
01:24:51brûlent eux-mêmes
01:24:51le vivre ensemble
01:24:52où est-ce qu'il en est
01:24:53le vivre ensemble
01:24:54qui était un des symboles
01:24:55de la France quand même
01:24:56d'ailleurs quand on parle
01:24:57de vivre ensemble
01:24:57c'est que déjà
01:24:58il y a un problème
01:24:59parce que ce vivre ensemble
01:25:01naturel
01:25:02il doit être spontané
01:25:02normalement
01:25:03et puis on n'en parlait pas
01:25:04avant
01:25:04parce qu'il était naturel
01:25:06tout ce qui vient d'être
01:25:07dit là
01:25:09malheureusement est connu
01:25:10et malheureusement est vrai
01:25:13le problème c'est
01:25:14comment on sort de là
01:25:15comment on surmonte
01:25:16cette épreuve
01:25:17de ce très bas niveau
01:25:18politique
01:25:20de toute l'échelle
01:25:21de tout le spectre
01:25:23des partis politiques
01:25:25quand vous regardez
01:25:26le niveau
01:25:27des arguments
01:25:28du début
01:25:29de l'élection présidentielle
01:25:30c'est quand même
01:25:31catastrophique
01:25:33pourquoi ce bas niveau
01:25:34et comment en sortir
01:25:34franchement
01:25:35je n'ai pas la solution
01:25:36parce qu'il aurait été possible
01:25:37il y a 10 ou 20 ans
01:25:38en travaillant en amont
01:25:39maintenant la crainte
01:25:41c'est qu'effectivement
01:25:42on aille de plus en plus
01:25:43vers le chaos
01:25:45qui n'est pas certain
01:25:46et il faut garder
01:25:47pour la jeunesse
01:25:48quand même un optimisme
01:25:49moi je travaille
01:25:50beaucoup avec elle
01:25:51il y a tout ce que vous dites
01:25:52que j'ai entendu
01:25:53bien sûr
01:25:53mais il y a aussi
01:25:54plein d'autres jeunes
01:25:55je ne parle pas seulement
01:25:56de mes enfants
01:25:57que j'ai tenté
01:25:58avec ma femme
01:25:59d'éduquer
01:25:59comme il fallait
01:26:01mais il y a beaucoup de jeunes
01:26:02qui pensent avec raison
01:26:03avec sang-froid
01:26:04qui voient très bien
01:26:06la situation
01:26:06très difficile
01:26:07dans laquelle ils sont
01:26:08bien plus que leurs parents
01:26:09mais qui ne désespèrent pas
01:26:10pour autant
01:26:11je pense encore une fois
01:26:12que la lucidité du constat
01:26:13pessimiste
01:26:14doit nous mener
01:26:14à l'optimisme du combat
01:26:15donc donnons à nos jeunes
01:26:17franchement
01:26:17un message très positif
01:26:19les épreuves d'aujourd'hui
01:26:20ils ont raison
01:26:21pourront être surmontés
01:26:23avec intelligence
01:26:24et sang-froid
01:26:24ce message est dans
01:26:26tout surmonté
01:26:26ou du moins essayé
01:26:28vous tenez à ce soutien
01:26:29Patrice François
01:26:30merci d'avoir été
01:26:31une heure avec nous
01:26:32livre chez Albin Michel
01:26:34à lire absolument
01:26:35qui est un code
01:26:35un code de vie
01:26:36un code d'espoir
01:26:37et un code de sursaut
01:26:38et merci d'avoir été avec nous
01:26:39Anissa
01:26:40merci à tous
01:26:42à toutes les personnes
01:26:43qui ont appelé
01:26:44et qui ont témoigné
01:26:45merci à ceux
01:26:46qui nous ont suivis
01:26:47tout de suite
01:26:47Brigitte Lai
01:26:48sur Sud Radio
01:26:49et le thème de son émission
01:26:50est le syndrome du sauveur
01:26:53un thème important
01:26:54d'ailleurs Patrice
01:26:55on continue à surmonté
01:26:57merci