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  • il y a 11 heures
Lundi 19 octobre 2026, retrouvez André Perissel (Cofondateur, Institut Janus), Céline Mahinc (Vice-Présidente, ANACOFI IMMO) et Fabrice Cousté (Journaliste, B SMART) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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00:16Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue sur Smartimo, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition,
00:22une édition spéciale consacrée à la crise immobilière et surtout aux moyens d'en sortir.
00:26On verra ça avec notre premier invité, André Parisel, le cofondateur de l'Institut Janus,
00:34un think-tank qui lance les universités du logement, des tables rondes pour circonscrire le problème et trouver bien sûr
00:41des solutions.
00:42Et puis en deuxième partie, on parlera avec Céline Main, c'est la vice-présidente de l'Anacofi IMO,
00:48elle vient de rencontrer le ministre du Logement Vincent Jambrun, elle veut modifier le PLF,
00:54le projet de loi de finances 2027 qui est en l'état un signal très négatif pour l'investissement locatif.
01:01Comment faire ? On voit ça dans un instant. Smartimo, c'est parti.
01:08Dans Smartimo, on s'intéresse à la crise du logement avec notre invité, c'est un expert André Parisel.
01:14Bonjour. Bonjour Fabrice. André, vous êtes fondateur des agences Etoiles, vous êtes agent immobilier et secrétaire général de l'Institut
01:22Janus,
01:23qui organise très bientôt les universités du logement. On va en parler.
01:28Mais tout d'abord, je voulais votre avis éclairé sur ce qui se passe actuellement.
01:32Dans cette crise du logement, vous avez quelques années de pratique derrière vous et vous nous dites que c'est
01:39une des crises les plus sévères
01:40qu'on a connues depuis maintenant bien des années.
01:42Oui, c'est une crise très sévère et on va dire que ça a démarré en juillet 2022.
01:49Donc ça commence à faire quelques années et on s'enfonce dans cette crise.
01:55Le logement, c'est la priorité pour les Français, c'est une priorité.
01:59On s'aperçoit que beaucoup de Français n'arrivent pas à se loger, beaucoup de Français n'arrivent pas à
02:04louer un bien.
02:04Il y a une pénurie de logements en location, il y a une pénurie d'investisseurs immobiliers.
02:08Et cette crise ne touche pas seulement l'immobilier.
02:11Ça touche aussi la promotion, les promoteurs qui sont en difficulté parce qu'on a supprimé les avantages fiscaux pour
02:19investir dans le neuf.
02:19Fin du client notamment ?
02:23Les promoteurs et toute la filière du logement est touchée par cette crise.
02:28Donc on va voir les notaires, on va voir les villes parce qu'il y a moins de taxes, de
02:33droits de mutation qui rentrent,
02:34jusqu'aux marchands de meubles, il y a une crise aussi chez ceux qui vendent des fournitures pour le bricolage
02:44etc.
02:45On dit quand le bâtiment va tout va, c'est compliqué.
02:49Je reviens sur le timing, juillet 2022.
02:51Alors on se souvient d'un épisode peut-être qu'on étudiera dans les facs d'économie sur ces taux
02:58à zéro ou même négatifs.
02:59C'est vrai qu'on pouvait s'endetter à très peu cher, patatras à partir de 2022 effectivement le conflit
03:05russo-ukrainien
03:06et ces taux qui flambent, ça a vraiment donné un coup d'arrêt à la filière.
03:10C'est ça, le coup d'arrêt.
03:12Il y a eu plusieurs circonstances qui ont fait aussi.
03:15Il y a eu le renforcement des critères pour emprunter, donc les taux d'intérêt.
03:22Ensuite s'est cumulé le DPE, l'interdiction de louer...
03:26Ça c'est les diagnostics de performance énergétique.
03:28Voilà, diagnostics, interdiction de louer les appartements qui étaient mal notés, interdiction qui est mise en place actuellement.
03:35Donc on essaie de jouer à la marge pour faire revenir des logements pour habiter, mais voilà, le mal est
03:46fait.
03:47Donc on a un déficit.
03:48C'est pas que la faute de Airbnb finalement, cette crise du logement, contrairement à ce qu'on voudrait nous
03:52faire croire peut-être dans les grandes villes.
03:53Non, non, c'est pas que la faute du Airbnb, non.
03:56Ok. En tout cas, baisse de 50% effectivement des investissements pour les investisseurs privés, je parle, et la promotion
04:04également qui souffre.
04:05Vous l'avez dit. Face à ça, on l'a dit, vous êtes fondateur, cofondateur d'un institut, l'Institut
04:13Janus, qui est un think tank, c'est ça ?
04:15Présentez-nous cet institut, à quoi il va servir ?
04:18Alors, un sac de réflexion que nous avons constitué il y a deux ans avec Michel Platéro, qui en est
04:26le président, ancien président de l'AFNIM du Grand Paris.
04:29Un sac de réflexion pour réunir tous ces professionnels du logement.
04:34Et nous sommes dans cet institut des agents immobiliers, des administrateurs de biens, des syndics de copropriété, des promoteurs, diagnostiqueurs,
04:45géomètres, voilà, toutes les professions qui tournent autour de l'immobilier.
04:49Et notre but est donc de réfléchir aux propositions pour faire repartir le logement et redonner du souffle à l
04:57'économie immobilière.
04:58Nous avons écrit un ouvrage collectif, le pacte locatif citoyen, pour un vrai statut du bailleur privé, parce que le
05:11statut du bailleur privé tel qu'il est présenté, c'est uniquement une disposition fiscale.
05:14Il n'y a pas que des dispositions fiscales pour relancer le logement.
05:18Qu'est-ce qu'on pourrait faire notamment ? Quelles sont vos propositions fortes ? Je crois que vous allez
05:22vous aligner sur un espèce de bonus, malus, en tout cas essayer de favoriser cet investisseur bailleur.
05:28Voilà, favoriser, redonner de la confiance aux investisseurs.
05:31Donc assouplir les règles du DPE pour pouvoir louer, supprimer l'encadrement des loyers.
05:38Pour nous, l'encadrement des loyers, c'est une libération.
05:42Alors, un peu d'histoire. En France, on a connu la loi de 48.
05:46C'était une loi qui a fortement limité l'investissement dans l'ancien.
05:51Alors à l'époque, c'était pour faciliter la construction.
05:53Mais on voit encore maintenant, des années 50 ans après, que la loi de 48 a empêché les investisseurs immobiliers
06:04d'entretenir le patrimoine.
06:06Et on a encore des immeubles qui n'ont pas été entretenus parce que l'investisseur n'a pas la
06:13capacité d'investir.
06:14Alors, il y a ça et plus près de nous. Il y a aussi un désamour peut-être des investisseurs
06:17actuels qui se disent
06:18« Moi, je prends des risques. Je m'endette maintenant beaucoup plus fortement si j'ai les capacités. Je ne
06:23suis pas sûr d'être payé parce que, malheureusement,
06:26les locataires, quand ils ne sont plus payés, c'est très difficile de les expulser, même si là aussi, la
06:29loi a évolué très récemment.
06:31Qu'est-ce qu'il faudrait faire de plus ? »
06:34Ce que nous préconisons, c'est un choc. Créer un ensemble de mesures qui puissent faire que l'investisseur retrouve
06:44la confiance.
06:45Et donc, dans ces mesures, on a le permis de louer, on a le DPE, on a la fiscalité, bien
06:55sûr.
06:56Parce qu'il faut de nouveau... Alors, il y a le Jean Brun, du nom du ministre actuel du Logement,
07:01qui s'est mis en place,
07:03qui a du mal, pour l'instant, à trouver son public. On ne sait pas le succès annoncé. C'est
07:08un petit peu plus compliqué, peut-être, que ce qu'on faisait précédemment.
07:10C'est un peu plus compliqué, c'est beaucoup moins intéressant. Il faut amender le Jean Brun. Il y a
07:18une réforme qui est en cours.
07:20Je crois qu'elle doit être présentée bientôt à l'Assemblée nationale. Le Jean Brun actuel ne va pas assez
07:25loin pour rassurer les investisseurs.
07:29On peut corriger, on peut l'amender, l'améliorer ?
07:32Notamment, en ne pas réintégrer l'amortissement au moment de la vente du bien, dans le calcul de la plus
07:41-value.
07:41Oui, ce serait pas mal, effectivement.
07:44Bon, c'est un petit peu technique, mais ceux qui s'y penchent savent de quoi on parle. On l
07:48'expliquera peut-être dans une prochaine émission.
07:50Alors, André Périsselle, outre ses propositions, vous allez réfléchir en grandeur nature.
07:57Alors, d'université, j'allais dire d'été, non, peut-être plutôt d'automne, puisqu'elles ont lieu le 15
08:03octobre.
08:05Ce sera au Grand Hôtel Intercontinental, donc au cœur de Paris.
08:09Les universités du logement, voilà, tout simplement.
08:12Racontez-nous pourquoi avoir créé ces universités ?
08:14L'activité du Sing-Sang, donc ces réunions, ces dîners que vous organisez, ne suffisait pas ?
08:19Il fallait ouvrir un petit peu plus ou créer une grosse journée fédératrice ?
08:22C'est ça, c'est créer une journée fédératrice, exactement, et réfléchir ensemble autour de quatre tables rondes.
08:29Donc, le thème de la journée, c'est penser, débattre et construire.
08:35Et l'idée, au final, des quatre tables rondes, c'est de dégager une dizaine de propositions pour le logement
08:42et pour présenter au candidat à la présidentielle.
08:48Les programmes politiques du logement sont très pauvres actuellement, on va dire qu'ils n'ont pas été entièrement dévoilés.
08:54Et donc, il n'y a pas de ligne directrice pour ceux qui se présentent au présidentiel.
09:01Mais alors ça, c'est très important.
09:02On entend sans cesse parler du pouvoir d'achat des Français.
09:06On se focalise sur le litre d'essence, mais la plus grosse dépense contrainte, c'est quand même le logement.
09:12Ça représente 30, 40, 50%.
09:15Les étudiants, parfois, c'est pire, ça absorbe absolument, pratiquement, tous leurs revenus ou leurs allocations, pour se faire sinon
09:22non.
09:22Et on a l'impression que c'est un peu absent du dialogue politique et on n'en parle pratiquement
09:28jamais.
09:29Exactement, on n'en parle pas, on n'en a pas parlé aux présidents des élections, on n'en parle
09:33toujours pas trop.
09:35Et nous, notre but, c'est de remuer un peu tout ça pour dire, voilà, le logement, c'est les
09:39Français, c'est le pouvoir d'achat des Français.
09:41Et c'est aussi avoir un toit.
09:45Pas de logement, pas de toit, pas de travail, pas d'envie de l'agnac, comme dirait Jacques Attali.
09:53Il faut de l'agnac et pour avoir une niaque, il faut avoir un logement, il faut de bien loger.
09:58Jacques Attali que vous avez rencontré, il y a longtemps.
09:59Hier soir, oui, on n'est pas avec Jacques Attali.
10:02Alors, il y a des idées du côté du Sherpa, comme on disait à l'époque ?
10:06Il a des idées, effectivement, et il va présenter lui-même ses propositions d'ici une quinzaine de jours.
10:14Alors, pas que sur le logement, mais il a toujours des idées pour soumettre au candidat aux présidentielles.
10:19Après, ses idées sont suivies ou pas, malheureusement, elles ne sont pas toujours suivies.
10:23Et en tout cas, il a de très bonnes idées.
10:24Et après, il faut savoir à quel candidat il faut les adresser, parce que ce n'est pas évident en
10:29ce moment, avec ce grand tirage.
10:31On revient sur les universités du logement.
10:33André, quels vont être les temps forts, justement ?
10:35Vous parlez de quatre grosses conférences, grandes conférences qu'on va avoir, avec, justement, des politiques.
10:39Je crois qu'on aura des députés Lionel Cosson en première ligne, peut-être Casbarian en série.
10:43C'est ça, Lionel Cosson, ancien président du CNH et député des Landes, est parrain de cette manifestation.
10:51Nous avons la présence de l'ancien ministre Guillaume Casbarian et la présence aussi du député Michael Cosson,
10:59qui a rédigé un rapport sur le logement.
11:03Et on aura, effectivement, plusieurs tables rondes, c'est ça ?
11:07Plusieurs tables rondes autour de grandes personnalités du logement, promoteurs, agents immobiliers, banquiers, assureurs.
11:17On a un panel assez large de participants.
11:21Du financement, finalement, justement, à la rénovation, vraiment, toutes les étapes de la construction.
11:27Et bien voilà, on en sait un petit peu plus sur ces universités du logement, donc 15 octobre prochain au
11:32Grand Hôtel Intercontinental.
11:34Merci André, André Périsselle. Je rappelle que vous êtes fondateur des Agences Étoiles, secrétaire général de l'Institut Janus.
11:39Et à très bientôt dans Smartimo.
11:41Merci Fabrice.
11:47Smartimo spécial, les solutions pour sortir de la crise immobilière.
11:51Notre invité, c'est Céline Maing. Bonjour Céline.
11:53Bonjour à tous et à tous.
11:55Céline, vous êtes vice-présidente de l'Anacofi IMO.
11:57Vous avez publié une tribune qui tire un petit peu à boule et rouge sur le projet de loi de
12:02finances 2027.
12:03Vous dites que c'est vraiment un double signal négatif pour l'investissement immobilier, l'investissement locatif notamment.
12:10C'est vrai que cet investissement locatif, il est à la peine depuis la fin du Pinel.
12:14Alors on a eu le dispositif Jean-Prin qui peine à trouver ses marques.
12:18Pourquoi vous avez décidé de prendre la parole pour évoquer ce sujet ?
12:22Qu'est-ce qui ne vous plaît pas dans ce PLF 2027 ?
12:25Alors sur le détail, on y reviendra juste après si vous voulez bien.
12:28Mais effectivement, je trouve que le double message est négatif dans un contexte qui est déjà extrêmement tendu.
12:35Ça aurait échappé à personne que l'État emprunte à près de 5% sur 10 ans.
12:41L'OAT est remontée.
12:42Du coup, le crédit immobilier, les taux sont aussi remontés.
12:45On est à 3,5 sur 20 ans.
12:47On est carrément à 4% désormais si vous passez...
12:51Sur 25, suivant les profils.
12:53La vente dans le neuf aux investisseurs n'a jamais été aussi faible depuis toujours.
12:59Enfin, on est en dessous des 18 000 ventes en 2025.
13:02Il est largement temps de donner de la lisibilité et de la stabilité pour ces investisseurs particuliers
13:10qui sont les seuls à pouvoir nous sortir de ce marasme parce que l'État seul n'y arrivera pas
13:17dans ce contexte économique.
13:19Et pourtant, le choix du gouvernement jusqu'ici a été justement d'enlever les béquilles des cadeaux fiscaux.
13:25C'est ce qu'on a entendu, en tout cas, de dire qu'on a trop avantagé cette classe d
13:30'investisseurs
13:31alors qu'on a vu que finalement, ce n'était pas forcément...
13:34Voilà, ça pouvait être monsieur et madame Tout-le-Monde qui préparait sa retraite, tout simplement.
13:37C'est très concrètement monsieur et madame Tout-le-Monde.
13:40On y reviendra sur le profil de ces investisseurs, notamment en loueurs meublés non professionnels.
13:47Alors attention, ce n'est pas le gouvernement.
13:51Il faut faire, je pense, une distinction, même si concrètement ça n'arrange pas forcément nos bidons
13:56parce que ça ne fait pas forcément complètement avancer le schmilblick.
13:59Mais il y a une distinction importante à faire entre le gouvernement, donc le ministère du Logement, et Bercy.
14:05Et c'est vraiment une bataille de chaque instant.
14:08Et le ministère du Logement soutient les professionnels et très à l'écoute des professionnels.
14:14Mais les arbitrages se font...
14:16Et mais les arbitrages, au final, se font à Bercy.
14:19Donc tout comme le ministère du Logement soutient les professionnels, nous aussi nous soutenons.
14:23Enfin, on est évidemment d'accord sur le fait qu'on a besoin de 400 000 logements par an.
14:28On est d'accord sur le fait que le Jean-Brun, heureusement qu'il est là,
14:33même s'il ne satisfait pas tout le monde, on a surtout risqué de rien avoir.
14:39Le Jean-Brun, il est perfectible.
14:41On y travaille encore une fois à chaque instant.
14:43Et jamais, de mémoire, jamais une filière ne s'est autant mobilisée pour un dispositif,
14:49pour le faire connaître, le faire comprendre et le faire utiliser.
14:53Mais pourtant, on voit qu'il est quand même à la peine.
14:55Il n'a pas encore trouvé son public, comme on dit.
14:57Est-ce qu'il faudrait justement proposer de l'assouplir ?
14:59Alors en plus, on parle d'un dispositif, au ministre qui a donné son nom à la mesure,
15:04est-ce qu'il est attentif, quand vous le rencontrez, vous l'avez rencontré récemment,
15:08est-ce qu'il dit justement, oui, on est peut-être allé trop loin ?
15:10Alors on prie qu'avec le jeu de la Chambre, une fois que les décrets doivent passer,
15:15il y a toujours des amendements de dernière minute.
15:16Mais est-ce qu'on peut l'assouplir aujourd'hui ?
15:18Oui, c'est la volonté.
15:20Alors déjà, on le voit avec le PJL Logement,
15:22qui devrait passer à l'Assemblée nationale la semaine du 16 novembre.
15:26Il y a des amendements qui ont été déposés ce week-end,
15:29aussi pour qu'ils ne soient pas absents du PLF au cas où.
15:33L'idée, c'est vraiment de l'améliorer dans l'ancien,
15:36parce qu'aujourd'hui, c'est là où ils peinent le plus.
15:38Et donc ça, c'est acté dans le PJL Logement.
15:42Donc maintenant, il n'y a qu'à concrétiser, il n'y a qu'à marquer l'essai.
15:44Et puis, le ministère du Logement est aussi très attentif
15:49au fait que pour avoir un choc de l'offre,
15:52il faut permettre aux investisseurs d'en faire plus d'un dans leur vie.
15:55Et donc ça, c'est modifier le plafond des amortissements.
15:59Donc on est en tractation, on va dire,
16:03pour peut-être avoir deux investissements par foyer par an,
16:07plutôt que plafonner à 8, 10 ou 12 000 euros d'amortissement.
16:12D'accord.
16:12En ce qui concerne le PLF,
16:14donc c'est l'article 7 qui perturbe le plus
16:17sur la partie dédiée aux loueurs meublés non professionnels,
16:23on alerte parce qu'il y a 1,4 million de propriétaires bailleurs
16:29sur le logement diffus.
16:31Et il y a près de 40%, c'est pour du logement étudiant.
16:35Or, le logement étudiant fait cruellement défaut.
16:38Donc on trouve vraiment extrêmement malheureux,
16:41c'est un euphémisme,
16:42que ce PLF s'attaque d'abord au logement étudiant.
16:47Et puis ensuite, vous l'évoquiez tout à l'heure,
16:50ces propriétaires bailleurs ne sont pas des nantis,
16:53ce sont vraiment des investisseurs modestes.
16:56Il y a un observatoire qui est sorti récemment sur l'allocation meublée,
17:01ils sont en moyenne à 3 000 euros de revenus par mois.
17:04Et ils font ça pour leur retraite.
17:06Et on signale que ça peut être par exemple des parents
17:08qui font un investissement pour leur enfant pendant les études,
17:10qui gardent ensuite et qui vont amortir comme ça pendant des années,
17:14peut-être le revendre,
17:15mais en revanche, ça met du logement sur le territoire.
17:18C'est ça.
17:19Et vraiment, le PLF, l'article 7 tel qu'il est rédigé aujourd'hui,
17:23a un effet de cisaille énorme,
17:26c'est-à-dire que non seulement il ne fait aucun discernement
17:29sur l'allocation longue durée,
17:31donc pour la résidence principale ou le bail mobilité,
17:34avec de l'allocation touristique courte durée.
17:38Donc ça déjà, c'est extrêmement pénalisant.
17:40Ensuite, fiscalement...
17:41Le gros pas de référence entre un logement, par exemple, étudiant,
17:44un logement longue durée et un logement Airbnb.
17:46C'est ça.
17:47Et du coup, c'est extrêmement pénalisant.
17:49Donc ils confondent l'aspect fiscal
17:51avec l'usage qui est fait du bien.
17:53Et ensuite, ils attaquent même les résidences gérées,
17:56puisque les amortissements non utilisés
17:59ne seraient plus reportables.
18:01Donc ça veut dire que, par exemple,
18:04on serait très vite fiscalisé au moment de la détention
18:06et au moment de la plus-value immobilière,
18:09on serait fiscalisé avec une valeur nette comptable
18:13qui serait moindre,
18:15puisqu'on serait obligé de faire les amortissements comptables,
18:18qui serait moindre que ce qu'on a réellement amorti
18:20par rapport à la fiscalité.
18:21Enfin, je ne rentre pas dans le...
18:22Donc vraiment, c'est un effet cisaille énorme.
18:24En tout cas, ça parle à tous ceux qui connaissent
18:25ces mécanismes du logement meublé non professionnel,
18:27qui a longtemps été exempté.
18:29C'est vrai que c'était un régime,
18:30on dirait que c'était le dernier paradis fiscal dans l'immobilier.
18:33Ça a été complètement terminé.
18:35Ce n'est pas un paradis fiscal.
18:37Mais non, on a vu que c'était une mesure nécessaire
18:39pour que les gens aient quand même envie de faire quelque chose.
18:40Parce qu'aujourd'hui, à force d'enlever
18:42finalement toutes les incitations,
18:44on voit que ça pêche.
18:45Céline, concrètement,
18:47qu'est-ce que vous demandez,
18:48quand vous allez voir Vincent Jean-Bruns ?
18:50Peut-être que les arbitrages se feront au-dessus à Bercy.
18:53Qu'est-ce qu'il faut faire ?
18:54Il faut justement réintégrer ou enlever cet amortissement ?
18:58On va effectivement jusqu'à la demande
18:59de la suppression pure et simple
19:01des alinéas de l'article 7 relatif aux lois emmeublés.
19:06Et à minima, on demande de sortir
19:07tout ce qui est résidence principale,
19:09bail mobilité et résidence de service de cet article.
19:12On demande de renforcer l'attractivité du Jean-Bruns
19:15par différents points qui sont déjà dans le PJL
19:18et par la possibilité de faire plus d'un seul investissement.
19:22Et on demande de donner de la lisibilité,
19:25de la stabilité,
19:28notamment ne pas avoir de rétroactivité fiscale.
19:31Enfin, c'est le cadre de l'article 7 sur le LMNP.
19:33Et on demande la prorogation du Denormandie
19:36et du Docavanta jusqu'en 2030.
19:38Alors ça, au contraire, les professionnels nous disent
19:41que c'est quelque chose qui a, pour le coup,
19:43qui commence à marcher,
19:45notamment le Denormandie,
19:46et que ce serait dommage que ce dispositif s'arrête
19:49comme il est prévu fin 2027,
19:50alors qu'aujourd'hui, c'est un petit peu la locomotive
19:53chez les investisseurs particuliers.
19:55Alors la locomotive, peut-être pas la locomotive,
19:56ça reste le loueur emmeublé et non le professionnel.
19:58Les résidences, c'est une algérie.
20:00C'est ça.
20:01Mais en tout cas, le Denormandie a sa raison d'être.
20:04Il agit en réduction fiscale
20:06et non pas en déduction fiscale.
20:08Il est focussé sur certaines thématiques
20:10et oui, on en a besoin pour la rénovation du parc.
20:14C'est certain.
20:15Juste reviens sur le Jean-Brun,
20:16c'est vrai qu'on est passé assez vite.
20:17Là aussi, on avait notamment,
20:19au niveau des rénovations,
20:21c'était assez drastique.
20:22Il fallait présenter des diagnostics
20:24de performance énergétique,
20:25le fameux DPE,
20:26lettre A ou B.
20:28Là aussi, vous dites,
20:29c'est très compliqué à atteindre.
20:30Ça, on l'a dit dès le début.
20:32Oui, on l'a dit dès le début.
20:34À part quelques immeubles,
20:36peut-être et encore,
20:37même les professionnels ne sont pas sûrs
20:38quand ils ont la rénovation globale de l'immeuble
20:41de pouvoir sortir en A ou en B.
20:43Donc, voilà.
20:45Donc là, on est entendu.
20:47Il y a juste un petit point rédactionnel,
20:49comme ils disent,
20:50de bien inclure les DPE D,
20:52c'est-à-dire qu'on pourrait faire du Jean-Brun
20:54sur D, E, F et G.
20:57Une chose qui est bien,
20:58c'est les rénovations qui,
20:59dans l'ancien,
21:00qui arrivent à du neuf,
21:02normalement,
21:02devraient basculer sur les taux du neuf.
21:04Donc ça, c'est un point positif aussi d'amélioration.
21:08Après, on est à 20% de travaux.
21:10Quand on regarde, effectivement,
21:11par rapport aux deux Normandies,
21:13ça ne semble pas inatteignable.
21:16Donc, voilà.
21:17En fait, tout est question de mesure.
21:20Il y a des choses sur lesquelles, vraiment,
21:21on souhaite ne pas lâcher
21:22parce que c'est primordial
21:23pour le secteur,
21:25pour le logement des Français.
21:26On ne vous parle pas de la fiscalité
21:28de nos investisseurs.
21:29On parle vraiment
21:30de risques systémiques macroéconomiques
21:34et sur lesquels on va se battre
21:36tout ce qu'on peut.
21:37Et puis, il y a des choses sur lesquelles,
21:39vous l'avez compris,
21:40quand on a le Premier ministre
21:42qui veut absolument présenter
21:44un déficit maximum à 5,0,
21:47il y a des choses sur lesquelles
21:48il va falloir lâcher.
21:49D'accord.
21:49En tout cas,
21:50on a bien compris
21:51les idées de lisibilité,
21:53de stabilité.
21:54C'est ce qui a fait défaut
21:55au cours de toutes ces mandatures
21:58et notamment les minutes du logement
22:00qui se sont succédées.
22:01Un grand merci pour vos éclairages,
22:02je rappelle que vous êtes
22:03vice-présidente de la NACOPUSFI IMO
22:05et à très bientôt sur Smart IMO.
22:08Merci.
22:09Cette édition se termine,
22:10merci de l'avoir suivie.
22:11On se retrouve très prochainement
22:12pour une nouvelle édition.
22:14Excellente journée à tous.
22:14Sous-titrage Société Radio-Canada

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