- il y a 5 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00:01Bonsoir à tous, on connaissait le miracle de Noël, voici désormais le miracle de la crise.
00:00:06Pendant des années, on nous explique qu'il manque des professeurs, qu'on ne peut pas les remplacer,
00:00:11que l'éducation nationale manque de moyens, et puis soudain,
00:00:15Edouard Geffray arrive sur TF1 et sort de son chapeau, 3000 professeurs en place.
00:00:193000, comme ça, d'un coup.
00:00:21Edouard Geffray, c'est le Garcimor de l'éducation nationale,
00:00:24à la différence que Garcimor, lui, on savait que ça ne marcherait pas, et il était sincère.
00:00:28Mais enfin, ils étaient où, ces professeurs ?
00:00:31Cachés dans un placard, on attendait quoi pour les envoyer devant les élèves ?
00:00:34Que les lycées brûlent, certainement, car c'est bien ça le problème aujourd'hui.
00:00:38Le signal envoyé à cette jeunesse est catastrophique.
00:00:41Après des semaines de blocage, de dégradation, de violence, que fait le gouvernement ?
00:00:45Il cède.
00:00:46Je ne suis pas en train de dire que les revendications n'étaient pas légitimes,
00:00:49mais le timing, lui, est désastreux.
00:00:51Et le message est désormais clair pour être entendu dans ce pays.
00:00:54Mieux vaut bloquer et saccager que rester en classe,
00:00:57et ça, c'est peut-être la pire leçon que l'éducation nationale pouvait donner à ses élèves.
00:01:02Bienvenue dans Soirinfo, votre grand rendez-vous d'informations de fin de soirée
00:01:06pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité.
00:01:09Bonsoir Isabelle Piboulot.
00:01:14Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:01:15C'est la une agression d'une policière à Paris le 1er octobre.
00:01:19Un suspect âgé de 15 ans comparaîtra devant le tribunal pour enfants le 23 février.
00:01:24Il avait été placé en garde à vue lundi.
00:01:27Souvenez-vous de ces images d'une violence inouïe.
00:01:29La policière a été projetée au sol, poursuivie par des adolescents.
00:01:33L'enquête continue de tenter d'identifier ou d'interpeller d'autres suspects.
00:01:37Les investigations se poursuivent à Lens, dans le Pas-de-Calais.
00:01:42Le tir de la grenade policière a été réalisé conformément au mode opératoire
00:01:46prescrit par la réglementation selon le parquet.
00:01:49Un jeune de 15 ans a eu sa main gauche amputée.
00:01:52Elle avait été arrachée dans l'explosion de la grenade.
00:01:54En l'absence de vidéo, l'enquête cherche toujours à établir
00:01:58si le lycéen a ramassé l'engin ou s'il a atterri sur lui.
00:02:02Poste de police incendié à Bordeaux.
00:02:04Une enquête est ouverte pour tentative d'homicide volontaire aggravée.
00:02:09Trois agents étaient présents au moment des faits.
00:02:11Hier, la manifestation des lycéens, calme dans un premier temps,
00:02:15a dégénéré du fait de plusieurs dizaines d'individus masqués et cagoulés.
00:02:20Dans le reste de l'actualité, le vote du premier tour de la primaire sociale démocrate
00:02:25a eu lieu aujourd'hui, mais a été perturbé par une cyberattaque.
00:02:29Le scrutin par voie électronique est donc prolongé jusqu'à dimanche 18h.
00:02:33Au choix, 5 prétendants pour être candidats à la présidentielle.
00:02:37Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Gage ou Emmanuel Morel.
00:02:42Enfin, la très contestée autoroute A69 reliant Castre à Toulouse
00:02:47sera mise en service la première semaine de novembre.
00:02:50Les travaux seront achevés la semaine prochaine,
00:02:52conformément au calendrier prévu d'après son concessionnaire à Tosca.
00:02:57Des contrôles de sécurité sont en cours et se poursuivront pendant les 15 jours suivants.
00:03:01En parallèle, une nouvelle mobilisation des opposants à la 69 a commencé dans le tarme.
00:03:09Merci beaucoup Isabelle, on vous retrouvera à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:14Soir Info, on est avec Jonathan Sicsou, avec Philippe Degestas,
00:03:17qui est ancien officier et sous-préfet, dirigeant d'un cabinet de conseil.
00:03:21Bonsoir également à Lucas Raïski, journaliste, auteur.
00:03:24Gérald Pendlon est également avec nous, avocat.
00:03:26Et Axel Ronde, président du syndicat de police CFTC.
00:03:29Bonsoir donc à tous les cinq.
00:03:31Les premières comparutions immédiates et les premières condamnations sont donc tombées
00:03:35pour les personnes majeures, poursuivies notamment pour des violences sur policiers.
00:03:39Participation à un groupement en vue de commettre des violences.
00:03:42Écoutez, pour commencer, les précisions de notre journaliste police-justice
00:03:47qui a suivi ces audiences, Tanguy Hamon.
00:03:49Plusieurs comparutions immédiates ont eu lieu à Paris en lien avec les violences lycéennes.
00:03:54Elles ont toutes débouché sur un renvoi de procès
00:03:56et aucune détention provisoire n'a été prononcée.
00:03:59C'est-à-dire que personne n'est resté derrière les barreaux.
00:04:02C'est le cas, par exemple, pour deux jeunes hommes,
00:04:04Timéo et Antoine, âgés d'une vingtaine d'années,
00:04:07c'est-à-dire qu'ils ne sont absolument pas lycéens,
00:04:09mais ils sont jugés pour des violences commises le 6 octobre
00:04:13contre les forces de l'ordre.
00:04:14L'un d'eux a été décrit comme souffrant d'une maladie
00:04:17qui l'empêche de travailler et d'étudier,
00:04:18mais qui ne l'a donc pas empêché d'être vu en train de jeter des pavés
00:04:22contre des policiers de la Bravemme.
00:04:23Un autre est un élagueur poursuivi pour un coup de pied
00:04:26qu'il a donné par derrière à un policier.
00:04:28Ces deux jeunes hommes sont donc ressortis libres du tribunal
00:04:31dans l'attente de leur procès qui va se dérouler d'ici plusieurs mois.
00:04:34Ils n'ont même aucune interdiction, pas même celle de manifester,
00:04:39c'est-à-dire qu'ils pourront donc se retrouver
00:04:41et se confronter à nouveau aux forces de l'ordre
00:04:44lors d'une prochaine mobilisation.
00:04:47Maître Gérald de Pendlon, tout ça paraît dérisoire
00:04:51pour le moment, en tous les cas, pour ces premières comparutions immédiates.
00:04:55Il y avait la semaine dernière 2 000 gardes à vue,
00:04:58on est quasiment à 9 000, il y a eu 6 877 gardes à vue,
00:05:04il n'y a eu que 21 détentions provisoires.
00:05:0621 détentions provisoires, 99,5% de non-réponse pénale forte,
00:05:13c'est-à-dire lorsqu'on décerne un mandat de dépôt
00:05:16et avec beaucoup, par conséquent, de classements sans suite
00:05:20ou de modes de poursuite, ce qu'on appelle la CRPC,
00:05:23Comparation sur reconnaissance préalable de culpabilité
00:05:26ou des alternatives aux poursuites.
00:05:29C'est-à-dire que concrètement, effectivement,
00:05:31personne ne sera incarcéré à titre provisoire,
00:05:36personne, et par conséquent,
00:05:37le classement sans suite intervient
00:05:39comme une forme de sanction préventive.
00:05:46On explique comment mettre justement ce décalage aussi important.
00:05:51Vous disiez 99,5% de classements sans suite,
00:05:556 877 gardes à vue, 21 détentions provisoires.
00:05:58Comment est-ce qu'il peut y avoir une différence aussi importante ?
00:06:02D'abord, il faut examiner cas par cas,
00:06:07savoir si les personnes sont déjà défavorablement connues
00:06:10des services de police,
00:06:11ne pouvaient pas infliger la même sanction
00:06:13à quelqu'un dont le casier judiciaire
00:06:16porterait trace d'aucune condamnation
00:06:18ou quelqu'un qui est un agitateur professionnel,
00:06:22habitué de ce type d'infraction.
00:06:25Et donc, vous avez quand même,
00:06:28parmi les personnes qui ont été poursuivies,
00:06:31une très grande majorité
00:06:33qui ont certes été condamnées,
00:06:35mais dont les casiers n'étaient pas surchargés.
00:06:37Donc, ça explique quand même
00:06:39le taux très faible de détention provisoire,
00:06:42mais en même temps,
00:06:43des poursuites pénales qui sont très importantes.
00:06:46J'entends, mais qu'on ne vienne pas
00:06:47derrière nous parler de réponse ferme.
00:06:49Ah, il n'y a pas de réponse ferme.
00:06:51Elle est absente.
00:06:52Axel Ronde, quel est le sentiment à un moment donné ?
00:06:54Parce que ça veut dire que quand il y a...
00:06:56Je redonne ce chiffre,
00:06:57parce que moi, depuis ce matin,
00:06:59je le relis à chaque fois,
00:07:01je me dis que ce n'est pas possible.
00:07:02Quand il y a 6 877 interpellations,
00:07:05et garde à vue, pardon,
00:07:066 877 garde à vue,
00:07:07ça veut dire que de votre côté,
00:07:08il y a un travail qui a été fait.
00:07:09Si derrière, on décide de...
00:07:12Alors, effectivement, il y a 2 376
00:07:15qui vont faire l'objet de poursuites,
00:07:17mais 21 seulement placements en détention provisoire,
00:07:19c'est-à-dire que finalement,
00:07:21on estime que vous n'avez pas très bien fait votre travail.
00:07:24C'est un peu ça, ce qu'on est en train de vous dire.
00:07:26Vous êtes étonné quand vous avez un tract
00:07:28du syndicat de la magistrature
00:07:30qui dit clairement que la police est répressive.
00:07:33Au final, ben voilà,
00:07:35la réponse judiciaire, elle est derrière cela.
00:07:38Ils sont en train de dire que finalement,
00:07:40les policiers, c'est la faute des policiers
00:07:41qui étaient trop répressifs.
00:07:43Et donc, la justice, maintenant,
00:07:45elle va être très laxiste
00:07:46parce qu'on a été trop méchants.
00:07:48Non, mais parce que la détention provisoire...
00:07:51Non, mais c'est bien...
00:07:51C'est un peu prêté à sourire.
00:07:52Mais le mot, il est bien parce que...
00:07:53Mais malheureusement, c'est la réalité.
00:07:54Parce que la détention provisoire,
00:07:55on dit que maintenant, c'est quelque chose de méchant.
00:07:57Écoutez, écoutez,
00:07:58sur le sujet justement de la détention prévisoire,
00:08:00la stratégie de défense choisie
00:08:02par l'avocat de l'un des manifestants,
00:08:04un confrère à vous,
00:08:05donc maître Pendelon,
00:08:06c'est maître Rodolphe Chauvet.
00:08:07Écoutez.
00:08:09La première présentation devant un magistrat du siège,
00:08:12c'est-à-dire qu'il va juger éventuellement cette affaire
00:08:13soit sur un renvoi,
00:08:14soit qu'il va être jugé au fond,
00:08:16eh bien, on arrive aujourd'hui à 14h31
00:08:18pour quelqu'un, moi,
00:08:19qui a été arrêté mardi dernier à 18h30.
00:08:21C'est-à-dire que ça fait bientôt 72 heures
00:08:22que monsieur a été, en tout cas,
00:08:25privé de sa liberté
00:08:26sans qu'un juge du siège n'ait pu statuer
00:08:29jusqu'à présent sur le bien fondé
00:08:30de cette arrestation ou non.
00:08:33À mon sens, c'est un dégoûrement total
00:08:35de la garde à vue de la procédure pénale
00:08:37qui est simplement une application
00:08:39de ce que souhaite aujourd'hui le ministère
00:08:41et des grandes directives qui sont prises,
00:08:44c'est-à-dire de faire cesser ce mouvement
00:08:46et de faire peur à la jeunesse,
00:08:48justement, en les enfermant en garde à vue
00:08:50pour des motifs qui sont fallacieux et infondés.
00:08:52À mon sens, c'est totalement indigne
00:08:55de ce que représente la France de manière générale
00:08:57et surtout notre État de droit
00:08:58et que je rappelle que le droit de manifester
00:09:01est un droit qui appartient à tous et à toutes
00:09:03et qu'aujourd'hui, le gouvernement
00:09:05est en grande difficulté
00:09:06face à ce mouvement étudiant.
00:09:08Le droit de manifester est un droit,
00:09:11effectivement, qui est pour tout le monde,
00:09:14bien évidemment.
00:09:15Le droit de bloquer aussi ?
00:09:16Le droit de brûler ?
00:09:16Le droit de casser ?
00:09:17De tabasser des policiers, maître Pendlon ?
00:09:19Oui, alors, mon confrère fait sans doute...
00:09:22Son travail, vous allez me dire.
00:09:23Son travail, bien évidemment.
00:09:25Mais j'ai la faiblesse de considérer
00:09:27que les personnes qui ont cassé,
00:09:29qui ont brûlé, qui ont violenté
00:09:31ne sont pas des oies blanches non plus.
00:09:33Donc, à un moment donné,
00:09:34il faut quand même pouvoir examiner
00:09:37de la façon la plus objective
00:09:39les faits.
00:09:40Et si la personne poursuivie pénalement
00:09:44a 4, 5, 6, 10 condamnations
00:09:47au casier judiciaire,
00:09:49à un moment donné,
00:09:49c'est normal que le parquet
00:09:51puisse requérir une sanction forte.
00:09:54Et pardon, mais vous dites
00:09:55que votre confrère fait son travail,
00:09:57je n'en doute pas.
00:09:57Mais lorsque l'on utilise comme stratégie
00:09:59le nombre d'heures de détention provisoire,
00:10:02c'est que visiblement, dans le dossier,
00:10:04il n'y a pas grand-chose
00:10:05en faveur de son client.
00:10:07Enfin, en tous les cas, moi,
00:10:07c'est l'impression que ça me donne.
00:10:09Philippe de Gestas.
00:10:09En fait, on a...
00:10:12Effectivement, qu'un avocat
00:10:14utilise des argusies juridiques,
00:10:16c'est ce que dit maître Pendlon,
00:10:17il fait son métier.
00:10:19Mais en fait, les Français
00:10:19ne sont pas dupes quand ils voient ça.
00:10:21Ils voient bien qu'en réalité,
00:10:22il suffit d'ouvrir les yeux.
00:10:23On voit qu'il y a des violences
00:10:24qui sont commises.
00:10:25On ne connaît pas les cases individuelles.
00:10:26Mais moi, je fais confiance
00:10:27à la police de mon pays.
00:10:28Et donc, si ce garçon a été placé
00:10:30en garde à vue,
00:10:31c'est que probablement,
00:10:31il a été saisi à un moment
00:10:33où il commettait une infraction
00:10:35suffisamment caractérisée
00:10:36pour que la police
00:10:36ait demandé son placement
00:10:38en garde à vue.
00:10:38Vous voyez, donc...
00:10:39Moi, je veux bien entendre
00:10:40les arguments d'un avocat,
00:10:41mais je trouve que moi,
00:10:42en tant que Français ordinaire
00:10:43qui voit le désordre dans ma rue
00:10:45et qui, parfois,
00:10:46se sent menacé,
00:10:47même dans son existence,
00:10:48je ne peux pas entendre
00:10:49ce genre d'argument.
00:10:50La détention provisoire
00:10:50est décidée par qui ?
00:10:53Par le président du tribunal.
00:10:54Par le président du tribunal.
00:10:55sur-acquisition du parquet.
00:10:57Mais je voudrais rajouter
00:10:58un point très rapidement.
00:10:59S'il y a un taux si faible
00:11:02de détention provisoire,
00:11:03mais que, malgré tout,
00:11:04un certain nombre ont fait,
00:11:05certes, pas beaucoup,
00:11:07ont fait l'objet
00:11:07d'un mandat de dépôt,
00:11:09c'est que les casiers
00:11:11devaient être surchargés.
00:11:13Ou bien que les faits
00:11:15qui ont conduit
00:11:16au placement
00:11:18en détention provisoire
00:11:20étaient suffisamment caractérisés.
00:11:22Parce qu'aujourd'hui,
00:11:24lorsque vous avez
00:11:257, 8, 10 condamnations
00:11:26et que vous êtes
00:11:26relativement jeune,
00:11:28vous n'allez quasiment jamais
00:11:30en détention provisoire.
00:11:33Et quasiment jamais.
00:11:34Alors, ces violences,
00:11:35elles touchent
00:11:36de très nombreux établissements
00:11:37partout en France.
00:11:38C'est le cas notamment
00:11:38du lycée Édouard et Riau
00:11:40de Lyon.
00:11:41Des mortiers d'artifices
00:11:42ont été tirés
00:11:43à l'intérieur même
00:11:44de l'établissement.
00:11:45C'est-à-dire,
00:11:46dans le hall d'entrée
00:11:47de l'établissement,
00:11:484 personnes ont été
00:11:49légèrement blessées,
00:11:49les élèves ont dû être confinés.
00:11:51Regardez cette séquence.
00:12:15Ces images,
00:12:16elles sont sidérantes,
00:12:17Jonathan Sicsou.
00:12:17On croirait
00:12:18à une scène de guerre.
00:12:20D'autant plus que dans
00:12:21bien des cas,
00:12:21les manifestants
00:12:23ou ceux qui gangrènent
00:12:25les mouvements manifestants
00:12:26ont des armes
00:12:27qui peuvent s'apparenter
00:12:28à des armes de guerre.
00:12:28Vous voyez à quoi ressemble
00:12:29un tiers de mortier
00:12:30aujourd'hui.
00:12:31Quand c'est tiré en plus
00:12:32à bout portant
00:12:33vers des forces de l'ordre,
00:12:35ce sont des armes mortelles,
00:12:38très clairement.
00:12:39On pense avoir à chaque fois
00:12:40atteint un cap.
00:12:41On voit que manifestation
00:12:42après manifestation,
00:12:44des barrières supplémentaires
00:12:45à tous les sens du terme
00:12:47sautent.
00:12:47Et il y a là quelque chose
00:12:49d'assez désemparant
00:12:51pour les observateurs
00:12:53que nous sommes.
00:12:54Mais le problème,
00:12:54c'est qu'elles vont continuer
00:12:55à sauter les barrières.
00:12:56Puisqu'à un moment donné,
00:12:58quand un ministre,
00:12:58finalement,
00:12:59donne raison
00:13:00et cède au pire moment,
00:13:02je ne dis pas que les...
00:13:03Encore une fois,
00:13:04je ne dis pas que les revendications
00:13:05ne sont pas légitimes.
00:13:06Mais là,
00:13:07ils cèdent au pire moment.
00:13:08C'est-à-dire que c'est tout
00:13:09pour que justement
00:13:10les barrières sautent.
00:13:11Il y a une triste cohérence.
00:13:12Vous parliez à l'instant
00:13:13de l'absence de sanctions.
00:13:15Cette absence de sanctions
00:13:15est le corollaire de quoi ?
00:13:17De l'absence d'autorité.
00:13:19C'est la disparition de l'État,
00:13:21de l'autorité de l'État,
00:13:22disparition de l'autorité
00:13:24de la justice,
00:13:25donc disparition des sanctions
00:13:27que peut prononcer l'État,
00:13:28que doit prononcer la justice.
00:13:29Lucas Reisky,
00:13:30quand vous voyez ces images ?
00:13:32C'est surtout les chiffres
00:13:34des comparutions
00:13:35et des jugements.
00:13:35Moi, je les trouve très embêtants
00:13:37parce que c'est vrai
00:13:37qu'au sens du droit,
00:13:38je comprends l'idée
00:13:39que quelqu'un...
00:13:40Enfin, il y a l'excuse
00:13:41de jeunesse d'abord,
00:13:42mais je comprends l'idée
00:13:42que quand quelqu'un
00:13:43a un casier judiciaire vierge...
00:13:44Là, ce sont d'abord
00:13:46des adultes.
00:13:48Oui, il y a beaucoup de mineurs
00:13:50dans les gens
00:13:50qui ont été intéressés.
00:13:51Oui, effectivement.
00:13:52Mais les jugements
00:13:53qui avaient lieu aujourd'hui,
00:13:55ça n'était pas des mineurs.
00:13:56Dans les chiffres,
00:13:56il y a effectivement aussi
00:13:57des mineurs.
00:13:58Mais alors, attends,
00:13:59il faut voir l'âge
00:14:02en fait, c'est ça que je trouve embêtant.
00:14:03C'est que, quelque part,
00:14:05de dire que comme c'est
00:14:06leur premier méfait,
00:14:07leur premier crime,
00:14:09il ne faut pas
00:14:09qu'il y ait de réponse pénale.
00:14:10Et je trouve que c'est effectivement
00:14:12une forme de laxisme.
00:14:13Et ce que je crains,
00:14:14quand on a vu les déclarations
00:14:15du syndicat de la magistrature
00:14:17ou d'autres personnes,
00:14:18je crains qu'effectivement
00:14:19il y ait une forme
00:14:19de laxisme politique
00:14:20de parce qu'il y a
00:14:23des revendications légitimes,
00:14:24parce que c'est des manifestations
00:14:25avec en grande partie des jeunes.
00:14:27Je crains qu'il y ait
00:14:28une forme de laxisme politique.
00:14:29Et ce n'est pas entendable
00:14:31pour les gens
00:14:31parce que c'est les personnes
00:14:33qui ont été interpellées
00:14:33et qui ont commis des violences
00:14:35comme celles que vous venez de montrer
00:14:37ou par exemple la personne
00:14:38qui avait aspergé de spray
00:14:39et toutes ces violences
00:14:40extrêmement graves.
00:14:41Et je ne vois pas
00:14:42comment on peut justifier
00:14:42qu'elles ne soient pas punies
00:14:44au sens où c'est la première fois
00:14:45qu'elles ont été commises.
00:14:46Parce que c'est justement ça
00:14:47la réponse,
00:14:48c'est d'essayer d'endiguer ça
00:14:50quand c'est encore possible.
00:14:51Ce qu'on vient de voir là,
00:14:52quatre personnes blessées
00:14:53dans le hall de ce lycée
00:14:55Édouard et Rio de Lyon,
00:14:56quatre personnes blessées,
00:14:56encore une fois des dégâts considérables.
00:14:58Alors puisqu'on est évidemment
00:15:00sur les condamnations,
00:15:01qui va payer les dégradations
00:15:03commises notamment
00:15:04au lycée Édouard et Rio de Lyon ?
00:15:07Philippe ?
00:15:08C'est vous ?
00:15:08C'est le contribuable toujours.
00:15:11En l'occurrence,
00:15:11les lycées sont à la responsabilité
00:15:14de la région,
00:15:14donc c'est les conseils régionaux.
00:15:15Non mais je pose la question
00:15:16parce que le président
00:15:17justement de la région,
00:15:19lui a dit que non.
00:15:20On va l'écouter,
00:15:20c'est le président de la région
00:15:21Auvergne-Rhône-Alpes
00:15:22qui lui assure
00:15:24que ce ne seront pas
00:15:27les contribuables
00:15:28de la région Auvergne-Rhône-Alpes
00:15:29qui paieront la facture.
00:15:30On l'écoute.
00:15:32Monsieur le président,
00:15:33qui va payer pour la réparation
00:15:34des dégâts ?
00:15:35Pas les habitants
00:15:36d'Auvergne-Rhône-Alpes.
00:15:38Et je vous remercie
00:15:39de votre question
00:15:40parce qu'elle est absolument essentielle.
00:15:42Nous ne pouvons pas
00:15:43accepter
00:15:44que le contribuable
00:15:45soit in fine
00:15:47appelé
00:15:47au paiement
00:15:48des dégâts
00:15:49que nous avons constatés.
00:15:50Et ils sont
00:15:51nombreux,
00:15:52ils sont majeurs,
00:15:53ce sont des volumes financiers
00:15:54considérables.
00:15:55Et donc ça ne peut pas
00:15:56être le contribuable.
00:15:57C'est pour ça qu'il faut
00:15:58que nous soyons fermes
00:15:59et déterminés
00:16:01sur le fait
00:16:02que les casseurs
00:16:03doivent être appelés
00:16:04en responsabilité.
00:16:05Et d'ailleurs,
00:16:06vous l'avez vu peut-être,
00:16:08dès le mois de septembre,
00:16:09j'ai annoncé
00:16:10des mesures
00:16:10de responsabilisation
00:16:11dans tous les établissements
00:16:13qui en font le choix.
00:16:14C'est renvoyé
00:16:15au conseil d'administration,
00:16:16c'est l'objet
00:16:17d'une délibération
00:16:18de notre assemblée plénière
00:16:19dans 15 jours précisément,
00:16:20parce qu'au quotidien,
00:16:23comme dans les événements
00:16:24majeurs,
00:16:24il n'est pas acceptable
00:16:26que les établissements
00:16:27soient cassés.
00:16:28Il n'est pas acceptable
00:16:29que l'effort
00:16:30de la collectivité
00:16:31avec de l'argent public
00:16:33soit ensuite
00:16:34l'objet de casse.
00:16:35C'est proprement
00:16:36inacceptable.
00:16:37Alors moi,
00:16:38je ne le connaissais pas,
00:16:39Fabrice Panekouk,
00:16:41je ne sais pas si ça
00:16:41se prononce comme ça,
00:16:42mais en tous les cas,
00:16:42il a l'air bien sûr de lui,
00:16:44Fabrice Panekouk,
00:16:46maître Pandelon.
00:16:47En fait,
00:16:48c'est toujours le contribuable
00:16:49qui paie,
00:16:49parce que lorsqu'on dit
00:16:50que c'est l'État,
00:16:51c'est un euphémisme
00:16:53pour dire qu'en fait,
00:16:54c'est ceux qui payent
00:16:54des impôts.
00:16:55Non mais lui,
00:16:55ce qu'il dit,
00:16:56c'est qu'en substance,
00:16:57c'est que finalement,
00:16:58non, il faut que la loi
00:16:59casseur-payeur passe
00:17:01et qu'on arrive
00:17:02à faire payer
00:17:03les casseurs.
00:17:04Oui,
00:17:04mais la loi casseur-payeur,
00:17:06on pourrait en dire
00:17:06un mot tout à l'heure,
00:17:08elle risque d'être
00:17:09un tout petit peu censurée
00:17:11par le Conseil constitutionnel
00:17:13sur le terrain
00:17:14de l'égalité
00:17:15devant les chers publics
00:17:15ou de l'égalité
00:17:16devant la loi,
00:17:17la proportionnalité,
00:17:19la possibilité
00:17:20dans le cadre
00:17:20d'attroupement
00:17:21d'une possible réfraction.
00:17:28Cette loi casseur-payeur
00:17:29risque d'être retoquée.
00:17:31Philippe,
00:17:32il a parlé trop vite ?
00:17:33Non,
00:17:33il n'a pas parlé trop vite,
00:17:34M. Pancouk.
00:17:35Il a raison,
00:17:35il fait de la politique
00:17:36et ensuite,
00:17:37il se fait le porte-parole
00:17:38de la majeure partie
00:17:38des habitants de sa région.
00:17:40Mais comme vient le dire
00:17:40Maître Pendant,
00:17:41de toute façon,
00:17:42in fine,
00:17:42vous savez que les dégâts,
00:17:43on est à plusieurs dizaines
00:17:44de millions d'euros,
00:17:45donc même si on faisait payer
00:17:46par les casseurs en question,
00:17:48on sait bien qu'on ne fera pas face.
00:17:49Et donc,
00:17:50il a raison de le dire,
00:17:51mais la réalité
00:17:52qu'il faut que les citoyens
00:17:53entendent,
00:17:53c'est qu'à la fin,
00:17:54c'est quand même eux
00:17:55qui vont payer.
00:17:56En tous les cas,
00:17:57ce n'est pas ce qu'il leur dit.
00:17:58Là,
00:17:58il n'est pas en train
00:17:59de les préparer
00:17:59à sortir le carnet de chèques
00:18:00en tout cas.
00:18:01Les incidents que nous vivons
00:18:02en France
00:18:03depuis un peu plus
00:18:03de deux semaines maintenant,
00:18:04très largement instrumentalisés,
00:18:06on l'a vu,
00:18:07par l'extrême gauche,
00:18:08ils laissent de plus en plus
00:18:09penser à une sorte
00:18:10de répétition générale
00:18:12de quelque chose
00:18:12de peut-être plus important encore.
00:18:14On va en parler
00:18:15avec Claude Moniquet
00:18:16qui est avec nous ce soir,
00:18:17spécialiste au terrorisme
00:18:18et renseignement.
00:18:19Bonsoir Claude.
00:18:20Il est question ici,
00:18:22Claude,
00:18:22de troubles
00:18:22qui pourraient intervenir
00:18:23dans le pays
00:18:24en vue de la prochaine présidentielle
00:18:27donc de 2027
00:18:27et en vue d'une possible défaite
00:18:29aux urnes
00:18:30de l'extrême gauche,
00:18:31justement.
00:18:32Oui,
00:18:33en effet,
00:18:34d'une part,
00:18:35le risque,
00:18:36entre guillemets,
00:18:37de défaite
00:18:38de l'extrême gauche,
00:18:39de l'EFI,
00:18:40et puis surtout,
00:18:41risque de victoire
00:18:43de la droite nationaliste
00:18:45du RN
00:18:47qui serait un électrochoc
00:18:48évidemment
00:18:49pour une partie
00:18:49de l'opinion,
00:18:51qui serait un électrochoc
00:18:52pour une partie
00:18:53de la jeunesse
00:18:54et qui serait certainement
00:18:55totalement refusé
00:18:56par une grande partie
00:18:58de la gauche
00:18:59et certainement
00:19:00par l'extrême gauche
00:19:01et l'ultra gauche.
00:19:01Et on a l'impression
00:19:02effectivement
00:19:03que ce qu'on voit
00:19:03depuis quelques semaines
00:19:04maintenant,
00:19:05c'est se développer
00:19:06une espèce à la fois
00:19:07de préparation,
00:19:08d'occupation du terrain,
00:19:12de techniques
00:19:14visant à faire
00:19:14monter la fièvre
00:19:15parce qu'on se rapproche
00:19:17de plus en plus
00:19:17des élections
00:19:18et puis aussi
00:19:19pour les groupes
00:19:20d'ultra-gauche
00:19:20et pour les black blocs,
00:19:21de répétition générale
00:19:23de ce que pourraient être
00:19:23les manifestations
00:19:25de type insurrectionnel
00:19:26au cas où le résultat
00:19:27des élections présidentielles
00:19:28ne serait pas
00:19:29exactement celui
00:19:30qu'ils attendent.
00:19:31Alors l'autre problème,
00:19:32Claude,
00:19:32c'est que cette répétition générale,
00:19:35comme vous dites,
00:19:35s'il faut l'appeler comme ça,
00:19:36elle met en évidence
00:19:37aussi la difficulté évidente
00:19:39du maintien de l'ordre
00:19:40dans ce type
00:19:41de situation
00:19:42qui peut malheureusement
00:19:44dégénérer
00:19:45et de façon grave
00:19:46parfois.
00:19:48Oui, tout à fait.
00:19:49On a un système
00:19:50de maintien de l'ordre
00:19:50en France
00:19:51qui a une caractéristique
00:19:52principale
00:19:53et qui est assez unique
00:19:54en Europe d'ailleurs,
00:19:55qui est de maintenir
00:19:57une distance
00:19:58entre forces de l'ordre
00:19:59et les manifestants
00:20:00tout simplement
00:20:01pour éviter
00:20:02les face-à-face,
00:20:03les corps-à-corps,
00:20:07vraiment la violence maximale
00:20:09qui peut intervenir
00:20:11au moment d'un contact
00:20:12physique direct.
00:20:13Donc on maintient
00:20:14une distance.
00:20:15On maintient une distance
00:20:16avec des moyens
00:20:16qui sont par exemple
00:20:19les lacrymogènes,
00:20:20les canons à eau,
00:20:21etc.
00:20:21Le problème,
00:20:22c'est que le lacrymogène,
00:20:23par définition,
00:20:24le canon à eau,
00:20:25il n'est pas discriminant,
00:20:26il ne va pas seulement
00:20:27s'attaquer aux manifestants
00:20:29les plus durs,
00:20:29mais il peut aussi
00:20:31toucher les manifestants
00:20:32qui sont en fait calmes
00:20:33et qui sont simplement
00:20:34à une petite distance.
00:20:35Donc ça peut induire
00:20:36des mouvements de foule
00:20:37qui sont inattendus.
00:20:39Deuxième chose,
00:20:40depuis la gilet jaune,
00:20:41il y a eu une modification
00:20:43de cette doctrine
00:20:44de maintien de l'ordre
00:20:44où maintenant
00:20:45on a de plus en plus
00:20:46d'unités qui vont chercher,
00:20:48comme les Bravem par exemple,
00:20:49qui vont chercher
00:20:49à disperser les noyaux durs
00:20:51et à chercher les casseurs
00:20:53et les agitateurs
00:20:54au milieu des noyaux durs.
00:20:55Et en fait,
00:20:56c'est la cohabitation
00:20:57de ces deux modèles
00:20:58maintien à distance
00:20:59d'une part
00:21:00et intervention
00:21:01au sein de la manifestation
00:21:02d'autre part,
00:21:03au sein du groupe dur
00:21:04pour les couper
00:21:05du groupe de la manifestation
00:21:07qui pour le moment
00:21:08pour ce problème,
00:21:08on voit bien
00:21:09qu'on est dans un moment
00:21:11où en fait
00:21:12le système de maintien
00:21:13de l'ordre en France
00:21:14cherche un peu ses marques
00:21:16face à une réalité
00:21:17qui est mouvante
00:21:18et qui a beaucoup changé
00:21:19ces dernières années.
00:21:20Axel Ronde,
00:21:21que nous apprennent
00:21:22ces deux semaines
00:21:23de manifestations,
00:21:25plus de deux semaines
00:21:25maintenant,
00:21:26qu'est-ce qu'elles nous apprennent
00:21:27sur notre capacité
00:21:27à faire face
00:21:28à des troubles
00:21:29peut-être beaucoup plus importants ?
00:21:30Déjà, Claude Monique
00:21:31a bien résumé
00:21:33le maintien de l'ordre
00:21:34mais au-delà de ça,
00:21:35c'est qu'on nous supprime
00:21:36des armes intermédiaires.
00:21:38Les grenades lacrymogènes,
00:21:39quand on les maintient
00:21:40à distance,
00:21:41on tire des grenades lacrymogènes
00:21:42dont celle assourdissante
00:21:44qui a été suspendue,
00:21:46c'est pour que les personnes
00:21:47finalement se dispersent.
00:21:49Donc,
00:21:50ayant cette difficulté
00:21:52avec les moyens lacrymogènes,
00:21:53on est obligé
00:21:54d'envoyer des unités
00:21:56finalement
00:21:56à aller chercher
00:21:57les meneurs,
00:21:58aller chercher
00:21:59les perturbateurs
00:22:00pour les extraire
00:22:01en espérant que les autres
00:22:02partent au final.
00:22:03C'est ça la réalité.
00:22:04Bien sûr,
00:22:04mais la question
00:22:05qu'on se pose aussi,
00:22:06Axel,
00:22:06et notamment effectivement
00:22:07sur cette idée
00:22:09d'une possible répétition générale,
00:22:11la question qu'on se pose,
00:22:12c'est est-ce que
00:22:13vous avez l'impression
00:22:14sur le terrain
00:22:15que certains groupes
00:22:15finalement sont en train
00:22:16d'une certaine façon
00:22:17de tester les capacités
00:22:19des forces de l'ordre ?
00:22:19Non seulement ils les testent,
00:22:20mais ils les connaissent,
00:22:21mais surtout,
00:22:21ils veulent faire interdire
00:22:23énormément de matériel,
00:22:25d'armes intermédiaires
00:22:26justement
00:22:27en prévision
00:22:28de ce grand soir
00:22:30qu'ils attendent tous
00:22:31pour pouvoir
00:22:32passer à l'action
00:22:33et avec des policiers
00:22:35complètement démunis,
00:22:37désarmés,
00:22:38eh bien,
00:22:38ça sera beaucoup plus facile.
00:22:39Là,
00:22:40vous allez avoir
00:22:40pendant plusieurs semaines,
00:22:42voire plusieurs mois,
00:22:43des discours
00:22:44en demandant
00:22:45l'interdiction
00:22:46du LBD,
00:22:47l'interdiction
00:22:48de certains types
00:22:49de grenades
00:22:50pour pouvoir,
00:22:51si vous voulez,
00:22:52voir réformer
00:22:52les techniques
00:22:53d'intervention
00:22:54de maintien de l'ordre
00:22:55pour avoir
00:22:56le champ libre.
00:22:57C'est ça
00:22:57le but qu'ils cherchent.
00:22:59À chaque fois,
00:23:00ils affaiblissent
00:23:00le maintien de l'ordre,
00:23:01ils affaiblissent
00:23:02les unités d'intervention.
00:23:04Dès qu'il y a un drame,
00:23:06on supprime
00:23:07ou on modifie
00:23:08une grenade.
00:23:08Ça a eu lieu
00:23:09avec Rémi Fraisse,
00:23:10par exemple,
00:23:11on nous a supprimé
00:23:12des grenades
00:23:12qui avaient
00:23:13une efficacité terrible
00:23:14puisqu'elles blastaient
00:23:16la personne
00:23:16et la personne
00:23:17ne revenait plus
00:23:18au contact.
00:23:19Le problème,
00:23:19c'est que sur
00:23:20certaines zones,
00:23:20on va tirer
00:23:21pendant 2-3 heures
00:23:23100,
00:23:24200,
00:23:24300 grenades
00:23:25lacrymogènes.
00:23:26Mais ça n'a aucun
00:23:27intérêt
00:23:27puisque les individus
00:23:28sont masqués,
00:23:30sont préparés
00:23:30à cela
00:23:31et finalement,
00:23:32ils restent sur place.
00:23:34Donc si vous n'avez
00:23:34plus d'armes intermédiaires,
00:23:36il faut aller au contact
00:23:37et au contact,
00:23:38vous vous retrouvez
00:23:39avec beaucoup de dégâts.
00:23:40Et puis alors,
00:23:41il y a cette image
00:23:42qui interroge,
00:23:43c'était mardi,
00:23:44j'aimerais qu'on la regarde,
00:23:46celle d'Elias Imzalène,
00:23:47aperçue dans un cortège
00:23:49à Paris,
00:23:50militant pro-palestinien,
00:23:51reconnu coupable
00:23:52en 2024
00:23:53de provocation
00:23:54à la haine
00:23:54après avoir appelé
00:23:55à l'intifada
00:23:56dans la capitale
00:23:57lors d'une manifestation
00:23:58place de la nation.
00:23:59Et alors,
00:23:59Claude,
00:23:59je voulais vous poser la question,
00:24:00c'est pour ça que je vous ai gardé,
00:24:01vous êtes spécialiste
00:24:02terrorisme et renseignement.
00:24:04Pensez-vous
00:24:04que la présence
00:24:05d'un individu
00:24:06comme Imzalène
00:24:06doivent poser question
00:24:09justement
00:24:09sur
00:24:11évidemment
00:24:12une potentielle
00:24:14politisation
00:24:15évidemment
00:24:15de ce mouvement
00:24:16et peut-être
00:24:17effectivement
00:24:18sur la préparation
00:24:19de quelque chose
00:24:19de beaucoup plus important
00:24:20et inquiétant ?
00:24:23En fait,
00:24:24ce mouvement,
00:24:25on peut discuter
00:24:27jusqu'à l'infini
00:24:28des revendications
00:24:29des lycéens,
00:24:29il y en a beaucoup
00:24:30qui sont d'ailleurs
00:24:31les mêmes que celles
00:24:32du corps enseignant
00:24:33qui sont tout à fait légitimes,
00:24:35mais il est clair
00:24:35que ce mouvement
00:24:36est un mouvement
00:24:37pour le moment
00:24:38de masse
00:24:38et qui donc
00:24:39a attiré
00:24:40une série d'acteurs
00:24:41qui lui sont extérieurs,
00:24:43je pense au Black Blood,
00:24:44je pense à certains
00:24:46groupes
00:24:48délinquants
00:24:48de pieurs
00:24:50qui viennent
00:24:51de certains quartiers,
00:24:52bien entendu
00:24:52des milieux islamistes,
00:24:54bien entendu
00:24:55des milieux
00:24:55d'extrême-gauche
00:24:56et tous ces milieux
00:24:57tentent,
00:24:58tous ces groupuscules,
00:24:59toutes ces tendances
00:25:00tentent de s'infiltrer
00:25:01dans ce mouvement,
00:25:02de le manipuler
00:25:02chacun
00:25:03dans son propre intérêt
00:25:05bien sûr.
00:25:05Donc bien entendu,
00:25:06c'est une chose
00:25:07à laquelle il faut
00:25:08être attentif
00:25:09et très certainement
00:25:10c'est une chose
00:25:11à laquelle
00:25:11le renseignement territorial
00:25:12est extrêmement attentif.
00:25:15On marque de très près
00:25:16la participation
00:25:18de certains élus,
00:25:19de certains
00:25:20cadres
00:25:21d'organisations
00:25:22d'extrême-gauche,
00:25:23de certains
00:25:23cadres islamistes
00:25:25ou agitateurs islamistes
00:25:26ou de groupes
00:25:27de voyous
00:25:28de manière à bien
00:25:29comprendre ce qui se passe
00:25:30et bien pouvoir
00:25:31le moment venu
00:25:32isoler si possible
00:25:33les plus graves,
00:25:35les plus importants
00:25:35des perturbateurs.
00:25:36Merci beaucoup
00:25:37Claude Moniquet,
00:25:38merci d'avoir été
00:25:38avec nous ce soir.
00:25:40Jonathan Sicsou,
00:25:40est-ce que pour vous
00:25:41la présence
00:25:42d'individus
00:25:43comme Elias Imzelen
00:25:44doit poser question ?
00:25:45Absolument,
00:25:46mais comme d'autres présences,
00:25:47imaginez,
00:25:48là vous passez
00:25:49les images
00:25:50de M. Boyard
00:25:51entouré
00:25:51de deux individus,
00:25:52le visage caché
00:25:53notamment par des
00:25:54Keffiers,
00:25:54quel autre responsable
00:25:56politique,
00:25:56quel autre élu
00:25:57de la République
00:25:57avec une écharpe
00:25:58tricolore
00:25:59pourrait se balader
00:26:00dans la rue
00:26:00encadré par deux types
00:26:01dont le visage
00:26:02est camouflé ?
00:26:03Il n'y en aurait pas
00:26:03et quelles seraient
00:26:04les réactions
00:26:05si vous imaginez
00:26:06certains élus
00:26:07RN par exemple
00:26:09se retrouvaient
00:26:10dans de telles situations ?
00:26:11Il y a une tolérance
00:26:13absolue,
00:26:14une impunité,
00:26:16une immunité absolue
00:26:17entourant tous ces cadres
00:26:18de LFI
00:26:19qui est proprement
00:26:20scandaleuse
00:26:21et qui nous conduit
00:26:22malheureusement
00:26:22s'ils ne sont pas
00:26:23enrayés d'une façon
00:26:24parfaitement démocratique
00:26:25et républicaine
00:26:26qui vont vraiment
00:26:27nous emmener au chaos.
00:26:28Alors j'aimerais vous montrer
00:26:29maintenant ce que titrait
00:26:30aujourd'hui le New York Times.
00:26:32Vous allez voir,
00:26:32c'est très intéressant.
00:26:33Regardez,
00:26:34pour l'extrême-gauche française
00:26:35qui renaît de ses cendres,
00:26:36les manifestations étudiantes
00:26:38représentent à la fois
00:26:38une opportunité
00:26:39et une menace.
00:26:40Les dirigeants
00:26:41d'extrême-gauche
00:26:41applaudissent les étudiants,
00:26:43les représentants du gouvernement
00:26:44les accusent
00:26:44d'attiser les troubles
00:26:45à des fins politiques.
00:26:47Sauf,
00:26:48l'autre question
00:26:49qu'on peut se poser,
00:26:50c'est quel poids
00:26:50évidemment
00:26:50ont encore
00:26:51les représentants
00:26:52du gouvernement ?
00:26:53Ça, peut-être
00:26:53que le New York Times
00:26:54n'en a pas forcément
00:26:56encore vraiment l'idée,
00:26:57mais j'ai l'impression
00:26:58que ces manifestations
00:26:59représentent davantage
00:27:00une opportunité
00:27:01pour Jean-Luc Mélenchon.
00:27:02Vous en pensez quoi,
00:27:04Lucas Reisky ?
00:27:05Une opportunité,
00:27:06je le redirais,
00:27:07c'est une continuité
00:27:08parce qu'on utilise des termes,
00:27:09on dit que
00:27:10la mouvance
00:27:11d'extrême-gauche
00:27:12ou les associations islamistes
00:27:13ont infiltré
00:27:14ce mouvement,
00:27:14mais elles ne l'ont pas infiltré,
00:27:16elles y sont intégrées
00:27:16depuis de nombreuses années
00:27:18et cette manifestation,
00:27:20c'est plus un effet d'aubaine
00:27:21qu'une opportunité
00:27:22pour Jean-Luc Mélenchon.
00:27:24Ça lui permet effectivement,
00:27:25je reviens sur le terme
00:27:26de répétition,
00:27:28ça lui permet effectivement,
00:27:29pas directement,
00:27:30ils ne font pas la menace
00:27:31de ces choses-là,
00:27:32mais ça permet effectivement
00:27:33d'annoncer la couleur
00:27:35d'une certaine manière,
00:27:36de dire,
00:27:37nous,
00:27:37c'est comme ça
00:27:37qu'on s'exprime,
00:27:38c'est comme ça
00:27:38que nos électeurs s'expriment,
00:27:40si Marine Le Pen est élue,
00:27:41vous allez voir
00:27:41ce que vous allez voir.
00:27:42Il y a un côté
00:27:43un peu comme ça,
00:27:43notamment chez certains lycéens
00:27:45qui entretiennent le flou
00:27:49entre les violences
00:27:49et les revendications lycéennes,
00:27:50notamment les syndicats
00:27:51les plus affiliés à gauche
00:27:53et qui s'assument
00:27:53avec LFI.
00:27:55Mais en même temps,
00:27:55parce qu'au sein de ce parti,
00:27:58les choses ont été claires,
00:27:59c'est-à-dire lorsqu'on appelle
00:28:00à la désobéissance
00:28:03en cas de victoire
00:28:04du Rassemblement National,
00:28:05les choses sont clairement affichées.
00:28:06Oui, bien sûr,
00:28:07c'est pour ça que je vous dis
00:28:07qu'il y a une forme de menace,
00:28:09mais en plus,
00:28:10de menace qui en plus
00:28:11qui est terrible,
00:28:12c'est qu'ils ont l'air
00:28:12d'attendre ça,
00:28:13c'est un peu bizarre par ailleurs,
00:28:14parce qu'ils ont l'air
00:28:15d'attendre absolument
00:28:15la défaite
00:28:16pour réaliser,
00:28:17pour effectuer ce mouvement.
00:28:20Mais le problème,
00:28:22c'est que,
00:28:22et je pense qu'il faut
00:28:23qu'on voit ça
00:28:23d'une manière plus large,
00:28:24enfin,
00:28:24qu'on l'analyse est plus large,
00:28:25c'est que
00:28:25ce n'est pas quelque chose
00:28:27de nouveau.
00:28:28La présence d'Elia Simzhalen,
00:28:29je n'ai pas les exemples
00:28:31sur les doigts de la main,
00:28:31mais il est souvent là
00:28:32à des manifestations de gauche,
00:28:34à la fête de l'Université.
00:28:34Non mais d'accord,
00:28:35mais ils savent qu'il n'a rien
00:28:35à faire
00:28:36dans une manifestation lycéenne.
00:28:43C'est un mouvement
00:28:43qui est comme ça
00:28:44depuis de nombreuses années.
00:28:44Donc c'est plus
00:28:45de manifestations d'ICN.
00:28:46Quand elle est...
00:28:47Ça a été infiltré dès le départ,
00:28:48on le sait,
00:28:49les renseignements
00:28:49l'ont bien identifié.
00:28:51Vous savez,
00:28:51on a commencé à faire
00:28:53des recensements
00:28:54dès le départ
00:28:55quand il y a eu des blocus
00:28:57et c'est des collègues
00:28:57de commissariat.
00:28:58On a reçu un déluge de feu
00:29:00et c'est pour ça
00:29:01qu'on a traité ça
00:29:02en violence urbaine
00:29:02puisque, si vous voulez,
00:29:03les collègues
00:29:04ont été totalement démunis.
00:29:05Les CRS,
00:29:07forces de l'ordre,
00:29:08n'étant pas présentes
00:29:09puisqu'elles ne sont pas
00:29:10bien évidemment dispersées
00:29:11sur tout le territoire
00:29:12et au-delà de ça,
00:29:14on s'est retrouvés
00:29:14avec des collègues blessés
00:29:17parce que finalement,
00:29:19c'est des collègues
00:29:19de police secours
00:29:20qui intervenaient.
00:29:21Alors à quoi faut-il s'attendre ?
00:29:22Écoutez ce que disait
00:29:23Laurent Jacobelli,
00:29:24porte-parole du Rassemblement National,
00:29:25c'était ce matin
00:29:26sur CNews Europe 1.
00:29:28Dès que vous voyez
00:29:29un drapeau palestinien
00:29:30quelque part,
00:29:31dès que vous entendez
00:29:31des propos antisémites
00:29:33dans une manifestation,
00:29:34vous pouvez être sûr
00:29:34que les nervis
00:29:35de la France insoumise
00:29:36ou leur filiale,
00:29:37la jeune garde,
00:29:38les Black Blocs,
00:29:39sont sur place.
00:29:40La France insoumise,
00:29:41c'est un vieux monsieur
00:29:42Jean-Luc Mélenchon
00:29:43qui sent qu'il est
00:29:44de ce dernier moment
00:29:45pour avoir le pouvoir
00:29:46et qui est prêt à tout
00:29:47quitte à user de la force.
00:29:50Il a prévenu d'ailleurs,
00:29:51ses troupes ont prévenu
00:29:52si nous ne gagnons pas
00:29:53les élections,
00:29:54nous serons dans la rue.
00:29:55Il essaye de nous acclimater
00:29:57à l'idée
00:29:58qu'ils prendront le pouvoir
00:29:59par la force,
00:30:00par la violence,
00:30:01par la rue.
00:30:02Il faut mettre fin à cela,
00:30:04c'est un mouvement dangereux
00:30:05et il faut que les députés
00:30:07ou les élus de la France insoumise
00:30:08qui sont en train de chauffer
00:30:10les étudiants à blanc
00:30:12aient une responsabilité
00:30:13devant la justice
00:30:14quand ils ont poussé
00:30:15des jeunes à la violence.
00:30:17On est prêt à ça,
00:30:19Axel,
00:30:19si ça se produit,
00:30:20on est prêt à faire face ?
00:30:21Écoutez,
00:30:22tout dépendra
00:30:23des ordres qu'on nous donnera
00:30:24et c'est toujours
00:30:25le même problème.
00:30:26C'est que
00:30:26quand on nous dit
00:30:27qu'on manque d'empathie,
00:30:29que le président de la République
00:30:30dit que les policiers
00:30:31manquent d'empathie,
00:30:32moi je n'ai pas entendu
00:30:33avoir un mot
00:30:34pour les 800 policiers
00:30:36et gendarmes blessés.
00:30:38Je ne sais pas,
00:30:39soit disant
00:30:39qu'on est une police répressive
00:30:42mais si on était
00:30:43si répressif que ça,
00:30:44on n'aurait pas 800 policiers
00:30:46et membres des forces de l'ordre
00:30:47blessés.
00:30:48Au-delà de ça,
00:30:49est-ce qu'on est prêt ?
00:30:50Oui,
00:30:51nous on est prêt
00:30:51si on a
00:30:52les bons outils nécessaires.
00:30:54Si on nous donne
00:30:55des grenades
00:30:57lacrymogènes performantes,
00:30:59si on nous autorise
00:31:00à utiliser les LBD
00:31:01quand on est en situation
00:31:02où il faut les utiliser
00:31:04avec parcimonie,
00:31:06bien évidemment,
00:31:06on le fait toujours cela.
00:31:08Mais au-delà de ça,
00:31:09si on nous dit
00:31:10de rester dans les camions,
00:31:12on restera dans les camions.
00:31:13Vous savez,
00:31:13on est un corps
00:31:14où on est commandé
00:31:16et on exécute au final
00:31:18ce que vont nous dire
00:31:19les directives du préfet,
00:31:22de l'autorité civile
00:31:23tout simplement.
00:31:24Merci beaucoup Axel Ronde
00:31:26d'avoir été avec nous
00:31:26ce soir,
00:31:27président du syndicat de police
00:31:28CFTC.
00:31:29Dans un instant,
00:31:29on va vous parler d'un campus,
00:31:31on va vous montrer les images
00:31:32d'un campus universitaire
00:31:33transformé en camp retranché
00:31:35à Nantes.
00:31:36Des étudiants occupent
00:31:37leur université
00:31:37depuis 48 heures
00:31:38à l'intérieur
00:31:39des scènes de dégradation
00:31:40mais aussi une organisation
00:31:42particulièrement inquiétante.
00:31:45Conséquences d'états de pavés
00:31:46réservés aux policiers
00:31:48ont été entreposés
00:31:50devant cette salle.
00:31:51Certains atteignent
00:31:52plusieurs dizaines de centimètres.
00:31:54A l'extérieur du campus,
00:31:56des guetteurs ont été
00:31:57spécialement missionnés
00:31:59pour scruter chaque personne
00:32:00qui rentre
00:32:01par la seule entrée accessible
00:32:03et pour noter
00:32:04les plaques d'immatriculation
00:32:06des policiers en civil.
00:32:09Des pavés,
00:32:10vous l'avez vu,
00:32:10des guetteurs,
00:32:11des accès surveillés.
00:32:12Qui commande encore
00:32:13cette université ?
00:32:14Et toujours la même question,
00:32:16qui va payer la facture ?
00:32:17Reportage exclusif
00:32:18à suivre sur CNews
00:32:19dans un instant.
00:32:23Dans un instant sur CNews,
00:32:25on va vous emmener en immersion
00:32:26dans un campus occupé
00:32:27par des étudiants.
00:32:28L'établissement a été
00:32:29saccagé,
00:32:30transformé en camp retranché,
00:32:32reportage exclusif.
00:32:33à suivre dans quelques instants,
00:32:35mais juste avant,
00:32:36un tout autre sujet,
00:32:37le rejet à l'Assemblée nationale
00:32:38d'un amendement
00:32:39qui proposait de rendre
00:32:40systématique
00:32:41l'interdiction définitive
00:32:43du territoire français
00:32:43pour des étrangers
00:32:45condamnés pour viol,
00:32:46agression sexuelle
00:32:47ou encore pédocriminalité.
00:32:48C'est une proposition
00:32:49du député RN,
00:32:50Thomas Ménager,
00:32:51rejetée en particulier
00:32:52par des députés de gauche.
00:32:54Écoutez les précisions
00:32:55de Félix Pérolas.
00:32:57Parmi les 102 députés
00:32:59présents dans l'hémicycle,
00:33:01seulement 30 ont voté pour
00:33:03et 72 contre.
00:33:05Parmi ceux qui ont désapprouvé
00:33:07cet amendement,
00:33:08on retrouve Elisabeth Borne
00:33:10du Bloc Central
00:33:11chez la France Insoumise.
00:33:13Il y a Sébastien Delogu,
00:33:15Gabriel Catala
00:33:16ou encore Thomas Porte
00:33:18chez Europe Ecologie Les Verts.
00:33:20Sandrine Rousseau
00:33:20a désapprouvé cet amendement
00:33:22tout comme Jérôme Guedj
00:33:24du Parti Socialiste.
00:33:25A noter que sur les 19 députés
00:33:28Ensemble pour la République
00:33:30présents ce jour-là,
00:33:31tous ont voté contre
00:33:33et sur les 7 députés
00:33:35Horizon présents,
00:33:36seulement un a voté pour
00:33:38mais il a fait savoir
00:33:39qu'il avait voulu voter contre.
00:33:43Maître Pendlon,
00:33:44dans la loi,
00:33:45pour qu'on comprenne bien,
00:33:46un étranger condamné pour viol
00:33:47peut a priori rester en France
00:33:49après avoir purgé sa peine.
00:33:50Il n'y a aucun dispositif
00:33:51dans la loi qui l'en empêche ?
00:33:53Non.
00:33:53Ça, c'est la loi.
00:33:57Sandrine Rousseau,
00:33:58figure du féminisme,
00:33:59vote contre cet amendement.
00:34:01Donc, comment est-ce qu'on peut
00:34:03expliquer une telle contradiction ?
00:34:05On peut l'expliquer,
00:34:06à mon sens,
00:34:07très rapidement,
00:34:09uniquement par l'idéologie.
00:34:11et j'y vois quand même
00:34:14un traitement très distinct
00:34:17selon qu'il s'agisse
00:34:19d'étrangers
00:34:20qui sont poursuivis
00:34:23et bien souvent déjà condamnés
00:34:25pour des atteintes sexuelles,
00:34:28viols et pédophilie
00:34:30et des personnes
00:34:31qui ne sont pas étrangères.
00:34:32Parce que d'un côté,
00:34:33c'est relativement,
00:34:34je dirais,
00:34:35laxiste.
00:34:37on trouve toutes les excuses
00:34:38parce que ces personnes-là
00:34:39qui sont étrangères
00:34:40et qui ont commis
00:34:40des infractions
00:34:41pourraient faire également
00:34:43l'objet de ce qu'on appelle
00:34:44une OQDF,
00:34:45obligation de quitter
00:34:46le territoire français.
00:34:48Mais lorsque ce sont
00:34:49des personnes
00:34:49qui ne sont pas étrangères
00:34:51et qui sont poursuivies
00:34:53du chef de viol,
00:34:54alors là,
00:34:55il n'y a pas de clémence,
00:34:56il n'y a aucune indulgence.
00:34:58C'est-à-dire qu'on a constamment
00:34:59le sentiment
00:35:00que par idéologie,
00:35:01il y a deux poids,
00:35:03deux mesures.
00:35:04J'ai visé Sandrine Rousseau
00:35:05parce qu'effectivement,
00:35:06on connaît son attachement
00:35:08aux causes justement
00:35:09de violences,
00:35:12notamment envers les femmes.
00:35:14Mais évidemment
00:35:15qu'il n'y a pas que Sandrine Rousseau.
00:35:16Sur 102 députés,
00:35:17il y a 72 députés
00:35:19qui votent contre.
00:35:20C'est-à-dire que pour eux,
00:35:23voilà,
00:35:23personnes qui sont
00:35:25en situation
00:35:26certes régulière
00:35:27mais qui n'ont pas
00:35:28la nationalité française
00:35:29et qui commettent
00:35:31de tels actes,
00:35:34finalement,
00:35:35ont la possibilité
00:35:37de rester sur le sol français.
00:35:38Pour eux,
00:35:38ça ne leur pose aucun problème.
00:35:40Vraisemblablement,
00:35:40d'une personnalité
00:35:41telle que Mme Borne
00:35:42qui prend position
00:35:44sur cette question
00:35:45contre M. Gage également
00:35:47qui est pourtant
00:35:47en pleine campagne
00:35:48de la primaire socialiste,
00:35:50ça a de quoi choquer.
00:35:51Ce sont les valeurs
00:35:52donc,
00:35:53ce sont les valeurs
00:35:53de notre pays.
00:35:54Ça veut dire que théoriquement,
00:35:56pour rester dans un pays,
00:35:57il faut partager
00:35:58certaines valeurs.
00:35:59En principe.
00:36:00Mais on voit bien
00:36:00que la France se délite,
00:36:02les coutures sautent
00:36:03de partout
00:36:04et donc,
00:36:05c'en est une de plus.
00:36:06Malheureusement,
00:36:06c'est encore une fois
00:36:07l'un des chaînons
00:36:08de notre État de droite,
00:36:09de notre droit
00:36:10à nous protéger,
00:36:12nous,
00:36:12peuple français,
00:36:13qui sautent là aussi.
00:36:15Et je pense que peut-être
00:36:17que cette proposition
00:36:18aurait eu un tout autre accueil
00:36:20si ça n'avait pas été
00:36:21un élu
00:36:22du Rassemblement National
00:36:23qu'il avait formulé.
00:36:24Vous pensez que ça jouait
00:36:25sur le vote ?
00:36:27Ça joue aussi.
00:36:27C'est probablement
00:36:28une des explications,
00:36:29oui,
00:36:29pour un certain nombre
00:36:31de députés.
00:36:32Comme ça vient du Rassemblement National,
00:36:33ça ne peut pas être bon
00:36:34donc on vote contre.
00:36:35Mais l'autre raison,
00:36:36c'est que
00:36:37vous avez une idéologie
00:36:38aujourd'hui
00:36:39qui consiste à dire
00:36:40que la France
00:36:41n'existe pas,
00:36:43c'est un libre territoire,
00:36:44on peut faire ce qu'on veut
00:36:45et donc il y a un parti pris.
00:36:47Normalement,
00:36:47on défend les siens,
00:36:48il y a un parti pris
00:36:49pour l'étranger,
00:36:50ce qui fait que moi,
00:36:50je vais faire une simplification
00:36:51que j'assume parfaitement.
00:36:53Les gens de gauche,
00:36:54eh bien,
00:36:54ils aiment les violeurs
00:36:55et les pédocriminels
00:36:56pourvu qu'ils soient étrangers.
00:36:58En gros,
00:36:58ça veut dire
00:36:58que vous êtes les bienvenus chez nous.
00:37:00Vous avez raison,
00:37:01restez.
00:37:01C'est-à-dire qu'il y a
00:37:02de bons et de mauvaises victimes,
00:37:03de bons et de mauvaises agresseurs.
00:37:04La gauche préfère toujours
00:37:07les coupables victimes.
00:37:09Écoutez,
00:37:09c'est le pire
00:37:10du cynisme politique.
00:37:11Vous avez raison
00:37:15qui se réclament
00:37:16tous les jours
00:37:16du lundi au dimanche
00:37:17du féminisme.
00:37:18Et donc,
00:37:19on voit bien
00:37:20que pour des raisons
00:37:22clientélistes,
00:37:22notamment comme vous le dites,
00:37:24toutes ces valeurs
00:37:25qui leur sont si importantes
00:37:26peuvent être bradées
00:37:26à tout instant.
00:37:27Soit parce que
00:37:28c'est une loi qui vient du RN,
00:37:30soit parce qu'ils ne veulent pas
00:37:30froisser telle ou telle partie
00:37:32de la population.
00:37:33Et c'est vrai que
00:37:34venant de gens
00:37:35qui font la morale
00:37:36à tout bout de champ,
00:37:37notamment Sandrine Rousseau,
00:37:38j'insiste,
00:37:38vraiment Sandrine Rousseau
00:37:39elle fait beaucoup la morale.
00:37:40C'est du cynisme pur et dur.
00:37:43Mais ça dit par contre,
00:37:45ça dit la profondeur
00:37:46de leur conviction aussi.
00:37:48Des salles de cours saccagées,
00:37:49des murs couverts de tags,
00:37:50des barricades
00:37:51et même des pavés entreposés.
00:37:53Voilà à quoi ressemble
00:37:53aujourd'hui le campus
00:37:54du Tertre à Nantes
00:37:55après 48 heures
00:37:56d'occupation étudiante.
00:37:58Le plus inquiétant,
00:37:59c'est peut-être
00:37:59l'organisation aussi
00:38:00qui s'est mise en place.
00:38:01Des guetteurs,
00:38:02des accès surveillés,
00:38:03des plaques d'immatriculation
00:38:04relevées en exclusivité.
00:38:06CNews a pu pénétrer
00:38:07dans ce campus.
00:38:08C'est un sujet
00:38:08de Félix Pérolas.
00:38:11À l'intérieur de l'université,
00:38:13les salles de classe
00:38:14sont méconnaissables
00:38:16tant elles sont dégradées,
00:38:18taguées ou encore salies
00:38:20par des projections
00:38:21d'alcool et de nourriture.
00:38:22Des tags, justement,
00:38:24il y en a dans chaque recoin,
00:38:26à l'entrée comme dans les couloirs,
00:38:28avec des slogans anti-police,
00:38:31anarchistes ou pro-palestiniens.
00:38:33Certains escaliers
00:38:34sont devenus inaccessibles,
00:38:37bloqués par des chaises
00:38:38et des tables.
00:38:39Voilà à 48 heures
00:38:40que cette université de Nantes
00:38:41est occupée par des étudiants.
00:38:43lors d'une assemblée générale,
00:38:45plus de 1 000 participants
00:38:47ont voté pour le prolongement
00:38:49de l'occupation.
00:38:50Un membre du personnel
00:38:51appelle même les étudiants
00:38:53à se préparer
00:38:55en cas d'intervention
00:38:56des autorités.
00:38:57Normalement, ils vont tous
00:38:58quasiment rentrer
00:38:58pour la plupart
00:38:59une grande partie
00:39:00par le rez-de-chaussée.
00:39:01Est-ce que vous auriez pensé
00:39:02à des solutions
00:39:02telles que
00:39:04produits à vaisselle,
00:39:05gel douche,
00:39:06savon,
00:39:07on ennuie le sol
00:39:08avec la matière qui glisse.
00:39:10C'est possible,
00:39:11ils ont des casques,
00:39:12ils ont des visières
00:39:13pour se protéger,
00:39:13pour voir
00:39:14sur leur balance de la peinture,
00:39:15de la farine
00:39:16avec de l'eau,
00:39:16des œufs.
00:39:17Faites-nous,
00:39:18s'il vous plaît,
00:39:18une toilette sèche
00:39:19avec une poubelle
00:39:21pour pouvoir faire plaisir
00:39:22à tous ces gens-là.
00:39:23Joui,
00:39:24l'entrée.
00:39:25Conséquences d'états de pavés
00:39:26réservés aux policiers
00:39:28ont été entreposés
00:39:30devant cette salle.
00:39:31Certains atteignent
00:39:32plusieurs dizaines
00:39:33de centimètres.
00:39:34A l'extérieur du campus,
00:39:36des guetteurs ont été
00:39:38spécialement missionnés
00:39:39pour scruter
00:39:39chaque personne qui rentre
00:39:41par la seule entrée accessible
00:39:43et pour noter
00:39:44les plaques d'immatriculation
00:39:46des policiers en civil.
00:39:49C'est surréaliste.
00:39:52Qui commande encore
00:39:53cette université ?
00:39:53Comment est-ce qu'on en est
00:39:54arrivé là ?
00:39:55Et puis,
00:39:55la même question,
00:39:56Philippe,
00:39:56qui va payer la facture ?
00:39:57Oui,
00:39:58bon,
00:39:58on a déjà répondu
00:39:59à celle-ci.
00:40:00Alors,
00:40:00les autres.
00:40:00Et là,
00:40:01franchement...
00:40:02En fait,
00:40:03l'intervention,
00:40:04d'ailleurs,
00:40:04je ne sais pas
00:40:05qui est cette personne
00:40:05qui prend la parole,
00:40:06c'est intéressant.
00:40:06En fait,
00:40:07moi,
00:40:07ce qui me frappe,
00:40:08c'est cette volonté
00:40:10de destruction.
00:40:11Vous voyez ?
00:40:11J'ai vu une inscription,
00:40:13c'est qu'on a tous
00:40:13cassé la fac.
00:40:14Non,
00:40:14mais d'accord,
00:40:15mais on attend quoi
00:40:16en fait pour intervenir ?
00:40:17C'est-à-dire qu'on a compris
00:40:18finalement qu'on cherche
00:40:18à éviter l'affrontement.
00:40:19Mais on a...
00:40:20Le but,
00:40:21c'est d'éviter l'affrontement.
00:40:21On a un gouvernement impuissant.
00:40:24On a un gouvernement
00:40:25qui est rejeté
00:40:25par une immense majorité
00:40:27de la population,
00:40:27qu'est-ce qu'on est de droite
00:40:28ou de gauche.
00:40:29S'il y avait des élections demain,
00:40:30le résultat serait frappant.
00:40:32Donc,
00:40:32on a un gouvernement
00:40:32qui est,
00:40:33bon,
00:40:33certes légitime
00:40:34parce qu'il est issu
00:40:35d'élections à un moment donné,
00:40:36mais on attend
00:40:36qui a perdu toute forme
00:40:37de respect de la population,
00:40:39qui est impuissant,
00:40:40qui est travaillé
00:40:41de toute façon
00:40:42par l'intérieur
00:40:43avec des principes
00:40:44qui, au fond,
00:40:45sont des principes de gauche.
00:40:46C'est vif,
00:40:47il faut accepter tout,
00:40:48il n'y a pas de limite,
00:40:49c'est très bien,
00:40:49et vos droits sont...
00:40:50On rajoute des droits
00:40:51tous les jours
00:40:51et on vous dit
00:40:52que vous avez raison.
00:40:53Donc,
00:40:53le gouvernement,
00:40:54il n'a...
00:40:54Je ne sais pas
00:40:55s'il lui reste encore
00:40:56une légitimité.
00:40:57Vous avez entendu
00:40:57le président de la République
00:40:58s'exprimer il y a quelques jours
00:40:59avec un ton lénifiant
00:41:00d'institutrice
00:41:01qui est mécontente
00:41:02parce qu'il y a des mauvaises notes
00:41:03dans la classe.
00:41:03Je veux dire,
00:41:04par là,
00:41:04c'est que le pays,
00:41:05aujourd'hui,
00:41:06est en train de se dégrader,
00:41:07comme vous disiez à l'instant,
00:41:08dans tous les domaines.
00:41:10Alors,
00:41:10on a entendu le président
00:41:10de la République aussi,
00:41:11hier,
00:41:11s'exprimer au forum
00:41:13BPI France,
00:41:14là,
00:41:14et nous dire que non,
00:41:15que tout allait bien.
00:41:15Oui,
00:41:16mais ça,
00:41:16on sait bien,
00:41:17c'est justement,
00:41:17monsieur de...
00:41:18Qu'il avait réussi,
00:41:20finalement,
00:41:20à traverser
00:41:21toutes les crises.
00:41:23Oui.
00:41:23Donc,
00:41:24Gérald Dependelon,
00:41:25on est d'accord
00:41:26qu'il risque quoi,
00:41:28en fait,
00:41:28ceux qui occupent
00:41:29actuellement
00:41:30cette fac-là,
00:41:31aujourd'hui.
00:41:32Parce que c'est illégal
00:41:32d'occuper comme ça
00:41:34un bâtiment public,
00:41:35de le mettre
00:41:37dans cet état-là ?
00:41:38Oui,
00:41:38pour des dégradations,
00:41:39des pradations.
00:41:40Bien sûr,
00:41:41les textes existent
00:41:42et ils sont fermes.
00:41:45Ils sont fermes,
00:41:45mais je crois que
00:41:48ces mouvements
00:41:48sont assez,
00:41:49je dirais,
00:41:51il n'y a rien
00:41:51de véritablement nouveau.
00:41:53C'est assez bien documenté,
00:41:55je dirais,
00:41:55par une...
00:41:56On va sortir un tout petit peu
00:41:57du droit,
00:41:57par la sociologie politique.
00:41:59Tous ces partis politiques,
00:42:01qui ont tout intérêt
00:42:03à semer le désordre
00:42:05pour exister.
00:42:06Moi,
00:42:07je pense à deux sociologues,
00:42:09Charles Thierry
00:42:11et Muray Delman,
00:42:12qui ont montré
00:42:13qu'on a besoin
00:42:14de construire
00:42:15du désordre
00:42:16pour exister
00:42:17et pour poser
00:42:18une différence,
00:42:20une distinction
00:42:21entre nous
00:42:22et eux.
00:42:23Et surtout,
00:42:24lorsque
00:42:24on n'a quasiment
00:42:26aucune chance
00:42:27de l'emporter
00:42:29à l'élection
00:42:30reine
00:42:30que constitue
00:42:31l'élection présidentielle.
00:42:33On va quitter
00:42:34la France
00:42:34quelques secondes
00:42:35pour aller en Belgique
00:42:36puisque le mouvement
00:42:37justement a dépassé
00:42:38nos frontières.
00:42:39Depuis le 1er octobre,
00:42:40la Belgique francophone
00:42:41est entrée
00:42:42dans ces manifestations
00:42:43également.
00:42:43Plusieurs rassemblements
00:42:44ont eu lieu
00:42:45devant des lycées
00:42:46de Liège.
00:42:48Mercredi,
00:42:48on a même marqué
00:42:49un tournant
00:42:49parce qu'il y a eu
00:42:50des affrontements
00:42:51entre policiers
00:42:52et lycéens.
00:42:54Conséquence,
00:42:54la ville de Liège
00:42:55a jusqu'à nouveau
00:42:57l'ordre
00:42:57interdit les rassemblements
00:42:58de plus de 3 personnes
00:42:59dans la ville
00:43:00sauf cas exceptionnel.
00:43:01Alors je voudrais
00:43:01qu'on en parle
00:43:02avec Alain Destex
00:43:03qui est avec nous
00:43:03qui est sénateur
00:43:05honoraire belge.
00:43:06Bonsoir,
00:43:06merci d'être en direct
00:43:07avec nous sur CNews.
00:43:09On comprend donc
00:43:10qu'un bougmestre
00:43:11peut à lui seul
00:43:12interdire les rassemblements
00:43:13de plus de 3 personnes
00:43:13dans toute une ville
00:43:14en Belgique.
00:43:15C'est bien ça ?
00:43:16Sur quel cadre juridique
00:43:18est-ce qu'il se base ?
00:43:20Oui, vous savez,
00:43:21il y a un dicton
00:43:22qui dit en Belgique
00:43:23que quand la France
00:43:24est en Belgique,
00:43:26c'est exactement
00:43:27ce qui s'est passé
00:43:28et effectivement
00:43:28le bourgmestre
00:43:30qui est le maire
00:43:31bourgmestre
00:43:31c'est le terme
00:43:33interdit
00:43:34les rassemblements
00:43:35de plus de 3 personnes
00:43:36tenez-vous bien
00:43:37jusqu'au 16 octobre
00:43:38donc encore
00:43:39pendant une semaine.
00:43:40Alors j'ai regardé
00:43:41c'est totalement inédit
00:43:43ça n'est jamais arrivé
00:43:44dans une grande ville
00:43:46européenne.
00:43:47Donc ça vous donne une idée
00:43:48de la gravité
00:43:49de la situation.
00:43:51Oui ?
00:43:52Non, je disais
00:43:53est-ce que ça fonctionne ?
00:43:54Parce que c'est surtout ça
00:43:55qui est intéressant.
00:43:57Alors oui, ça fonctionne
00:43:58parce que hier
00:43:59je suis rendu à Liège
00:44:02et c'était vraiment impressionnant
00:44:04c'était ville morte
00:44:05si vous voulez
00:44:05donc dans le centre-ville
00:44:07de la place Saint-Lambert
00:44:08soit les vitrines étaient cassées
00:44:09soit elles étaient recouvertes
00:44:11de panneaux en bois
00:44:12et c'était véritablement
00:44:14une ville morte
00:44:15avec des dizaines
00:44:16voire des centaines
00:44:17de policiers
00:44:17de centre-ville
00:44:18et pas des meutiers
00:44:20hier.
00:44:21Avant-hier
00:44:22en revanche
00:44:22ils ont vraiment
00:44:24complètement détruit
00:44:25le centre-ville
00:44:25les magasins
00:44:26les abribus
00:44:27et tous les panneaux
00:44:29de signalisation.
00:44:30Ils risquent quoi
00:44:31concrètement
00:44:32les personnes
00:44:32qui entraveraient
00:44:34cette interdiction ?
00:44:36Alors c'est le même
00:44:37problème qu'en France
00:44:39la majorité
00:44:40sont des mineurs
00:44:41et ils ne risquent
00:44:42presque rien
00:44:43puisque c'est la même chose
00:44:44que la loi française
00:44:46c'est-à-dire
00:44:46ils risquent au pire
00:44:47d'être placés
00:44:48dans des centres
00:44:49fermés
00:44:49pour les jeunes
00:44:50mais qui sont
00:44:51des centres conçus
00:44:52pour les éduquer
00:44:53et non pas
00:44:54pour les punir.
00:44:55Donc en pratique
00:44:56il y a très peu
00:44:57de dissuasion
00:44:58mais on se massit
00:45:01On a des difficultés
00:45:02on a des problèmes
00:45:03de liaison
00:45:05Alain Destec
00:45:06je suis désolé
00:45:07la liaison coupe beaucoup
00:45:10on comprend
00:45:10en tous les cas
00:45:11qu'ils ne risquent pas
00:45:11grand-chose
00:45:12mais vous nous dites
00:45:13vous nous confirmez
00:45:13que ça fonctionne
00:45:14en tous les cas
00:45:15cette interdiction
00:45:16depuis qu'elle a été
00:45:17mise en place
00:45:17donc jeudi matin
00:45:19pour le moment
00:45:20est respectée ?
00:45:22Oui pour le moment
00:45:23elle est respectée
00:45:24il faut voir
00:45:25jusque quand
00:45:26les émeutiers
00:45:27qui sont jeunes
00:45:27n'osent pas
00:45:28d'autorité
00:45:29et puis vous savez
00:45:30les violences
00:45:31ont tellement été
00:45:33fortes avant-hier
00:45:34qu'on a l'impression
00:45:35que toute la ville
00:45:36est un peu sidérée
00:45:37et ça a continué
00:45:39aujourd'hui
00:45:40à Bruxelles
00:45:41parce qu'aujourd'hui
00:45:41il y avait une grande
00:45:42manifestation
00:45:42des syndicats
00:45:44contre le gouvernement
00:45:45mais là aussi
00:45:45il y a eu
00:45:46des débrouillements
00:45:46avec environ
00:45:48un millier
00:45:49de casseurs
00:45:49qui ont
00:45:51complètement détruit
00:45:52les alentours
00:45:53de la gare du Midi
00:45:54donc qui est celle
00:45:55où les français
00:45:56arrivent quand ils viennent
00:45:57de la gare du Nord
00:45:59donc on aurait peut-être
00:46:00pensé à étendre
00:46:03effectivement ces interdictions
00:46:05je vous remercie
00:46:05Alain Destec
00:46:06on a des gros problèmes
00:46:07de liaison avec vous
00:46:07sénateur Honoraire Belge
00:46:08merci d'avoir été avec nous
00:46:09on connaissait le miracle
00:46:10de Noël
00:46:11voici désormais
00:46:12le miracle de la crise
00:46:13hier soir
00:46:14le ministre de l'éducation nationale
00:46:15a sorti son chapeau
00:46:16de son chapeau
00:46:173000 professeurs
00:46:18remplaçants
00:46:19pour pallier
00:46:19au manque d'enseignants
00:46:20il devrait selon lui
00:46:21être opérationnel
00:46:22dans les prochaines heures
00:46:23alors on ne sait pas trop
00:46:23ce que ça veut dire
00:46:24lundi peut-être
00:46:25et rejoindre donc
00:46:26les établissements
00:46:27les plus en difficulté
00:46:29où sont-ils
00:46:29d'où sortent-ils
00:46:30on verra ça dans un instant
00:46:31on s'intéressera également
00:46:32aux étudiants et aux lycéens
00:46:33qui eux veulent pouvoir
00:46:35justement reprendre les cours
00:46:37il y en a certains
00:46:37qui appellent au calme
00:46:38on les entendra
00:46:39restez avec nous
00:46:40pour la suite de Soir Info
00:46:40sur Cine
00:46:41vous connaissez le miracle
00:46:46de Noël
00:46:46voici désormais
00:46:48le miracle de la crise
00:46:49hier soir
00:46:49le ministre de l'éducation nationale
00:46:50a sorti de son chapeau
00:46:513000 professeurs
00:46:53remplaçants
00:46:53pour pallier
00:46:54au manque d'enseignants
00:46:55alors d'où sortent-ils
00:46:56exactement
00:46:56ces 3000 professeurs
00:46:58on va voir ça dans un instant
00:46:59mais tout de suite
00:46:59le point sur l'actualité
00:47:01rebonsoir Isabelle Piboulot
00:47:07rebonsoir Mickaël
00:47:08bonsoir à tous
00:47:08l'IGPN
00:47:09compte désormais
00:47:1124 enquêtes
00:47:12ouvertes en France
00:47:13dont 4 à Paris
00:47:14une des plus récentes
00:47:15concerne un coup de genou
00:47:16d'un policier
00:47:17donné au visage
00:47:18d'un manifestant
00:47:19les faits sont survenus
00:47:20ce jeudi
00:47:21place de la Bastille
00:47:22depuis le début
00:47:23du mouvement lycéen
00:47:24mi-septembre
00:47:25plus de 200 jeunes
00:47:26et plus de 800 policiers
00:47:28et gendarmes
00:47:29ont été blessés
00:47:30agression d'une policière
00:47:31à Paris
00:47:32le 1er octobre
00:47:33un suspect
00:47:34de 15 ans
00:47:34comparaîtra devant le tribunal
00:47:36le 23 février
00:47:38il avait été placé
00:47:39en garde à vue
00:47:40lundi
00:47:40la policière
00:47:42avait été projetée
00:47:43au sol
00:47:44poursuivie
00:47:45par des adolescents
00:47:46l'enquête continue
00:47:47pour tenter
00:47:47d'identifier
00:47:48ou d'interpeller
00:47:49d'autres suspects
00:47:50les investigations
00:47:51se poursuivent également
00:47:52à Lens
00:47:53dans le Pas-de-Calais
00:47:54le tir de la grenade
00:47:55policière
00:47:56a été réalisé
00:47:56conformément
00:47:57au mode opératoire
00:47:58prescrit par la réglementation
00:48:00selon le parquet
00:48:01un jeune de 15 ans
00:48:02a eu sa main gauche
00:48:03amputée
00:48:04elle avait été arrachée
00:48:06dans l'explosion
00:48:06de la grenade
00:48:07l'enquête cherche toujours
00:48:09à établir
00:48:09si le lycéen
00:48:10a ramassé l'engin
00:48:11ou s'il a atterri sur lui
00:48:13dans le reste de l'actualité
00:48:15accord entre Moscou
00:48:16et Washington
00:48:17sur des livraisons
00:48:18massives de diesel russe
00:48:20en contrepartie
00:48:21des sanctions
00:48:22qui pèsent sur la Russie
00:48:23vont être levées
00:48:24Vladimir Poutine
00:48:25a affirmé
00:48:26être disposé
00:48:26à fournir du pétrole
00:48:28au marché américain
00:48:29et mondial
00:48:30face à la crise du carburant
00:48:31un moyen de faire baisser
00:48:33les prix
00:48:33à l'approche
00:48:34des élections
00:48:34de mi-mandat
00:48:35aux Etats-Unis
00:48:36le président ukrainien
00:48:37lui déplore
00:48:38une annonce indigne
00:48:39et faible
00:48:40de ses partenaires américains
00:48:42et puis on en sait
00:48:43davantage
00:48:44sur le vol
00:48:44de Fly Dubaï
00:48:45à destination
00:48:46de Tel Aviv
00:48:47le copilote
00:48:48Omane de 29 ans
00:48:49planifiait une attaque
00:48:51suicide sur l'aéroport
00:48:52de Ben Gurion
00:48:52inspiré à des attentats
00:48:54du 11 septembre
00:48:55le parquet émiratique
00:48:57continue d'enquêter
00:48:58sur l'implication
00:48:59éventuelle de complices
00:49:00l'atterrissage d'urgence
00:49:02en Arabie Saoudite
00:49:03grâce aux pilotes blessés
00:49:04avait permis
00:49:05de sauver la vie
00:49:06à 174 personnes
00:49:09Merci beaucoup Isabelle
00:49:10on vous retrouvera
00:49:11à minuit et demi
00:49:11pour l'édition de la nuit
00:49:123000 professeurs
00:49:13remplaçants
00:49:14arrivent en renfort
00:49:15dans les lycées
00:49:16selon le ministre
00:49:16de l'éducation nationale
00:49:17seront-ils réellement
00:49:18tous devant des élèves
00:49:20lundi ?
00:49:21J'ai un peu de mal
00:49:22à y croire
00:49:23ils doivent préparer
00:49:24leur cours
00:49:24à mon avis
00:49:25à minuit 2
00:49:25je pense que là
00:49:26ils sont à la maison
00:49:27en train de préparer
00:49:27leur cours
00:49:27mais d'où sortaient-ils ?
00:49:29D'où sortent
00:49:30ces enseignants
00:49:31et pourquoi avoir attendu
00:49:32cette crise
00:49:32pour les mobiliser ?
00:49:33Les explications
00:49:34avec Mathilde Ibaniez
00:49:37Le ministre de l'éducation nationale
00:49:39l'a annoncé hier
00:49:40aujourd'hui
00:49:41il donne des précisions
00:49:42sur l'arrivée
00:49:43des 3000 professeurs
00:49:44remplaçants
00:49:45Ces remplaçants
00:49:46ce sont des titulaires
00:49:47donc ce sont des gens
00:49:48qui ont passé les concours
00:49:49et par ailleurs
00:49:50on est effectivement
00:49:51en train de recruter
00:49:51des contractuels
00:49:52et qui sont évidemment
00:49:53recrutés
00:49:53dans des conditions
00:49:55de qualité suffisante
00:49:57avec évidemment
00:49:58une audition
00:49:58par les inspecteurs
00:49:59etc.
00:50:00Mais alors
00:50:00d'où sortent
00:50:01ces enseignants ?
00:50:02Sont-ils vraiment
00:50:02recrutés en urgence ?
00:50:04En réalité
00:50:05ils sont déjà
00:50:06dans le système
00:50:07on les appelle
00:50:08les TZR
00:50:09les titulaires
00:50:09sur zone de remplacement
00:50:11des professeurs
00:50:12sans poste fixe
00:50:13affectés à une zone
00:50:14géographique
00:50:14pour remplacer
00:50:15leurs collègues
00:50:15absents
00:50:16bien qu'ils ne soient
00:50:17pas toujours
00:50:18devant des élèves
00:50:18ils sont rémunérés
00:50:20toute l'année
00:50:20et restent rattachés
00:50:21administrativement
00:50:22et financièrement
00:50:23à un établissement
00:50:24siège
00:50:25le ministère
00:50:26en compte
00:50:27environ 10 000
00:50:28une partie
00:50:29est actuellement
00:50:30sans affectation
00:50:31les choses
00:50:31c'est qu'il y avait
00:50:323000 professeurs
00:50:34hier
00:50:34qui n'étaient pas
00:50:35affectés devant un élève
00:50:36et donc on peut
00:50:36affecter devant un élève
00:50:37c'est quand même
00:50:37dommage de se priver
00:50:38de 3000 professeurs
00:50:39dans la situation
00:50:39où on a besoin
00:50:40d'en passant
00:50:40mais où envoyer
00:50:41ces renforts
00:50:42en priorité
00:50:43grâce à un nouveau
00:50:44logiciel
00:50:45le ministère
00:50:45a identifié
00:50:46114 lycées
00:50:47en zone rouge
00:50:48et 400 autres
00:50:49en zone orange
00:50:50coût estimé
00:50:51plusieurs dizaines
00:50:52de millions d'euros
00:50:53d'ici la fin
00:50:53de l'année
00:50:55Jonathan Sicsou
00:50:56il aura donc fallu
00:50:57une crise lycéenne
00:50:58des violences
00:51:00des dégradations
00:51:01des policiers
00:51:02blessés
00:51:02plus de 800 policiers
00:51:03blessés
00:51:04pour finalement
00:51:05que le gouvernement
00:51:08justifie désormais
00:51:09ce retard
00:51:09voilà en disant
00:51:10que voilà
00:51:103000 enseignants
00:51:11qui étaient déjà
00:51:12rémunérés
00:51:13ils sortent du chapeau
00:51:14et on arrive
00:51:15à les trouver
00:51:16du jour au lendemain
00:51:17il a fallu
00:51:17ces agressions
00:51:18insupportables
00:51:19il a fallu
00:51:20ces incendies
00:51:21insupportables
00:51:21pour que
00:51:22vraisemblablement
00:51:23si on en croit
00:51:23le ministre
00:51:24de l'éducation
00:51:25que son ministère
00:51:26qui est par ailleurs
00:51:26le plus doté
00:51:27de tous les ministères
00:51:28de l'état
00:51:28apprenne à manier
00:51:30un logiciel
00:51:30pour répartir
00:51:31les professeurs
00:51:32dans les établissements
00:51:33scolaires
00:51:34depuis le début
00:51:35de l'année
00:51:35depuis la rentrée
00:51:36on sait qu'il y a
00:51:37des profs manquants
00:51:38dans des centaines
00:51:39d'établissements
00:51:39les informations
00:51:40ne remontent pas
00:51:41à la rue de Grenelle
00:51:42il n'y a pas
00:51:42un recoupage
00:51:44fait par les académies
00:51:46qui ensuite
00:51:47envoient
00:51:47des mémos
00:51:48au ministère
00:51:49tout ça
00:51:50est inaudible
00:51:52vous qui connaissez
00:51:54quand même
00:51:54les rouages
00:51:55de l'état
00:51:55est-ce qu'on peut
00:51:56réellement croire
00:51:57qu'il fallait
00:51:58un nouveau logiciel
00:51:59pour identifier
00:52:01les établissements
00:52:01qui manquaient
00:52:02de professeurs
00:52:03c'est une farce
00:52:04c'est une farce
00:52:05mais une farce
00:52:05tragique
00:52:06évidemment
00:52:06parce que la situation
00:52:07est grave
00:52:07moi je ne suis pas étonné
00:52:09je ne suis pas étonné
00:52:10parce qu'en fait
00:52:10si vous voulez
00:52:11on a typiquement
00:52:12ce que produit de mieux
00:52:13l'administration française
00:52:14c'est la capacité
00:52:15à ne pas décider
00:52:16parce que je pense
00:52:16qu'il y a des centaines
00:52:18de gens qui connaissaient
00:52:18la situation
00:52:19mais comme l'autorité
00:52:20est répartie
00:52:21entre tous ces gens-là
00:52:21et qu'en plus
00:52:22il y a dans l'administration
00:52:23aujourd'hui
00:52:23et je le dis
00:52:24pour de nombreux fonctionnaires
00:52:26me le disent
00:52:26plus personne ne décide
00:52:28ce qui est une marque
00:52:29d'ailleurs
00:52:29d'une espèce
00:52:29de déliquescence
00:52:30de l'autorité
00:52:32en fait
00:52:32on a effectivement
00:52:33on apprend 3000 professeurs
00:52:34alors que la situation
00:52:35est connue de tout le monde
00:52:35moi je pense
00:52:37qu'il est vraiment temps
00:52:39de redonner de la liberté
00:52:40par exemple
00:52:40aux chefs d'établissement
00:52:42d'aller chercher
00:52:42les professeurs
00:52:43dont ils ont besoin
00:52:44encore une fois
00:52:45la situation est connue
00:52:46on les connaît ces professeurs
00:52:47et est-ce qu'on peut croire
00:52:47sincèrement
00:52:49qu'il y ait 3000 professeurs
00:52:51effectivement
00:52:51qui soient disponibles
00:52:53ça on l'a compris
00:52:54ils sont certainement répartis
00:52:55un petit peu partout
00:52:56dans le pays
00:52:57mais on est capable
00:52:58en quelques heures
00:52:59en un claquement de doigts
00:53:00de les dispatcher
00:53:01dans tous les établissements
00:53:02évidemment bien sûr
00:53:03là pour le coup
00:53:03c'est une deuxième question
00:53:04c'est que moi
00:53:05ma conviction
00:53:05c'est que ces 3000 professeurs
00:53:06ne seront pas devant
00:53:07des élèves lundi matin
00:53:08parce que si
00:53:08on peut imaginer quand même
00:53:10que s'ils n'étaient pas affectés
00:53:11il y avait des raisons à ça
00:53:11donc en fait
00:53:12ça c'est la communication pure
00:53:13vous savez c'est comme on dit
00:53:15bon mais là
00:53:15on n'est plus à un stade
00:53:16où on doit communiquer
00:53:17là il faut
00:53:17vous avez entendu
00:53:18les propos du ministre
00:53:19il a dit
00:53:19mais avec une légèreté
00:53:21moi qui me renverse
00:53:22on a 3000 professeurs
00:53:24ce serait dommage
00:53:25de s'en priver
00:53:25et pourquoi on s'en prive
00:53:26depuis le 1er septembre
00:53:28vous comprenez ce que je disais
00:53:29tout à l'heure
00:53:30mais bien sûr
00:53:31vous avez le ministre
00:53:32de l'éducation nationale
00:53:33je ne le veux pas
00:53:34lu spécialement
00:53:35mais qui a des propos
00:53:36aussi anodins
00:53:37aussi légers
00:53:39je veux dire
00:53:39qui dirige ce pays
00:53:40le ministère
00:53:41de l'éducation nationale
00:53:43est incapable
00:53:43de vous donner
00:53:44d'ailleurs le chiffre précis
00:53:45le chiffre exact
00:53:46du nombre de professeurs
00:53:48en France
00:53:48c'est exactement
00:53:50le mammouth
00:53:50que dénonçait
00:53:52en son temps
00:53:53et surtout vous avez remarqué
00:53:54qu'il n'y a zéro excuse
00:53:55c'est à dire qu'il n'y a pas
00:53:55un moment où ils disent
00:53:56bah effectivement
00:53:57on s'est rendu compte
00:53:58de notre erreur
00:53:59mais un ministre français
00:54:00ne se trompe jamais
00:54:01c'est à dire que
00:54:02parce que la réponse adaptée
00:54:03c'était monsieur
00:54:04Edouard Geffray
00:54:05demain je dépose
00:54:06ma démission
00:54:07sur le bureau
00:54:07de monsieur Lecornu
00:54:09Gérald Pendlon
00:54:10on peut se poser la question
00:54:11de savoir si
00:54:12au delà de l'idéologie
00:54:13si on n'est pas
00:54:15tombé dans une ère
00:54:16celle des irresponsables
00:54:18celle des irresponsables
00:54:19parce que
00:54:20les TZR
00:54:21voyez vous
00:54:22ils ont toujours existé
00:54:23il y en a une vingtaine
00:54:25de milliers
00:54:26on attend que la république
00:54:27brûle
00:54:28pour pouvoir faire appel
00:54:30à ces personnels
00:54:32outre le fait
00:54:33que vous avez également
00:54:34des contractuels
00:54:36en CDI
00:54:37et que ces personnes
00:54:38ont été formées
00:54:39elles ont passé
00:54:40des examens
00:54:41ou des concours
00:54:43et que par conséquent
00:54:44c'est infiniment plus
00:54:45un problème d'anticipation
00:54:47que de gestion
00:54:48ou de pénurie
00:54:51de personnel
00:54:52c'est-à-dire que
00:54:54on déplore
00:54:54les conséquences
00:54:56mais on n'anticipe
00:54:57jamais les causes
00:54:58ces TZR existent
00:54:59il y en a 28 450
00:55:01pourquoi avoir attendu ?
00:55:02le principe c'est quoi ?
00:55:04c'est-à-dire qu'on peut
00:55:04les affecter n'importe où ?
00:55:05bien sûr
00:55:06ils sont en attente
00:55:06ils sont en attente
00:55:07et ils ne peuvent pas
00:55:09refuser par définition
00:55:10une affectation
00:55:10absolument
00:55:12ils ont eu
00:55:13à peu près la même formation
00:55:14certains ont passé
00:55:15des CAPES
00:55:16même des agrégations
00:55:17ils attendent
00:55:18ils attendent
00:55:19d'être affectés
00:55:19et alors comment ça se fait
00:55:20qu'ils soient en attente
00:55:21tout le temps ?
00:55:22pourquoi moi ?
00:55:22pourquoi on a des enfants
00:55:24qui ne vont pas à l'école
00:55:24parce qu'ils ont des profs
00:55:25en attente
00:55:25un attente est payé
00:55:27mais si vous avez
00:55:28des personnels
00:55:30qui sont titulaires
00:55:32et titulaires
00:55:32et qui n'ont pas
00:55:34de manque d'effectifs
00:55:35et bien on ne va pas
00:55:36faire appel
00:55:37à ces TZR
00:55:40et au contractuel
00:55:41l'autre sujet
00:55:43Lucas Reiski
00:55:43c'est le message
00:55:44le message aujourd'hui
00:55:46pour la jeunesse
00:55:47de céder
00:55:49à ce moment-là
00:55:50c'est-à-dire
00:55:51il y a un problème
00:55:51de timing
00:55:51c'est-à-dire
00:55:52on vient céder
00:55:53aujourd'hui
00:55:54après les violences
00:55:54après les dégradations
00:55:55mais c'est le timing
00:55:56c'est le timing
00:55:57d'Emmanuel Macron
00:55:58parce que si vous regardez
00:55:59depuis le début
00:56:00de ces deux mandats
00:56:01c'est la manière typique
00:56:02d'Emmanuel Macron
00:56:03de gérer une crise
00:56:04c'est-à-dire
00:56:04de répondre graduellement
00:56:05oui il a fait la même chose
00:56:07pour les gilets jaunes
00:56:07exactement
00:56:08un coup
00:56:08de dénoncer les violences
00:56:10le lendemain
00:56:10de dire que c'est la police
00:56:11qui n'a pas d'empathie
00:56:13ensuite
00:56:13de lâcher des mini
00:56:15c'est très graduel
00:56:16c'est très administratif
00:56:17c'est rien du tout
00:56:19ça ne contentera pas les gens
00:56:20il est capable de nous dire
00:56:21le lundi qu'il n'y a plus d'argent
00:56:22exactement
00:56:23et puis
00:56:23d'ailleurs regardez
00:56:25aujourd'hui
00:56:25le gouvernement a sorti des chiffres
00:56:27et ce sont eux-mêmes
00:56:27félicités
00:56:28je cite
00:56:29de la décélération du mouvement
00:56:30parce qu'ils sont
00:56:31persuadés
00:56:32qu'ils sont très efficaces
00:56:33et que cette manière
00:56:34de gérer les crises
00:56:34de lâcher des petites
00:56:37mesures par-ci
00:56:37de voir l'accueil des gens
00:56:39est-ce que ça gêne les gens
00:56:40les violences policières
00:56:41ou non
00:56:41et de réagir au fil
00:56:43au fil de la crise
00:56:44sans jamais apporter
00:56:45aucune réponse
00:56:46ni sociale
00:56:47ni sécuritaire
00:56:48parce que pour l'instant
00:56:49il n'y a aucune réponse
00:56:49sur les deux aspects
00:56:50et c'est un cynisme énorme
00:56:53Macron a
00:56:54pardon
00:56:55a maté les gilets jaunes
00:56:56comme ça
00:56:56et il espère pouvoir
00:56:58mater
00:56:59parce que ça ne l'intéresse
00:57:00ça ne l'intéresse pas
00:57:00de toute façon
00:57:01ces crises-là
00:57:01et je vais vous dire
00:57:02les 3000
00:57:04les 3000 TZR
00:57:05à mon avis
00:57:05c'est quelque chose
00:57:06évidemment
00:57:06qu'ils savaient
00:57:07qu'ils pouvaient faire
00:57:08il y a très longtemps
00:57:09et ils attendent
00:57:10ils continuent
00:57:10de reporter
00:57:12ils attendent
00:57:13effectivement
00:57:13c'est pour ça que vous avez raison
00:57:14de parler du timing
00:57:15ils attendent
00:57:16là en l'occurrence
00:57:16ils ont attendu
00:57:17les violences
00:57:17mais alors pardon
00:57:18mais dans quel but ?
00:57:20c'est-à-dire c'est quoi le but
00:57:21d'attendre justement
00:57:23que le pays
00:57:24soit au bord du chaos
00:57:26pour finalement
00:57:27l'idée c'est d'apparaître
00:57:28comme celui
00:57:28qui résout les problèmes
00:57:29des gens
00:57:29et qui est capable
00:57:30par son intérêt
00:57:31comme vous le disiez
00:57:33on a deux quinquennats
00:57:34d'exemples
00:57:36en fait comme ils ne sont pas capables
00:57:40d'anticiper
00:57:40de voir les problèmes
00:57:41qui vont se poser
00:57:42parce qu'on vient de le voir
00:57:43avec ces fameux professeurs remplaçants
00:57:44qu'on connaît
00:57:45et qu'on n'a pas affectés
00:57:46et bien en fait
00:57:47l'idée c'est de laisser pourrir
00:57:48sauf que ce qu'on constate
00:57:50c'est qu'en fait
00:57:50ça marche de moins en moins
00:57:51quand même
00:57:52parce que moi
00:57:52je ne suis pas convaincu
00:57:53et que vous l'avez dit tout de suite
00:57:54que parce qu'on va affecter
00:57:55certainement pas lundi matin
00:57:563000 professeurs supplémentaires
00:57:58que ça va arrêter le mouvement
00:57:59et donc là
00:57:59ce qu'on sent aussi
00:58:00c'est qu'en fait
00:58:00je pense qu'il est dépassé
00:58:02par son cynisme
00:58:03parce qu'à un moment donné
00:58:04la réalité vous saute au visage
00:58:05pour de vrai
00:58:06et moi je pense
00:58:07qu'on a d'un côté
00:58:09on a un parti factieux
00:58:10qui est LFI
00:58:11qui agite la foule
00:58:12et qui apprend
00:58:12regardez tout à l'heure
00:58:13on a vu Boyard
00:58:13comment faire pour tout casser
00:58:15et pour manifester
00:58:16et de l'autre côté
00:58:17on a un pouvoir cynique
00:58:18en fait
00:58:19qui compte sur cette dégradation
00:58:20pour donner l'impression
00:58:21qu'il gère le sujet
00:58:23Alors un peu plus
00:58:24d'une semaine après
00:58:25l'extension
00:58:26donc de cette mobilisation
00:58:28lycéenne
00:58:28à l'ensemble du pays
00:58:29des élèves
00:58:30expriment aussi
00:58:31leur ras-le-bol
00:58:31inverse
00:58:32fort heureusement
00:58:33face aux violences
00:58:34et aux incendies
00:58:35devant les établissements
00:58:36ils souhaitent retrouver
00:58:37des conditions normales
00:58:38ils souhaitent
00:58:38en d'autres mots
00:58:40finalement tout simplement
00:58:41pouvoir retourner en cours
00:58:42voyez le sujet
00:58:43de Pauline Trevzer
00:58:44et on va en parler
00:58:45juste après
00:59:13à gauche
00:59:15il y a beaucoup d'étudiants
00:59:16et d'étudiants et lycéens
00:59:16qui nous expriment leur volonté
00:59:17de retourner en cours
00:59:19nous avons aussi interrogé
00:59:21des élèves agricoles
00:59:22au salon de l'élevage
00:59:23hier près de Clermont-Ferrand
00:59:25ce jeune apprenti
00:59:26à 16 ans
00:59:27ils font du 8h
00:59:2918h certains jours
00:59:30mais il y a des fois
00:59:31où ils commencent à 10h
00:59:32ou à midi
00:59:33et ils finissent à 17h
00:59:34alors que moi
00:59:35je fais du 35h par semaine
00:59:36je ne me plains pas
00:59:37Paul
00:59:37est lui majeur
00:59:39étudiant agricole
00:59:40il ne comprend pas
00:59:41cette colère
00:59:42arriver à un stade
00:59:44où frapper des gendarmes
00:59:45et brûler des poubelles
00:59:48et tout ça
00:59:49je ne trouve pas ça normal
00:59:50on peut manifester
00:59:52sans tout casser
00:59:52parce que
00:59:53c'est toujours les mêmes choses
00:59:54c'est toujours les mêmes qui payent
00:59:55Jean
00:59:5617 ans
00:59:57est lui venu accompagner
00:59:58ses amis
00:59:58il est en BTS Banque
01:00:00dans un lycée
01:00:01ses cours
01:00:02ont été interrompus
01:00:03il y a quelques jours
01:00:04ça me pénalise
01:00:05moi qui n'ai pas possibilité
01:00:06de pouvoir travailler chez moi
01:00:07c'est extrêmement embêtant
01:00:09de ne pas pouvoir avoir accès
01:00:10à mon éducation
01:00:10si les cours doivent être assurés
01:00:12en distanciel
01:00:13lorsque les établissements
01:00:14sont fermés
01:00:15les élèves les plus défavorisés
01:00:17ne peuvent pas toujours
01:00:19étudier chez eux
01:00:21et moi la question
01:00:22que je me pose
01:00:22c'est pourquoi
01:00:23est-ce qu'on ne s'intéresse pas
01:00:23à ces élèves là
01:00:24pourquoi est-ce que
01:00:25finalement
01:00:26parce que là
01:00:26ce sont clairement
01:00:27les oubliés aujourd'hui
01:00:28eux ne cassent pas
01:00:29n'agressent pas
01:00:30mais sont privés de cours
01:00:31et j'allais ajouter
01:00:32et c'est la majorité
01:00:34oui mais vous avez raison
01:00:35c'est la majorité
01:00:35c'est bien là
01:00:36l'autre problème
01:00:37parmi tant d'autres
01:00:38c'est que
01:00:39on est
01:00:40sur
01:00:42sollicité
01:00:42on est
01:00:44submergé
01:00:44par une minorité
01:00:45hyperactive
01:00:46qui est largement
01:00:48on l'a déjà dit
01:00:49et on peut le redire
01:00:50exploité
01:00:51et alimenté
01:00:52comme on alimenterait
01:00:52une voiture en essence
01:00:53par la France insoumise
01:00:55principalement
01:00:56et d'autres nébuleuses
01:00:57d'extrême gauche
01:00:58et ça fait que
01:00:59avec les dégâts
01:01:00qu'on voit dans les rues
01:01:01les ravages
01:01:03matériels
01:01:03et culturels
01:01:05ça laisse de côté
01:01:06le réel
01:01:07le réel c'est quoi
01:01:08ce sont ces centaines
01:01:10de milliers
01:01:10de jeunes
01:01:11pour qui se lever
01:01:12le matin
01:01:12c'est pas un crime
01:01:13contre l'humanité
01:01:14pour qui travailler
01:01:16c'est un objectif
01:01:17dans l'existence
01:01:18et aimer
01:01:19son travail
01:01:20ce sont juste
01:01:20des élèves
01:01:21des jeunes
01:01:22normaux
01:01:23bien élevés
01:01:23on peut rappeler
01:01:24qu'il y a 2 260 000
01:01:27lycéens en France
01:01:29je n'en vois pas
01:01:292 260 000
01:01:30dans la rue
01:01:31en réalité
01:01:31c'est une toute petite
01:01:32on a beaucoup parlé
01:01:34de la responsabilité
01:01:35des parents
01:01:36ces derniers jours
01:01:36moi mon fils
01:01:37me dirait
01:01:38je vais à une manifestation
01:01:40lycéenne
01:01:41je vais bloquer
01:01:42un lycée
01:01:42mais je lui dis
01:01:43tu vas dans ta chambre
01:01:44ou en cours
01:01:45ou sinon
01:01:46t'es privé de sortie
01:01:47pendant un mois
01:01:48enfin il y a un moment donné
01:01:49je veux dire
01:01:50et encore
01:01:51là je serais bien gentil
01:01:52écoutez cette maman
01:01:53d'ailleurs
01:01:53qui s'appelle Ambre
01:01:54elle habite ailleurs
01:01:55dans le Var
01:01:56elle a passé un message
01:01:57sur les réseaux sociaux
01:01:57qui a été très largement
01:01:59partagé
01:02:00moi je dis
01:02:00bravo madame
01:02:02là je suis
01:02:02je suis blasé
01:02:04j'ai même pas les mots
01:02:06je suis maman de 2 garçons
01:02:07qui ont 7 et 5
01:02:08donc un jour
01:02:08ils rentreront
01:02:09j'espère au collège
01:02:10et au lycée
01:02:10si un jour
01:02:11je surprends
01:02:12un de mes garçons
01:02:13dans ce type d'attroupement
01:02:14dans ce type d'ultra-violence
01:02:15il vaut mieux pour lui
01:02:16qu'il se fasse attraper
01:02:17par les flics
01:02:17et qu'il passe la nuit en tôle
01:02:18je vous garantis
01:02:19qu'il vaut mieux pour lui
01:02:19parce que si c'est moi
01:02:20qui l'attrape
01:02:21je lui dévisse la tête
01:02:22comment vous osez faire ça
01:02:23nous à l'époque
01:02:24quand on avait froid en classe
01:02:25on mettait le manteau
01:02:26et quand on avait chaud en classe
01:02:27on l'enlevait le manteau
01:02:28à la cantine
01:02:29s'il n'y avait pas porc
01:02:30on mangeait quand même
01:02:30s'il n'y avait pas gluten
01:02:31on mangeait quand même
01:02:32s'il n'y avait pas céréales
01:02:33on mangeait quand même
01:02:33s'il n'y avait pas salade
01:02:34on mangeait quand même en fait
01:02:35et le soir quand on rentrait
01:02:36si on avait une mauvaise note
01:02:37on ne portait pas plainte
01:02:38contre l'établissement
01:02:39non
01:02:39c'est les parents
01:02:40qui nous en collaient une
01:02:41et ensuite on allait faire nos devoirs
01:02:42c'est le monde à l'envers
01:02:43vous marchez sur la tête
01:02:44les gars
01:02:44franchement
01:02:44descendez de votre nuage
01:02:46c'est un truc de dingue
01:02:47les pompiers
01:02:47sur lesquels vous êtes en train
01:02:48de tabasser
01:02:49et les camions
01:02:50vous êtes en train de brûler
01:02:50ce sont eux-mêmes
01:02:51qui viendront vous sauver les miches
01:02:53quand vous en aurez besoin
01:02:54le jour où vraiment
01:02:54ça va commencer à merder
01:02:55pour votre cul à vous
01:02:58elle a tout dit
01:02:58peut-être maman
01:02:59pardon
01:03:00alors effectivement
01:03:02elle parle
01:03:03elle parle vrai
01:03:04tout simplement
01:03:05c'est l'extraordinaire
01:03:07si je peux me permettre
01:03:07très rapidement
01:03:08Gérard Depondelon
01:03:09oui
01:03:09c'est l'extraordinaire
01:03:10pouvoir aujourd'hui
01:03:12des minorités
01:03:13parce que la majorité
01:03:14elle est silencieuse
01:03:15on la voit
01:03:17dans le cadre
01:03:18de ces
01:03:19je dirais
01:03:20émeutes étudiantes
01:03:22mais on le voit
01:03:23cette maman
01:03:24parce que cette maman
01:03:24c'est la majorité
01:03:26évidemment que les parents
01:03:26en majorité
01:03:28réagissent comme ça
01:03:28et fort heureusement d'ailleurs
01:03:29et on le voit également
01:03:30dans d'autres domaines
01:03:32que je peux pratiquer
01:03:33professionnellement
01:03:34où ce sont bien souvent
01:03:36une minorité
01:03:38de magistrats
01:03:39qui sont les plus
01:03:41militants
01:03:42alors que
01:03:42l'ordonnance
01:03:43du 22 décembre
01:03:441958
01:03:45prévoit que
01:03:46ils ne puissent pas
01:03:47faire montre
01:03:48de revendications
01:03:50politiques
01:03:50je veux dire que
01:03:51c'est l'extraordinaire
01:03:52pouvoir
01:03:52de la minorité
01:03:54mais par exemple
01:03:55en matière
01:03:56judiciaire
01:03:57on voit que
01:03:58c'est l'autorité judiciaire
01:03:59qui devait rester
01:04:00qu'une autorité
01:04:01qui aujourd'hui
01:04:02prend le pouvoir
01:04:03et c'est
01:04:04la minorité
01:04:05de la rue
01:04:06qui prend le pouvoir
01:04:08d'une certaine manière aussi
01:04:09parce qu'elle est poussée
01:04:10par un parti
01:04:12toujours le même
01:04:13qui a tout intérêt
01:04:14au désordre
01:04:15sans désordre
01:04:16ce parti
01:04:17n'existe pas
01:04:18si tout allait bien
01:04:19en France
01:04:19ce parti
01:04:20n'existerait pas
01:04:21sauf que le problème
01:04:21c'est que ce parti
01:04:22malheureusement
01:04:23il n'est pas minoritaire
01:04:26les sondages
01:04:27pour le moment
01:04:28ne le donnent pas
01:04:28au second tour
01:04:29de l'élection présidentielle
01:04:31certains disent
01:04:32que les sondages
01:04:32sont peut-être
01:04:33même sous-estimés
01:04:34mais en tous les cas
01:04:34il y a quand même
01:04:35une tendance
01:04:36il faut le dire
01:04:38qui peut interroger
01:04:39c'est un parti
01:04:40en tous les cas
01:04:40qui est fortement préparé
01:04:43à la présidentielle
01:04:44Jonathan Cixou
01:04:44c'est surtout aussi
01:04:46et avant tout
01:04:47un parti
01:04:48qui même s'il n'est pas
01:04:50majoritaire
01:04:51arrive à imposer
01:04:52son tempo
01:04:53à tout le monde
01:04:54l'agenda politique
01:04:55est dicté
01:04:56par Jean-Luc Mélenchon
01:04:57parce qu'on parlait
01:04:57des problèmes
01:04:59de timing
01:04:59du gouvernement
01:05:00eux en revanche
01:05:00en termes de timing
01:05:01ils ont tout compris
01:05:01parce que c'est eux
01:05:02qui savent parler aux jeunes
01:05:04justement aujourd'hui
01:05:05c'est eux
01:05:05qui savent parler aux jeunes
01:05:06il se trouve que
01:05:07le rassemblement national
01:05:08a beaucoup de succès
01:05:09aussi auprès des jeunes
01:05:09et peut-être
01:05:10de l'autre France
01:05:11dont on parlait
01:05:13tout à l'heure
01:05:13on fait un focus
01:05:15permanent
01:05:15sur l'attractivité
01:05:17de l'extrême gauche
01:05:18pour toute une frange
01:05:19de la jeunesse
01:05:19qui est une réalité
01:05:20il n'y a absolument pas
01:05:21c'est celle qu'on voit dans la rue
01:05:23mais c'est encore une fois
01:05:24une minorité
01:05:25hyper agissante
01:05:26c'est bien ça le problème
01:05:28vous êtes d'accord
01:05:28avec ça ou carré ?
01:05:29oui totalement
01:05:29parce qu'en plus
01:05:30j'ai regardé pour mon émission
01:05:31parce que vous dites
01:05:32qu'à Nantes notamment
01:05:33il y a eu une assemblée générale
01:05:34alors malheureusement
01:05:35je n'ai pas les chiffres
01:05:35mais en fait à Nantes
01:05:36il y a des élèves
01:05:37qui ont demandé
01:05:38à aller en cours
01:05:38et il y a même des élèves
01:05:39qui ont tenté
01:05:40de demander un compromis
01:05:41de dire
01:05:41nous on est pour les revendications
01:05:43mais on n'est pas pour le blocus
01:05:44et donc le problème
01:05:45c'est ça
01:05:46mais le problème
01:05:46c'est qu'une fois de plus
01:05:47non seulement
01:05:48effectivement
01:05:48c'est une tyrannie
01:05:49de la minorité
01:05:50mais c'est que
01:05:50cette minorité
01:05:51qui en plus
01:05:52se drape dans des revendications
01:05:53jeunes
01:05:54et dits manifestés
01:05:55pour les jeunes
01:05:55ils sont incapables
01:05:57d'écouter leur père
01:05:58si je puis dire
01:05:59on voit bien
01:05:59j'ai vu des images
01:06:00de la jeune fille
01:06:01qu'on voit beaucoup
01:06:02de l'Uni
01:06:03Louise Montagnon
01:06:04ces gens
01:06:04ils sont complètement
01:06:06ostracisés
01:06:06par les gens de leur génération
01:06:07notamment dans les facs
01:06:08et dans les lycées
01:06:09et donc c'est ça
01:06:10que je trouve dingue
01:06:11et ça a l'image
01:06:12de LFI en réalité
01:06:13c'est que c'est des gens
01:06:14qui même quand
01:06:15il y a leur père
01:06:16qui essaye de s'adresser à eux
01:06:17ils sont incapables
01:06:18de discuter avec eux
01:06:19d'essayer de trouver un compromis
01:06:20je sais pas
01:06:21ils pourraient laisser rentrer
01:06:21les gens
01:06:22et comme vous dites
01:06:23il y a aussi ceux
01:06:24qui cherchent aujourd'hui
01:06:25à apaiser
01:06:25et il y en a
01:06:26regardez
01:06:29on se mobilise
01:06:32il n'y a pas de soucis
01:06:32c'est vrai
01:06:33en cours
01:06:33il n'y a pas de soucis
01:06:34juste on ne boule rien
01:06:35on peut être rien
01:06:36et on montre que même
01:06:37si on est des jeunes de quartier
01:06:38etc
01:06:39on peut tous se mobiliser
01:06:40dans le calme
01:06:41j'entends
01:06:41il y en a qui sont des pétards
01:06:42c'est ça
01:06:42c'est des gènes
01:06:43et ça sert à rien
01:06:44d'allumer ça
01:06:44à partir du moment
01:06:45où vous faites ça
01:06:46il y en a qui vont
01:06:47commencer à avoir peur
01:06:48je sais pas si vous comprenez
01:06:49ou pas
01:06:49il y en a qui vont
01:06:50commencer à avoir peur
01:06:50vêtement
01:06:51c'est l'heure de l'amour
01:06:52il y en a qui vont
01:06:53fantasier
01:06:54il n'y a pas de blocus
01:06:54etc
01:06:56tout doit se passer bien
01:06:57dans le calme
01:06:58on n'est pas obligé
01:06:58de cramer un truc
01:06:59pour se retourner
01:06:59il y en a
01:07:00et en lycée
01:07:01forcément c'est pas comme nous
01:07:03et même chez nous
01:07:04il y a des problèmes aussi
01:07:05certains ils disent pas
01:07:06certains ils n'en vont pas
01:07:07mais nous on est tous
01:07:08là pour ça aujourd'hui
01:07:09ceux qui disent
01:07:10oui le blocus
01:07:10ça sert à rien
01:07:11etc
01:07:11vous évitez d'aller en cours
01:07:13vous évitez de rien penser
01:07:14mais vous évitez
01:07:15de prendre les choses en moi
01:07:15aujourd'hui
01:07:16pour que demain
01:07:17vos solidarités
01:07:17se passent bien
01:07:18voilà alors ça
01:07:19ça s'est passé à l'homme
01:07:20dans la banlieue de l'île
01:07:21et franchement
01:07:24alors lui effectivement
01:07:25il a choisi de manifester
01:07:26mais dans le calme
01:07:28et il appelle justement
01:07:29à apaiser
01:07:30donc si ça se passait
01:07:31dans le calme
01:07:32on ne serait pas là
01:07:33à en parler
01:07:33depuis presque deux semaines
01:07:35on va terminer là-dessus
01:07:36merci beaucoup
01:07:36Lucas Reiski
01:07:37d'avoir été avec nous
01:07:38merci à Philippe de Gesta
01:07:39Jonathan Sigsou
01:07:40et Maître Gérald Panglon
01:07:42l'actualité continue
01:07:44dans un instant
01:07:44l'édition de la nuit
01:07:45avec Isabelle Piboulot
01:07:46c'est news.fr
01:07:47pour revoir toutes vos émissions
01:07:48merci à Coralie Deleplas
01:07:49qui m'a aidé
01:07:50à préparer justement
01:07:51cette émission
01:07:52je vous souhaite de passer
01:07:53une très belle nuit
01:07:53un bon week-end
01:07:54sur CNews et à lundi
01:07:55Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:58C'est parti