- il y a 15 minutes
Avec Didier Meillerand, Guillaume Payen (Directeur exécutif du réseau des opticiens Atol), Thibault Fleury (Directeur général d’Efficience, président de Kerea), Fabrice Pastor (Neuropsychologue, auteur et influenceur, chroniqueur de « Mon cerveau au boulot »), Fabienne Broucaret (Directrice éditoriale des magazines Courrier Cadres, Rebondir et du site My Happy Job)
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, la tête dans le taf, Didier Meyrand, avec Kéréa, l'expert des solutions de prévention en entreprise.
00:07Le travail, c'est la santé, rien faire, c'est la conserver.
00:16Les prisonniers des boulots font pas de vieux ça.
00:23Bonjour, bonjour à tous. Le travail, c'est la santé, ne rien faire, c'est la conserver.
00:28C'est ce que nous dit la chanson, en tout cas, ce travail qui parfois nous entête, ce travail qui
00:33parfois, comme dirait les plus jeunes, nous prend la tête.
00:36Ce travail qui donne parfois aussi du sens à nos vies, à nos engagements et qui parfois simplement nous sert
00:41à remplir nos chariots de course.
00:44Et pour en parler, cette semaine, je reçois Guillaume Payen. Bonjour, Guillaume.
00:48Et ce qui est formidable, c'est qu'il va nous aider à y voir clair, puisque Guillaume Payen est
00:53le directeur du réseau des opticiens Atoll.
00:57Et il est question, pour commencer, de connaître cette enseigne.
01:01Ce sont plus de 900 magasins sur tous les territoires de France qui nous écoutent et que je salue.
01:08Tout à fait, 900 magasins d'optique et auditions.
01:11Donc, on a 800 magasins environ d'optique, 140 d'audition.
01:14Et on est présent sur l'ensemble du territoire.
01:16Voilà, donc on est très fiers depuis 50 ans, engagés pour le bien-être et le bien-voi, le bien
01:20-entendre de nos consommateurs et de nos clients.
01:22Un marché très concurrentiel avec des énormes enseignes, des moins grandes, des plus petites.
01:26Puis il y a Atoll qui s'est fait connaître aussi par Antoine que nous saluons dans sa région.
01:32Mais comment caractériser Atoll les opticiens ? Qu'est-ce qui est votre cœur, votre ADN ?
01:38Je crois que c'est la proximité.
01:39Est-ce qu'Atoll, moi qui connais maintenant cette entreprise depuis plusieurs années, on l'a tous un petit peu,
01:44voilà, on la connaît tous.
01:45Mais c'est vrai qu'il y a cette relation de proximité que s'est installée avec les consommateurs et
01:48notamment une vraie relation autour de la santé, du service, de la relation client.
01:54C'est vraiment ce qui distingue le réseau Atoll des autres enseignes.
01:57C'est vrai qu'on est plutôt connus pour notre réputation.
01:59D'ailleurs, on est très fiers parce qu'on a été élus meilleure chaîne d'optique encore très récemment.
02:03Mais c'est vraiment ce qui caractérise nos professionnels qui sont extrêmement engagés pour le bien-être.
02:07Quelques secondes sur ce trophée meilleure chaîne, meilleure enseigne élue par les consommateurs.
02:13Pourquoi et comment ça s'est passé ?
02:16Qu'est-ce qui fait que, selon vous, les consommateurs vous préfèrent ?
02:19Je pense que, comme je l'ai dit, on a des opticiens extrêmement engagés.
02:23Ils ne viennent pas chez Atoll par hasard.
02:24C'est-à-dire que chez nous, on n'a pas forcément des gens qui viennent pour le commerce pur.
02:28Ils viennent d'abord pour exercer leur métier, qui sont des professionnels de santé.
02:31Et je crois que ça leur tient à cœur, effectivement, dans les territoires, en tout cas, de rendre le meilleur
02:37service possible à leurs clients.
02:40Et je crois que ça se ressent.
02:41Voilà, donc ça fait neuf ans qu'on est maintenant meilleure chaîne d'optique, mais aussi meilleure chaîne, tous magasins
02:47confondus dans le retail.
02:48C'est quand même assez extraordinaire, parce qu'on est face à des grands leaders du retail.
02:52Et je crois que, voilà, c'est ce fait de passer plus d'une heure avec chacun de nos clients,
02:56d'en prendre soin,
02:57et pas d'être que dans une relation transactionnelle, mais vraiment dans une relation de santé, même s'il y
03:01a du commerce derrière.
03:02Donc ce que j'entends, c'est que lorsqu'on franchit la porte de son opticien Atoll,
03:06on rencontre un professionnel de santé, qui est aussi un commerçant, mais qui d'abord va prendre en charge votre
03:12vue et votre condition
03:14avec cette compétence du professionnel de santé.
03:18Accompagné par des problématiques qui ont fait l'actualité ces derniers jours,
03:22la première, c'est plus de publicité.
03:24C'est fini, on ne verra plus Atoll ni les autres à la télé, à la radio, sous la forme
03:27qu'on a connue.
03:28Alors non, ça a été annoncé, ça y est, donc il y a un retour en arrière sur cette mesure,
03:33qui aurait été assez dramatique pour le secteur de l'optique,
03:35parce que c'est vrai que moins de publicité sur l'optique, finalement c'est moins de publicité
03:39pour parler des troubles sur la santé visuelle.
03:41C'est ce qui va se passer à la télé, à la radio ailleurs, à part le fait que je
03:44vous reçoive.
03:45Alors on va continuer à communiquer en télé, donc ça c'est plutôt la bonne nouvelle.
03:48Alors c'est vrai qu'il y a des abus, il faut le dire aussi,
03:50vous voyez des fois il y a 3, 4, 5 paires offertes chez certaines enseignes,
03:56peut-être qu'on va parfois un peu trop loin et que le consommateur est un peu perdu,
03:59donc il va falloir qu'on règlemente...
04:01Une qualité plus encadrée ?
04:02Un peu plus encadrée, voilà, pour avoir une meilleure lisibilité du service pour le consommateur
04:08et pas le sentiment que la lunette c'est juste un gadget commercial,
04:11mais que c'est vraiment un outil pour la santé des Français.
04:14Antoine va revenir chanter.
04:16J'aimerais bien, alors on va lui proposer, peut-être que d'ailleurs je profite de Sud Radio,
04:19peut-être pour lancer l'annonce à Antoine, si Antoine nous écoute,
04:23avec plaisir pour revenir nous voir dans les atolls.
04:26Antoine, Antoine, revenez-vous.
04:28Alors pour ce qui est d'être plus sérieux sur le conventionnement,
04:31vos relations avec la sécurité sociale,
04:34aujourd'hui s'acheter une paire de lunettes ça coûte cher,
04:36et moi je pense aussi à nos auditeurs sur les territoires
04:39qui parfois n'ont pas forcément les moyens d'une paire de lunettes,
04:43et pourtant, voir c'est la vie quoi,
04:48voir c'est être bien dans sa tête.
04:49Tout à fait, voir et entendre d'ailleurs aussi,
04:52c'est vrai que peut-être on en parle moins souvent aussi de l'audition,
04:56alors il y a différentes choses autour du conventionnement,
04:59c'est vrai que déjà qu'il y a quelque chose qui est assez formidable quand même,
05:01il faut le dire en France, on a le tir payant.
05:03Dans les autres pays, pour avoir maintenant fait plusieurs pays,
05:07la lunette et la vue, ça coûte très très cher.
05:09En France, on a cette chance d'avoir ce tir payant avec ce conventionnement
05:12qui permet aux Français d'avancer quasiment rien,
05:15c'est-à-dire qu'il y a les complémentaires santé qui agissent,
05:17si on a une complémentaire santé, et la sécurité sociale.
05:20Mais ça, ça a un coût et ce n'est pas permis à tout le monde d'avoir un mutuel.
05:23Mais l'État, alors il faut le dire aussi, a conventionné, cadré un peu plus,
05:27il y a le 100% santé aujourd'hui qui existe,
05:29pour les personnes qui n'ont pas les moyens d'accéder à la santé visuelle,
05:33effectivement, donc on peut venir chez son opticien
05:35et avoir ce 100% santé qui permet de ne pas débourser un euro
05:38pour être bien corrigé.
05:40Et est-ce que vous tirez les oreilles des mutuelles ?
05:42On dit qu'elles ont plein d'argent et qu'elles en donnent peu.
05:45Alors elles en donnent peu.
05:46En tout cas, l'optique...
05:47Ma question, c'est est-ce que vous leur tirez les oreilles ?
05:48On essaye, de temps en temps en tout cas, on se bagarre un petit peu.
05:51Parce qu'aujourd'hui, les mutuelles, c'est vrai qu'elles ont un poids
05:53de plus en plus important.
05:54L'État, d'ailleurs, transfère de plus en plus de pouvoir aux mutuelles.
05:57Et les mutuelles, aujourd'hui, ne sont pas censés, en tout cas,
06:01orienter le consommateur.
06:02Le consommateur doit avoir du libre choix dans son choix de l'optique.
06:05Et aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une bataille entre la data,
06:09qui est acquis, enfin voilà, que les complémentaires récupèrent
06:11de la donnée sur les clients.
06:13Et c'est vrai qu'ils peuvent orienter demain les consommateurs.
06:17Et on perdrait du libre choix pour les consommateurs.
06:19Donc aujourd'hui, c'est réglementé.
06:20Mais en tout cas, on fait extrêmement attention
06:21qu'il n'y ait pas trop de poids chez les complémentaires
06:23pour pouvoir, nous, faire du commerce librement.
06:26Bon, c'est noté.
06:27Nous suivrons, et les auditeurs suivront également vos propos.
06:32Plus légèrement, les lunettes, c'est aussi de la mode, du design.
06:36On pense à certaines régions que nous affectionnons particulièrement.
06:39Et le Jura, spécifiquement, où on fait beaucoup de montures.
06:43La mode pour les hommes, la mode pour les femmes.
06:45Comment est-ce que vous faites pour intégrer cette question de la mode
06:48dans l'optique ?
06:50Ce qu'on porte, ce qu'on voit, les lunettes sur nos nez,
06:52qui sont devenues aujourd'hui plus visibles, plus assumées.
06:54C'est vrai.
06:55Donc, on a changé complètement de paradigme.
06:59Avant, c'était juste un outil pour mieux voir.
07:01Aujourd'hui, on suit les tendances, comme dans le vêtement.
07:03Donc, on regarde, on a des carnets de tendances.
07:05On lance des produits, des produits qui s'adaptent en fonction de son look.
07:10Donc, on a des marques aussi.
07:12On travaille, voilà, comme dans le retail.
07:14On sélectionne des gammes qui correspondent à telle ou telle typologie de client.
07:18Mais on est devenu, pas uniquement que des vendeurs de lunettes,
07:21mais aussi des vendeurs de style de vie et de bien-être.
07:23Le bien-être, ça passe par la santé, mais ça passe aussi par se sentir bien
07:26avec un produit et une belle paire de lunettes.
07:28Quand on n'a pas de lunettes au départ, on est content
07:30parce que, quelque part, ça nous sert aussi à être bien dans notre peau.
07:34Et d'afficher une identité.
07:35Et d'afficher une identité.
07:36Maintenant, la lunette, c'est aussi un prisme de qui je suis.
07:40Et particulièrement, et tout autant, pour les dames et à tout âge de la vie.
07:45Thibaut Fleury, bonjour.
07:47Bonjour, Lili.
07:47Je rappelle que vous êtes le DG d'efficience
07:50et que vous portez aussi beau son futé avec cette chronique.
07:53Et vous nous parlez, cette semaine, de la ménopause au travail.
07:57Et vous commencez par une histoire vraie.
07:58Eh oui, Didier.
08:00Donc, cette histoire, je l'ai vécue dans mes services.
08:03Et c'est une de mes cadres dirigeantes
08:04qui s'est mise progressivement à avoir des difficultés de concentration,
08:08beaucoup de fatigue, du mal à mener,
08:10ses missions, des oublis, des erreurs.
08:12Elle ne comprenait pas la raison.
08:14Elle a pensé que c'est trajet que vient l'épuiser.
08:16Et elle a finalement décidé de quitter l'entreprise
08:19et de se rapprocher de chez elle.
08:21Et ce n'est que plus tard qu'elle a fait le lien avec la périménopause.
08:25C'est précisément le problème.
08:26Quand on ne sait pas ce qui nous arrive,
08:28on peut prendre les mauvaises décisions.
08:30Alors, généralement, la ménopause, c'est autour de 50 ans ?
08:32La ménopause, oui, en France, c'est 51 ans la moyenne.
08:36Mais elle est généralement précédée de 2 à 4 années de périménopause
08:40pendant lesquelles peuvent apparaître fatigue, troubles du sommeil,
08:43bouffées de chaleur, irritabilité ou difficultés de concentration.
08:47Et selon une étude d'Opinion Way menée en 2025,
08:50auprès de plus de 1000 femmes ménopausées,
08:5287% ont ressenti au moins une gêne au travail liée à leurs symptômes.
08:57Et pourtant, 53% n'en parlent à personne dans leur entreprise.
09:00Alors, qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer cette situation ?
09:03D'abord, faire passer un message très simple.
09:06La ménopause, c'est normal.
09:08En subir les symptômes, ça ne l'est pas.
09:10Il existe des solutions médicales ou non médicales
09:14selon les symptômes et selon les femmes.
09:16Donc, côté entreprise, la première chose, c'est d'informer.
09:19Les plateformes comme Omena permettent aux femmes
09:21de mieux comprendre ce qu'elles vivent,
09:23d'accéder à des ressources et à des professionnels de santé.
09:26Deuxième chose, sensibiliser les collègues et les managers
09:29pour enlever le tabou et permettre à une femme
09:32de dire ce qu'elle rencontre
09:34et puis, sans avoir à dévoiler son intimité.
09:37Alors, on entend aussi beaucoup parler,
09:40selon les espaces et selon les tabous plus ou moins,
09:44de congés ménopause.
09:46Est-ce que c'est une bonne idée ?
09:48Je dirais pourquoi pas dans certaines situations,
09:51mais je ne suis pas sûr que ce soit la première réponse à apporter.
09:54La périménopause peut durer plusieurs années.
09:56L'objectif, ce n'est pas d'organiser l'absence des femmes.
10:00Ça pourrait être contre-productif.
10:02Avant cela, je regarderais comment leur permettre
10:04de continuer à travailler dans de bonnes conditions,
10:07les horaires, le télétravail quand c'est possible,
10:09la température, l'organisation du poste.
10:12En bref, je préfère une écoute,
10:13un sur-mesure à une réponse automatique.
10:16Si vous êtes une femme,
10:18ne restez pas seule avec des symptômes
10:19qui vous handicapent.
10:20Consultez.
10:21parce qu'il existe des solutions,
10:23mais aussi parce que tout n'est pas forcément lié à la ménopause.
10:26Et encore faut-il être bien accompagné.
10:28Et c'est aussi pour cela qu'il faut continuer à mieux former
10:31les professionnels de santé à cette période particulière de la vie.
10:34Et on termine votre chronique Beauson-Futé avec le conseil de la semaine.
10:37Et très concrètement,
10:39côté femme,
10:39si depuis plusieurs semaines,
10:41votre sommeil,
10:42votre fatigue ou votre concentration se dégrade,
10:45notez vos symptômes
10:46et prenez rendez-vous avec un professionnel de santé.
10:48Ne partez pas du principe qu'il faut simplement faire avec.
10:51Et côté entreprise,
10:52si une collaboratrice vous signale une difficulté,
10:55ne cherchez pas à faire un diagnostic.
10:57Posez plutôt la question
10:58« De quoi as-tu besoin pour travailler correctement ? »
11:01Puis testez un aménagement simple
11:03et voyez si ça fonctionne.
11:04Puis vous pouvez également solliciter l'avis du médecin du travail.
11:08Et puis aussi former tous vos collaborateurs.
11:11Parce que si la ménopause est normale,
11:13la méconnaître,
11:14la subir,
11:14ou quel est un impact dévorable sur une carrière,
11:17ça, ce n'est pas normal.
11:19Merci Thibault Fleury.
11:20Vous retrouvez tous vos conseils sur le site Beauson-Futé.
11:24Comment ça se passe chez Atoll Les Opticiens ?
11:27Il y a combien de collaborateurs ?
11:29Alors, on a près de 3 000 collaborateurs dans les 800 magasins.
11:33La proportion de femmes ?
11:34Proportion de femmes.
11:35Alors, on a plus de femmes aujourd'hui en optique.
11:39On a à peu près 55-60% de femmes.
11:41Et est-ce que ces sujets de la ménopause,
11:43vous tous, vous concernent,
11:44vous l'abordez ou c'est tabou ?
11:46Alors, on l'aborde
11:47parce que figurez-vous que la ménopause
11:48a aussi des incidents sur la vue.
11:50Donc, on l'aborde même à la fois en interne
11:52et on l'aborde aussi auprès de nos clients.
11:54Voilà.
11:54Donc, c'est un vrai sujet, en tout cas,
11:55qui est pris chez Atoll.
11:56Parce que le travail, c'est la santé.
11:58Et on se retrouve tout de suite après cette pause.
12:01Merci.
12:02Il sera question aujourd'hui du ras-le-bol.
12:05Et pourquoi pas ?
12:06Et ça aussi, il faut pouvoir le dire, ce ras-le-bol.
12:10Et puis, il y a toutes ces personnes
12:11qui vivent avec un proche en situation de handicap
12:14qui deviennent des aidants.
12:16On se retrouve dans quelques minutes
12:18pour la suite de La Tête dans le taf sur Sud Radio.
12:20Sud Radio, La Tête dans le taf.
12:24Didier Meyrand.
12:25Avec Kéréa, l'expert des solutions de prévention en entreprise.
12:28Le travail, c'est la santé.
12:32Rien faire, c'est la conserver.
12:37Et je vous retrouve pour La Tête dans le taf.
12:40Parce que le travail, c'est la santé.
12:42Ne rien faire, c'est la conserver.
12:44À vous de trouver les bons arbitrages,
12:47le bon discernement.
12:48Et nous en parlons cette semaine
12:50avec quelqu'un qui voit clair sur le sujet.
12:53Il s'agit de Guillaume Payen,
12:55qui est le directeur exécutif du réseau Atoll.
12:58Vous savez, les opticiens.
13:01Alors, est-ce que le réseau Atoll recrute ?
13:04Est-ce que c'est sur un marché de compétences ouvert ?
13:07Et si vous recrutez, quel type de profil ?
13:09Alors oui, on recrute.
13:10On recrute, on recrute bien sûr des opticiens.
13:13C'est un marché qui est extrêmement concurrentiel,
13:14comme vous l'avez dit.
13:15Donc, c'est vrai que ce n'est pas facile d'attirer des opticiens.
13:18Donc, on recrute énormément.
13:21Audioprothésiste aussi,
13:22parce que l'audio est un marché en plein développement.
13:24Alors, ça a été un marché plutôt pénurique à un moment donné,
13:26parce qu'on s'est tous engouffrés sur ce marché-là.
13:28Et c'est vrai que les écoles n'étaient pas encore...
13:31Voilà, il y avait assez peu d'écoles en France.
13:32Donc, aujourd'hui, on est en recherche sur ces deux métiers.
13:36Alors, qu'est-ce qui va faire qu'un audioprothésiste
13:38ou qu'un opticien va choisir Atoll
13:41plutôt que...
13:41Je ne le dirai pas qu'il les a.
13:44Mais je pense pour deux choses.
13:45J'ai parlé tout à l'heure de la santé visuelle
13:46et de ce vrai métier d'opticien.
13:48Pour ceux qui sont passionnés par la santé visuelle,
13:50de bien servir leurs clients et d'être dans la relation,
13:53il faut venir chez nous.
13:54Et parce que vous les considérez mieux
13:56en termes de rémunération,
13:58en termes de santé, en termes d'engagement ?
14:00Alors, c'est une coopérative.
14:01Donc, par définition, en tout cas,
14:03chaque opticien est libre
14:04de fixer le tarif pour son collaborateur.
14:07Mais il y a un tarif de marché aujourd'hui.
14:09Il y a une telle concurrence, il y a un tarif de marché.
14:10Que c'est assez harmonisé.
14:11C'est assez harmonisé, exactement.
14:13Par contre, effectivement, sur les valeurs et le sens,
14:15on est vraiment tourné vers la prévention,
14:17vers ce sujet de la santé visuelle.
14:20Et c'est vrai que ça attire énormément de jeunes.
14:21Et surtout, on est dans des plus petits magasins,
14:23souvent que de grosses machines d'optique.
14:27Donc, c'est vrai qu'on peut toucher à tout.
14:28On vient chez Atoll.
14:29On peut à la fois être à l'atelier,
14:30en même temps être à la vente,
14:31en même temps servir le client,
14:33d'être sur les sujets.
14:34On est au cœur de tous les sujets.
14:35Donc, c'est un vrai avantage.
14:36Est-ce que, Guillaume Payen,
14:36vous avez la pression,
14:38comme dit-on, dans le monde professionnel ?
14:40Alors, la pression, honnêtement,
14:42c'est un métier plaisir.
14:43Dans la coopérative, on a toujours.
14:44C'est une coopérative.
14:45C'est assez particulier
14:46parce qu'on a 800 entrepreneurs
14:47et qui veulent que ça se passe au mieux
14:49dans leur magasin.
14:49Donc, moi, je suis là pour les servir.
14:50Donc, oui, il y a un niveau de pression.
14:52Mais aussi, il y a aussi...
14:52Vous la répartissez, cette pression,
14:54vous la mettez à d'autres.
14:55Parce qu'on nous dit souvent
14:56que le manager, il a la pression
14:57et il la partage.
14:58On la partage.
14:59En tout cas, moi, je suis là
15:00pour la centraliser, la concaténer.
15:02Après, je suis là pour donner du bonheur
15:03à la fois mes opticiens et à mon équipe.
15:05Mais c'est vrai qu'au milieu de tout ça,
15:06il faut donner la bonne pression aux équipes
15:08pour mieux servir nos clients
15:09et les associés,
15:12les clients, bien sûr.
15:13Mais bon, on essaie de faire attention quand même.
15:15On essaie de faire attention.
15:16et c'est un sujet qui touche beaucoup Fabrice Pastore,
15:19qui est neuropsychologue,
15:21une star sur LinkedIn, n'est-ce pas ?
15:23Et qui, aujourd'hui, dans sa chronique
15:26« Mon cerveau au boulot »,
15:28va nous parler de « Je te tiens, tu me tiens ».
15:30Non, « Je te tiens »,
15:32c'est « Je te tiens »,
15:33c'est « Est-ce que tu tiens ? »
15:34Et où est-ce que tu vas ?
15:35Vers le ras-le-bol.
15:37Bonjour Fabrice.
15:39Bonjour Didier.
15:40Vous êtes neuropsychologue,
15:42auteur,
15:43influenceur,
15:44et cette question du ras-le-bol,
15:46de la pression,
15:47est en trame de fond
15:49parce que souvent,
15:50ça commence par une situation
15:52qui est particulière,
15:53petit à petit.
15:55Oui, c'est ça en fait,
15:56la question qu'on se pose aujourd'hui,
15:57c'est qu'est-ce qui fait qu'au bout d'un moment,
15:59on est du « on tient le coup »
16:01à « là, ça ne peut plus continuer ».
16:03C'est ce que j'essayais de me poser
16:05comme question là, aujourd'hui,
16:07et j'ai constaté que ça commence souvent
16:09par une situation un peu exceptionnelle
16:11qui finit petit à petit
16:12par devenir une habitude.
16:14Par exemple, c'est un arrêt maladie,
16:15c'est deux semaines de vacances,
16:17c'est un poste non remplacé,
16:19c'est un collègue en congé maternité.
16:21Au départ de tout ça,
16:22l'équipe va se serrer les coudes
16:24et se dit que c'est temporaire.
16:25Et d'ailleurs, c'est vrai
16:25que la plupart du temps, on assure.
16:27Alors, on répond un peu moins vite
16:28ou on reporte le dossier compliqué.
16:30Parfois aussi,
16:31on saute sa pause déjeuner,
16:32voire on prend les appels
16:34entre deux rendez-vous.
16:35Enfin, bref,
16:35plein de petits miracles du quotidien.
16:37Ça, ça s'appelle
16:38travailler en mode dégradé.
16:40En gros,
16:41Pour ça, je crois sur moi,
16:42je ne le fais plus.
16:43C'est terminé.
16:44Oui, c'est mieux.
16:45C'est mieux.
16:46Mais en gros, c'est quoi ?
16:47C'est quand le service continue,
16:48mais avec moins de personnes,
16:49moins de temps,
16:50moins de moyens que nécessaire.
16:52D'ailleurs, notre cerveau,
16:53il est vraiment formidable
16:54pour s'adapter.
16:55La preuve, c'est qu'il arrive
16:56à réorganiser les priorités
16:58et même il tient grâce
16:59à l'effort collectif.
17:00Par contre,
17:01on arrive doucement...
17:02Je vous coupe, Fabrice,
17:03parce que souvent,
17:04vous dites que
17:04le cerveau,
17:05notre cerveau,
17:06il a capacité à économiser.
17:07Il va directement à l'essentiel,
17:09à ce qu'il rapporte le plus
17:10et le plus vite.
17:11C'est ça, c'est ça.
17:12C'est qu'en fait,
17:12on utilise des raccourcis de pensée,
17:14des heuristiques
17:14et d'ailleurs,
17:14c'est ce qui nous amène
17:15à des biais cognitifs.
17:16Mais ça,
17:16j'en parlerai éventuellement
17:17sur une prochaine chronique.
17:19Donc voilà,
17:19il arrive,
17:20il réorganise les priorités
17:21et il tient
17:23parce qu'il y a
17:24une sorte d'effort collectif.
17:26Alors,
17:26c'est là qu'on arrive doucement
17:27à un premier piège.
17:28Ça, c'est ce qu'on appelle
17:29la normalisation progressive.
17:31Le premier jour,
17:32on va dire que finir à 19h,
17:33ça fait très exceptionnel.
17:35Au bout de quelques semaines,
17:36on dit qu'on est
17:37dans une sorte
17:37de période chargée.
17:39Mais après plusieurs mois,
17:40on arrive à l'effet inverse.
17:42En gros,
17:42partir à l'heure,
17:44là,
17:44ça devient suspect.
17:45Et donc Didier,
17:45vous voyez que le danger,
17:46c'est quand l'exception
17:47devient la règle.
17:49Finalement,
17:49puisque le service ouvre,
17:50puisque les dossiers sortent
17:51et que les usagers
17:53sont reçus,
17:54tout a l'air de tenir.
17:55Et pourtant,
17:56c'est l'équipe qui compense.
17:57Et la facture
17:58finit toujours par arriver.
17:59On voit,
18:00voilà,
18:00fatigue,
18:01erreur,
18:01tension,
18:02arrêt maladie,
18:03départ et encore moins de monde.
18:05Et donc là,
18:05c'est le cercle vicieux.
18:07Alors,
18:07pourquoi ne pas dire tout de suite
18:08stop,
18:09j'en peux plus,
18:10stop,
18:10on n'en peut plus
18:11et aller dire à son manager,
18:12par exemple,
18:13chez Atoll,
18:14ils vont voir Guillaume Payen
18:14et lui dire stop,
18:15vous nous mettez trop trop la pression.
18:17C'est vrai.
18:18Oui,
18:18tout simplement parce que les gens
18:19veulent que les choses changent,
18:21évidemment,
18:21mais personne n'aime,
18:23personne,
18:24je dirais,
18:25n'adore être celui
18:26ou celle qui lance
18:27ce changement.
18:29En fait,
18:29c'est finalement très paradoxal.
18:31On rêve d'un nouveau système,
18:32je dirais,
18:33voilà,
18:34de ne pas déplacer notre planning
18:35ou notre pause café.
18:36Et c'est là,
18:37Didier,
18:38que j'ai envie de vous parler
18:39du biais de statu quo.
18:40Le biais de statu quo,
18:41c'est un biais très simple.
18:43Notre cerveau préfère souvent garder
18:44ce qu'il connaît,
18:46comme par exemple,
18:46je ne sais pas,
18:47une situation
18:48ou même,
18:49même si cette situation,
18:50elle n'est pas confortable.
18:51Parce que oui,
18:52changer,
18:52c'est accepter une période
18:54d'incertitude,
18:55c'est accepter de se demander
18:56qui fera quoi,
18:58est-ce que les collègues
18:59vont me trouver égoïste,
19:00est-ce que le manager
19:01va écouter,
19:02est-ce que ça va
19:04aggraver la situation.
19:05Donc,
19:05on repousse,
19:06encore une semaine de plus,
19:07puis on verra
19:08après les vacances,
19:09puis on a toujours fait comme ça.
19:11Et vous voyez comment
19:12cette phrase,
19:13un petit peu,
19:13elle transforme une alerte
19:15en,
19:15je dirais,
19:16en tradition d'entreprise.
19:18Alors,
19:18c'est surtout que chacun
19:19veut protéger les autres.
19:21Un personnel soignant
19:21qui reste 20 minutes de plus
19:22pour ne pas laisser
19:23les collègues seuls.
19:24Ça peut être un agent d'accueil
19:26qui saute sa pause
19:27pour que la file,
19:27elle avance.
19:28Ça peut être un enseignant
19:29qui prépare ses cours du dimanche
19:30ou même,
19:31c'est souvent le cas,
19:32un cadre qui répond au mail
19:33le soir après le dîner.
19:35Donc,
19:35c'est ça,
19:35c'est le problème,
19:36c'est qu'à force,
19:37l'organisation finit par reposer
19:38sur le dévouement des gens
19:40plutôt que sur des vrais moyens adaptés.
19:42Alors,
19:43il faut passer du silence
19:44à la mobilisation.
19:47C'est ça,
19:47passer du silence
19:48à la mobilisation.
19:50Parfois,
19:50c'est un déclic
19:51et ce qu'on voit,
19:52c'est qu'il se passe deux choses.
19:54D'abord,
19:55le premier point,
19:56la première chose,
19:57c'est de prendre conscience
19:58que ce que je vis,
20:00ce n'est pas seulement mon problème
20:01quand on se pose des questions
20:03sur ces difficultés
20:04et qu'on entend
20:05les mêmes difficultés
20:06dans plusieurs services.
20:08À ce moment-là,
20:08vous voyez,
20:08Didier,
20:09que le « je »
20:10devient un « nous ».
20:12Le deuxième point,
20:13c'est quand on constate
20:14que ce n'est plus un incident,
20:16c'est carrément devenu le système.
20:18Le post-vacant,
20:19il reste vacant
20:20ou encore les urgences
20:21deviennent là permanentes.
20:23Là,
20:23c'est l'équipe qui comprend
20:24que son effort supplémentaire
20:25sert surtout à masquer
20:26un problème structurel
20:27et qui dure.
20:28En fait,
20:29l'action collective,
20:30elle s'appuie généralement
20:31sur trois éléments.
20:32La perception d'injustice,
20:34l'identification à un groupe
20:36et le sentiment
20:37qu'une action collective
20:38peut être utile.
20:39Et c'est alors là
20:40qu'arrivent les manifestations
20:42et on est actuellement
20:43plus loin dedans.
20:43Et on retiendra
20:44une phrase clé
20:45pour terminer très rapidement.
20:47Oui,
20:48je dirais que,
20:48voilà,
20:49en gros,
20:49quand une équipe
20:49tient longtemps
20:50en mode dégradé,
20:51ça ne prouve aucunement
20:51que le sous-effectif fonctionne,
20:53mais bien qu'elle s'épuise
20:54petit à petit
20:54pour empêcher,
20:55finalement,
20:56le système de s'effondrer.
20:57Merci Fabrice.
20:58Fabrice Paston,
20:59on retrouve votre chronique
21:00« Mon cerveau au boulot »
21:01toutes les semaines
21:02et sur les plateformes
21:04de podcast
21:04et le site de Sud Radio.
21:06Guillaume Payen,
21:07chez Atoll,
21:08comment vous regardez
21:09les questions de santé mentale
21:10des collaborateurs
21:11et de vos clients ?
21:12On les regarde au quotidien
21:14parce que c'est vrai
21:14que,
21:15comme je vous le disais
21:16tout à l'heure,
21:17le bien-être passe par la vue,
21:18puis elle passe par l'audition.
21:19Alors,
21:20on fait beaucoup de choses
21:21en interne,
21:22mais aussi auprès des entreprises
21:23et je tiens à en parler
21:25parce que c'est vrai
21:25qu'il y a différentes actions,
21:28notamment le fait
21:29d'aller en entreprise,
21:30faire des détections
21:31de la vue,
21:31parler des détections
21:32des troubles visuels,
21:33notamment sur les sujets
21:33de dyslexie
21:34qui sont assez peu connus
21:36en France.
21:37Il y a près de 10%
21:38de la population,
21:38par exemple,
21:39qui a des problèmes
21:40de dyslexie en France
21:41et on a des solutions
21:42à apporter à travers la vue.
21:43Donc,
21:44ce sont des choses,
21:44des combats en tout cas
21:45qu'on mène.
21:46On retrouve Fabienne Broucarré.
21:48Bonjour.
21:48Bonjour Didier.
21:49Vous êtes directrice éditoriale
21:51des magazines
21:52Courrier-Cadre,
21:53Rebondir
21:54et du site
21:54My Happy Job
21:55et vous nous parlez
21:56de ces salariés
21:57qui cette semaine
21:58ont un deuxième travail
21:59sans le savoir.
22:00Oui Didier,
22:01parce que le 6 octobre dernier,
22:03c'était la journée nationale
22:04des aidants
22:04et derrière ce mot
22:05un peu administratif,
22:06il y a en réalité
22:07des millions de vies humaines.
22:08C'est une mère
22:09qui accompagne chaque jour
22:10son enfant en situation
22:11de handicap,
22:12une femme de 55 ans
22:13qui jongle entre son travail
22:14et ses parents
22:14devenus dépendants,
22:15un jeune homme
22:16qui aide sa compagne
22:17après un accident de la route,
22:18des personnes
22:18qui pour beaucoup travaillent
22:19et qui une fois
22:20leur journée terminée
22:21continuent à prendre soin
22:22de quelqu'un.
22:22Et cette réalité
22:23est loin d'être marginale
22:24en France.
22:25Selon le baromètre 2026
22:26du club Landois,
22:2830% des Français
22:29sont ou ont déjà été aidants
22:30et un Français sur deux
22:32pense qu'il le deviendra
22:33dans les années à venir.
22:34Donc finalement,
22:34c'est un sujet
22:35qui nous concernera tous
22:36un jour,
22:37de manière ponctuelle
22:38ou durable.
22:39Et forcément,
22:39cette vie d'aidant
22:40finit par avoir
22:41des conséquences au travail.
22:43Oui,
22:43parce qu'aider un proche
22:44ça prend du temps,
22:45beaucoup de temps.
22:46Selon le baromètre
22:47Aider et Travailler 2026,
22:48réalisé par Interfacia
22:50en partenariat avec Tilia,
22:51les salariés aidants
22:52consacrent en moyenne
22:5314 heures par semaine
22:54à leurs proches.
22:5514 heures.
22:56L'équivalent de deux journées
22:57de travail supplémentaires.
22:58Alors forcément,
22:59la charge mentale grimpe.
23:00Il faut gérer
23:01les rendez-vous médicaux,
23:02les urgences,
23:03les démarches administratives,
23:04les coups de téléphone,
23:05tout en restant concentrés
23:06en réunion.
23:07Résultat,
23:0785% déclarent que leur rôle
23:09a des répercussions négatives
23:11sur leur santé
23:11et 65% sur leur travail.
23:13Alors notamment
23:14sur leur organisation,
23:15bien sûr,
23:16mais aussi parfois
23:16sur leur rémunération
23:17ou leur carrière.
23:18Et leur santé mentale,
23:19elle aussi est clairement en jeu.
23:21Dans un livre blanc
23:21qui vient de paraître,
23:22l'épuisement psychique
23:23et la charge mentale
23:24arrivent en tête
23:25des causes d'arrêt maladie
23:26que les entreprises
23:27associent aux salariés aidants.
23:28Alors il s'agit
23:29d'aider les aidants.
23:31Alors pour les aider,
23:32plusieurs solutions.
23:33Les aidants demandent
23:33d'abord du temps,
23:35davantage de souplesse
23:36pour pouvoir tout concilier,
23:37mais aussi pour pouvoir souffler.
23:38Toujours selon le baromètre
23:40Aider et Travailler,
23:4161% d'entre eux
23:42citent les horaires aménagés
23:43comme la première solution
23:44pour pouvoir continuer
23:45à travailler.
23:46Certaines entreprises
23:46comme AXA,
23:47la Banque Postale
23:48ou encore Apicile
23:49proposent également
23:49des jours de congé
23:50en plus à leurs salariés aidants.
23:52Et puis il faut aussi
23:53pouvoir parler
23:54à son manager,
23:55à ses collègues,
23:55à d'autres aidants.
23:56Les groupes de pairs
23:57et les espaces d'échange
23:58font d'ailleurs partie
23:59des pistes
24:00de plus en plus développées.
24:01Enfin, être aidant,
24:02ça vous transforme.
24:03Cela change souvent
24:04votre rapport à la vie.
24:05Ça développe aussi en vous
24:06des qualités parfois insoupçonnées.
24:0889% des aidants
24:10disent ainsi avoir acquis
24:11ou renforcé des compétences
24:13grâce à cette expérience.
24:14De l'organisation,
24:15de l'adaptation,
24:16de l'écoute,
24:16de la patience,
24:17la capacité à gérer l'imprévu,
24:19à prendre des décisions,
24:20à faire preuve d'empathie.
24:21Alors aujourd'hui,
24:22moi j'avais simplement
24:23envie de rendre hommage
24:23à ces salariés de l'ombre.
24:25À ceux qui aident
24:26sans compter leurs heures,
24:27sans oser en parler aussi.
24:28L'occasion de rappeler
24:29aux entreprises
24:30qu'accompagner les aidants,
24:31ce n'est pas
24:32leur faire une faveur.
24:33C'est leur permettre
24:33de continuer à travailler
24:35sans s'épuiser.
24:36Parce que,
24:36prennent soin des autres,
24:37à nous de prendre soin d'eux.
24:38Merci Fabienne.
24:40Fabienne Broucarré,
24:41on retrouve votre chronique
24:42sur le site
24:43My Happy Job.
24:44Et pour terminer
24:46cette émission,
24:46Guillaume Payen,
24:47dans le réseau Atoll,
24:49lorsqu'une personne
24:50vit avec un proche
24:51en situation de handicap
24:52et qu'il se retrouve aidant,
24:53est-ce que vous l'entendez ?
24:54Est-ce que vous l'accompagnez
24:56d'une manière ou d'une autre ?
24:57Oui, alors ça passe.
24:58C'est vrai que,
24:59moi,
25:00plutôt au niveau
25:00du siège,
25:02bien évidemment,
25:02on met des choses en place,
25:03de l'aménagement.
25:04On a bien sûr
25:05le télétravail,
25:06mais aussi on aménage
25:06les horaires.
25:07Après, dans les magasins
25:08d'optique,
25:09il y a de plus en plus
25:10de choses qui se mettent en place,
25:11notamment les semaines
25:12à quatre jours,
25:12pour justement adapter
25:15les aidants.
25:16Vous avez un engagement précis,
25:18les recycler,
25:19on peut ramener
25:19ces vieilles lunettes
25:20et ça peut servir.
25:21Tout à fait,
25:21100 millions de paires
25:22dans les tiroirs,
25:23chez Atoll,
25:233 millions de paires récupérées.
25:24On s'associe avec une entreprise
25:26qui s'appelle
25:26Lunettes de Zak,
25:27qui reconditionne les lunettes.
25:29C'est vrai que le matériel médical
25:31souvent est assez peu recyclé,
25:32on achète,
25:32on achète,
25:33mais on reconditionne
25:35ces lunettes
25:35à travers d'ailleurs
25:38du personnel handicapé
25:40qui réadapte ces lunettes
25:41et ensuite on les revend
25:42dans notre réseau
25:43à des prix modiques.
25:45Si demain,
25:45vous étiez locataire d'Elysée,
25:47président de la République,
25:48quelle serait votre première mesure ?
25:49Alors,
25:50un grand plan
25:51pour la santé visuelle
25:52et auditif
25:53chez les jeunes.
25:54C'est vrai qu'il y a
25:54des tests de dépistage
25:55chez les plus jeunes,
25:56plutôt maternels,
25:56CP.
25:57Aujourd'hui,
25:57il se passe peu de choses
25:58chez les adolescents
25:59et on voit qu'il y a
26:00de plus en plus de troubles
26:00de la myopie,
26:01de la santé visuelle
26:02et par les yeux,
26:04pas cédant aimant de choses,
26:05beaucoup d'informations
26:05et la réussite scolaire derrière
26:06mais aussi le permis de conduire.
26:08Donc,
26:09voilà,
26:09s'il y avait quelque chose
26:10qu'on mettrait en place,
26:11certainement,
26:11si j'étais président,
26:12ce serait ça.
26:13Merci,
26:14Guillaume Payen.
26:14Je vous en prie.
26:15Merci à vous.
26:15Merci pour l'invitation.
26:17Et à bientôt.
26:18Je rappelle que vous êtes
26:19le directeur exécutif
26:20du réseau
26:21Les Opticiens d'Atoll.
26:22Ça me fait toujours penser
26:23à Antoine.
26:24Allez,
26:24on le salue encore une fois.
26:25Ça a bien marché,
26:26cette com.
26:27Merci,
26:28au revoir
26:28à toutes et à tous.
26:29à la semaine prochaine.
26:30Kérea,
26:31l'expert des solutions
26:32de prévention en entreprise,
26:34vous a présenté
26:35Sud Radio,
26:36la tête dans le taf,
26:38Didier Meyran.