- il y a 7 semaines
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews, votre rendez-vous d'information de fin de soirée pour
00:00:06décrypter et débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité parce que la journée s'achève mais l'information
00:00:12elle ne s'arrête jamais.
00:00:14L'intelligence artificielle pourrait tous nous tuer, pas dans 100 ans, pas dans 150 ans, non, d'ici la fin
00:00:21de cette décennie.
00:00:22Et le plus inquiétant c'est que cette prévision ne vient pas d'un illuminé ou d'un prophète de
00:00:26l'apocalypse, elle vient de ceux qui fabriquent les intelligences artificielles les plus puissantes au monde.
00:00:33L'un de ses ingénieurs, Jacob Coxon, vient même de démissionner car il estime que nous sommes en train de
00:00:38créer des machines que nous pourrions un jour ne plus réussir à contrôler.
00:00:42Un autre chercheur estime même à plus de 10% le risque que l'intelligence artificielle puisse provoquer la disparition
00:00:49de l'humanité dans les 10 prochaines années.
00:00:50Alors évidemment tout ça ressemble à un scénario de film de science-fiction à très gros budget mais l'inquiétude
00:00:56de certains est bien réelle, de certains car le débat lorsqu'il s'agit d'IA est extrêmement polarisé.
00:01:01Pour les uns l'intelligence artificielle pourrait être une chance extraordinaire, guérir des maladies, accélérer la science, améliorer nos vies
00:01:08et pour les autres elle pourrait nous conduire à notre perte et nous remplacer.
00:01:12Alors qui a raison ? Les optimistes ou les catastrophistes ? Personne ne le sait mais dans ce débat-là
00:01:17il y a une différence fondamentale.
00:01:19Si les optimistes se trompent, il n'y aura plus personne pour leur dire.
00:01:23Tout de suite le point sur l'actualité, les dernières informations de la journée avec Mickaël Dos Santos. Bonsoir Mickaël.
00:01:31Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:01:33Après la diffusion d'images d'une caméra piéton de policiers municipaux à Carcassonne, le parquet ordonne la suspension des
00:01:39agents.
00:01:39Un peu plus tôt, Laurent Nunez avait annoncé le contrôle de l'ensemble des effectifs de la ville.
00:01:43Les propos à caractère raciste, homophobe et misogyne sont indignes de l'uniforme et des valeurs de la République, avait
00:01:49précisé le ministre de l'Intérieur sur X.
00:01:51L'un de ces policiers a également été exclu du Rassemblement national. Il faisait partie du service d'ordre.
00:01:57Un drama a peut-être été évité de justesse.
00:02:00A Fort-Bac en Moselle, un homme muni d'un couteau a été interpellé mardi par les policiers.
00:02:04Les forces de l'ordre ont été alertées par des parents d'élèves d'un collège situé à proximité.
00:02:09L'individu a été muni d'un couteau, mais a aussi crié à la Ouagbar et cherché manifestement à s
00:02:14'en prendre à un prêtre.
00:02:16Selon les premiers éléments, l'individu né en 1991 en ex-Yougoslavie était inconnu des services de renseignement.
00:02:22Un concert de la DJ Barbara Butch annulé à Amiens.
00:02:25Les organisateurs de l'événement prévu dans dix jours avancent des éléments contextuels.
00:02:30De son côté, la salle de concert évoque des raisons de sécurité.
00:02:33Suite à cette décision, France-Palestine Solidarité a revendiqué cette victoire.
00:02:37L'association avait appelé au boycott de l'artiste de confession juive.
00:02:41Le prix du gaz européen dépasse désormais les 80 euros le mégawatt-heure.
00:02:46Cette hausse est liée aux récentes attaques américaines et iraniennes contre des navires au Moyen-Orient.
00:02:50Autre raison avancée, des réserves gazières européennes particulièrement basses pour la saison.
00:02:57Enfin, Emmanuel Macron annonce la signature de plus de 50 contrats depuis le sommet sur l'espace à Paris.
00:03:02Le montant total de ses investissements pour renforcer l'industrie spatiale européenne s'élève à environ 20 milliards d'euros.
00:03:08Un sommet au Grand Palais, boudé par les géants américains comme SpaceX d'Elon Musk ou encore Blue Origin de
00:03:14Jeff Bezos.
00:03:14Le chancelier allemand, co-hôte de l'événement, était également absent en raison d'un agenda chargé.
00:03:20Et on en parlera d'ailleurs tout à l'heure avec Michel Chevalet qui est avec nous en plateau, journaliste
00:03:25scientifique CNews.
00:03:26Merci beaucoup, Mickaël.
00:03:27Prochain point sur l'actualité, ce sera à minuit, le Soir Info.
00:03:32Merci de nous rejoindre avec Michel Chevalet.
00:03:34Je vous le disais, avec Philippe Degestas qui est avec nous également, ancien officier sous-préfet, dirigeant d'un cabinet
00:03:39de conseil.
00:03:39On est avec Fabrice Hakoun et Karima Brick.
00:03:42Bonsoir à tous les quatre.
00:03:43Et puis on est également avec Alexandre Tsikopoulos qui est spécialiste de l'IA, co-auteur du livre « Vivre
00:03:49mille ans, quand l'IA règne et la mort recule, rêve ou cauchemar ».
00:03:54C'est aux éditions Bûcher-Chastel.
00:03:56Bonsoir, merci d'être en direct avec nous sur CNews.
00:04:00C'est la question qui se pose ce soir.
00:04:02Et si l'intelligence artificielle finissait par nous échapper complètement ?
00:04:06C'est l'alerte glaçante lancée par plusieurs chercheurs qui travaillent justement à développer les intelligences artificielles les plus puissantes
00:04:13au monde.
00:04:15L'un d'eux, Jacob Coxon, vient même de démissionner.
00:04:18Il affirme que cette course technologique pourrait conduire à des machines plus intelligentes que nous.
00:04:22C'est ce qu'il dit, capables de s'améliorer toutes seules et que l'homme pourrait ne plus réussir
00:04:26à les contrôler.
00:04:27C'est vrai que dit comme ça, c'est effrayant.
00:04:29Un autre chercheur va jusqu'à estimer à plus de 10% le risque que l'intelligence artificielle menace l
00:04:35'existence même de l'humanité dans les 10 prochaines années.
00:04:38Alors, faut-il vraiment avoir peur ? Faut-il s'en inquiéter ?
00:04:41Voyez ce sujet, on en parle juste après.
00:04:59Alors, on a visiblement un problème de son, on va essayer de rétablir ça.
00:05:05Alexandre Tsikopoulos, merci d'être en direct avec nous.
00:05:08Alors, première question, d'abord, sans spoiler votre livre, je le disais, votre livre s'appelle « Vivre mille ans
00:05:15quand l'IA règne et la mort recule, rêve ou cauchemar ? »
00:05:18Première question, l'intelligence artificielle rêve ou cauchemar, alors, selon vous ?
00:05:23Bonsoir, merci pour l'invitation.
00:05:25Eh bien, écoutez, les deux à la fois.
00:05:27Rêve, car d'un côté, l'intelligence artificielle nous promet une exponentielle technologique, on va pouvoir guérir, d'ailleurs, on
00:05:32l'a dit, on a déjà commencé à faire des pas de géants en médecine.
00:05:35Et puis, cauchemar également, car l'intelligence artificielle, et vous l'avez mentionné tout à l'heure, représente un grand
00:05:40risque pour l'humanité, à la fois pour l'éducation, pour la baisse du niveau des enfants et des élèves,
00:05:45et puis également des risques plus existentiels.
00:05:48C'est d'ailleurs, on le voit très bien aux États-Unis, aujourd'hui, il y a deux courants.
00:05:51Un courant accélérationniste, c'est-à-dire un courant qui prône, qu'il faut aller à fond vers l'intelligence
00:05:55artificielle, développer au maximum les modèles, aller vers plus d'intelligence artificielle pour régler les problèmes climatiques, les problèmes de
00:06:02maladie, allonger l'espérance de vie.
00:06:03Et de l'autre, un courant décélérationniste qui se dit, on a le temps, on va prendre le temps, car
00:06:08aujourd'hui, il y a de vrais risques avec l'intelligence artificielle.
00:06:11Et on le voit, notamment, on l'a très bien vu cet été, avec les modèles comme Astra, qui sont
00:06:15des agents qui peuvent aller sur le web, chercher des informations, pirater.
00:06:19Et on a aujourd'hui un problème d'alignement, c'est-à-dire qu'on a du mal à comprendre
00:06:23ces IA, à leur donner des valeurs humaines, à faire en sorte qu'elles nous obéissent et qu'elles fassent
00:06:28le bien.
00:06:28C'est un vrai problème, c'est le problème du XXIe siècle, ça va être de gérer ces IA. Comment
00:06:33faire pour aligner les IA avec les valeurs humaines ?
00:06:36Évidemment, c'est toute la question, parce que c'est évidemment un sujet essentiel aujourd'hui. J'ai l'impression
00:06:43qu'a priori, on ne va pas pouvoir y échapper.
00:06:46D'abord, est-ce que ça vous fait peur ? Michel Chevalet, est-ce qu'il faut, selon vous, avoir
00:06:49peur de l'intelligence artificielle ?
00:06:51J'avoue que c'est difficile de trancher, je reconnais. Je vais revenir un petit peu en arrière, parce que
00:06:55je l'ai connu, je débutais tout de même, l'avènement de l'informatique.
00:07:00Quand les premiers ordinateurs sont apparus, je me souviens, il y a eu des cassandres, si vous voulez, qui ont
00:07:06crié au scandale.
00:07:08C'est déjà, on ne parlait pas d'intelligence artificielle, on disait, l'intelligence, c'était de la robotique, c
00:07:14'est tout, voilà.
00:07:14Et on disait, attention, ces machines sont terribles, elles vont mettre des gens au chômage, ça va bouleverser l'humanité,
00:07:23et ça va être un outil, une arme redoutable.
00:07:25Regardez ce qui s'est passé, l'informatique a trouvé sa place, sur le plan d'abord professionnel, industriel, puis
00:07:31après elle est descendue, elle est devenue un autre niveau,
00:07:34et après on en a, dans notre téléphone, on a la puissance des premiers ordinateurs.
00:07:40Alors, est-ce que c'est un danger pour l'autre société ? Non, ça a apporté des mutations, ça
00:07:46a apporté beaucoup de progrès,
00:07:48et puis ça a permis, moi je dirais, de développer de nouveaux métiers.
00:07:54Certains ont disparu, je me souviens, quand je débutais, moi j'en ai des cours chez IBM, à l'époque
00:07:59j'étais propre de match, j'en ai des cours chez IBM,
00:08:01et là on se posait déjà la question, et à ce moment-là, l'éducation nationale formait dans les collèges
00:08:07des sténodes à kilo.
00:08:08Vous voyez, les deux mondes, et puis ça a disparu.
00:08:14Mais c'est un sujet qui est passionnant, et alors je vous le dis aussi pour les téléspectateurs,
00:08:17parce que quand on a préparé cette émission, ça crée énormément de débats à la rédaction, on en a tous
00:08:23parlé, on a tous discuté autour de ce sujet,
00:08:25j'espère que ça va créer d'ailleurs du débat chez vous, parce que, en fait, effectivement, vous avez parlé
00:08:30de l'arrivée de l'informatique,
00:08:31mais finalement, toutes les grandes inventions ont suscité des peurs et des inquiétudes,
00:08:37que ce soit l'arrivée de l'informatique, que ce soit le nucléaire, le nucléaire également,
00:08:44mais il y a peut-être une différence, et là je voudrais avoir d'ailleurs votre avis Alexandre Tsikopoulos,
00:08:48la grande différence entre l'informatique, entre le nucléaire, et finalement avec toutes les autres inventions,
00:08:54c'est qu'il y avait forcément toujours l'humain derrière.
00:08:57Là, l'intelligence artificielle, la crainte qu'on a, c'est qu'elle puisse finalement se passer de l'humain.
00:09:03Alors, il est clair que dans toutes les avancées technologiques, que ce soit la révolution industrielle, l'électricité, le nucléaire,
00:09:09l'informatique,
00:09:10il y a toujours eu des peurs qui sont apparues, ça c'est clair, ça a toujours été comme ça
00:09:14à chaque grande révolution industrielle et technologique.
00:09:17Mais ce qui change fondamentalement aujourd'hui, là je ne suis pas d'accord avec l'exemple tout à l
00:09:21'heure,
00:09:21c'est que ce n'est pas une révolution Schumpeter, c'est une révolution civilisationnelle, car l'IA n'est
00:09:26pas un outil passif.
00:09:27C'est notre concurrent, c'est une intelligence artificielle plus intelligente que nous, plus rapide que nous,
00:09:32et qui gagne chaque jour un peu plus en autonomie.
00:09:35Quand vous avez des intelligences artificielles qui se mettent à hacker des sites, à mentir,
00:09:39ce n'est pas un ordinateur qui fait ça.
00:09:41Là, on parle d'intelligence artificielle, c'est une toute autre révolution,
00:09:44qui a des capacités, qui peut nous challenger,
00:09:47qui vient automatiser un certain nombre de tâches et qui gagne chaque jour en autonomie.
00:09:51C'est ça le mot clé, c'est l'autonomie.
00:09:53C'est ça qui est totalement différent face aux précédentes révolutions technologiques qu'on a pu connaître.
00:09:58On n'était pas concurrencés par la machine à vapeur.
00:10:00Certains allaient plus vite que nous, elles pouvaient transporter plus de marchandises,
00:10:03mais là, on est attaqués dans notre humanité, dans ce qui fait que nous sommes humains, notre intelligence.
00:10:07Et ça, c'est tout nouveau.
00:10:08C'est comparable à aucune autre intelligence, à aucune autre révolution industrielle.
00:10:14Fabrice Akoun, la grosse différence avec les autres évolutions,
00:10:17c'est qu'effectivement, à chaque fois, il y a eu des évolutions avec, sur un schéma classique,
00:10:23révolution, évolution technologique et mutation de l'emploi.
00:10:26Or là, il y a une petite différence quand même, c'est qu'on est face à une révolution anthropologique.
00:10:32C'est-à-dire qu'en fait, si on devait comparer à quelque chose,
00:10:34il faudrait comparer à la maîtrise du feu par l'humain.
00:10:38C'est-à-dire que l'hominidé, pardon, est devenu,
00:10:40Sapiens est donc devenu l'humanité parce qu'il a maîtrisé le feu.
00:10:43C'est de cet ordre-là.
00:10:44C'est-à-dire qu'en fait, il y a une révolution anthropologique.
00:10:46Il faut se poser la question de la place du travail de demain,
00:10:50de la place, effectivement, de l'éducation.
00:10:51Vous le disiez tout à l'heure.
00:10:53Comment, demain, quand un jeune aura des lunettes
00:10:55qui lui permettront d'avoir accès à toutes les informations immédiatement,
00:10:58à des traductions immédiates, etc.
00:11:00Est-ce qu'on va encore apprendre les langues ?
00:11:01C'est toute l'humanité qui va être bouleversée et dans un délai très court.
00:11:05Habituellement, les révolutions,
00:11:06la révolution industrielle, c'est plusieurs décennies, etc.
00:11:09Et là, on est dans un délai très court et c'est exponentiel.
00:11:11C'est-à-dire que chaque année, en fait,
00:11:13vaut 10, 20, 30, 40 ans d'évolution habituelle dans le monde industriel.
00:11:17Donc là, on est face à l'inconnu.
00:11:19Et c'est ce qui fait peur, en fait, c'est cet inconnu.
00:11:21Je publie une tribune là-dessus demain, d'ailleurs.
00:11:22On va regarder le sujet qui parle de Jacob Coxon,
00:11:26qui tire la sonnette d'alarme.
00:11:27Et c'est ça qui est inquiétant.
00:11:28C'est-à-dire que Jacob Coxon, lui,
00:11:30il a travaillé pour les deux plus grands acteurs de l'intelligence artificielle
00:11:34qui sont, vous le savez, OpenAI,
00:11:36qui développe ChatGPT.
00:11:38Et l'autre, c'est Anthropique,
00:11:39qui développe l'autre moteur dont on parle beaucoup,
00:11:41qui est Claude.
00:11:43Regardez donc ce sujet de Pierre Crépy.
00:11:46Il était chargé de construire l'intelligence artificielle de demain,
00:11:50puis s'en est allé.
00:11:51À 27 ans, Jacob Coxon vient de démissionner d'Anthropique,
00:11:55l'un des géants de l'intelligence artificielle,
00:11:57après avoir travaillé chez OpenAI.
00:11:59Il dénonce une course vers des systèmes intelligents
00:12:02capables de s'améliorer eux-mêmes,
00:12:03sans aucune garantie qu'ils resteront sous contrôle humain.
00:12:07Les personnes qui construisent l'IA croient sincèrement
00:12:09qu'elles pourraient nous tuer tous d'ici la fin de la décennie.
00:12:12Ce n'est pas une opération de marketing.
00:12:14Aucune autre activité humaine ne pose un tel niveau de danger.
00:12:18Mais Coxon n'est pas le seul à redouter cette évolution.
00:12:21D'autres chercheurs alertent en privé depuis des années sur ces risques,
00:12:24jusque dans les plus hautes sphères de la recherche.
00:12:27Certains l'ont dit publiquement,
00:12:29d'autres me l'ont confié en privé sous différentes formes.
00:12:32Même Sam Altman s'est exprimé publiquement il y a plus de 10 ans,
00:12:35affirmant que l'IA était le plus grand risque pour l'existence humaine.
00:12:38Et ces inquiétudes concernent désormais des outils
00:12:41que nous utilisons au quotidien.
00:12:43Claude, l'IA française d'Anthropique est déjà entre nos mains.
00:12:46Sur les réseaux sociaux, dans l'information,
00:12:49dans les votes auprès des jeunes et bientôt dans les robots.
00:12:53Mais nous ne voyons là que la partie émergée de l'iceberg.
00:12:56Car dans le domaine militaire,
00:12:58Palantir et Project Maven développent déjà les technologies de demain
00:13:02avec leurs bienfaits et peut-être leurs pires poisons.
00:13:06Voilà, donc pour ce sujet de Pierre Crépy,
00:13:10on précise qu'il y a une petite erreur dans le sujet.
00:13:13Effectivement, Claude n'est pas une IA française.
00:13:15C'est Anthropique.
00:13:15C'est Anthropique, c'est Mistral qui est une IA française.
00:13:20J'ai une question à vous poser, Alexandre Tsikopoulos.
00:13:23Si le risque est réellement pris au sérieux
00:13:25par ceux qui fabriquent aujourd'hui l'intelligence artificielle,
00:13:28qui fabriquent ces machines,
00:13:29pourquoi est-ce qu'il continue à les rendre toujours plus puissantes ?
00:13:32Est-ce qu'il est encore possible aujourd'hui de faire marche arrière ?
00:13:36Alors vous mettez là le doigt sur une grande hypocrisie.
00:13:39Vous avez Sam Altman, le patron d'Open AI,
00:13:41donc la première plus puissante intelligence artificielle du monde,
00:13:43avec plus d'un milliard d'utilisateurs,
00:13:45qui à la fois nous dit que oui,
00:13:46l'humanité est en danger par l'intelligence artificielle
00:13:49et qui en même temps continue d'investir des sommes folles
00:13:51et qui travaille pour le développement de l'intelligence artificielle.
00:13:55Alors peut-être qu'il pense qu'effectivement il y a un vrai danger,
00:13:57mais je pense que c'est surtout du marketing
00:13:59qui est mis en place par les géants de la Silicon Valley.
00:14:03Et pour la question de est-ce qu'on peut faire marche arrière,
00:14:06je n'y crois pas.
00:14:07Est-ce qu'un moratoire au niveau mondial
00:14:09pourrait être mis en place,
00:14:09une pause sur l'intelligence artificielle ?
00:14:11Je n'y crois pas pour des raisons géopolitiques.
00:14:14Très simplement, si demain les États-Unis
00:14:16arrêtaient le développement de ces intelligences artificielles
00:14:18car ils considèrent que cela provoquerait un risque majeur,
00:14:21alors c'est la Chine qui deviendrait leader
00:14:23dans l'intelligence artificielle
00:14:25et qui dominera les intelligences artificielles
00:14:26dans les années à venir
00:14:27pour avoir une suprématie sur le plan militaire,
00:14:30économique, sur l'information.
00:14:31Et donc il est impossible aujourd'hui
00:14:33pour des raisons géopolitiques,
00:14:34pour des raisons technologiques,
00:14:35pour des raisons de compétition,
00:14:37d'arrêter l'intelligence artificielle.
00:14:38C'est là un cercle vicieux.
00:14:41Karim Abrik, ça ressemble finalement
00:14:42à un scénario, ce que je disais tout à l'heure,
00:14:44un scénario de film de science-fiction.
00:14:45Vous savez, on a déjà vu d'ailleurs ça.
00:14:47Plusieurs grands classiques du cinéma américain
00:14:49font référence aux machines
00:14:51qui prennent le dessus sur le mur.
00:14:53Vous parliez de Matrix, Terminator aussi.
00:14:55Ce sont des machines qui finissent par prendre le dessus.
00:14:57Est-ce que ça vous fait peur, vous ?
00:14:59Oui, il y a des préoccupations absolument
00:15:01parce qu'on a parlé de la question de la défense,
00:15:04par exemple, les enjeux géopolitiques.
00:15:06On voit qu'il y a cette course,
00:15:07on a parlé pendant des années,
00:15:09il y avait des courses à l'armement.
00:15:10Là, on est dans cette course à l'IA
00:15:12parce qu'il y a des enjeux aussi
00:15:13sur l'espionnage, le contre-espionnage.
00:15:15Il y a des utilités partout.
00:15:16Ça peut être le meilleur comme pour le pire.
00:15:18Mais pour la santé, ça peut être très positif.
00:15:20Mais aussi, sur toute la question
00:15:22des renseignements personnels,
00:15:24ça va loin aussi jusqu'où on peut aller avec l'IA.
00:15:27Et on a eu, pendant la période, par exemple,
00:15:28on a parlé de la mondialisation,
00:15:30les oubliés, les exclus de la mondialisation.
00:15:32Il y aura des exclus et des oubliés de l'IA aussi.
00:15:35Et déjà, aux États-Unis,
00:15:37on commence à voir des manifestations,
00:15:39des gens qui commencent à dire,
00:15:41écoutez, vous savez,
00:15:42ces fameux grands centres de données
00:15:43parce que ça a besoin de beaucoup d'énergie aussi,
00:15:46ces espèces de méga-entrepôts de centres de données
00:15:48pour alimenter cette IA éventuellement.
00:15:51Eh bien, il y a aussi cette contestation
00:15:53au sein même de la population
00:15:55qui commence à gronder.
00:15:57Et cela dit, je pense qu'on en viendra probablement
00:16:00un peu comme ça s'est passé pour le nucléaire.
00:16:02Il y a eu des traités,
00:16:04il a fallu s'entendre,
00:16:06les différents pays se sont entendus là-dessus.
00:16:07Est-ce qu'on en viendra à cela aussi
00:16:09pour l'intelligence artificielle ?
00:16:11Fort probablement,
00:16:11mais pour l'instant,
00:16:12on est plutôt dans cette course effrénée.
00:16:14Alors, avez-vous peur de l'IA ?
00:16:16Avez-vous peur que la machine
00:16:17finisse par remplacer l'homme ?
00:16:19On est allé vous poser la question.
00:16:21Moi, je pense que non,
00:16:22le robot ne peut pas dépasser l'humain
00:16:23parce que quoi qu'il arrive,
00:16:24c'est l'humain qui a créé le robot.
00:16:25Ça veut dire une création de l'humain,
00:16:27il ne peut pas dépasser son créateur.
00:16:29Vous voyez, vous pouvez essayer de dire
00:16:29que l'humain, quoi qu'il arrive,
00:16:30il sera toujours plus intelligent que le robot.
00:16:32Dans mon travail au quotidien,
00:16:33j'utilise l'IA,
00:16:34c'est un outil du quotidien,
00:16:35donc non.
00:16:36Mais je pense que si ça devient trop puissant,
00:16:40là, je pense que ça peut être inquiétant
00:16:41pour tout ce qui est donné d'entreprise, etc.
00:16:44On sait toujours gérer à peu près
00:16:47nos limites,
00:16:47enfin les limites, on va dire,
00:16:49de toutes nos fabrications.
00:16:52Donc je pense que ça ne va pas aller au-delà
00:16:54de nous contrôler, etc., je pense.
00:16:58Inquiétude également dans le domaine de la culture,
00:17:00dans le domaine de la création aussi.
00:17:01Dernièrement, les acteurs de doublage
00:17:04se sont mobilisés
00:17:06pour alerter sur le fait que l'IA
00:17:07avait les capacités finalement de les remplacer
00:17:09et que ce serait une erreur.
00:17:11Emmanuel Macron s'est d'ailleurs exprimé
00:17:13sur ces différentes inquiétudes
00:17:14lors d'un sommet sur le cinéma.
00:17:16C'était lundi à Saint-Paul-de-Vence.
00:17:18Écoutez le président de la République.
00:17:19Cette intelligence artificielle
00:17:21est un autre des défis du temps.
00:17:23Alors pour notre culture et notre histoire,
00:17:25parce que nos œuvres capturent quelque chose
00:17:27de notre époque aussi,
00:17:28de ce que nous sommes,
00:17:30pour notre économie aussi,
00:17:31parce que derrière chaque œuvre,
00:17:32il y a des créateurs, des techniciens,
00:17:33des entreprises, des emplois,
00:17:35une chaîne de valeur.
00:17:36Nous devons reprendre le contrôle
00:17:38justement de ces grandes transformations technologiques.
00:17:41Il ne s'agit pas de revenir au monde d'avant
00:17:43ou de tenir ces bouleversements à distance,
00:17:45mais d'affirmer que nous ne sommes pas
00:17:47condamnés à les subir.
00:17:49Alors Philippe de Gestas,
00:17:50tout ça ce sont des mots,
00:17:51ce n'est pas à vous que je vais donner
00:17:52des cours de discours politique.
00:17:56Dans la réalité,
00:17:57concrètement,
00:17:58comment reprendre le contrôle ?
00:17:59Est-ce qu'il faut légiférer en la matière
00:18:00pour protéger certains métiers déjà,
00:18:02par exemple ?
00:18:03Pour vous répondre,
00:18:04je ne conseillerais pas à dire
00:18:05que là,
00:18:05le président de la République
00:18:06fait une erreur.
00:18:07Il parle de transformation technologique.
00:18:09On est bien au-delà
00:18:09d'une transformation technologique.
00:18:11N'oublions pas que là,
00:18:12ce n'est pas la différence
00:18:13des autres progrès.
00:18:14on n'est pas dans une différence
00:18:16de degré,
00:18:17mais une différence de nature.
00:18:18Et en fait,
00:18:19on peut mettre en place
00:18:20énormément de choses
00:18:22pour encadrer
00:18:22l'utilisation des données,
00:18:25l'utilisation de l'intelligence artificielle.
00:18:27Le vrai problème,
00:18:28il a été abordé à plusieurs reprises,
00:18:29il n'est pas là.
00:18:30Le vrai problème,
00:18:30c'est au moment
00:18:31où l'intelligence artificielle
00:18:34s'autorégule elle-même.
00:18:36Et ça,
00:18:36les gens qu'on a interrogés
00:18:38tout à l'heure,
00:18:39que vous avez présentés
00:18:40à l'instant,
00:18:41ils ne se rendent pas compte
00:18:42que le sujet n'est pas...
00:18:43Oui, aujourd'hui,
00:18:44l'IA est utilisé par nous tous
00:18:45comme un super processeur
00:18:47plus intelligent que Google.
00:18:49Mais le vrai sujet n'est pas là.
00:18:51Que l'IA supprime des emplois
00:18:54et remplace par d'autres,
00:18:54on l'a toujours vu
00:18:55au fil des transformations technologiques,
00:18:57et tout ça peut s'encadrer.
00:18:59Mais en réalité,
00:19:00le sujet est différent,
00:19:01c'est pour ça que moi,
00:19:02je redoute ce qui se passe.
00:19:04C'est le moment où,
00:19:05et on l'a déjà vu cet été,
00:19:06c'est le moment
00:19:07où l'intelligence artificielle
00:19:08échappe à son créateur.
00:19:10Et là,
00:19:11comment l'encadrer ?
00:19:12C'est ça.
00:19:12Mais on ne peut pas l'encadrer
00:19:13parce que d'abord,
00:19:13il faut que ce soit mondial.
00:19:14Et vous êtes face à des gens
00:19:15parce qu'il y a deux mots
00:19:15qu'on n'a pas prononcés du tout.
00:19:18C'est le mot de philosophie
00:19:19et d'éthique.
00:19:20En fait,
00:19:20c'est un sujet
00:19:21qui est beaucoup plus vaste
00:19:21qu'un sujet technique
00:19:22ou technologique.
00:19:23Il y a des sujets éthiques.
00:19:24Quand on a parlé
00:19:25du clonage humain,
00:19:27tout le monde s'est dit
00:19:27qu'il faut absolument
00:19:28qu'on ait une démarche éthique
00:19:29qui consiste à réglementer.
00:19:31Or,
00:19:32il faut savoir que le web
00:19:33est un espace
00:19:34qui est un espace libertarien
00:19:35dans lequel
00:19:37toute idée de réglementation
00:19:39provoque des cris d'orfraie.
00:19:41Et donc ça,
00:19:41ça va être très très compliqué.
00:19:42Et puis en plus,
00:19:43on est face à une concurrence mondiale
00:19:44avec des Américains
00:19:45et des Chinois
00:19:45qui se fichent
00:19:46de cette dimension éthique
00:19:47mais alors complètement
00:19:48qui ne voient que
00:19:49la dimension économique
00:19:50et l'avantage concurrentiel
00:19:51que ça leur apporte.
00:19:52Et donc,
00:19:53de fait,
00:19:54on ne va pas encore faire
00:19:55les réglementeurs
00:19:56entre guillemets,
00:19:57je ne sais même pas comment on dit,
00:19:58mais on ne va pas réglementer
00:19:59à nouveau en Europe
00:20:01pour se mettre
00:20:02un boulet au pied
00:20:02face à une concurrence mondiale.
00:20:03C'est impossible en fait.
00:20:05Alexandre Tsikopoulos,
00:20:06la question de l'éthique,
00:20:07c'est un vrai sujet aussi.
00:20:08Est-ce que l'éthique
00:20:09est possible d'ailleurs
00:20:09en matière d'intelligence artificielle ?
00:20:11Certains disent même
00:20:12que certains moteurs,
00:20:15certains programmes d'IA
00:20:16sont plus éthiques
00:20:16que d'autres.
00:20:17Est-ce que c'est vrai ça d'abord ?
00:20:19Alors l'éthique,
00:20:20elle est imposée
00:20:21quand on est dominant
00:20:22sur un marché.
00:20:23Quand vous êtes l'Europe
00:20:24et que vous n'avez pas
00:20:24de moteur de recherche,
00:20:25que vous n'avez pas
00:20:26de grand modèle d'IA,
00:20:27ce n'est pas vous
00:20:27qui imposez l'éthique
00:20:28aux Américains et aux Chinois.
00:20:30C'est vous qui allez
00:20:30subir l'éthique.
00:20:31Donc ça,
00:20:32c'est un premier point.
00:20:33Et pour la question de l'éthique,
00:20:35je pense qu'en Europe,
00:20:36on est assez avancé là-dessus.
00:20:37On a quand même
00:20:37les réglementations
00:20:38les plus fortes au monde
00:20:39avec le RGPD,
00:20:41l'IA, l'ACT, etc.
00:20:42On est assez en pointe
00:20:43avec l'éthique.
00:20:44Mais je pense
00:20:44qu'on se trompe de sujet.
00:20:45Aujourd'hui,
00:20:46ce n'est pas l'éthique.
00:20:47Aujourd'hui,
00:20:47c'est la compétition.
00:20:48Quand vous avez les GAFAM
00:20:49qui peuvent investir chaque jour
00:20:503 milliards de dollars
00:20:51en recherche et développement
00:20:52dans l'intelligence artificielle
00:20:54qui sont en train
00:20:54de prendre une avance
00:20:55absolument monumentale
00:20:56face à l'Europe,
00:20:57le sujet,
00:20:58ce n'est pas l'éthique.
00:20:58Le sujet,
00:20:59c'est comment allons-nous faire
00:21:00pour être compétitifs
00:21:02face aux Etats-Unis
00:21:03et ne pas se laisser imposer
00:21:04les modèles américains.
00:21:06C'est le vrai sujet,
00:21:07il me semble.
00:21:08Alors,
00:21:08j'ai vu que cet été,
00:21:09il y avait eu un débat
00:21:10très important
00:21:10sur l'avenir de l'IA
00:21:12et de l'humanité,
00:21:13d'ailleurs.
00:21:13L'avenir de l'IA
00:21:14et de notre société
00:21:16et de l'humanité.
00:21:16Un entretien interposé
00:21:18entre, d'un côté,
00:21:20Elon Musk
00:21:20et de l'autre,
00:21:21l'historien
00:21:22Yuval Noah Harari
00:21:23qui a écrit
00:21:24notamment Sapiens.
00:21:25Sauf que la France,
00:21:27chez nous,
00:21:27en France,
00:21:28ça n'a pas fait
00:21:29une ligne dans un journal.
00:21:31Il n'y a pas eu
00:21:31un mot de ce débat
00:21:34sur une chaîne de radio
00:21:35ou sur une chaîne
00:21:36de télévision.
00:21:37Est-ce que la France
00:21:38n'est pas en train,
00:21:39finalement,
00:21:40Alexandre Tsikopoulos,
00:21:41de passer totalement
00:21:43à côté d'un sujet
00:21:44qui est finalement
00:21:44essentiel à notre avenir ?
00:21:46Mais totalement.
00:21:47Je suis content,
00:21:48d'ailleurs,
00:21:48que CNews en parle,
00:21:49mais c'est vrai
00:21:49que vous l'avez souligné,
00:21:50la plupart des grands médias
00:21:51n'en parlent pas,
00:21:52la plupart des politiques
00:21:53n'en parlent pas.
00:21:54Mais le problème
00:21:55de notre classe politique
00:21:56aujourd'hui,
00:21:56c'est qu'ils sont
00:21:57majoritairement issus
00:21:58de la fonction publique,
00:22:00ils sont assez technophobes,
00:22:01la plupart n'utilisent pas
00:22:02l'intelligence artificielle.
00:22:04Même,
00:22:04on a certains candidats
00:22:05que je ne pouvais pas citer,
00:22:06vous les reconnaîtrez,
00:22:07ont déclaré qu'ils n'avaient pas
00:22:08utilisé l'intelligence artificielle.
00:22:09Aujourd'hui,
00:22:10on a une classe politique
00:22:11qui nous joue
00:22:12les mêmes scènes de théâtre,
00:22:14qui ne se préoccupe pas
00:22:15des avancées technologiques
00:22:16d'aujourd'hui,
00:22:17qui ne se préoccupe pas
00:22:18de l'intelligence artificielle
00:22:19qui a pourtant
00:22:19des conséquences immenses.
00:22:20On le voit bien
00:22:21sur la baisse du niveau
00:22:22des enfants,
00:22:23sur notre baisse
00:22:24de compétitivité,
00:22:25sur notre soumission
00:22:26au modèle américain,
00:22:27qui a des conséquences
00:22:28absolument gravissimes
00:22:29sur nos données,
00:22:30sur absolument tout.
00:22:31Et donc,
00:22:31aujourd'hui,
00:22:32c'est vrai que la France
00:22:33ne se soucie pas assez
00:22:34de ces sujets-là.
00:22:35Il faudrait que nos politiques
00:22:37se saisissent de ces sujets-là
00:22:38qui sont absolument
00:22:39majeurs pour ma génération.
00:22:41Alors,
00:22:41il y a pourtant
00:22:41un candidat à la présidentielle
00:22:42qui semble s'y intéresser
00:22:43et qui a d'ailleurs évoqué
00:22:45ce débat
00:22:45dont je parlais
00:22:46entre Elon Musk
00:22:48et Yuval Noah Harari,
00:22:49c'est Gabriel Attal.
00:22:50Il estime, lui,
00:22:51que la France,
00:22:52demain,
00:22:52si on s'en donne les moyens
00:22:53et donc si on vote pour lui,
00:22:55évidemment,
00:22:55c'est ce qu'il faut lire
00:22:57entre les lignes,
00:22:57peut devenir la première puissance
00:22:59d'Europe en matière d'IA.
00:23:01Je vous propose de l'écouter.
00:23:03Notre indépendance,
00:23:04elle dépend
00:23:05de notre indépendance technologique.
00:23:07Et aujourd'hui,
00:23:07on est absent.
00:23:08Moi, je crois dans une IA
00:23:09qui sert l'humanité,
00:23:10pas qui la remplace.
00:23:11Pour ça,
00:23:12il faut qu'on rejoigne
00:23:12le rang des leaders.
00:23:13Et c'est possible.
00:23:14La France peut devenir
00:23:15un des leaders en IA.
00:23:17C'est le sens du plan France 2040
00:23:19que je propose.
00:23:20200 milliards d'euros
00:23:21publics et privés
00:23:22pour faire de la France
00:23:23la première puissance d'Europe
00:23:24en la matière.
00:23:25J'ai fait plein de propositions
00:23:26pour rattraper notre retard
00:23:27en matière de formation,
00:23:28de simplification,
00:23:29de financement et d'innovation.
00:23:31Il est temps de reprendre la main.
00:23:33Michel Chevalet,
00:23:34vous avez été professeur de mathématiques.
00:23:37Comment devenir
00:23:38la première puissance d'Europe
00:23:39en matière d'IA,
00:23:40comme semble le dire
00:23:42Gabriel Attal,
00:23:43alors que le niveau en mathématiques
00:23:44de nos futurs ingénieurs
00:23:46est catastrophique ?
00:23:47On l'a encore vu hier
00:23:48avec les résultats
00:23:49de l'enquête PISA.
00:23:50On mélange deux choses.
00:23:52Le niveau scolaire, oui.
00:23:53C'est-à-dire qu'il faut être bon.
00:23:56S'il y a une matière
00:23:57dans laquelle il faut être bon,
00:23:57c'est quand même en maths, non ?
00:23:59Pour développer l'IA.
00:24:00Oui, mais c'est une condition nécessaire,
00:24:01mais pas suffisante.
00:24:03Pas suffisante, oui, j'imagine.
00:24:04On a de très bons informaciens
00:24:06et on a des sociétés d'informatique,
00:24:08des lignes en mondiale.
00:24:09Il y a Capgemini, par exemple.
00:24:12Ça marche très bien.
00:24:13Donc, il faut...
00:24:16Toujours, en France, c'est terrible.
00:24:18On a honte de nos spécificités
00:24:21et de nos valeurs.
00:24:22Non, non.
00:24:23Donc, c'est possible.
00:24:24Selon vous, on n'est pas à la traîne.
00:24:26Non, on a pris simplement
00:24:28pour prendre le train en marche.
00:24:29Oui.
00:24:29Voilà, c'est ça.
00:24:30Parce qu'il y avait des décisions politiques
00:24:32à prendre,
00:24:32il y avait des organismes à créer
00:24:34et des programmes à lancer.
00:24:36Ça a été fait.
00:24:38Il y a des milliards
00:24:39qui ont été donnés là-dedans.
00:24:40Donc, il faut qu'on rattrape
00:24:42notre retard là-dessus.
00:24:43Et on peut devenir, en Europe,
00:24:45le leader.
00:24:46Mais simplement,
00:24:47on n'a pas pris les bonnes décisions
00:24:50au bon moment, c'est tout.
00:24:51Alexandre Sikopoulos,
00:24:52est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
00:24:53Est-ce que vous pensez,
00:24:54comme le dit Michel,
00:24:56comme le dit notamment Gabriel Attal,
00:24:57que si on s'en donne les moyens,
00:24:59on peut devenir une puissance,
00:25:02peut-être même la première puissance européenne
00:25:04en matière d'intelligence artificielle ?
00:25:06Alors, si ce n'était qu'une question de volonté,
00:25:08on ne serait pas privé d'avoir les GAFAM
00:25:10valorisé plusieurs milliards de milliards.
00:25:13Non, ce n'est pas qu'une question de volonté.
00:25:14Bien sûr, il faut de la volonté.
00:25:15Mais aujourd'hui, ce qu'il faut bien comprendre,
00:25:17c'est que nous sommes dans une situation
00:25:18où depuis 1980,
00:25:19nous avons laissé se former un monopole
00:25:21qui sont les GAFAM,
00:25:23qui pèsent plusieurs milliards de milliards,
00:25:24qui ont investi absolument partout.
00:25:26On a un retard considérable,
00:25:28pas de quelques mois,
00:25:28pas de quelques années,
00:25:29mais de plusieurs décennies.
00:25:31Et si demain,
00:25:31nous voulions rattraper notre retard,
00:25:33ça ne se ferait pas d'un coup de baguette magique.
00:25:34Ça se ferait sur une stratégie
00:25:36de plusieurs dizaines d'années.
00:25:38Nous ne pourrons pas être compétitifs
00:25:39sur tous les segments,
00:25:40mais il y a certains segments
00:25:41que l'on pourrait rattraper.
00:25:43Je sais que dans le quantique,
00:25:44on a plutôt une bonne avance,
00:25:45on a de très bons chercheurs exactement,
00:25:47et on a de très bons chercheurs,
00:25:48mais ça ne va pas se faire du jour au lendemain.
00:25:50Et aujourd'hui,
00:25:51nous n'avons pas de grands leaders
00:25:52de l'intelligence artificielle.
00:25:53Alors oui, nous avons Mistral,
00:25:54valorisé 21 milliards,
00:25:56mais il faut c'est de constater
00:25:57que lorsque vous regardez Mistral
00:25:58dans les benchmarks,
00:25:59c'est-à-dire ce qui évalue
00:26:00le niveau des intelligences artificielles,
00:26:02Mistral est en position top 80.
00:26:04Face à chaque GPT,
00:26:05qui lui, vaut plus de 1 000 milliards,
00:26:07il n'a pas encore fait son introduction
00:26:08de Chambourse,
00:26:08mais c'est estimé
00:26:09à plus de 1 000 milliards,
00:26:10on est complètement à la ramasse,
00:26:12mais complètement à la ramasse
00:26:13parce que nous n'avons pas
00:26:13les data centers.
00:26:14Aujourd'hui,
00:26:15la puissance de calcul européenne,
00:26:16c'est 3 à 4 %
00:26:17de la puissance mondiale.
00:26:18Les Etats-Unis,
00:26:19c'est 70 % de la puissance mondiale.
00:26:21Donc, notre retard,
00:26:22il est absolument cosmique.
00:26:24Pourtant,
00:26:24vous parliez de volonté politique,
00:26:26elle semble là.
00:26:26Vous vous souvenez
00:26:27qu'Emmanuel Macron,
00:26:28en tous les cas,
00:26:28a beaucoup mis en avant
00:26:29l'intelligence artificielle.
00:26:31On l'avait vu se mettre d'ailleurs
00:26:32en scène dans plusieurs vidéos
00:26:34sur les réseaux sociaux.
00:26:35Je ne sais pas si vous aviez vu ça,
00:26:36des vidéos faites par IA.
00:26:38On l'avait vu se faire gifler
00:26:40par son épouse dans un avion.
00:26:41Non, pardon,
00:26:42ça, ce n'était pas de l'IA.
00:26:42Ça, c'était...
00:26:43Pardon.
00:26:44Non, mais je plaisante,
00:26:45mais c'est un autre sujet aussi
00:26:47autour de l'IA,
00:26:47Fabrice Akoun aussi.
00:26:48Il y a cette question-là
00:26:49qui est aussi de
00:26:50comment est-ce qu'on démêle
00:26:51le vrai du faux aussi.
00:26:52Le drame,
00:26:52il est politique.
00:26:54Enfin,
00:26:54si on est dans cette situation,
00:26:56c'est exclusivement
00:26:57à cause du politique.
00:26:58On a toutes les compétences,
00:26:59Michel vient de le dire.
00:27:01On a les meilleurs ingénieurs,
00:27:02les meilleurs chercheurs.
00:27:02Vous savez ce qu'ils font
00:27:03dès qu'ils atteignent
00:27:04un certain niveau
00:27:04ou que leur société
00:27:06atteigne certaines structures ?
00:27:07Ils vont à New York.
00:27:07Mais vous savez pourquoi ?
00:27:08Parce qu'ici,
00:27:09on leur met un boulet au pied
00:27:11pour des questions réglementaires,
00:27:12etc.
00:27:13Et au-delà de ça,
00:27:13je veux dire...
00:27:14Non, mais au-delà de ça,
00:27:15ils ne sont pas payés
00:27:15de la même façon là-bas
00:27:16qu'ici aussi.
00:27:17Pas seulement,
00:27:18je vous assure que ce n'est pas le sujet
00:27:19parce que sinon,
00:27:19nos politiciens,
00:27:20ils n'iraient pas à la DGA.
00:27:21Quand ils vont à la DGA,
00:27:22c'est aussi parce qu'il y a
00:27:23une volonté de fabrique.
00:27:24Mais non seulement,
00:27:32il n'y a pas l'écosystème.
00:27:33Vous savez,
00:27:33oublions les Etats-Unis,
00:27:35Israël.
00:27:3611 millions d'habitants.
00:27:38Un pays qui a 80 ans.
00:27:40140 sociétés cotées au Nasdaq
00:27:42contre 3 pour la France.
00:27:43Enfin, je veux dire,
00:27:44il y a bien un moment donné
00:27:45qu'on a quand même un problème.
00:27:46Là, on ne parle pas des Etats-Unis,
00:27:47on parle d'un petit pays en guerre.
00:27:49Donc, vous voyez bien
00:27:50qu'on a un souci.
00:27:50Et quand Emmanuel Macron
00:27:51vient et vous explique
00:27:52que le Japon,
00:27:54à travers Softbank,
00:27:55va investir 70 milliards
00:27:57dans des data centers en France,
00:27:58si tant est qu'il le fasse.
00:27:59Mais c'est un scandale absolu.
00:28:00C'est la tiers mondisation
00:28:01de la France.
00:28:02Ils vont venir construire
00:28:03un data center
00:28:03qui est une infrastructure
00:28:04qu'ils vont posséder eux
00:28:06et ils vont nous prendre
00:28:07l'eau, l'électricité
00:28:08et le terrain.
00:28:09Ça s'appelle
00:28:10la tiers mondisation
00:28:10de notre pays
00:28:11parce que vous savez très bien
00:28:12que ce qui compte
00:28:13pour la souveraineté d'un pays,
00:28:14c'est la maîtrise
00:28:14des infrastructures.
00:28:16Or, aujourd'hui,
00:28:16on se départit
00:28:17de nos infrastructures.
00:28:18Pourquoi ?
00:28:18Parce qu'on n'a plus
00:28:19aucune marge de manœuvre financière.
00:28:20On a complètement tout largué.
00:28:22800 milliards par an
00:28:22dans le social.
00:28:23Ah ben, il n'y a plus
00:28:23de marge financière
00:28:24pour faire de la recherche
00:28:25et développement.
00:28:26sauf que c'est absolument
00:28:27essentiel
00:28:28parce que notre souveraineté nationale
00:28:30en dépend aujourd'hui.
00:28:31Très clairement.
00:28:32Vous savez,
00:28:32la dissuasion nucléaire,
00:28:34quand un gars
00:28:34qui est dans une cave
00:28:35avec un ordinateur quantique
00:28:36sera capable
00:28:36de nous ramener
00:28:37à l'âge de pierre
00:28:38parce qu'il va faire sauter
00:28:39nos installations électriques,
00:28:40la dissuasion nucléaire,
00:28:41vous pouvez vous asseoir dessus.
00:28:43Alexandre Fikopoulos,
00:28:44on va refermer ce débat.
00:28:46Une dernière question
00:28:46parce que je faisais
00:28:47une plaisanterie tout à l'heure
00:28:48sur Emmanuel Macron
00:28:49et la Première Dame.
00:28:50Mais pourquoi est-ce que
00:28:51j'ai fait cette plaisanterie ?
00:28:52C'est parce qu'au moment
00:28:52où cette vidéo était sortie,
00:28:54on avait à un moment donné
00:28:55on parlait d'intelligence artificielle.
00:28:57Mais ça,
00:28:58c'est aussi un autre sujet
00:28:59qui inquiète aussi beaucoup.
00:29:00C'est-à-dire qu'on n'arrive plus
00:29:01et ça va être de pire en pire
00:29:02à démêler le vrai du faux
00:29:04avec l'arrivée de l'IA.
00:29:07C'est un vrai autre gros sujet
00:29:09qui arrive avec
00:29:09l'intelligence artificielle,
00:29:10c'est nous assistons
00:29:11à la mort du réel.
00:29:12C'est à la multiplication
00:29:13de deepfakes,
00:29:14donc de vidéos
00:29:15qui, à l'œil nu,
00:29:16en tout cas,
00:29:17on n'arrive pas à voir
00:29:17le vrai du faux,
00:29:18ce qui pose d'énormes problèmes.
00:29:20Souvenez-vous
00:29:20d'Emmanuel Macron
00:29:22Gilets jaunes avait attaqué l'Elysée,
00:29:24il avait dû fuir en hélicoptère.
00:29:25Résultat,
00:29:26il y avait un président africain
00:29:28qui avait dû l'appeler en urgence
00:29:29pour demander
00:29:29si le président Emmanuel Macron
00:29:31allait bien.
00:29:32Non, mais ça fait rigoler,
00:29:33mais ce n'est pas anecdotique,
00:29:35ça va se multiplier,
00:29:36on ne va plus savoir
00:29:37ce qui est vrai du faux
00:29:38et donc il va falloir là aussi
00:29:40mettre en place
00:29:40des systèmes de certification,
00:29:42développer l'esprit critique
00:29:43à travers l'éducation nationale
00:29:45pour justement éviter
00:29:46de tomber dans ces pièges
00:29:47car c'est là une nouvelle réalité
00:29:50à laquelle nous allons être confrontés.
00:29:52Merci beaucoup Alexandre Tsikopoulos
00:29:54d'avoir été avec nous,
00:29:55spécialiste de l'IA,
00:29:56co-auteur du livre
00:29:56« Vivre mille ans »
00:29:57quand l'IA règne
00:29:59et la mort recule,
00:30:00rêve ou cauchemar,
00:30:01c'est aux éditions
00:30:02Boucher-Chastel.
00:30:03On va parler logement
00:30:04à présent
00:30:05et si les mauvais payeurs
00:30:07étaient fichés,
00:30:08c'est l'idée lancée
00:30:09par le ministre du logement,
00:30:10Vincent Jean Brun,
00:30:11créer un fichier national
00:30:13des dettes locatives
00:30:13pour permettre
00:30:14à un propriétaire
00:30:15de connaître
00:30:16les éventuels impayés
00:30:17d'un futur locataire.
00:30:19L'objectif,
00:30:20rassurer les bailleurs
00:30:21et lutter contre
00:30:22ceux que le ministre appelle
00:30:23les professionnels
00:30:24de l'impayé.
00:30:25Mais la proposition
00:30:26fait polémique.
00:30:27Comment distinguer
00:30:28le mauvais payeur
00:30:29de celui qui a simplement
00:30:30connu un accident de la vie ?
00:30:31Ce qui est aussi
00:30:32quelque chose de possible.
00:30:33Et surtout,
00:30:34est-ce légal
00:30:35de créer un tel fichier ?
00:30:36On va en parler ce soir
00:30:36avec Avenir Doucan
00:30:37qui est avocat
00:30:38en droit immobilier.
00:30:39Bonsoir,
00:30:40merci d'être en direct
00:30:41avec nous.
00:30:42On sera dans quelques secondes
00:30:43également avec Emmanuel Dubras
00:30:44qui est présidente déléguée
00:30:45de l'UNIS,
00:30:46l'union des syndicats
00:30:46de l'immobilier.
00:30:48Avenir Doucan,
00:30:49d'abord,
00:30:49est-ce que juridiquement
00:30:50c'est possible en France
00:30:52de créer un fichier national
00:30:53qui va recenser
00:30:54les dettes de loyer
00:30:55des locataires ?
00:30:57Et finalement,
00:30:57quelles seraient
00:30:58les principales limites légales
00:31:00d'un fichier comme celui-ci ?
00:31:02Alors,
00:31:03c'est parfaitement légal.
00:31:04La chose dont il faut se rappeler
00:31:06c'est que vous vous souvenez
00:31:07il y a quelques années
00:31:08il y avait la FNAIM
00:31:08qui avait tenté justement
00:31:10de lancer
00:31:11un fichier un peu similaire
00:31:13et il s'était un peu cassé les dents
00:31:15face au Conseil d'État
00:31:16puisque la CNI l'avait refusé,
00:31:18avait rejeté
00:31:19la création de ce fichier
00:31:20et finalement
00:31:21le Conseil d'État
00:31:22par deux arrêts de 2010
00:31:23sauf erreur de ma part
00:31:24avait décidé
00:31:25qu'il était possible
00:31:27de créer un tel fichier
00:31:28mais
00:31:28qu'un tel fichier
00:31:30relevait
00:31:31dû à ses particularités
00:31:33à toutes les données sensibles
00:31:35qu'il pourrait y avoir dedans
00:31:36et bien
00:31:36qu'un tel fichier
00:31:37ne pouvait être créé
00:31:38que par le législateur.
00:31:41Donc
00:31:41ce fichier
00:31:43il est possible
00:31:44mais ça va être
00:31:44au législateur
00:31:46de voter
00:31:47pour cette création.
00:31:48Alors
00:31:49vous dites au législateur
00:31:51de voter
00:31:52bien évidemment
00:31:52mais si je vous pose la question aussi
00:31:54c'est est-ce qu'une telle
00:31:55loi
00:31:56finalement
00:31:57ne risquerait pas
00:31:58si elle était votée
00:31:58d'être retoquée
00:31:59par exemple
00:32:00par le Conseil d'État ?
00:32:02C'est possible
00:32:03après il faut voir
00:32:04comment elle va être rédigée
00:32:05mais si elle respecte
00:32:07les normes RGPD
00:32:08qu'elle respecte
00:32:09les délais de suppression
00:32:11une fois que par exemple
00:32:12la dette sera complètement soldée
00:32:15à ce moment-là
00:32:16normalement
00:32:17il ne devrait pas y avoir
00:32:18trop de difficultés.
00:32:19Ensuite
00:32:20il y aura plusieurs questions
00:32:21en réalité
00:32:21qui vont se poser
00:32:22ça veut dire
00:32:23qui va pouvoir avoir accès
00:32:25à ce fichier ?
00:32:26Qui va pouvoir compléter ce fichier ?
00:32:29Et qui va pouvoir supprimer
00:32:31les données de ce fichier
00:32:32une fois que
00:32:33les personnes ne sont plus
00:32:34en situation d'impayé ?
00:32:35Je m'explique.
00:32:35Vous avez un locataire
00:32:37qui ne paye pas
00:32:37vous avez une décision judiciaire
00:32:40qui prononce justement
00:32:41l'expulsion
00:32:41et qui va ordonner
00:32:42le remboursement
00:32:43d'une dette locative
00:32:43à plusieurs milliers
00:32:45plusieurs dizaines
00:32:46de milliers d'euros.
00:32:47On a une situation
00:32:48qui est actée
00:32:49avec une décision
00:32:49qui a ce qu'on appelle
00:32:50autorité de chose jugée.
00:32:53A partir de là
00:32:54on pourrait imaginer
00:32:55que le juge décide
00:32:56dans le cadre
00:32:56de cette décision
00:32:57ou bien qu'il y ait
00:32:58une automatisation
00:33:00qui soit faite
00:33:00pour que les locataires
00:33:01en question
00:33:02soient inscrits
00:33:03sur ce fichier.
00:33:04La chose c'est quoi ?
00:33:05c'est qu'une fois
00:33:06que le locataire
00:33:06il a soldé la dette
00:33:08alors tout de suite
00:33:09ou plus tard
00:33:10ou autre
00:33:10et bien à ce moment-là
00:33:12on pourrait imaginer
00:33:13que immédiatement
00:33:14après que la dette
00:33:15a été soldée
00:33:16et bien que son nom
00:33:17son identité
00:33:18soit totalement supprimée
00:33:20de ce fichier.
00:33:21Alors on est avec
00:33:22Daniel Dubrac
00:33:23effectivement
00:33:23il y avait un souci
00:33:24dans le nom
00:33:24Daniel Dubrac
00:33:25qui est président délégué
00:33:26de l'UNIS
00:33:27Union des syndicats
00:33:29de l'immobilier.
00:33:29Bonsoir Madame Dubrac
00:33:31merci d'être en direct
00:33:31avec nous sur ces news.
00:33:33du côté des propriétaires
00:33:34et des professionnels
00:33:35de l'immobilier
00:33:36est-ce que les impayés
00:33:38sont aujourd'hui
00:33:39une crainte
00:33:40suffisamment importante
00:33:41pour dissuader
00:33:43certains propriétaires
00:33:44de mettre leur logement
00:33:45en location ?
00:33:47Alors oui certainement
00:33:48mais vous savez
00:33:49qu'il y a 35%
00:33:50à peu près
00:33:51des baux
00:33:52qui passent
00:33:52par des professionnels
00:33:53de l'immobilier
00:33:54ça veut dire
00:33:55que beaucoup
00:33:55de propriétaires
00:33:57privés particuliers
00:33:58font ça
00:34:00de gré à gré
00:34:00parce que quand on passe
00:34:02par un professionnel
00:34:03en général
00:34:03le professionnel
00:34:04va proposer
00:34:05des garanties
00:34:06loyers impayés
00:34:07ou va proposer
00:34:08Vizal
00:34:09qui est une garantie
00:34:10d'état
00:34:11et donc dans ce cas-là
00:34:12le risque va être moindre.
00:34:15Aujourd'hui
00:34:15un propriétaire
00:34:16peut déjà demander
00:34:18l'équitance
00:34:18de loyer
00:34:20ou une attestation
00:34:21d'un précédent bailleur
00:34:22pourquoi est-ce que cela
00:34:23ne suffit pas
00:34:25aujourd'hui ?
00:34:25Est-ce que finalement
00:34:26le problème
00:34:27n'est pas finalement
00:34:27de créer
00:34:28des lois supplémentaires
00:34:30qui pourraient
00:34:31effectivement
00:34:31permettre
00:34:33aux propriétaires
00:34:34d'avoir accès
00:34:34à des informations
00:34:35supplémentaires
00:34:35sur le locataire ?
00:34:36Est-ce que le problème
00:34:37ne vient pas finalement
00:34:38du fait que
00:34:40on a des difficultés
00:34:42quand on a des locataires
00:34:44qui ne payent pas
00:34:45on a des difficultés
00:34:46après finalement
00:34:46pour tout simplement
00:34:48pour les faire sortir
00:34:49du logement ?
00:34:50Alors c'est vrai
00:34:51qu'on a des difficultés
00:34:52parce que les procédures
00:34:53sont longues
00:34:54et souvent
00:34:54il faut à peu près
00:34:55trois ans
00:34:57quand un débiteur
00:34:59doit être expulsé
00:35:01la difficulté
00:35:02ce n'est pas ça
00:35:03c'est que souvent
00:35:04vous avez un propriétaire
00:35:05bailleur
00:35:05qui a un ou deux logements
00:35:07et donc s'il est en impayé
00:35:09il faut que cet impayé
00:35:10soit réglé
00:35:11le plus vite possible
00:35:11parce que lui
00:35:12il a des travaux
00:35:13à financer
00:35:14il a les charges
00:35:16de copropriété
00:35:16à financer
00:35:17donc dès qu'il y a
00:35:18un impayé
00:35:18c'est énorme pour lui
00:35:19plus de deux mois
00:35:20d'impayé
00:35:21c'est énorme
00:35:21nous Unis
00:35:23on est un syndicat
00:35:24où il y a beaucoup
00:35:24de gestionnaires locatifs
00:35:25on gère des logements
00:35:26pour le compte
00:35:27de propriétaires privés
00:35:29et donc on n'est pas
00:35:30pour ce fichier
00:35:31parce que c'est un fichier
00:35:33un peu comme une liste noire
00:35:34par contre
00:35:35on est pour
00:35:36l'accélération
00:35:37des procédures
00:35:39et on est pour un fichier
00:35:40pourquoi pas étudier
00:35:41pourquoi pas étudier
00:35:42un fichier
00:35:42du type de celui
00:35:43de la Banque de France
00:35:44où il y a
00:35:45les remboursements de crédit
00:35:47qui sont signalés
00:35:48mais il faut qu'il y ait
00:35:49un fichier
00:35:49qui soit encadré
00:35:50donc on est tout à fait
00:35:51pour discuter
00:35:52de cet encadrement
00:35:53des loyers
00:35:54vous comprenez
00:35:54des visiteurs indélicats
00:35:58il faut aussi vous dire
00:35:59que par les professionnels
00:36:00de l'immobilier
00:36:01il y a quand même
00:36:01très très peu
00:36:02de locataires en impayés
00:36:03ça se passe souvent
00:36:04sur les propriétaires
00:36:06de gré à gré
00:36:06puisque par définition
00:36:07on va proposer
00:36:08des garanties
00:36:09qui vont couvrir ce risque
00:36:11donc il ne faut pas
00:36:11tellement stigmatiser
00:36:13l'occupant
00:36:14le locataire
00:36:15mais bien sûr
00:36:15vous avez raison
00:36:17vous avez raison
00:36:18et c'est ce que je disais
00:36:19tout à l'heure
00:36:20c'est-à-dire que je parlais
00:36:21un accident de la vie
00:36:22ça existe aussi
00:36:23il y a des personnes
00:36:24qui à un moment donné
00:36:25vont se retrouver au chômage
00:36:26un divorce
00:36:27une maladie
00:36:28et qui après
00:36:29vont finir par régulariser
00:36:30leur dette
00:36:30si demain
00:36:30ils se retrouvent inscrits
00:36:31dans un fichier
00:36:32comme celui-ci
00:36:32ils n'arriveront peut-être
00:36:33jamais à se reloger
00:36:35Philippe de Gesta
00:36:36on comprend l'idée
00:36:37de ce fichier
00:36:38mais est-ce qu'en fait
00:36:38on n'est pas en train
00:36:39de prendre le problème
00:36:40complètement à l'envers
00:36:40bien sûr
00:36:41mais c'est typiquement
00:36:42ces mauvaises bonnes idées
00:36:44qu'on s'est inventées
00:36:44en France
00:36:45on va inventer
00:36:46un fichier supplémentaire
00:36:47on va ficher
00:36:48un peu plus les français
00:36:49alors au passage
00:36:51quand on sait
00:36:52à quel point l'État
00:36:52est incapable
00:36:53de protéger nos données
00:36:54je voudrais rappeler
00:36:54ce qui s'est passé
00:36:55à Bercy
00:36:56au mois de juillet
00:36:57c'est-à-dire que
00:36:57le piratage
00:36:59des données fiscales
00:37:00d'un nombre incalculable
00:37:01de français
00:37:02on va créer
00:37:02un nouveau fichier
00:37:03dont on n'est même pas
00:37:04fichu de garantir
00:37:05qu'il sera protégé
00:37:06de ce type
00:37:06et nous parlions tout à l'heure
00:37:07des intelligences artificielles
00:37:09de plus en plus efficaces
00:37:11donc déjà
00:37:12sur un plan
00:37:13je dirais pratique
00:37:14créer ce fichier
00:37:15dont on n'est même pas
00:37:16capable de garantir
00:37:17et bureaucratique aussi
00:37:18bien sûr
00:37:18on va ajouter
00:37:18une bureaucratie
00:37:19on va créer
00:37:20une administration supplémentaire
00:37:22on va créer
00:37:23des normes supplémentaires
00:37:24on va encadrer
00:37:25de manière encore supplémentaire
00:37:26alors qu'en fait
00:37:27en réalité
00:37:28le problème
00:37:29comme le disait madame
00:37:30relativement restreint
00:37:32est que le vrai sujet
00:37:33c'est la longueur
00:37:35des procédures
00:37:36qui permettent
00:37:37lorsque
00:37:37de manière
00:37:38je dirais répétée
00:37:40un locataire
00:37:41est indélicat
00:37:42ne paie pas son loyer
00:37:42de la capacité
00:37:44qu'a le propriétaire
00:37:45de récupérer son bien
00:37:45le vrai sujet est là
00:37:47alors il faut reconnaître
00:37:48à monsieur Jean Brin
00:37:48que pendant l'année 2020
00:37:51il a fait des propositions
00:37:53qui vont dans ce sens là
00:37:54et là
00:37:55dans le cas d'espèce
00:37:56on est vraiment
00:37:57dans la maladie française
00:37:58donc on va créer
00:37:58une administration
00:37:59un règlement
00:38:00et un fichier
00:38:01dont encore une fois
00:38:02je le répète
00:38:02on n'est même pas fichu
00:38:03de garantir
00:38:04qu'il est protégé
00:38:05contre des usages malveillants
00:38:06alors on va remercier
00:38:07Daniel Dubrec
00:38:08d'avoir été avec nous
00:38:08président délégué de l'Uni
00:38:09c'est merci
00:38:10Avenir Doucan
00:38:11avocat en droit immobilier
00:38:12dans un instant
00:38:13on va parler de ses propos
00:38:16absolument indignes
00:38:17pour l'uniforme
00:38:18aujourd'hui indignes
00:38:20pour le métier de policier
00:38:21à Carcassonne
00:38:22des policiers municipaux
00:38:23ont été enregistrés
00:38:24tenant des propos racistes
00:38:25sexistes
00:38:26et complotistes
00:38:28pendant une patrouille
00:38:29regardez cet extrait
00:38:32j'espère que c'est pas un gamin
00:38:33ou quelqu'un
00:38:33qui a la percutée par contre
00:38:35c'est peut-être un migrant
00:38:37un petit chiricou
00:38:39chiricou dans la savane
00:38:40il est percuté
00:38:41il est venu en France
00:38:42il est percuté
00:38:43par un véhicule
00:38:44imagine il vient en France
00:38:45il se fait buter
00:38:45par une voiture communiste
00:38:46j'en peux plus
00:38:47tout à l'heure
00:38:47on était sur Carnot
00:38:49Dubico
00:38:49Dubico
00:38:50Dubico
00:38:51Dubico
00:38:51ça c'est la France
00:38:52de l'Afghan
00:38:53beaucoup d'Afghans
00:38:55des propos absolument ignobles
00:38:56qui se retrouvent aujourd'hui
00:38:57au coeur d'une enquête judiciaire
00:38:58et qui ont entraîné
00:38:59la suspension
00:39:00des agents concernés
00:39:01on va tout vous expliquer
00:39:02tout vous montrer
00:39:03évidemment
00:39:03on entendra la réaction
00:39:04du maire de Carcassonne
00:39:05également
00:39:06restez avec nous
00:39:07pour la suite
00:39:07de Soir Info sur CNews
00:39:12à Carcassonne
00:39:13une enquête
00:39:13a été ouverte
00:39:15après des propos
00:39:16racistes
00:39:17sexistes
00:39:17et complotistes
00:39:18d'un agent
00:39:19de la police municipale
00:39:20des propos absolument ignobles
00:39:22et qui
00:39:22disons-le
00:39:23doivent être condamnés
00:39:24il a été enregistré
00:39:26par Mégard
00:39:27cet agent
00:39:27par une caméra piéton
00:39:28dont se sont équipés
00:39:29les policiers
00:39:30regardez le sujet
00:39:31de Louisa Paris
00:39:33des propos
00:39:34choquants
00:39:35c'est peut-être un migrant
00:39:36un petit kirigou
00:39:37le 6 novembre 2025
00:39:39un policier municipal
00:39:41de Carcassonne
00:39:42alors en service
00:39:43laisse fonctionner
00:39:44sa caméra piéton
00:39:45qu'il pensait éteinte
00:39:46les connasses à l'époque
00:39:47dans les grottes
00:39:48si elles n'étaient pas
00:39:49avec leurs mecs
00:39:50elles se faisaient buter
00:39:51à l'extérieur
00:39:51le maire de la ville
00:39:52condamne avec la plus grande
00:39:54fermeté les propos
00:39:55de cette vidéo
00:39:56qu'il qualifie de misogyne
00:39:57raciste
00:39:58homophobe
00:39:59et complotiste
00:40:00tous les protagonistes
00:40:01de cette affaire
00:40:02sont suspendus
00:40:03immédiatement
00:40:04et sanctionnés
00:40:05cette vidéo
00:40:06remonte
00:40:07à 8 mois
00:40:08période durant laquelle
00:40:09nous n'étions pas
00:40:10aux responsabilités
00:40:12à Carcassonne
00:40:12une enquête
00:40:13a été ouverte
00:40:14en janvier 2026
00:40:15avant même
00:40:16son arrivée
00:40:17à la mairie
00:40:17il affirme
00:40:18que les conclusions
00:40:19du rapport
00:40:20rendu au mois de mai
00:40:21ne lui auraient pas
00:40:22été transmises
00:40:23cette affaire
00:40:24suscite
00:40:24de vives réactions
00:40:25politiques sur X
00:40:26il est temps
00:40:27de nettoyer la police
00:40:28de la cave au grenier
00:40:29pour la débarrasser
00:40:30de ces individus
00:40:31qui lui font honte
00:40:31et de tous les responsables
00:40:33qui les couvrent
00:40:33voilà à quoi ressemblerait
00:40:35une France dirigée
00:40:36par le RN
00:40:36la haine désinhibée
00:40:38et encouragée
00:40:38y compris là où on doit
00:40:39attendre de la justice
00:40:40et de la sécurité
00:40:41en effet
00:40:42l'un des policiers
00:40:43de la vidéo
00:40:44est investi
00:40:44dans la sécurité
00:40:45du Rassemblement National
00:40:46dans un communiqué
00:40:48ils affirment
00:40:49avoir procédé
00:40:49à sa radiation
00:40:50du service d'ordre
00:40:51ainsi qu'à son exclusion
00:40:53du parti
00:40:54le maire de Carcassonne
00:40:55tient à souligner
00:40:56que ce policier
00:40:57ne reflète en rien
00:40:58le travail exemplaire
00:40:59des autres policiers
00:41:00municipaux de sa ville
00:41:03alors l'autre problème
00:41:04mis à part
00:41:05évidemment que
00:41:07ça vient ici
00:41:08salir l'image
00:41:09de la police
00:41:09l'autre problème
00:41:10dans cette affaire
00:41:10c'est qu'aujourd'hui
00:41:11le RN
00:41:11est pris pour cible
00:41:12et tenu pour responsable
00:41:14j'aimerais qu'on revoie
00:41:15le tweet de Gabriel Attal
00:41:16voilà à quoi ressemblerait
00:41:18une France dirigée
00:41:18par le RN
00:41:20pardon mais Fabrice Akoun
00:41:21quel est le rapport
00:41:22étant donné que
00:41:23lorsque cette vidéo
00:41:23a été tournée
00:41:24en plus de ça
00:41:24Carcassonne
00:41:25était une municipalité
00:41:27d'hiver droite
00:41:27elle a été entre les mains
00:41:29du RN
00:41:29depuis le mois de mars
00:41:30j'ai envie de dire
00:41:31voilà avec ce tweet
00:41:32voilà à quoi ressemblerait
00:41:33une France dirigée
00:41:34par Gabriel Attal
00:41:35une France
00:41:36on jette l'opprobre
00:41:36sans se soucier
00:41:38de la vérité
00:41:39des choses et des faits
00:41:40et il est très coutumier
00:41:41de ça
00:41:41donc bien entendu
00:41:42les propos sont monstrueux
00:41:44condamnables
00:41:45mais les deux tweets
00:41:46qu'on a vus
00:41:46sont scandaleux
00:41:48je vous rappelle quand même
00:41:49que Manuel Bompard
00:41:50et toute son équipe
00:41:51de LFiste
00:41:52à chaque fois
00:41:53qu'il y a un attentat islamiste
00:41:54ou quoi que ce soit
00:41:55vous disent tout de suite
00:41:55la première chose
00:41:56attention pas d'amalgame
00:41:57attention pas d'amalgame
00:41:59et là tout d'un coup
00:42:00vous avez
00:42:01des policiers
00:42:02qui se livrent
00:42:03à des horreurs
00:42:03et c'est l'intégralité
00:42:05de la police
00:42:06du grenier
00:42:07de la cave au grenier
00:42:08c'est ça
00:42:09qui est mise en cause
00:42:10donc
00:42:12et Gabriel Attal
00:42:13il doit se réconcilier
00:42:15avec la réalité
00:42:15la réalité c'est qu'effectivement
00:42:17le RN n'était pas aux affaires
00:42:19le RN qui s'est d'ailleurs
00:42:20totalement désolidarisé
00:42:22on a affaire ici
00:42:23à un individu
00:42:24qui évidemment
00:42:24doit être sanctionné
00:42:25fermement
00:42:26peut-être que d'autres collègues
00:42:26dans la voiture
00:42:27d'ailleurs sont aussi concernés
00:42:28mais pourquoi
00:42:29associer ces propos
00:42:31et ces idées dégueulasses
00:42:32auprès
00:42:33c'est important de le dire
00:42:33auprès de 40%
00:42:35d'électeurs
00:42:36qui ont voté
00:42:37pour le RN
00:42:38à Carcassonne
00:42:38parce que c'est ça en fait
00:42:39ça voudrait dire que les 40%
00:42:41d'habitants de Carcassonne
00:42:42qui ont toutes ces idées-là
00:42:45et tiennent tous ces propos
00:42:46c'est un amalgame odieux
00:42:47et ce qui est étonnant
00:42:49c'est que
00:42:50il y a eu un membre
00:42:51effectivement apparemment
00:42:52qui est membre du service d'ordre
00:42:53bénévole
00:42:54pas salarié
00:42:55mais bénévole du RN
00:42:56et donc là
00:42:57il a été immédiatement exclu
00:42:58je peux vous dire
00:42:59qu'à la fi
00:42:59quand ses membres
00:43:00sont pris en flagrant délit
00:43:02d'antisémitisme
00:43:03évident
00:43:05ils ne sont pas virés
00:43:07ils continuent
00:43:08à oeuvrer
00:43:09au sein du parti
00:43:09certains sont condamnés
00:43:10pour évidence conjugale
00:43:11et ils sont toujours là
00:43:12trouvent tout leur place
00:43:13en ce parti
00:43:15vous savez
00:43:16l'antiracisme
00:43:16la lutte contre l'homophobie
00:43:18la lutte contre la haine
00:43:20et les discriminations
00:43:21méritent mieux
00:43:21que ces petites polémiques
00:43:22écoutez le porte-parole du RN
00:43:24député de Moselle
00:43:25Laurent Jacobelli
00:43:26invité ce soir
00:43:26de Punchline
00:43:28vous savez
00:43:29chez nous
00:43:29on ne transige pas
00:43:30avec ce genre de choses
00:43:31quand quelqu'un prononce
00:43:31des paroles
00:43:32contraires à la loi
00:43:33le racisme
00:43:33les paroles racistes
00:43:34représentent un délit
00:43:35ou contraires à nos valeurs
00:43:37et c'est le cas
00:43:37en la matière
00:43:38évidemment on l'expulse
00:43:39et sans hésiter
00:43:40une seconde
00:43:41j'aimerais bien d'ailleurs
00:43:42que tous les mouvements politiques
00:43:43fassent la même chose
00:43:44lorsque des paroles racistes
00:43:45antisémites sont prononcées
00:43:47et je pense en ce moment
00:43:48à la France insoumise
00:43:49et sans parler
00:43:50effectivement Karim Abri
00:43:51que ça déshonore
00:43:52bien sûr l'uniforme
00:43:53et déshonore la police
00:43:55oui
00:43:55je veux dire
00:43:56on a entendu
00:43:57tout le monde
00:43:57tous les responsables politiques
00:43:58qui ont condamné
00:43:59ces propos
00:44:00il n'y a pas d'équipement
00:44:01là-dessus
00:44:02c'est clair
00:44:03net
00:44:03précis
00:44:03propos qui étaient
00:44:05racistes
00:44:07sexistes
00:44:07vraiment des propos
00:44:08absolument odieux
00:44:09qu'il fallait condamner
00:44:09donc je trouve effectivement
00:44:10que Gabriel Attal
00:44:12qui veut rassembler
00:44:13en faisant ça
00:44:13c'est plutôt l'inverse
00:44:14de dire
00:44:15la haine
00:44:16finalement
00:44:17qui est encouragée
00:44:18non pas du tout
00:44:19tout le monde
00:44:19a condamné ces choses-là
00:44:20et effectivement
00:44:21moi j'ai l'impression
00:44:22qu'il y a plutôt
00:44:23des électeurs
00:44:24des citoyens
00:44:24qui vont se sentir visés
00:44:26en se disant
00:44:26mais pourquoi
00:44:27je suis visé
00:44:28de la sorte
00:44:29bien sûr
00:44:29c'est absolument
00:44:30contre-productif
00:44:31Philippe De Vista
00:44:32non je pense aussi
00:44:33que c'est la petite politique
00:44:34c'est pas très intéressant
00:44:36ça fait pas honneur
00:44:37à ceux qui les prononcent
00:44:39on n'est pas étonné
00:44:40de la part de quelqu'un
00:44:40appartenant à LFI
00:44:42comme Manuel Bompard
00:44:42on est un peu plus surpris
00:44:44de Gabriel Attal
00:44:45mais on voit bien que
00:44:47cette politique
00:44:48qui consiste en permanence
00:44:49à dresser les français
00:44:50les uns contre les autres
00:44:51tout à l'heure
00:44:52Fabrice Sakoun
00:44:52parlait d'amalgame
00:44:53effectivement
00:44:54c'est une méthode
00:44:57qui est particulièrement
00:44:57discutable
00:44:58et puis rappelons
00:44:59on pourrait passer
00:45:00la soirée entière
00:45:01à rappeler
00:45:01en quoi la police municipale
00:45:03et la police nationale
00:45:04ainsi que la gendarmerie
00:45:05concurent au quotidien
00:45:06à protéger nos libertés
00:45:08dans la discrétion
00:45:09et parfois en risquant leur vie
00:45:10et donc là
00:45:11je trouve que c'est
00:45:12non seulement
00:45:12un amalgame scandaleux
00:45:14mais en plus
00:45:14c'est finalement
00:45:15insulter la police
00:45:16toutes les polices
00:45:17lorsque l'on en fait
00:45:18une généralité
00:45:19On va terminer
00:45:20avec la réaction
00:45:21d'Aurore Berger
00:45:21ministre chargée
00:45:22de l'égalité
00:45:22entre les femmes
00:45:23et les hommes
00:45:23et de la lutte
00:45:24contre la discrimination
00:45:26c'était tout à l'heure
00:45:27dans Face à l'info
00:45:28sur CNews
00:45:29En très peu de temps
00:45:30en très peu de secondes
00:45:30vous avez des conglomérats
00:45:32de ce qu'il y a de pire
00:45:33qui peut être dit
00:45:34et produit
00:45:34à la fois
00:45:36de racisme
00:45:36de misogynie
00:45:37de haine
00:45:38en fait
00:45:39au pluriel
00:45:39qui s'exprime
00:45:41qui en effet
00:45:41vous mettiez
00:45:42qui déshonore la police
00:45:43je crois que c'est le cas
00:45:44parce qu'en plus
00:45:45derrière
00:45:45ça génère des amalgames
00:45:46vis-à-vis des forces de l'ordre
00:45:48donc il devait
00:45:49et je crois qu'il a été
00:45:50immédiatement suspendu
00:45:51il y aura aussi
00:45:52j'imagine évidemment
00:45:53qui sera ouverte
00:45:54parce qu'on n'est pas
00:45:55sur le terrain
00:45:56de la liberté d'expression
00:45:57on est sur un terrain
00:45:59qui est délictuel
00:46:00c'est l'expression même
00:46:01du racisme
00:46:02et l'expression même
00:46:03de la haine
00:46:03et quand on est
00:46:04force de l'ordre
00:46:05quand on est un policier
00:46:06comme quand on est
00:46:06un élu de la République
00:46:07on a une responsabilité
00:46:09supplémentaire
00:46:09on est là pour faire
00:46:10respecter la loi
00:46:11Et ça dépasse évidemment
00:46:13c'est ce que dit
00:46:13Aurore Berger
00:46:14ça dépasse très largement
00:46:16le terrain
00:46:17de la liberté d'expression
00:46:19bien évidemment
00:46:20on l'entendra d'ailleurs
00:46:21dans un instant également
00:46:22Aurore Berger
00:46:22sur un autre sujet
00:46:23qui touche au racisme
00:46:25parce que c'est la même chose
00:46:26on condamne le racisme
00:46:27on condamne également
00:46:28toute forme de racisme
00:46:30et d'antisémitisme
00:46:31on va parler
00:46:32dans un instant
00:46:32de ce concert
00:46:33de Barbara Butch
00:46:34qui a été annulé
00:46:35à Amiens
00:46:36artiste juive
00:46:37et pourtant
00:46:37disons-le
00:46:38Barbara Butch
00:46:39artiste très fortement
00:46:41marquée à gauche
00:46:42qui est totalement
00:46:44opposée à la politique
00:46:45menée par
00:46:46Benjamin Netanyahou
00:46:47en Israël
00:46:48son concert est annulé
00:46:49après un appel
00:46:49au boycott
00:46:50de militants
00:46:50pro-palestiniens
00:46:52ça s'était produit
00:46:54déjà à Grenoble
00:46:55pourquoi ?
00:46:55parce que Barbara Butch
00:46:57il y a quelques mois
00:46:58a signé une tribune
00:46:59pour la loi Yadant
00:47:01loi qui a finalement
00:47:02été réécrite
00:47:03contre les différentes
00:47:04formes d'antisémitisme
00:47:05on va en parler
00:47:06dans un instant
00:47:06restez avec nous
00:47:07pour la suite
00:47:07de Soir Info
00:47:08sur CNews
00:47:11allez merci de nous rejoindre
00:47:13pour la dernière partie
00:47:13de Soir Info
00:47:14en direct
00:47:14sur CNews
00:47:16on a encore
00:47:17beaucoup de choses
00:47:17à voir ensemble
00:47:18on va parler notamment
00:47:19dans un instant
00:47:19de Barbara Butch
00:47:20visée une nouvelle fois
00:47:22par un boycott
00:47:23de militants
00:47:24pro-palestiniens
00:47:25puisque son concert
00:47:26prévu à Amiens
00:47:27a été annulé
00:47:28artiste juive
00:47:30on le disait tout à l'heure
00:47:31plutôt de gauche
00:47:32plutôt opposée
00:47:33à la politique
00:47:33de Benjamin Netanyahou
00:47:34et qui se retrouve
00:47:35une nouvelle fois
00:47:35au cœur de cette polémique
00:47:37on en parlera
00:47:37dans un instant
00:47:38et puis on parlera également
00:47:39du premier sommet international
00:47:40consacré à l'avenir
00:47:42de l'espace
00:47:42qui s'est ouvert
00:47:43aujourd'hui à Paris
00:47:44pour deux jours
00:47:44on va en parler avec vous
00:47:45Michel Chevalet
00:47:47près de 120 délégations
00:47:49réunies au Grand Palais
00:47:50chef d'État
00:47:50scientifique, astronaute
00:47:51mais aussi industriel
00:47:52autour d'Emmanuel Macron
00:47:54et de Thomas Pesquet
00:47:55on entendra le chef de l'État
00:47:56restez bien avec nous
00:47:57c'est le programme
00:47:58de cette dernière partie
00:47:59mais d'abord
00:47:59le point sur l'actualité
00:48:00avec Michael Dos Santos
00:48:02rebonsoir Michael
00:48:06rebonsoir Michael
00:48:07bonsoir à tous
00:48:07l'autopsie de l'automobiliste
00:48:09retrouvé blessé par balle
00:48:10à Chambéry
00:48:11suite à un contrôle routier
00:48:13écarte la responsabilité
00:48:14des policiers
00:48:15le jeune homme est décédé
00:48:16après un tir
00:48:16à courte distance
00:48:18ce qui confirme
00:48:19la piste du suicide
00:48:20ou d'un tir accidentel
00:48:21une arme à feu
00:48:21a également été retrouvée
00:48:23sous son siège
00:48:23lundi soir
00:48:24ce drame avait provoqué
00:48:25des violences
00:48:26dans certains quartiers
00:48:27de Chambéry
00:48:28le procès en appel
00:48:30de François Bayrou
00:48:30s'est ouvert
00:48:31cet après-midi
00:48:31à la cour d'appel
00:48:32de Paris
00:48:33l'ex-premier ministre
00:48:34doit répondre
00:48:34de détournement de fonds
00:48:36dans l'affaire
00:48:36des assistants d'eurodéputés
00:48:38aux côtés
00:48:38de 10 cadres du parti
00:48:40un dossier vieux
00:48:41de 10 ans
00:48:42dans lequel François Bayrou
00:48:43avait été relaxé
00:48:44en première instance
00:48:45après une réunion
00:48:47avec les distributeurs
00:48:48de carburant
00:48:48à Bercy
00:48:49le gouvernement reste
00:48:50défavorable
00:48:51à des mesures
00:48:51plus générales
00:48:52d'aide
00:48:53malgré la hausse
00:48:54des prix
00:48:54dans les stations essence
00:48:55la principale raison
00:48:57la situation
00:48:57des finances publiques
00:48:58le gouvernement
00:48:59s'oppose à une baisse
00:49:00temporaire
00:49:01de la fiscalité
00:49:02il considère également
00:49:03que le plafonnement
00:49:04des prix
00:49:04organise la pénurie
00:49:06tout en rappelant
00:49:07que les distributeurs
00:49:08sont libres
00:49:08de le faire
00:49:09après les canicules
00:49:10de cet été
00:49:11le ministre du travail
00:49:12veut s'inspirer
00:49:13du modèle espagnol
00:49:14principal objectif
00:49:15protéger les travailleurs
00:49:16tout en assurant
00:49:17l'activité économique
00:49:18en visite à Madrid
00:49:19Jean-Pierre Farandou
00:49:20a expliqué
00:49:20vouloir établir
00:49:21un cadre national
00:49:22avec le soutien
00:49:23des différentes branches
00:49:24et secteurs
00:49:25parmi les pistes évoquées
00:49:26des horaires condensés
00:49:28ou encore
00:49:28des refuges climatiques
00:49:30enfin dans l'actualité
00:49:32internationale
00:49:33la Chine a rendu hommage
00:49:34à Mao Zedong
00:49:3550 ans après sa mort
00:49:36de nombreux fidèles
00:49:37et admirateurs
00:49:38se sont rassemblés
00:49:39dans le village natal
00:49:40du père fondateur
00:49:41de la République de Chine
00:49:42le leader communiste
00:49:43dont la politique
00:49:44a causé des millions de morts
00:49:46notamment à cause
00:49:47de la famille
00:49:48merci beaucoup
00:49:49Michael
00:49:50et on vous retrouvera
00:49:50donc à minuit et demi
00:49:52pour l'édition
00:49:53de la nuit
00:49:54on va donc parler
00:49:54je vous le disais
00:49:54dans un instant
00:49:55de Barbara Butch
00:49:56mais juste avant
00:49:56c'est nouveau
00:49:58chaque soir
00:49:58on découvre ensemble
00:49:59les unes
00:50:00de la presse
00:50:00du lendemain
00:50:01on est donc déjà
00:50:02demain
00:50:02puisqu'il est minuit passé
00:50:04nous sommes le jeudi
00:50:0610 septembre
00:50:07et à la une
00:50:07aujourd'hui
00:50:08à la une
00:50:08notamment du midi libre
00:50:10on en parlait tout à l'heure
00:50:11forcément
00:50:12puisque ce sont eux
00:50:12qui ont révélé
00:50:14cette affaire
00:50:15avec ces propos
00:50:16absolument ignobles
00:50:17de policiers
00:50:18municipaux
00:50:19de Carcassonne
00:50:20policiers de Carcassonne
00:50:21le dégoût
00:50:22et les questions
00:50:23c'est ce que titre
00:50:24le midi libre
00:50:26avec notamment
00:50:28ces mots
00:50:29on va pouvoir
00:50:29les regarder
00:50:30les propos
00:50:32racistes et complotistes
00:50:33de policiers
00:50:33municipaux
00:50:34dévoilés par midi libre
00:50:35ont déclenché
00:50:35un scandale national
00:50:36la proximité
00:50:37de l'un d'eux
00:50:38avec le RN
00:50:39et le maire
00:50:39de la ville
00:50:40est au coeur
00:50:40de la polémique
00:50:41voilà ce que nous dit
00:50:43le midi libre
00:50:43un mot peut-être
00:50:44encore sur
00:50:45sur cette affaire
00:50:46vous souhaitiez
00:50:47peut-être ajouter
00:50:48quelque chose
00:50:49Karima
00:50:49oui on voit
00:50:50encore une fois
00:50:51souvent on va nous
00:50:51brandir
00:50:52pas de récupération
00:50:53politique
00:50:54dans ce cas-ci
00:50:55on est en plein dedans
00:50:56c'est-à-dire que
00:50:57c'est devenu le sujet
00:50:58principal on dirait
00:50:59c'est ça
00:50:59mais parce que
00:51:00le sujet quand même
00:51:01c'est quoi
00:51:01c'est qu'il y a eu
00:51:02ces propos racistes
00:51:04et tout le monde
00:51:05les a condamnés
00:51:05et c'est ça
00:51:06et c'est ça qui devrait
00:51:07être le sujet
00:51:08voilà
00:51:08c'est-à-dire qu'il y a eu
00:51:09ces propos
00:51:09et ce qu'on comprend
00:51:11c'est qu'on ne tolère
00:51:11pas ce genre de choses
00:51:13on ne tolère pas
00:51:13et c'est de faire
00:51:15l'association
00:51:15mais c'est bien normal
00:51:16mais évidemment
00:51:17non mais c'est ça
00:51:17que je dis
00:51:18je pense qu'il faut retenir
00:51:19qu'on ne tolère pas ça
00:51:21et ce n'est pas non plus
00:51:21dès qu'on voit
00:51:23qu'il y a une situation
00:51:23comme ça
00:51:24dans des services policiers
00:51:25ils vont faire le ménage
00:51:26il va y avoir une enquête
00:51:27et il y a des sanctions
00:51:28donc il y a aussi
00:51:30ce fameux procès
00:51:31de la police
00:51:31qui va intervenir
00:51:32en disant
00:51:33vous voyez
00:51:33il y a ce problème
00:51:34de racisme systémique
00:51:36alors qu'on voit
00:51:37que dès qu'on a connaissance
00:51:38de ces propos racistes
00:51:40de ces actions
00:51:41qui sont absolument odieuses
00:51:43et bien il y a des sanctions
00:51:44tout de suite
00:51:44il y a une réaction rapide
00:51:46et ça a été condamné
00:51:48comme je le disais
00:51:48par tous les responsables politiques
00:51:49la une du Figaro
00:51:51pour ce jeudi
00:51:52primaire de la droite
00:51:53et du centre
00:51:54Edouard Philippe
00:51:54sous pression
00:51:56voilà c'est ce que nous dit
00:51:57le Figaro
00:51:58Philippe de Gestas
00:51:59Edouard Philippe
00:52:00va être finalement
00:52:02obligé
00:52:02de se faire une raison
00:52:03et de participer
00:52:04selon vous
00:52:05à cette primaire
00:52:06on voit que Edouard Philippe
00:52:08a essayé de reprendre la main
00:52:09sur cette idée de primaire
00:52:10en proposant une réunion
00:52:11à l'ensemble
00:52:11des responsables politiques
00:52:12de la droite
00:52:13et du centre
00:52:15pour moi
00:52:15ce n'est pas encore
00:52:16très très clair
00:52:16en réalité
00:52:16d'ailleurs je ne suis pas sûr
00:52:17que
00:52:18pourquoi est-il autant fermé
00:52:19à cette idée lui ?
00:52:20parce qu'en fait
00:52:21si vous voulez
00:52:21quand vous faites une primaire
00:52:22vous acceptez l'idée
00:52:23a priori
00:52:24d'une part
00:52:25de ne pas la gagner
00:52:26et d'autre part
00:52:27par conséquent
00:52:27de vous rallier
00:52:28à quelqu'un d'autre
00:52:29oui bien sûr
00:52:29sa politique
00:52:30à l'avance
00:52:31d'accepter de perdre
00:52:32et de se rallier
00:52:33à quelqu'un d'autre
00:52:33me paraît difficile
00:52:34et puis d'autre part
00:52:35je pense qu'il y a
00:52:36autour de cette primaire
00:52:37il y a un sujet
00:52:37c'est que je ne suis pas certain
00:52:38que les français la réclament
00:52:39je pense qu'aujourd'hui
00:52:40les français ne sont pas
00:52:41dans le sujet
00:52:42et donc c'est plutôt
00:52:43une affaire de
00:52:44moi ce que je constate
00:52:45c'est une affaire d'état-major
00:52:46pardon mais
00:52:47ils ne peuvent pas tous y aller
00:52:48c'est impossible
00:52:49c'est-à-dire
00:52:50s'ils partent tous
00:52:51à la présidentielle
00:52:52sans se mettre d'accord
00:52:53c'est certain
00:52:54mais le problème
00:52:55c'est qu'on n'est même pas capable
00:52:56encore de définir
00:52:57qui est la droite
00:52:57alors à droite
00:52:58on arrive à peu près
00:52:59mais qui est le centre
00:52:59jusqu'où irait la primaire
00:53:01alors certains
00:53:02si vous écoutez Laurent Wauquiez
00:53:03ça va jusqu'à Sarah Knafow
00:53:05côté droit
00:53:05vous écoutez d'autres
00:53:06ça va jusqu'à Gabriel Attal
00:53:08côté gauche
00:53:09en fait pour l'instant
00:53:09il y a un énorme flou
00:53:11et en réalité
00:53:12je pense que
00:53:13c'est pour ça que
00:53:13Edouard Philippe
00:53:14a essayé de prendre cette initiative
00:53:16en disant
00:53:16je vais réunir
00:53:17tous les responsables de parti
00:53:19je ne sais plus
00:53:19quelle date a été proposé
00:53:20au mois de novembre
00:53:21bon ça a fait flop
00:53:23en fait
00:53:24c'est plutôt
00:53:25un symptomatique
00:53:26si vous voulez
00:53:26du fait qu'on a
00:53:28une absence aujourd'hui
00:53:29de projet politique
00:53:30assez clair
00:53:31et donc on a un conflit
00:53:32d'égo
00:53:32de personnes
00:53:33qu'ils essaient de résoudre
00:53:35aujourd'hui
00:53:35par cette question
00:53:36de la primaire
00:53:37qui n'est pas idiote
00:53:38si vous voulez en soi
00:53:39mais encore faut-il
00:53:40qu'il y ait projet
00:53:40et projet
00:53:41et en réalité
00:53:42c'est ce qu'on constate
00:53:43c'est que
00:53:43c'est un manque de projet
00:53:44allez la une d'aujourd'hui
00:53:46en France
00:53:46le Parisien
00:53:47avec évidemment
00:53:48le carburant
00:53:49comment les français
00:53:50s'adaptent
00:53:51à cette hausse
00:53:52du prix des carburants
00:53:53qui atteignent
00:53:54des prix
00:53:56enfin ça devient
00:53:57n'importe quoi
00:53:58pour vous dire
00:53:58aujourd'hui
00:53:59sur l'autoroute A11
00:54:00près d'Angers
00:54:01le sans-plomb 98
00:54:03était affiché
00:54:04dans une station
00:54:05à 2,88 euros
00:54:07on atteint
00:54:08c'est-à-dire qu'il y a
00:54:09un moment donné
00:54:10on a parlé
00:54:11on a parlé
00:54:12de la guerre
00:54:13on a parlé
00:54:13du détroit d'Hormuz
00:54:14mais là
00:54:15on est en train
00:54:16de faire avaler
00:54:17la pilule
00:54:17à tout le monde
00:54:19Fabrice Akoun
00:54:19oui
00:54:20mais ça prouve
00:54:21qu'en réalité
00:54:22tout ça
00:54:22c'est surtout
00:54:22un sujet diplomatique
00:54:23c'est-à-dire qu'en fait
00:54:24là on subit
00:54:26une guerre
00:54:27que finalement
00:54:27on n'a pas lancée
00:54:28dans laquelle
00:54:29on n'a pas voulu
00:54:30aussi participer
00:54:31mais malgré tout
00:54:31on subit
00:54:32tous les inconvénients
00:54:33donc c'est en amont
00:54:34qu'il fallait réfléchir
00:54:35à tout ça
00:54:35il fallait anticiper
00:54:36ils auraient pu
00:54:37enfin je pense que
00:54:37le gouvernement français
00:54:38aurait pu aussi
00:54:39essayer de jouer
00:54:40sa partition
00:54:41au tout début
00:54:42parce que
00:54:43on dirait que
00:54:43personne n'avait vu arriver
00:54:44cette crise du détroit d'Hormuz
00:54:45alors que c'était
00:54:46d'une évidence absolue
00:54:47que la première chose
00:54:48que feraient les Iraniens
00:54:49c'est de bloquer ce détroit
00:54:50donc aujourd'hui
00:54:52on subit
00:54:52les français subissent
00:54:53et on essaie encore
00:54:55de faire appel
00:54:55à l'état providence
00:54:57et ce qui est très surprenant
00:54:58c'est la différence
00:54:59entre la réaction
00:54:59du président américain
00:55:01et la réaction
00:55:02des gouvernants français
00:55:02les gouvernants français
00:55:03essayent d'amortir le choc
00:55:04comme ils peuvent
00:55:04en expliquant que bon
00:55:05malgré tout
00:55:06ils essaient d'expliquer
00:55:07les choses comme ils peuvent
00:55:08mais en réalité
00:55:09ils ne font rien
00:55:10puisque les prix
00:55:11n'ont jamais cessé
00:55:12d'augmenter
00:55:12vous avez vu ce qu'a dit
00:55:13Trump
00:55:13Trump a dit
00:55:14écoutez c'est le prix
00:55:15de la liberté
00:55:15on se bat là-bas
00:55:16pour la liberté
00:55:17donc il faut que vous subissiez
00:55:18parce que vous avez à subir
00:55:18effectivement le fait
00:55:19qu'on se bat pour la liberté
00:55:20donc on voit bien
00:55:21la différence culturelle
00:55:22mais ce qui est certain
00:55:23c'est que ce sont
00:55:23les français les plus
00:55:25les plus démunis
00:55:26qui souffrent
00:55:27et en particulier
00:55:27en province
00:55:28je crois qu'on nous vit
00:55:29bien évidemment
00:55:29on vit à Paris
00:55:30où on a un sport extraordinaire
00:55:32c'est essentiellement en province
00:55:34et ça arrive
00:55:34le prix le plus élevé
00:55:35est près d'encher
00:55:35et ça arrive après
00:55:36les 80 km heure
00:55:37ça arrive après
00:55:38cet acharnement
00:55:39sur les automobilistes
00:55:40donc c'est ça
00:55:41qui m'inquiète le plus
00:55:42c'est effectivement
00:55:42les territoires
00:55:43sont très très affectés
00:55:44Allez voilà pour la revue de presse
00:55:45donc de ce jeudi
00:55:46on parlait tout à l'heure
00:55:47de racisme
00:55:47on va parler d'antisémitisme
00:55:49à Amiens
00:55:49le concert de Barbara Butch
00:55:51artiste juive
00:55:52annulé
00:55:53après un appel au boycott
00:55:54de militants pro-palestiniens
00:55:55après Grenoble
00:55:56en juillet
00:55:57où son concert avait déjà
00:55:58été interrompu
00:55:59la même artiste
00:55:59est donc à nouveau
00:56:00empêchée de se produire
00:56:01et cette fois
00:56:02c'est l'association
00:56:03France-Palestine Solidarité
00:56:05qui se félicite
00:56:06de l'annulation
00:56:07et qui crie victoire
00:56:08Voyez d'abord le sujet
00:56:09de Nicolas Roger
00:56:12Victoire
00:56:12c'est le mot affiché
00:56:14sur le compte Instagram
00:56:15de France-Palestine
00:56:16les militants pro-palestiniens
00:56:18ont fait pression
00:56:19sur le concert
00:56:20de l'artiste juive
00:56:21Barbara Butch
00:56:22et ont obtenu
00:56:23gain de cause
00:56:23Je crois que
00:56:25ce qui se passe aujourd'hui
00:56:26c'est une vraie capitulation
00:56:27une capitulation
00:56:28de la république
00:56:30devant
00:56:30au fond
00:56:31des intimidations
00:56:32inacceptables
00:56:33de groupuscules
00:56:34d'activistes
00:56:34pro-palestiniens
00:56:35qui par ces pressions
00:56:37empêchent
00:56:38une artiste
00:56:39d'exercer son métier
00:56:40Pour justifier l'annulation
00:56:42la salle de concert associative
00:56:44qui devait accueillir
00:56:45l'artiste
00:56:45le 19 septembre prochain
00:56:47met en avant
00:56:48un problème de sécurité
00:56:49tout comme le maire socialiste
00:56:52de la ville
00:56:52Frédéric Fauvet
00:56:53La configuration du lieu
00:56:55ne permettait pas
00:56:56de garantir
00:56:56la sécurité
00:56:57de l'événement
00:56:57Au gouvernement
00:56:59Aurore Berger
00:56:59dénonce un acte
00:57:00de lâcheté
00:57:01le président
00:57:02de la région
00:57:03Hauts-de-France
00:57:03Xavier Bertrand
00:57:04s'est également indigné
00:57:06On ne choisit pas
00:57:07les artistes
00:57:07qui ont le droit
00:57:08de monter sur scène
00:57:09en fonction de leurs opinions
00:57:10de leurs religions
00:57:11ou des combats
00:57:12qu'on leur prête
00:57:12Pour rappel
00:57:14ceux qui reprochent
00:57:15notamment à Barbara Butch
00:57:16d'avoir signé une tribune
00:57:17en faveur de la proposition
00:57:18de loi Yadan
00:57:19avaient déjà interrompu
00:57:21un concert de l'artiste
00:57:22par des jets de projectiles
00:57:24il y a quelques semaines
00:57:26Ce qui est surréaliste
00:57:28c'est ce que je disais
00:57:28tout à l'heure
00:57:29on reproche à cette femme
00:57:31qui est plutôt de gauche
00:57:32qui n'est pas
00:57:33visiblement pas très favorable
00:57:34à la politique
00:57:35menée en Israël
00:57:36par Benyamin Netanyahou
00:57:38on lui reproche
00:57:38d'avoir signé une tribune
00:57:40sur les différentes formes
00:57:41de l'antisémitisme
00:57:42Oui mais vous savez
00:57:44que la gauche
00:57:45en particulier
00:57:45les filles
00:57:46a une relation réelle
00:57:47qui est assez singulière
00:57:49elle se fiche du réel
00:57:49en fait
00:57:50ce qui est très étonnant
00:57:51c'est que
00:57:52elle a précisément
00:57:53signé une tribune
00:57:54en disant que l'antisionisme
00:57:56était une forme d'antisémitisme
00:57:57parce que c'était ça
00:57:58c'est une réalité
00:57:59c'est le fondé de l'antisémitisme
00:58:01et France-Palestine
00:58:03ne fait que le démontrer
00:58:04en réalité
00:58:05c'est-à-dire qu'en la boycottant
00:58:06ils ne font que démontrer
00:58:07la réalité
00:58:09et la nécessité
00:58:10de cette loi
00:58:12mais ce qui est singulier
00:58:13quand même
00:58:13c'est qu'on voit bien
00:58:14qu'il y a un mouvement
00:58:15il y a une espèce
00:58:15de convergence des luttes
00:58:16vous avez
00:58:17alors effectivement
00:58:18toute proportion gardée
00:58:18mais vous avez Barbara Bush
00:58:19qui s'est exprimé librement
00:58:20vous avez Amir
00:58:21qui est un chanteur
00:58:23qui lui chante la paix
00:58:24pareil
00:58:25alors lui on lui reproche
00:58:26d'être en Israël
00:58:26d'être franco-israélien
00:58:27etc
00:58:28alors dans un autre registre
00:58:29mais il bénéficie quand même
00:58:31de la présomption d'innocence
00:58:32vous avez Patrick Bruel
00:58:34c'est un autre registre certes
00:58:35mais il devrait bénéficier
00:58:36de la présomption d'innocence
00:58:37c'est pas le cas
00:58:38je ne vois pas le rapport
00:58:39avec l'antisémitisme
00:58:41moi je le vois
00:58:42parce que c'est quand même
00:58:42la gauche
00:58:43manifestement
00:58:43c'est plutôt la gauche
00:58:44qui se mobilise
00:58:45contre Patrick Bruel
00:58:47il n'y a pas que la gauche
00:58:50qui se mobilise aujourd'hui
00:58:51contre Patrick Bruel
00:58:52il y a des accusations
00:58:55qui sont là
00:58:55évidemment il y a le respect
00:58:56de la présomption d'innocence
00:58:57qui est primordial
00:58:58comme le respect aussi
00:59:00de la parole des plaignantes
00:59:01qui doit être
00:59:02je suis d'accord
00:59:02mais vous remarquez
00:59:03qu'on ne trouve pas
00:59:04qu'il y a signé
00:59:05je ne pense pas
00:59:07qu'on puisse mélanger
00:59:07les deux sujets
00:59:08je suis d'accord avec vous
00:59:08Bertrand Cantat
00:59:09il n'a pas bénéficié
00:59:10il a été condamné lui
00:59:11il n'a pas bénéficié
00:59:13de la part de la gauche
00:59:14du même traitement
00:59:15que Patrick Bruel
00:59:16qui n'est pas encore condamné
00:59:16juste pour dire
00:59:17que c'est quand même étonnant
00:59:19il y a quand même
00:59:20une convergence en fait
00:59:21entre un certain nombre
00:59:22de personnalités
00:59:23qui aujourd'hui
00:59:23sont empêchées
00:59:24d'aller sur scène
00:59:25Arthur est quand même
00:59:26Arthur
00:59:26il n'a rien
00:59:27il a fait de spécial
00:59:28Arthur
00:59:28il est quand même harcelé
00:59:30ah oui
00:59:31ça c'est autre chose
00:59:32pour ses prises d'opposition
00:59:35on sent bien quand même
00:59:36qu'il y a un sujet
00:59:38autour de la confession
00:59:39de ceux qui sont harcelés
00:59:40aujourd'hui
00:59:42quel que soit d'ailleurs
00:59:43ce qu'on leur reproche
00:59:44alors écoutons
00:59:44dans ce cas-ci
00:59:45c'est encore pire
00:59:46non mais bien sûr
00:59:46c'est très grave
00:59:48une artiste juive
00:59:50c'est ce qui se passe maintenant
00:59:50donc on est en France
00:59:51et il y a un artiste juif
00:59:53qui ne peut pas
00:59:53faire de concert
00:59:54et se produire sur scène
00:59:55voilà
00:59:56on est rendu
00:59:57à cette étape-ci
00:59:58donc quelle est encore
00:59:59une fois la prochaine étape
01:00:00il y a d'autres artistes
01:00:01comme ça
01:00:01on va viser
01:00:02des artistes juifs
01:00:03parce qu'ils se prononcent
01:00:05dans l'espace public
01:00:05c'est absolument odieux
01:00:06et deux choses en fait
01:00:08ce qu'on voit
01:00:08c'est qu'il y a une sorte
01:00:09de tyrannie
01:00:10de groupuscules
01:00:11qui font peur
01:00:12qui intimident
01:00:13qui réussissent
01:00:14à faire plier finalement
01:00:15des autorités
01:00:16des salles de concert
01:00:17une espèce de
01:00:18ce pouvoir de mobilisation
01:00:20mais ça représente
01:00:20une minorité
01:00:21mais ils réussissent
01:00:22pourquoi ?
01:00:22parce que finalement
01:00:24les pouvoirs en place
01:00:25capitulent
01:00:26il y a cette lâcheté
01:00:27ce manque de courage
01:00:28mais alors c'est intéressant
01:00:29que vous employiez le mot
01:00:30lâcheté
01:00:30écoutez ce que disait
01:00:32Aurore Berger aujourd'hui
01:00:33sur l'annulation de ce concert
01:00:34elle a utilisé le mot lâcheté
01:00:35mais pas tout à fait comme vous
01:00:36justement
01:00:37je vous propose de l'écouter
01:00:38là ce qui se passe
01:00:39c'est un acte de lâcheté
01:00:40c'est une part de capitulation
01:00:42de la part de cette salle de concert
01:00:43parce que la préfecture
01:00:44avait dit qu'évidemment
01:00:45tout serait fait
01:00:46pour qu'il n'y ait aucun doute
01:00:48sur la sécurité
01:00:48des spectateurs
01:00:49aucun doute sur sa sécurité
01:00:51elle pour se produire
01:00:52donc c'est un acte de lâcheté
01:00:54et donc il faut aussi
01:00:54que ça ait des conséquences
01:00:55on ne peut pas comme ça
01:00:56déprogrammer
01:00:57une artiste de scène
01:00:59pour une seule raison
01:01:00elle est juive
01:01:01et comme elle est juive
01:01:02elle subit aujourd'hui
01:01:03des appels au boycott
01:01:05et résultat
01:01:05les associations
01:01:06qui appellent au boycott
01:01:07aujourd'hui disent que
01:01:08c'est donc une victoire
01:01:09de leur part
01:01:10donc il faut que ça ait
01:01:10des conséquences très claires
01:01:12je pense
01:01:12vis-à-vis de cette salle de spectacle
01:01:14Karima c'est intéressant
01:01:15parce que vous voyez
01:01:15elle parle de lâcheté
01:01:16en ce qui concerne
01:01:17la salle de spectacle
01:01:18c'est un fait
01:01:19cette salle n'aurait pas dû
01:01:20annuler le concert
01:01:21de Barbara Butch
01:01:22puisque la préfecture
01:01:23avait assuré
01:01:23que la sécurité serait là
01:01:25que la sécurité serait assurée
01:01:27mais toujours est-il
01:01:28que ce constat
01:01:29peut être fait
01:01:29aussi plus largement
01:01:30au niveau de l'État
01:01:31l'État condamne
01:01:32il faut le dire
01:01:34systématiquement
01:01:34lorsqu'il s'agit
01:01:35lorsqu'il y a des actes
01:01:36antisémites
01:01:36mais est-ce qu'il agit
01:01:38suffisamment
01:01:39forcé de constater
01:01:40aujourd'hui
01:01:40qu'il y a un échec
01:01:42autour de l'antisémitisme
01:01:43dans notre pays
01:01:44absolument
01:01:45parce que maintenant
01:01:46on s'indigne
01:01:48on entend Mme Berger
01:01:49qui dit
01:01:50bon finalement
01:01:50il y a de la lâcheté
01:01:51mais bon
01:01:51quelle est la suite
01:01:52la suite
01:01:52ce qui se passe
01:01:53c'est qu'il y a
01:01:53un concert qui est annulé
01:01:54il y a une artiste juive
01:01:56qui ne peut pas faire
01:01:57son concert
01:01:58et c'est finalement
01:01:59cette intimidation
01:02:00cette forme
01:02:01de harcèlement
01:02:01qui a gagné
01:02:02aujourd'hui
01:02:03donc on est rendu
01:02:04à cette étape
01:02:05moi je trouve ça
01:02:06extrêmement troublant
01:02:07et on le voit
01:02:08en France
01:02:09on l'a vu
01:02:10à l'Eurovision aussi
01:02:11où des artistes
01:02:13israéliennes
01:02:14étaient menacées
01:02:15ont suivi
01:02:16du cyber harcèlement
01:02:17et tout ça
01:02:17donc bref
01:02:18il y a énormément
01:02:19d'amalgame qui se fait
01:02:20et on en est rendu là aussi
01:02:21sur cette liberté
01:02:22d'expression aujourd'hui
01:02:23il nous reste très peu de temps
01:02:24on va parler du premier
01:02:25sommet international
01:02:26consacré à l'avenir
01:02:27de l'espace
01:02:27qui s'est ouvert aujourd'hui
01:02:28à Paris
01:02:29près de 120 délégations
01:02:30réunies au Grand Palais
01:02:31chef d'Etat
01:02:31scientifique
01:02:32astronaute
01:02:32industriel
01:02:33exploration de la Lune
01:02:35et de Mars
01:02:36satellite
01:02:37économie
01:02:37défense
01:02:38les enjeux sont considérables
01:02:39car derrière la conquête spatiale
01:02:41se joue aussi une bataille
01:02:42économique
01:02:43et stratégique
01:02:44entre les grandes puissances
01:02:45écoutez Emmanuel Macron
01:02:46et on va en parler avec vous
01:02:47juste après
01:02:48Michel
01:02:49Emmanuel Macron
01:02:49côté de Thomas Pesquet
01:02:51c'est une immense fierté
01:02:52de vous avoir ici
01:02:54de redire la passion
01:02:56qu'a la France
01:02:56pour l'espace
01:02:58et ce rêve
01:02:59de Thomas
01:03:00à Sophie
01:03:00d'avoir évidemment
01:03:01des astronautes
01:03:02qui font rêver
01:03:02nos jeunesses
01:03:04et le pays
01:03:05de le faire aussi
01:03:06en partenariat
01:03:07avec nos amis allemands
01:03:08et je remercie
01:03:09Madame la Ministre
01:03:09d'être là
01:03:10et d'avoir avec nos ministres
01:03:12la ministre allemande
01:03:13et d'avoir ce partenariat
01:03:14franco-allemand
01:03:14d'être là
01:03:15en européen
01:03:16et de le faire aussi
01:03:17en partenariat
01:03:18avec beaucoup d'autres
01:03:19pays du monde
01:03:20Michel Chevalet
01:03:21pourquoi organiser
01:03:22un sommet mondial
01:03:23pour l'espace
01:03:24pourquoi maintenant
01:03:25et pourquoi Paris
01:03:26alors c'était
01:03:27ça c'est
01:03:27l'affaire n'est pas nouvelle
01:03:29il avait lancé cela
01:03:30moi j'étais présent
01:03:31au dernier salon du projet
01:03:33où il avait dit
01:03:34on va organiser
01:03:36vu l'importance
01:03:37et l'enjeu
01:03:38notamment militaire
01:03:39il avait dit
01:03:40une guerre
01:03:41va se mener dans l'espace
01:03:42exactement
01:03:43il avait employé ses mots
01:03:44il aime bien les guerres
01:03:45Macron
01:03:46une guerre
01:03:46contre les virus
01:03:47à l'époque du Covid
01:03:48une guerre dans l'espace
01:03:49il avait lancé ça
01:03:50il avait dit
01:03:52à l'après
01:03:53je vais organiser
01:03:54un grand show
01:03:56à ma manière
01:03:57évidemment
01:03:58vous l'avez bien vu
01:04:00pour
01:04:01mettre à plat
01:04:02les problèmes
01:04:02alors
01:04:03à la fois
01:04:04moi je trouve ça
01:04:04très bon
01:04:05très bien
01:04:06j'y étais
01:04:07et puis après
01:04:07je suis un peu resté
01:04:08sur ma faim
01:04:10pourquoi ?
01:04:11qu'est-ce que l'on attendait ?
01:04:12on attendait
01:04:13qu'il y ait des prises
01:04:13de position
01:04:14de réveiller un peu
01:04:16la communauté
01:04:19et surtout
01:04:19européenne
01:04:20parce qu'on est en Europe
01:04:22de dire
01:04:23bon
01:04:23les gars
01:04:24il faudrait vous réveiller
01:04:25il y a la poussée
01:04:26maintenant
01:04:27vous l'avez vu
01:04:27dans le 2
01:04:28il y a une militarisation
01:04:29de l'espace
01:04:30qui se fait
01:04:31il faut donc
01:04:32qu'il y ait des programmes
01:04:34cohérents
01:04:34et mettre
01:04:35beaucoup d'argent
01:04:36et donc
01:04:37une unité européenne
01:04:38et là
01:04:38je touche
01:04:39le véritable problème
01:04:40les journalistes
01:04:41on s'attendait aussi
01:04:42à ce qu'il y ait une décision
01:04:43au niveau de
01:04:44l'Europe spatiale
01:04:45européenne
01:04:46le grand problème
01:04:47de l'Europe
01:04:48elle a les compétences
01:04:49elle sait faire des fusées
01:04:50elle a des très bons industriels
01:04:52elle sait fabriquer des satellites
01:04:53elle sait faire
01:04:54les équipements au sol
01:04:55elle sait faire
01:04:56de très bons satellites
01:04:57de télécoms
01:04:58d'observation
01:04:58de la Terre
01:04:59mais elle n'est pas capable
01:05:01toujours
01:05:01de voir son propre
01:05:03engin de lancement
01:05:04de vol
01:05:05habité
01:05:05qui est l'une des clés
01:05:06notamment
01:05:07en pensant
01:05:08à la desserte
01:05:10non pas de la grande
01:05:11de la station spatiale
01:05:13celle qui est là
01:05:14actuellement
01:05:14et qui va dire
01:05:15dans deux ans
01:05:17elle va être détruite
01:05:192030
01:05:19mais
01:05:20les futures stations spatiales
01:05:23beaucoup plus petites
01:05:24à des buts
01:05:25commerciaux
01:05:26et privés
01:05:26et privés
01:05:27voilà ce qui se dit
01:05:28et là on pouvait s'attendre
01:05:30de dire
01:05:30ça y est
01:05:32on va taper du poing
01:05:33sur la table
01:05:33on va mobiliser
01:05:35et bien
01:05:35l'Europe est encore
01:05:37désunie
01:05:37il y a des tiraillements
01:05:38notamment
01:05:40qui sont bien apparents
01:05:41entre
01:05:41les Allemands
01:05:43et les Français
01:05:45on attendait cela
01:05:46moi je suis un peu
01:05:47je suis resté un peu
01:05:48sur ma faim
01:05:48et c'est un vrai sujet
01:05:49en tous les cas
01:05:49et on souhaitait en parler
01:05:51et terminer là-dessus
01:05:52merci beaucoup
01:05:52Michel Chevalet
01:05:53merci d'avoir été avec nous
01:05:54ce soir pour parler
01:05:55de la conquête spatiale
01:05:57c'est sur deux jours
01:05:58attention
01:05:59il y en a encore demain
01:06:00il y en a encore demain
01:06:01merci Michel
01:06:02belle soirée à vous
01:06:03on revient bien sûr demain
01:06:04à partir de 23h
01:06:05merci Michel
01:06:06merci à Philippe de Gestas
01:06:07merci à Fabrice Akoun
01:06:08et puis à Karim Abrik
01:06:10l'édition de la nuit
01:06:10Michael Dosanto
01:06:11dans quelques instants
01:06:12cnews.fr
01:06:14pour revoir
01:06:14toutes nos émissions
01:06:15merci de nous avoir suivis
01:06:16à demain
01:06:16au revoir
01:06:18au revoir
01:06:19Merci.