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  • il y a 8 heures
Depuis les élections municipales, un procès raciste est intenté aux quartiers populaires, mais aussi à leurs élus, de gauche, et en particulier de La France insoumise. Des images des soirées électorales du premier et du second tour ont été largement relayées et exploitées par certaines chaînes d’information, mais aussi par une partie de la fachosphère, pour dénoncer des comportements jugés contraires à « l’esprit républicain ». Mais qu’est-ce que ce supposé esprit républicain ? Décryptage avec le streamer RiboDansLaSauce et le journaliste Anthony Cortes.

00:00 Introduction
02:46 Les propos racistes visant Bally Bagayoko
23:03 La victimisation de CNEWS
31:33 La fausse polémique du Blanc-Mesnil
39:57 La réaction tardive du gouvernement

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Transcription
00:00On va revenir sur un procès qui a été fait au quartier populaire, au quartier populaire et aussi à ses
00:06élus,
00:06ses élus qui sont le plus souvent de gauche, le plus souvent aussi de la France insoumise.
00:10On a vu ces images-là, les soirs du premier, du second tour, de célébrations,
00:15mais aussi d'élus de maires sortants, le plus souvent de droite, qui étaient hués.
00:22Et CNews s'est mis en marche, CNews, mais pas seulement, toute la fachosphère, la réacosphère,
00:26pour montrer des comportements contraires à l'esprit républicain.
00:30Alors qu'est-ce que c'est l'esprit républicain ? Est-ce que la droite s'y conforme quand
00:33elle gagne des élections ?
00:35Non, pas vraiment, mais on va en parler.
00:38Mais c'était surtout, pour la droite et l'extrême droite, une façon de montrer qu'en fait,
00:43ce qui dérange au-delà de ces comportements, c'est la victoire d'élus qui ressemblent au quartier populaire,
00:51c'est-à-dire des élus issus de la diversité, issus de l'immigration, qui sont le plus souvent issus
00:57des classes populaires,
00:59des fils et filles d'ouvriers qui viennent du milieu associatif.
01:04Mais tout ça a provoqué une vague de haine absolue.
01:06Et le premier qui a pris très, très cher, c'est Bali Bagayoko.
01:10Évidemment.
01:11On l'a eu ici, on l'a reçu ici, et on a eu l'occasion d'en parler avec
01:15lui.
01:15Mais ce n'était pas le seul.
01:16On a vu les maires de Sarcès, de la Courneuve, du Blanc-Ménil, subir exactement le même sort.
01:26Un procès absolument injuste, mais on va en parler, on va décrypter tout ça.
01:29On va se pencher sur les différentes séquences absolument haineuses.
01:32C'est vrai qu'en particulier sur ces news.
01:35Et ces news qui pourtant, dans le même temps, disent « mais il n'y a pas du tout, il
01:37n'y avait pas du tout de racisme, pas du tout de racisme ».
01:39C'est fou qu'il y ait du racisme partout, là-bas, je crois.
01:42On n'a plus le droit de dire que Bali Bagayoko est un grand singe, c'est ça ?
01:45Bah non, clairement pas.
01:47Donc oui, je pense qu'il y a des extraits, vous les avez déjà vus un petit peu tournés, parce
01:49que c'est tellement lunaire que ça a un petit peu bien tourné.
01:52Bon alors, on va faire un petit florilège de ça, puis un peu, voilà, tenter de mettre un peu d
01:56'analyse derrière aussi, pour voir un petit peu ce que tout ça veut dire.
02:01Exactement. Alors je ne sais pas si vous avez tous vu les séquences, j'imagine que vous avez entendu parler
02:05du sujet.
02:06Mais on va essayer de revoir ces séquences-là.
02:08Il y en a deux en particulier qui sont plus que problématiques.
02:11Il y en a beaucoup d'autres, je vous préviens, n'essayez pas, essayez d'aller creuser.
02:14Vous allez voir, vous allez en trouver.
02:16Vous allez sur le compte Twitter d'Eric Tegner, le chef de Frontières, on s'émission 100% frais de
02:21serre sur CNews.
02:23Vous scrollez un peu son profil, c'est que ça.
02:24C'est que ça.
02:25Moi j'ai été pioché, j'ai pris 3-4 extraits, ça m'a pris vraiment 15 secondes.
02:28J'ai juste, tu scrolles deux coups et hop, tu vois tout.
02:30C'est impressionnant, l'offensive est d'une violence et d'une grossièreté aussi, parce que vraiment, ils n'y
02:35vont pas avec le dos de la cuillère.
02:36Ils le font de manière très inélégance finalement, dans le fond comme dans la forme on va dire.
02:42C'est vraiment hallucinant et c'est hallucinant que ça passe finalement.
02:46Et puis là, la première séquence, je ne me trompe pas, c'est un psychologue qui, alors pourquoi un psychologue
02:50?
02:50Vraiment, c'est un psychologue pour lire dans l'esprit de Bali Bagayoko et ses intentions qui sont forcément mauvaises,
02:57évidemment.
02:59Il est insoumis, il a la peau noire, forcément pour CNews, c'est un warning.
03:06Et donc en fait, ils invitent un psychologue pour essayer de lire Bali Bagayoko et vous allez voir qu'à
03:11ce niveau-là, ce n'est pas un dérapage.
03:13On est bien au-delà.
03:14Non, non, c'est vraiment de la propagande raciste, tout ce qu'il y a de plus grossière.
03:18Et d'ailleurs, je pense que c'est totalement sanctionnable par l'art comme ça.
03:23Alors après, je ne sais pas, l'art comme a décidé un peu d'abandonner le truc avec CNews.
03:26Je sais que j'avais lu un article comme quoi, au plus haut niveau de l'ARCOM, au final, il
03:29y avait plus ou moins des pressions pour laisser passer plus ou moins CNews,
03:32pour éviter de se mettre bolloré à dos parce qu'il est tellement puissant qu'il vaut mieux pas trop
03:35l'avoir comme ennemi.
03:37Donc ouais, l'ARCOM qui dort de plus en plus en ce qui concerne CNews.
03:40Il faut dire qu'il faudrait créer un organisme uniquement pour CNews s'il voulait faire son travail correctement parce
03:43que, genre vraiment, c'est tellement unhinged, comme on dit, c'est grave.
03:47Il devient ce laboratoire voulu par la France Insoumise de cette fameuse Nouvelle France.
03:51Et que fait le maire ? Finalement, il essaye de pousser les limites.
03:55Jusqu'où je peux aller, au fond ? Est-ce qu'il n'y a pas un peu de ça,
03:58finalement ?
03:58Non.
03:59Sûrement qu'il y a un peu de ça, maintenant, c'est important de rappeler.
04:01Parce que le drôle, c'est que nous, en plus, on l'a reçu, on a vu toutes les interviews
04:04qu'il a pu donner.
04:05Il n'est pas du tout dans une stratégie de l'outrance et de tester les limites, mais je n
04:09'en rends vraiment pas.
04:09Au contraire, il est vraiment très propre sur lui.
04:11Il a un côté presque un peu pas consensuel, mais vraiment un côté monsieur le maire, très sérieux, souriant et
04:17républicain.
04:18Il dégage vraiment ça.
04:19Exactement. Pour moi, c'est le maire républicain par excellence.
04:22Il va toujours choisir la modération.
04:25Il va essayer de réunir le maximum du monde autour de lui.
04:28Il va choisir ses mots pour ne pas cliver, pour ne pas choquer.
04:31On l'a vu ici.
04:32C'est vrai qu'il est tout à fait clair.
04:34Il prend toutes les précautions, toutes les pincettes.
04:36Il a un discours qui n'est pas du tout frontal.
04:39Tout en étant solide sur le fond à côté.
04:41C'est ça qui les énerve en réalité.
04:42Il est aussi de constituer une forme de radicalité, mais radicalité dans le bon sens du terme.
04:45Pas dans le sens où il n'est pas à l'origine d'un chamboule-tout.
04:48C'est simplement qu'il a une autre parole que celle qu'on peut entendre dans les médias à longueur
04:52de journée.
04:53Mais c'est un maire républicain qui est responsable.
04:58Et puis en plus, c'est quelqu'un qui connaît parfaitement son territoire.
05:02Il est né à Saint-Denis.
05:03Il était engagé dans l'associative à Saint-Denis.
05:06Il était entraîneur de basket à Saint-Denis.
05:08Il est cadre à la RATP.
05:09Et enfin, je veux dire, c'est un personnage lisse.
05:12C'est un profil absolument lisse.
05:14Alors oui, il a une étiquette à l'EFI.
05:15Et c'est ça qui dérange.
05:16Et en plus de sa couleur de peau, évidemment, pour ses yeux.
05:19Mais en dehors de ça, franchement, c'est le maire républicain de base.
05:23Et pourtant, écoutez ce qu'il a à dire, ce monsieur.
05:26Si on a qui n'ont pas vu l'extrait, préparez-vous.
05:28Essayez de ne pas boire en même temps qu'on vous montre l'extrait.
05:30Vous pourriez recracher ce que vous avez dans la bouche.
05:32L'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux.
05:35Et de la famille des grands singes.
05:37Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribune,
05:42nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribu,
05:44il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité.
05:50Et là, ce qui se révèle avec l'élection de monsieur Bally Bagayoko à Saint-Denis,
05:56c'est que ça rappelle quand même qu'un maire dans une commune a énormément de pouvoir.
06:02Ça, c'est vrai depuis toujours.
06:04Il a beaucoup de latitude, de possibilité d'action.
06:08Et je ne veux pas faire de procès d'intention.
06:10Je ne connais pas ce monsieur.
06:13Maintenant, monsieur l'ancien sous-préfet le rappelait.
06:16Nous sommes dans une démocratie, un état de droit.
06:18On ne peut pas faire ce qu'on veut.
06:21Voilà, donc ça compare directement à un grand singe.
06:25Nous sommes des grands singes, je tiens à vous le rappeler.
06:26Je ne le rappelle jamais quand c'est d'autres maires.
06:28Mais alors lui, pour le coup, je vais rappeler que quand même,
06:30voilà, on fait partie des grands singes.
06:32Et donc, du coup, il y a un côté où on peut être un peu tribal sur les bords.
06:36Mais c'est pour ça qu'on a la République.
06:38Il semblerait que monsieur Bagayoko, lui, il ne respecte pas de ça.
06:41Parce qu'il est vraiment comme un chef de tribu.
06:43Parce qu'en fait, on fait partie de la famille des grands singes.
06:45Enfin, ça n'a aucun sens.
06:46On a tous bien compris.
06:48Il n'y a même pas besoin de dire entre les lignes,
06:50il ne serait pas parti dans une tirade comme ça,
06:51en animalisant finalement Bagayoko de cette manière,
06:54s'il avait été blanc, quoi.
06:55C'est aussi simple que ça, quoi.
06:57Oui, c'est ça.
06:59Je ne comprends pas à quel moment ça tilte dans leur esprit
07:02de faire un lien tel que celui-là.
07:05C'est vrai que comme tu l'as dit,
07:06quand c'est un maire blanc,
07:08à quel moment on se penche sur les origines de l'homo sapiens,
07:12savoir comment ils se comportaient en communauté, etc.
07:14C'est dingue.
07:16On n'a pas entendu ça pour l'élection d'Antoine Armand à Annecy.
07:19On n'a pas entendu ça pour la réélection de Jean-Luc Maudinck à Toulouse.
07:22Non, mais là, par contre, c'est Bali Bagayoko.
07:24Donc, on y va à fond.
07:25On fait référence à l'homo sapiens,
07:27au comportement en tribu, au singe.
07:29Non, mais c'est hallucinant.
07:31Et ce qui est...
07:32Déjà, ça révèle évidemment le fond de pensée de ces news
07:34qu'on ne découvre pas.
07:36Mais en tout cas, là, on voit quand même que le fond raciste,
07:39là, il commence à déborder,
07:41il commence à émerger à la surface.
07:44Et surtout que ça s'ajoute à un certain nombre de sorties,
07:47notamment celle de Michel Onfray, on va la voir.
07:49Mais c'est un petit peu le même genre.
07:50C'est le même champ lexical,
07:52c'est le même sujet,
07:54c'est les mêmes comparaisons aussi.
07:56Et c'est une façon d'animaliser
07:57et même de montrer comme Bali Bagayoko,
08:01comme venant de l'état sauvage.
08:02C'est vraiment ça.
08:03C'est vraiment...
08:04Pour le comprendre, nous allons analyser les hommes des cavernes.
08:06Non, mais attendez.
08:07Vous êtes complètement fous.
08:08Et le pire, c'est qu'en plus,
08:10quand tu leur fais le reproche,
08:11parce qu'évidemment,
08:12un certain nombre de parlementaires à gauche
08:14ont saisi l'ARCOM en disant que c'était absolument scandaleux,
08:17eux, ils voient rien de scandaleux là-dedans.
08:19Et ils voient juste une cabale contre ces news
08:21parce que vous voyez bien qu'ils veulent tous nous faire tomber
08:23et qu'ils se saisissent.
08:24C'était la première occasion venue.
08:25Mais non, mais vous venez de comparer un maire noire à un singe,
08:27en fait.
08:27Donc ça, c'est pas raciste.
08:29Rien n'est raciste à ce moment-là.
08:30Mais bon, en plus d'être raciste,
08:32l'extrême droite, c'est un lot de trucs qu'ils adorent faire.
08:34Enfin, il y a plein de choses qu'ils adorent faire.
08:35Hélas, c'est se victimiser.
08:37Là, vraiment, de plus en plus,
08:38ça tourne à plein régime.
08:39C'est la stratégie de l'inversion
08:40et de la victimisation permanente.
08:41À dire, bah quoi ?
08:42Mais non, vous en prenez à nous.
08:43On n'a pas le droit d'avoir une parole libre dans ce pays.
08:45On est obligé d'être de gauche, c'est ça ?
08:46On n'a même plus le droit de dire que les lois sont des singes.
08:47C'est vraiment premier degré leur stratégie.
08:50Et ça passe, quoi.
08:51Ces news continuent de tourner.
08:52Et bon, il a fallu du temps
08:54avant que certains, et notamment au gouvernement,
08:56commencent à tirer un peu sur la sonnette d'alarme
08:57et me dire, hop, hop, hop, on va arrêter un peu le racisme
08:59cinq minutes, messieurs, quoi.
09:00Ça a pris une semaine de polémiques.
09:01C'est complètement fou.
09:02Et pourtant, les polémiques, c'était pas n'importe quoi.
09:05Je vous propose de regarder Michel Onfray.
09:07Maintenant, c'est fou, parce que c'était pas le même jour.
09:09Je sais pas s'ils sont passés le mot ou quoi.
09:10Mais c'est quand même...
09:11Je sais pas si ça s'est fait tout seul
09:12ou s'il y en a un qui s'est inspiré de l'autre.
09:14Je veux dire, des comparaisons comme ça,
09:16à une journée d'intervalle sur la même chaîne,
09:18s'ils sont pas passés le mot,
09:18c'est que vraiment, il y a un fond raciste en France
09:20qui fait que les racistes peuvent pas s'empêcher
09:22de comparer des noirs à des singes, quoi.
09:24C'est vraiment ça.
09:24En même temps, quand on regarde Taubira,
09:26à l'époque, c'était exactement pareil.
09:27Il y avait eu des caricatures absolument horribles,
09:29des gens qui lui avaient jeté des bananes
09:30pendant qu'elle passait par là,
09:32ce genre de choses, quoi.
09:34Donc, bon, il y a une jurisprudence,
09:36hélas, sur ce racisme-là en France.
09:39Mais bon, on pourrait se dire que petit à petit,
09:41quand même, c'est de moins en moins entendable
09:42ces positions qui paraissent de plus en plus surannées.
09:45Eh ben non.
09:46Sur CNews, en 24 heures, on a eu deux comparaisons
09:49entre deux personnes différentes.
09:50exactement sur le même registre,
09:51donc ce registre-là.
09:53On n'est pas dans une...
09:54Alors, désolé, c'était extrêmement pixelisé,
09:57l'extrait précédent.
09:57Là, l'extrait a été enregistré directement
09:59avec un gris pin.
10:00Vraiment, c'est dégueu.
10:01Voilà, il manque un petit...
10:03Il y a un filtre passe-bas
10:05qui a mal été réglé, si vous voulez, mon avis.
10:06On n'est pas dans une tribu primitive
10:09comme l'a décrit Darwin,
10:11en disant que vous avez le mal dominant
10:13qui est là, qui décide,
10:13et qui dit, c'est moi qui décide.
10:15Toi, tu auras à manger, toi, tu n'auras pas à manger.
10:17Moi, j'aurai les femelles,
10:17toi, tu n'auras pas les femelles.
10:19Nous allons attaquer.
10:19Nous n'allons pas attaquer la tribu d'en face
10:21ou je ne sais quoi.
10:21Ça, ça va bien.
10:22Il y a des milliers d'années
10:23que c'était comme ça.
10:23Mais plus du tout comme ça, maintenant.
10:25Et on n'est pas dans une...
10:27Je ne sais même pas à quoi il fait référence
10:29quand il dit ça.
10:29C'est ça qui est fou, quoi.
10:30En fait, le débat vient...
10:34Je crois...
10:34Enfin, si je ne me souviens pas bien,
10:36parce que j'ai regardé la séquence en entier,
10:38et en fait, le débat vient
10:39des propos de Balibagaïko
10:40sur la police municipale.
10:41où, en gros, il dit...
10:44En fait, s'il y a des policiers municipaux
10:46qui ne veulent pas défendre la politique
10:48qui sera celle de notre ville,
10:50je comprends tout à fait, en gros,
10:51qu'ils aillent y voir ailleurs.
10:54Enfin, il ne le dit pas comme ça,
10:54mais voilà, c'est un peu le truc.
10:56C'est tout à fait normal.
10:57S'il y a des policiers
10:58qui veulent réprimer
10:59alors que lui défend plutôt
11:01une police de proximité
11:03autour de la tranquillité publique
11:05plutôt que de la répression,
11:06en fait, oui,
11:07qu'ils demandent leur mutation, etc.
11:09Et il dit, je ne m'y opposerai pas
11:11si jamais ils veulent demander leur mutation.
11:13De toute façon, c'est la police municipale.
11:15S'il n'a aucun pouvoir
11:15sur la police municipale,
11:16à quoi ça sert d'élire un maire ?
11:17Mais oui, oui.
11:18De la même manière
11:18que le président de la République,
11:19il a un certain pouvoir sur les armées.
11:21Ce n'est pas une histoire de tribus
11:22et de primitifs, de je ne sais pas quoi.
11:23C'est comme ça qu'il est fait.
11:25Il y a une hiérarchie,
11:26un système, un mode de gouvernance.
11:27Et oui, la police municipale
11:29dépend du maire de la municipalité.
11:31Oui, c'est clair.
11:32Mais sauf que CNews s'est saisi de ça
11:34pour dire, vous voyez bien,
11:35il est en train de préparer
11:36une purge politique
11:37au sein des effectifs municipaux.
11:41Et il dit, en gros,
11:43soit vous prêtez allégeance à mon projet,
11:46soit vous dégagez.
11:46Mais ce n'est pas du tout ce qu'il dit.
11:47Il dit simplement,
11:48si vous n'êtes pas d'accord
11:49et que vous voulez partir,
11:50pas de problème.
11:51Mais il ne dit pas,
11:51je vais vous dégager,
11:52je vais organiser une purge, etc.
11:54Et eux, en fait,
11:54ils ont organisé tout un débat
11:55sur Bali Bagayoko
11:58veut éliminer ceux
11:58qui ne pensent pas comme lui.
11:59Et d'où cette espèce d'analyse
12:01complètement foireuse
12:03et en plus raciste
12:05de Michel Anfray
12:06qui dit,
12:06on n'est pas dans une tribu
12:07où il va dire,
12:08toi tu restes,
12:09toi tu ne restes pas,
12:10toi tu as les femelles,
12:10toi tu n'as pas les femelles.
12:11D'accord.
12:12Voilà le point de départ.
12:13Mais à quel moment
12:13cet esprit-là dérive
12:15de bon,
12:15à la base,
12:16ça part d'un raisonnement tronqué,
12:19mais en plus après,
12:19ça part sur un...
12:20Il n'y a rien qui va.
12:22En plus,
12:23du coup,
12:23je n'ai même pas fait le lien
12:24avec cette histoire de police,
12:24mais c'est vrai que j'en ai un peu
12:25entendu parler,
12:26même si moi,
12:26les municipales,
12:27contrairement à toi
12:27qui es journaliste
12:28et qui es un peu professionnel
12:29au sens où
12:29tu travailles sur les municipales
12:31et une fois que les municipales
12:31sont terminées,
12:32tu continues à travailler dessus
12:33un peu pour voir les retombées,
12:35etc.
12:35Moi,
12:36j'ai tendance à changer
12:37de sujet un peu rapidement,
12:38donc je me suis un peu...
12:39Je n'ai pas tout suivi
12:39sur le post municipal en réalité,
12:41puis en plus,
12:41j'ai fait une petite pause
12:42lundi et mardi,
12:43bref,
12:43peu importe.
12:45Et du coup,
12:45j'avais entendu parler
12:46de cette histoire de police,
12:47désarmer la police un peu,
12:48etc.
12:49Mais je n'avais même pas fait le lien
12:50avec ces prises de position-là.
12:51Pour moi,
12:52j'avais même pas possible
12:53de faire le lien.
12:54Mais du coup,
12:54ce qui est amusant
12:54de ce que je voulais dire,
12:56il me semble que c'est
12:57Éric Ciotti,
12:57le maire nouvellement élu à Nice,
13:00le maire issu de son propre parti
13:02pour l'Union des droites,
13:03allié de Marine Le Pen.
13:04Il me semble,
13:05dis-moi si je me trompe,
13:06qu'il avait dit quelque chose
13:06comme,
13:07si il y a des policiers
13:08qui ne veulent plus bosser
13:08à Saint-Denis
13:09parce que Bali Bagayoko
13:10veut vous enlever
13:10vos lanceurs de LBD,
13:12venez chez moi,
13:12je veux vous armer,
13:13il n'y a pas de souci,
13:14vous pourrez bien aller
13:15casser des jeunes de cité.
13:22ralliez-vous à moi,
13:23etc.
13:24Là, non,
13:24c'est que pour Bali Bagayoko
13:25mais pas pour Éric Ciotti.
13:26Éric Ciotti,
13:26il est civilisé,
13:27il n'y a pas de souci,
13:28rien à voir avec un chef de tribu.
13:30Et puis,
13:31je vois que Germaine Fourchette
13:32dit,
13:32c'est tellement raciste
13:33qu'on oublie de dire
13:34que c'est complètement sexiste
13:35et misogyne aussi,
13:35c'est vrai,
13:36c'est vrai.
13:37Et elle rajoute
13:37que les femmes sont des marchandises
13:38aux yeux d'en frais,
13:39complètement.
13:39C'est vrai que
13:40parler de femelles
13:42et tout ça,
13:43il y a cette idée-là
13:43de,
13:44en plus,
13:45ils vont nous piquer
13:46nos femelles.
13:47Il y a un truc un peu bizarre
13:48derrière ça,
13:48c'est sexiste,
13:51c'est masculif,
13:52tout est ignoble.
13:55Vraiment,
13:55en une minute trente,
13:56il enchaîne
13:57toutes les dégueulasseries.
13:59Non,
13:59c'était 19 secondes
14:00l'extrait précédent.
14:00Même pas une minute trente.
14:01En plus.
14:02Du coup,
14:02ça fait une minute trente
14:02avec sa justification
14:04qu'on va regarder là,
14:05dans la revue Front Populaire
14:06qui est sa propre revue.
14:07Bon,
14:07bref,
14:08on s'en fout.
14:09Il clarifie sa position
14:10après les propos qu'il a tenus.
14:12Vous allez voir,
14:12il la clarifie
14:12mais ça change de tout.
14:15Il a une manière
14:15assez amusante de clarifier.
14:17À la fois,
14:17il prend les gens
14:17pour des cons
14:18et en plus,
14:18c'est un contre-sous
14:20comme on dirait.
14:21Je pense qu'on me fait
14:22un mauvais procès
14:22sur Internet.
14:23Je me doute bien
14:24que la France Assoumise
14:25a besoin de ce genre
14:25de faux procès
14:27pour mener son combat politique
14:28parce qu'à propos
14:29du mot qu'a utilisé
14:31M. Bali Bagayoko
14:33quand il parlait
14:33d'allégeance,
14:35j'ai fait référence
14:36à un concept
14:37d'éthologie.
14:38Je rappelle que
14:39l'éthologie,
14:40c'est une science,
14:41c'est une discipline
14:42un par entier
14:43au 19ème siècle
14:44qui se constitue
14:45qui fait partir
14:45de Darwin
14:46et que j'ai fait savoir
14:48que nous n'étions pas
14:49dans la logique
14:50des mâles dominants.
14:51Alors juste,
14:52l'éthologie,
14:53c'est l'étude
14:53des comportements animaux.
14:54Donc,
14:55on appelait à l'éthologie
14:56pour dire
14:56non,
14:57il n'y a rien de raciste
14:57ce que je dis
14:58sur Bali Bagayoko,
14:59je m'appuie juste
14:59sur l'étude
15:00des comportements animaux
15:01pour analyser cet homme.
15:03Et après,
15:03il explique,
15:04tu vas voir,
15:05qu'il considère
15:07qu'il n'y a pas
15:08tant de différences
15:09entre l'homme
15:09et l'animal.
15:10Enfin,
15:11on va voir
15:11à tout l'extrait,
15:12mais bon,
15:12il se justifie
15:13comme il peut.
15:14Mais je n'ai pas
15:15animalisé un homme noir,
15:15nous sommes tous
15:16des animaux,
15:17voyons.
15:17Oui,
15:18pourquoi tu l'as dit
15:18que quand c'est un homme noir ?
15:19Vraiment,
15:19c'est chaud.
15:20Le mal dominant,
15:21ça a à voir
15:22avec le mal
15:23et pas du tout
15:23avec la couleur de peau.
15:24Ah,
15:25ça va.
15:26J'ai beaucoup parlé
15:27du mal dominant,
15:28j'ai beaucoup parlé
15:29des tribus primitives
15:30parce que je renvoie
15:31un philosophe important
15:32pour moi
15:32qui s'appelle Darwin
15:33qui estime
15:34qu'il n'y a pas
15:34de différence.
15:35Il n'est pas philosophe,
15:36Darwin ?
15:37Non,
15:37je ne crois pas.
15:37Parce qu'il y en a
15:38qui ont la double,
15:39triple casquette
15:39qui sont plein de choses
15:41et philosophe,
15:41mais Darwin,
15:42il n'est pas du tout
15:43philosophe pour le coup.
15:44Ce n'est pas de l'éthologie
15:45en plus ce qu'il faisait Darwin.
15:46Bon,
15:46après,
15:46c'est mon frère,
15:47il a complètement vrillé
15:48depuis un moment.
15:49une différence de nature
15:50mais une différence
15:50de degré
15:51entre les hommes
15:51et les animaux.
15:52Ça ne veut pas dire
15:53que j'animalise les hommes
15:54mais simplement
15:54que je n'oublie pas
15:55que nous sommes des animaux.
15:56Donc,
15:56j'ai juste dit
15:57que quand on renvoyait
15:59au concept d'allégeance,
16:01on se trouvait
16:01dans des logiques éthologiques,
16:03des logiques animales
16:04qui n'étaient pas celles
16:05qu'il fallait privilégier.
16:06Ça n'a rien à voir
16:07avec la couleur de peau
16:08de M. Bagayoko
16:10qui a l'air d'obséder
16:11vraiment la France insoumise.
16:12Moi,
16:12je ne suis pas obsédé
16:13par les couleurs de peau.
16:14Mais ça,
16:16cette façon-là
16:17de renvoyer la balle,
16:18d'inverser l'accusation
16:20en disant
16:20je ne suis pas raciste,
16:22les vrais racistes
16:23ce sont eux
16:23parce qu'ils sont racialistes,
16:25parce qu'ils parlent
16:25de la couleur de peau.
16:26Moi,
16:26je ne vois pas les couleurs.
16:27Non,
16:27oui,
16:28c'est ça.
16:30Et je pensais
16:31pendant la séquence,
16:31ça me faisait penser
16:32à un tweet
16:33de Marguerite Stern
16:34que vous connaissez peut-être,
16:37militante d'extrême droite
16:38qui prend particulièrement
16:40pour cible
16:41des personnes trans
16:42et qui dit
16:43affirmer que
16:44M. Bagayoko
16:44est un grand singe
16:45n'est pas raciste.
16:46C'est factuel.
16:46Elle a vraiment tweeté ça.
16:48Nous ne descendons pas
16:48des singes,
16:49nous sommes des singes.
16:50Nous sommes des primates
16:50de la famille des grands singes
16:51hominidés
16:52du genre homo
16:53et de l'espèce homo sapiens.
16:54C'est vrai.
16:55Oui,
16:56c'est vrai,
16:56mais sauf que
16:57c'est pas comme ça,
16:58c'est pas avec ce raisonnement-là
16:59que vous arrivez
17:00à dissimuler
17:01votre fond raciste
17:03ignoble
17:03qui se révèle
17:04de jour en jour.
17:04En fait,
17:05bon,
17:05qui se révèle,
17:06on le savait,
17:07mais là,
17:08pour le coup,
17:08c'est vraiment
17:08une sorte d'aveu
17:11de plus en plus explicite.
17:13Bah ouais,
17:13de toute façon,
17:13pareil,
17:14Marguerite Stern,
17:15on descend un peu
17:15à la Michèle Onfray,
17:16finalement.
17:17À la base,
17:17elle n'était pas censée
17:18être une fasciste
17:18à ce point-là
17:19et au final,
17:19elle a très très vite
17:21tourné Kazakh,
17:22comme on dit.
17:23Donc,
17:23ça ne m'étonne pas
17:23qu'au final,
17:24tout ce beau monde
17:24se rejoigne
17:26dans le fascisme,
17:27finalement.
17:28J'ai envie de dire
17:29fascisme,
17:29carrément.
17:30Et puis,
17:30en plus,
17:30le RN rejoint aussi
17:33ce camp-là.
17:34On va le voir
17:34avec cette séquence.
17:35Oui,
17:35on n'a pas pris
17:37n'importe qui au RN.
17:38Vraiment,
17:38là,
17:38c'est le best-of
17:39des pires personnes.
17:41Donc là,
17:42évidemment,
17:42ça va être
17:42l'inénarrable
17:43Julien Audoul,
17:44un des plus
17:45outranciers
17:46au sein
17:46du Rassemblement
17:47national.
17:47Ils ont décidé
17:48de le mettre
17:48porte-parole.
17:48Alors que vraiment,
17:49c'est un des pires.
17:51Il n'y a rien
17:52qui va avec Julien Audoul,
17:53donc on va écouter
17:53plutôt ses réactions
17:55à propos de Bali Bagayoko,
17:56toujours,
17:57et après,
17:58on enchaînera un peu.
18:00On revient
18:01à la politique française.
18:02Le nouveau maire
18:03LFI de Saint-Denis,
18:04Bali Bagayoko,
18:05a annoncé son intention
18:06de porter plainte
18:07après des propos polémiques
18:09assimilant l'édile
18:11à un chef de tribu
18:12et à un grand singe.
18:14Deux ministres,
18:15le ministre de l'Intérieur
18:16et le ministre de la Culture,
18:16ont dénoncé
18:17des propos ignobles.
18:18Vous condamnez également
18:19ces propos ?
18:20Alors,
18:21je tiens à dire
18:21que l'instrumentalisation,
18:24la réécriture des faits,
18:26la diversion
18:27de l'extrême gauche
18:28sont véritablement lamentables.
18:31Parce que n'importe qui
18:33qui a vu cette séquence.
18:35Et moi,
18:36je suis allé la voir
18:36parce que j'ai vu des messages
18:37sur les réseaux sociaux
18:38qui m'ont interpellé,
18:39qui m'ont choqué.
18:40Au début,
18:40je me suis dit
18:40mais ce n'est pas possible.
18:41Et j'ai regardé
18:43cette séquence,
18:44cette explication
18:44à aucun moment.
18:46Et je dis bien
18:46à aucun moment.
18:47Je ne suis pas le défenseur,
18:48je ne suis pas l'avocat
18:48de CNews.
18:49Je suis juste,
18:50pour le coup,
18:50un téléspectateur juste
18:51qui a regardé cette séquence
18:52à aucun moment.
18:54Je suis juste un simple
18:56téléspectateur de CNews.
18:57Je suis aussi le porte-parole
18:58du premier parti
18:58de l'extrême droite en France
18:59mais je parle en tant
19:00que simple spectateur.
19:02Un slip sur son canapé.
19:03Ah oui,
19:03voilà,
19:03c'est ça.
19:03J'étais en train
19:04de bouffer mes chips,
19:04tranquille,
19:05j'ai vu ça,
19:05je me suis dit
19:05non,
19:06ça va,
19:06ça va.
19:07Je ne suis pas du tout
19:07bien,
19:08neutré objectif.
19:10Le maire de Saint-Denis
19:11n'est comparé
19:12à un grand singe.
19:12À aucun moment.
19:13Il y a eu une explication
19:16anthropologique
19:16sur la politique.
19:18Non,
19:18c'était éthologique,
19:20ce n'était pas anthropologique.
19:21Quand on fait de l'anthropologie,
19:22c'est l'étude des espèces humaines,
19:23donc il n'y a pas à dire
19:24oui,
19:24l'étude de l'espèce humaine,
19:26des comportements humains,
19:27donc ce n'est pas une histoire
19:28de,
19:30tu n'étudies que des homo sapiens
19:32pour le coup.
19:32Donc non,
19:34Michel Onfray a spécifiquement
19:35fait référence à l'éthologie
19:36et à Darwin.
19:37Donc non,
19:37ça va.
19:37Non,
19:38il faut être très clair,
19:39il faut être très clair,
19:40il faut être très clair,
19:41cette séquence,
19:41il n'y a aucune once de racisme.
19:44Là où je vois du racisme,
19:47qui trie les élus,
19:49les électeurs,
19:50les Français,
19:51en fonction de leur couleur de peau,
19:52qui insulte carrément
19:54les Français de couleur blanche
19:55à longueur de meeting,
19:57on se rappelle de Jean-Luc Mélenchon
19:59qui qualifiait les Blancs
20:01de tout blanc,
20:02tout moche.
20:03Donc moi,
20:04j'espère que M. Bali Bagayoko,
20:05qui va organiser un rassemblement
20:07contre le racisme
20:08à la mairie de Saint-Denis,
20:09va aussi organiser
20:11un rassemblement
20:12contre le racisme anti-blanc.
20:14Grosse victime,
20:15je suis désolé.
20:17Comment tu peux dire ça ?
20:18Ah oui ?
20:19Ce maire noir,
20:20nouvellement élu,
20:20a été comparé à un saint,
20:21c'est pas raciste.
20:22Par contre,
20:22le racisme anti-blanc,
20:23pourquoi on n'en parle pas ?
20:24Ça va cinq minutes,
20:25quoi, vraiment.
20:26Discours de victimisation,
20:27il a fait pire que mon frère,
20:28je ne pensais pas
20:29que c'était possible,
20:30mais Julien Audoul,
20:30on va toujours compter sur lui
20:31pour être le pire.
20:34Top 3 des pires hommes politiques
20:35de France,
20:36il n'est pas troisième,
20:36selon moi.
20:38Raison avec le mal dominant,
20:39chef de tribu,
20:39vous ne condamnez pas non plus ?
20:41Moi, encore une fois,
20:42sur ce que j'ai pu entendre,
20:44je n'ai pas vu de racisme.
20:46Je n'ai pas vu de racisme.
20:48Éthologie,
20:49mais il n'y en a pas
20:49pour rattraper l'autre,
20:50personne connaît la science ici,
20:51c'est insupportable.
20:52Nous, on est très clair,
20:55on dénonce
20:56et on condamne
20:56toute forme de racisme
20:57qui est évidemment
21:00insupportable
21:01et intolérable
21:02quand il existe.
21:04Mais le racisme fantasmé,
21:05le racisme pour faire diversion,
21:08le racisme pour occulter
21:09le véritable racisme
21:11qui est celui de la France insoumise,
21:13l'antisémitisme
21:14qui est celui
21:14de la France insoumise,
21:15je dis non.
21:16Voilà, donc,
21:16on ne va pas tomber.
21:19J'ai du bien au doux.
21:20Oui, oui.
21:20Et on voit Nathalie Saint-Cric
21:22qui n'ose pas trop non plus dire
21:23quand même,
21:23c'est un petit peu raciste.
21:25Non, on ne sait jamais
21:26qu'elle pourrait être sanctionnée
21:27après avoir dit Benito.
21:28Oui, c'est vrai.
21:29C'est vrai, c'est vrai.
21:29Maintenant, elle se tient à carreau
21:30depuis le Benito-gate.
21:32Du coup, il y a encore ceux
21:32qui ne se souviennent pas.
21:34Elle a surnommé
21:36Erissiotti Benito
21:36en hommage en référence
21:38à Mussolini
21:39parce qu'il était chauve aussi
21:40et d'extrême droite.
21:41Donc voilà,
21:41on a dit Benito quoi.
21:43Et en fait,
21:43son micro était resté ouvert
21:43et ça fait suspendre
21:44une semaine pour ça.
21:45Donc maintenant,
21:46elle se tient à carreau.
21:48Julien Oudoul en personne
21:49qui vient dire absolument
21:49n'importe quoi,
21:50elle va dire
21:50oui, oui, non.
21:51Je ne dis plus rien.
21:53Alors qu'à l'époque,
21:54elle n'avait pas été sanctionnée
21:55pour Mélenchon
21:55un problème et tout ça.
21:57JLM1PB.
21:57Il y a tout un passif
21:59autour de ça.
22:00Mais par contre,
22:00ce que je note aussi,
22:01c'est la pudeur
22:03des journalistes
22:04pour dire propos racistes.
22:05Soit ils disent propos polémiques,
22:07soit ils disent propos stupides,
22:08soit propos déplacés,
22:09mais à un moment,
22:10ils disent propos racistes.
22:11Enfin, on veut dire,
22:13là, on ne parle pas,
22:13ce n'est pas une polémique,
22:14ce n'est pas des propos polémiques,
22:15ce n'est pas des propos outranciers.
22:17C'est clairement,
22:18ça ne fait pas l'embronant
22:19d'un doute, pardon,
22:21qu'il y a plus qu'un fond raciste
22:22derrière cette comparaison-là.
22:24Et par contre,
22:25il n'y a pas les mêmes pudeurs
22:25pour dire que la France insoumise
22:27est antisémite
22:30pour je ne sais quelle raison.
22:31Même quand Mélenchon
22:34à la langue qui fourche
22:35sur un nom, etc.
22:37Il y a vraiment un deux poids,
22:38deux mesures qui commencent
22:39un petit peu à sauter aux yeux.
22:40Et pas que sur CNews,
22:41c'est justement le problème.
22:42Parce que là,
22:43on est sur France Info,
22:43parce que j'ai vu dans le chat
22:44qu'on me demandait
22:44quelle chaîne c'était France Info.
22:47Du coup, en parlant justement
22:48de Julien Audoul
22:48qui a encore fait ce travail
22:49d'inversion et de victimisation,
22:50Michel Onfray qui fait ce travail
22:51d'inversion et de victimisation.
22:52Je vous propose de regarder
22:53cet extrait avant de passer
22:54à la suite.
22:55Il va falloir se dépêcher,
22:57remarque que bon,
22:57encore ça va.
22:58Toi, t'es pressé, pressé ?
22:59On doit couper à 14h10 ?
22:59Non, ça ne va pas à 14h10.
23:00Bon, ça sera peut-être à 14h10.
23:02Ainsi soit-il.
23:03Je vous propose de regarder
23:04cet extrait de CNews
23:04qui, pareil, se victimisent.
23:07Et là, vraiment,
23:08toute la gauche déchaînée
23:09contre CNews.
23:09Donc écoutons Pascal Praud.
23:11C'est vraiment un best-of
23:12des pires personnes sur Terre.
23:13Mais voilà, c'est le sujet.
23:14Histoire de finir comme ça.
23:16Avec les Avengers du racisme,
23:18ils sont tous là,
23:19ils sont prêts.
23:20Écoutons Pascal Praud.
23:21Parce que je le répète,
23:22tous ces gens sont obsédés
23:23par CNews.
23:24Nos confrères sont obsédés
23:25par CNews.
23:27Donc c'est ainsi.
23:28C'est dire la place
23:29que nous avons prise d'ailleurs.
23:30C'est dire,
23:31il faut abattre CNews.
23:33C'est ça.
23:34C'est-à-dire ?
23:34Il faut abattre.
23:35Et je le répète,
23:36même la ministre de la Culture,
23:37qui est faite pour défendre
23:38les chaînes
23:39et la liberté d'expression,
23:41même elle,
23:42par une absence de courage totale,
23:44c'est sa première interview,
23:46elle a donné les gages.
23:47Elle sera invitée partout.
23:49Et à chaque fois,
23:49on lui demandera
23:49de reparler de CNews.
23:51À chaque fois.
23:52Parce qu'elle a dit cela.
23:53Alors, en plus,
23:54Mme Bégard,
23:55il ne faut pas qu'on nous raconte
23:55de bêtises.
23:56Elle a une proximité
23:57avec le couple Macron.
23:59Donc c'est aussi la voix,
24:00sans doute,
24:00d'Emmanuel Macron,
24:01qui sans doute
24:02ne nous porte pas
24:03en grande estime non plus.
24:04Moi, ça m'énerve
24:05parce que Macron,
24:06il a tellement déroulé
24:07le tapis rouge
24:07à l'extrême droite
24:08depuis six mois
24:10après le début
24:10de son premier mandat.
24:11Il a quand même
24:12à bientôt dix ans de règne.
24:14Il a quand même
24:15dissous l'Assemblée nationale
24:16sur demande directe
24:16de Jordan Bardella.
24:17Il a donné des interviews
24:18à Valeurs Actuelles
24:19à un moment donné
24:20où l'extrême droite
24:20médiatique était
24:21moins puissante
24:22que maintenant.
24:22Vraiment,
24:23ça n'a pas été
24:23l'ennemi du tout
24:25de l'installation durable
24:26de l'extrême droite
24:27dans l'écosystème médiatique
24:28français.
24:29Bien au contraire.
24:30Ils sont encore
24:30en train de chouiner
24:31à dire
24:31« Oh, Macron,
24:31regardez,
24:32c'est vraiment la gauche.
24:33Ils veulent nous censurer. »
24:34C'est ridicule.
24:35C'est ridicule.
24:36Je ne sais pas
24:36dans quelle mesure
24:37ce discours-là prend
24:39ou dans quelle mesure
24:40en finale
24:40c'est quasiment inentendable.
24:42Je n'arrive pas à dire.
24:43Je ne sais pas
24:44parce que c'est tellement
24:44guignolesque
24:45qu'en même temps
24:45que j'ai envie
24:47de croire
24:47que personne
24:48ne les prend au sérieux
24:49mais évidemment que si.
24:52Mais je ne sais pas.
24:53Mais c'est vrai
24:54qu'on est face
24:54à une supercherie.
24:56Lui, il parle
24:56d'inversion accusatoire
24:58mais il est en train
24:58d'inverser l'inversion
24:59alors parce que
24:59c'est quand même
25:03assez hallucinant
25:03et puis qu'on voit
25:04la composition du plateau
25:06et d'ailleurs je vois
25:07à droite
25:08alors je n'ai plus
25:09son nom en tête
25:10mais elle est présentée
25:10souvent comme une sociologue.
25:12Et justement,
25:13elle aussi,
25:13elle s'est distinguée
25:14avec des propos
25:15particuliers aussi
25:15sur Balibagayoko.
25:17Alors cette fois-là
25:18c'était pas raciste
25:18mais en disant
25:19qu'en gros
25:19c'était un maire
25:21qui chassait l'État
25:22de chez lui
25:23carrément.
25:24Donc pour le montrer
25:25tellement anti-républicain
25:28que voilà,
25:29elle le montre
25:29comme quelqu'un
25:29qui vraiment s'oppose
25:30à tout ce qui nous réunit
25:32en termes de valeur.
25:34Enfin vraiment,
25:35là on est face
25:35à une brochette
25:36vraiment la pire brochette
25:37possible.
25:39Totalement.
25:40Bon, sans doute.
25:41Sans doute.
25:41Mais Madame Pega,
25:42tout le monde sait
25:43qu'elle est très proche
25:44quand elle était à Versailles.
25:45Elle a courtisé
25:46et courtisé encore
25:48le couple matron.
25:49Tout le monde le sait.
25:52Et récompensé.
25:54D'ailleurs c'est son droit.
25:55Elle a le droit
25:56de vouloir courtiser le couple
25:57pour avoir une place.
25:58Elle l'a eu.
25:59Bon.
25:59Et quand elle l'a,
26:01elle vient sur France Inter
26:02pour dire du mal
26:03de CNews.
26:05Bon.
26:05Ça en dit long,
26:06je vous dis,
26:06c'est très intéressant
26:07la séquence que nous vivons.
26:09Oui.
26:10Voilà.
26:11Moi je trouve que c'est très intéressant
26:12de voir ce déferlement
26:13de racisme totalement décomplexé.
26:15Je trouve ça très intéressant
26:16parce qu'il y a des proximités
26:17entre Macron et...
26:19Ouais, c'est fatiguant.
26:21Puis en plus,
26:21l'enseignement de cette séquence,
26:23pour moi c'est pas ça.
26:24Pour moi l'enseignement,
26:25c'est plutôt
26:26à quel point ça peut déranger
26:27la droite et l'extrême droite
26:28et ses représentants
26:29et ses relais dans les médias.
26:31Non pas que les étrangers
26:32ou offices d'étrangers,
26:34offices d'immigrés,
26:35issus de l'immigration,
26:36s'intègrent,
26:37ne s'intègrent pas pardon.
26:39C'est plutôt qu'ils s'intègrent trop.
26:40Oui, tout à fait.
26:40Et là, vu qu'ils prennent
26:41des responsabilités
26:42en se prêtant complètement
26:45au jeu de la démocratie,
26:46de l'engagement,
26:47de la bataille des idées,
26:49le fait qu'ils gagnent en plus,
26:51qu'ils réussissent
26:52à conquérir des villes,
26:53c'est ça qui les dérange en fait.
26:55Au-delà de tout.
26:56Et c'est ce qui fait
26:57qu'ils sortent complètement
26:58de leur gond
26:58parce que je pense que
26:59même s'ils voient évidemment
27:01que la gauche peut se déployer
27:03dans les quartiers populaires,
27:06sur certains territoires
27:06et même au-delà,
27:08ce qui les dérange profondément,
27:10c'est la sociologie
27:11des maires qui ont été élus.
27:13Plus encore que l'étiquette.
27:14Oui, tout à fait.
27:17Parce que d'ailleurs,
27:17il y a d'autres maires
27:18qui ont été victimes
27:19d'attaques comme ça.
27:20On parle notamment du Blanc-Ménil.
27:22Oui, au Blanc-Ménil.
27:23Au Blanc-Ménil, tout à fait.
27:25Et là, on a aussi...
27:26Non, c'est encore autre chose.
27:27Donc il y a d'autres maires aussi
27:27qui ont été visées
27:28et qui ne sont même pas
27:28des maires LFI.
27:29C'est ça le truc.
27:31En plus, au Blanc-Ménil,
27:32je crois qu'il est sans étiquette
27:33plus ou moins le maire.
27:34Il est à la tête
27:35d'une union de la gauche
27:35mais il n'est pas rattaché
27:36à un parti directement.
27:37Et pourtant, il prend ce genre
27:38d'attaque de la même manière.
27:40Au Blanc-Ménil,
27:41c'est Demba Traoré
27:43qui est d'hiver gauche.
27:45C'est vraiment une liste citoyenne.
27:47C'était une liste citoyenne
27:48et il avait face à lui
27:49une liste communiste.
27:51Il avait la liste LR
27:53du sénateur Thierry Meignan
27:54qui avait été épinglé
27:55notamment par l'enquête
27:56de Nassir Al-Mouadem
27:57pour son clientélisme
27:59et autres.
28:01Son livre...
28:02Oui, son livre.
28:03Je ne sais pas comment il s'appelle.
28:04Main basse sur la ville.
28:05Enquête au Blanc-Ménil.
28:07Et qu'on vous conseille,
28:08évidemment.
28:09Elle a été interviewée par Luma.
28:10Vous pouvez la retrouver
28:11sur le YouTube.
28:12Je ne savais pas
28:12qu'elle avait été interviewée.
28:13J'ai failli m'interviewer
28:13sur ma chaîne aussi.
28:14Mais avant, il y a son bouquin.
28:15Je n'ai pas eu le temps
28:16de le lire.
28:16Ce qui fait maintenant de moi
28:17un vrai journaliste.
28:18Je n'en ai des bouquins
28:18et je n'ai pas le temps
28:18de les lire.
28:19Donc, c'est bon.
28:20Je n'ai pas ma carte de presse
28:21mais je peux dire
28:22que je suis journaliste quand même.
28:24Mais Demba Traoré
28:25qui a opéré une fusion
28:28avec la liste communiste
28:30mais aussi avec une liste
28:31diversante de Mohamed Shérif.
28:33Et en fait,
28:34il a réussi à l'emporter
28:36dans un duel
28:36face à Thierry Meignan.
28:38Et il y a eu des célébrations
28:39de cette victoire-là
28:41au moment de l'annonce
28:42des résultats.
28:43Et Thierry Meignan
28:44a été hué par la foule.
28:46Et donc, l'image a été
28:47d'abord en contexte.
28:50L'extrême droite,
28:50ça m'est servi pour dire
28:52mais regardez bien.
28:53D'abord, il pointait
28:54la composition de la foule.
28:55C'est-à-dire qu'il y avait
28:56des personnes issues
28:57de la diversité.
28:58Et en fait,
28:58il montrait que regardez,
28:59c'est bien la preuve
29:00d'un communautarisme
29:02boosté par LFI, etc.
29:04Bon, je ne sais pas
29:05ce qu'il y a à voir
29:05LFI là-dedans
29:06parce que Demba Traoré
29:07il n'est pas LFI.
29:08Puis sa coalition,
29:09il y avait des centristes dedans.
29:10C'est une coalition large
29:11contre Thierry Meignan.
29:12Enfin, c'est vraiment pas
29:12l'extrême gauche.
29:13Complètement.
29:14Il s'appelle Demba Traoré.
29:16Il est noir.
29:16Je pense que ça suffit
29:17pour beaucoup
29:18pour le qualifier
29:19comme étant
29:20un agent du grand remplacement
29:22et de l'extrême gauche.
29:24J'étais au Blanc-Ménil dimanche
29:25pour le conseil municipal
29:26d'installation.
29:26En fait,
29:27quand on parle
29:27avec les habitants
29:28du Blanc-Ménil,
29:29ils se sont sentis humiliés
29:30depuis 2014.
29:31Donc,
29:31depuis que durait
29:32le règne
29:33de Thierry Meignan
29:34et de LR
29:35parce qu'après,
29:35il a laissé sa place
29:36pour être sénateur.
29:38Mais bon,
29:39c'est tout comme.
29:39C'était lui
29:40qui continuait
29:40géré la ville
29:41et tout le monde
29:41parle de scènes
29:42d'humiliation,
29:44de mépris,
29:45en particulier
29:45les élus municipaux
29:47qui parlaient notamment
29:49d'une chasse aux sorcières,
29:50d'une chasse aux rouges.
29:52Bref,
29:52il y avait énormément
29:53de raisons
29:54pour en vouloir au maire
29:55et c'est ce qui a créé
29:56ce climat électrique.
29:58Mais personne,
29:59ça n'est pris physiquement
29:59à Thierry Meignan.
30:00Oui,
30:00il y a eu des huées
30:01mais des huées
30:02comme il peut y en avoir
30:03régulièrement.
30:04Et d'ailleurs,
30:04dans le livre
30:05de National Modem
30:05est rappelé
30:06que quand la droite
30:07a pris la ville
30:10aux communistes,
30:11le maire communiste
30:12de l'époque
30:13s'est fait insulter,
30:15on lui a dit
30:16dégage,
30:16du balai,
30:17la ville n'est plus à vous
30:18et il a dû partir
30:19sous les insultes,
30:20sous les colibiers.
30:21Donc en fait,
30:22là on fait un procès
30:23au quartier populaire
30:26en sauvagerie quelque part
30:27parce que c'est vraiment ça
30:27qui est pointé du doigt
30:28alors qu'en vérité,
30:30ce sont des méthodes
30:31qui sont employées
30:33tout le temps en politique
30:33parce qu'en fait,
30:34on parle de victoire,
30:35on parle de défaite,
30:35on parle d'opposition,
30:36de rapport de force.
30:37Alors oui,
30:39on préférait
30:40que ça se passe autrement
30:41évidemment,
30:41qu'un climat
30:42soit plus apaisé
30:43mais c'est des méthodes
30:43qui traversent
30:44la droite,
30:45la gauche,
30:46les quartiers,
30:47les villages,
30:47tout ce qu'on veut
30:48et d'ailleurs,
30:50c'est pas pour reparler
30:51de reportage
30:52mais la semaine dernière
30:53j'étais dans le Pas-de-Calais
30:54dans une ville
30:55conquise par le RN,
30:56ça finit en bagarre générale
30:58le jour,
30:59le dimanche
30:59du deuxième tour
31:00au moment de l'annonce
31:01des résultats
31:01mais ça par contre,
31:02personne n'en a parlé
31:03parce que en fait,
31:05c'est l'extrême droite cette fois
31:06et là,
31:06on ne leur fait pas
31:07de procès en sauvagerie
31:08alors que c'est eux
31:09qui ont déclenché
31:10cette tension
31:11et cette bagarre générale.
31:12Surtout qu'huer
31:12un maire sortant,
31:13moi je trouve que ça s'inscrit
31:14dans nos principes républicains,
31:16ça va quoi,
31:16c'est quand même plutôt
31:17dans l'ordre de l'action
31:18non-violente,
31:19c'est bon enfant,
31:20c'est mignon quoi,
31:20justement pour éviter
31:21de tous littéralement
31:22se frapper
31:22et s'entretuer.
31:24si dans le cadre d'élections
31:26ça finit en huer,
31:27en boue et en ouai,
31:28c'est plutôt que,
31:29bon ça va,
31:30on n'est pas dans l'ordre
31:30de la violence politique,
31:32loin s'en faut
31:32et d'ailleurs,
31:33je te propose de regarder
31:33un petit peu les images,
31:34là c'est toi qui as sélectionné ça,
31:35l'œil du 20h de TF1,
31:38non de France 2 pardon,
31:39qui a fait un petit sujet là-dessus,
31:40donc attention,
31:41des images d'une extrême violence,
31:43il y a Mante-la-Jolie,
31:44on va regarder un peu,
31:45Mante-la-Jolie,
31:46bah non,
31:47c'est même pas des hués,
31:48c'est juste des chants de la Marseillaise,
31:49bon on va regarder directement
31:50le Blanc-Ménil,
31:52attention,
31:53âme sensible,
31:54s'abstenir,
31:54des images qui peuvent être
31:55d'une extrême violence,
31:56attention.
32:00Au Blanc-Ménil,
32:01il a même fallu
32:02l'intervention de la police municipale
32:04pour exfiltrer le perdant,
32:06Thierry Ménian,
32:06membre des Républicains.
32:09Dans la salle surchauffée,
32:10un homme sur la tribune
32:12fait un bras d'honneur.
32:14Des témoins
32:14nous ont aussi rapporté
32:16des insultes.
32:17Le contexte cette fois
32:18est un peu différent.
32:20Quelques instants plus tôt,
32:21Thierry Ménian a contesté
32:23les résultats devant la foule.
32:25Ah,
32:26c'est peut-être ça aussi,
32:27c'est peut-être pour ça
32:27que les gens le détestent,
32:28non ?
32:28Thierry Ménian,
32:29qui a aussi menacé de mort
32:30n'assérait le modem,
32:31s'il dit pas de bêtises.
32:32Il a dit qu'il allait la retrouver,
32:33la tuer ou quelque chose comme ça.
32:34Je vais la fouetter.
32:35Oui, voilà, c'est ça.
32:36C'est peut-être pour ça aussi
32:37qu'il y a des gens
32:38qui lui en veulent
32:38et qui s'est pris attention
32:39à un bras d'honneur.
32:40C'est pas le drame du siècle.
32:42Et puis,
32:42c'est pas directement...
32:43Ça aurait été le maire
32:44nouvellement élu
32:44qui fait un bras d'honneur
32:45au maire sortant.
32:46Bon, ça aurait fait
32:46un peu polémique,
32:47je comprends.
32:47Mais là,
32:49ça va.
32:50Puis encore une fois,
32:50quand j'étais au Blanc-Ménie
32:51l'autre jour,
32:52il y a une dame
32:52qui me dit ça,
32:53qui me dit,
32:53en fait,
32:54on s'est fait marcher dessus
32:55pendant des années,
32:56des années,
32:56depuis 2014.
32:57Et là,
32:57le fait qu'il conteste
32:58en plus ses résultats
32:59alors qu'il est défait
33:00assez largement,
33:01c'est une énième insulte,
33:02en fait.
33:02Donc,
33:03huer à côté,
33:04c'est pas grand-chose
33:05par rapport à ce qu'il nous inflige,
33:06par rapport aux humiliations
33:08qu'il nous fait subir.
33:10Et celle-ci,
33:11il y en a une autre aussi.
33:11Il y a une façon,
33:12une volonté de piétiner
33:13votre mobilisation.
33:14Il y a un côté,
33:15mais en fait,
33:15oui,
33:16vous me mettez dehors,
33:17mais en fait,
33:17vous êtes absolument illégitime,
33:19je conteste,
33:19je dépose un recours.
33:21Après,
33:21il y a cette réaction-là,
33:22on la juge comme on le veut,
33:24mais ça peut s'expliquer aussi.
33:26Oui.
33:27Et c'est vrai qu'il y a quelqu'un,
33:28c'est Clyde 2025,
33:29il dit ça dans le chat,
33:30le fils de Karl Olive
33:30qui insulte la mère de Poissy
33:32n'a pas fait la une d'un JT.
33:34Effectivement,
33:34et pourtant,
33:34c'était des insultes
33:35autrement plus violents
33:36qu'un simple bras d'honneur.
33:37Donc Karl Olive,
33:38qui était le maire de Poissy,
33:39il s'est fait l'air député,
33:40du coup,
33:40son adjointe est devenue maire
33:42et s'est présenté contre Karl Olive
33:43et a gagné contre Karl Olive.
33:45Du coup,
33:45il s'est vraiment fait...
33:46Bon,
33:46il a perdu sa ville
33:47et il se retrouve tout seul
33:48à l'Assemblée,
33:48il ne sera jamais réélire
33:49parce que tout le monde
33:49le déteste maintenant.
33:51Il n'aurait pas dû avoir
33:51autant d'ambition,
33:52il s'est brûlé les ailes
33:53tel Icar,
33:54petit ange parti trop tôt.
33:56Et bref,
33:56du coup,
33:56son fils,
33:56à Karl Olive,
33:57a traité la mère nouvellement élue,
33:59je cite,
33:59de « sale pute ».
34:00Voilà.
34:01Il y a Le Parisien
34:02qui a fait un article dessus,
34:03un petit article,
34:04mais sinon,
34:04ils n'ont pas parlé au JT,
34:05tandis que là,
34:06vraiment,
34:06ça donne l'impression
34:07que c'est très très grave.
34:08Bon,
34:08moi,
34:08je trouve qu'un bras d'honneur,
34:09c'est moins violent
34:10que traiter une femme
34:10de sale pute personnellement.
34:11Après,
34:12peut-être que France Télévisions
34:13n'est pas d'accord avec moi,
34:14je ne sais pas.
34:15Avec un certain nombre,
34:16un certain nombre
34:18de régularités
34:19et de l'acteur,
34:20qui a eu lieu
34:23à un retour.
34:28Et au début de la soirée,
34:29le vainqueur du jour,
34:30Demba Traoré,
34:31a multiplié
34:32les appels au calme.
34:33On reste tranquille,
34:36on a gagné,
34:37il n'y a pas besoin de crier,
34:38il n'y a pas besoin
34:39de trop voter.
34:41Aujourd'hui,
34:41le maire est lus.
34:42Ok,
34:42bon,
34:43on peut arrêter là,
34:44mais ça montre bien
34:44qu'en plus,
34:44voilà,
34:45Demba Traoré,
34:45dans l'histoire,
34:46il est là,
34:46il se dit,
34:47mais non,
34:47chill,
34:47tranquille,
34:48on reste tranquille.
34:49Donc,
34:49tout ce truc-là,
34:50de dire,
34:50regardez,
34:51c'est honteux,
34:52ces maires-là,
34:53du coup,
34:53se servent de leur racaille
34:54des lecteurs
34:55pour aller intimider
34:55nos pauvres maires
34:57sortant de droite
34:57qui n'ont rien fait,
34:58c'est vraiment
34:59un discours de propagande
35:00grossier.
35:01Complètement.
35:02Et puis,
35:03c'est le même procès
35:03qui est fait à tous les maires.
35:04On a parlé tout à l'heure
35:05de Bali Bagayoko,
35:07cette fois,
35:07on parle d'Emba Traoré,
35:08on pourrait aussi parler
35:09d'Omar Yakouba Krey,
35:11et c'est la même chose,
35:12en fait,
35:13où tu as CNews
35:14qui est parti complètement
35:15comme une cabale contre lui
35:17parce que,
35:17sur sa liste,
35:18il y a deux personnes
35:18d'origine pakistanaise
35:19et donc,
35:20selon eux,
35:21ça y est,
35:21c'est une démarche
35:23absolument communautariste.
35:24Ils sont allés,
35:25mais c'est vraiment vrai,
35:26Jordan Florentin
35:26est vraiment allé
35:27dans un épicerie,
35:29je crois,
35:30où il y a deux pakistanais
35:30pour les interroger
35:31en disant,
35:31alors pourquoi vous avez voté pour vous ?
35:33C'est parce qu'il vous a dragué
35:34particulièrement ?
35:35Tout ça pour essayer
35:35de montrer
35:36à quel point
35:38ils trient les personnes
35:39en fonction de leur couleur de peau
35:40et qu'ils en font
35:40un marché ou pas électorale.
35:42Tout ça est absolument ridicule,
35:44mais on le retrouve
35:45vraiment à chaque fois
35:47à la Courneuve
35:47avec Alidi Wara,
35:49à Vénissieux
35:49avec Idir Boumerti.
35:51À chaque fois,
35:52c'est la même chose.
35:52Et leur point comment ?
35:53C'est que soit ils sont noirs,
35:54soit ils sont arabes
35:55et c'est ça qui dérange,
35:56c'est uniquement ça qui dérange.
35:57Évidemment, oui.
35:58Alors qu'en plus des trucs
35:58d'essayer d'aller,
36:00je ne sais pas,
36:01chercher des voies communautaires
36:03pour des votes,
36:04etc.,
36:04en fait,
36:05c'est des choses
36:05qui existent en politique
36:06depuis très longtemps
36:07et par exemple,
36:07je ne sais pas,
36:08quand Valérie Pécresse
36:09pour être candidate
36:10à la présidentielle,
36:11ce n'était pas pour
36:13un petit truc de détail,
36:14elle a quand même fini
36:15candidate à la présidentielle,
36:16du coup,
36:16elle était là à faire des cartes,
36:17c'est comme ça qu'on dit
36:18dans le milieu,
36:18donc aller faire voter
36:19un maximum de personnes
36:20mais des gens
36:20qui ne s'intéressent
36:21absolument pas à la politique
36:22et du coup,
36:22elle avait fait ça
36:23notamment dans les milieux
36:24dans le 13e arrondissement
36:25de Paris,
36:25dans des communautés chinoises
36:26où il y a beaucoup
36:27de personnes
36:27qui sont des sans-papiers,
36:29qui souvent ne parlent
36:30même pas un mot de français,
36:30etc.
36:31Ils ont quand même,
36:31ils étaient inscrits chez LR
36:32et ont voté pour Valérie Pécresse,
36:34il y a eu une enquête
36:34de Mediapart qui avait été faite
36:35et qui allait interroger
36:36des personnes qui disaient
36:37qu'ils ne savaient même pas
36:38qu'il était Valérie Pécresse
36:38et pourtant,
36:39ils étaient encartés à LR
36:40ayant voté par Valérie Pécresse
36:41qui avait fait un peu ce truc-là
36:43de manière un peu,
36:44on pourrait dire,
36:45pas communautaire
36:45mais qui a été,
36:46en tout cas,
36:47chercher un segment précis
36:48de population
36:49pour tenter d'y avoir
36:49un gain électoral
36:50d'une manière
36:51qui était quasiment
36:52mafieuse sur les bords.
36:53Et là, bizarrement,
36:53tout le monde s'en fout
36:54mais bon voilà,
36:55il y a un maire non-blanc
36:56qui est élu à Creil
36:57et là, directement,
36:58c'est le vote communautaire
36:59de je ne sais pas quoi.
37:00Donc tout ça,
37:00il n'est pas ridicule
37:01et en plus,
37:02pareil,
37:02je parlais de ça
37:03mais aussi pour ce qui est
37:04de huer les maires sortants,
37:06pareil,
37:06la gauche n'a rien envie
37:07à la droite à ce moment-là.
37:09Je te propose de regarder
37:09cet extrait
37:10que tu as sélectionné
37:10ou c'était quand,
37:11c'était à quel moment,
37:12c'était pour la...
37:12C'était en 2017
37:13quand François Fillon perd.
37:16Ok, donc c'est pour la défaite
37:17de François Fillon
37:19après 2017
37:19qui n'a pas réussi
37:21à atteindre le second tour
37:21parce qu'il s'est fait niquer
37:22par un certain Emmanuel Macron
37:24que vous connaissez bien.
37:25Il pensait que c'était
37:25son élection
37:26mais l'affaire
37:27des détournements de fond
37:29de sa femme assistante parlementaire
37:30et des costumes
37:31l'a fragilisé
37:32et Macron en a profité
37:33pour le coiffer au poteau
37:35au premier tour,
37:35n'est-ce pas ?
37:36Et donc voilà,
37:37c'était ça l'ambiance
37:38au QG de François Fillon
37:39après sa défaite en 2017.
37:40Attention,
37:40des images
37:41d'une rare violence aussi
37:42du coup,
37:42mais en fait,
37:43c'est la même chose,
37:43c'est exactement la même chose.
37:454, 3, 2, 1, 0.
37:52Oh non, c'est pire.
38:00La presse, la presse,
38:02on l'encule.
38:04La presse, la presse,
38:05on l'encule.
38:09Les comportements de hooligan
38:10sont inacceptables
38:10en République,
38:11si tu veux mon avis.
38:12Mais bon,
38:13lui, bizarrement,
38:14ça choque moins
38:15les médias dominants,
38:16peut-être les roues,
38:17quoi.
38:18tout simplement.
38:19Oui, là,
38:19il n'y a pas eu de plateau
38:20pendant des heures
38:20pour expliquer à quel point
38:22il y avait un séparatisme
38:24qui menaçait la République
38:25dans les beaux quartiers.
38:26Pourtant,
38:27on pourrait en parler.
38:28Oui, pour le coup,
38:28le ghetto du Gotha
38:31de Passon-Charlot
38:32l'explique très bien.
38:33Et là,
38:34pour le coup,
38:34c'est un vrai séparatisme
38:37avec du pouvoir,
38:38là,
38:38pour le coup.
38:39Et en plus,
38:40ce n'est pas du tout,
38:40évidemment,
38:41pas le même projet,
38:42bien au contraire.
38:43Parce que quand on voit
38:45des personnes
38:46issues de l'immigration
38:47et des quartiers populaires
38:49aller à la conquête
38:50de mairies,
38:51c'est aussi pour aller
38:52chercher le pouvoir
38:53pour le peuple,
38:54par le peuple.
38:56et il y a une volonté
38:57d'aller vers plus de démocratie,
38:59vers des politiques sociales
39:01qui pourront profiter
39:02au plus grand nombre,
39:03etc.
39:04Ce n'est pas du tout le cas,
39:04évidemment,
39:05de la droite
39:06dans les beaux quartiers
39:07et notamment
39:08de ces énergumens-là
39:09qu'on a vus chanter
39:10cette chanson.
39:12En tout cas,
39:13vu qu'il est déjà
39:1414h12,
39:15je te propose
39:15de s'arrêter là.
39:16Ah non,
39:17il y avait un dernier extrait
39:17que je voulais montrer.
39:18Pardon.
39:19Je te propose quand même
39:19de voir ce dernier extrait
39:21parce que du coup,
39:21on est en droit
39:22de se demander,
39:22mais attendez,
39:23face à ce foutoir médiatique
39:24et ce racisme absolument décomplexé,
39:26en particulier sur Bali Bagayoko
39:27mais aussi sur d'autres
39:28comme tu l'as très bien rappelé,
39:30on est en droit
39:31de s'attendre
39:31à une réaction peut-être
39:32du pouvoir en place
39:33qui tirerait un peu
39:34la sonnette d'alarme.
39:35Et donc du coup,
39:36ça a pris quand même
39:36un sacré bout de temps
39:37avant que enfin,
39:38et ce n'est pas sorti nulle part,
39:40c'est suite à une séance
39:41de questions au gouvernement,
39:42une question qui a été posée
39:43par Stéphane Peux,
39:45président du groupe parlementaire
39:46communiste à l'Assemblée
39:46qui était d'ailleurs invité,
39:47il est assis juste là,
39:48de toute façon,
39:49je vous montre juste là.
39:52Mercredi dernier,
39:53pour ça ira,
39:53je vous conseille
39:53d'aller voir son interview,
39:55c'était très intéressant.
39:56Voilà,
39:56donc vraiment,
39:57il a fallu qu'une séance
39:58de questions au gouvernement
39:59avec du coup Stéphane Peux
40:00qui met ça sur la table
40:02pour que enfin,
40:04le gouvernement
40:05juste en parle un petit peu
40:06et commence à dire
40:06oui,
40:07le racisme comme ça
40:07sur CNews,
40:08ça va 5 minutes quoi.
40:09Mais voilà,
40:09si on ne leur avait pas demandé
40:10quoi que ce soit,
40:10ils seraient restés
40:11totalement silencieux
40:12et ça franchement,
40:13c'est un peu une honte quoi.
40:14Parce que le racisme,
40:15c'est illégal en France déjà,
40:16tout simplement.
40:16Dans cette ambiance malsaine,
40:19il faut bien le reconnaître
40:20et le souligner,
40:21je pense qu'il faut toujours
40:22revenir avec des principes simples,
40:25des principes clairs,
40:25les principes de la République
40:26et je le disais
40:28en d'autres circonstances
40:28il y a de cela
40:29quelques semaines
40:30et nous y sommes,
40:31il faut toujours,
40:32et je sais que vous le faites,
40:34toujours refuser
40:35la violence dans le débat public,
40:37la violence physique,
40:38la violence verbale,
40:40le racisme n'est pas une opinion
40:42comme l'antisémitisme,
40:44comme l'homophobie
40:45et donc par définition,
40:46il tombe sur le coup de la loi.
40:48Mais avant de tomber
40:48sur le coup de la loi,
40:50il tombe aussi sur le coup
40:51d'une responsabilité politique
40:52collective
40:53qui nous revient
40:54de rappeler ici
40:55sans relâche,
40:56nous devons refuser
40:58toute forme de violence
41:00dans le débat politique
41:01et dans le débat public
41:02et la manière dont c'est passé
41:03de manière globale
41:04et générale,
41:05les élections municipales
41:06ne sont pas une réussite collective.
41:08Ensuite,
41:08il y a la responsabilité individuelle.
41:11Le maire de Saint-Denis
41:12est un agent de l'État.
41:14Comme maire,
41:15il est agent de l'État
41:16et donc,
41:17il mérite
41:17une protection particulière.
41:19Et ça,
41:20nous le faisons pour les maires
41:21mais je souhaite
41:21que nous allions plus loin.
41:23Et dès lors qu'il aura
41:23porté plainte,
41:25monsieur le président Stéphane Peux,
41:26je demanderai au préfet
41:27de Seine-Saint-Denis
41:28de se constituer
41:29parti civil
41:29à ses côtés
41:30car une fois de plus,
41:32le racisme
41:32n'est pas une opinion
41:33et donc,
41:34c'est à la justice
41:35de dire le droit
41:36et non pas au gouvernement,
41:37cela va s'en dire.
41:38Et c'est à l'autorité judiciaire,
41:40le parquet
41:40puis le siège
41:41d'établir les faits.
41:43Mais de cela aussi,
41:44le maire
41:45est un agent de l'État
41:46et donc lui aussi
41:47doit veiller
41:47à faire du droit
41:48dans la commune.
41:49Et ça,
41:50c'est évidemment
41:50pas la réponse à votre...
41:52Ce n'est pas la réponse
41:53au président Peux
41:54mais au député Coquerel
41:55tout à l'heure
41:56qui a tenté
41:57de faire croire
41:58qu'il y aurait
41:58une suspicion de racisme
42:00de la part du gouvernement
42:01de la République
42:02et non,
42:03ce n'est pas vrai,
42:04on ne peut pas dire cela.
42:05Je me disais,
42:05sa prise de parole
42:06était plutôt digne
42:07et mesurée,
42:08il avait un peu le bon rôle,
42:10il agissait
42:11comme un premier ministre responsable.
42:13Non,
42:13voilà,
42:13il fallait quand même balancer,
42:14il fallait quand même
42:15s'énerver contre Éric Coquerel
42:16derrière.
42:17Voilà,
42:18évidemment,
42:18évidemment.
42:18Ta mensonge
42:19et vous participez justement
42:20en disant cela
42:22à la banalisation du mal
42:23et cette banalisation du mal
42:25et du racisme
42:26doit être combattue
42:27avec la même force
42:29et sans relâche.
42:30Donc voilà,
42:31le déferlement raciste
42:32sur Bali-Bagayoko,
42:33c'est un peu la faute
42:34à Éric Coquerel finalement.
42:35C'est ça.
42:36Il n'y a pas de gauche
42:36au final.
42:38En fait,
42:39c'est vrai que ça m'étonnait
42:40que ce soit aussi digne
42:42parce que c'est vrai
42:42qu'on a attendu le gouvernement
42:43très très très longtemps
42:44sur cette question-là
42:45parce qu'on se souvient
42:46de Macron
42:47qui avait dit
42:49qu'il n'y a pas
42:49de sédition possible
42:50dans les communes
42:50de la République
42:51en parlant de Bali-Bagayoko
42:52justement.
42:53Alors,
42:53sédition,
42:54à quel moment
42:54il y a eu sédition
42:55et pas que de Bali-Bagayoko
42:57d'ailleurs.
42:58Ça rejoignait un petit peu
42:59tous les reproches
42:59qui pouvaient être faits
43:00par la fachosphère
43:02à tous les maires
43:03nouvellement élus
43:03des quartiers populaires
43:04en particulier à gauche.
43:06Et alors que justement
43:07on attendait plutôt
43:09une indignation
43:10et une solidarité
43:11du gouvernement
43:12et de l'exécutif
43:13en règle générale,
43:14il n'y a pas eu ça.
43:15Il n'y a pas eu ça.
43:15Emmanuel Macron
43:16s'est positionné
43:16plutôt dans un camp
43:17plutôt que dans l'autre
43:18et pas dans le camp
43:18des plus progressistes.
43:20Et donc là,
43:20il y a cette réponse
43:20de Le Cornu.
43:22La première partie,
43:23elle est bienvenue
43:23mais oui,
43:24la deuxième,
43:25malheureusement,
43:25on retombe sur un classique
43:27du anti-insoumis primaire.
43:29Anti-LFI
43:30et toute la gauche
43:31derrière eux évidemment.
43:32S'ils s'en prennent
43:32autant à LFI,
43:33c'est pas juste parce que
43:34c'est LFI,
43:34c'est parce qu'ils représentent
43:35quelque chose
43:36et ils représentent
43:37la gauche.
43:38C'est pas les seuls
43:38à représenter la gauche
43:39mais bon,
43:40ils sont quand même
43:40assez gros,
43:41c'est un gros morceau
43:42et donc voilà,
43:42toute cette diabolisation,
43:44c'est pas uniquement
43:44contre LFI.
43:45Derrière,
43:45il y a tous les dominos
43:47qui peuvent tomber
43:48évidemment.
43:49Pas besoin de vous le rappeler.
43:50J'imagine que vous êtes
43:52au courant de tout ça.
43:53Bon bah voilà.

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