- il y a 8 heures
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00:00Bonsoir à tous, mais qu'est-ce qu'Emmanuel Macron est allé faire à Marseille ?
00:00:04Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi neuf jours après les violences du 17 octobre ?
00:00:08Quand Marseille était à feu et à sang, le président de la République n'était pas là.
00:00:12Le lendemain, il avait préféré se rendre à Doha, au Qatar.
00:00:16Et maintenant que le calme est revenu, après un samedi, 24 octobre, beaucoup moins violent, le voilà.
00:00:21Mais pour nous dire quoi ? Que l'ordre est rétabli, que la République a tenu bon.
00:00:26Emmanuel Macron, c'est un peu le mari qui, le soir, dit à sa femme
00:00:29« Tu as vu chéri, j'ai servi à dîner aux enfants. Bravo, tu veux une médaille ? » lui
00:00:33répond celle-ci.
00:00:34Et puis il y a quelque chose de fascinant avec Emmanuel Macron et Marseille.
00:00:37C'est la ville dans laquelle il s'est le plus rendu depuis son arrivée à l'Elysée.
00:00:42Il y revient sans cesse, il annonce, il promet, il inaugure.
00:00:46Souvenez-vous de Marseille en grand, des milliards annoncés, des ambitions considérables.
00:00:50Mais pour quel résultat ? Qu'est-ce qui a réellement changé dans la cité fosséenne ? Réponse, rien.
00:00:56Monsieur le Président, gouverner, ce n'est pas multiplier les déplacements.
00:00:58Ce n'est pas arriver non plus une fois la tempête passée pour se féliciter du retour au calme.
00:01:04Gouverner, c'est précisément empêcher que la tempête éclate.
00:01:07Et pour ça, depuis 9 ans, Emmanuel Macron est définitivement absent.
00:01:12Bienvenue dans Soirinfo, votre grand rendez-vous d'informations de fin de soirée
00:01:16pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité.
00:01:20Bonsoir Isabelle Piboulot.
00:01:24Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:01:26À la Une, après la marche blanche d'hier, plusieurs rassemblements se sont organisés ce soir
00:01:31en hommage aux victimes de l'attentat des Yvelines à Lyon, à Marseille ou encore à Paris.
00:01:37Plus d'un millier de personnes se sont réunies dans le nord de la capitale
00:01:40en présence du maire Emmanuel Grégoire.
00:01:42Des pancartes clamants, ce n'est pas la première fois, ont notamment été brandies.
00:01:47Une réaction aux propos déplorables du chef de l'État.
00:01:50Au Brésil, au lendemain de sa défaite à la présidentielle face à Lula,
00:01:54Flavio Bolsonaro annonce qu'il dirigera l'opposition pour résister face au chaos, dit-il.
00:02:00Le sénateur conservateur ajoute qu'il s'est vu interdire par la justice de quitter le pays.
00:02:06Donald Trump déplore un scrutin lamentable et dénonce des élections truquées.
00:02:11Les discussions vont se poursuivre entre l'Iran, l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie.
00:02:17Une première réunion s'est tenue aujourd'hui à Téhéran.
00:02:20Une rencontre visant à renforcer leur coopération en matière de paix et de sécurité.
00:02:25Tous les pays se sont accordés pour un rejet commun de toute ingérence étrangère dans la région.
00:02:31Nouvelle rassurante du pape Léon XIV.
00:02:33Le Vatican confirme son voyage apostolique en Amérique du Sud du 6 au 17 novembre.
00:02:39Le Saint-Père se rendra en Uruguay, en Argentine et au Pérou.
00:02:43Aucune contre-indication médicale après son intervention chirurgicale au Poulon.
00:02:48Et puis à deux mois de Noël, la ville de Strasbourg a installé son immense sapin aujourd'hui sur la
00:02:53place Clébert.
00:02:54Une installation initialement prévue vendredi, mais reportée pour des raisons techniques et de mobilisation d'effectifs.
00:03:01Selon la mairie, le lieu choisi correspond à l'épicentre habituel des manifestations.
00:03:0615 000 personnes s'étaient rassemblées le 17 octobre.
00:03:09Le marché de Noël se tiendra du 27 novembre au 24 décès.
00:03:15Déjà le sapin de Noël le 26 octobre ?
00:03:18J'ai l'impression que c'est à chaque fois plus tôt.
00:03:19L'année prochaine ce sera au mois d'août.
00:03:21Oui, probablement.
00:03:22Merci Isabelle, à tout à l'heure.
00:03:23On vous retrouvera bien sûr à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:26On est avec Louis Laridon, secrétaire national des jeunes socialistes.
00:03:29On est avec Kauter Ben Mohamed, présidente de l'association Marseille en colère.
00:03:34Avec André Bercoff, maître Avner Doucan et bien sûr Karim Abrik.
00:03:37Bonsoir à tous les cinq.
00:03:39Nouveau rebondissement dans l'enquête sur les attaques de vendredi dernier dans les Yvelines.
00:03:44Attaques abominables après une période d'observation psychiatrique.
00:03:47L'auteur présumé des attaques a été replacé en garde à vue cet après-midi.
00:03:52Mais alors que le ministre de l'Intérieur évoque un acte motivé par la haine et le racisme,
00:03:57le suspect, lui, conteste, lui, tout mobile raciste.
00:04:00Autre précision importante du parquet antiterroriste,
00:04:03contrairement aux premières informations diffusées,
00:04:05aucun tract politique n'a été retrouvé dans son véhicule.
00:04:09Alors que sait-on réellement des motivations de cet homme ?
00:04:12On fait le point avec Tancrette Guillotel.
00:04:14Le dernier examen psychiatrique mené ce lundi est formel.
00:04:18L'état de Kevin T, l'auteur présumé des attentats,
00:04:21est compatible avec son placement en garde à vue.
00:04:24Il relevait que Kevin T ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë,
00:04:29ni de signes directs ou indirects en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante.
00:04:35Il ne présentait pas de signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée,
00:04:40justifiant une hospitalisation sous contrainte.
00:04:42A 14h46, le suspect a de nouveau été placé en garde à vue.
00:04:47Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué aujourd'hui
00:04:50que Kevin T est ému par la haine et le racisme.
00:04:53Selon le procureur de la République antiterroriste,
00:04:56l'intéressé affirme lui le contraire.
00:04:59Il doit être précisé qu'à ce stade des investigations,
00:05:03Kevin T, s'il ne conteste pas la matérialité des faits,
00:05:07conteste le caractère raciste de ses crimes.
00:05:09Le racisme comme mobile de ses actes est cependant retenu dans l'enquête.
00:05:13Le profil de la majorité des victimes et certains propos qui auraient été tenus par le mis en cause
00:05:18nous ont par ailleurs conduit à retenir la circonstance aggravante
00:05:22de faits liés à l'appartenance vrai ou supposé
00:05:25à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion.
00:05:29Le procureur a également indiqué qu'aucun tract de parti politique
00:05:32n'avait été découvert dans son véhicule,
00:05:35contrairement à ce qu'ont affirmé plusieurs médias
00:05:37en parlant de tract du Rassemblement National.
00:05:40La garde à vue est désormais susceptible de durer jusqu'à minuit 36 ce jeudi.
00:05:46Avenir Ducan, le suspect conteste le caractère raciste de ses actes.
00:05:50Pour le moment, c'est tout de même le mobile qui est retenu.
00:05:53À quel moment est-ce qu'on tient compte dans une affaire comme celle-ci
00:05:57de ce que dit le suspect ?
00:06:00Et qu'est-ce qui va à un moment donné déterminer
00:06:02que contrairement à ce qu'il dit, c'est bien le mobile raciste qui est retenu ?
00:06:07Alors là, on est dans le temps de la garde à vue.
00:06:10La garde à vue qui peut durer 96 heures, comme on l'a rappelé,
00:06:13puisqu'on est sur un acte qui a été ouvert en tout cas par le parquet
00:06:16sur une qualification terroriste.
00:06:19On le sait, le parquet, et d'ailleurs même lors de l'instruction,
00:06:23on ratisse large et donc on va chercher les infractions les plus larges possibles.
00:06:28Donc à ce stade, c'est ces infractions-là avec lesquelles le dossier a été ouvert.
00:06:34Et pour moi, ça le restera jusqu'à peut-être l'instruction,
00:06:38qui va durer quelques temps, qui va durer peut-être un an, peut-être un peu plus.
00:06:42Et durant toute la phase de l'instruction, justement,
00:06:44l'avocat de la défense aura la possibilité ou pas
00:06:47de soulever justement des demandes pour voir modifier
00:06:52la qualification pénale qui a été retenue par le parquet.
00:06:55Petite précision également sur ce qui est affiché à votre écran.
00:06:58Juste avant, il était écrit évidemment que le principal suspect,
00:07:02donc, n'était pas connu des services de renseignement.
00:07:05Important de préciser qu'il est connu des services de police.
00:07:08Ce qu'on sait, c'est qu'il n'est pas fiché S
00:07:09et qu'il n'est donc pas connu des services de renseignement.
00:07:12Il y a une différence entre les deux.
00:07:14C'est évident, il y a une différence entre les deux.
00:07:18La fiché S, on le sait, c'est une fiche qui est administrative
00:07:21et qui peut être donnée justement lorsque le renseignement,
00:07:23il y a des soupçons ou qu'il y a des éléments
00:07:24qui permettent de penser qu'il y aurait une attitude
00:07:26qui serait susceptible de revêtir une qualification,
00:07:28encore une fois, terroriste.
00:07:29Alors, l'autre information, on le disait, c'est celle-ci.
00:07:32Aucun tract politique n'a été retrouvé dans son véhicule,
00:07:35contrairement à ce qu'avait pu dire Le Monde, Karim Abri.
00:07:38Et ça, c'est intéressant parce qu'effectivement,
00:07:41Le Monde a très rapidement indiqué,
00:07:44cette information a ensuite été d'ailleurs relayée
00:07:46par d'autres titres de presse,
00:07:48d'autres titres de presse de gauche notamment,
00:07:51et a très rapidement indiqué qu'on avait retrouvé
00:07:55dans le véhicule du principal suspect
00:07:56des tracts politiques et des tracts d'ailleurs
00:07:59même du Rassemblement national.
00:08:01C'est étonnant finalement de s'engager sur une information
00:08:04comme celle-ci qui, on le voit, vient d'être démentie aujourd'hui
00:08:07par le parquet antiterroriste.
00:08:09Oui, d'autant plus que c'est une information dans ce cas-ci,
00:08:12c'était de faire finalement par association quelque chose,
00:08:15laisser finalement entendre qu'il pourrait y avoir un lien
00:08:19avec des idées, donc est-ce qu'il aurait pu être influencé
00:08:22par le Rassemblement national pour ces idées.
00:08:25D'ailleurs, on a vu plusieurs politiques qui ont repris
00:08:28aussi cette information très rapidement
00:08:31à des fins justement d'instrumentalisation.
00:08:34Ensuite, il y a eu quelques démentis.
00:08:36Certains ont voulu faire une sorte de mea culpa
00:08:38très, très, très, très léger, disons-le,
00:08:41mais il y avait cette volonté d'instrumentaliser.
00:08:43C'est ça. Regardez, relayé par le journal d'Humanité également,
00:08:47un tantaraciste et islamophobe attrape des tracts du RN
00:08:50retrouvés dans la voiture du tireur.
00:08:53André Bercoff, il semble y avoir un fantasme
00:08:56autour de l'appartenance politique supposée du suspect.
00:09:00Le Monde parlait de tracts du RN.
00:09:02Est-ce que certains n'ont pas cherché tout simplement
00:09:05à instrumentaliser ce drame abominable ?
00:09:08– Ce n'est pas nouveau.
00:09:09C'est l'habitude, là.
00:09:10Maintenant, c'est devenu pratiquement quotidien.
00:09:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui, comme pratiquement, hélas,
00:09:16il y a soit des attentats, soit des actes de violence,
00:09:19c'est extraordinaire.
00:09:20Le binarisme qui existe, on choisit son camp.
00:09:23C'est-à-dire qu'à chaque fois, on dit…
00:09:25Ah, c'est exemplaire l'histoire des tracts.
00:09:29Le Monde publie à midi 15, les tracts du RN ont été retrouvés
00:09:34dans la voiture du suspect, de l'accusé.
00:09:37À 15h, ils mettent un démenti dans une édition du Monde,
00:09:42mais toute petite démentie.
00:09:44Mais à 18h, une journaliste du Monde vient dire
00:09:47« Mais oui, absolument, oui, oui, c'est vrai,
00:09:49c'est un travail, on a retrouvé les tracts du FN. »
00:09:52Ça veut dire que la culture du faux, dans un journal,
00:09:55il n'y a pas que le Monde, qui était, il y a encore,
00:09:58allez, à la préhistoire, journal de référence,
00:10:00c'est devenu quelque chose.
00:10:01C'est-à-dire, vous savez, on a l'impression
00:10:03que le vrai n'est plus qu'à un instant du faux.
00:10:05Et ça, c'est quand même assez préoccupant.
00:10:09Louis Laridon ?
00:10:09– Et peut-être si je peux juste me permettre,
00:10:11c'est comme l'idée aussi d'imprimer tout de suite
00:10:12un récit rapidement, parce qu'on sait qu'il y a cette guerre,
00:10:15bon, d'images, mais aussi cette guerre du récit.
00:10:18Comment on va associer, finalement, cette personne ?
00:10:21Elle se revendique de quoi ?
00:10:23Et ensuite, quand je disais que ça avait été repris
00:10:25par des politiques, il y a Manon Aubry qui disait,
00:10:28finalement, du matériel militant du RN a été retrouvé
00:10:31par l'enquête visant le suspect.
00:10:33Si elle prend le pouvoir, des millions de concitoyens
00:10:35vont être en danger de mort.
00:10:37Donc, vous voyez, c'est comme une traînée de poudre.
00:10:39Ça prend de l'ampleur.
00:10:40Alors que, je veux dire, c'est absolument abominable
00:10:43qu'est-ce qui s'est passé.
00:10:44Tout le monde l'a condamné.
00:10:46Et, bon, l'enquête est toujours en cours.
00:10:48Mais, je veux dire, il n'y a personne qui a contesté
00:10:49si jamais, effectivement, il y a ce crime
00:10:53à motivation, terrorisme, racisme.
00:10:55L'enquête fait son travail.
00:10:56Il n'y a personne, je veux dire,
00:10:58tout le monde dénonce cet acte.
00:11:00Juste avant de vous donner la parole,
00:11:01Louis Laridon, je voudrais qu'on regarde
00:11:03cette publication de votre patron,
00:11:05d'Olivier Faure,
00:11:08le secrétaire du Parti socialiste.
00:11:10J'ai supprimé mon tweet reprenant une information
00:11:12du monde qui s'est révélée inexacte.
00:11:14Ce qui demeure, en revanche,
00:11:15ce sont les citations des dirigeants du RN
00:11:17qui, à force de stigmatisation,
00:11:19conduisent les esprits faibles au passage à l'acte.
00:11:21Trappe qualifiée de république islamique
00:11:23en miniature,
00:11:25de capitale européenne du djihad,
00:11:27la volonté de rendre trappe à la France.
00:11:29Toutes ces expressions ont placé une cible
00:11:31dans le dos des habitants
00:11:32et plus largement désigné
00:11:33nos compatriotes musulmans
00:11:34comme une cinquième colonne du terrorisme.
00:11:37Donc là, en fait,
00:11:38il est en train de nous dire
00:11:39qu'il a relayé une information
00:11:41qui n'était pas juste.
00:11:43Effectivement, il s'en excuse.
00:11:45Et derrière, il vient parler
00:11:46de toute autre chose, finalement,
00:11:48Louis Laridon.
00:11:49D'abord, rappelons les faits.
00:11:51Il s'agit, parce que j'ai entendu
00:11:52un peu de contestation sur ce plateau,
00:11:53d'un attentat terroriste raciste.
00:11:55Alors, il n'y a pas eu de contestation
00:11:58sur ce plateau.
00:11:58Non, non, Louis Laridon.
00:12:00Non, non, il n'y a pas eu de contestation.
00:12:01Non, non, non, il n'y a pas ça.
00:12:03Louis Laridon, il n'y a eu beaucoup
00:12:04d'extrême droite.
00:12:05Je me dois de rectifier ce que vous venez de dire.
00:12:07Attendez, je vous donne la parole.
00:12:08Je me dois de contester
00:12:10ce que vous venez de dire.
00:12:10Il n'y a eu aucune contestation
00:12:11sur ce plateau.
00:12:13C'est simplement les faits
00:12:14qui ont été annoncés
00:12:15par le parquet antiterroriste
00:12:16qu'il y avait une contestation
00:12:17de la part du suspect.
00:12:19Le suspect, lui, vient contester
00:12:20le fait que c'est un crime raciste.
00:12:22Il s'agit donc d'un attentat raciste
00:12:23d'extrême droite, pour commencer.
00:12:24Allez, ça commence.
00:12:25Islamophobe.
00:12:26Pour continuer cet attentat,
00:12:27il est un attentat raciste.
00:12:28Je ne sais pas pourquoi
00:12:28vous dites un attentat raciste.
00:12:29Il est un attentat qui a été rendu possible
00:12:31par des années d'un discours national,
00:12:33d'un récit national.
00:12:34Aujourd'hui, la seule maladie
00:12:35qui touche la France,
00:12:35c'est celle de la haine,
00:12:36de la xénophobie,
00:12:37de la division et des discriminations.
00:12:39On a vu les attentats de Mohamed Merah,
00:12:40des attentats racistes,
00:12:42antisémites qui ont eu lieu.
00:12:43On a vu aujourd'hui
00:12:44cet attentat raciste,
00:12:46islamophobe,
00:12:46qui a eu lieu
00:12:47parce que les gens étaient ciblés
00:12:47en raison d'une appartenance religieuse
00:12:49supposée, d'une couleur de peau.
00:12:51Moi, je tiens à dire que oui,
00:12:52Olivier Faure a raison.
00:12:53Dans ce pays,
00:12:54il y a une classe politique,
00:12:55une classe parfois médiatique,
00:12:56une classe citoyenne,
00:12:57des gens qui permettent
00:12:58de dédiaboliser,
00:13:00de permettre de rendre partout
00:13:01des idées nauséabondes,
00:13:03dangereuses,
00:13:03qui mettent une signe.
00:13:04Je dis Marine Le Pen,
00:13:06en 2011,
00:13:06elle qualifie Sergi.
00:13:07Moi, je suis élu à Sergi
00:13:08d'une ville qui n'est pas
00:13:08tout à fait la France.
00:13:09Ça veut dire quoi ?
00:13:10S'il y a trop de noirs et d'arabes,
00:13:11on n'est pas la France ?
00:13:12Moi, je vous le dis.
00:13:12Mais ça veut dire quoi ?
00:13:13Ça veut dire que le Rassemblement
00:13:14national est responsable
00:13:16de cette attaque ?
00:13:17Mais bien entendu,
00:13:17que l'extrême droite
00:13:18et la France
00:13:18est collectivement responsable
00:13:19de permettre à des gens
00:13:20de passer à l'acte.
00:13:21Ce sont des signaux faibles,
00:13:22ce sont une déculpabilisation
00:13:24du discours,
00:13:25on lâche la haine
00:13:26et on a juste
00:13:26ce qui passe aux Etats-Unis
00:13:27quand la haine.
00:13:29Il y a aujourd'hui
00:13:31le camp de la République
00:13:32et le camp des ennemis
00:13:33de la République.
00:13:34Et je pense que c'est
00:13:35effectivement à tous les politiques
00:13:36de se positionner.
00:13:37On est à quelques mois
00:13:38d'une élection présidentielle
00:13:38sur s'ils sont du côté
00:13:39de la République universelle,
00:13:41indivisible,
00:13:42qui consacre à chacun
00:13:43et à chacun l'égalité
00:13:44des droits,
00:13:45ou s'ils sont du côté
00:13:45de celles et ceux
00:13:46qui considèrent
00:13:47qu'il y a des Français
00:13:48et il y en a d'autres
00:13:49qui ne sont pas tout à fait français.
00:13:50Je vous redonne la parole
00:13:51dans une minute, André,
00:13:52mais on n'a pas encore entendu
00:13:53qu'Auter Ben Mohamed
00:13:54s'exprimer sur ce sujet.
00:13:56Mais écoutez,
00:13:57moi je veux bien
00:13:58que le monde ait fait une erreur
00:14:00et c'est difficilement tolérable
00:14:02pour un média
00:14:02de cette grandeur.
00:14:04Mais après,
00:14:05moi je suis désolée,
00:14:05il y a aussi des faits.
00:14:07Et dans les faits,
00:14:07ce sont des Noirs et des Arabes
00:14:08qui ont été visés par ce monsieur.
00:14:10Donc lui,
00:14:10il vient de contester aujourd'hui
00:14:11parce qu'il a reçu un conseil
00:14:13ou parce qu'il s'est rendu compte
00:14:14parce qu'il ne se comptait pas
00:14:15se faire attraper,
00:14:16tout simplement.
00:14:20Peut-être qu'il s'est rendu compte
00:14:21qu'il s'est fait attraper
00:14:22et qu'il comptait échapper à la police.
00:14:24Je ne sais pas,
00:14:25je ne sais pas ce qu'il y a dans sa tête
00:14:26mais ce qui est certain,
00:14:26c'est que des experts aujourd'hui
00:14:27ont parlé
00:14:28que ce monsieur n'a rien de folie
00:14:29si ce n'est son racisme.
00:14:31Mais moi,
00:14:32je tiens juste à dire
00:14:33que pour avoir beaucoup de personnes
00:14:34autour de moi
00:14:34qui tiennent un discours
00:14:36très raciste en ma présence
00:14:37et lorsque je rappelle
00:14:39mon nom et mon prénom
00:14:39quand même,
00:14:40K.Auter Ben Mohamed,
00:14:40c'est compliqué de se tromper
00:14:42et qu'on me dit
00:14:42toi, c'est pas pareil.
00:14:44Il y a quand même un racisme
00:14:45qui est assez banalisé aujourd'hui
00:14:46chez les enfants,
00:14:47dans les écoles,
00:14:48dans la rue,
00:14:48de partout,
00:14:49chez les boulangers.
00:14:50En fait, je veux dire,
00:14:50il y a des gens qui nous aiment,
00:14:51il y a des gens qui nous aiment moins,
00:14:53voire pas du tout.
00:14:54Et pour moi,
00:14:55être raciste
00:14:56ne relève pas forcément
00:14:57de l'appartenance
00:14:58à un parti.
00:14:59Je veux dire,
00:15:00par là,
00:15:00ne pas avoir trouvé
00:15:01de tract du FN
00:15:03ou du Zé.
00:15:04Du RN.
00:15:04Du RN.
00:15:05Pour moi,
00:15:06le RN,
00:15:06excusez-moi,
00:15:07je considère qu'ils ont fait
00:15:08un lifting qui est raté
00:15:09mais bon,
00:15:09après,
00:15:09c'est une opinion personnelle.
00:15:10C'est le nom du parti.
00:15:15de M. Zemmour
00:15:15ou de Mme Le Pen
00:15:16dans sa voiture.
00:15:17On ne veut pas dire
00:15:17qu'il n'adhère pas
00:15:18à leur idéologie
00:15:19qui est quand même
00:15:20de rejeter les autres
00:15:21parce que tout est la faute
00:15:22des immigrés.
00:15:22Et moi,
00:15:23très sincèrement,
00:15:24pour être ici
00:15:24depuis quelques générations déjà,
00:15:27je veux dire,
00:15:27la France,
00:15:28elle me donne le sang
00:15:28de mes aïeux
00:15:29qui sont morts au front pour elle,
00:15:30qui ont reconstruit le pays
00:15:31et d'entendre aujourd'hui,
00:15:32après X générations,
00:15:33qu'on est encore des étrangers,
00:15:35qu'on est encore des immigrés,
00:15:36qu'on n'apporte rien à ce pays,
00:15:38c'est assez douloureux en fait.
00:15:39C'est assez douloureux
00:15:40sauf que moi,
00:15:40je suis bien dans mes baskets,
00:15:41je sais qui je suis,
00:15:42je suis une compatriote française,
00:15:44j'interdis à tout le monde
00:15:44de me dire le contraire
00:15:45parce que là,
00:15:46ça va mal se passer pour eux,
00:15:47mais pas tout le monde
00:15:48n'est armé comme moi
00:15:49psychologiquement et intellectuellement.
00:15:51Et ces discours de rejet
00:15:52des autres,
00:15:53en particulier de jeunes
00:15:53qui ne se trouvent pas
00:15:54à leur place aujourd'hui,
00:15:55qui se disent immigrés,
00:15:57qu'on définit,
00:15:57qu'une certaine partie
00:15:58de la population
00:15:59et de responsabilité politique
00:16:00définit comme immigrés ici
00:16:01et lorsqu'ils vont au pays,
00:16:02on les définit aussi
00:16:03comme des immigrés,
00:16:04c'est très compliqué
00:16:05de savoir qui on est,
00:16:09parce que ce pays,
00:16:10c'est le leur,
00:16:11ils n'ont pas été fabriqués
00:16:12ni par l'Afrique noire,
00:16:14ni par le Maghreb,
00:16:15ni par la Tunisie,
00:16:15ils ont été fabriqués
00:16:17par la France
00:16:18et c'est la France
00:16:19et la République
00:16:19qui doit se demander aujourd'hui
00:16:21pourquoi une certaine partie
00:16:23de ces enfants
00:16:23ne se sentent pas français
00:16:24et pourquoi une certaine partie
00:16:26de ces édiles politiques
00:16:27nous considèrent
00:16:28encore comme pas français
00:16:30110 ans après.
00:16:31Réaction donc de Marine Le Pen,
00:16:32cette manœuvre
00:16:33de désinformation manifeste
00:16:35interroge les Français
00:16:36sur la question essentielle
00:16:37de l'objectivité
00:16:38et de la rigueur professionnelle
00:16:39qu'on est en droit
00:16:40d'attendre des médias.
00:16:42André Bercoff.
00:16:42Écoutez, moi je suis assez
00:16:45assez intéressé
00:16:45d'entendre les discours
00:16:47que je viens d'entendre.
00:16:49Donc, comme d'habitude,
00:16:50France raciste systémique,
00:16:53France raciste...
00:16:53Attendez, attendez, attendez.
00:16:54Les mots ne peuvent pas être...
00:16:55Mais c'est pas ce que j'ai dit, monsieur.
00:16:56Vous nous coupez en France raciste systémique.
00:16:57Je ne vous permets pas
00:16:58de mettre dans ma bouche
00:17:00des mots que je n'ai pas dit.
00:17:01Vous avez dit simplement...
00:17:02Moi je voudrais savoir...
00:17:04Attendez, attendez, attendez.
00:17:04Parlez du parti,
00:17:05du Rassemblement National,
00:17:06pas de la France.
00:17:07J'ai parlé du Rassemblement National, monsieur.
00:17:10Je parle de la pression,
00:17:11vous dites, la République, etc.
00:17:12n'est pas assez reconnaissante,
00:17:14n'en fait pas assez,
00:17:14n'en fait pas assez.
00:17:15C'est pas ce que j'ai dit, monsieur.
00:17:16Dites-moi.
00:17:16Mais je ne parle pas
00:17:17de ce que vous avez dit.
00:17:17Je parle d'un climat général
00:17:19qui est aussi répandu
00:17:20d'un côté que d'un autre
00:17:21et que vous venez d'exprimer.
00:17:23En quelque sorte.
00:17:24Alors, donc, si je comprends bien,
00:17:26le Mataclan,
00:17:27c'était un attentat islamophobe.
00:17:29Ce qui s'est passé à Nice
00:17:30avec 85 morts,
00:17:31c'était un attentat islamophobe.
00:17:32Les premières victimes de Nice,
00:17:34monsieur, je tiens à vous préciser ça,
00:17:35c'est un enfant de 4 ans
00:17:36d'origine tunisienne
00:17:38et une femme voilée.
00:17:40Non, monsieur,
00:17:41je tiens à vous rappeler
00:17:41à toute fin de suite
00:17:42et vous devriez le savoir
00:17:43au vu de la grande expérience
00:17:44que vous avez dans les médias
00:17:45et dans la vie.
00:17:46Mais je ne comprends pas ce côté.
00:17:47Ce que je veux vous dire,
00:17:49c'est que...
00:17:49Madame Kauda Ben-Mouhammed,
00:17:50moi je vais vous dire une chose.
00:17:51Kauda, monsieur.
00:17:52Madame, moi j'ai vécu au Liban.
00:17:54Mais c'est très bien, monsieur.
00:17:55Je connais aussi très bien,
00:17:55je connais très très bien
00:17:56le monde arabe
00:17:57et je vous assure,
00:17:58je l'ai pratiqué.
00:17:59Les premières victimes du terrorisme,
00:18:02qu'ils soient islamistes ou pas,
00:18:03en France et ailleurs,
00:18:05sont les musulmans.
00:18:06Et ça, ce n'est pas moi qui le dis.
00:18:07Ce sont des données nationales
00:18:08et internationales.
00:18:09Ce n'est pas le problème.
00:18:10Ce n'est pas le problème.
00:18:12Ce n'est pas le problème.
00:18:16Je ne vous ai pas interrompu,
00:18:17alors vous laissez parler.
00:18:18Monsieur Robert m'a dit
00:18:18que lorsqu'il est rentré au Bataclan,
00:18:20il y avait, je cite, de tout.
00:18:21On a débattu la semaine dernière
00:18:23et que le sang, monsieur,
00:18:24est rouge pour toutes les victimes.
00:18:25On laisse André Bercoff répondre.
00:18:27Ça, c'est, excusez-moi,
00:18:28un peu de littérature.
00:18:29Ce que je voudrais dire...
00:18:30C'est le patient du rêve qu'il a dit.
00:18:31Non, non, mais madame,
00:18:32il faut écouter un tout petit peu,
00:18:34parce que c'est très bien de parler.
00:18:35Allez-y, allez-y.
00:18:36Je voudrais dire quelque chose,
00:18:37mais c'est très important.
00:18:38Ce n'est pas une question.
00:18:40On introduit à chaque fois
00:18:42les victimes et les bourreaux
00:18:44et il y a les principales victimes.
00:18:47C'est quoi ?
00:18:48C'est les gens qui se sont fait massacrer.
00:18:51Et bien sûr qu'il y avait des musulmans,
00:18:53des chrétiens, des juifs, des athées et tout ça.
00:18:56Donc, il faut arrêter de racialiser en permanence
00:18:59et vous racialiser en permanence
00:19:01ce qui se passe en France.
00:19:02Si, madame, aujourd'hui,
00:19:03ce n'est plus la lutte des classes.
00:19:04Monsieur, ma race, c'est française.
00:19:06Alors, attendez, mais non,
00:19:07c'est la lutte des races.
00:19:08Oui, l'arrêtons.
00:19:09Oui, l'arrêtons.
00:19:10Ce mot devrait être interdit.
00:19:12Monsieur Berthons.
00:19:13Mais le texte français,
00:19:14ce n'est pas le problème.
00:19:15Monsieur Berthons.
00:19:15Vous parlez que des Arabes
00:19:16et des Noirs sont victimes.
00:19:17Il n'y a pas de victimes blancs.
00:19:18C'est eux qui ont été tués.
00:19:19Il n'y a pas de victimes françaises.
00:19:20C'est eux qui ont été tués.
00:19:20Alors, regardez.
00:19:21Non, s'il vous plaît.
00:19:22André, André, André, André.
00:19:24André.
00:19:25Mais il est noir.
00:19:25Mais il est noir.
00:19:26Et alors ?
00:19:27Et alors ?
00:19:28André.
00:19:28On est tous...
00:19:29Louis-Larigolines sont les victimes
00:19:30qu'elles soient noires, blanches ou autres.
00:19:33André, André, André, André.
00:19:35André, André, André a tué...
00:19:37Attendez, parce que là,
00:19:38on ne s'entend plus, en fait.
00:19:39On a des téléspectateurs.
00:19:41Pour eux, là, c'est inaudible.
00:19:42Donc, s'il vous plaît.
00:19:43Il n'y a que ces victimes.
00:19:44Il n'y a jamais de victimes blancs.
00:19:47On va devoir s'arrêter, là,
00:19:49si vous parlez tous les deux en même temps.
00:19:50Franchement.
00:19:51Monsieur, moi, je veux bien
00:19:52qu'on dise tout et n'importe quoi
00:19:54dans ce débat.
00:19:54Oui, ça, c'est vrai.
00:19:55Reprenons les choses à la base.
00:19:57Les attentats, ils ont des motifs.
00:19:58Les gens, ils ne se réveillent pas
00:19:59un matin avec l'envie de tuer.
00:20:00En l'espèce, les attentats,
00:20:01ils sont racistes.
00:20:02Vous avez cité M. Méras,
00:20:03c'est aussi un attentat raciste,
00:20:04antisémite et raciste.
00:20:06Là, l'attendu est qu'on a eue,
00:20:06il est raciste et islamophobe.
00:20:08Le racisme est une idéologie
00:20:10qui gangrène notre pays.
00:20:11Et il est importé par une classe politique.
00:20:14Il y a des tenants du racisme politiquement,
00:20:16de la xénophobie, du repis sur soi.
00:20:18Oui, bien sûr.
00:20:19Il y a une classe médiatique,
00:20:20il y a des opinions qui relaient,
00:20:22qui banalisent, qui nuancent en permanence.
00:20:24Et il y a aussi dans la société
00:20:25des gens qui adhèrent à cette idée.
00:20:26Moi, je dis, il faut aujourd'hui
00:20:27réaffirmer le fait républicain.
00:20:29La République française,
00:20:30elle est une et indivisible.
00:20:31Elle ne voit pas la couleur de peau
00:20:32de ses enfants.
00:20:32Mais la République française
00:20:33devrait reconnaître qu'aujourd'hui,
00:20:35les premières victimes des discriminations,
00:20:36ce n'est pas les Blancs.
00:20:37On va avancer.
00:20:38Nos citoyens,
00:20:38est-ce qu'il y a des Blancs qui sont victimes ?
00:20:40Non, Monsieur.
00:20:41Mais la discrimination et la haine
00:20:42est un problème dans notre pays.
00:20:44Est-ce qu'il y a des Blancs
00:20:45Vous pouvez parler de racisme victime ?
00:20:47Vous pouvez parler de racisme victime ?
00:20:50Répondez à la question d'André Bercoff.
00:20:52Est-ce qu'il y a des Blancs
00:20:53qui sont victimes de racisme ?
00:20:54Est-ce qu'il y a des Blancs victimes en France ?
00:20:56Est-ce qu'il y a,
00:20:57et il y a eu dans tout ce qu'on a eu
00:20:58qu'on a atteint depuis 15 ans,
00:21:00est-ce qu'il y a eu des Blancs
00:21:01qui sont victimes ?
00:21:02Mais Monsieur, je suis blanche,
00:21:03vous m'avez dit l'inverse ?
00:21:04Mais arrête !
00:21:05Vous n'êtes pas au point,
00:21:06mais je suis aussi vous.
00:21:08Mais je pose la question à Monsieur.
00:21:11Arrêtez de répondre à côté.
00:21:13Je vous demande
00:21:14s'il y a des victimes blanches
00:21:16qu'il y a eu depuis 15 ans.
00:21:17Il y a eu ou il n'y a pas eu ?
00:21:18Il y a eu des victimes blanches de racisme.
00:21:20Mais aujourd'hui,
00:21:20les victimes de cette attente,
00:21:21ils sont noirs.
00:21:22Mais c'est en raison
00:21:24de leur couleur de goût
00:21:24et de leur part de l'entrée.
00:21:25Tu posez une religion
00:21:26pour qu'ils ont été attaqué.
00:21:28Karima, très rapidement.
00:21:29Karima, s'il vous plaît.
00:21:29Je trouve ça désolant
00:21:30parce que j'écoute le débat ici.
00:21:32En fait, il n'y a personne
00:21:33qui s'écoute.
00:21:34Non, ça c'est sûr.
00:21:35C'est-à-dire chacun
00:21:36est dans sa tête,
00:21:37déroule son truc.
00:21:38Alors que ce qu'on a observé,
00:21:40bon, il y a ce meurtre raciste
00:21:42qui a été...
00:21:44Qui est un meurtre abominable.
00:21:46Exactement.
00:21:47Et j'ai vu personne
00:21:48qui a banalisé
00:21:50ou qui a dit quoi que ce soit
00:21:52qui n'a pas en fait condamné
00:21:54ce qui s'est passé.
00:21:54Donc ça, c'est une première chose.
00:21:56Ensuite, la deuxième chose
00:21:57qui est importante,
00:21:58c'est ensuite de dire
00:21:59est-ce que des partis politiques,
00:22:01des idées,
00:22:01est-ce qu'ils encouragent des gens
00:22:03à causer des gestes,
00:22:05des meurtres
00:22:05et on est en train
00:22:06de débattre de ça ici.
00:22:07Comme s'il y avait des partis
00:22:08finalement qui se réjouissaient
00:22:10de ça,
00:22:10qui applaudissaient
00:22:11ou qui en étaient finalement
00:22:12la cause
00:22:12parce qu'ils inciteraient
00:22:14finalement à ce type de gestes.
00:22:16Chose que je ne vois pas
00:22:17dans cette République.
00:22:18Je suis désolée.
00:22:19Ce n'est pas ce qu'on voit en France.
00:22:20Après, on peut débattre
00:22:21des différents partis politiques,
00:22:22des idées comme telles.
00:22:24En tout cas,
00:22:24moi, je salue tout de même
00:22:26Louis Laridon
00:22:26qui a parlé effectivement
00:22:27notamment d'autres...
00:22:29de l'attentat,
00:22:30notamment terroriste
00:22:30de Mohamed Merah
00:22:31qui a été...
00:22:33contrairement à notre président
00:22:34de la République
00:22:35qui, pour lui,
00:22:36c'était le premier attentat raciste
00:22:38qui avait effectivement
00:22:40touché une personne
00:22:43de couleurs
00:22:43et qui avait touché
00:22:44une personne
00:22:45en raison de sa religion
00:22:46sur le sol français.
00:22:47Ce sont les premiers mots
00:22:48qu'a eu le président
00:22:49Emmanuel Macron
00:22:50lors de ce terrible drame.
00:22:52Donc, c'est important
00:22:53de voir qu'en tous les cas,
00:22:56vous avez mémoire
00:22:56des autres attentats racistes
00:22:58qu'il y a eu
00:22:58dans notre pays.
00:22:59À travers notre histoire,
00:23:00un nombre incalculable
00:23:02de personnes tuées par racisme.
00:23:04On peut parler
00:23:04des Algériens
00:23:05qui ont été noyés
00:23:05dans la Seine
00:23:07le 17 octobre 1961.
00:23:08Il faut aussi
00:23:09se rappeler de notre histoire.
00:23:10Voilà, moi, je tiens juste
00:23:11à le dire.
00:23:12La haine, la haine
00:23:13est aujourd'hui...
00:23:13Monsieur Laribon,
00:23:14la haine, elle est partout.
00:23:16Le racisme, il est partout
00:23:17et il n'y a pas
00:23:18une classe ou un pays
00:23:20qui est bon au pôle du racisme.
00:23:22L'information est arrivée
00:23:23dans la matinée.
00:23:24L'information est arrivée
00:23:25dans la matinée.
00:23:25Une visite surprise
00:23:26d'Emmanuel Macron
00:23:27à Marseille,
00:23:27neuf jours après les émeutes
00:23:28du 17 octobre.
00:23:29Le chef de l'État
00:23:30s'est notamment entretenu
00:23:32avec le maire de Marseille,
00:23:33Benoît Payan.
00:23:34Dans la foulée,
00:23:34il a rencontré des commerçants
00:23:36victimes de plusieurs...
00:23:37victimes des pilleurs
00:23:40de Félix Pérolas.
00:23:44Il est un peu plus de midi
00:23:46lorsqu'Emmanuel Macron
00:23:47arrive à la mairie de Marseille,
00:23:49accueilli par le maire
00:23:50Benoît Payan.
00:23:51En pénétrant dans l'hôtel de ville,
00:23:54il y découvre les marques
00:23:55et les dégâts commis
00:23:56lors de l'intrusion de casseurs
00:23:58le 17 octobre.
00:23:59Un tag est toujours visible
00:24:00comme le buste de Marianne,
00:24:03abîmé.
00:24:04Avec une mine grave,
00:24:05le chef de l'État
00:24:06aperçoit également la porte
00:24:08qui a été enfoncée
00:24:09il y a neuf jours.
00:24:10Benoît Payan déplorait
00:24:11au lendemain du 17 octobre
00:24:13des manques d'anticipation.
00:24:15Constat partagé par le président.
00:24:17C'est-à-dire que le 17 octobre
00:24:19n'avait pas été anticipé
00:24:20le fait qu'on aurait
00:24:21autant de forces d'ultra-gauche
00:24:23qui se mobiliseraient
00:24:24dès très tôt le matin.
00:24:25Deuxième étape de sa venue
00:24:27dans la cité phocéenne,
00:24:28un temps d'échange
00:24:29avec les commerçants
00:24:31victimes de pillages
00:24:32et de casses.
00:24:39Le dernier tour s'est fait
00:24:41aux côtés des forces
00:24:42de l'ordre.
00:24:44997 d'entre eux
00:24:44ont été blessés
00:24:45le 17 octobre
00:24:46dans l'hexagone.
00:24:49C'est pas normal
00:24:49qu'à six mois
00:24:50d'une élection présidentielle,
00:24:51notre pays soit
00:24:51dans cet état d'ébullition.
00:24:53Il y a des gens
00:24:54qui se réjouissent
00:24:55du désordre,
00:24:55moi non.
00:24:57Donc plus jamais
00:24:58le 17 octobre.
00:24:59Le 24 octobre
00:25:00est un modèle,
00:25:01on a tenu
00:25:02et c'est ce qu'on continuera
00:25:03de faire.
00:25:03Une visite
00:25:04ayant pour intention
00:25:06d'acter le retour
00:25:07de l'ordre républicain.
00:25:10Kauter Ben Mohamed,
00:25:11pourquoi Emmanuel Macron
00:25:11choisit-il de se rendre
00:25:12à Marseille neuf jours
00:25:13après les violences
00:25:14du 17 octobre ?
00:25:15Quel est le message politique
00:25:17qui est envoyé
00:25:17finalement aujourd'hui ?
00:25:18Nous, on ne reçoit
00:25:20aucun message politique
00:25:21du même positif.
00:25:21On considère
00:25:22qu'il devait faire sa balade
00:25:23comme de temps à autre.
00:25:25D'abord,
00:25:25quand on est en crise
00:25:26et ce qui s'est passé
00:25:27le 17 octobre,
00:25:29on ne part pas à Doha.
00:25:30D'abord,
00:25:30on ne quitte pas
00:25:31à la République,
00:25:31on ne quitte pas son pays,
00:25:32on reste ici
00:25:33et on assume.
00:25:33Ça, c'est le premier point.
00:25:35Alors, on sait
00:25:35qu'il a,
00:25:36à notre grand désespoir,
00:25:38une affection particulière
00:25:39pour notre ville
00:25:39mais cette affection,
00:25:40à part des annonces,
00:25:42il n'y a rien qui change
00:25:42dans Marseille
00:25:43à tous les niveaux.
00:25:44Il a annoncé
00:25:44beaucoup de milliards.
00:25:45Il a mis Sabrina Roubache
00:25:46à la tête d'un plan
00:25:47mais c'est comme si
00:25:48on mettait quelqu'un
00:25:49qui a peur de l'avion
00:25:50à la tête du cockpit
00:25:54parce qu'elle n'a pas
00:25:55du tout les compétences,
00:25:56elle n'a pas les réseaux,
00:25:57elle n'est pas assise
00:25:57dans cette ville
00:25:59et nous, on est désespérés
00:26:00de le voir arriver
00:26:01pour balader
00:26:02et ne jamais faire en sorte
00:26:04que cette ville
00:26:04se sorte du gouffre
00:26:06dans lequel elle est plongée
00:26:07et abandonnée
00:26:07depuis trois décennies.
00:26:09Marseille ne souffre
00:26:10que de plein de communication
00:26:11malheureusement.
00:26:12Moi, je suis tout à fait
00:26:13d'accord avec ça.
00:26:14Je veux dire,
00:26:14il y a un problème
00:26:15quand même avec Macron
00:26:16qui arrive toujours
00:26:17après la bataille
00:26:18ou avant la bataille
00:26:19et qui ignore complètement
00:26:20ce qui se passe.
00:26:21C'est-à-dire qu'il a
00:26:22un côté aujourd'hui
00:26:23et comme il sait
00:26:23qu'il s'en va dans six mois,
00:26:25enfin qu'il s'en va,
00:26:25on verra bien,
00:26:27mais je veux dire,
00:26:27il y a un côté vraiment facile.
00:26:28A priori, il s'en va dans six mois,
00:26:29il n'y a pas d'on,
00:26:29on verra bien.
00:26:33Vous êtes au courant
00:26:34de quelque chose ?
00:26:35Mais il place ses pions.
00:26:36D'accord,
00:26:37mais quoi qu'il arrive,
00:26:38il s'en va dans six mois.
00:26:39Peut-être avant, mais...
00:26:40Oui, mais ce qui est extraordinaire,
00:26:41c'est qu'il sait très bien
00:26:42que ce qu'il raconte
00:26:43est totalement dans le vide.
00:26:45Totalement dans le vide.
00:26:46Je veux dire que,
00:26:47regardez ce qu'il a fait
00:26:48après le 17,
00:26:49quand il est parti,
00:26:50et c'est vrai,
00:26:50ce que vous disiez,
00:26:52tu ne pars pas à Doha
00:26:53ou à Koweït
00:26:54quand tu es le capitaine
00:26:56du navire ou le pilote.
00:26:57C'est assez surprenant.
00:26:59C'est-à-dire que tout se passe
00:27:00comme si, en fait,
00:27:01il a adopté le fait,
00:27:02moi je m'en vais,
00:27:04que vous vous débrouillez
00:27:06et quel artiste
00:27:07le monde va perdre.
00:27:08C'est un côté Caligula-Néron.
00:27:10Louis Laridon,
00:27:10vous pensez quoi
00:27:10de cette visite
00:27:11du chef de l'État
00:27:11à Marseille aujourd'hui ?
00:27:13Moi, je trouve que ses propos,
00:27:14il est relaté quand même
00:27:15de quelque chose
00:27:16sur l'attitude
00:27:16du président de la République.
00:27:17Il agit en commentateur,
00:27:18on ne devrait pas être
00:27:20à six mois d'une élection
00:27:20présidentielle,
00:27:21le pays dans cet état-là.
00:27:22Alors quand même,
00:27:26de citer cette phrase
00:27:27parce qu'elle est quand même
00:27:27grandiose cette phrase
00:27:28du chef de l'État.
00:27:29Emmanuel Macron qui dit
00:27:30on ne devrait pas
00:27:31à six mois
00:27:32d'une élection présidentielle
00:27:34avoir un pays
00:27:35dans une telle ébullition.
00:27:38Mais pardon,
00:27:38mais la faute à qui ?
00:27:40Moi, je suis d'accord avec lui.
00:27:41On ne devrait pas avoir un pays
00:27:42mais effectivement,
00:27:42on a neuf ans de pouvoir
00:27:43d'Emmanuel Macron.
00:27:44Il y a un stade
00:27:44où il peut être un peu responsable
00:27:46de l'État du pays.
00:27:47Lui et les différents gouvernements
00:27:48qu'il a nommés,
00:27:49d'ailleurs parfois
00:27:50contre l'avis populaire
00:27:51puisqu'on se souvient
00:27:52des dernières élections législatives,
00:27:53il a choisi le choix
00:27:53d'un gouvernement minoritaire
00:27:55de son camp.
00:27:56On voit que ça ne sert à rien,
00:27:58que ça n'avance pas
00:27:59et moi je note le courage
00:28:00du maire de Marseille
00:28:01qui a agi quotidiennement
00:28:03pour sa vie,
00:28:03qui a été dès le jour même
00:28:04à l'hôtel de ville
00:28:05pour permettre de tenir bon
00:28:07et qui a rappelé un fait.
00:28:09Il a fallu que le maire de Marseille
00:28:10le 17 octobre
00:28:11appelle le président de la République
00:28:12pour que la police
00:28:13vienne protéger l'hôtel de ville.
00:28:15Avec Emmanuel Macron,
00:28:16c'est le désordre complet
00:28:16et total
00:28:17et c'est l'incapacité
00:28:18à diriger le pays.
00:28:20Maître Avenir Doucan,
00:28:21Emmanuel Macron reconnaît
00:28:22que les forces de police
00:28:23n'étaient pas suffisamment
00:28:25dimensionnées le 17 octobre
00:28:27qui, aujourd'hui,
00:28:28portent la responsabilité
00:28:30de ce défaut d'anticipation
00:28:31dont parle le chef de l'État.
00:28:33Alors pour moi,
00:28:34il y a une barre de responsabilité
00:28:35bien évidemment des renseignements
00:28:36parce que les renseignements
00:28:36doivent savoir
00:28:38ce qu'il y a pas dans notre pays.
00:28:39Effectivement, il a dit
00:28:40qu'il y avait eu un problème
00:28:40de renseignement.
00:28:41Il l'a redit aujourd'hui.
00:28:42Sa phrase exacte,
00:28:43c'est...
00:28:45Il n'est pas normal...
00:28:46Alors non, non.
00:28:46Il dit que pour le 17,
00:28:48qu'il n'avait pas anticipé
00:28:49le fait qu'il y ait autant
00:28:50de forces d'ultra-gauche
00:28:52mobilisées dès le lendemain.
00:28:53Pourtant, pardon,
00:28:54mais il suffisait
00:28:54d'aller sur les réseaux sociaux.
00:28:56Il y avait toutes les annonces,
00:28:57tous les appels
00:28:58à la mobilisation,
00:28:59tous les appels
00:29:00à des rassemblements,
00:29:02on les trouvait partout
00:29:03sur TikTok,
00:29:04sur Instagram.
00:29:05C'est très particulier.
00:29:06Très honnêtement,
00:29:06c'est très particulier
00:29:07et je ne saurais pas vous dire
00:29:10sans verser dans le complotisme
00:29:11ou quoi,
00:29:12mais c'est vrai
00:29:12que c'est très particulier
00:29:13de se rendre compte
00:29:14que le 17 octobre,
00:29:15il n'y avait personne.
00:29:16Et tout le monde,
00:29:16je pense que tous les Français,
00:29:18tous nos concitoyens
00:29:18étaient au courant
00:29:19que le 17 octobre,
00:29:20il allait y avoir quelque chose
00:29:21qui n'allait pas aller.
00:29:22André ?
00:29:23Il y a quand même quelque chose.
00:29:24Vous vous rappelez
00:29:24que le 6 octobre,
00:29:25Laurent Lugnès avait fait
00:29:26à la télévision,
00:29:27je ne sais plus dans quelle chaîne,
00:29:28la vôtre ou autre,
00:29:30ou dans toutes,
00:29:30il avait dit,
00:29:31vous savez,
00:29:32quand on défie dans la rue,
00:29:36quand on balade,
00:29:37quand on pique,
00:29:37quand on est dans les magasins,
00:29:39eh bien ça,
00:29:39ça veut dire
00:29:39que c'est hors de contrôle.
00:29:41Eh bien on peut vous dire,
00:29:42la France est sous contrôle.
00:29:43Le 6 octobre,
00:29:44Laurent Lugnès.
00:29:45Laurent Lugnès dépose,
00:29:47c'est très intéressant
00:29:48de voir la société
00:29:50irresponsabilité,
00:29:50illimitée.
00:29:51Laurent dépose sa démission,
00:29:54propose sa démission
00:29:55au président de la République
00:29:55qui la refuse.
00:29:57C'est-à-dire qu'au fond,
00:29:58le vrai problème,
00:29:59il n'y a pas de responsable.
00:30:00On dit,
00:30:01on constate,
00:30:02on dit,
00:30:02regardez ce qui se passe,
00:30:03mais le côté sentiment
00:30:05de responsabilité
00:30:06à ce niveau-là
00:30:07n'existe plus.
00:30:08Personne n'est responsable.
00:30:10Cauter Ben Mohamed,
00:30:11vous en faisiez référence
00:30:12tout à l'heure,
00:30:13c'est vrai qu'il est intéressant
00:30:14le lien qu'a aujourd'hui
00:30:16Emmanuel Macron
00:30:17avec Marseille.
00:30:18C'est-à-dire que,
00:30:20vraisemblablement,
00:30:20il est tombé amoureux
00:30:21de votre ville.
00:30:22Alors,
00:30:22je ne sais pas si c'est
00:30:23des calanques,
00:30:24si c'est de la bonne mère,
00:30:26mais en tous les cas,
00:30:27il a quelque chose
00:30:28avec Marseille,
00:30:28puisqu'on le redit,
00:30:29c'est la ville
00:30:29dans laquelle il s'est
00:30:30le plus rendu
00:30:31depuis son arrivée
00:30:32à l'Élysée.
00:30:33Mais plus sérieusement,
00:30:35Marseille,
00:30:35malheureusement,
00:30:36est devenue aussi
00:30:36le symbole
00:30:37des promesses
00:30:38et des engagements
00:30:39non tenus
00:30:40d'Emmanuel Macron.
00:30:41Et c'est ça
00:30:41qui est dramatique.
00:30:42Si vous me dites
00:30:42qu'il est tombé amoureux
00:30:43de Marseille,
00:30:44j'oserais dire
00:30:44que ce n'est pas
00:30:46une très belle histoire
00:30:46d'amour.
00:30:47Vous savez,
00:30:47des fois,
00:30:47dans les histoires d'amour,
00:30:48il y a de l'emprise,
00:30:49il y a des coups
00:30:49et il y a des coups bas.
00:30:51Et nous,
00:30:52en fait,
00:30:53on aurait aimé
00:30:54qu'il jette limite
00:30:54son dévolu ailleurs,
00:30:56parce que,
00:30:57très sincèrement,
00:30:57je vais vous raconter
00:30:58une anecdote.
00:30:59Quand il est venu
00:31:01en décembre 2025,
00:31:02c'était le 16 décembre,
00:31:03moi,
00:31:03j'habite en plein cœur
00:31:04du centre-ville,
00:31:04à côté de la tour Saadé.
00:31:06Je ne suis pas loin
00:31:06d'un foyer
00:31:07pour les messieurs
00:31:08qui sont SDF,
00:31:09etc.
00:31:09Et je m'occupe
00:31:10de deux,
00:31:10trois jeunes filles
00:31:10parce qu'il n'y a pas
00:31:11trop de foyers
00:31:11de jeunes filles à Marseille.
00:31:13Et je tombe sur Marjorie.
00:31:14Marjorie ne boit pas
00:31:15une coute d'alcool
00:31:15et ce jour-là,
00:31:16elle était pétrifiée,
00:31:18elle était pieds nus,
00:31:19on lui avait volé
00:31:19toutes ses affaires,
00:31:20elle avait les yeux rouges
00:31:20injectés de sang
00:31:21et je croyais qu'elle avait
00:31:21bu de l'alcool,
00:31:22ce qui m'inquiétait.
00:31:23Et lorsque je vais vers elle,
00:31:24elle me dit
00:31:25« Je n'ai pas bu Cauter,
00:31:26ça fait trois jours
00:31:27que j'ai faim
00:31:28et je n'ai même plus
00:31:28de couverture.
00:31:29Je suis montée chez moi
00:31:31et je lui ai pris
00:31:31la dernière couverture
00:31:32que j'avais
00:31:32parce que même
00:31:33si je n'en avais plus
00:31:33pour la soirée,
00:31:35moi, je suis dans
00:31:35un domicile. »
00:31:37Et ce jour-là,
00:31:39Macron était là
00:31:40avec la moitié
00:31:40du gouvernement.
00:31:41Et aujourd'hui,
00:31:42on a des jeunes filles
00:31:43dans nos rues,
00:31:44dans nos grandes villes
00:31:44qui dorment à même le sol,
00:31:46qui n'ont pas de foyer,
00:31:48qui n'ont pas
00:31:48de prise en charge.
00:31:49Et moi,
00:31:49quand je vois ce décalage
00:31:50avec ces milliards annoncés,
00:31:52c'est venu
00:31:53quand il n'a rien à faire
00:31:54entre deux déplacements
00:31:55à droite ou à gauche
00:31:56ou entre deux brunchs
00:31:56ou entre deux fêtes
00:31:57à l'Elysée,
00:31:58je suis totalement désespérée
00:32:00du niveau de déconnexion
00:32:01de la réalité
00:32:02parce qu'il avait dit
00:32:02avec moi,
00:32:03je crois,
00:32:03lors de son premier mandat,
00:32:04il n'y aura plus un SDF
00:32:05à la fin du premier mandat.
00:32:06Et là, c'est le deuxième.
00:32:07Et malheureusement,
00:32:07ça a doublé
00:32:08comme le nombre de pauvres,
00:32:10comme le nombre de personnes
00:32:11qui sont mal logées
00:32:12dans notre pays,
00:32:13voire pas logées tout court,
00:32:13comme le nombre d'enfants
00:32:15qui dorment dans nos rues
00:32:15et comme le nombre
00:32:16de SDF qui meurent aussi.
00:32:17Donc moi,
00:32:18je veux bien qu'il aille Marseille.
00:32:19Je veux bien qu'il soit
00:32:19tombé amoureux.
00:32:20Mais à quoi ça sert,
00:32:21en fait,
00:32:21à faire danser le droit ?
00:32:23Le problème,
00:32:23c'est que vous parlez
00:32:25effectivement de déconnexion,
00:32:26mais les déclarations,
00:32:27elles viennent malheureusement
00:32:29montrer cette déconnexion
00:32:30lorsqu'on dit
00:32:31voilà,
00:32:31on n'a pas anticipé,
00:32:32les services de renseignement
00:32:33n'étaient pas au courant,
00:32:35il n'est pas possible
00:32:36qu'à six mois d'une élection,
00:32:38la France soit autant en ébullition
00:32:40lorsqu'il dit finalement
00:32:41que le 24 doit être pris en exemple
00:32:43parce qu'on a mieux protégé
00:32:45la France
00:32:46le 24 octobre,
00:32:48Karima Brick.
00:32:49Mais en fait,
00:32:50c'est juste normal.
00:32:52Et encore,
00:32:52parce qu'on va en parler
00:32:54dans un instant,
00:32:55mais tout n'a pas été
00:32:56tout rose non plus le 24.
00:32:58Loin de là.
00:32:58Je suis pas du tout satisfaite.
00:32:59Si je peux intervenir après Karima,
00:33:00je suis pas du tout satisfaite
00:33:01du 24 en fait.
00:33:02Karima.
00:33:02En fait,
00:33:02ce sera normal quand,
00:33:04premièrement,
00:33:04juste les vitrines,
00:33:05quand vous vous promenez
00:33:06encore aujourd'hui,
00:33:07ça fait quelques jours,
00:33:08vous avez encore énormément
00:33:09de vitrines
00:33:10qui sont placardées,
00:33:11des commerces
00:33:11qui sont fermés.
00:33:13Il y a des placardages
00:33:14de bois un petit peu partout.
00:33:15Je me promenais encore
00:33:16même dans des quartiers
00:33:18dits qui n'étaient pas
00:33:19très chauds,
00:33:19c'est-à-dire qui n'étaient pas
00:33:20dans le circuit
00:33:21de la manifestation.
00:33:23Eh bien,
00:33:23vous avez plusieurs commerces,
00:33:24encore une fois,
00:33:25qui sont placardés.
00:33:25Ce n'est pas normal.
00:33:26À Paris,
00:33:27dans une ville,
00:33:28on se dit
00:33:29qu'on devrait être libre
00:33:30de circuler,
00:33:30les commerçants
00:33:31devraient être libres
00:33:32de faire des affaires,
00:33:33de continuer leurs activités.
00:33:35Donc, non.
00:33:35Ça veut dire qu'on est encore
00:33:37en une espèce d'état d'alerte.
00:33:38Moi, j'ai l'impression,
00:33:39en fait,
00:33:39quand on écoute
00:33:40Emmanuel Macron,
00:33:41on se dit
00:33:42que c'est comme
00:33:42s'il avait une sorte
00:33:43de petite respiration
00:33:44parce que ça n'a pas été
00:33:45à feu et à sang
00:33:46comme le 17 octobre dernier.
00:33:48Mais la réalité,
00:33:49c'est que 70 000 policiers,
00:33:52gendarmes,
00:33:5270 000 forces de l'ordre...
00:33:53Mais c'est simplement
00:33:54car, Emma,
00:33:55c'est parce qu'en fait,
00:33:55Emmanuel Macron
00:33:56ne parle uniquement
00:33:58lorsqu'il a quelque chose
00:33:59à dire de positif
00:34:00sur son bilan.
00:34:01C'est-à-dire,
00:34:02il ne s'exprime
00:34:03que lorsqu'il a quelque chose
00:34:04à dire.
00:34:05Sauf que, rappelez-vous,
00:34:06le 17 octobre,
00:34:08la fameuse allocution,
00:34:09le lendemain.
00:34:10Vous savez ?
00:34:10Alors, il devait annoncer,
00:34:11soi-disant,
00:34:12l'état d'urgence.
00:34:13Je ne sais pas
00:34:13si c'est vrai ou pas.
00:34:14On l'a en dissuadé.
00:34:15Il a quand même parlé
00:34:1612 minutes
00:34:17pour ne rien dire.
00:34:18Il a fait une allocution.
00:34:19Il y avait toutes les chaînes
00:34:20de télévision.
00:34:21C'était extraordinaire.
00:34:22On va continuer
00:34:23à parler du 24
00:34:23dans un instant.
00:34:24Cauter,
00:34:25vous souhaitez réagir.
00:34:26Effectivement,
00:34:27il n'y a pas
00:34:27à se satisfaire non plus
00:34:29de ce qui s'est passé
00:34:30le 24 octobre.
00:34:31Je suis d'accord avec vous.
00:34:32Regardez d'ailleurs
00:34:33parce qu'après,
00:34:33les commerces pillés,
00:34:34ce sont désormais
00:34:35les habitants
00:34:35qui ont peur désormais
00:34:37jusqu'à chez eux.
00:34:39Samedi soir,
00:34:40porte de Vincennes à Paris.
00:34:41Des individus
00:34:41se sont introduits
00:34:42dans un immeuble
00:34:42pour tenter de fuir
00:34:44par les toits.
00:34:45Une habitante raconte
00:34:46ses minutes d'angoisse.
00:34:47Écoutez cet extrait.
00:34:49Il est en barre.
00:34:50Je suis descendu
00:34:51et puis je me suis adressé
00:34:52à un des policiers
00:34:53qui était là
00:34:53pour lui signaler
00:34:54qu'il y avait des casseurs
00:34:55dans l'immeuble.
00:34:56Il me dit
00:34:56ça, c'est pas mon problème.
00:34:58Ça ne me regarde pas.
00:34:59Appelez police secours.
00:35:01Quand les violences
00:35:02s'invitent jusque
00:35:03dans les immeubles,
00:35:04comment les habitants
00:35:04peuvent-ils encore
00:35:05se sentir en sécurité ?
00:35:06On en parle dans un instant
00:35:07sur CNews.
00:35:08Restez avec nous
00:35:08pour la suite
00:35:09de Soir Info.
00:35:13De retour pour la suite
00:35:14de Soir Info
00:35:15sur CNews
00:35:16avec toujours
00:35:17Karim Abric,
00:35:18Louis Laridon,
00:35:19Kauter Ben Mohamed.
00:35:20On est avec André Bercoff
00:35:21et Maître Avenir Doucan.
00:35:23Après les commerces pillés,
00:35:24ce sont désormais
00:35:25les immeubles d'habitation
00:35:27qui sont concernés
00:35:28par les violences.
00:35:29Samedi soir,
00:35:29Porte de Vincennes
00:35:30à Paris,
00:35:31des individus
00:35:31ont pénétré
00:35:32dans une résidence
00:35:33pour tenter d'échapper
00:35:34à la police
00:35:35en passant par les toits
00:35:36du bâtiment.
00:35:37Des portes forcées,
00:35:39des dégradations
00:35:39et surtout des habitants
00:35:40terrorisés
00:35:41jusqu'à chez eux.
00:35:42Une locataire
00:35:43encore sous le choc
00:35:44et son propriétaire
00:35:45racontent
00:35:45ce qu'ils ont vécu.
00:35:46C'est un sujet
00:35:47d'Alexis Prince
00:35:47et Patrick Hermansen.
00:35:49Une fin de cortège
00:35:50qui dégénère
00:35:51et dérivera
00:35:52aux premières loges
00:35:53malgré eux.
00:35:54Vers 19h,
00:35:55Porte de Vincennes,
00:35:56deux individus au moins
00:35:57ont réussi à pénétrer
00:35:58dans cet immeuble résidentiel
00:35:59forçant deux portes
00:36:01pourtant protégées
00:36:01par un code.
00:36:02Au troisième étage,
00:36:03une locataire
00:36:04a tout entendu
00:36:05depuis son appartement.
00:36:06Nous l'appellerons Nathalie.
00:36:07J'étais chez moi,
00:36:08c'était calme.
00:36:10J'ai entendu courir
00:36:11dans l'escalier,
00:36:12je pense qu'ils étaient
00:36:12au nombre de deux,
00:36:13je pense.
00:36:15Et quand je me suis mise
00:36:16dans mon couloir,
00:36:17on entend très bien,
00:36:18j'ai entendu qu'ils disaient
00:36:19vite, vite, vite, vite,
00:36:20on va se faire choper.
00:36:21Et là, j'ai entendu
00:36:22beaucoup de bruit,
00:36:23je ne sais pas
00:36:23ce qui s'est passé.
00:36:24Donc je pense qu'ils ont
00:36:24pris mon parapluie
00:36:25qui était accroché
00:36:26à ma porte.
00:36:27Ils ont pu ouvrir la trappe.
00:36:29Elle passe alors
00:36:29un coup de fil
00:36:30à son propriétaire,
00:36:31lui aussi dans l'immeuble,
00:36:32qui lui confirme voir
00:36:33plusieurs personnes
00:36:34sur les toits.
00:36:34Comme il y avait des flics
00:36:35en bas,
00:36:36je suis descendu
00:36:37et puis je me suis adressé
00:36:37à un des policiers
00:36:38qui était là
00:36:39pour lui signaler
00:36:40qu'il y avait des casseurs
00:36:41dans l'immeuble.
00:36:42Il me dit,
00:36:43ça, c'est pas mon problème,
00:36:44ça ne me regarde pas,
00:36:45appelez police secours.
00:36:46Les deux casseurs
00:36:47s'enfuiront finalement
00:36:48avant l'arrivée
00:36:48de la police.
00:36:50Nathalie nous emmène
00:36:50sur son palier,
00:36:51là où ils ont réussi
00:36:52à ouvrir une trappe
00:36:53au plafond.
00:36:53Elle nous raconte
00:36:5420 minutes de peur
00:36:55qu'elle passe cloîtrée
00:36:56à l'intérieur.
00:36:57J'étais terrée
00:36:58derrière ma porte,
00:37:03j'ouvre,
00:37:03est-ce que je n'ouvre pas ?
00:37:04Et finalement,
00:37:05ma petite voix m'a dit
00:37:05n'ouvre pas
00:37:06parce que s'ils veulent
00:37:07se planquer chez toi,
00:37:09c'est foutu là.
00:37:10Encore sous le choc,
00:37:12Nathalie a été prise
00:37:13d'une vive émotion
00:37:14à l'issue de notre interview.
00:37:16Alors,
00:37:17on l'évoquait juste
00:37:18avant la pause,
00:37:18Kauter Ben Mohamed,
00:37:20franchement,
00:37:20est-ce qu'on peut encore
00:37:22considérer
00:37:22qu'une manifestation
00:37:23s'est bien passée
00:37:24quand des habitants
00:37:25vivent de telles scènes
00:37:27chez eux ?
00:37:28Quand les habitants
00:37:29vivent de telles scènes,
00:37:30même si,
00:37:31moi,
00:37:32j'ai beaucoup de personnes
00:37:33à Marseille
00:37:33qui sont terrorisées,
00:37:34qui ne sont pas sorties
00:37:35depuis une semaine
00:37:35avec leurs enfants
00:37:36alors qu'on a
00:37:37une perte de vacances scolaires
00:37:38parce qu'elles ont peur
00:37:39de croiser à juste titre
00:37:41ou parce que,
00:37:42par peur tout simplement
00:37:43qu'il est légitime,
00:37:43on peut les comprendre.
00:37:44C'est des mamans,
00:37:44elles sont seules,
00:37:45elles ont des minots en bas âge,
00:37:46des enfants en bas âge.
00:37:47Donc,
00:37:48on peut comprendre
00:37:48que des habitants aient peur
00:37:49a fortiori
00:37:50quand on rendent
00:37:51à leurs immeubles.
00:37:51Mais c'est aussi intolérable
00:37:53qu'une manifestation
00:37:55nécessite la mobilisation
00:37:57de 70 000 agents de police
00:37:59et de gendarmerie.
00:38:01C'est une démocratie,
00:38:01s'il nous faut 70 000 agents
00:38:03de sécurité,
00:38:04agents de force publique
00:38:05pour manifester.
00:38:07C'est déplorable
00:38:08qu'il y ait eu,
00:38:09parce que je crois
00:38:10que M. Lunez s'est dit
00:38:11on n'a eu que 1 000,
00:38:12c'est super,
00:38:13on n'a eu que 1 000 arrestations.
00:38:14Non, en fait,
00:38:14il ne faut pas qu'il y ait
00:38:15une arrestation.
00:38:15En fait,
00:38:16quand on manifeste,
00:38:16le but de manifester,
00:38:17ce n'est pas de saccager,
00:38:19de piller
00:38:20et de terroriser
00:38:21et les commerçants
00:38:22et les habitants
00:38:23et même ceux
00:38:24qui ont eu
00:38:24leurs magasins pas forcés.
00:38:25Je vous repose la question.
00:38:26La manifestation de samedi
00:38:27ne s'est pas bien passée
00:38:28selon vous ?
00:38:29Ce n'est pas la manifestation.
00:38:30Moi, je distingue.
00:38:32Si vous voulez,
00:38:32c'est ça le problème.
00:38:33Moi, j'ai regardé,
00:38:34j'étais à Paris.
00:38:35Non, mais je suis d'accord,
00:38:37mais il y a un moment donné,
00:38:40c'est cette journée
00:38:41de manifestation.
00:38:42Il semblerait que les manifs
00:38:43se passent bien
00:38:43lorsqu'elles sont déclarées,
00:38:45encadrées
00:38:46et que les gens défilent.
00:38:47Il y a toujours un problème
00:38:48au moment de disperser
00:38:50la population.
00:38:51Oui, mais ce n'est pas normal.
00:38:54Les manifestants s'en vont.
00:38:55De ce que je vois
00:38:56quand je manifeste,
00:38:57on rentre chez nous
00:38:57parce qu'une manifestation
00:38:58c'est un début,
00:38:59c'est une fin,
00:39:00sauf qu'on est infiltré
00:39:01par des gens
00:39:01qui veulent en découdre,
00:39:02qui veulent piller
00:39:03et qui veulent saccager.
00:39:04Donc, à partir de là,
00:39:06il y a quelque chose
00:39:07qui ne va pas.
00:39:07Ils n'ont rien à voir
00:39:08avec les revendications légitimes.
00:39:09Je ne parle pas
00:39:11des revendications.
00:39:12Je parle finalement
00:39:13de la manifestation
00:39:14puisqu'au résultat,
00:39:16c'est la manifestation
00:39:17qui tourne mal.
00:39:18Vous savez que votre document
00:39:19est une chose formidable.
00:39:21Qui est masqué ?
00:39:22Les casseurs.
00:39:24Qui ne veut pas montrer
00:39:25leur tête ?
00:39:25Et là, on les comprend.
00:39:26Les victimes.
00:39:27Vous avez vu ?
00:39:28Tous les gens
00:39:29que vous avez installés,
00:39:30on ne voit pas leur visage.
00:39:32Parce que ces gens
00:39:33vivent dans la peur.
00:39:34Parce que ces gens
00:39:34vivent dans la peur.
00:39:35Bien sûr.
00:39:36Louis Arédon,
00:39:37est-ce que, selon vous,
00:39:38la journée de samedi,
00:39:39cette journée de mobilisation,
00:39:41s'est bien passée ?
00:39:42Je vais commencer
00:39:42comme ça,
00:39:43on ne pourra pas m'accuser.
00:39:44Je condamne les violences
00:39:45des casseurs.
00:39:46Ils ne sont pas représentatifs
00:39:47du mouvement
00:39:48et ce qu'ils font
00:39:48est mal et nuit profondément
00:39:49aux revendications
00:39:50des manifestants.
00:39:50Donc, cette journée
00:39:52s'est mal passée ?
00:39:52Cette journée
00:39:53s'est quand même passée
00:39:54avec une chose
00:39:55qu'on ne dit pas
00:39:55et qu'on oublie.
00:39:56Il y a eu 800 000 personnes
00:39:57dans la rue
00:39:58pour revendiquer
00:39:58pour une vie plus juste
00:39:59et plus digne.
00:40:00Pour revendiquer
00:40:01pour remettre sur la table
00:40:03la promesse républicaine.
00:40:04Mais à partir du moment
00:40:05où il ne serait-ce qu'une personne
00:40:07à partir du moment
00:40:08où il ne serait-ce qu'une personne
00:40:09qui vit la trouille
00:40:13d'être chez elle
00:40:14à cause de la violence,
00:40:16c'est que ça s'est mal passé.
00:40:18Et il faut condamner
00:40:19toutes les violences.
00:40:20Pour autant,
00:40:21on ne doit pas effacer
00:40:22les voix de 800 000 personnes
00:40:23qui étaient dans la rue
00:40:24pour revendiquer une vie juste.
00:40:26Et moi, je vois très bien aussi
00:40:26ce qu'essaie de faire
00:40:27Emmanuel Macron,
00:40:28d'utiliser,
00:40:29et aussi,
00:40:29c'est une doctrine
00:40:30de maintien de l'ordre,
00:40:30de faire que les manifestations
00:40:32dégénèrent,
00:40:32de ne pas mettre les...
00:40:34On reparle de la manifestation
00:40:35du CETOCO.
00:40:35Pourquoi elle a dégénéré ?
00:40:36Parce qu'en fait,
00:40:37à un moment donné,
00:40:37il y avait un cortège
00:40:38qui était planifié
00:40:39et les gens étaient poussés
00:40:40hors du cortège,
00:40:41notamment parce qu'ils étaient
00:40:42soit nassés,
00:40:43soit que les rues étaient fermées.
00:40:44Et donc après,
00:40:44quand on regarde bien,
00:40:45l'idée, c'est que
00:40:46quand une manifestation
00:40:46se passe mal,
00:40:47comme vous dites,
00:40:47quand il y a des casses à la fin,
00:40:48qu'est-ce qui passe à la télé ?
00:40:50C'est les images des cassures,
00:40:51c'est les gens qui ont peur.
00:40:51Et moi, je les comprends,
00:40:52les gens qui ont peur,
00:40:52ils ont raison d'avoir peur.
00:40:53Ce n'est pas bien,
00:40:54la violence est franchement problématique.
00:40:55Est-ce que ces gens ont vécu,
00:40:56ce que cette famille a vécu,
00:40:57ce que cette dame
00:40:57et sa fille ont vécu,
00:40:58ce n'est pas normal ?
00:41:00Pardon, mais le reportage,
00:41:01on l'a fait après.
00:41:02C'est-à-dire que ce n'est pas
00:41:03la télé qui a fait
00:41:04qu'il y ait des gens
00:41:04qui sont arrivés chez eux.
00:41:05Je ne sais pas ce que
00:41:05je suis en train de vous dire.
00:41:06Je suis en train de vous dire
00:41:06que ce qu'a vécu cette dame,
00:41:07ce n'est pas bien.
00:41:08Par contre, on ne doit pas effacer
00:41:09les voix de 800 000 Françaises
00:41:10et Français
00:41:11qui revendiquent une vie
00:41:11plus juste et plus digne.
00:41:12C'est ça qui devrait aussi
00:41:14faire notre débat ce soir.
00:41:16Karima ?
00:41:17C'est-à-dire qu'on a parlé,
00:41:18on en parlait tout à l'heure aussi,
00:41:20des revendications lycéennes.
00:41:22Je pense qu'il y a eu
00:41:22des manifestations.
00:41:23Tout le monde est pour le droit
00:41:24de manifester ça.
00:41:25Évidemment, il n'y a personne
00:41:26qui conteste ça.
00:41:27La réalité, c'est qu'aujourd'hui,
00:41:29si on regarde même le 17 octobre
00:41:31ce qui s'est passé,
00:41:32ça a commencé très tôt.
00:41:33Très tôt, les violences.
00:41:34Très tôt, bien sûr.
00:41:35Et si aujourd'hui, oui,
00:41:37il y a les manifestations,
00:41:38mais si on n'arrive pas
00:41:39à trouver comment maintenir l'ordre,
00:41:41on a un véritable problème
00:41:42dans le pays.
00:41:44Si on n'arrive plus,
00:41:45c'est-à-dire que les gens
00:41:45ne peuvent plus aller étudier,
00:41:47ne peuvent plus faire des affaires,
00:41:49on voit maintenant
00:41:49que des simples citoyens
00:41:51qui se sentaient protégés
00:41:52dans leur appartement,
00:41:54maintenant on peur.
00:41:54À partir du moment
00:41:55où ne serait-ce qu'une personne
00:41:56ne peut pas vivre normalement
00:41:58parce que des personnes
00:41:59qui ont des revendications légitimes
00:42:01décident de descendre dans la rue
00:42:02pour se faire entendre
00:42:03et c'est leur droit,
00:42:04mais si à cause de ça,
00:42:06ne serait-ce qu'une personne
00:42:07finalement ne peut pas vivre normalement
00:42:09et se met à avoir peur
00:42:11même en étant chez elle,
00:42:13c'est qu'il y a quelque chose
00:42:14qui ne va pas.
00:42:15Ça avait été mal engagé
00:42:17depuis le début.
00:42:18C'est-à-dire,
00:42:19on voit qu'il y a des mesures
00:42:20maintenant qui ont été annoncées.
00:42:22On se dit,
00:42:22le retard à l'allumage
00:42:24aussi du gouvernement
00:42:25pour répondre
00:42:25à ces revendications
00:42:27lycéennes, sociales,
00:42:28c'est une chose.
00:42:29Non, parce qu'il résume
00:42:30une fois que tout est cassé.
00:42:30Oui, exactement.
00:42:31Mais quand on a entendu
00:42:32quand même des responsables politiques
00:42:33de Bali Bagayoko
00:42:34qui disaient que la violence
00:42:35pouvait être légitime,
00:42:37quand on entend finalement
00:42:40que vous savez,
00:42:41les gens ont tellement
00:42:42de détresse, de colère,
00:42:43que c'est normal qu'ils cassent.
00:42:44Non, ce n'est pas normal.
00:42:45Il n'y a pas totalement
00:42:45tort, Bali Bagayoko.
00:42:47Pardon, mais effectivement,
00:42:48on peut se dire
00:42:49qu'elle est légitime
00:42:49puisqu'on attend
00:42:50qu'il y ait ces violences.
00:42:51Il y a beaucoup de gens
00:42:52qui souffrent
00:42:53qui ne cassent pas,
00:42:53vous savez.
00:42:54À un moment donné,
00:42:54il y a un problème de timing.
00:42:56Avenir Ducan,
00:42:57un mot,
00:42:57parce que c'est important
00:42:58ce qu'on vient de voir.
00:42:59Est-ce que pénétrer de force
00:43:00dans un immeuble
00:43:00pour échapper à la police,
00:43:02qu'est-ce qu'ils risquent
00:43:03finalement ces individus ?
00:43:04Ils risquent forcément
00:43:05une peine d'emprisonnement
00:43:06puisqu'il y a plusieurs choses.
00:43:07Déjà, dans le reportage,
00:43:08on voit qu'il y a des dégradations
00:43:09qui sont causées
00:43:10sur un lieu d'habitation.
00:43:12On voit qu'il y a une vide
00:43:13qui est cassée, etc.
00:43:14Donc ça, c'est répréhensible,
00:43:16bien évidemment.
00:43:17Et puis, en plus,
00:43:18on a une forme de réunion
00:43:19qui sont plusieurs,
00:43:20ces gens-là.
00:43:21Et on a cette dégradation,
00:43:23cette réunion.
00:43:24On a le lieu d'habitation,
00:43:25ce qui fait qu'on a
00:43:25deux circonstances aggravantes.
00:43:26Et puis, on a également
00:43:27le fait qu'ils cherchent
00:43:28à fuir leurs responsabilités,
00:43:31à se dissimuler de la police.
00:43:32Et ça, bien évidemment aussi,
00:43:33que c'est une infraction.
00:43:36Est-ce qu'ils vont être jugés ?
00:43:37Ça, c'est bien une question.
00:43:38C'est une autre histoire.
00:43:39Kauter Ben Mohamed.
00:43:41Je vois les images
00:43:42derrière vous, en fait.
00:43:43Et je suis désolée
00:43:44pour ma ville, en fait.
00:43:45Je suis vraiment désolée
00:43:45pour ma ville.
00:43:46Et je rebondis encore
00:43:46sur la venue d'Emmanuel Macron.
00:43:49Toutes les revendications sociales,
00:43:50madame, que vous avez évoquées.
00:43:51Moi, je considère que
00:43:53tant qu'il y a une réponse
00:43:56uniquement sécuritaire,
00:43:57et je ne parle pas encore
00:43:58de répression et de jugement
00:43:59de ceux qui ont saccagé, pillé,
00:44:02ils doivent être jugés
00:44:04d'une main de fer.
00:44:05Et ça, il n'y a aucun souci.
00:44:06Je n'ai pas de problème avec ça.
00:44:07En particulier avec les commerçants
00:44:08et les gens qui sont chez eux.
00:44:09Mais tant qu'à côté de ça,
00:44:11Emmanuel Macron continuera
00:44:12à promener à Marseille,
00:44:13à Doha, ailleurs,
00:44:14à parler, comme vous l'avez dit,
00:44:15M. Bercoff, tout à l'heure,
00:44:16dans le vide.
00:44:17Un contenu qui est plus cru
00:44:19qu'un enfant de maternelle
00:44:20qui ferait une déclaration
00:44:20ou un décès.
00:44:22Tant qu'on ne répondra pas
00:44:23aux revendications sociales légitimes,
00:44:25non pas que des lycéens,
00:44:26des infirmières,
00:44:27des pompiers,
00:44:28des agriculteurs,
00:44:29de des policiers...
00:44:29Mais je suis d'accord avec vous.
00:44:31Mais le problème,
00:44:32c'est que...
00:44:32Mais le problème,
00:44:33c'est aussi de sa faute
00:44:34et surtout de sa faute.
00:44:35Mais le problème,
00:44:36c'est qu'on est dans une impasse.
00:44:37C'est-à-dire qu'on ne va pas répondre.
00:44:40Il faudrait répondre maintenant,
00:44:41après tout ce qui s'est passé.
00:44:42Pardon, pardon.
00:44:43On n'est pas dans une impasse.
00:44:44On n'est pas dans une impasse
00:44:45qui avait une autorité.
00:44:46Parce qu'il faut bien distinguer.
00:44:47Il y a des gens
00:44:48qui manifestent
00:44:49pour des revendications précises
00:44:50et qui ont totalement,
00:44:52non seulement le droit,
00:44:52mais le devoir de manifester
00:44:54si ça ne répond pas.
00:44:56Après, il y a quand même
00:44:57deux catégories de gens.
00:44:58Il y a des gens
00:44:59qui veulent renverser
00:45:00les institutions.
00:45:01Et ils pensent que c'est légitime.
00:45:03Et après tout,
00:45:04chacun pense
00:45:04ce qu'il a envie de penser.
00:45:06Mais par exemple,
00:45:07l'histoire de la mairie de Limoges.
00:45:10Attendez,
00:45:10cet immeuble de 1840.
00:45:12Alors, certains vous disent,
00:45:14non mais il faut écouter tout le monde.
00:45:15Ils disent,
00:45:15mais oui,
00:45:16on a bien pris la Bastille
00:45:17et pourquoi on ne prendrait pas
00:45:18la mairie de Limoges ?
00:45:19Il y a des gens,
00:45:20idéologiquement,
00:45:21qui pensent ça.
00:45:22Après, il y a les gens
00:45:22qui font leur Black Friday
00:45:23tous les jours.
00:45:24Ah, le shopping, formidable.
00:45:26Ils n'ont choisi pas
00:45:27Vous avez raison
00:45:27de dire qu'il y a des gens
00:45:28qui pensent ça
00:45:28et il y a des gens même
00:45:29qui non seulement le pensent
00:45:30et le disent
00:45:31et l'affichent depuis des années.
00:45:32On en parlait.
00:45:33Avner était sur ce plateau
00:45:35la semaine dernière.
00:45:36La France Insoumise,
00:45:37Sébastien Dologu,
00:45:38l'a annoncé en 2024
00:45:40au moment des élections législatives.
00:45:41Il faut ne pas hésiter
00:45:43à aller prendre des mairies.
00:45:45Mais il y a des gens
00:45:46qui en a mis à l'ailleurs.
00:45:46On ne peut pas dire
00:45:47qu'on n'était pas prévenus.
00:45:48On nous parle de problèmes
00:45:48de renseignements.
00:45:49Mais en même temps,
00:45:50tout était affiché.
00:45:52C'est comme ça.
00:45:53Et c'est une idéologie aussi
00:45:54qui va dire finalement
00:45:56que ce sont des dommages collatéraux.
00:45:57On va rembourser.
00:45:58Mais on va rembourser.
00:45:59On va rembourser une fois,
00:46:00deux fois, trois fois.
00:46:01Et la violence qui est légitime,
00:46:03c'est quoi ?
00:46:03On peut agresser des femmes,
00:46:05on peut agresser des hommes,
00:46:06on peut agresser n'importe qui.
00:46:08On peut agresser
00:46:09au nom de la cause juste.
00:46:11Moi, je vais vous dire,
00:46:11le meilleur moyen
00:46:12d'apaiser ces manifestations,
00:46:13c'est de répondre
00:46:14à la crise sociale
00:46:15que le pays traverse.
00:46:16Et c'est la meilleure manière
00:46:17de la faire.
00:46:17Une fois que tout a été cassé,
00:46:19une fois que tout a été cassé,
00:46:20c'est-à-dire...
00:46:20Aujourd'hui,
00:46:21il y a une vraie violence
00:46:22dans ce pays.
00:46:22Mais c'est une façon
00:46:22de dire, vous avez eu raison.
00:46:24Vous avez eu raison.
00:46:25Pardon, pardon,
00:46:26les manifestants...
00:46:27Attendez, je peux finir.
00:46:28Les manifestants,
00:46:29ils ont raison
00:46:29de revendiquer des choses.
00:46:30Non mais c'est d'accord.
00:46:31La promesse républicaine
00:46:31est complètement attaquée,
00:46:33mise à mal.
00:46:33On a un pays
00:46:34qui est dans une situation
00:46:34sociale catastrophique.
00:46:35Oui, l'État et le gouvernement
00:46:36doivent répondre
00:46:37aux urgences sociales
00:46:38que le pays traverse.
00:46:39Et ensuite, les casseurs,
00:46:40ils doivent être interpellés,
00:46:42jugés, selon notre système judiciaire.
00:46:43Moi, je n'ai pas de débat là-dessus.
00:46:44Par contre,
00:46:45si on veut apaiser
00:46:51Je vous donne la parole
00:46:52dans un instant.
00:46:53Sébastien Lecornu
00:46:54tente en tous les cas
00:46:54de calmer la colère des lycéens.
00:46:56Mais les promesses du gouvernement
00:46:57pour le moment
00:46:58ne suffisent pas.
00:46:59Reçues aujourd'hui à Matignon,
00:47:01les représentants des lycéens
00:47:02dénoncent des mesures insuffisantes
00:47:04et ne comptent pas
00:47:04arrêter la mobilisation.
00:47:06Écoutez un extrait.
00:47:08Ils n'ont parlé que de 5 mesures.
00:47:09Nous, c'est 10 mesures.
00:47:1010 mesures,
00:47:11on est tous d'accord
00:47:11avec les lycéens,
00:47:12les étudiants,
00:47:12toute la jeunesse.
00:47:13On est d'accord sur les 10 mesures.
00:47:14S'ils ne les écoutent pas,
00:47:15on va les remettre devant la table.
00:47:16Peut-être qu'il ne les a pas lus.
00:47:17Peut-être qu'ils n'ont pas
00:47:18Internet à l'Elysée.
00:47:19Peut-être qu'ils n'ont pas
00:47:20Internet à l'Elysée.
00:47:21Alors, que veulent vraiment
00:47:22les lycéens ?
00:47:23Le gouvernement peut-il encore
00:47:25éviter une nouvelle escalade ?
00:47:26Parce que pour le moment,
00:47:27ils ont dit qu'ils vont continuer.
00:47:28Ils n'ont pas l'intention
00:47:29de s'arrêter.
00:47:29On va en parler dans un instant.
00:47:30Restez avec nous sur CNews.
00:47:37Sébastien Lecornu
00:47:38tente de calmer
00:47:38la colère des lycéens.
00:47:40Mais les promesses
00:47:41du gouvernement
00:47:42ne suffisent pas.
00:47:43Reçues aujourd'hui à Matignon,
00:47:44les représentants des lycéens
00:47:46dénoncent des mesures insuffisantes.
00:47:47Ne nous comptent pas.
00:47:48Arrêtez la mobilisation.
00:47:50On va les écouter dans un instant.
00:47:51Mais juste avant,
00:47:52on fait le point
00:47:53sur l'actualité
00:47:54avec Isabelle Piboulot.
00:47:55Rebonsoir Isabelle.
00:47:58Rebonsoir Mickaël.
00:47:59Bonsoir à tous.
00:48:00La une,
00:48:01Parcoursup devrait évoluer
00:48:02l'an prochain
00:48:03avant d'être remplacée
00:48:04en 2028.
00:48:06Annonce du gouvernement
00:48:07à l'issue de l'entrevue
00:48:08à Matignon
00:48:09des organisations lycéennes
00:48:10et étudiantes.
00:48:11Des places supplémentaires
00:48:12vont être créées
00:48:13dans l'enseignement supérieur.
00:48:15A cela s'ajoute
00:48:16un milliard d'euros débloqués
00:48:17pour rénover les universités.
00:48:19Mais pour les jeunes,
00:48:20ce n'est pas suffisant.
00:48:21Leur mobilisation
00:48:22va se poursuivre.
00:48:23Plus jamais,
00:48:24un 17 octobre,
00:48:25en France.
00:48:26C'est ce qu'a martelé
00:48:27le président de la République
00:48:28ce lundi
00:48:29en visite surprise
00:48:29à Marseille,
00:48:30neuf jours après les émeutes.
00:48:32Et alors que d'autres
00:48:33manifestations se préparent,
00:48:35Emmanuel Macron
00:48:36a constaté
00:48:36aux côtés de Benoît Payan
00:48:38les dégâts commis
00:48:39à la mairie.
00:48:40Il a également rencontré
00:48:41des commerçants
00:48:42victimes de pillages
00:48:43et de dégradations.
00:48:44Le chef de l'État
00:48:45reconnaît un manque
00:48:46d'anticipation.
00:48:47Ce samedi,
00:48:48les manifestations
00:48:49ont été plus calmes
00:48:50qu'attendues.
00:48:51Au total,
00:48:52plus de 1 400 personnes
00:48:53ont été interpellées
00:48:54en France,
00:48:55dont une centaine
00:48:56pour détention d'armes
00:48:57par destination,
00:48:58a précisé le ministre
00:48:59de l'Intérieur.
00:49:00Laurent Nunez
00:49:01fait aussi état
00:49:02de blessés.
00:49:03267 parmi les forces
00:49:05de l'ordre,
00:49:05environ 150
00:49:06parmi les manifestants,
00:49:08dont trois graves
00:49:09à Toulouse,
00:49:10Reims
00:49:10et Clermont-Ferrand.
00:49:12L'actualité internationale
00:49:13en Jordanie,
00:49:14trois membres
00:49:15d'une même famille
00:49:15ont été arrêtés
00:49:16en lien avec
00:49:17l'attaque meurtrière
00:49:18contre une église
00:49:19perpétrée vendredi.
00:49:21Au moins neuf personnes
00:49:22ont été tuées
00:49:23et 25 blessées.
00:49:24En représailles,
00:49:25cinq civils sont morts
00:49:26dans le sud de la Syrie
00:49:28lors de frappes
00:49:29menées par l'armée
00:49:29jordanienne
00:49:30visant, selon elle,
00:49:32des organisations terroristes.
00:49:33La Syrie a annoncé
00:49:34fermer ses frontières
00:49:36avec la Jordanie
00:49:37ce mardi.
00:49:38Et puis,
00:49:38six mois après
00:49:39un premier dispositif
00:49:41et en plein investissement
00:49:42dans l'intelligence artificielle,
00:49:44Microsoft propose
00:49:45un nouveau plan
00:49:46de départ volontaire
00:49:47à environ 60 000 salariés
00:49:49aux Etats-Unis,
00:49:51au Canada,
00:49:51en Inde
00:49:52et au Royaume-Uni.
00:49:53Les partants
00:49:54bénéficieront
00:49:54de conditions
00:49:55comparables
00:49:56à une indemnité
00:49:56de licenciement classique.
00:49:58Le groupe s'attend
00:49:59à beaucoup moins
00:50:00d'adhésion
00:50:00qu'en avril.
00:50:03Merci beaucoup Isabelle.
00:50:05On vous retrouvera
00:50:05tout à l'heure
00:50:06pour l'édition de la nuit.
00:50:07Le gouvernement peut-il
00:50:08calmer la colère lycéenne ?
00:50:11Pour le moment,
00:50:11ce n'est pas gagné.
00:50:12Sébastien Lecornu
00:50:13recevait aujourd'hui
00:50:14à Matignon
00:50:14les représentants
00:50:17des organisations
00:50:19syndicales lycéennes.
00:50:20On va en parler
00:50:20dans un instant,
00:50:21mais juste avant,
00:50:22vous le savez,
00:50:23à minuit passée,
00:50:24il est l'heure
00:50:24de passer en revue
00:50:25les unes de la presse
00:50:26du jour.
00:50:27Et on va commencer
00:50:28avec d'abord
00:50:28Ouest France.
00:50:29Alors, vous allez voir
00:50:30que finalement,
00:50:31pour ce mardi,
00:50:33toutes les unes
00:50:33de la presse
00:50:35sont évidemment
00:50:36toutes accordées
00:50:37sur justement
00:50:38les annonces
00:50:39du gouvernement.
00:50:40Voilà, ça c'est
00:50:41la une de Ouest France.
00:50:42Les annonces
00:50:42suffiront-elles
00:50:43à calmer la colère ?
00:50:45C'est évidemment
00:50:46la question
00:50:46qu'on va se poser
00:50:47dans la dernière partie
00:50:47de notre émission.
00:50:48Parce qu'aujourd'hui,
00:50:50André,
00:50:51clairement,
00:50:52on a l'impression
00:50:53que le gouvernement
00:50:54n'a plus du tout
00:50:55la main
00:50:56sur ce qui est en train
00:50:56de se passer dans le pays.
00:50:57Il n'a plus la main
00:50:58depuis un an
00:50:59et ça va durer
00:50:59jusqu'aux élections présidentielles.
00:51:01C'est-à-dire
00:51:01ce qu'ici va se passer.
00:51:02Vous avez vu, par exemple,
00:51:03il a accouché
00:51:043 000 professeurs
00:51:05en la 24 heures.
00:51:06C'est formidable.
00:51:07Il n'y avait pas de prof.
00:51:07Et puis d'un coup,
00:51:08on dit,
00:51:08allez, on va en avancer 3 000.
00:51:09La semaine prochaine,
00:51:10s'il y a encore une manifestation,
00:51:11on va en sortir 3 000.
00:51:13Bon, parcours sup.
00:51:15Moi, j'avais dit
00:51:15à l'époque,
00:51:16j'avais dit
00:51:16que c'était le garcimor
00:51:17de l'éducation nationale.
00:51:18Ah non, mais il sort
00:51:19les 40 000 lapins
00:51:21du chapeau.
00:51:21Autre chose,
00:51:22parcours sup.
00:51:23Pour ne pas discuter
00:51:23de parcours sup,
00:51:25Allez, on ouvre
00:51:2640 000.
00:51:26Ah oui, quoi ?
00:51:27Des psychologues ?
00:51:28Des sociologues ?
00:51:28Ils vont faire quoi ?
00:51:29Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:51:31Il y a un déclassement incroyable
00:51:32des BAC plus 5,
00:51:33BAC plus 6
00:51:33qui font des métiers
00:51:34où il n'y a plus de débouchés.
00:51:37Et ça va donner quoi ?
00:51:38Des frustrés partout.
00:51:39Et allez,
00:51:40les gens sont contents
00:51:41à gauche comme à droite.
00:51:42Ça ne change rien du tout.
00:51:43Donc,
00:51:44il y a absolument,
00:51:45et ça va bavasser
00:51:46pendant 6 mois,
00:51:48ça va bavasser
00:51:49en espérant
00:51:50que ça n'aille pas plus loin
00:51:51que ce qu'on a eu
00:51:52jusqu'à présent,
00:51:53le 17 et 24.
00:51:54La Une du Parisien,
00:51:55on est évidemment
00:51:56sur la même ligne.
00:51:57Édouard Geffray,
00:51:58ses réponses aux lycéens.
00:51:59Le ministre de l'Éducation nationale
00:52:02livre une interview
00:52:03dans laquelle
00:52:03il détaille ses mesures.
00:52:05On va bien sûr
00:52:05en parler dans un instant
00:52:07et puis on va terminer
00:52:07avec la Une
00:52:09du Figaro.
00:52:10Lycée Lecornu
00:52:11se heurte
00:52:12au maximalisme
00:52:13des syndicats.
00:52:15Je le disais,
00:52:16Sébastien Lecornu,
00:52:17le Premier ministre
00:52:18qui recevait aujourd'hui
00:52:19les syndicats
00:52:20de lycéens.
00:52:22Louis Laridon,
00:52:23le gouvernement
00:52:23peut-il encore
00:52:24faire quelque chose
00:52:24aujourd'hui
00:52:26pour répondre
00:52:26à cette colère ?
00:52:27J'espère qu'il peut
00:52:28mais surtout il doit
00:52:29et aujourd'hui,
00:52:29peut-être qu'on aura
00:52:30l'occasion de reparler
00:52:31mais les annonces
00:52:31qui sont
00:52:31sont largement
00:52:33insuffisantes.
00:52:33Mais insuffisantes
00:52:35dans quoi ?
00:52:36Les revendications
00:52:36sont largement légitimes.
00:52:37Qu'est-ce qui est demandé ?
00:52:38Plus de profs,
00:52:393000 c'est pas assez,
00:52:40ça ne permet pas
00:52:40de répondre
00:52:41aux déficits comblés.
00:52:42Des moyens
00:52:42pour que les établissements
00:52:43scolaires,
00:52:44que ce soit les lycées
00:52:45et les universités,
00:52:46puissent avoir des cours
00:52:47dans des bâtiments
00:52:48décents
00:52:48avec des conditions
00:52:49d'existence
00:52:50et de matérialité.
00:52:51On va en parler
00:52:51des moyens dans un instant
00:52:52parce qu'il y a un sujet
00:52:54autour des moyens quand même.
00:52:55Les annonces sont insuffisantes
00:52:55et donc qu'est-ce que demandent
00:52:56ces jeunes ?
00:52:57En fait, c'est le retour
00:52:58de la promesse républicaine
00:52:59et le fait de pouvoir croire
00:53:00qu'on peut s'émanciper,
00:53:02grandir, étudier
00:53:03et avoir une meilleure vie
00:53:04à la force de notre travail.
00:53:05C'est la méritocratie,
00:53:07c'est la base même
00:53:08du fondement
00:53:08de notre modèle
00:53:09depuis,
00:53:10sur cette cinquième république
00:53:11et aujourd'hui,
00:53:11le gouvernement
00:53:12ne répond pas
00:53:12à ces exigences.
00:53:13Voilà pour la revue de presse
00:53:14de ce mardi.
00:53:16On va donc continuer
00:53:17d'en parler.
00:53:17Après plus d'un mois
00:53:18de mobilisation,
00:53:19le gouvernement
00:53:19tente de calmer
00:53:20la colère des lycéens.
00:53:21Sébastien Lecornu
00:53:22a reçu le représentant
00:53:23aujourd'hui
00:53:24avec plusieurs propositions
00:53:25sur la table.
00:53:26Une transformation
00:53:27d'abord de Parcoursup.
00:53:28Évidemment,
00:53:28ça c'est le sujet
00:53:29dont on a beaucoup parlé.
00:53:31Davantage de places
00:53:31à l'université,
00:53:32des moyens pour les établissements
00:53:33scolaires,
00:53:34mais visiblement,
00:53:34ça ne suffit pas.
00:53:35Les organisations lycéennes
00:53:37appellent déjà
00:53:37à poursuivre la mobilisation.
00:53:39Voyez ce sujet
00:53:40de Godéric B,
00:53:41Maxime Leguay
00:53:42et Corentin Alonso.
00:53:44Face à la colère lycéenne,
00:53:46le gouvernement
00:53:47a pris plusieurs engagements.
00:53:49La plateforme Parcoursup
00:53:50sera réformée
00:53:51avant la fin de l'année,
00:53:52puis remplacée
00:53:53par un autre système
00:53:54en 2028.
00:53:56Un milliard d'euros
00:53:57sera débloqué
00:53:57pour rénover les universités
00:53:59et 15 000 places
00:54:00seront créées
00:54:01dans l'enseignement supérieur.
00:54:03Si la première mesure
00:54:04a été bien accueillie.
00:54:06Sur Parcoursup,
00:54:06on s'en félicite.
00:54:07C'est déjà une première avancée.
00:54:08Maintenant,
00:54:09il y a nécessité plus tard
00:54:10de refondre plus en profondeur
00:54:11la plateforme
00:54:12après la session 2027
00:54:13et la session 2028.
00:54:14Les deux autres
00:54:15ont été jugées
00:54:16largement insuffisantes.
00:54:18Un milliard,
00:54:18en réalité,
00:54:19c'est beaucoup plus
00:54:19qu'il faut.
00:54:20Et aujourd'hui,
00:54:21les bâtis scolaires
00:54:22ne sont pas du tout
00:54:22adaptés aux enjeux climatiques.
00:54:23Il y aurait apparemment
00:54:24une annonce
00:54:25sur l'augmentation
00:54:25de 15 000 places
00:54:26à l'université,
00:54:28ce qui est absolument scandaleux
00:54:29et complètement
00:54:29à côté de la plaque.
00:54:30Nous,
00:54:30ce que nous demandons,
00:54:31c'est 250 000 places
00:54:32et ça prouve évidemment
00:54:34que le gouvernement
00:54:34n'a toujours rien compris.
00:54:36Le Premier ministre
00:54:37a également promis
00:54:38de réduire les classes
00:54:39de seconde
00:54:40à 28 élèves maximum
00:54:41et d'indexer
00:54:42les bourses étudiantes
00:54:43sur l'inflation
00:54:44dans le budget 2027.
00:54:46Des mesures
00:54:47qui n'ont pas convaincu
00:54:48suffisamment
00:54:48les représentants lycéens.
00:54:50Ils n'ont parlé
00:54:51que de 5 mesures,
00:54:51nous c'est 10 mesures.
00:54:5210 mesures,
00:54:53on est tous d'accord
00:54:53avec les lycéens,
00:54:54les étudiants,
00:54:55toute la jeunesse,
00:54:55on est d'accord
00:54:56sur les 10 mesures.
00:54:56S'ils ne les écoutent pas,
00:54:57on va les remettre
00:54:58devant la table,
00:54:59peut-être qu'ils ne les appellent,
00:54:59peut-être qu'ils n'ont pas
00:55:00internet à l'Elysée.
00:55:01Après leur rendez-vous
00:55:02avec le Premier ministre,
00:55:04plusieurs organisations
00:55:05ont appelé
00:55:05à poursuivre
00:55:06la mobilisation.
00:55:09Kauter Ben Mohamed,
00:55:10les lycéens
00:55:10obtiennent
00:55:11des premières avancées
00:55:13mais annoncent
00:55:13qu'ils vont continuer
00:55:14à manifester.
00:55:15Qu'est-ce qui manque encore
00:55:16dans les propositions
00:55:17du gouvernement aujourd'hui ?
00:55:19J'oserais dire tout
00:55:20parce qu'annoncer
00:55:21une refonte
00:55:22l'année prochaine,
00:55:22moi je suis maman
00:55:23d'un adolescent
00:55:23de 16 ans
00:55:25qui est concerné
00:55:26par les revendications
00:55:27et par l'état
00:55:28des lycées aujourd'hui
00:55:28mais il est aussi concerné
00:55:29par l'état des collèges.
00:55:31Moi je travaillais
00:55:31sur une chaîne
00:55:33concurrente
00:55:34il y a quelques années
00:55:34et j'ai tenu
00:55:35des comptes.
00:55:36J'ai fait des tableaux
00:55:37de tous les professeurs
00:55:38d'enseignement généraux
00:55:39qui manquent dans le public
00:55:40depuis la première année
00:55:42de son collège.
00:55:43Donc les absences
00:55:44de professeurs
00:55:44commencent au collège
00:55:45et j'ai comptabilisé
00:55:46un minimum
00:55:46et j'ai les tableaux
00:55:47que j'ai tenus
00:55:48que j'ai encore
00:55:49sur mon ordinateur
00:55:49de 80 heures par trimestre
00:55:51de professeurs
00:55:53de matières principales
00:55:54depuis le collège
00:55:55et donc il y a une rupture
00:55:56d'égalité
00:55:56dans les apprentissages
00:55:57en fait dès le collège.
00:55:58Moi j'ai une question
00:55:59à vous poser.
00:55:59Est-ce que vous pensez
00:56:01que c'est un problème
00:56:02de moyens
00:56:03ou est-ce que c'est
00:56:04un problème
00:56:04de mauvaise affectation
00:56:06des moyens ?
00:56:07Je pense que...
00:56:08Non mais je pose
00:56:09cette question pourquoi ?
00:56:10Aujourd'hui
00:56:11l'éducation nationale
00:56:12c'est le premier poste
00:56:13de dépense
00:56:14de l'état.
00:56:15Donc ça veut dire
00:56:15qu'à un moment donné
00:56:16je veux bien qu'on dise
00:56:17qu'il faut mettre
00:56:18encore plus d'argent
00:56:19mais jusqu'où ?
00:56:20C'est-à-dire
00:56:21à partir de combien
00:56:22on dira
00:56:23on a mis suffisamment
00:56:25d'argent ?
00:56:25Les étudiants,
00:56:26les lycéens
00:56:27et les collégiens
00:56:27et leurs parents
00:56:28et les professeurs
00:56:29demandent plus de moyens
00:56:30mais ils n'ont pas
00:56:31dit financier.
00:56:32Nous on veut que
00:56:33nos enfants...
00:56:34On comprend plus de moyens
00:56:35là ce qu'on voyait
00:56:36dans le sujet
00:56:36ils disent que ça suffisait pas.
00:56:38J'ai vu la différence
00:56:38l'année dernière
00:56:39pour X raisons
00:56:40j'ai dû déscolariser
00:56:41mon fils du public
00:56:41pendant 7 semaines
00:56:42et au bout de 7 semaines
00:56:43il n'y avait que le privé
00:56:44qui me le prenait
00:56:45et il est resté
00:56:454 mois en privé
00:56:47et j'ai vu la différence
00:56:48entre les 4 mois de privé
00:56:49et toute sa scolarité
00:56:51dans le public.
00:56:52Et en fait
00:56:53il y a une défaillance
00:56:53de fonctionnement
00:56:54après moi je ne suis pas
00:56:55dans les antres
00:56:56de l'éducation nationale
00:56:57du ministère
00:56:57pour savoir quel est le problème
00:56:59mais que ce soit
00:57:00un problème
00:57:00de gestion du personnel
00:57:02de gestion des moyens
00:57:03ou un problème
00:57:04de moyens financiers
00:57:05ce sont les élèves
00:57:06aujourd'hui qui en pâtissent
00:57:07et qui n'ont plus
00:57:08aujourd'hui
00:57:08les moyens
00:57:09qu'est-ce qu'ils demandent
00:57:10les élèves au départ ?
00:57:12Effectivement vous avez raison
00:57:13on les a écoutés
00:57:14quand certains d'entre eux
00:57:15ou des gens
00:57:16qui se sont mêlés
00:57:17aux manifestations
00:57:17et aux revendications
00:57:18ont commencé à casser.
00:57:18Même si ce n'est pas
00:57:19eux qui ont cassé
00:57:20l'image que ça renvoie
00:57:22c'est quoi ?
00:57:22Parce qu'il y a des personnes
00:57:23qui ont cassé
00:57:24aujourd'hui
00:57:24ils sont écoutés
00:57:26c'est ça qui est déplorable
00:57:27C'est très déplorable
00:57:28et donc ça c'est la faute
00:57:28du gouvernement
00:57:29et quand je les entends dire
00:57:30on n'a pas les moyens
00:57:31ça va faire bientôt
00:57:3210 ans qu'ils sont là
00:57:34je suis désolée
00:57:35aujourd'hui
00:57:35ces enfants
00:57:36qui manifestent
00:57:37parce qu'ils n'ont pas
00:57:37des conditions correctes
00:57:38d'apprentissage
00:57:39ils rentrent chez eux
00:57:41ils ont des problèmes
00:57:41de transport
00:57:42pour rentrer chez eux
00:57:43j'ai fait une réunion
00:57:44la semaine dernière
00:57:44à la Fondation Armée du Salut
00:57:45sur la mobilité
00:57:46dans toute la France
00:57:47il y a des problèmes
00:57:47de mobilité
00:57:48pour accéder
00:57:49notamment à la formation
00:57:50qu'elle soit à l'école
00:57:51ou dans un centre de formation
00:57:52ces enfants
00:57:53ont des parents
00:57:54qui peinent à payer
00:57:55leur loyer
00:57:56l'énergie
00:57:57la bouffe aujourd'hui
00:57:58etc etc
00:57:58et donc ils sont confrontés
00:57:59à des problématiques sociales
00:58:01qu'ils vivent
00:58:02et qu'ils subissent
00:58:02aux côtés de leurs parents
00:58:03qui mettent aujourd'hui
00:58:04un budget de dingue
00:58:05dans l'essence
00:58:06un budget de dingue
00:58:07dans l'électricité
00:58:07Alors attendez
00:58:07Cauter
00:58:08il y a aussi
00:58:09des établissements scolaires
00:58:10qui font super bon état
00:58:12et qui sont dernier cri
00:58:13et qui ont été
00:58:15ravagés
00:58:15et brûlés
00:58:17pardon
00:58:18mais par des lycéens
00:58:19qui
00:58:21pendant ces mobilisations aussi
00:58:22Il y a
00:58:233700 lycées
00:58:24en France
00:58:24Il n'y a pas
00:58:253700 lycées
00:58:26qui ont été dégradés
00:58:27fort heureusement
00:58:28Fort heureusement
00:58:28Mais parlons un peu
00:58:29de cette majorité
00:58:29Mais on peut parler aussi
00:58:30des établissements
00:58:31qui étaient en très bon état
00:58:32et qui ont été brûlés
00:58:34Je suis complètement d'accord
00:58:34avec vous
00:58:35mais ce que je déplore
00:58:36et ça c'est le rôle
00:58:36de tous les commentateurs
00:58:37et de nous-mêmes ici aussi
00:58:38c'est qu'on parle beaucoup plus
00:58:40des dégradations
00:58:41Mais parce que
00:58:41quand on demande
00:58:42plus de moyens
00:58:43pour avoir de meilleurs établissements
00:58:44c'est sûr qu'on ne comprend pas
00:58:46comment derrière
00:58:46on vient détruire
00:58:48certains établissements
00:58:49Louis Laridon
00:58:49à être écouté
00:58:51à être entendu
00:58:51et à être renforcé
00:58:52Je crois qu'effectivement
00:58:54les lycéens
00:58:54ils ne demandent pas trop
00:58:55ils demandent les choses
00:58:57qui sont assez justes
00:58:58il faut
00:58:59sur parcours
00:58:59je ne suis pas dit
00:59:00qu'ils demandaient trop
00:59:00c'est le bandeau
00:59:02c'est le bandeau
00:59:02qui est écrit
00:59:04c'est un point d'interrogation
00:59:06c'est une question
00:59:07je demande en termes
00:59:08de moyens
00:59:08c'est-à-dire
00:59:09est-ce qu'il faut mettre
00:59:10plus d'argent
00:59:11ou est-ce que l'argent
00:59:12qui est déjà mis
00:59:12est mal affecté
00:59:13parce que jusqu'à quand
00:59:14on va mettre plus d'argent
00:59:15c'est sûrement
00:59:16un parfait mélange des deux
00:59:17il y a une bonne question
00:59:18c'est la question des enseignants
00:59:19pourquoi on n'arrive plus
00:59:20à recruter des enseignants
00:59:21un parce que le métier
00:59:22n'est pas attractif
00:59:22parce qu'ils ne sont pas
00:59:23considérés par l'institution
00:59:24de l'éducation nationale
00:59:25à leur juste place
00:59:26et deux aussi
00:59:27parce que le niveau
00:59:27de rémunération
00:59:28des enseignants
00:59:28n'est pas bon
00:59:29donc il faut
00:59:30si on veut avoir
00:59:31plus d'enseignants
00:59:31et des enseignants
00:59:31de meilleure qualité
00:59:32travailler sur la formation
00:59:33c'est que l'argent
00:59:34il va ailleurs
00:59:34parce que quand on dit
00:59:36que c'est le premier poste
00:59:37de dépense de l'Etat
00:59:37c'est que l'argent
00:59:38il va ailleurs
00:59:38c'est normal que l'éducation
00:59:41soit le premier poste
00:59:41de dépense de l'Etat
00:59:42et encore heureusement
00:59:43qu'une République
00:59:44qu'un Etat comme le nôtre
00:59:45investisse dans sa jeunesse
00:59:46en leur permettant
00:59:46de s'émanciper
00:59:47ça c'est juste là-bas
00:59:48c'est juste normal
00:59:49après la question c'est
00:59:50comment on utilise cet argent
00:59:51moi je suis d'accord
00:59:52d'ailleurs j'ai des propositions
00:59:53très simples
00:59:53aujourd'hui je pense que
00:59:54et au Parti Socialiste
00:59:55c'est ce qu'on pense
00:59:56qu'on devrait conditionner
00:59:56le financement de l'enseignement
00:59:58privé à des clauses
00:59:59de mixité sociale
01:00:00et si on faisait ça déjà
01:00:00on pourrait récupérer de l'argent
01:00:02pour pouvoir rénover
01:00:03des écoles et des lycées
01:00:04qui ont besoin d'être rénovés
01:00:05il faut travailler
01:00:07sur cette question
01:00:07de mixité scolaire
01:00:09de mixité sociale
01:00:10de permettre à toutes et tous
01:00:11d'avoir les chances
01:00:11et la mixité sociale
01:00:13ce n'est pas la fin
01:00:13de la méritocratie
01:00:15là ce que vous êtes
01:00:16en train de nous dire
01:00:16c'est précisément
01:00:17la définition
01:00:18de la fin de la méritocratie
01:00:19c'est l'anti-méritocratie
01:00:21de s'émanciper
01:00:22au même niveau
01:00:23aujourd'hui
01:00:23ce n'est pas normal
01:00:24qu'en Ile-de-France
01:00:26on met plus d'argent par rédac
01:00:27dans le public
01:00:29je voudrais juste dire
01:00:30monsieur Larizon
01:00:30c'est très intéressant
01:00:31ce soir il y avait
01:00:32la manifestation populaire
01:00:34de gauche
01:00:36et très justifiée
01:00:37contre ce qui s'est passé
01:00:39avec l'attentat de Trapp
01:00:40vous savez ce qu'il criait
01:00:41il disait tout le monde
01:00:42déteste le PS
01:00:43tout le monde déteste le PS
01:00:45dites-vous bien pourquoi
01:00:46le gauchisme total
01:00:48et toute une partie de la gauche
01:00:49crie
01:00:50tout le monde déteste le PS
01:00:51sûrement le détestez vous aussi
01:00:54et moi j'étais dans une manifestation
01:00:55dans ma ville
01:00:56asservie
01:00:57les gens ne hurlaient pas
01:00:58il y a toujours eu des minorités
01:00:59de gens qui racontent n'importe quoi
01:01:00vous voulez résoudre
01:01:01le problème de l'enseignement
01:01:02par la mixité sociale
01:01:03c'est extraordinaire
01:01:04c'est important
01:01:05la méritocratie
01:01:06ne doit plus exister
01:01:06allez les gars
01:01:08je suis en train de chercher
01:01:09à l'université
01:01:09mais quand il y a
01:01:11des milliers de chômeurs
01:01:12attendez
01:01:13pas tous les deux en même temps
01:01:14chômeurs
01:01:14enfin écoutez arrêtez
01:01:15qu'est-ce qui vous fait peur ?
01:01:16monsieur vous vous énervez tout rouge
01:01:17vous m'attaquez sur des propos
01:01:18qui ne sont pas prêts
01:01:18moi je suis enseignant-chercheur
01:01:20à l'université
01:01:20moi je crois à la méritocratie
01:01:21je crois que chaque élève
01:01:22quel que soit son lieu de naissance
01:01:23il devrait avoir accès au même temps
01:01:24il devrait pouvoir aller à l'université
01:01:26s'émanciper
01:01:27faire des études
01:01:28c'est pas ça la méritocratie
01:01:29la promesse républicaine
01:01:30elle est cassée
01:01:31ce n'est plus par la force
01:01:31de son travail
01:01:32qu'on permet de s'élever
01:01:34à ce moment
01:01:34alors je vais vous dire
01:01:34qu'il est cassé
01:01:35au lieu de vous attaquer
01:01:38au lieu de parler comme ça
01:01:39au lieu de
01:01:39écoutez moi
01:01:40ça vous formera un peu
01:01:42vous savez ce qui se passe
01:01:43c'est extraordinaire
01:01:44c'est formidable quand même
01:01:46d'abord l'argent
01:01:47l'argent
01:01:47on pourrait se poser la question
01:01:49et tous ces braves manifestants
01:01:50y compris lycéens
01:01:51et puis
01:01:52et puis vous autres
01:01:54comment est dépensé
01:01:55l'argent de l'état
01:01:55où il va de l'argent de l'état
01:01:57c'est normal
01:01:58alors personne ne dit
01:01:59aujourd'hui
01:01:59c'est l'Ukraine
01:02:00100 milliards à l'Ukraine
01:02:02ah mais vous ne touchez pas à ça
01:02:03vous êtes un salaud
01:02:05comment vous osez dire
01:02:05donc vous êtes un poutilolâtre
01:02:07si vous osez dire
01:02:08que ça va l'Ukraine
01:02:09mais écoutez
01:02:10où va l'argent de l'état
01:02:11toutes ces ONG
01:02:13ces trucs
01:02:13le conseil économique et social
01:02:1545 millions
01:02:16c'est bien ça
01:02:16on pourrait même supprimer
01:02:17les aides aux associations
01:02:18non non non
01:02:19attendez
01:02:20le conseil économique et social
01:02:21mais toujours est-il
01:02:22que l'argent
01:02:23à un moment donné
01:02:23tombe pas du ciel
01:02:24moi je suis d'accord
01:02:25moi je suis d'accord
01:02:25c'est où va l'argent
01:02:26est-ce qu'il va dans des cas
01:02:27de plus riches
01:02:28ou est-ce qu'il va dans notre jeunesse
01:02:29vous êtes pour la bureaucratie
01:02:31la plus totale
01:02:33attendez
01:02:33s'il vous plaît
01:02:34vous faites la bureaucratie
01:02:37en 15 secondes
01:02:37je ne sais pas si tu fais peur
01:02:38monsieur Bercoff
01:02:39dans la mixité sociale
01:02:40parce que moi je suis l'enfant
01:02:40de cette mixité sociale
01:02:41mais je ne suis pas du tout
01:02:42père de la mixité sociale
01:02:43attendez
01:02:44je répondais à ce que disait monsieur
01:02:45c'est pas la solution
01:02:46moi je suis né monsieur
01:02:47dans un bidonville
01:02:48dans le nord de Marseille
01:02:49tous ceux qui sont nés
01:02:50là où je suis né
01:02:51ne sont pas délinquants
01:02:53on a tous un métier
01:02:54bien sûr
01:02:54parce qu'à l'époque
01:02:55on était mélangés
01:02:57que nos collègues
01:02:57c'était des Mickaël
01:02:58qui étaient dans des grosses villas
01:02:59qui nous invitaient
01:03:00des Sandra etc
01:03:01et qu'aujourd'hui
01:03:02je vais vous raconter l'anecdote
01:03:03quand mon fils avait 7 ans
01:03:04il y a une professeure
01:03:05que je salue
01:03:06Cécile qui m'a raconté
01:03:07cette anecdote
01:03:07comme mon fils
01:03:08qui vient de la Nièvre
01:03:09et le directeur de l'école
01:03:11Jean-Claude
01:03:12a dit à cette professeure
01:03:13j'espère que l'Aïd
01:03:14sera un jour de semaine
01:03:15elle lui a dit pourquoi
01:03:16il lui a dit comme ça
01:03:17on aura un jour de congé
01:03:18parce qu'il n'y a que des Arabes
01:03:19dans cette école
01:03:20et je trouve que dire ça
01:03:21dans une cour d'école
01:03:22avec des enfants
01:03:23Vous n'allez pas généraliser ?
01:03:25Non non non
01:03:25Vous n'allez pas généraliser
01:03:26s'il y a des crétins comme ça
01:03:27c'est autre chose
01:03:28Oui mais ça existe
01:03:28parce qu'effectivement
01:03:29dans cette école
01:03:30il y a beaucoup d'enfants
01:03:31qui sont issus
01:03:32d'immigration post-coloniale
01:03:32qui sont français
01:03:33mais auxquels on dit
01:03:35à l'école
01:03:35vous êtes des étrangers
01:03:37donc c'est comme ça
01:03:37Non mais c'est extraordinaire
01:03:38vous êtes un pur produit
01:03:39de la méritocratie
01:03:40et bravo
01:03:40Oui
01:03:40Et vous ce que vous dites
01:03:41la France a accueilli
01:03:44C'est extraordinaire
01:03:46Mon grand-père
01:03:47est venu faire la guerre
01:03:48Non d'accord
01:03:48la France n'a accueilli personne
01:03:50Vous êtes arrivée
01:03:51la France est raciste
01:03:52et systémique
01:03:53C'est fini
01:03:54Et alors
01:03:55on va terminer là-dessus
01:03:56Franchement
01:03:57Merci
01:03:58Vous citez un professeur
01:04:00qui a dit quelques choses
01:04:01et des Arabes
01:04:02et vous en faites
01:04:03une généralité
01:04:04Merci
01:04:05Lamentable
01:04:06Je vous disais
01:04:06la mixité sociale
01:04:08de se mélanger
01:04:09de se parler
01:04:10de se confronter
01:04:10et d'apprendre
01:04:11à se connaître
01:04:11c'est la clé
01:04:12pour vivre ensemble
01:04:14C'est fini
01:04:16C'est fini
01:04:16C'est fini
01:04:17On va vous remercier
01:04:20Vous pouvez essayer
01:04:21de se connaître davantage
01:04:22C'est ça
01:04:23Vous êtes liés
01:04:23Non mais ça va
01:04:26Allez prendre un café
01:04:27tous les deux
01:04:28Merci beaucoup
01:04:28Cauter Ben Mohamed
01:04:29Merci André Bercoff
01:04:31Merci à Louis Laridon
01:04:32d'avoir été avec nous
01:04:32Maître Avenir Ducan
01:04:33Merci à Karim Abric
01:04:35cnews.fr
01:04:36pour revoir tous vos programmes
01:04:37Merci à Patrick Urban
01:04:38qui m'a aidé
01:04:38à préparer cette émission
01:04:40On se retrouve demain
01:04:40à partir de 23h
01:04:41Très belle nuit
01:04:42sur CNews
01:04:43dans un instant
01:04:43ce sera la conférence de presse
01:04:44On en parlait
01:04:45conférence de presse
01:04:45du ministre de l'éducation nationale
01:04:47et d'orgéffray
01:04:48qui s'est exprimé
01:04:49cet après-midi
01:04:49suivi
01:04:50en fin d'après-midi
01:04:51tout à l'heure
01:04:51suivi de l'édition de la nuit
01:04:53avec Isabelle Piboulot
01:04:54sur CNews
01:04:54A demain
01:04:55On se retrouve
01:04:55sur CNews
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