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  • il y a 11 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:01Bonsoir à tous, les casseurs sont nécessaires. Voilà ce qu'a déclaré aujourd'hui Mathieu Kassovitz sur RMC.
00:00:08Les casseurs seraient nécessaires parce que, je cite, les gouvernements ne comprennent que la force. Quel paradoxe !
00:00:14Il y a 30 ans, Mathieu Kassovitz réalisait La Haine, un film devenu culte sur la violence, les banlieues et
00:00:19cette société qui court à la catastrophe.
00:00:22Et dans La Haine, il y a cette phrase devenue célèbre, jusqu'ici tout va bien.
00:00:26C'est exactement ce que certains semblent aujourd'hui nous dire. Des vitrines explosent, jusqu'ici tout va bien.
00:00:32Des policiers sont agressés, jusqu'ici tout va bien. Des commerçants voient leur travail détruit, jusqu'ici tout va bien.
00:00:38Mais quelle terrible défaite démocratique ! On peut comprendre la colère sans excuser la violence, on peut défendre une cause
00:00:44sans défendre les casseurs.
00:00:46La haine racontait une société prisonnière de l'engrenage de la violence.
00:00:50Aujourd'hui, les victimes de ces violences sont des commerçants ruinés, des policiers blessés, des Français qui n'aspirent qu
00:00:56'à vivre en sécurité.
00:00:57Et ça, Monsieur Kassovitz, ce n'est pas du cinéma, c'est la réalité.
00:01:02Bienvenue dans Soir Info, votre grand rendez-vous d'information de fin de soirée pour décrypter, débattre et prendre de
00:01:07la hauteur sur l'actualité.
00:01:08Bonsoir Margot Siffer.
00:01:12Bonsoir Michael, bonsoir à tous. La colère sociale ne retombe pas. 575 000 manifestants ce jeudi dans toute la France,
00:01:19dont 65 000 à Paris.
00:01:21Le cortège parisien s'est déplacé de République à Nation. Quelques tensions ont éclaté.
00:01:26Les policiers ont notamment dû intervenir pour permettre aux pompiers d'éteindre un incendie.
00:01:31Et en région, 192 rassemblements ont été recensés. Laurent Nunez déplore que des centaines de militants radicaux et d'ultra
00:01:37-gauche sont venus les perturber,
00:01:39notamment à Toulouse et Strasbourg. Au total, 448 personnes ont été interpellées dans tout l'Hexagone et 53 membres des
00:01:46forces de l'ordre blessés.
00:01:49Et c'est dans ce contexte que Sébastien Lecornu réunira ce lundi à Matignon une conférence sociale.
00:01:53Les organisations syndicales et patronales seront conviées. Elles réclament toujours une hausse du SMIC et une augmentation des salaires.
00:02:00Près de deux semaines après l'attentat raciste des Yvelines, la mère et les sœurs de Pengo Bossiowangi ont été
00:02:05reçues ce mardi par Emmanuel Macron.
00:02:08Elles évoquent ce jeudi des paroles réconfortantes qui leur ont apporté un précieux apaisement.
00:02:12Elles remercient le chef de l'État pour son attention et son écoute.
00:02:17Et puis c'est la troisième fois cette semaine que de fausses alertes à la bombe perturbent le trafic aérien
00:02:22européen.
00:02:2312 vols en ont été victimes ce jeudi. Il est encore trop tôt pour dire si ces alertes sont liées.
00:02:28Celle adressée à l'aéroport de Sofia est signée d'un groupuscule extrémiste russe nommé combattant de l'État masculin.
00:02:37Et on en parlera, on en parlera d'ailleurs tout à l'heure, on fera le point sur l'enquête
00:02:41concernant toutes ces alertes à la bombe qui touchent l'aérien.
00:02:45On en parlera tout à l'heure avec Claude Moniquet qui est spécialiste terrorisme et renseignements.
00:02:48Merci beaucoup Margot et on vous retrouve à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:52On est avec Karim Abric, Vincent Roy, Carole Guilherme qui est députée Modem des Hauts-de-Seine.
00:02:56On est avec Franck Tapirot, qui va nous rejoindre dans un instant.
00:02:59Vous voyez, je lis bêtement ma fiche.
00:03:01Marc Silvéra est également avec nous, directeur général de l'AMICAL de la Police Nationale.
00:03:05Et puis Michel Valadier, directeur général de la Fondation pour l'école et auteur de École.
00:03:10J'ai choisi la liberté.
00:03:12Bonsoir à tous les cinq.
00:03:13Merci d'être sur ce plateau.
00:03:15Journée de mobilisation sociale partout en France ce jeudi à l'appel de l'intersyndicale pour réclamer notamment la hausse
00:03:22des salaires.
00:03:23À Paris, des individus cagoulés ont commis des dégradations.
00:03:25Boulevard Voltaire provoquant l'intervention des forces de l'ordre.
00:03:29Gaz lacrymogène et charges policières ont également marqué le cortège entre République et Nation.
00:03:33Des affrontements ont aussi éclaté à Rennes et des tensions ont été signalées à Lyon où des cortèges sauvages se
00:03:39sont formés.
00:03:40Dans un instant, on parlera de ceux qui continuent de jeter de l'huile sur le feu.
00:03:44Je l'évoquais il y a quelques instants avec les propos fous et je le dis même dangereux de l
00:03:49'acteur Mathieu Kassovitz sur RMC.
00:03:51Un acteur comme lui a une responsabilité dans ce qu'il dit et c'est évidemment très grave, on l
00:03:56'entendra.
00:03:56Mais d'abord, retour donc sur les images les plus fortes de ce jeudi.
00:04:34Et c'est un petit peu le « jusqu'ici tout va bien » dont je parlais tout à l
00:04:36'heure.
00:04:36C'est-à-dire que là, effectivement, on nous dit que dans l'ensemble, ça a été plus calme.
00:04:41Alors oui, je veux bien, ça a peut-être été plus calme que le chaos du 17 octobre.
00:04:45Il y a tout de même des images, Marc Silvera, des scènes qui sont inacceptables.
00:04:49Aujourd'hui, manifester en France, c'est finalement systématiquement prendre le risque d'avoir des scènes comme celle-ci.
00:04:58Prendre le risque que ça finisse par dégénérer.
00:04:59Tout à fait, malheureusement, on voit des scènes de chaos encore une fois, même si la situation paraît pour certains
00:05:06calme.
00:05:06On est vraiment avec, pour le rappeler, plus de 70 000 policiers et gendarmes mobilisés, des forces de sécurité intérieure
00:05:13qui je salue.
00:05:13Je salue l'ensemble de mes collègues, mes frères d'armes de profession, policiers, pompiers, gendarmes et tous ceux qui
00:05:18sont acteurs pour justement espérer que cela se passe bien.
00:05:22Mais il ne faut pas oublier que derrière ces hommes et femmes, il y a des familles.
00:05:27Et malheureusement, c'est toujours malheureusement le même constat.
00:05:30Des agressions, parfois moins volumineuses, mais peut-être plus intenses, plus fortes, plus sévères, avec une volonté de tuer du
00:05:39policier.
00:05:40Et, pardon, mais des manifestations qui se passent dans le calme, sans aucune scène de violence comme celle qu'on
00:05:47vient de voir à l'image, ça existe ?
00:05:49Il y en a, parce qu'on a tendance à nous dire, non mais là, ça va, il ne s
00:05:52'est pas passé grand-chose.
00:05:53Mais lorsque les agriculteurs ont manifesté, on n'a pas vu de scène comme ça.
00:05:58Lorsque les policiers ont manifesté il y a quelques semaines, ces scènes-là, on ne les a pas vues non
00:06:02plus.
00:06:02Carole Guilherme, les forces de l'ordre interviennent, dispersent, interpellent.
00:06:06Mais on voit que finalement, les violences se répètent samedi après samedi.
00:06:11Alors là, c'était même jeudi.
00:06:12C'est-à-dire maintenant, ça va être deux fois par semaine maintenant.
00:06:14On ne peut évidemment pas du tout se satisfaire de cette situation, de ces manifestations qui dégénèrent systématiquement.
00:06:21Et comme vous dites, on ne peut évidemment pas se satisfaire de cette espèce de rituel que l'on pourrait
00:06:26ressentir samedi après samedi ou désormais aussi en semaine.
00:06:30Après, il faut rappeler par rapport notamment aux manifestations, à la manifestation du 17 octobre,
00:06:35qui est un dispositif de sécurité qui a été mis en place, qui permet aussi de contingenter ce phénomène de
00:06:39violence-là.
00:06:40Alors, la réalité dans la manifestation d'aujourd'hui, notamment à Lyon, c'est qu'il y a des groupuscules,
00:06:45d'extrême-gauche notamment,
00:06:46des black blocs, qui ont cherché justement à provoquer ce phénomène de violence.
00:06:50Oui, mais c'est ce qui se passe à chaque fois, maintenant.
00:06:52Oui, mais la réalité des choses, c'est que l'État, le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre,
00:06:56a fait en sorte que le dispositif de sécurité puisse être renforcé, notamment après les manifestations du 17 octobre.
00:07:02Aujourd'hui, on a 70 000 forces de l'ordre, policiers, gendarmes, qui ont pu être déployés
00:07:06et qui ont permis, en tout cas, un maintien de l'ordre avec des désagréments.
00:07:10C'est certain et c'est tout à fait condamnable.
00:07:13Vous le répétiez tout à l'heure.
00:07:15Il y a aussi des acteurs culturels ou des responsables politiques qui font jeu de tout cela.
00:07:23Je pense au maire de Saint-Denis qui avait pu évoquer une forme de violence légitime.
00:07:26Tout cela doit être évidemment condamné, puisque cela incite justement à ces violences.
00:07:31Sauf qu'à un moment donné, vous parlez, effectivement, c'est le cas à chaque fois maintenant,
00:07:36de ces groupes d'ultra-gauche qui viennent, effectivement, pas pour manifester,
00:07:40mais pour créer du désordre.
00:07:42C'est maintenant devenu une habitude.
00:07:44On le sait, c'est-à-dire que lorsque ces manifestations vont se produire,
00:07:47on sait que ces groupes...
00:07:49C'est aussi pour ça que le dispositif de sécurité a été renforcé.
00:07:54Oui, mais jusqu'à quand ?
00:07:55C'est-à-dire qu'à un moment donné...
00:07:56Vincent Roy, je veux bien qu'effectivement le dispositif ait été renforcé,
00:08:02mais il y a un moment donné, il va peut-être falloir se poser d'autres questions.
00:08:04Je ne suis pas en train de dire qu'il faut remettre en cause le droit à manifester.
00:08:08Mais lorsqu'on sait qu'à partir du moment où il va y avoir un rassemblement de ce type,
00:08:13il va y avoir des groupes violents, des groupes d'ultra-gauche,
00:08:16qui vont se joindre à ce mouvement,
00:08:18et qu'il va falloir mettre en place un dispositif démentiel pour tenter de calmer les choses,
00:08:27il faut à un moment donné trouver une parade.
00:08:29Bon, écoutez, de toute façon, tout le monde l'a vu,
00:08:32nous vivons en ce moment sous la dictature des minorités.
00:08:38En tous les cas, d'une minorité, puisque c'est grosso modo très peu de gens qui mettent le bazar.
00:08:44Simplement, ils sont particulièrement actifs.
00:08:47Effectivement, dès lors que nous aurons une manifestation...
00:08:49Alors si c'est très peu de gens et qu'on les connaît, pourquoi est-ce qu'on les...
00:08:52Ah ben ça, c'est une vraie question.
00:08:53C'est-à-dire qu'il y en a un certain nombre qu'on est capable d'arrêter ou d
00:08:58'empêcher de venir en amont,
00:09:00et puis il y en a d'autres, manifestement, on n'en est pas capable.
00:09:03Donc on est quand même un peu débordé par cette minorité.
00:09:06On n'en est pas capable ou on n'a pas envie de le faire ?
00:09:08L'est-on débordé volontairement ou se laisse-t-on déborder ?
00:09:15Ça, c'est une vraie question à laquelle, personnellement, je n'ai pas de réponse.
00:09:19Mais c'est vrai que, pour ce qui est des agitateurs les plus violents,
00:09:24il me semble bien quand même qu'on peut arriver à les identifier et à les mettre hors d'état
00:09:31de nuire.
00:09:32Donc est-ce qu'il y a une volonté ou non de les mettre hors d'état de nuire ?
00:09:36C'est une vraie question.
00:09:37Quoi qu'il en soit, il y a quand même eu une manifestation qui, aujourd'hui, s'est plutôt bien
00:09:42passée.
00:09:43Je dis bien passée parce qu'on a en tête quand même les images du 17 octobre.
00:09:48Donc il y a...
00:09:49Vincent, je suis désolé, mais en fait, c'est quelque chose qui, depuis un moment, commence à m'agacer un
00:09:55peu.
00:09:55C'est-à-dire que ça s'est bien passé, mais en quoi ça s'est bien passé ?
00:09:58C'est toutes les semaines ?
00:09:59Non, non, non, non.
00:09:59C'est deux fois par semaine maintenant ?
00:10:01Non, ça s'est moins mal passé.
00:10:03Donc toutes les semaines, mobiliser 70 000 policiers, c'est que ça se passe bien ?
00:10:08Mais alors, cher ami, il va falloir vous habituer parce qu'il ne me semble pas que la pression...
00:10:13Pour que vous ne voyez pas ces scènes, il faudrait pratiquement, aujourd'hui, qu'il n'y ait pas de
00:10:18manifestation.
00:10:19Or, des manifestations, il va y en avoir.
00:10:21Et on vous a même donné, me semble-t-il, un calendrier relativement précis.
00:10:26Oui, mais à un moment donné, il va falloir se poser les bonnes questions.
00:10:29Non, je ne suis pas d'accord avec ça parce que...
00:10:31Franck Tapirot, bonsoir Franck d'ailleurs.
00:10:33Justement, se dire bonsoir, se dire il faudrait supprimer...
00:10:36Enfin, en gros, tant qu'il y a des manifestations, ça sera comme ça.
00:10:39Je ne suis pas d'accord.
00:10:40Le droit à manifester, on l'a dit, ce n'est pas le droit à casser.
00:10:43Mais s'il y avait une autorité et s'il a peur de changer de camp, on n'aurait pas
00:10:46ce genre de scènes.
00:10:47Ça fait depuis la première crise des Gilets jaunes qu'on vit systématiquement...
00:10:51Vous n'avez pas l'impression de vivre un replay permanent ?
00:10:53Pardon, on va...
00:10:54On peut remonter dans le temps jusqu'en 68 ans.
00:10:58Bien sûr, mais sauf que là, ça devient de plus en plus grave.
00:11:00Plus en plus grave parce qu'on voit qu'en face, ils n'ont pas peur.
00:11:03La peur, elle est là, elle est masquée sur les gens qui nous défendent,
00:11:06qui nous protègent, qui ont plus peur que les casseurs.
00:11:08Ce n'est pas possible.
00:11:09Le droit à manifester, je veux bien, mais à ce qu'à un moment donné,
00:11:11on ne peut pas se dire qu'il y a un risque qui est trop important.
00:11:15Donc, on ne peut pas autoriser ces manifestations.
00:11:17Ah, mais...
00:11:19Non, mais vous diront que ce n'est pas les mêmes qui...
00:11:20Il y a des dispositifs qui ont pu être pris entre des couvre-feu,
00:11:23des interdictions de manifester aussi dans certains départements.
00:11:26Encore une fois, suite au 17 octobre, l'État a pris ses responsabilités.
00:11:30On ne peut pas s'habituer à ces scènes de violence-là.
00:11:32Je crois qu'il y a des dispositifs qui sont faits, qui sont pris.
00:11:35Et par ailleurs, il y a des revendications qui remontent
00:11:37auxquelles le gouvernement va évidemment répondre à un moment ou à un autre.
00:11:40Lundi prochain, notamment avec cette conférence sociale.
00:11:43Qui peut être à double sens, cette conférence sociale.
00:11:45Absolument, on verra ça lundi.
00:11:45Puisque nous avons un policier dans le studio,
00:11:48je voudrais poser une question.
00:11:49J'ai lu, je crois, que les règles d'engagement de la police
00:11:53ont été modifiées.
00:11:54Et que les forces de l'ordre ont eu l'ordre d'intervenir
00:11:58dès le moindre incident, en étant au plus près des incidents.
00:12:02Sur la dernière manifestation.
00:12:02Sur la dernière manifestation.
00:12:03Oui, tout à fait, le contact est un peu plus présent.
00:12:06Mais c'est vrai qu'on craint, bien évidemment,
00:12:08à une scène qu'on ne voudrait pas.
00:12:10Un jeune, entre guillemets, qui soit vraiment, réellement blessé.
00:12:14Parce que ce n'est pas le but.
00:12:14Le syndrome Malik-Pikin, tout à fait.
00:12:16Parce que ça va nous retomber dessus, psychologiquement aussi.
00:12:19Nous avons aussi des enfants.
00:12:20Donc l'idée, entre guillemets, c'est d'abord de respecter
00:12:23les règles qui sont données par les policiers,
00:12:26par les pompiers, par les gendarmes.
00:12:27Parce que c'est des interventions en tout temps, en tout lieu et en tout moment.
00:12:30Et c'est vrai que, je pense, avec 70 000 policiers et gendarmes
00:12:35mobilisés chaque week-end, ça fait beaucoup.
00:12:38Vraiment, vraiment.
00:12:38Là, il faudrait une réponse pénale vraiment très, très ferme.
00:12:41Et je pense qu'on pourrait revenir au sujet que vous avez évoqué.
00:12:45Concernant ces jeunes qui rentrent et qui sortent du commissariat
00:12:48en s'en foutant complètement du système et de toute la République
00:12:51et en insultant, en sortant du commissariat avec des noms d'oiseaux.
00:12:56Donc, à un moment donné, je pense que le ministre de l'Intérieur,
00:12:59lui, a conscience de tout ce qui se passe.
00:13:01Bien évidemment, il prend les responsabilités
00:13:03puisqu'il l'a assumé récemment.
00:13:05Il est derrière ses troupes.
00:13:07Mais à un moment donné, la justice doit aussi répondre
00:13:09et doit faire face à tous ces jeunes criminels, barbares,
00:13:12qui veulent détruire la République.
00:13:14Et il y en a marre, tout simplement.
00:13:15Alors, encore une fois, les forces de l'ordre étaient prises pour cible
00:13:17dans les slogans de certains manifestants,
00:13:19souvent d'ailleurs les plus jeunes.
00:13:21Écoutez.
00:13:47Carima, ça fait deux mois et demi
00:13:48que les collègues de Marc Silvéra se font insulter,
00:13:53violenter chaque week-end et même plus,
00:13:55puisqu'encore une fois, là, c'était jeudi.
00:13:57Oui.
00:13:58En fait, juste aujourd'hui, on parle d'une cinquantaine
00:14:01de policiers et gendarmes blessés.
00:14:03Il y avait à peu près...
00:14:05La dernière fois, on parlait de près de 1 000 policiers,
00:14:07là, au total, qui ont été blessés
00:14:08dans le cadre de ces dernières manifestations.
00:14:10Donc, c'est énorme.
00:14:11Et moi, je pense aussi, cet encouragement à la violence,
00:14:14en fait, c'est qu'il est très présent aussi,
00:14:17quelque part, dans le discours.
00:14:18C'est-à-dire, je pense que certaines personnes
00:14:21se sentent même légitimées à commettre des actes de violence,
00:14:23parce que dès le départ, c'est comme si...
00:14:25On évoque souvent, oui, mais vous savez,
00:14:28simplement discuter, simplement se rencontrer,
00:14:31ça ne suffit pas.
00:14:32La violence politique fait partie, finalement,
00:14:34de l'histoire de la France.
00:14:36On a entendu beaucoup ce discours.
00:14:38Donc, non seulement il y a cet aspect du sentiment d'impunité,
00:14:42vous voyez, finalement, des fois,
00:14:44la justice ne suit pas toujours.
00:14:45Oui, il y a des interpellations,
00:14:46mais est-ce que pour des actes de violence, de pillage,
00:14:50y a-t-il des conséquences, disons, qui sont rédhibitoires,
00:14:53qui vont faire en sorte que, véritablement,
00:14:55ça posera un frein?
00:14:56Non. La vérité, c'est que non.
00:14:58Il y a encore ce sentiment un peu d'impunité.
00:15:00Et en plus, il y a ce discours de légitimation de la violence
00:15:04qu'on entend depuis, je vais dire,
00:15:06depuis des mois, mais depuis des semaines.
00:15:07Et ça s'accélère en plus.
00:15:09Et en plus, on sera dans cette période présidentielle
00:15:11où, finalement, ce sera les semaines de tous les dangers.
00:15:15Alors, ce matin, sur CNews et Europe 1,
00:15:18c'est Robert Ménard qui était l'invité de la grande interview.
00:15:22Et il disait, lui, qu'il était, et c'est vrai,
00:15:24il était étonné, finalement, du calme des policiers
00:15:27après deux mois et demi de manifestations et de violences.
00:15:31Écoutez.
00:15:33Moi, je suis étonné de leur calme.
00:15:36Je suis étonné, aux policiers, de leur retenue.
00:15:39Je me dis, mais les mecs, ils sont héroïques.
00:15:41Les types les insultent, leur jettent des trucs sur la figure,
00:15:45les menacent, et eux, ils font tout pour blesser personne.
00:15:49Enfin, attendez.
00:15:50Et oui, il y a de temps en temps, oui, de temps en temps,
00:15:52il y a un problème et un truc qui est regrettable
00:15:55pour celui qui a une main qui a perdu.
00:15:57Juste, il faut d'abord leur dire merci, les remercier,
00:16:01et leur dire qu'on est derrière eux.
00:16:05Marc-Sylvera, un mot là-dessus ?
00:16:06Oui, tout à fait.
00:16:07C'est ce que je viens de dire sur votre plateau tout à l'heure.
00:16:09C'est qu'on se permet tout et n'importe quoi
00:16:12envers les forces de sécurité intérieures,
00:16:14avec ces mots d'ACAB que l'on entend régulièrement,
00:16:17que tout le monde déteste la police.
00:16:20Mais franchement, c'est quoi l'avenir de ces jeunes ?
00:16:21On n'est même plus dans une revendication lycéenne.
00:16:24On est carrément sur des slogans anti-flics.
00:16:26On veut tuer du flic.
00:16:27On a aperçu sur la manifestation
00:16:29où ils ont déguisé un CRS, etc.,
00:16:34en le brûlant, et c'est avec des applaudissements et une joie.
00:16:37Mais dans quel monde vit-on, franchement ?
00:16:39C'est devenu, en fait, grand public, mainstream, comme on dit.
00:16:42C'est que ce discours, ACAB, anti-police,
00:16:45vous le voyez à une époque,
00:16:47que c'était quand même très, très minoritaire.
00:16:49C'était cantonné à une extrême-gauche,
00:16:52c'était cantonné au black bloc,
00:16:53c'était cantonné à des mouvements,
00:16:55certains diront plus anarchistes,
00:16:57mais ça restait quand même une minorité.
00:16:59Et maintenant, on a l'impression
00:17:01que c'est quelque chose qu'on entend,
00:17:03mais tous les jours,
00:17:04et qui s'est presque généralisé,
00:17:06comme s'il y a une forme de banalisation,
00:17:08et il y a une forme de conformisme aussi.
00:17:10On applaudit.
00:17:11Oui, tout le monde déteste la police.
00:17:12C'est presque devenu une sorte de rituel.
00:17:16Je voudrais mettre l'accent sur un point,
00:17:20c'est que ces jeunes ont des parents,
00:17:22pour la plupart.
00:17:23Vous avez raison.
00:17:24Et le problème que nous rencontrons à l'école,
00:17:28et le problème qui se rencontre dans la rue,
00:17:31vient de ce que, depuis 50-60 ans,
00:17:34l'autorité parentale a été démonétisée,
00:17:38déconsidérée,
00:17:39et l'autorité de l'État a suivi.
00:17:42Toute autorité, aujourd'hui,
00:17:43est montrée du doigt.
00:17:45Le fait d'attaquer un camion de pompiers
00:17:47montre qu'on est passé au-delà.
00:17:50Il n'y a plus de réflexion,
00:17:51il n'y a plus de stratégie,
00:17:56de pensée derrière cela.
00:17:58Et un autre chiffre également.
00:17:59Le ministre de l'Éducation nationale,
00:18:01cet après-midi,
00:18:01a déclaré que le ministère a recensé
00:18:04davantage de professeurs, éducateurs, directeurs blessés
00:18:07que de policiers blessés.
00:18:10Et là, c'est quelque chose qui,
00:18:15comment dirais-je,
00:18:16devrait sonner comme une alerte.
00:18:19On va parler de l'école dans un instant.
00:18:21On va parler des différentes revendications.
00:18:23De l'école, mais pas que,
00:18:24puisque c'était une journée de mobilisation
00:18:25de l'intersyndicale aujourd'hui.
00:18:27Il y avait énormément de secteurs
00:18:28qui étaient mobilisés.
00:18:29On en parlera.
00:18:30Mais juste avant,
00:18:31j'aimerais qu'on parle aussi
00:18:33de ceux qui jettent de l'huile
00:18:34sur le feu.
00:18:35On l'évoquait tout à l'heure.
00:18:36C'est le cas de l'acteur Mathieu Kassovitz
00:18:38qui a tenu des propos fous.
00:18:40Encore une fois, dangereux.
00:18:41On est dans la récidive, là.
00:18:43Parce que ce n'est pas la première fois
00:18:45qu'il y a ce type de feu.
00:18:47Avec les petites explosions,
00:18:48il expliquait comment on avait truffé
00:18:50les deux tours jumelles d'explosifs.
00:18:52Écoutez, je pense qu'il est
00:18:53dans un autre monde depuis longtemps.
00:18:54Écoutons Mathieu Kassovitz
00:18:55sur RMC aujourd'hui.
00:18:58Aucun problème avec ce que vous avez dit
00:18:59justement dans le média.
00:19:01Qu'est-ce que j'ai dit dans le média ?
00:19:02Les vitrines,
00:19:05si vous êtes honnête intellectuellement,
00:19:06les vitrines peuvent être cassées
00:19:07par des pilleurs
00:19:08parce que c'est le seul moyen
00:19:09d'être entendus.
00:19:10Vous pensez que vous,
00:19:11vous n'avez pas une responsabilité
00:19:12des politiques par rapport
00:19:12à votre discours ?
00:19:13Pas n'importe quelle vitrine ?
00:19:14Déjà, c'était après les casses.
00:19:17Et puis ça fait 30 ans
00:19:17que je dis la même chose.
00:19:18Les casseurs sont nécessaires.
00:19:20Ah oui, mon Dieu.
00:19:22Malheureusement.
00:19:22Donc alors la violence légitime.
00:19:24Malheureusement.
00:19:24Vous savez que vous...
00:19:26Attends, il faut expliquer pourquoi.
00:19:28Les casseurs sont nécessaires
00:19:29parce que les gouvernements
00:19:30ne comprennent que la force.
00:19:32Et malheureusement,
00:19:33si encore une fois,
00:19:34si encore une fois,
00:19:35on revenait à la base des problèmes
00:19:37au lieu de crier sur les symptômes...
00:19:41Carole Guilherme,
00:19:42vous pensez quoi
00:19:43des propos de Mathieu Kassovitz ?
00:19:44Il est resté dans la haine, là.
00:19:46Oui, c'est complètement inacceptable
00:19:48et complètement hallucinant
00:19:49ce type de propos.
00:19:50Mais c'est dangereux.
00:19:51Je veux dire, il faut rappeler...
00:19:52À un moment, il faut rappeler
00:19:52les fondamentaux.
00:19:53Évidemment, il y a un droit
00:19:54de manifester qui est garanti
00:19:56par notre État de droit
00:19:58mais qui a évidemment sa limite
00:20:00non à toute forme de violence,
00:20:01non à toute forme de pillage
00:20:02et non à toute forme de casse.
00:20:04Évidemment, le fait d'aller légitimer
00:20:06ce discours est totalement inacceptable.
00:20:08Le discours qui a pu être tenu
00:20:09notamment par une fraction
00:20:10de l'échec qui est politique,
00:20:12les LFI, notamment le maire de Saint-Denis,
00:20:15quand il évoque le fait
00:20:16que la violence puisse être légitime,
00:20:18c'est évidemment totalement attentatoire
00:20:20à l'État de droit.
00:20:21Donc là, manifestement,
00:20:22on est dans une idéologie
00:20:23qu'il assume complètement
00:20:24mais qui est complètement inacceptable aussi
00:20:25parce que demain, ça veut dire
00:20:26qu'on ne sait plus vivre
00:20:27les uns avec les autres.
00:20:28Franck Tapirot,
00:20:30je l'aime beaucoup moi comme acteur.
00:20:31Dans la haine, il était très bien.
00:20:33J'ai un peu l'impression
00:20:34qu'il a pris son rôle
00:20:35un peu trop à cœur
00:20:36mais il a une responsabilité.
00:20:39C'est une personnalité
00:20:40qui est suivie.
00:20:42Effectivement, il y a la haine,
00:20:43il y a énormément de...
00:20:45Il a une très grande filmographie,
00:20:47il y a la série
00:20:48Le Bureau des Légendes,
00:20:48Le Bureau des Légendes
00:20:49dans lequel il a cartonné.
00:20:51Quand on tient de tels propos
00:20:52pour une personnalité comme lui,
00:20:54vous imaginez le danger
00:20:55que ça représente ?
00:20:56Oui, et à la fois,
00:20:57ils sont où les autres ?
00:20:58Mais ils sont où les autres ?
00:21:00Parce que...
00:21:00Les autres.
00:21:01On pointe toujours du doigt
00:21:02à Mathieu Kassovitch,
00:21:03j'ai été le premier à le faire,
00:21:04pour dire que ça fait des années
00:21:05que depuis le 11 septembre
00:21:07jusqu'à aujourd'hui,
00:21:07il n'arrête pas de sortir
00:21:08des élucubrations inouïes.
00:21:10À vous dire,
00:21:11c'est que ses collègues du métier,
00:21:12personne ne le dénonce.
00:21:12Est-ce que vous avez vu
00:21:17d'autres artistes
00:21:19pour défendre le droit
00:21:20de manifester dans le calme ?
00:21:22Personne.
00:21:22Donc, on ne laisse que
00:21:22des fous furieux comme lui
00:21:24sur les plateaux
00:21:25et les autres,
00:21:27personne ne parle.
00:21:28Donc, encore une fois,
00:21:28oui, il faut critiquer
00:21:29ce qu'il a dit,
00:21:30mais de toute façon,
00:21:30on n'écoute plus,
00:21:31ça fait tellement d'années,
00:21:32on n'est plus surpris.
00:21:32Mais les autres,
00:21:33ils sont où ?
00:21:34Ils sont où les artistes,
00:21:35les comédiens,
00:21:36les comiques,
00:21:37soi-disant,
00:21:38les acteurs,
00:21:38les joueurs de foot ?
00:21:39Ils sont où ?
00:21:40Ils sont de nulle part.
00:21:41Pourquoi ?
00:21:42Parce que tout le monde a peur.
00:21:42Je vous ai dit tout à l'heure,
00:21:44c'est un problème de peur.
00:21:45Le gouvernement a peur,
00:21:46le château a peur,
00:21:48les banlieues risquent
00:21:49de s'embraser.
00:21:49Après, vous avez malheureusement
00:21:50des policiers
00:21:51qui doivent maîtriser
00:21:52justement la force publique
00:21:54pour nous défendre,
00:21:55nous, citoyens.
00:21:55Et eux, aujourd'hui,
00:21:57c'est eux qui ont peur.
00:21:57Peur de faire ce geste-là,
00:21:59peur de faire ce geste-là.
00:22:00Il faut être cohérent
00:22:01avec cela,
00:22:02alors que eux, c'est nous.
00:22:03Et donc, je vais vous dire,
00:22:04ce n'est pas seulement
00:22:04un climat de guerre civile
00:22:05qu'il y a,
00:22:06il y a un climat de guerre civique.
00:22:08Moi, quand j'entends ça,
00:22:09c'est de l'irresponsabilité inouïe.
00:22:12C'est-à-dire que c'est
00:22:13de l'anticivisme.
00:22:14C'est de l'incivisme absolu.
00:22:16Et on vient marcher sur nos valeurs,
00:22:18marcher sur l'état de droit,
00:22:20marcher sur le droit de manifester.
00:22:22Parce que dans la tête des jeunes,
00:22:23je prends les moins de 15 ans,
00:22:25dans leur tête, manifester,
00:22:26ça veut dire quoi ?
00:22:27Ça veut dire casser.
00:22:28Donc, c'est pour ça que je vous dis
00:22:29que cette guerre civique,
00:22:31aujourd'hui,
00:22:32nous amènera vers une guerre civile
00:22:33si on ne l'enraye pas.
00:22:34Vous vous rendez compte
00:22:34de ce qu'il est en train de dire
00:22:35pour les commerçants,
00:22:37notamment, qui l'écoutent,
00:22:38dont certains ont perdu.
00:22:40Je moque absolument des commerçants.
00:22:43Vous savez,
00:22:43quand je l'écoute,
00:22:44la réflexion...
00:22:45Vous avez raison,
00:22:46il s'en moque
00:22:46parce que lui,
00:22:47déjà, il vit dans un...
00:22:48Enfin, pardon,
00:22:49mais c'est un acteur
00:22:50qui a bien gagné sa vie,
00:22:51qui a un petit confort.
00:22:52Oui, oui.
00:22:53Non, mais c'est comme on disait en 68,
00:22:56d'où tu parles.
00:22:57Exactement.
00:22:58Mais lorsque j'écoutais ces propos
00:23:00et que je regardais ces images,
00:23:01je me disais qu'on a beaucoup,
00:23:02pendant une période,
00:23:02parlé des territoires perdus
00:23:04de la République.
00:23:05On devrait de temps en temps
00:23:05parler des cerveaux perdus
00:23:07de la République.
00:23:07Parce que, pardonnez-moi,
00:23:09mais ce qu'il dit là
00:23:10est une phrase absolument
00:23:12anti-républicaine.
00:23:13Concernant les revendications,
00:23:15elles sont nombreuses
00:23:16parce qu'il y avait beaucoup
00:23:16de secteurs,
00:23:17on le disait,
00:23:17dans la rue aujourd'hui.
00:23:19Éducation,
00:23:19enseignement supérieur,
00:23:20transport, santé,
00:23:21fonction publique, industrie.
00:23:23Écoutons certains manifestants
00:23:24interrogés aujourd'hui.
00:23:27Je suis là parce que
00:23:28ce qui concerne la jeunesse
00:23:29concerne tout le pays.
00:23:31Ils disent tout haut
00:23:32ce que beaucoup de gens
00:23:34qui n'ont plus leur âge
00:23:35pensent aussi.
00:23:37Parcoursup,
00:23:38on a eu juste une annonce
00:23:40de remplacement,
00:23:41mais pas comment,
00:23:42ni pourquoi.
00:23:43Et en 2028,
00:23:44sachant qu'en 2028,
00:23:45ils ne seront même plus
00:23:46au pouvoir,
00:23:47si tout va bien.
00:23:49Ça fait 10 ans
00:23:50qu'on a Macron,
00:23:51donc on n'en attend plus
00:23:51grand chose.
00:23:53Donc maintenant,
00:23:54il faut que le monde
00:23:55du travail se mobilise
00:23:56pour obliger ce gouvernement
00:23:58à enfin ouvrir les yeux
00:23:59et voir tous les dégâts
00:24:00qu'il a faits.
00:24:01et peut-être préparer
00:24:02les élections
00:24:03pour dire qu'il faut
00:24:04autre chose,
00:24:05d'autres choix
00:24:06que ces choix
00:24:07ultra-libéraux.
00:24:08Karima,
00:24:08quand il y a autant
00:24:09de secteurs différents
00:24:11qui manifestent,
00:24:12comment s'y retrouver
00:24:13dans les revendications
00:24:14de chacun ?
00:24:15Ce n'est pas possible.
00:24:16C'est compliqué
00:24:16en tous les cas.
00:24:17Oui, tout à fait.
00:24:18En ce moment,
00:24:18en fait,
00:24:19il y a une forme
00:24:19d'expression de colère,
00:24:22de mal-être,
00:24:22et ça,
00:24:23il faut l'entendre.
00:24:23Je pense qu'il y a
00:24:25cette mobilisation aussi
00:24:26pour exprimer ce malaise
00:24:29dans la société,
00:24:31ces critiques aussi,
00:24:32la question de la vie chère,
00:24:33des salaires,
00:24:34aussi les gens qui se disent
00:24:35qu'il y a une classe moyenne
00:24:36qui travaille
00:24:37et qui a du mal
00:24:38à finalement boucler
00:24:39les fins de mois.
00:24:40Mais c'est pour ça
00:24:41que c'est la principale
00:24:42préoccupation des Français
00:24:43aujourd'hui.
00:24:43Et ça, c'est important
00:24:44et c'est pour ça
00:24:45que de faire véritablement
00:24:46cette distinction
00:24:46et de dire,
00:24:47dès le départ,
00:24:48moi, je me dis,
00:24:49le 17 octobre,
00:24:50quand il y a eu
00:24:50ces manifestations
00:24:52et les débordements
00:24:53qu'il y a eu,
00:24:53ça a semblé tellement
00:24:54difficile de condamner
00:24:55les violences pour certains.
00:24:57Donc, je ne trouve pas
00:24:57que c'est quelque chose
00:24:58de l'ordre minoritaire.
00:25:01Non, c'est un discours
00:25:02qui a préparé aussi,
00:25:04quand on entendait
00:25:05M. Bali Bagayoko
00:25:06qui disait que oui,
00:25:07dans certains cas,
00:25:08la violence,
00:25:08elle est légitime.
00:25:09Quand on entend,
00:25:10finalement,
00:25:11bon, aujourd'hui,
00:25:12on a entendu
00:25:12Mathieu Kassovitz,
00:25:13mais il n'est pas
00:25:13le seul aussi.
00:25:14Donc, il y a cette idée
00:25:15de cette légitimation
00:25:16de la violence
00:25:17qui fait, oui,
00:25:18que finalement,
00:25:19on porte moins attention
00:25:21à ces revendications
00:25:22parce qu'on ne peut pas
00:25:23manifester si la ville
00:25:25est complètement barricadée.
00:25:27Il y a aussi
00:25:28l'idée d'un chaos formidable
00:25:29parce que lorsqu'on entend
00:25:31Mme Sophie Binet
00:25:32nous expliquer
00:25:33qu'il faut augmenter
00:25:35le SMIC
00:25:36et le porter
00:25:36à 1 700 euros,
00:25:38quand on entend
00:25:38qu'il faut revaloriser
00:25:40toujours de la même,
00:25:41qu'il faut revaloriser
00:25:42les pensions de retraite
00:25:44dans les conditions actuelles
00:25:45de température
00:25:46et de pression,
00:25:46c'est-à-dire dans la situation
00:25:47économique dans laquelle
00:25:48nous sommes,
00:25:49ça ne sert qu'à exciter
00:25:53les marchés financiers
00:25:54et ça n'arrange absolument rien.
00:25:57C'est quand même
00:25:57remettre de l'huile sur le feu.
00:25:58Alors, je veux bien
00:25:59qu'on manifeste
00:25:59pour le pouvoir d'achat,
00:26:01je veux bien qu'on manifeste
00:26:02pour ces questions-là,
00:26:03mais on voit quand même
00:26:04une CGT
00:26:05qui a envie,
00:26:06à côté de Jean-Luc Mélenchon,
00:26:08qui a vraiment envie
00:26:10de mettre le bazar.
00:26:11Alors, il y a aussi
00:26:12la question de l'éducation
00:26:13et Michel Valadier
00:26:14est avec nous,
00:26:15je le rappelle,
00:26:15directeur général
00:26:16de la Fondation
00:26:17pour l'école,
00:26:18concernant l'éducation
00:26:19et l'enseignement supérieur,
00:26:20qu'en est-il des revendications
00:26:21de départ
00:26:22sur lesquelles,
00:26:23d'ailleurs,
00:26:24le gouvernement
00:26:24a déjà beaucoup cédé ?
00:26:27Alors, les revendications
00:26:29de départ,
00:26:30si l'on veut forcer le trait,
00:26:33c'est que nous sommes passés
00:26:35du bac pour tous
00:26:36il y a 20 ans
00:26:38à l'université pour tous.
00:26:40En fait, c'est ça
00:26:41la revendication.
00:26:43Un syndicat censé être responsable
00:26:45a tout de même demandé
00:26:46la création de 250 000 places
00:26:48à l'université.
00:26:50Donc, si l'on veut faire
00:26:51un peu d'histoire en une minute,
00:26:53la création du collège unique...
00:26:55Donc, on fait déjà partie
00:26:56des plus nulles
00:26:57dans les classements PISA
00:26:58et là, ce qu'on veut faire,
00:26:59c'est rebaisser encore le niveau.
00:27:01Mais c'est-à-dire,
00:27:01en fait, aujourd'hui,
00:27:02on refuse le principe même
00:27:04de la sélection.
00:27:05On fait croire à des gosses
00:27:07qu'ils vont avoir le bac.
00:27:09Une fois qu'ils ont le bac,
00:27:10on leur fait croire
00:27:12qu'ils vont pouvoir
00:27:13avoir un bac plus 5
00:27:15et donc obtenir un master
00:27:17pour ceux qui n'ont pas
00:27:17les capacités
00:27:18de faire une classe préparatoire,
00:27:19etc.
00:27:20Nous avons 80% de bacheliers
00:27:22d'une classe d'âge en France.
00:27:23En Suisse, 15%.
00:27:26En Suisse,
00:27:26il y a 15% de bacheliers.
00:27:28Je ne crois pas
00:27:29que la Suisse soit
00:27:29un pays du tiers-monde.
00:27:31Que se passe-t-il en Suisse ?
00:27:32Les filières professionnelles
00:27:33sont valorisées.
00:27:34À partir du collège,
00:27:35les gamins qui ont
00:27:35une intelligence plus pratique
00:27:36sont orientés
00:27:37vers des métiers
00:27:38à forte valeur ajoutée
00:27:40où on travaille le bois,
00:27:41on travaille l'horlogerie,
00:27:41etc.
00:27:42Et donc,
00:27:43ils font des études
00:27:44beaucoup plus courtes.
00:27:45On en parlera
00:27:45de l'exemple de la Suisse.
00:27:46D'ailleurs, tout à l'heure,
00:27:47on sera avec Lénaré
00:27:48qui nous rejoindra sur ce plateau
00:27:49qui est journaliste
00:27:50TCI,
00:27:50c'est conseillère municipale
00:27:51à Genève
00:27:51et qui nous parlera
00:27:52effectivement de l'exemple
00:27:53de ce pays.
00:27:54Et ce qui fait qu'en France,
00:27:55par exemple,
00:27:55prenez le cas des masters.
00:27:56En France,
00:27:57vous avez 28% de masters,
00:27:59donc Bac plus 5.
00:28:00En Allemagne, 15%.
00:28:03Savez-vous
00:28:03qui est le premier employeur
00:28:04des masters en France ?
00:28:05C'est la grande distribution.
00:28:09Parce qu'on pousse des gosses
00:28:11à passer,
00:28:11à avoir un Bac plus 5.
00:28:13Et quand ils se présentent
00:28:14sur le marché du travail,
00:28:15ils disent
00:28:15j'ai fait un Bac plus 5,
00:28:16mais le Bac plus 5,
00:28:17ça n'est pas Central Paris.
00:28:18Carole Guilherme,
00:28:19le constat,
00:28:19il est terrible aujourd'hui.
00:28:21C'est-à-dire que là,
00:28:22on est en train de...
00:28:23On court à la catastrophe,
00:28:25si on entend Michel Valadier,
00:28:26pour notre jeunesse
00:28:27et donc pour l'avenir
00:28:28de notre société.
00:28:29Il y a quand même...
00:28:31Alors, je suis assez d'accord,
00:28:33évidemment,
00:28:34avec ce qui vient d'être dit
00:28:35sur le constat.
00:28:36Encore une fois,
00:28:36on a quand même des études,
00:28:37l'étude PISA qui vient de sortir,
00:28:39qui nous démontre aussi
00:28:40qu'il y a un questionnement
00:28:41à avoir sur le niveau
00:28:43de nos élèves.
00:28:44Mais ça va avec.
00:28:45Et ça va avec, absolument.
00:28:47Mais aujourd'hui,
00:28:48par rapport à ces revendications
00:28:49qui ont pu être portées,
00:28:51j'ai moi-même,
00:28:51comme députée,
00:28:52rencontré les lycéens
00:28:53de ma circonscription.
00:28:54Il y avait manifestement
00:28:55des demandes
00:28:56en matière de remplacement
00:28:57des professeurs,
00:28:58en matière de lisibilité
00:29:00de cette plateforme
00:29:01qui est Parcoursup.
00:29:03Il y avait des demandes
00:29:04sur les bâtiments scolaires.
00:29:06Et à quel moment
00:29:06il y a des demandes,
00:29:07justement,
00:29:07parce que vous parlez,
00:29:09Carole Guillerme,
00:29:09vous parlez de PISA,
00:29:10mais à quel moment
00:29:10est-ce qu'il y a des demandes
00:29:11sur le programme ?
00:29:12À quel moment est-ce qu'il y a
00:29:12des demandes, justement,
00:29:13sur l'échec du niveau
00:29:16dans les matières fondamentales ?
00:29:19On a l'impression
00:29:20que ça ne les intéresse pas,
00:29:20les lycéens
00:29:21qui manifestent aujourd'hui ?
00:29:22Je pense que leur avenir
00:29:23les intéresse fondamentalement.
00:29:25À l'Assemblée nationale,
00:29:26on a eu un débat
00:29:27sur Parcoursup la semaine dernière.
00:29:29Je pense qu'il y a quand même
00:29:29en France un certain nombre
00:29:30de personnes qui sont interrogatives,
00:29:33inquiètes,
00:29:33qui ont envie de bien faire
00:29:34et de faire en sorte
00:29:35que les choses avancent.
00:29:36Sur ces premières revendications
00:29:38qui ont pu être portées,
00:29:39le gouvernement a évidemment répondu
00:29:41dans l'urgence
00:29:41sur le remplacement des professeurs.
00:29:43Sur Parcoursup,
00:29:44je comprends qu'il y a encore
00:29:45des questionnements,
00:29:46mais en disant qu'il y avait
00:29:47évidemment une capacité
00:29:49d'amélioration de cette plateforme.
00:29:50Donc je pense que tout ça,
00:29:51il y a une plateforme de consultation
00:29:53qui a été mise en place,
00:29:54qui a trouvé son succès,
00:29:56son audience,
00:29:57et qui permet aujourd'hui
00:29:59au gouvernement
00:29:59de répondre à un certain
00:30:00nombre de choses.
00:30:01Ce n'est pas la panacée,
00:30:02c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:30:03nous avons une élection présidentielle
00:30:05qui se déroulera dans six mois.
00:30:08Tout ne pourra être absolument pas résolu
00:30:10dans cette période de temps.
00:30:12Mais on a dans ce moment
00:30:13de mobilisation généralisée
00:30:15comme aujourd'hui,
00:30:16de premières réponses liminaires
00:30:17qui sont apportées.
00:30:19Sachant que ce que dit
00:30:20Madame Guilherme est important
00:30:21parce qu'il y a des points
00:30:23qui sont légitimes
00:30:24dans les demandes des lycéens
00:30:25et j'en rajouterai un quatrième,
00:30:26c'est la mauvaise qualité
00:30:28des emplois du temps.
00:30:29Je ne parle pas du volume horaire,
00:30:31je parle de la mauvaise qualité
00:30:32des emplois du temps.
00:30:32J'ai été chef d'établissement
00:30:33pendant 17 ans,
00:30:34j'ai fait les emplois du temps
00:30:35pendant 17 ans,
00:30:36j'ai vu des choses
00:30:36qui ne sont pas correctes.
00:30:38Les emplois du temps
00:30:39sont bâclés aujourd'hui
00:30:40et je sais pourquoi.
00:30:43Pourquoi ?
00:30:43Non mais ça m'intéresse
00:30:44parce que c'est un constat
00:30:45que je partage
00:30:46en tant que père de...
00:30:46Les emplois du temps
00:30:47dans les lycées
00:30:47ne sont pas faits
00:30:49par le chef d'établissement,
00:30:50ils sont faits par un adjoint
00:30:51parce que c'est un pince-homme.
00:30:52L'adjoint a un seul objectif
00:30:53c'est de s'en débarrasser
00:30:54dans les deux ans.
00:30:55C'est fou.
00:30:56Or, pour bien faire
00:30:57les emplois du temps,
00:30:58il faut quatre ans.
00:30:58Je les ai faits pendant 17 ans.
00:31:00La réforme blanquière
00:31:01a compliqué les choses
00:31:03avec la mise en place
00:31:04des spécialités
00:31:04et a durci les emplois du temps.
00:31:05Donc si vous n'êtes pas expérimenté,
00:31:08vous ne pouvez pas délivrer
00:31:09grâce au seul ordinateur
00:31:10un emploi du temps de qualité.
00:31:12Le problème,
00:31:13c'est que ces causes
00:31:15qui sont réelles
00:31:16ont servi de combustible
00:31:19pour craquer l'allumette
00:31:22qui aujourd'hui
00:31:23fait que le mouvement
00:31:23est parti
00:31:24de façon complètement délirante
00:31:27et avec cette convergence
00:31:28des luttes
00:31:28que nous avons vues aujourd'hui
00:31:29qui n'a pas de sens.
00:31:31Les manifestations d'aujourd'hui
00:31:33avec présence
00:31:35de plusieurs politiques,
00:31:37représentants politiques
00:31:38à gauche
00:31:39et notamment aujourd'hui
00:31:40une personnalité politique
00:31:41candidat à l'élection présidentielle
00:31:43qui n'était pas le bienvenu
00:31:44manifestement.
00:31:45C'est le candidat
00:31:46de place publique
00:31:47Raphaël Glucksmann
00:31:48qui s'est fait
00:31:49très largement huer
00:31:50pendant cette manifestation
00:31:51à Paris.
00:31:52Regardez.
00:32:15C'est plus une manifestation,
00:32:17c'est une détestation.
00:32:19Écoutons-le,
00:32:19Raphaël Glucksmann
00:32:20quelques minutes après.
00:32:23Vous savez,
00:32:24il y a un travail profond
00:32:26à faire avec les travailleurs.
00:32:27La gauche démocratique
00:32:28n'est plus le débouché
00:32:29politique naturel
00:32:30des travailleurs.
00:32:30Ça devrait être notre obsession.
00:32:32C'est mon obsession.
00:32:33Moi, je veux que le travail
00:32:34paye à nouveau.
00:32:35Je veux qu'il y ait un travail
00:32:37en France
00:32:37qui permette de vivre dignement.
00:32:40Et ça,
00:32:40c'est le cœur du projet.
00:32:42Remettre les travailleurs
00:32:43au cœur du contrat social.
00:32:44Et maintenant,
00:32:45je vais vous dire une chose.
00:32:46S'il y a des militants politiques
00:32:47qui sont hostiles à notre présence,
00:32:49je m'en fous.
00:32:50Je m'en contrefous.
00:32:52Aujourd'hui,
00:32:53c'est la journée des travailleurs.
00:32:54Ce n'est pas la journée
00:32:55des militants politiques
00:32:56qui sont pour un autre candidat
00:32:58et qui cherchent
00:32:59à nous empêcher
00:33:00de nous exprimer.
00:33:01On ira partout.
00:33:02J'irai partout
00:33:03et nous ferons campagne
00:33:04partout.
00:33:05C'est embêtant,
00:33:06Franck Tapirot,
00:33:07parce que Raphaël Glucksmann,
00:33:08il se contrefou,
00:33:09c'est ce qu'il dit,
00:33:09des militants hostiles.
00:33:10Problème,
00:33:11il est le candidat de la gauche
00:33:12et ce sont des militants de gauche
00:33:13qui sont hostiles à lui
00:33:15dans ces images
00:33:16que l'on vient de voir.
00:33:17Je m'en fous,
00:33:17ça devient une expression à la mode
00:33:19en ce moment
00:33:19pour la présence.
00:33:21Ah oui,
00:33:22c'est David Islard
00:33:22qui l'avait dit,
00:33:23mais dans un autre contexte.
00:33:25Pour être sérieux,
00:33:26deux secondes,
00:33:27pendant cette manifestation,
00:33:28on voit à quel point
00:33:30finalement la gauche,
00:33:31cette nouvelle gauche
00:33:32de cette nouvelle France,
00:33:34son moteur,
00:33:35c'est la haine
00:33:35et la détestation.
00:33:37Et en gros,
00:33:37on a l'impression
00:33:38qu'ils détestent tout le monde.
00:33:39Ils détestent la police
00:33:40et tout le monde
00:33:41déteste la police.
00:33:42Ils détestent le PS,
00:33:44ils détestent entre eux.
00:33:45Dès qu'il y a quelqu'un
00:33:46qui ne leur plaît pas
00:33:46pour quelque raison que ce soit,
00:33:48ils le détestent.
00:33:49En fait,
00:33:49ce qui est terrible,
00:33:50c'est que l'image projetée
00:33:51de cette nouvelle France,
00:33:52si c'est la haine,
00:33:53la violence
00:33:54et la détestation,
00:33:55je me dis,
00:33:56mais comment,
00:33:56et c'est une autre inquiétude
00:33:58par rapport à la jeunesse,
00:33:59comment font-ils
00:34:00pour attirer aujourd'hui
00:34:0250% de moins de 25 ans
00:34:03dans notre pays ?
00:34:04Moi,
00:34:05c'est ça qui m'inquiète.
00:34:06Le fait qu'ils se fassent bousculer
00:34:07dans toutes les manifestations,
00:34:10rappelez-vous les Gilets jaunes
00:34:10avec Mélenchon,
00:34:11comme il s'est fait exfiltré.
00:34:13Mais là,
00:34:13ce qui m'inquiète,
00:34:14c'est de se dire
00:34:14que cette nouvelle gauche
00:34:16ou de cette nouvelle France,
00:34:17c'est la haine,
00:34:17la détestation entre eux.
00:34:19Si encore,
00:34:19c'est quelqu'un de droite,
00:34:20ou ne parlons même pas
00:34:22d'extrême droite,
00:34:22ce qu'on appelle l'extrême droite,
00:34:23c'est-à-dire quelqu'un
00:34:24qui n'est pas d'accord
00:34:24avec l'extrême gauche.
00:34:25Mais là,
00:34:26c'est terrible
00:34:26parce que ça n'a plus de sens.
00:34:27Et c'est ça qui m'inquiète,
00:34:29il n'y a plus de sens
00:34:30à rien du tout.
00:34:31Demandez à ces jeunes-là
00:34:32pourquoi ils défilent.
00:34:33Je suis persuadé que...
00:34:34La pause, la pause.
00:34:34On parle de la détestation
00:34:36de la police.
00:34:37Une policière lynchée
00:34:38en pleine rue,
00:34:38des coups
00:34:39alors qu'elle est au sol
00:34:41et ce cri
00:34:42terrifiant,
00:34:43tu es là.
00:34:44Un mois plus tard,
00:34:45les trois mineurs
00:34:45mis en cause
00:34:46sont toujours libres
00:34:47dans l'attente de leur procès.
00:34:48C'est une décision judiciaire
00:34:49invraisemblable
00:34:49qui suscite à juste titre
00:34:54de l'ordre.
00:34:55On va en parler
00:34:56dans un instant.
00:34:56Juste le temps de remercier
00:34:57Michel Valadier
00:34:58d'avoir été avec nous
00:34:59sur ce plateau.
00:35:00Merci à vous,
00:35:00directeur général
00:35:01de la Fondation pour l'école
00:35:03et auteur de École.
00:35:04J'ai choisi la liberté.
00:35:05C'est aux éditions Boleyn.
00:35:06Merci d'être venu
00:35:08chez nous
00:35:08et puis à vous rester
00:35:09bien sûr avec nous
00:35:10pour la suite de Soir Info
00:35:11en direct sur CNews.
00:35:12Bonsoir à tous.
00:35:15Deux retours
00:35:16pour la suite de Soir Info
00:35:17sur CNews
00:35:18et j'ai le plaisir
00:35:19d'accueillir Lénare
00:35:20qui est journaliste
00:35:21et CIS, conseillère municipal
00:35:22à Genève.
00:35:22Bonsoir, bienvenue
00:35:23sur ce plateau.
00:35:25Qui se cache derrière
00:35:26les alertes à la bombe
00:35:27qui se multiplient
00:35:28dans le ciel européen ?
00:35:29Depuis le début de la semaine,
00:35:30les alertes à la bombe
00:35:31se multiplient
00:35:32à bord des avions.
00:35:33Ce jeudi,
00:35:34un appareil reliant Dublin à Rome
00:35:36a même été escorté
00:35:37par des avions de chasse français.
00:35:38On sera tout à l'heure
00:35:38avec Claude Moniquet
00:35:39qui est spécialiste
00:35:40terrorisme et renseignement.
00:35:41Bonsoir Claude.
00:35:42En quelques mots,
00:35:44ces alertes se révèlent fausses
00:35:45mais il faut le dire,
00:35:46mobilisent des moyens
00:35:48absolument considérables.
00:35:50Absolument, Michael.
00:35:51Elles sont fausses,
00:35:52certainement,
00:35:53mais elles témoignent
00:35:54d'une opération
00:35:55qui est coordonnée,
00:35:56qui est multinationale,
00:35:57qui touche
00:35:58de nombreux appareils,
00:35:59de nombreuses lignes
00:36:00et donc qui est absolument
00:36:02un sujet d'inquiétude
00:36:04par les services
00:36:04de renseignement
00:36:05et de sécurité en Europe.
00:36:06Et on va en parler
00:36:07avec vous tout à l'heure,
00:36:09Claude.
00:36:09Merci.
00:36:09Restez avec nous
00:36:10dans l'immédiat.
00:36:12Peut-on s'en prendre
00:36:13violemment à une policière
00:36:14ressortie libre du tribunal ?
00:36:16C'est toute la question
00:36:17qui se pose,
00:36:18évidemment,
00:36:19à travers cette affaire.
00:36:20Le 1er octobre dernier,
00:36:21à Paris,
00:36:21une policière était pourchassée,
00:36:23projetée au sol
00:36:24et frappée par plusieurs individus.
00:36:26On a même entendu
00:36:27des cris.
00:36:28Tu es là !
00:36:29Trois mineurs
00:36:30sont aujourd'hui mis en cause.
00:36:31Tous sont libres
00:36:32dans l'attente
00:36:32de leur procès.
00:36:33Deux sous contrôle judiciaire.
00:36:34Une réponse judiciaire
00:36:36jugée insuffisante
00:36:37par les policiers
00:36:38qui ne cachent pas leur colère.
00:36:39On en parlera notamment
00:36:40avec Marc Silvera
00:36:40qui est autour de la table.
00:36:41Mais juste avant,
00:36:42écoutez les explications
00:36:44de Corentin Alonzo.
00:36:48Une policière insultée,
00:36:50poursuivie
00:36:52et visée par un appel
00:36:54au meurtre
00:36:54avant d'être violemment
00:36:55balayée par derrière.
00:36:57Une fois au sol,
00:36:58les coups continuent.
00:37:00Trois individus
00:37:01ont été interpellés.
00:37:02Dans l'attente
00:37:03de leur procès,
00:37:04le parquet avait requis
00:37:05à leur rencontre
00:37:06un placement sous contrôle judiciaire
00:37:07assorti d'une interdiction
00:37:09de manifester,
00:37:10d'une obligation de scolarité,
00:37:11d'une interdiction
00:37:12de paraître
00:37:13sur la voie publique
00:37:14entre 20h et 7h
00:37:15et d'une interdiction
00:37:16de contact
00:37:17avec les co-auteurs.
00:37:18Mais le juge des enfants
00:37:19s'y était opposé
00:37:20en ordonnant
00:37:21une simple mesure éducative
00:37:22judiciaire provisoire
00:37:23à l'encontre
00:37:24de celui suspecté
00:37:25d'avoir filmé
00:37:26et diffusé la scène
00:37:27sur les réseaux sociaux.
00:37:29Les trois jeunes individus
00:37:30étaient alors sortis
00:37:31libres du tribunal.
00:37:32La cour d'appel de Paris
00:37:33a finalement ordonné
00:37:35le placement
00:37:35sous contrôle judiciaire
00:37:36pour l'un des trois mineurs.
00:37:38Tous ont reçu
00:37:39une mesure éducative
00:37:40judiciaire provisoire
00:37:41et seront suivis
00:37:42dans l'attente
00:37:43du procès.
00:37:43Une décision
00:37:44jugée bien trop faible
00:37:46par les syndicats
00:37:47de police.
00:37:48Les messages
00:37:48ne sont pas bons
00:37:49à tous les niveaux
00:37:50et je ne suis pas
00:37:51persuadé
00:37:52un, que ça interrompe
00:37:53le parcours
00:37:53de délinquance
00:37:54et deux,
00:37:55que ça n'en fasse pas
00:37:56des récidivistes
00:37:57parce que se passera-t-il
00:37:58s'ils commettent
00:37:59de nouvelles infractions
00:38:00pendant cette période
00:38:01jusque février 2027.
00:38:04Car si les trois suspects
00:38:05sont sortis libres,
00:38:06ils comparaîtront
00:38:07devant le tribunal
00:38:07des enfants
00:38:08le 23 février prochain.
00:38:10On est avec Yves Toledano
00:38:12qui est avocat.
00:38:13Bonsoir Maître,
00:38:14merci d'être en direct
00:38:14ce soir sur CNews.
00:38:17Comment expliquer
00:38:17à cette policière
00:38:18que des mineurs
00:38:19soupçonnés
00:38:19de l'avoir frappé
00:38:20puissent attendre
00:38:21leur procès
00:38:22tranquillement
00:38:22en liberté ?
00:38:23Est-ce qu'on est
00:38:24dans une réponse
00:38:24judiciaire adaptée
00:38:25à la gravité
00:38:26des faits, Maître ?
00:38:28Bonsoir Michael.
00:38:30Écoutez,
00:38:30dans votre question
00:38:31il y a la réponse.
00:38:32On a vu les images
00:38:33à l'instant
00:38:34et cette décision judiciaire
00:38:35confirmée en plus
00:38:36par la Cour d'appel
00:38:37est tout simplement choquante.
00:38:39Je comprends
00:38:39qu'elle puisse choquer.
00:38:40On a vu la violence
00:38:41de l'agression.
00:38:43Il faut comprendre
00:38:43qu'aujourd'hui
00:38:44vous avez une agression
00:38:46qui s'est déroulée
00:38:46en réunion.
00:38:47C'est une première
00:38:48circonstance aggravante.
00:38:49En plus sur une policière
00:38:50qui est une personne
00:38:51qui est dépositaire
00:38:52de l'orientation publique.
00:38:53Donc c'est une deuxième
00:38:54circonstance aggravante.
00:38:55Vous en courez
00:38:55jusqu'à 10 ans de prison
00:38:57pour ces faits-là.
00:38:58Alors bien sûr
00:38:58on va nous dire
00:38:59que ce sont des mineurs.
00:38:59Lorsque ce sont des mineurs
00:39:00vous le savez
00:39:01on en parle souvent ici
00:39:02il y a l'excuse de minorité
00:39:04la justice pénale
00:39:05des mineurs
00:39:06qui divise par deux
00:39:07la peine.
00:39:08Et ça, ça date
00:39:08de l'ordonnance de 1945
00:39:10mais on peut comprendre
00:39:11facilement
00:39:12qu'un jeune
00:39:13de 16 ans
00:39:14en 2026
00:39:15n'a pas le même
00:39:16niveau de violence
00:39:16n'est pas le même
00:39:17qu'un jeune en 1945.
00:39:20Et donc
00:39:20bien sûr
00:39:21que moi j'estime
00:39:22que lorsqu'on agit
00:39:23lorsqu'on commet un délit
00:39:24ou un crime d'adulte
00:39:25on doit être puni
00:39:26comme un adulte.
00:39:27Mais vous savez
00:39:28on peut même aller plus loin.
00:39:29On entend ici
00:39:29dans la vidéo
00:39:30tue-la, tue-la.
00:39:31On peut considérer
00:39:32qu'il y a une volonté
00:39:33de tuer
00:39:33et donc on pourrait considérer
00:39:35qu'il y a une volonté
00:39:36de meurtre
00:39:36et là le meurtre
00:39:37c'est 30 ans de prison
00:39:38même la perpétuité
00:39:39lorsqu'on s'en prend
00:39:40à un policier.
00:39:41Et c'est pareil
00:39:41pour les images
00:39:42qu'on a vues récemment.
00:39:43Mais pardon maître
00:39:44mais effectivement
00:39:45c'est-à-dire que les faits
00:39:45sont extrêmement graves
00:39:46et pourquoi donc
00:39:47est-ce qu'on n'a pas
00:39:48mis en place
00:39:49un contrôle judiciaire
00:39:50pour ces trois individus ?
00:39:53Oui, c'est la question
00:39:54que l'on peut se poser.
00:39:55Moi je trouve
00:39:55tout à fait anormal
00:39:56que jusqu'à l'attente
00:39:58du procès
00:39:59jusqu'en février
00:39:59il y ait si peu de mesures
00:40:01qui soient prises.
00:40:02Il y a des manifestations
00:40:03qui sont prévues
00:40:04pratiquement toutes les semaines
00:40:05et malheureusement
00:40:05il faut craindre
00:40:06que ça perdure.
00:40:07Qui va nous garantir
00:40:09que ces jeunes
00:40:09ne vont pas récidiver ?
00:40:10Parce que le message
00:40:11qui est envoyé
00:40:12notamment aux policiers
00:40:13c'est que l'on peut
00:40:14s'en prendre à une policière
00:40:15on peut la lyncher au sol
00:40:17et pratiquement risquer
00:40:19de la tuer
00:40:19parce que ça aurait pu
00:40:20être vraiment dramatique
00:40:21et finalement
00:40:21ne pas passer un jour
00:40:22en prison
00:40:23et se retrouver
00:40:24avec pratiquement aucune mesure
00:40:25des mesures éducatives
00:40:26ou simplement
00:40:27l'intention de sortir le soir.
00:40:29Mais dans les bouches du rôle
00:40:30lorsqu'un pompier
00:40:31est appelé pour un feu
00:40:32que l'on a provoqué
00:40:33et qu'on va lui tirer dessus
00:40:35là encore on peut considérer
00:40:36que c'est une tentative
00:40:37même d'assassinat
00:40:38parce qu'il y a un acte
00:40:39préparatoire
00:40:40et puis on cherche à tuer.
00:40:41C'est comme les policiers
00:40:42que l'on a vu s'enflammer
00:40:43dans la manifestation
00:40:44vous avez des personnes
00:40:45qui préparent des bombes artisanales
00:40:46ou des cocktails Molotov
00:40:47et qui les lancent
00:40:48sur des policiers
00:40:49pour les brûler vifs.
00:40:50Donc il y a un acte préparatoire
00:40:51et un acte qui peut tuer
00:40:52pour moi c'est une tentative
00:40:53d'assassinat.
00:40:54Marc Silvera
00:40:55quand vous voyez ces images
00:40:55quand vous entendez
00:40:56effectivement ce que nous dit
00:40:57Yves Toledano
00:40:59à priori la volonté de tuer
00:41:00elle est là.
00:41:01Elle est même formulée
00:41:02verbalement.
00:41:03Elle est carrément audible.
00:41:04Quand vous apprenez
00:41:04que les trois suspects
00:41:05sont ressortis libres
00:41:06du tribunal
00:41:07qu'est-ce que vous ressentez vous
00:41:09d'abord pour votre collègue
00:41:11et en tant que policier ?
00:41:13Que fait la justice ?
00:41:15Voilà quel est le message
00:41:16que la justice donne
00:41:17concernant ces jeunes
00:41:18qui viennent entre guillemets
00:41:20donner aussi du crédit
00:41:21à ces voyous de la République ?
00:41:23Vraiment.
00:41:24Carole Guillerme
00:41:25vous comprenez que les policiers
00:41:27et aujourd'hui le sentiment
00:41:28que la justice
00:41:29ne les protège plus suffisamment
00:41:32le patron de votre parti
00:41:33a été garde des Sceaux
00:41:36dans le gouvernement
00:41:37d'Edouard Philippe.
00:41:39Qu'est-ce qu'il dit lui
00:41:40de l'état
00:41:41de notre justice aujourd'hui ?
00:41:42Alors je le laisserai évidemment
00:41:44se prononcer sur la question
00:41:46je pense en tout cas
00:41:47qu'il est nécessaire
00:41:48pour tout responsable politique
00:41:50aujourd'hui
00:41:50de rappeler notre soutien
00:41:51à l'ensemble des forces de l'ordre
00:41:53qui sont engagées
00:41:54dans ces mobilisations
00:41:55et parfois effectivement
00:41:57quasiment au péril de leur vie.
00:41:59Ces images
00:41:59elles sont absolument
00:42:00abominables,
00:42:01choquantes,
00:42:02ce que l'on entend
00:42:02est totalement intolérable.
00:42:04Après aujourd'hui
00:42:05c'est une décision
00:42:07qui est prise
00:42:08mais le procès
00:42:09ne s'est pas encore tenu.
00:42:11Il va se tenir
00:42:12donc aujourd'hui
00:42:13on est sur une remise.
00:42:14C'est-à-dire que
00:42:14le message qui est envoyé
00:42:16ça veut dire
00:42:16ce n'est pas la décision
00:42:17ce n'est pas la condamnation
00:42:18j'ose espérer
00:42:19moi je ne peux pas répondre
00:42:19à la place de la justice
00:42:20aujourd'hui
00:42:21d'autant plus que je suis législateur
00:42:22et qu'en France
00:42:22on a fort heureusement
00:42:23ce qu'on appelle
00:42:24la séparation des pouvoirs
00:42:26et je vous garantis
00:42:27qu'à l'Assemblée nationale
00:42:28comme au Sénat d'ailleurs
00:42:29on va légiférer
00:42:30dans les semaines qui viennent
00:42:31sur la loi
00:42:32Casser-Payer
00:42:33qui vise à engager
00:42:34de manière plus prononcée
00:42:35la responsabilité
00:42:36des personnes
00:42:38qui sont appréhendées
00:42:41dans le cadre
00:42:41de ces manifestants
00:42:42Le message qui est envoyé
00:42:43c'est finalement
00:42:44on peut lyncher
00:42:46une policière
00:42:46en pleine rue
00:42:47et rentrer dîner
00:42:48chez soi
00:42:48avec ses parents
00:42:49parce que c'est ce qui s'est passé
00:42:50finalement
00:42:51Attendez
00:42:52moi j'attends
00:42:52de savoir
00:42:53quelle sera la
00:42:53condenation
00:42:54au mois de février prochain
00:42:56pardon
00:42:56c'est le temps de la justice
00:42:57on peut le déplorer
00:42:58je suis la première
00:42:59à le déplorer
00:43:00j'ai rencontré moi-même
00:43:01comme députée
00:43:02des magistrats
00:43:02dans le cadre
00:43:03de mon travail
00:43:04de député
00:43:05évidemment
00:43:05tout le monde déplore
00:43:06les moyens
00:43:07qui sont dévolus
00:43:08à la justice
00:43:09à la pénitentiaire
00:43:10même si on a augmenté
00:43:11les moyens dévolus
00:43:12à la justice
00:43:12sous le mandat
00:43:13d'Emmanuel Macron
00:43:14ça ne suffit pas encore
00:43:15à endiguer
00:43:16notamment
00:43:16cette surpopulation
00:43:18carcérale
00:43:19mais là je distingue
00:43:20deux choses
00:43:20pardon
00:43:20entre d'un côté
00:43:21cette décision
00:43:22qui est prise aujourd'hui
00:43:23et encore une fois
00:43:23la décision
00:43:24qui interviendra
00:43:25dans l'indépendance
00:43:27de la justice
00:43:27au mois de février prochain
00:43:28sur ces trois
00:43:29mais le contrôle judiciaire
00:43:30ça existe
00:43:30ça existe
00:43:31je pense que les décisions
00:43:33sont à prendre
00:43:34immédiatement
00:43:35sans attendre
00:43:36on vit des scènes
00:43:37de chaos
00:43:37on a un retentissement
00:43:39psychologique
00:43:39des forces de l'ordre
00:43:40qui sont engagées
00:43:41on a un pays
00:43:42qui est au bord
00:43:43de l'explosion
00:43:43à un moment donné
00:43:45il faut se dire quoi
00:43:45on va attendre
00:43:46on va attendre
00:43:47on va les reconvoquer
00:43:48combien de temps
00:43:49etc
00:43:49il faut un message ferme
00:43:51très très fort
00:43:51je suis d'accord
00:43:52je suis d'accord avec vous
00:43:54parce qu'aujourd'hui
00:43:54ceux qui jugent
00:43:55dans les tribunaux
00:43:56ceux qui jugent
00:43:57dans les tribunaux
00:43:57s'ils peuvent faire
00:43:58leur travail
00:43:59c'est grâce aux policiers
00:44:01c'est grâce aux gendarmes
00:44:02qu'ils peuvent aussi exercer
00:44:03mais on leur demande
00:44:04juste de condamner
00:44:06ceux qui a condamné
00:44:07tout simplement
00:44:08et malheureusement
00:44:09le message qui est donné
00:44:10aujourd'hui
00:44:11pour tous mes collègues
00:44:12qu'ils soient policiers
00:44:13pompiers
00:44:13gendarmes
00:44:14infirmiers
00:44:15éducation nationale
00:44:16et autres
00:44:16le message est scandaleux
00:44:18et la réponse
00:44:18n'est pas à la hauteur
00:44:19des attentes
00:44:19alors non vous ne dites pas
00:44:20exactement la même chose
00:44:21parce qu'effectivement
00:44:22le procès il va avoir lieu
00:44:23et évidemment
00:44:23je comprends votre souhait
00:44:25de fermeté pour ce procès
00:44:26c'est une chose
00:44:27mais toujours est-il
00:44:28qu'en attendant le procès
00:44:30qui aura lieu en février
00:44:32donc dans 4 mois
00:44:33les personnes ne sont pas
00:44:35derrière les barreaux
00:44:35et ça c'est quand même
00:44:37on peut s'interroger
00:44:38derrière les barreaux
00:44:40vous savez bien que
00:44:42quand il y a des défaits
00:44:44d'une extrême gravité
00:44:45non non
00:44:45d'abord
00:44:46là on les convoque
00:44:48on les prive de goûter
00:44:50c'est ce qu'on a fait
00:44:51on leur donne un repas
00:44:52on leur donne un avocat
00:44:54on leur donne
00:44:54les soins nécessaires
00:44:55et on les accompagne
00:44:57et on leur donne la main
00:44:58et on leur dit
00:44:59à bientôt
00:44:59mais c'est scandaleux
00:45:00c'est tout à fait nouveau ça
00:45:02je vous invite
00:45:03à vous rendre
00:45:04au sein
00:45:05c'est ouvert
00:45:06à tout le monde
00:45:06alors pour les mineurs
00:45:07c'est différent évidemment
00:45:08mais pour les majeurs
00:45:09on a une justice
00:45:10qui s'en rapproche
00:45:11les audiences sont ouvertes
00:45:13je vous invite vraiment
00:45:13à vous y rendre
00:45:14je connais très très bien
00:45:14je connais très très bien
00:45:15j'ai plus de 25 ans de police
00:45:16et je connais très très bien
00:45:18ce qui se passe
00:45:19et même à la sortie
00:45:20ils insultent entre guillemets
00:45:22et les avocats
00:45:23et les procureurs
00:45:24et les magistrats
00:45:25et toute la terre entière
00:45:26et c'est malheureux
00:45:27encore une fois
00:45:27on a besoin
00:45:28que les sanctions
00:45:29soient exemplaires
00:45:30aujourd'hui
00:45:30mais immédiate
00:45:31immédiate
00:45:32parce que c'est des peines
00:45:33entre guillemets
00:45:34qui seront visibles
00:45:35et ça donnerait l'exemple
00:45:37de dire stop
00:45:37à toute cette impunité
00:45:39malheureusement
00:45:39sur notre territoire
00:45:40je voudrais vous entendre
00:45:42les narrés
00:45:43parce qu'on parlait tout à l'heure
00:45:44avec Michel Valadier
00:45:45de l'exemple de la Suisse
00:45:46quel regard est-ce que vous portez
00:45:47d'abord évidemment
00:45:48sur ces problématiques judiciaires
00:45:51notamment sur la justice
00:45:52des mineurs
00:45:54les lois en Suisse
00:45:55ne sont pas exactement
00:45:56les mêmes
00:45:57et puis sur ce qui se passe
00:45:58sur ce qui se passe
00:45:59aujourd'hui
00:45:59dans ce contexte social
00:46:00absolument inflammable
00:46:01que nous avons aujourd'hui
00:46:02en France
00:46:03alors je ne saurais pas dire
00:46:04quelle réponse
00:46:06le système judiciaire suisse
00:46:07aurait donné là
00:46:08dans ce cas précis
00:46:09je pense quand même
00:46:10qu'on aurait eu
00:46:11des mesures de détention
00:46:12parce que la détention
00:46:13des mineurs
00:46:13est effectivement
00:46:13tout à fait possible
00:46:14dans des établissements
00:46:15qui sont dédiés
00:46:16à cette population
00:46:17maintenant
00:46:18de manière générale
00:46:20on observe aussi
00:46:21une tendance
00:46:22à la défaillance
00:46:23du système judiciaire
00:46:24plus laxiste
00:46:25en Suisse
00:46:26c'est la même chose
00:46:26et on regarde
00:46:27ce qui se passe en France
00:46:28avec effroi
00:46:29parce que
00:46:30évidemment
00:46:30que la réponse
00:46:31aurait dû être
00:46:32beaucoup plus ferme
00:46:33dans un cas
00:46:33aussi grave que ça
00:46:34et que
00:46:35en plus
00:46:35ces jeunes ont voulu
00:46:36que ça devienne viral
00:46:38donc on montre
00:46:39au monde entier
00:46:40un spectacle
00:46:40ça devient un spectacle
00:46:42et ce spectacle
00:46:43ne mérite pas
00:46:44de réponse
00:46:44et toucher un policier
00:46:45c'est toucher la République
00:46:46voilà
00:46:47et je pense que
00:46:48clairement
00:46:48la République
00:46:49devrait montrer
00:46:49qu'elle protège
00:46:50ceux qui la protègent
00:46:51on ne peut pas
00:46:52on ne peut pas
00:46:52laisser les choses
00:46:53aller la pause
00:46:54en fait
00:46:54dans les vidéos
00:46:55qui deviennent comme ça
00:46:56qui sont virales
00:46:58il y a une forme
00:46:59d'incitation quelque part
00:47:00c'est une forme
00:47:01d'incitation à la violence
00:47:02on donne l'exemple
00:47:03à travers ces vidéos
00:47:05et oui
00:47:05pour les mineurs
00:47:06parce qu'il y a
00:47:07un tel degré
00:47:07de désinhibition
00:47:08tel degré
00:47:09de violence
00:47:10ça existe
00:47:10les centres de rétention
00:47:11fermés
00:47:11il pourrait y avoir
00:47:12des sanctions immédiates
00:47:13pour briser
00:47:14le cycle de la délinquance
00:47:15des avions de chasse
00:47:17mobilisés
00:47:17un avion de ligne
00:47:18contraint d'atterrir
00:47:19sur une base militaire
00:47:20française
00:47:20après une alerte
00:47:21à la bombe
00:47:22et ce n'est pas
00:47:23un cas isolé
00:47:24depuis lundi
00:47:24les alertes se multiplient
00:47:25dans le ciel européen
00:47:26qui se cache
00:47:27derrière ces menaces
00:47:28cherche-t-on à semer
00:47:29la panique dans les airs
00:47:30on en parlera
00:47:31dans un instant
00:47:31avec Claude Moniquet
00:47:32spécialiste terrorisme
00:47:33et renseignement
00:47:34il va tout nous expliquer
00:47:35restez avec nous
00:47:36sur CNews
00:47:40qui se cache
00:47:41derrière les alertes
00:47:42à la bombe
00:47:43qui se multiplient
00:47:43dans le ciel européen
00:47:44depuis le début
00:47:45de la semaine
00:47:45des alertes
00:47:46se multiplient
00:47:47à bord des avions
00:47:48on va tout vous expliquer
00:47:49que se passe-t-il
00:47:51d'où ça vient
00:47:52ce sera dans un instant
00:47:53avec Claude Moniquet
00:47:55mais juste avant
00:47:55le rappel des titres
00:47:56de l'actualité
00:47:57ce soir
00:47:57avec Margot Siffer
00:47:58rebonsoir Margot
00:48:03Rebonsoir Mickaël
00:48:04bonsoir à tous
00:48:04la colère sociale
00:48:05ne retombe pas
00:48:06575 000 manifestants
00:48:08ce jeudi
00:48:08dans tout l'Hexagone
00:48:09dont 65 000 à Paris
00:48:11le cortège parisien
00:48:12s'est déplacé
00:48:13de république à nation
00:48:14où quelques tensions
00:48:15ont éclaté
00:48:16les pompiers
00:48:16ont notamment dû intervenir
00:48:18pour éteindre un incendie
00:48:20et en région
00:48:21192 rassemblements
00:48:22ont été recensés
00:48:23Laurent Nunez
00:48:24déplore que des centaines
00:48:25de militants radicaux
00:48:26et d'ultra-gauche
00:48:27sont venus les perturber
00:48:28au total 448 personnes
00:48:30ont été interpellées
00:48:31dans tout l'Hexagone
00:48:32et c'est dans ce contexte
00:48:33que Sébastien Lecornu
00:48:34réunira ce lundi
00:48:35à Matignon
00:48:36une conférence sociale
00:48:37les organisations syndicales
00:48:38et patronales
00:48:39seront conviées
00:48:39elles réclament toujours
00:48:41une hausse du SMIC
00:48:42et une augmentation
00:48:43des salaires
00:48:44la conférence du député
00:48:46à la fille
00:48:46Raphaël Arnaud
00:48:47interdite ce vendredi
00:48:48à Villeurbanne
00:48:49la préfecture du Rhône
00:48:50évoque des risques
00:48:51de troubles à l'ordre public
00:48:52la réunion avait été
00:48:53vivement dénoncée
00:48:54par la famille
00:48:55du militant nationaliste
00:48:56Quentin Deranque
00:48:57et des proches du député
00:48:58sont mis en examen
00:48:59dans cette affaire
00:49:00et puis on termine
00:49:01avec ces images
00:49:02du pape
00:49:03qui a reçu au Vatican
00:49:03Bob Dylan
00:49:04le pontife avait cité
00:49:06dans son livre
00:49:06sur la paix
00:49:07un texte du compositeur
00:49:08l'occasion pour la légende
00:49:10du folk
00:49:10de lui offrir son autobiographie
00:49:12en échange
00:49:12Lyon 14 lui a fait don
00:49:14d'un chapelet
00:49:17Merci beaucoup Margot
00:49:18on vous retrouvera
00:49:18à minuit et demi
00:49:19pour l'édition de la nuit
00:49:20on va parler de ces avions
00:49:21de chasse mobilisée
00:49:22un avion de ligne
00:49:23contraint d'atterrir
00:49:24sur une base militaire française
00:49:25après une alerte à la bombe
00:49:26il y en a eu beaucoup
00:49:27ces dernières heures
00:49:28des alertes à la bombe
00:49:29qui se sont multipliées
00:49:30dans le ciel européen
00:49:31on va en parler dans un instant
00:49:32mais juste avant
00:49:33il est minuit passé
00:49:34comme chaque jour
00:49:34on passe en revue
00:49:35les unes de la presse
00:49:37du lendemain
00:49:38puisque ça y est
00:49:38nous sommes le 6 septembre
00:49:39les unes de la presse
00:49:40de ce vendredi
00:49:41donc avec pour commencer
00:49:42Ouest France
00:49:43des défilés massifs
00:49:44Matignon fixe rendez-vous
00:49:46lundi avec cette conférence sociale
00:49:47bien sûr prévue par
00:49:48Sébastien Lecornu
00:49:50qui recevra les syndicats
00:49:52et le patronat
00:49:55Franck Tapirot
00:49:56aujourd'hui
00:49:57on a du mal
00:49:57à imaginer
00:49:59comment le gouvernement
00:50:00va pouvoir reprendre
00:50:00la main clairement
00:50:01surtout avec
00:50:03cette énième proposition
00:50:04de grands rassemblements
00:50:06grandes réunions
00:50:08franchement
00:50:08est-ce qu'on a besoin
00:50:09d'une réunion comme ça
00:50:10pour donner des mesures concrètes
00:50:13ce qui tue la parole publique
00:50:15aujourd'hui
00:50:15pourquoi les français
00:50:17qui aiment pourtant la politique
00:50:18mais n'aiment plus
00:50:19les hommes politiques
00:50:20de droite et de gauche
00:50:21c'est à cause de ce genre
00:50:22de mascarade politique
00:50:24ça fait quand même
00:50:24des semaines maintenant
00:50:25que les revendications
00:50:26sont extrêmement claires
00:50:27que les mesures sont très claires
00:50:29on voit très bien
00:50:29ce qu'il faut faire
00:50:30et on fait encore
00:50:31des grandes réunions
00:50:32des grandes commissions
00:50:33ou des petites commissions
00:50:34et ça va aboutir à quoi ?
00:50:36gagner du temps
00:50:37et du temps
00:50:38pour une inaction totale
00:50:41et après on s'étonne
00:50:42que les français
00:50:42n'aiment pas la politique
00:50:43donc continuez encore
00:50:44à faire cette démonstration
00:50:46absolue que la politique
00:50:47n'est pas efficace
00:50:48et à l'aune présidentielle
00:50:49je peux vous dire
00:50:50ça c'est le bris
00:50:50de tout ce qu'il ne faut pas faire
00:50:51d'abord on ne fait pas
00:50:52de politique dans l'urgence
00:50:53le problème du gouvernement
00:50:54c'est qu'il les gère
00:50:56dans l'urgence
00:50:57vous avez vu
00:50:57pour la crise
00:51:00des lycéens
00:51:01des étudiants
00:51:01on a sorti
00:51:023000
00:51:03professionnels
00:51:04c'est même pas dans l'urgence
00:51:05c'est même pas le timing
00:51:07c'est après l'urgence
00:51:08on attend qu'il se passe
00:51:08après l'urgence
00:51:09on sort 3000 professionnels
00:51:11en chapeau
00:51:11maintenant on dit
00:51:12sur Parcoursup
00:51:13alors qu'il y a des années
00:51:14qu'on sait que Parcoursup
00:51:15c'est un problème
00:51:16on ne règle pas le problème
00:51:17mais on dit
00:51:17pour Parcoursup
00:51:19oui on va modifier
00:51:20tout ça reste
00:51:22extrêmement flou
00:51:23et là encore
00:51:23j'avais dit Garcimor
00:51:25et là
00:51:26on attend
00:51:28effectivement
00:51:28que tout le monde
00:51:29soit dans la rue
00:51:30et on dit
00:51:30on va faire
00:51:32une réunion
00:51:32de plus
00:51:33on se souvient
00:51:34des cahiers de doléances
00:51:35on a maquillé
00:51:37sous le nom
00:51:37de réunion
00:51:38ou de commission
00:51:39comme vous voulez
00:51:40on a maquillé tout ça
00:51:41avec des noms
00:51:42plus tous
00:51:42plus bizarres
00:51:43les uns que les autres
00:51:43tout ça ne veut rien dire
00:51:44c'est une vie d'absolu
00:51:45on fait de la com
00:51:46et de la com
00:51:46donc de la mauvaise com
00:51:48la une d'aujourd'hui
00:51:48en France
00:51:49toujours sur ces manifestations
00:51:50une démonstration sociale
00:51:52réussie
00:51:52titre aujourd'hui
00:51:53aujourd'hui en France
00:51:54mobilisation sociale
00:51:56l'énarrêt
00:51:56quel regard est-ce que vous portez
00:51:58sur ces mobilisations
00:52:00qui se multiplient
00:52:01ça fait deux mois et demi
00:52:02en France
00:52:03que l'on a des manifestations
00:52:05tous les week-ends
00:52:07maintenant même
00:52:07en pleine semaine
00:52:09alors de Suisse
00:52:11nous on observe ça
00:52:13normalement
00:52:14plutôt avec un regard critique
00:52:15même si nous avons
00:52:16quand même des politiciens
00:52:17qui sont séduits
00:52:18qui sont même venus
00:52:19à la manifestation
00:52:20du 17 octobre
00:52:22qui cherchent
00:52:23à importer ça en Suisse
00:52:24donc ils sont venus
00:52:24un petit peu s'inspirer
00:52:25et ils invitent
00:52:27la population en Suisse
00:52:28à faire la même chose
00:52:28le 20 novembre
00:52:29alors on verra
00:52:30ce que ça va donner
00:52:30il y a un premier appel
00:52:32alors là je ne crois pas
00:52:33qu'il est pour toute la Suisse
00:52:34mais en tout cas pour Genève
00:52:35à manifester le 14 novembre
00:52:37puis on nous parle
00:52:38donc du 20 novembre
00:52:39et on voit que ça a bougé
00:52:40vous croyez que ça peut être suivi ça ?
00:52:42je pense que ça peut être suivi
00:52:44et on voit déjà
00:52:45par exemple
00:52:45la nuit d'Halloween
00:52:46il y a eu quand même
00:52:48il n'y a pas mal d'incendies
00:52:49qui ont été boutés
00:52:50un peu partout
00:52:50la police qui a été attaquée
00:52:52en venant à essayer
00:52:53de secourir un adolescent
00:52:54il y a des choses
00:52:56qui commencent à se passer en Suisse
00:52:57alors on est un petit peu en retard
00:52:58on est un peu plus lent
00:52:58on a cette réputation
00:53:00ça a bien changé la Suisse
00:53:01quand même
00:53:01moi je me souviens
00:53:03de Coluche qui disait
00:53:05il n'y a pas de maladie en Suisse
00:53:06il n'y a que des médicaments
00:53:09Carole Guilherme
00:53:10oui mais on voit
00:53:10que le phénomène
00:53:11qui à la base
00:53:12est né quand même
00:53:13de mobilisation
00:53:14de revendications lycéennes
00:53:15a aussi prospéré
00:53:16en Europe
00:53:16on parle de la Suisse
00:53:17mais ça a prospéré
00:53:19en Italie
00:53:19en Allemagne
00:53:20en Espagne aussi
00:53:22donc il y a des revendications
00:53:23qui ne sont manifestement
00:53:24pas propres
00:53:25à la France
00:53:25mais en Espagne
00:53:27qui touchent au pouvoir
00:53:27d'achat aussi
00:53:29par rapport à ce qui a pu
00:53:31être dit tout à l'heure
00:53:32certes le gouvernement
00:53:33répond à des questions
00:53:35d'urgence
00:53:35mais sur les 3000 professeurs
00:53:38c'est des professeurs
00:53:40qui étaient déjà
00:53:41en disponibilité
00:53:42d'une certaine manière
00:53:42et qui ont été mis
00:53:44à disposition
00:53:44pour pouvoir
00:53:45à cette demande
00:53:46de remplacement
00:53:47sur Parcoursup
00:53:48vous disiez
00:53:48qu'effectivement
00:53:49depuis pas mal d'années
00:53:50il y a des bugs
00:53:51qui sont recensés
00:53:52le gouvernement
00:53:53y répond
00:53:54et ouvre les choses
00:53:55qu'il y ait une conférence sociale
00:53:57lundi
00:53:58pardon laissez-moi terminer
00:53:59qu'il y ait une conférence sociale
00:54:01qui se tienne lundi
00:54:02avec les organisations syndicales
00:54:03pardon
00:54:04mais nous sommes en démocratie
00:54:06c'est somme toute
00:54:06assez normal
00:54:07que ça prenne du temps
00:54:08c'est pas ça qui est critiqué
00:54:09c'est que ça se passe
00:54:11tout le temps comme ça
00:54:12et qu'au final
00:54:12il n'y a pas de solution trouvée
00:54:13la solution fondamentale
00:54:14pour une partie
00:54:14de nos compatriotes
00:54:15qu'on prenne du temps
00:54:16avec les organisations syndicales
00:54:19patronales
00:54:19pour y réfléchir
00:54:20ma foi
00:54:21c'est somme toute
00:54:21assez classique
00:54:22tout cela ne peut pas se faire
00:54:24évidemment
00:54:25en une semaine de temps
00:54:27donc pardon
00:54:28d'être peut-être
00:54:29un peu aux antipodes
00:54:30de ce qui a pu être dit
00:54:31jusqu'à présent
00:54:32mais je crois que
00:54:33le gouvernement certes
00:54:34essaye de faire
00:54:35dans l'urgence
00:54:36un certain nombre de choses
00:54:37mais pour le reste
00:54:38et l'amélioration
00:54:40des conditions de travail
00:54:41aujourd'hui en France
00:54:42évidemment que ça demande
00:54:43des réponses
00:54:44qui se calculent
00:54:45et se jaugent
00:54:46avec un peu plus de temps
00:54:47qu'une journée de mobilisation
00:54:49je ne sais pas
00:54:49j'ai entendu dire
00:54:50alors je dois être totalement
00:54:51vidéo
00:54:51mais j'ai appris à l'école
00:54:52que gouverner
00:54:53c'était prévoir
00:54:54on ne gouverne pas
00:54:55dans l'urgence
00:54:56ça n'existe pas
00:54:57on ne gouverne pas
00:54:59dans l'urgence
00:54:59à l'heure actuelle
00:55:00on essaie de trouver
00:55:01un budget
00:55:02ça fait 10 ans
00:55:03qu'on gouverne
00:55:03dans l'urgence
00:55:05ça fait 10 ans
00:55:06que les oppositions
00:55:08ne s'y emploient pas
00:55:09correctement
00:55:10bon ben c'est pas
00:55:10complètement de ma pote
00:55:11non mais par peu
00:55:11honnêteté intellectuelle
00:55:12vous ne pouvez pas dire
00:55:12qu'on gère pas
00:55:13quand un ministre
00:55:15de l'éducation arrive
00:55:16et nous dit
00:55:17écoutez ça fait
00:55:18effectivement
00:55:18des mois
00:55:20qu'on nous dit
00:55:20qu'il y a des postes
00:55:22manquants
00:55:22on vient de trouver
00:55:23qu'il y a eu
00:55:243000 enseignants
00:55:28quand vous écoutez
00:55:29en l'occurrence
00:55:30le ministre
00:55:31répondre sur cette question
00:55:32il vous dit
00:55:32que ces professeurs
00:55:34existaient
00:55:35simplement
00:55:35qu'ils ont anticipé
00:55:36leur affectation
00:55:37c'est tout
00:55:38donc ils étaient là
00:55:39c'est quoi
00:55:39c'est pas une histoire
00:55:41de la tralèse
00:55:41ce qu'on demande
00:55:43à nos gouvernants
00:55:44c'est d'être responsable
00:55:45et de répondre
00:55:46en temps et honneur
00:55:47aux demandes
00:55:47qui sont faites
00:55:48ce qu'on demande
00:55:49c'est d'anticiper
00:55:50pour éviter même
00:55:51la première des manifestations
00:55:52parce que ça fait
00:55:52des mois et des mois
00:55:53que finalement
00:55:54les revendications
00:55:54sont connues
00:55:55encore une fois
00:55:56on a connu
00:55:57mai 68
00:55:59on a connu
00:56:00les lois de Wackley
00:56:01on a connu
00:56:01les manifestations
00:56:02c'est
00:56:03à chaque fois
00:56:04je vais pas vous dire
00:56:05qu'à chaque rentrée scolaire
00:56:06on a des manifestations
00:56:07mais enfin
00:56:07c'est normal
00:56:08qu'à des moments
00:56:08il y ait des revendications
00:56:09que le gouvernement
00:56:10y réponde
00:56:10qu'il y ait des formes
00:56:11d'urgence
00:56:12oui c'est entendu
00:56:13aujourd'hui
00:56:13mais tout n'est pas
00:56:14évidemment à délibérer
00:56:16en urgence
00:56:16une conférence sociale
00:56:17je suis désolée
00:56:18ça prend du temps
00:56:19vous savez très bien
00:56:20ce genre de conférence
00:56:21aurait pu
00:56:21surtout ce genre de mesures
00:56:24mais on n'anticipe rien
00:56:26en France
00:56:26on a l'impression
00:56:27qu'il faut qu'une merde arrive
00:56:28ou un mort arrive malheureusement
00:56:30comme dans les manifestations
00:56:31pour que tout d'un coup
00:56:32tout s'arrête
00:56:33on peut anticiper un peu
00:56:34la politique c'est ça
00:56:35c'est anticiper
00:56:36c'est prévoir
00:56:36il y a certains syndicats
00:56:38ou d'autres
00:56:38qui alertent
00:56:39sur les conditions
00:56:39etc
00:56:40que vivent les étudiants
00:56:41les lycéens
00:56:42la police nationale
00:56:43les syndicats de police
00:56:44qui prennent la parole
00:56:45en disant attention
00:56:45le 17
00:56:46ça va partir au drame
00:56:48etc
00:56:48il y a entre guillemets
00:56:49des services
00:56:50qui le font
00:56:52qui analysent
00:56:53et qui sont là
00:56:53pour donner les alertes
00:56:55et malheureusement
00:56:55comme le dit si bien
00:56:57notre collègue
00:56:58sur le plateau
00:56:59et bien
00:56:59c'est compliqué
00:57:00vraiment vraiment compliqué
00:57:01de dire à la fin
00:57:03on va trouver des solutions
00:57:04dans la précipitation
00:57:05dans l'urgence
00:57:06c'est ça qui est dommageable
00:57:08la une du Figaro
00:57:09et l'actualité internationale
00:57:10avec évidemment
00:57:11les élections aux Etats-Unis
00:57:12les républicains
00:57:12lancent la guerre
00:57:13de l'après-Trump
00:57:14après la déroute
00:57:15la bataille de succession
00:57:16s'amorce dans le camp républicain
00:57:17en vue de 2028
00:57:18beaucoup prennent déjà
00:57:19leur distance
00:57:20avec Donald Trump
00:57:21y compris son vice-président
00:57:22J. Davance
00:57:23Karima Brick
00:57:26ça veut dire
00:57:26qu'aujourd'hui
00:57:27ça y est
00:57:27on est en train déjà
00:57:28de tourner la page
00:57:30Trump
00:57:30du côté des Etats-Unis
00:57:32oui mais
00:57:33vous avez vu les résultats
00:57:34c'est une véritable gifle
00:57:36qui a été envoyée
00:57:38justement
00:57:38à Donald Trump
00:57:39à son parti
00:57:40et pour la suite des choses
00:57:41il y a une remise en question
00:57:43et il y a des courants aussi
00:57:44ça va être de se dire
00:57:45ok
00:57:46finalement
00:57:46est-ce que ce sera plus
00:57:47comme un G.D. Vance
00:57:49mais il est très
00:57:50associé
00:57:50bien sûr
00:57:51à Donald Trump
00:57:52même s'il n'avait pas
00:57:53appuyé par exemple
00:57:54cette idée
00:57:55d'aller en Iran
00:57:57et poursuivre
00:57:58en fait
00:57:59déclencher aussi
00:58:00cette guerre en Iran
00:58:01est-ce que ce sera
00:58:02plutôt du côté
00:58:03de Marc Rubio
00:58:04des nouveaux visages
00:58:05bref
00:58:05il y a une remise en question
00:58:06mais pour l'instant
00:58:07Donald Trump
00:58:08a toujours
00:58:08certains pouvoirs
00:58:10il a toujours le veto
00:58:10il a des décrets
00:58:11il a la mainmise aussi
00:58:13sur tout ce qui est
00:58:14politique étrangère
00:58:15mais oui
00:58:16ça se prépare
00:58:18une année
00:58:19deux ans
00:58:20c'est peut-être loin
00:58:20mais déjà maintenant
00:58:22il y a évidemment
00:58:23non pas seulement
00:58:24des discussions
00:58:25mais un chantier
00:58:25ça c'est certain
00:58:26Franck un mot
00:58:27sur l'actualité américaine
00:58:29sur l'actualité américaine
00:58:30moi je vois
00:58:31tout simplement déjà
00:58:32un camp qui se détrompise
00:58:33vous allez voir
00:58:34ça va être la compétition
00:58:35celui qui aura
00:58:36je vous l'avais dit
00:58:37quand même
00:58:37qu'il avait été
00:58:37un peu trop loin
00:58:38on l'a vu
00:58:39même s'il se détache
00:58:41aujourd'hui
00:58:41de la guerre en Iran
00:58:42mais en fait
00:58:43il a joué à vue
00:58:43parce qu'on sait très bien
00:58:44que depuis le démarrage
00:58:45il joue la différence
00:58:46pour pouvoir
00:58:47dès qu'il y a un petit problème
00:58:49hop
00:58:49venir en disant
00:58:50je vous l'avais dit
00:58:51donc c'était gros comme ça
00:58:52mais aux Etats-Unis
00:58:53ça fonctionne
00:58:54en revanche
00:58:54moi c'est l'après
00:58:56qui m'intéresse
00:58:56parce que
00:58:57de me dire
00:58:57que va faire Israël
00:58:58par exemple
00:58:59sur Israël
00:58:59ils ont dit
00:59:00qu'ils allaient annuler
00:59:014 milliards
00:59:02pour les besoins de défense
00:59:03d'Israël
00:59:04alors Israël aussi
00:59:05il a annoncé le jour
00:59:06des élections
00:59:06mais oui
00:59:07il s'est dit que ça allait
00:59:08peut-être lui servir
00:59:09le petit truc
00:59:09on ne sait jamais
00:59:10hop
00:59:10je vais peut-être
00:59:10faire retourner
00:59:11deux ou trois grands électeurs
00:59:13en annonçant ça
00:59:14bon 4 milliards
00:59:14sur quand même
00:59:15plusieurs dizaines
00:59:16de milliards par an
00:59:16mais je pense que
00:59:18c'est un signal
00:59:18qui montre que finalement
00:59:20cette guerre en Iran
00:59:21c'est une faute de Trump
00:59:23pas de l'avoir menée
00:59:24mais de l'avoir arrêtée
00:59:25trop tôt
00:59:25c'est une guerre
00:59:26quitte à y aller à fond
00:59:28ils ont été à fond
00:59:29il fallait aller au bout
00:59:30et donc Trump
00:59:31paye là
00:59:32ces espèces d'aller-retour
00:59:33vous savez où
00:59:34personne ne sait
00:59:35ce qu'il va faire
00:59:35parce qu'il est malin
00:59:36il balance d'un côté
00:59:37il arrête de l'autre
00:59:38il dit ce qu'il veut
00:59:39il attaque le lendemain
00:59:40sauf que là
00:59:41ça lui revient
00:59:41comme un boomerang
00:59:42ça montre aussi
00:59:43à l'ensemble
00:59:43de la classe politique américaine
00:59:44que ce genre de jeu
00:59:45où on bluffe tout le monde
00:59:46une fois
00:59:47deux fois
00:59:48la troisième fois
00:59:49boum
00:59:49on se prend en pleine face
00:59:50et ce qu'il prend
00:59:51pour moi
00:59:52c'est de ne pas avoir été au bout
00:59:53parce que je peux vous dire
00:59:54que les Iraniens attendaient
00:59:55le peuple iranien espérait
00:59:56en Israël pareil
00:59:58pourquoi ?
00:59:58parce qu'on revient
00:59:59exactement au même niveau
01:00:00de menace
01:00:00on sait qu'aujourd'hui
01:00:01que l'Asbola
01:00:02du côté des Etats-Unis
01:00:05le message
01:00:06c'est
01:00:06ça nous a coûté très cher
01:00:07pour rien
01:00:08non mais non pour rien
01:00:09mais derrière
01:00:10ça va être pire
01:00:10pourquoi ?
01:00:11on sait très bien
01:00:11que le Hamas
01:00:12a continué
01:00:13à s'armer
01:00:14et continue à recruter
01:00:15le Hezbollah
01:00:16c'est un peu plus dur
01:00:18pour eux
01:00:18mais ça va revenir
01:00:19qu'ils vont essayer
01:00:20de déstabiliser
01:00:21parce que le pouvoir
01:00:21de l'Iran c'est ça
01:00:22c'est comment est-ce
01:00:23qu'ils arrivent
01:00:23à encercler
01:00:24non seulement l'Occident
01:00:25mais surtout Israël
01:00:26pour venir au bout
01:00:27de leur fin
01:00:27et puis vous allez voir
01:00:28ce qu'ils vont continuer
01:00:29le nucléaire
01:00:30ils vont y retourner
01:00:31pourquoi ?
01:00:32mais encore une fois
01:00:32on parlait d'autorité
01:00:33en France
01:00:34oh l'autorité
01:00:35mais elle est où
01:00:35l'autorité mondiale
01:00:36vis-à-vis de l'Iran ?
01:00:37nulle part
01:00:37et donc Trump
01:00:38paye
01:00:39non pas la guerre
01:00:40mais de l'avoir arrêté
01:00:41trop tôt
01:00:42voilà pour la revue de presse
01:00:43de ce vendredi
01:00:44mais qui se cache
01:00:46derrière les alertes
01:00:47à la bombe
01:00:47qui se multiplient
01:00:49dans le ciel européen
01:00:50depuis lundi
01:00:50plusieurs avions
01:00:51ont été visés
01:00:51par des menaces
01:00:52ce jeudi
01:00:53un appareil reliant
01:00:54Dublin à Rome
01:00:55a même été contraint
01:00:56d'atterrir sur la base
01:00:57militaire d'Evreux
01:00:58sous escorte militaire
01:00:59mais qui est à l'origine
01:01:01de ces alertes à répétition
01:01:02s'agit-il d'actes isolés
01:01:04ou d'une opération
01:01:04de déstabilisation
01:01:06et surtout
01:01:06comment les autorités
01:01:07font-elles face à ces menaces
01:01:08on va faire le point
01:01:10dans quelques secondes
01:01:10avec Claude Moniquet
01:01:11spécialiste terrorisme
01:01:12et renseignement
01:01:13mais juste avant
01:01:13le retour
01:01:14le rappel des faits
01:01:15avec Pierre Crépy
01:01:18C'est une affaire
01:01:20encore très mystérieuse
01:01:21ce jeudi
01:01:22un avion reliant
01:01:23Dublin à Rome
01:01:24a reçu un signalement
01:01:25des autorités italiennes
01:01:27faisant état
01:01:28d'une alerte
01:01:28à la bombe
01:01:29transportant 157 passagers
01:01:31l'appareil a été dérouté
01:01:33vers Évreux
01:01:33en France
01:01:34où les équipes spécialisées
01:01:35n'ont rien relevé
01:01:36de particulier
01:01:37un mystère
01:01:38qui concerne
01:01:39l'Europe entière
01:01:40car pas moins
01:01:41de 18 appareils
01:01:42ont été visés
01:01:43ce jeudi
01:01:43dans 8 pays européens
01:01:45notamment en République tchèque
01:01:47en Bulgarie
01:01:48en Italie
01:01:49et en Espagne
01:01:49Dès réception
01:01:51d'un appel
01:01:51ou d'un signalement
01:01:52le service de sécurité
01:01:53de la compagnie
01:01:54suit une procédure
01:01:55établie pour vérifier
01:01:57si l'alerte est crédible
01:01:58en général
01:01:59elle est jugée crédible
01:02:00car il est impératif
01:02:01de prendre ce type
01:02:02de menaces au sérieux
01:02:03Ce jeudi
01:02:04seul le Royaume-Uni
01:02:05a jugé ces alertes
01:02:06peu crédibles
01:02:07et depuis le début
01:02:08de semaine
01:02:09au moins 25 avions
01:02:10ont été concernés
01:02:11par ces incidents
01:02:12à travers toute l'Europe
01:02:14principal suspect
01:02:15Mail State
01:02:16un groupe russe
01:02:17masculiniste
01:02:18ayant revendiqué
01:02:19les deux fausses alertes
01:02:20déclenchées ce jeudi
01:02:21à Rome
01:02:22L'essentiel est d'informer
01:02:24les passagers
01:02:25et le public
01:02:25que la guerre hybride
01:02:26est une réalité
01:02:27en Europe
01:02:28et que nous devons
01:02:29nous y préparer
01:02:30A ce stade
01:02:31et en l'absence
01:02:32d'enquête européenne
01:02:33chaque état tentera donc
01:02:34de chercher
01:02:35ses propres coupables
01:02:37Claude Moniquier
01:02:38est avec nous
01:02:39Bonsoir Claude
01:02:40dans quel sens
01:02:40va se dérouler
01:02:41l'enquête
01:02:41sur ce qui semble bien
01:02:42être une opération
01:02:46multisible
01:02:46et parfaitement coordonnée
01:02:48surtout Claude
01:02:50Oui absolument
01:02:51la coordination
01:02:52ne le fait aucun doute
01:02:53d'abord il y a eu
01:02:54une montée en puissance
01:02:55lundi on a un vol
01:02:56qui est menacé
01:02:58mardi on en a 10
01:02:59aujourd'hui
01:03:00on en a eu une quinzaine
01:03:01on verra si ça continue
01:03:02dans les jours à venir
01:03:03et à quel rythme
01:03:05donc ça c'est
01:03:06un premier point
01:03:07deuxième point
01:03:08c'est toujours du multisible
01:03:09c'est plusieurs avions
01:03:10sauf lundi
01:03:11plusieurs avions
01:03:12originaires
01:03:13ou allant vers
01:03:14différents pays
01:03:14dont la plupart
01:03:16ont en particularité
01:03:17en particulier
01:03:19le point commun
01:03:19d'être
01:03:21assez actif
01:03:22dans le soutien
01:03:23à l'Ukraine
01:03:23voire très actif
01:03:24dans le soutien
01:03:25à l'Ukraine
01:03:26comme la Pologne
01:03:28ou même
01:03:29comme l'Italie
01:03:31et puis le mode opératoire
01:03:32est toujours le même
01:03:33on menace
01:03:34les avions
01:03:35non pas avant
01:03:35leur décollage
01:03:36ce qui serait
01:03:37entre guillemets
01:03:38un moindre mal
01:03:38mais quand ils sont
01:03:39déjà en vol
01:03:40ce qui veut dire
01:03:40que ça implique
01:03:41beaucoup plus de moyens
01:03:42pour faire face
01:03:43à la menace
01:03:44et pour réagir
01:03:44il faut dépêcher
01:03:45des avions
01:03:46pour les escorter
01:03:46il faut les dérouter
01:03:47trouver un endroit
01:03:48où ils vont se poser
01:03:49de préférence
01:03:50effectivement
01:03:50une base militaire
01:03:52et détacher
01:03:53des moyens policiers
01:03:54et des moyens
01:03:55de déménage
01:03:55qui sont chaque fois
01:03:56extrêmement importants
01:03:58donc ça épuise
01:03:58petit à petit le système
01:03:59ça le teste
01:04:00en même temps
01:04:01on est clairement
01:04:02sur quelque chose
01:04:03qui ressemble
01:04:03vraiment
01:04:04comme ça a été évoqué
01:04:05dans le sujet
01:04:06à une opération
01:04:07d'ingérence
01:04:08ou de déstabilisation
01:04:09une opération
01:04:10de guerre hybride
01:04:11alors si on est
01:04:12effectivement face
01:04:13à une opération
01:04:13d'ingérence
01:04:14elle est peut-être
01:04:15à rapprocher
01:04:16Claude
01:04:16d'une autre affaire
01:04:18qui se développe
01:04:19depuis quelques jours
01:04:19celle des attaques
01:04:20contre les frigos
01:04:21de supermarchés
01:04:22à travers l'Europe
01:04:23oui là également
01:04:25le mode opératoire
01:04:27est différent
01:04:28puisque les alertes
01:04:29ça a été par des emails
01:04:33les attaques
01:04:34sur les chaînes du froid
01:04:36ça a été par une compromission
01:04:38des systèmes informatiques
01:04:40mais on a assisté
01:04:41au même développement
01:04:43on a commencé
01:04:44par un pays
01:04:46qui était la France
01:04:47dans lequel
01:04:47quelques supermarchés
01:04:48ont été visés
01:04:49et puis dans les jours
01:04:50qui ont suivi
01:04:51ça a été étendu
01:04:52à beaucoup plus de pays
01:04:53donc on est un peu
01:04:54dans le même type d'évolution
01:04:57le même profil d'action
01:04:58et là dans l'affaire
01:05:00des frigos
01:05:00dans l'affaire
01:05:01de la chaîne du froid
01:05:02on a clairement
01:05:03mis en cause
01:05:03deux groupes de hackers
01:05:05qui sont directement
01:05:06liés à la Russie
01:05:07donc si on rajoute
01:05:08ces deux groupes
01:05:08à la revendication
01:05:10enfin plutôt
01:05:11la menace
01:05:11qui a été émise aujourd'hui
01:05:12par le groupe
01:05:15suprémariste
01:05:16masculiniste russe
01:05:18ça peut faire sourire
01:05:19quand on dit ça comme ça
01:05:20mais c'est un groupe
01:05:21très sérieux
01:05:21qui existe
01:05:22qui a même été interdit
01:05:23par la justice russe
01:05:24en 2021
01:05:26et qui a pour particularité
01:05:29d'être à la fois
01:05:30masculiniste
01:05:31et hyper patriote
01:05:32hyper nationaliste
01:05:33plus exactement
01:05:34en fait leur programme
01:05:36c'est la patrie
01:05:37et le patriarcat
01:05:38et de nouveau
01:05:38ça pointe vers la Russie
01:05:39bien entendu
01:05:40Dernière question
01:05:42Claude
01:05:42toujours effectivement
01:05:43s'il s'agit d'ingérence
01:05:45quel est l'objectif
01:05:46à quoi servirait
01:05:47effectivement
01:05:48de mener
01:05:50ce type d'opération
01:05:51pour certains pays
01:05:53Alors l'objectif
01:05:54il est sans doute double
01:05:55d'abord
01:05:56très clairement
01:05:57on est depuis 4 ans
01:06:00dans une guerre hybride
01:06:01avec la Russie
01:06:01ou plus exactement
01:06:02dans une guerre hybride
01:06:03que nous mène la Russie
01:06:04avec des sabotages
01:06:06avec des opérations
01:06:06de propagande
01:06:07il faut se rappeler
01:06:08de ce qu'on a eu en France
01:06:09les cercueils sur la tour Eiffel
01:06:10les étoiles de David
01:06:13les mains rouges
01:06:14sur le mémorial
01:06:16etc.
01:06:16on a eu des tentatives
01:06:18d'assassinat
01:06:18ou des projets d'assassinat
01:06:19on a eu des sabotages
01:06:20et maintenant
01:06:21effectivement
01:06:22on pourrait avoir
01:06:23des alertes informatiques
01:06:24et des cyberattaques
01:06:27plus exactement
01:06:27et des menaces
01:06:28contre le système
01:06:29de transport aérien
01:06:31le premier but
01:06:33c'est simplement
01:06:33continuer à une guerre hybride
01:06:34pour épuiser le système
01:06:36et en même temps
01:06:37et c'est le deuxième but
01:06:38tester nos réactions
01:06:39en fait
01:06:40d'une part
01:06:41on fatigue le système
01:06:42par des attaques
01:06:43permanentes
01:06:44de différents types
01:06:45et puis deuxièmement
01:06:46il y a un test
01:06:47en temps réel
01:06:48qui est fait
01:06:48comment l'Occident
01:06:50comment les pays européens
01:06:51comment les pays de l'OTAN
01:06:52réagissent-ils
01:06:53face à une alerte informatique
01:06:55face à des alertes
01:06:56sur le trafic aérien
01:06:57etc.
01:06:58et tout ça bien entendu
01:06:59si c'est effectivement
01:07:00une opération d'ingérence
01:07:02et si elle vient de Moscou
01:07:04à Moscou
01:07:05il y a des gens
01:07:05qui prennent
01:07:06soigneusement note
01:07:07de la manière
01:07:08dont nous réagissons
01:07:09et donc
01:07:11qui peuvent calibrer
01:07:12d'autres opérations à venir
01:07:13et peut-être un jour
01:07:14quelque chose
01:07:15de beaucoup plus sérieux
01:07:16Merci beaucoup Claude
01:07:17Claude Moniquet
01:07:17spécialiste terrorisme
01:07:18et renseignement
01:07:19c'est effrayant
01:07:20en tous les cas
01:07:21effectivement
01:07:21lorsqu'on parle
01:07:22de menaces
01:07:24comme ces différentes menaces
01:07:26notamment
01:07:27s'il s'agit d'ingérence
01:07:28il y a une enquête en cours
01:07:29évidemment
01:07:29on ne va pas affirmer
01:07:31des choses
01:07:31sans avoir
01:07:32les confirmations
01:07:34de cette enquête
01:07:34toujours est-il
01:07:35qu'il y a de quoi
01:07:36s'inquiéter
01:07:36comment est-ce qu'on gère
01:07:38de telles situations
01:07:39Marc Silvéra
01:07:40et évidemment
01:07:41lorsqu'on est policier
01:07:42qu'on nous appelle
01:07:43pour une alerte à la bombe
01:07:44j'imagine qu'à un moment donné
01:07:46on ne se pose pas de questions
01:07:48on y va
01:07:48Tout à fait
01:07:48on y va
01:07:49on coordonne l'ensemble
01:07:50de tous les services disponibles
01:07:51afin de répondre immédiatement
01:07:53à savoir si cette menace
01:07:55est réelle
01:07:55ou avérée
01:07:56ou en cours
01:07:57et c'est très difficile
01:07:59puisque
01:08:00comme vous l'avez dit si bien
01:08:01une fois que l'avion décolle
01:08:03c'est vraiment très très compliqué
01:08:05de savoir
01:08:06qu'est-ce qui s'y passe
01:08:07savoir si les signaux
01:08:08sont malheureusement
01:08:09verts ou rouges
01:08:10et de façon justement
01:08:11à agir
01:08:12si malheureusement
01:08:13la menace
01:08:14est identifiée
01:08:15et réelle
01:08:16Franck ?
01:08:17Au moins de panique aussi
01:08:18je pense aux passagers
01:08:19que nous sommes
01:08:19évidemment
01:08:20c'est-à-dire que
01:08:20ça risque de lancer
01:08:22une énorme
01:08:24phobie
01:08:24du transport aérien
01:08:25pendant quelques temps
01:08:26parce que vous imaginez
01:08:27quand même
01:08:28toutes ces personnes
01:08:29qui atterrissent
01:08:29sur des aéroports militaires
01:08:32ou d'un aéroport civil
01:08:33qui sont détournés
01:08:33donc c'est vrai que
01:08:35on peut se dire
01:08:36que ça fait partie
01:08:37du sabotage
01:08:37une nouvelle forme de guerre
01:08:39alors est-ce qu'elle est froide
01:08:40est-ce qu'elle est tiède
01:08:40est-ce qu'elle est chaude
01:08:41mais ça fait partie aussi
01:08:43de l'arsenal aujourd'hui
01:08:44de cette nouvelle guerre
01:08:45digitale
01:08:46une guerre
01:08:47de menaces
01:08:48par mail
01:08:49parce que je trouve
01:08:49que c'est des mails
01:08:50qu'on reçoive
01:08:51les compagnies aériennes
01:08:52d'autres après
01:08:53des sabotages
01:08:54on a entendu parler
01:08:55récemment
01:08:55vous savez
01:08:56des sabotages
01:08:56de frigo
01:08:57on commence maintenant
01:08:59à avoir un fantasme
01:09:00en se disant
01:09:00mais finalement
01:09:00qui est derrière cela
01:09:02est-ce que c'est les russes
01:09:02est-ce que c'est d'autres
01:09:03d'autres personnes
01:09:05qui se font peut-être passer
01:09:06pour des russes
01:09:06mais ce qui est incroyable
01:09:07c'est que moi je regarde
01:09:08juste pour le grand public
01:09:09ça allait de créer
01:09:10un état de psychose
01:09:11et en ce moment
01:09:12comme tout ne va pas
01:09:14au mieux
01:09:14il ne nous manquait plus que ça
01:09:16c'est-à-dire que si les gens
01:09:16voulaient partir en vacances
01:09:17pour éviter les manifestations
01:09:19il faut se dire que maintenant
01:09:21ils peuvent surtout
01:09:22dans un avion
01:09:22qui se faisait tourner
01:09:23les réactions quand même
01:09:24ont été
01:09:25c'est-à-dire
01:09:26ils ont agi
01:09:27tout s'est bien passé
01:09:28il y a quand même
01:09:28mais c'est vrai que ça existe
01:09:30c'est inquiétant
01:09:30on voit à quel point
01:09:32le renseignement
01:09:32c'est important aujourd'hui
01:09:33quand on parle de ces fameuses ressources
01:09:35quand on parle de budget
01:09:36quand on parle
01:09:38de se parler aussi
01:09:39entre différents états
01:09:41d'avoir ces communications
01:09:43ces services de renseignement aussi
01:09:44ça fait partie
01:09:45de cette réalité aujourd'hui
01:09:47avec ces mécanismes
01:09:48de guerre hybride
01:09:49vous dites ça c'est bien passé
01:09:50mais c'est vrai que quand vous êtes passager
01:09:51que vous devez atterrir à Rome
01:09:52et que vous vous retrouvez
01:09:53sur une base militaire
01:09:54à l'Évreuil
01:09:54vous dites qu'il y a quand même
01:09:55un truc un peu étrange
01:09:56les deux ce ne sont pas évreuils
01:09:57ce que je veux dire
01:09:59non mais c'est-à-dire
01:10:00c'est justement pour
01:10:01ça fait partie aussi
01:10:02de ce processus
01:10:03cette idée de terreur
01:10:04moi je trouve ça
01:10:05je trouve ça
01:10:06c'est une nouvelle forme
01:10:09de terrorisme
01:10:09voilà mais au final
01:10:10je veux dire
01:10:11il y a eu une réaction
01:10:11quand même
01:10:12on ne peut pas dire
01:10:12que ça s'est avéré
01:10:14des fausses alertes
01:10:15mais on voit que
01:10:16selon ce que nous disait
01:10:18aussi Claude Moniquet
01:10:19il y a une forme de test
01:10:20aussi sur nos propres systèmes
01:10:21sur la façon
01:10:22dont on réagit
01:10:23c'est la fin de cette émission
01:10:24merci de nous avoir suivis
01:10:26toutes nos émissions
01:10:27sont à revoir
01:10:27sur cnews.fr
01:10:28merci à Marc Silvéra
01:10:30directeur adjoint
01:10:32directeur général pardon
01:10:33de la police nationale
01:10:35je précise qu'il y a une cagnotte
01:10:36de la Micale
01:10:37qui a été mise en ligne
01:10:39cagnotte pour les forces de l'ordre
01:10:40vous avez le QR code
01:10:41pour soutenir
01:10:42pour soutenir les forces de l'ordre
01:10:43l'objectif de cette cagnotte
01:10:44je voulais laisser intervenir
01:10:45sur la caisse de secours
01:10:46et de solidarité
01:10:47qui fait un travail
01:10:48toute l'année
01:10:48pour mes frères d'armes
01:10:50là c'est le montant
01:10:50qui a été récolté pour le moment
01:10:52elle atteint 188 000 euros
01:10:54et c'est vrai que je voulais
01:10:55vraiment saluer
01:10:56l'ensemble de mes collègues
01:10:59policiers, pompiers, gendarmes
01:11:00qui font un travail remarquable
01:11:01tous les donateurs
01:11:02tous ceux qui sont à l'écoute
01:11:03avec des messages chaleureux
01:11:04des courriers qu'on peut recevoir
01:11:06à l'association
01:11:07ça fait chaud au coeur
01:11:07dans ces moments très difficiles
01:11:09que l'on aperçoit
01:11:10on est à l'approche des fêtes
01:11:11et en espérant
01:11:12que tous mes collègues
01:11:13femmes et hommes
01:11:14puissent rentrer chez eux
01:11:15le soir
01:11:15pour voir leur famille
01:11:17et à l'approche des fêtes
01:11:18un message de paix
01:11:19mais vraiment soutenez
01:11:20l'amicale de la police nationale
01:11:21on en a besoin
01:11:22dans ces moments difficiles
01:11:23où mes collègues
01:11:24souffrent sur la voie publique
01:11:25Merci à vous Marc Silvéra
01:11:26Merci à Carole Guillerme
01:11:27également d'être passé nous voir
01:11:28député Modem des Hauts-de-Seine
01:11:30Merci à Franck Tapirot
01:11:31Vincent Roy
01:11:32Karim Abric
01:11:33et Lénaré
01:11:33journaliste et séiste
01:11:34conseillère municipale de Genève
01:11:36Coralie Deleplace
01:11:38était en régie
01:11:38Merci de m'avoir aidé
01:11:40à préparer cette émission
01:11:41dans un instant
01:11:42c'est l'édition de la nuit
01:11:43avec Marc Gossifer
01:11:45très belle nuit à vous
01:11:46j'aurai le plaisir
01:11:46de vous retrouver lundi
01:11:47bon week-end
01:11:48sur CNews
01:11:49merci à vous
01:11:51merci à vous

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