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  • il y a 2 semaines
Avec Louis Leroy, Mehdy Raïche, Brice Soccol

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##ZAPPING-2026-10-12##

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Transcription
00:00A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02A vous de le dire, partie débat 10h32, merci de nous rejoindre.
00:07Bonjour Louis Leroy, conseiller municipal à Orsay.
00:11Bonjour Mehdi Raich, analyse politique et Brice Socol, politologie, essayiste
00:16et co-auteur avec Frédéric Dhabi de L'Echarpe et les Tempêtes aux éditions de l'eau.
00:20Bonjour à tous les trois.
00:22On va parler des sujets qui font parler la France.
00:24Raphaël Glucksmann, c'est sûr que ça vous a passionné hier, on en parlera.
00:29Est-ce que ça y est, il est parti pour 2027 ou...
00:32Bon, ce n'est pas encore fait quand même.
00:34Peut-être qu'il y a un certain François Hollande qui va sortir du bois.
00:39D'ici à quelques mois, on en parlera avec vous de cette colère lycéenne également.
00:43Et puis, faut-il réformer les tickets restos ?
00:45Ça, ça vous concerne tous.
00:47Certains aimeraient bien parce qu'on les utilise dans le supermarché.
00:50Ça fait râler les restaurateurs.
00:52Mais tout d'abord, c'est le zapping avec vous, mon cher Gilles Ganzman.
00:56Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
00:59Allez, on va fermer les yeux et je vais vous plonger dans la nostalgie.
01:03Tout le monde est monté au moins une fois, enfin en tout cas chez les boomers,
01:07en deux chevaux, vous savez, la dodoche avec le bruit du démarrage.
01:12C'est pas aussi vieux quand même.
01:12Mais oui, parfois il fallait démarrer avec le...
01:15Vous savez, devant, avec un truc qui tourne.
01:19Un manuel.
01:19Un manuel, oui.
01:20Et puis les fauteuils aussi un peu tape-cul de la deux chevaux.
01:24Eh bien là, revoilà, rondouillard.
01:26Et sans confort, toujours en version électrique, elle sera à moins de 10 000 euros.
01:30Ça fait rire, Médie.
01:31Deux chevaux, c'est vrai ?
01:32C'est plus jeune du...
01:33C'est pas connu la deux chevaux, moi, je suis trop jeune.
01:34Bah oui.
01:35C'est toujours nous tacler sur l'âge.
01:37Mais figurez-vous que moi aussi, la deux chevaux, je l'ai pas connue.
01:40Eh bien, vous prendrez une chinoise.
01:42Une voiture chinoise.
01:44Au salon de l'auto, c'est une vraie question.
01:48Est-ce qu'il faut mieux, c'est ce que je vous demanderai après le son,
01:51est-ce qu'il faut mieux aller sur la nostalgie
01:52ou aller sur la modernité des voitures chinoises ?
01:55C'est-à-dire qu'on reproche, nous, d'être toujours avec des vieux modèles.
01:58Et c'est la question que je vous poserai.
01:59Bien les vieux modèles.
02:03On va au salon de l'auto qui ouvre aujourd'hui
02:05où a été présentée la nouvelle deux chevaux électriques.
02:08Mon Dieu, quel lancement !
02:10On est dans le prototype de la nouvelle deux chevaux de Citroën.
02:14On a beaucoup d'espace aux jambes.
02:16On a le vieux levier comme à l'époque.
02:18On a un toit qui peut s'ouvrir avec une capote.
02:22Vous allez essayer de garder tout ça dans la voiture qui sera vendue en 2028 ?
02:26Oui, le but, c'est de délivrer ça.
02:28Donc, de réussir à mettre tout ça en production.
02:30Cet esprit-là a une voiture toute petite, 3,76 m,
02:33beaucoup plus petite que la deux chevaux historiques.
02:3510 cm plus petite, quoi.
02:3610 cm plus petite, exactement.
02:37Beaucoup d'espace à bord grâce à la plateforme électrique
02:40et puis grâce à des idées design aussi de pousser un peu tous les murs.
02:43Il n'y a pas de boîte à gants.
02:44Il n'y a pas de boîte à gants, par exemple.
02:46Donc, on va mettre des rangements ailleurs de manière complètement alternative.
02:48On va libérer concrètement l'espace dans une voiture minuscule.
02:51Et à l'arrière, pour l'instant, il y a des couleurs très, très vives.
02:55C'est possible parce qu'on n'en voit plus des voitures comme ça aujourd'hui.
02:57C'est possible de garder ça, de garder des couleurs très vives, très claires comme on voit là.
03:01Alors, c'est très clivant dans le marché automobile aujourd'hui.
03:03Mais dans un projet comme la deux chevaux, là, on peut se permettre.
03:07Et là, les gens et les clients vont nous suivre.
03:09Alors, évidemment, c'est autre chose que les voitures chinoises.
03:12La France ne serait pas la France sans l'apodémie.
03:14Pendant que les Chinois font des voitures haut de gamme et autres,
03:20nous, on revient à la nostalgie des vieilles voitures.
03:23Et on fait des petites voitures.
03:25Parce qu'elle est toute petite.
03:27Donc, vous pensez, est-ce qu'il faut mieux aller sur la nostalgie ?
03:31Je ne sais pas si c'est de la nostalgie, parce que là, du coup, Citroën ressort la deux chevaux
03:36après avoir réinventé une marque qui s'appelle DS, Renault, la 4L et la R5.
03:42Je ne sais pas si c'est une forme de nostalgie.
03:43Mais regardez, pareil, on en revient au vinyle, on en revient au Walkman,
03:46on en revient à tout ce qui a fait la grande culture française.
03:49Je ne sais pas si c'est de la nostalgie.
03:51Je pense qu'il y a une envie de retrouver l'audace et ce qu'a fait l'identité
03:55de notre pays.
03:56C'est le TGV, c'est le Supersonique, c'est le Concorde, c'est tout ce qu'a fait...
04:01La belle époque.
04:02La belle époque, je ne sais pas.
04:03On a l'intelligence, les savoirs et les ingénieurs pour refaire tout ça.
04:06Le patron de Citté-Lantis disait, nous, on joue sur nos marques
04:10et sur ce qui est ancré en France pour pouvoir combattre BYD.
04:14C'est une vraie stratégie.
04:16L'exception culturelle française est plus forte, je pense.
04:19J'espère, j'espère.
04:21Brice Socol.
04:21Moi, je trouve que c'est très illustratif de notre époque.
04:25Je suis en train de terminer un bouquin justement sur le déclin français.
04:28Vous savez qu'aujourd'hui, on est dans le déclinisme.
04:30Quand on regarde tous les sondages qui sortent depuis plusieurs mois,
04:33le déclin, la nostalgie, la France d'avant.
04:36Je trouve que finalement, c'est très illustratif de l'état d'esprit de notre pays.
04:40C'est-à-dire qu'on va chercher de l'identité, on va chercher c'était mieux avant.
04:47Il y a un slogan d'une des candidates aux élections présidentielles, c'est la renaissance.
04:54En fait, c'est très illustratif d'un pays qui se projette, qui est entre deux.
04:59C'est-à-dire qui n'est plus dans son passé, qui a du mal à se projeter dans son
05:03avenir
05:03et qui cherche des repères, des identités.
05:06Et je trouve que ce que font les constructeurs automobiles français
05:09est vraiment illustratif de ce qu'est la France aujourd'hui.
05:12De cette difficulté à se projeter dans l'avenir, dans l'innovation.
05:18Vous avez vu le nombre de voitures chinoises au salon de l'automne.
05:20Oui, mais vous voyez d'autres remarques.
05:21Vous avez des Allemands qui se remettent en question.
05:23Ils gardent des voitures allemandes, mais ils vont vers l'électrique aussi.
05:27Il n'y a pas que les constructeurs français.
05:28Ce ne sont plus les constructeurs français, ils sont des constructeurs internationaux.
05:32puisque les capitaux ont évolué et changé.
05:34Tout ça pour dire que, en fait, ça rejoint l'élection présidentielle.
05:40Est-ce qu'on est dans une France qui est plutôt dominante, nostalgique,
05:43c'était mieux avant, ou est-ce qu'on est dans une France de la rupture ?
05:47Et ce choix-là, il va être fait pendant les élections présidentielles.
05:50Est-ce qu'on va vouloir plonger dans une nouvelle France, entre guillemets,
05:53ou rester dans cette France un peu traditionnaise, nostalgique, c'était mieux avant ?
05:58Je trouve que c'est intéressant le débat, à travers ces constructeurs automobiles et d'autres marques.
06:02Parce qu'on voit bien que ce n'est pas spécifique à l'industrie automobile française.
06:09On le retrouve aussi dans les grandes marques de cosmétiques, de mode.
06:13On revient à des références d'antan.
06:16Donc je trouve que c'est intéressant, en tout cas, sur ce que ça dit de la France d'aujourd
06:19'hui.
06:20Mehdi Raich, le jeune... Bon, vous êtes aussi jeune, Louis.
06:23J'ai un peu connu, quand même.
06:27Il y en avait une chez ma grand-mère, donc je sais ce que c'est.
06:29Je sais ce que c'est.
06:30Ah, bien ! C'est mon derrière-grand-mère, il avait une.
06:33Vous n'êtes pas monté dedans ?
06:35Si, je suis monté dedans.
06:36Bon, ben alors ?
06:36Oui, argile, ça va. Je me permets de taquiner dès le matin, quand même.
06:41Mais non, je suis d'accord sur l'aspect besoin de rupture.
06:45Il y a un besoin de revenir un peu à des fondamentaux.
06:48Il y a des grandes images populaires.
06:50Et la Dechaux fait partie de cet imaginaire collectif.
06:54Après, je pense que, si on prend d'un point de vue uniquement économique,
06:58je ne pense pas que les constructeurs français soient en capacité de concurrencer les Chinois, par exemple,
07:03sur les modèles de luxe, ce que vont produire plutôt les modèles chinois,
07:05ce que vont produire les industriels chinois.
07:07Aujourd'hui, on ne fait plus vraiment ça.
07:09Et d'ailleurs, quand vous regardez, on va parler de la R5...
07:11Je ne suis pas forcément d'accord avec vous, mais les amoureux de Porsche et de Ferrari
07:15préfèreront toujours une Porsche et une Ferrari à une voiture chinoise.
07:17Oui, mais quand on parle, par exemple, du renouveau de la R5, du renouveau de la deux-chevaux,
07:21c'est plutôt des voitures très fortes dans l'imaginaire,
07:24mais là, c'est des petites voitures.
07:27Moi, je suis plus attiré par ça.
07:30On a beaucoup parlé du succès de la Fiat 500 pendant un moment.
07:32C'est plus des petites voitures du quotidien auxquelles on est très attaché
07:35que les grosses voitures un peu ostentatoires.
07:38où c'est moins français, même si la DS a été un modèle extraordinaire.
07:42Mais aujourd'hui, Brice a parlé des modèles allemands.
07:45Les modèles allemands étaient plutôt connus pour le luxe.
07:47Et aujourd'hui, ce n'est plus vraiment ce qu'ils font
07:48parce qu'ils savent qu'ils sont concurrencés sur un marché international.
07:51Je pense qu'il y a un rapport aussi économique.
07:53Et pourtant, on sait le faire.
07:54On a la plus grande industrie automobile au monde avec Renault-Nissan.
07:57On a la plus grande industrie du luxe.
07:58Alors, si on ne sait pas faire des voitures de luxe, c'est qu'il y a un problème.
08:01Les Français étaient les premiers sur le coup d'ailleurs.
08:03Et Renault a quand même donné ses succines à faire fabriquer des voitures.
08:06Vous avez vu, dans Paris, pour les touristes, il y a des deux chevaux.
08:12Regardez dans le sud les mers à Rignetet.
08:14C'est extraordinaire.
08:16Cette France de la nostalgie, c'est aussi...
08:18Vous vous souvenez de la publicité récente d'Intermarché ?
08:21Oui.
08:23C'est intéressant parce que c'est le retour aussi à la France d'antan.
08:27Et c'est ce que disait Eugénie Bastier, elle avait raison.
08:29On est dans cette France de la nostalgie.
08:31Et voilà, ça regroupe plusieurs secteurs d'activité.
08:34C'est vrai.
08:35C'est un petit clin d'œil, c'est intéressant.
08:37Nostalgie, identité, France d'avant.
08:38Mais est-ce qu'on est obligé de l'appeler nostalgie ou identité ?
08:40Est-ce qu'on ne peut pas dire aussi qu'il y a des repères ?
08:41Tout n'était pas génial avant.
08:42Est-ce que c'était mieux avant ?
08:43Sans doute que non.
08:44On garde ce qu'on a fait de meilleur, ce qu'on a fait de plus grand.
08:46C'est une forme de nostalgie.
08:47On en revient aux grandes bases.
08:49On en revient aux grandes bases.
08:50Et on jette ce qu'il y avait à jeter.
08:51Il y a tout un tas de sujets où c'est mieux aujourd'hui qu'avant.
08:55Ça rassure, je pense, d'avoir des repères comme ça ?
08:58Ça rassure le français ?
08:59Oui.
09:00Je pense, manifestement.
09:01Moi, je suis heureux qu'on rachète des vinyles, qu'on repossède à nouveau un objet culturel,
09:06qu'on repossède des grandes voitures françaises.
09:09C'est très sociologique et intéressant d'avoir.
09:10A noter que Sud Radio sera, le salon de l'auto ouvre aujourd'hui, le mondial de l'auto.
09:16Au grand public demain et pour les professionnels aujourd'hui.
09:19Sud Radio sera jeudi sur le salon à partir de 17h avec les vraies voix.
09:23Vous allez pouvoir admirer Philippe David en vrai, c'est quelque chose.
09:28Et avec Cécile de Minibus, vous pouvez aller sur le stand.
09:32Ça, c'était le rire de Mehdi, ce n'est pas le mien, même s'il était très aigu.
09:35Vous pouvez aller sur le stand.
09:36Il y aura sûrement aussi Patrick Roger, notre grand patron.
09:39Et puis samedi également, on en parle, on parle auto.
09:42De 10h à midi sera aussi en direct du mondial de l'auto Sud Radio.
09:47Mais nous, on n'a pas le droit.
09:47On y va demain si vous voulez.
09:49Je vous y emmène.
09:53Monsieur Médor est servi.
09:55Monsieur Médor est servi.
09:57Qui est Monsieur Médior ?
09:58C'est un chien.
09:59Et de plus en plus de restaurants et d'hôtels font des menus gastronomiques pour les chiens.
10:04Vous, on mange du chien ? Non ?
10:06Non, on fait des menus gastronomiques pour les chiens.
10:10Vous avez des grands chefs qui, de plus en plus, cuisinent pour les chiens.
10:17Et ça choque les gens.
10:17Quand vous payez 22 euros ou 50 euros pour nourrir votre chien alors qu'on connaît le problème de pouvoir
10:24d'achat,
10:24ça fait polémique.
10:25Petite visite dans cet hôtel qui fait des menus et des gastronomiques pour des chiens.
10:30Dans cet hôtel-restaurant de Metz, en Moselle, le chef prépare un repas pour un invité bien particulier.
10:36Ici, nos fidèles compagnons à quatre pattes sont acceptés dans certaines chambres
10:41et ont même le droit à leur propre menu.
10:44Comptez 22 euros l'assiette.
10:45Au-delà d'accepter les animaux, on est vraiment plus dans une idée de les recevoir,
10:49de les accueillir.
10:51Et donc, par ça, on a créé justement ce dîner gourmet.
10:54On les accepte dans les deux restaurants, au niveau de la terrasse,
10:58au niveau des chambres, au niveau du lobby.
11:00Alors, je ne suis pas sûre, mais il faudra demander à un vétérinaire
11:02que du foie gras ou autre, le chien fasse la différence.
11:07Mais moi, d'autre jour, je suis passée devant la vitrine d'une grande marque de luxe
11:12que je ne citerai pas.
11:13Il y avait, vous savez, des habits pour chiens.
11:16Je ne vous dis pas le prix, quoi.
11:18Est-ce que vous dépenseriez 20 ou 30 euros pour un menu gastronomique pour vos animaux ?
11:24Écoutez, moi, j'ai une petite chienne qui est formidable,
11:26mais non, elle ne mange pas des menus gastronomiques à 20 ou 30 euros,
11:29mais elle mange la fin des assiettes.
11:31Moi, je l'ai très mal éduquée, je l'ai très mal élevée,
11:33je lui donne à manger à table.
11:34Elle mange vos restes.
11:35Elle mange nos restes, et puis ses croquettes.
11:37Elle est à table avec vous ?
11:38Elle est à côté, elle est à côté.
11:39Moi, je l'emmène partout, par contre.
11:41On l'emmène partout.
11:42Et je suis pour.
11:43Et il y a beaucoup d'avance, dans beaucoup d'endroits de France, d'ailleurs,
11:45sur les établissements qui accueillent les hôtels, les restaurants qui accueillent les animaux.
11:48Nous, on part en vacances avec notre chien.
11:50Et je trouve ça très bien.
11:52Votre chien est là ?
11:53Parce que, attention, elle est peut-être avec la chienne de bouillonnage.
11:56Je l'emmène sur la plage.
11:58Je l'emmène partout.
11:59Elle aime bien faire des trous.
12:00Sur la plage et tout.
12:01Et je trouve que c'est très bien.
12:02Mais mon chien est beaucoup plus propre que beaucoup de gens sur la plage.
12:05Mon chien ne jette pas de mégots.
12:06Mon chien ne vole pas les peignoires dans les hôtels,
12:09ni les serviettes.
12:10Il ne saccage pas les universités.
12:11Et il ne saccage rien du tout.
12:12Donc, je suis pour qu'on puisse emmener nos animaux partout.
12:16Je vous poserai la question dans quelques instants.
12:18On marque une petite pause.
12:19On se retrouve avec mes trois débatteurs.
12:21Louis Leroy, Mehdi Raich et Brice Socol.
12:30Merci de nous rejoindre sur Sud Radio.
12:32On est ravis de vous accompagner en ce lundi.
12:35Avec aujourd'hui mes trois débatteurs.
12:37Louis Leroy, Mehdi Raich et Brice Socol.
12:39Et c'est la suite du zapping de Gilles Gansman.
12:42Je continue ou vous faites réagir sur le chien ?
12:44Comme vous voulez.
12:46Moi, je ne suis pas fan de la doctronomie.
12:49On appelle ça comme ça.
12:50On rappelle quand même le contexte.
12:51Il y a des restaurants qui font des menus gastronomiques pour les chiens.
12:55Moi, ce qui me gêne...
12:56Je suppose qu'on accueille évidemment les animaux dans tous les lieux.
12:58Les hôtels, les plages.
13:01Moi, ce qui me gêne, c'est cette espèce d'entrepomorphisme.
13:05C'est-à-dire qu'on considère que les animaux, on doit les considérer comme des êtres humains.
13:10Ils doivent manger du foie gras, manger des petits fours.
13:13On est dans l'absurdité la plus complète.
13:16Quand tu penses qu'un lycéen, un étudiant, il a du mal à sourire.
13:21C'est un euro le repas du Crous.
13:23Et que tu vas dépenser 20 à 25 euros pour ton chien.
13:26Sur des menus gastronomiques, ça n'a pas d'intérêt.
13:29C'est l'absurdité.
13:30Pour moi, c'est l'excès de la société de consommation telle que je ne l'aime pas.
13:35Mais dirais-je, vous ? Vous en pensez quoi ?
13:37Pour rejoindre un peu ça, je pense que c'est surtout une manière de se démarquer socialement.
13:41La plupart du temps.
13:43Là, on parlait des vêtements de luxe pour les animaux.
13:45C'est une manière de dire, voilà, moi je peux faire ça avec mon chien ou avec mon chat, regardez.
13:49Il y a aussi beaucoup de gens qui n'ont pas d'enfants.
13:53Exactement.
13:53Qui ont le sentiment d'avoir un enfant avec leur animal, de compagnie.
13:57Donc moi, je ne vois pas trop de...
14:00Si des gens veulent le faire, qu'ils le fassent.
14:02Du moment que l'animal est très bien traité, moi ça me va.
14:05Le retour des jeux du cirque.
14:08Ou Hunger Games pour les plus jeunes.
14:11Mais cette fois-ci, pour de vrai.
14:12Paul Egerth, le secrétaire de la Défense,
14:16a confirmé que Nidal Hassan, un terroriste,
14:20auteur d'une tuerie, sera retransmise en direct.
14:25L'exécution.
14:25J'avais oublié un mot le plus important.
14:28L'exécution sera retransmise en direct.
14:32Alors évidemment, ça fait polémique.
14:34Même si vous allez entendre le pédigré du condamné fait quand même froid dans le dos.
14:38Mais est-ce que ça mérite une diffusion télé ?
14:40En 2009, Nidal Hassan, un Américain musulman d'origine palestinienne,
14:46ouvre le feu dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, situé au Texas.
14:51Considéré comme un loup solitaire du groupe djihadiste Al-Qaïda,
14:55il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats et fait des dizaines de blessés.
15:00Pour justifier son acte, celui qui œuvrait comme psychiatre dans l'armée américaine
15:04disait vouloir empêcher les soldats de participer à une guerre.
15:08Qu'il jugeait illégal en Afghanistan et en Irak.
15:12En 2013, après avoir été reconnu coupable de 45 chefs d'accusation,
15:17Nidal Hassan est condamné à mort.
15:19Cette semaine, l'administration de Donald Trump a annoncé que son exécution sera retransmise en direct.
15:25Une information confirmée par Pitexet, le secrétaire à la défense des Etats-Unis.
15:31On est au secours.
15:32Est-ce qu'on doit être aussi barbares que les barbares ?
15:34Déjà, la peine de mort, on peut s'interroger, on peut en discuter.
15:40Il y a des pours, des comptes.
15:41Enfin, la diffusion d'une exécution, c'est encore autre chose, non ?
15:46On passe un cran, là.
15:47La diffusion de l'exécution par pleteau d'exécution.
15:50Déjà, on est quand même sur un...
15:53Ils sont trois.
15:54Ils vont être trois et sur un des trois, il y aura un qui aurait une balle à la blanche.
16:00Donc on ne saura pas quelle balle l'a tuée.
16:03Sur les trois qui vont tirer, il y en a un qui aura un fusil avec des balles à blanc
16:09pour pas qu'on sache qui l'a tuée.
16:11Moi, ce qui me...
16:13Je trouve ça horrible et morbide.
16:14La petite personne, peu importe le pédigré de la personne.
16:17Mais déjà, l'exécution publique, je trouve que c'est quand même un énorme retour en arrière.
16:21Bah oui.
16:22Et puis...
16:22Il y a quoi ? Il y a l'Iran qui fait ça ?
16:23Bah oui.
16:24Les mots-là, quoi.
16:25Voilà.
16:25Mais moi, ce qui me perturbe le plus, c'est que je trouve que c'est quand même lui donner
16:31une énorme tribune à cette personne-là.
16:33C'est-à-dire que c'est quelque part le transformer en martyre.
16:36Si vous prenez d'un point de vue purement idéologique, si cette personne-là faisait effectivement partie d'Al-Qaïda,
16:40je pense que c'est le meilleur moyen de faire en sorte de le transformer en symbole pour cette personne
16:44-là.
16:44Je ne vois pas l'intérêt.
16:45D'ailleurs, c'est ce que eux font d'ailleurs à l'Al-Qaïda, les exécutions publiques.
16:48Pour moi, c'est juste une vengeance morbide.
16:51C'est aussi, je pense, montrer ses muscles, regarder ce qu'on est fort, ce qu'on va vous faire.
16:55Je trouve ça horrible.
16:56En fait, il n'y a que des mauvaises idées là-dedans.
16:58Donc, moi, ça me répugne la petite personnelle.
17:00Peu importe le pédigré de la personne, même si c'est un bon...
17:02Moi aussi, ça ne peut que m'offusquer de cette position.
17:08Il y a 27 États aux États-Unis, encore aujourd'hui, qui pratiquent la peine de mort.
17:14Donc, ça, c'est un premier sujet.
17:16Deuxième sujet, évidemment, les exécutions publiques, ça n'a pas de sens.
17:22C'est à contresens de l'histoire.
17:25Et comme tu le dis, justement, je pense que c'est apporter une publicité à une personne qui n'en
17:29mérite pas.
17:30Sur le plan humain, c'est désolant et détestable.
17:34Et ce sentiment d'œil pour œil, dent pour dent, on n'est même plus dans la morale, on n
17:40'est plus dans le droit, on est dans la vengeance.
17:43Et ça, pour moi, on est très très loin de l'image que l'on peut avoir d'un état
17:50de droit.
17:50Oui, ce qui est fou, c'est qu'il n'y ait pas de garde-fou, justement, aux États-Unis.
17:54C'est qu'il y a cette cruauté qui peut être mise en scène.
17:59Ça interroge Louis Leroy.
18:00Oui, je suis très mal à l'aise, j'ai rien à rajouter à ce que viennent de dire ces
18:04deux messieurs.
18:05Moi, je suis très mal à l'aise et choqué.
18:08C'est moyen âgeux.
18:09Et on disait ce que c'était mieux avant.
18:11En l'occurrence, non.
18:12On a bien fait d'avancer.
18:13C'était le sens de l'histoire.
18:15Non, en fait, on en arrive.
18:16C'est-à-dire, bon, il y a eu la politique spectacle.
18:18Maintenant, il y a la justice spectacle.
18:19Quel triste spectacle.
18:20Enfin, c'est assez abominable et effroyable.
18:22Et à la question, faut-il se comporter avec les barbares comme des barbares ?
18:28Non, je pense que c'est ce qui fait la différence entre eux et nous, justement.
18:31C'était quoi l'explication de Pete Exek ?
18:34C'est que ça donne un exemple et c'est pour montrer aux autres que si vous faites ça, voilà
18:38ce qui va vous arriver.
18:40Mais globalement...
18:40Non, alors ça, pour le coup, je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
18:42La peine de mort n'a jamais fait en sorte que la criminalité baisse.
18:45Pour le coup, ça n'a jamais été le cas.
18:48Et ce n'est pas parce que vous risquez la peine de mort que vous n'allez pas faire un
18:51crime horrible.
18:52Ça, pour le coup, c'est une construction.
18:54Statistiquement, ça n'a jamais été montré.
18:55Là, vous allez au-delà de mes compétences, mais...
18:57Il y a peut-être notre sondeur, Brice Socol, sur le plateau, qui est capable de répondre.
19:01Bon, c'est vrai que les partisans de la peine de mort vous diront que ça dissuade de commettre des
19:08crimes.
19:09Est-ce que c'est le cas ou non ?
19:10À ma connaissance, non.
19:11Aux Etats-Unis, ça n'a pas fait baisser le nombre de délits, le nombre de meurtres.
19:16C'est un argument très émotionnel, très vengeance, en fait.
19:19C'est plus sur l'ensemble de ces solutions.
19:20Vous savez très bien que si c'est diffusé, il y a des gens qui vont regarder,
19:25que ça va être sur les réseaux, et que même si on ne veut pas le voir,
19:28ça va être dans notre fil Facebook ou les deux...
19:31Alors ça, c'est...
19:32Ça existe déjà.
19:33Aujourd'hui, vous tapez sur TikTok ou sur n'importe quel réseau social,
19:37vous avez des images de fusillades avec des gens qui se font tuer en train de...
19:40Vous venez de soulever un autre point qui, moi, m'exaspère fortement,
19:44c'est qu'on nous impose des images comme ça, violentes, sur les réseaux sociaux.
19:48C'est incroyable.
19:49Vous savez, là, il y a eu ce week-end, un homme qui est rentré dans un enclos de zoo
19:53à Londres.
19:55Bon, au début, moi, j'ai eu l'image floutée sur mon fil Instagram,
19:58et puis, pof, à un moment donné, elle était défloutée.
20:01On vous impose ça, cette violence que vous n'avez pas choisie.
20:05Je trouve ça scandaleux.
20:06Mais justement...
20:07Je n'ai pas envie de voir ça, moi.
20:08Et est-ce que vous regarderez cet homme qui se disait ?
20:11Mais si vous l'avez dans votre fil.
20:12Oui, mais c'est bien, j'appréhends déjà.
20:14Vous voyez, je n'ai pas du tout envie de...
20:16Je crois que je vais laisser mes réseaux sociaux fermés.
20:18Parce qu'évidemment, ça va être partout.
20:20Mais oui, et vous, Mehdi ?
20:21Non, non, je ne regarde pas ce type.
20:23C'est insupportable.
20:24Après, j'ai bien conscience que le monde est extrêmement violent.
20:27Il ne faut pas non plus se leurrer.
20:28Le monde est violent, et ce qu'on peut voir des fois,
20:30le déferlement de haine, c'est la réalité de ce qu'il est.
20:32Ça, on ne peut pas le nier.
20:33Mais je n'ai pas envie de m'y confronter.
20:35Surtout que là, c'est un État qui organise publiquement l'exécution de quelqu'un.
20:39Franchement, on devrait l'empêcher.
20:40C'est encore un peu différent, je comprends parfaitement.
20:42Mais là, c'est un État qui organise la mort de quelqu'un.
20:44Est-ce qu'il y a plein de jeunes qui vont voir ça sur leur réseau ?
20:46Il y a plein de jeunes ?
20:47Moi, je ne supporte pas.
20:49Je trouve ça horrible.
20:50Il nous reste une petite minute.
20:52Moi, j'ai un deuxième coup de gueule
20:54qui s'adresse au maire insoumis de Saint-Denis,
20:57Bali Bakayoko.
20:58J'ai encore me fait engueuler parce que j'écorche son nom.
21:01Enfin, les journalistes en général l'ont écorché,
21:03et ça n'a pas plu.
21:04Le 24 septembre, lui et sa majorité se sont abstenus
21:07sur un vœu visant à protéger les filles et les femmes
21:09contre l'excision.
21:10Vous avez entendu ça ?
21:13Donc, ils se sont abstenus sur un texte de lutte contre l'excision.
21:17Alors, pourquoi ?
21:17Il ne dit pas qu'il se range en faveur de cette coutume ancestrale
21:21qui s'apparente quand même à une mutilation sexuelle
21:24sur les petites filles.
21:25Le maire de Saint-Denis évoque un désaccord
21:27sur une proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles
21:31qui est également mentionnée dans le texte.
21:33Il affirme avoir demandé le retrait de cette référence,
21:35refus de l'opposition.
21:35Alors, on ose imaginer que ce n'est pas par clientélisme,
21:39parce que du coup, j'ai fait des petites recherches.
21:41Figurez-vous qu'en Seine-Saint-Denis,
21:43il y a encore 22 000 femmes de 18 à 44 ans
21:47qui ont subi cette mutilation, selon une enquête.
21:50Vous saviez ça ?
21:50Souvent des égyptiennes.
21:51Bah oui.
21:52Mais donc, Bani Bakayoko estime qu'il ne faut pas voter
21:55contre l'excision.
21:56Ça ne me semble que m'insupporter.
21:59En Égypte, il me semble que c'est...
22:03Je crois qu'on est à 7 ou 8 femmes sur 10
22:05qui ont été excisées au-delà de 35 ans.
22:08Pour vous dire un petit peu le fléau que c'est en Afrique.
22:11Encore en Afrique, ce sera bien,
22:12ce sera encore beaucoup.
22:13Et dire qu'en France, aujourd'hui,
22:15il y a des élus républicains
22:18qui ne respectent pas l'intégrité physique,
22:20tout en sachant qu'il y a une augmentation des violences sexuelles
22:22du corps de la femme,
22:23je trouve ça inadmissible.
22:24Peu importe le bord politique.
22:25Et quand on parle d'excision,
22:26quand on sait ce que c'est,
22:28c'est impossible de ne pas être trop con.
22:29C'est une mutilation interdite en France.
22:31Et c'est une infraction pénale en France,
22:33il faut le rappeler.
22:34On se retrouve dans quelques instants avec vous.
22:37On va parler de ce mouvement lycéen
22:40et cette d'ailleurs nouvelle à l'instant principale
22:43de collèges blessés par balles
22:44par un tir de fusil de chasse.
22:47A Aubagne, alors apparemment sans lien
22:49avec le mouvement lycéen,
22:50mais tout de même, ça interroge
22:52sur l'ambiance du moment.
22:54On en parle dans quelques instants.

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