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Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews, votre nouveau rendez-vous d'information de fin de soirée
00:00:05pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité parce que la journée s'achève mais l'information
00:00:10ne s'arrête jamais.
00:00:12Dans quelques heures, ça fera 25 ans, le 11 septembre 2001, le monde regardait les tours du World Trade Center,
00:00:20s'effondrait, 2977 personnes sont mortes ce jour-là et avec elles, une illusion, celle d'un Occident qui se
00:00:27croyait à l'abri.
00:00:28Ce jour-là, nous avons brutalement appris qu'une idéologie pouvait traverser les frontières, détourner nos avions, utiliser nos libertés
00:00:35et retourner notre propre monde contre nous.
00:00:38Cette idéologie a un nom, l'islamisme radical. Depuis Oussama Ben Laden a été tué, le califat de Daesh est
00:00:44tombé mais pourtant, 25 ans plus tard, l'islamisme radical n'a pas disparu.
00:00:48Il a changé de visage, de territoire, de méthode. La menace s'est fragmentée, numérisée, parfois individualisée.
00:00:55Une idéologie ne s'effondre pas comme une tour. La preuve, celle qui a frappé l'Amérique ce matin-là
00:01:01est toujours debout.
00:01:02Et la suite, malheureusement, nous la connaissons.
00:01:04Madrid, Londres, Mohamed Merah, à Toulouse, à Montauban, Charlie Hebdo, l'Hypercacher, le Bataclan.
00:01:10Autant de noms, autant de dates qui ont jalonné ces 25 dernières années.
00:01:15On va en parler ce soir. On vous montrera notamment des images de New York qui a offert il y
00:01:20a quelques heures un spectacle son et lumière absolument formidable.
00:01:23Ils ont fait réapparaître les tours jumelles du World Trade Center l'espace de quelques minutes avec des drones.
00:01:28On va vous montrer ça. On va évidemment revenir sur tout ce qui s'est passé ce jour-là.
00:01:32Mais d'abord, le point sur l'actualité. Les toutes dernières informations ce soir avec Mickaël Dosantos.
00:01:37Bonsoir Mickaël.
00:01:41Bonsoir Mickaël. Bonsoir à tous.
00:01:43Un accident d'autocar fait plusieurs morts et plusieurs blessés dans une zone montagneuse à l'est de la Suisse.
00:01:48Le bilan n'a pas été communiqué pour laisser le temps de prévenir les familles de victimes.
00:01:52Le véhicule transportait 48 touristes néerlandais en excursion.
00:01:56Un père de famille condamné à six mois de prison fermée incarcérée après avoir été jugé en comparution immédiate.
00:02:02L'homme avait menacé de décapiter une enseignante à Foga, près de Toulouse.
00:02:06Il n'avait pas accepté une punition infligée à son fils.
00:02:10Le projet de loi sur la transparence salariale a été présenté en Conseil des ministres.
00:02:14Notre objectif, réduire les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
00:02:18Les entreprises de 50 salariés et plus devront désormais publier des informations,
00:02:22mais aussi afficher une fourchette dans leur offre d'emploi.
00:02:25En cas d'écart important, elles devront engager des mesures rectificatives, mais ne seront pas sanctionnées.
00:02:31Patrick Bruel porte plainte pour violation du secret de l'instruction.
00:02:35Cela fait, suite à la publication par plusieurs médias, d'extrait de son audition devant les enquêteurs.
00:02:40Ses avocats contestent également des propos rapportés dans Paris Match que l'artiste n'aurait jamais tenus.
00:02:46Le chanteur de 67 ans est mis en examen dans quatre dossiers pour viol et tentative de viol.
00:02:51Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Jean-Paul Rouve, encore Alain Souchon.
00:02:55Plusieurs personnalités étaient réunies à Paris pour rendre un dernier hommage à Jean-Paul Rapneau,
00:02:59décédé la semaine dernière à l'âge de 94 ans.
00:03:02Le réalisateur avait notamment connu un immense succès en 1990 avec son film Cyrano,
00:03:07interprété par Gérard Depardieu.
00:03:10Selon métrage avait raflé 10 Césars et décroché 5 nominations aux Oscars.
00:03:16Merci beaucoup Mickaël de Santos.
00:03:17On vous retrouvera à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:20Karim Abrique, Vincent Roy, Jean-Christophe Galien et Philippe de Gestas sont autour de la table.
00:03:24Bonsoir à tous les quatre et bonsoir à Benjamin Combo-Livre, porte-parole du syndicat de police alternative.
00:03:29Dans un instant, on va parler de cette histoire extrêmement grave.
00:03:33dans une école en Haute-Garonne, le père d'un élève de primaire qui a insulté, menacé de décapiter une
00:03:39enseignante.
00:03:40Il est passé aujourd'hui en comparution immédiate et a été condamné à six mois de prison ferme.
00:03:44Il a été incarcéré dès ce soir.
00:03:47On va bien sûr tout vous expliquer, tout vous raconter dans un instant.
00:03:50Mais d'abord, cette violente agression.
00:03:53Hier matin, ici les Moulineaux dans les Hauts-de-Seine,
00:03:56une femme a été poignardée alors qu'elle attendait le tramway.
00:03:59Son agresseur présumé a pris la fuite avant d'être interpellé un peu plus tard.
00:04:02Un suspect de 19 ans a été placé en garde à vue.
00:04:07Benjamin Combo-Livre, que s'est-il passé précisément à cet arrêt de tramway ?
00:04:11C'est la vie quotidienne au final, parce qu'on est en milieu de matinée,
00:04:15juste à son arrêt de tramway, puis vous avez un individu qui se présente,
00:04:18qui la menace avec un couteau pour lui prendre son sac.
00:04:21Puis constatant qu'elle ne veut pas donner son sac, rien de plus,
00:04:24ça suffit à ce qu'il porte deux coups de couteau et puis qu'il ne les porte pas à
00:04:29moitié,
00:04:29parce que le pronostic vital était engagé quand la personne a été hospitalisée.
00:04:33Pour tout vous dire, là, à l'instant où on parle, je ne sais pas dans quel état de santé
00:04:35elle se trouve précisément, est-ce que ça s'est amélioré, est-ce que ça s'est dégradé ?
00:04:38Mais ce que je sais, c'est que c'était en milieu de matinée, un malheureux arrêt de tramway.
00:04:43Donc c'est un exemple, encore une fois, frappant,
00:04:46que cette insécurité, on la constate au quotidien,
00:04:51et que oui, l'État est en échec pour venir garantir la sécurité sur la voie publique.
00:04:55Mais un échec qui est cuisant, et pour une raison qui est malheureusement connue de longue date,
00:05:01c'est que tous les facteurs de violence, tout ce qui fait que la violence augmente,
00:05:04ça augmente bien plus vite que les moyens de police et que les moyens de justice.
00:05:07Ce n'est malheureusement que ça.
00:05:08Il a été interpellé 1h20, c'est ça, après avoir poignardé cette victime ?
00:05:14Dans quelles circonstances a-t-il été interpellé ?
00:05:16L'interpellation que vous notez rapide,
00:05:19parce que la personne a eu le temps d'alerter les forces de sécurité,
00:05:25donc qui ont pu procéder à l'interpellation,
00:05:27qui est rapide, qui est efficace,
00:05:29mais qui, encore une fois, c'est un travail réactionnel.
00:05:31C'est-à-dire que les faits sont déjà commis,
00:05:33vous ne pouvez pas avoir des flics à tous les arrêts de tramway.
00:05:35Donc ce n'est pas la solution de fond.
00:05:39L'action policière, elle est nécessaire,
00:05:40il faut mettre un terme aux violences sur la voie publique,
00:05:42quand on peut le faire, c'est une évidence,
00:05:43mais le travail de fond.
00:05:45Et là, il faut s'intéresser au profil spécifique de cet individu,
00:05:49qui pour l'instant est léger.
00:05:52Qu'est-ce qu'on sait justement de son profil aujourd'hui ?
00:05:54Pas connaissance de troubles psychiatriques,
00:05:55pas connaissance d'antécédents à ce stade.
00:05:57Ce qu'on sait, c'est qu'il est étranger.
00:05:59Je ne saurais pas vous dire la nationalité.
00:06:01Néanmoins, quand le profil y va...
00:06:03Il est en situation régulière ?
00:06:05C'est ce qu'il faut déterminer.
00:06:07Je ne sais pas si c'est une situation régulière ou irrégulière.
00:06:09Il est originaire du Tchad, domicilié dans les Yvelines.
00:06:13Ce sont les informations qui nous arrivent.
00:06:16On n'a pas effectivement d'informations sur...
00:06:18D'informations plus précises.
00:06:19Mais de toute façon, plus le profil va avancer,
00:06:20plus ça va vous pointer des dysfonctionnements,
00:06:23encore une fois qu'on connaît.
00:06:24Et il va falloir aussi se demander,
00:06:26et dans tous les cas, et selon sa situation,
00:06:28selon son profil,
00:06:29comment on l'écarte de la société.
00:06:31Parce que s'il y a des choses qu'on ne sait pas,
00:06:32ce qu'on sait, c'est qu'il est dangereux.
00:06:33Et ce qu'on sait, c'est qu'il ne faut pas qu'il soit dans nos rues.
00:06:35Donc, est-ce que c'est à la justice de gérer ?
00:06:38Et je rappelle qu'on a atteint les 141% de densité carcérale,
00:06:40donc on a une paralysie de la justice.
00:06:42Est-ce que c'est, en lui mettant une ITF,
00:06:44c'est-à-dire une interdiction du territoire français,
00:06:45qui viendrait assortir sa sanction pénale,
00:06:48dans l'espoir de l'expulser de chez nous, à terme ?
00:06:51Mais en aura-t-on la capacité ?
00:06:54Et quand vous en êtes à faire ça,
00:06:56je peux entendre qu'on me dise,
00:06:57mais non, c'est le médical qui doit le gérer.
00:06:58Le truc, c'est que s'il y a des troubles psychiatriques
00:07:00et qu'il est géré par le médical,
00:07:01le système ne saura pas le gérer non plus.
00:07:03C'est-à-dire que, quel que soit le biais
00:07:04par lequel on attrape le problème,
00:07:06on ne sait pas écarter de nos rues les gens dangereux.
00:07:09C'est ça la question qu'on doit exploser,
00:07:10c'est comment est-ce qu'on les écarte ?
00:07:12Le gros problème, c'est quand même qu'à chaque fois
00:07:14qu'on a, et c'est aujourd'hui,
00:07:17c'est plus que fréquent,
00:07:18à chaque fois qu'on a un individu
00:07:20qui donne des coups de couteau
00:07:22pour avoir un sac ou...
00:07:24Voilà, on dit qu'il y a un problème psychiatrique.
00:07:26Oui, on imagine bien que pour aller donner
00:07:28des coups de couteau à quelqu'un...
00:07:30Bon, là, on n'a rien dit du tout.
00:07:31Non, mais on imagine bien que pour donner
00:07:33des coups de couteau à quelqu'un...
00:07:34Je parle de manière générale,
00:07:36pas de cet individu en particulier.
00:07:38Pour aller donner des coups de couteau
00:07:39à quelqu'un que vous ne connaissez pas,
00:07:40c'est que vous êtes relativement dérangé.
00:07:43Simplement, ce que je note,
00:07:44c'est que la fréquence de ce type d'actes
00:07:46allant se multipliant,
00:07:48je me dis que la France est devenue
00:07:49un grand hôpital de psychiatrie.
00:07:51Mais c'est un vrai souci.
00:07:52Là, on parle d'une agression
00:07:53qui s'est déroulée à Issy-les-Moulineaux,
00:07:56dans les Hauts-de-Seine.
00:07:56Tout à l'heure, on parlera d'une autre agression
00:08:00mortelle, malheureusement, cette fois-ci.
00:08:02Toujours dans les Hauts-de-Seine à Putot,
00:08:04on est dans des communes
00:08:06plutôt tranquilles, disons-le clairement.
00:08:08C'est-à-dire que ce n'est pas des communes
00:08:09dans lesquelles on était habitués
00:08:11à prendre des précautions
00:08:12quand on sort le soir,
00:08:14quand on sort seul.
00:08:16Ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:08:18la peur allait malheureusement
00:08:19à tous les coins de rue.
00:08:20Et dans n'importe quelle ville de France,
00:08:22Jean-Christophe Gallien...
00:08:23Je ne crois pas que ce soit
00:08:24la question de l'hôpital psychiatrique.
00:08:25La France n'est pas devenue
00:08:26un grand hôpital psychiatrique.
00:08:27Ou alors, elle est sous psychotrope,
00:08:30mais au niveau des gens
00:08:31qui nous gouvernent
00:08:32et qui sont en train
00:08:34de nous laisser dans cet état-là.
00:08:37Malheureusement,
00:08:38il n'y a pas de comportement psychiatrique.
00:08:39C'est très souvent culturel.
00:08:41C'est très souvent comportemental.
00:08:43On est face à des comportements
00:08:44qui n'ont pas de lien direct,
00:08:46en tout cas authentifiable
00:08:47et authentifié lorsqu'on juge
00:08:48les affaires après-derrière
00:08:49avec des troubles psychiatriques.
00:08:51C'est qu'on est purement et simplement
00:08:52dans du comportement culturel,
00:08:55personnel.
00:08:55Et donc, à partir de là,
00:08:56aujourd'hui,
00:08:57comme vous le litterez justement,
00:08:59la diffusion de ces comportements,
00:09:00la diffusion des personnes
00:09:01qui portent avec elles
00:09:02ces comportements,
00:09:03ces risques potentiels
00:09:05pour notre vie en commun.
00:09:06Parce qu'on parle de ça,
00:09:07on parle de vie en commun.
00:09:08On n'est pas opposé
00:09:09à qui que ce soit.
00:09:09On est simplement opposé
00:09:10à l'idée que
00:09:11lorsqu'on vit normalement
00:09:12à Putot,
00:09:13à Clermont-Ferrand,
00:09:14je ne sais où,
00:09:15à Toulouse ou ailleurs,
00:09:16on peut normalement
00:09:18se déplacer
00:09:18dans ce type de quartier
00:09:19et normalement
00:09:20dans tous les quartiers
00:09:21en tranquillité,
00:09:22sans qu'on ait un policier
00:09:23à chaque coin de rue,
00:09:24sans qu'on ait des drones
00:09:25qui nous surveillent.
00:09:26Là, qu'est-ce qui se passe ?
00:09:27Non, mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:09:28Soyons clairs.
00:09:29Moi, je n'habite pas très loin
00:09:30d'ici les Luminos.
00:09:31J'habite à Boulogne.
00:09:33Et franchement,
00:09:34il faut le dire,
00:09:35il y a des quartiers
00:09:37en France,
00:09:37il y a des quartiers
00:09:38en région parisienne
00:09:39où on disait
00:09:39qu'on évite de s'aventurer.
00:09:40Aujourd'hui,
00:09:41ça n'est plus ça.
00:09:41Aujourd'hui,
00:09:42ça n'est plus ça.
00:09:42C'est-à-dire qu'on observe
00:09:44l'idée que vous êtes
00:09:45dans votre quartier
00:09:45où auparavant,
00:09:46vous étiez tranquille
00:09:47ou en tout cas,
00:09:47vous aviez l'imagination
00:09:49de vous y être tranquille
00:09:50à toutes les heures
00:09:50de la journée et de la nuit.
00:09:52Eh bien, aujourd'hui,
00:09:53ce n'est pas possible
00:09:53parce que vous pouvez croiser
00:09:54ce type d'individu
00:09:55et vous pouvez le croiser partout.
00:09:56Vous pouvez faire
00:09:57une mauvaise rencontre
00:09:58au même moment.
00:09:58Dans un TER,
00:09:59dans un RER,
00:10:00dans un intercité,
00:10:01pas dans un TGV
00:10:02parce que là,
00:10:02on vous bloque à l'entrée du TGV.
00:10:04En réalité,
00:10:04c'est ça qui se passe aujourd'hui.
00:10:05Et donc,
00:10:06il faut regarder en face les gens.
00:10:08C'est pour ça que je commençais
00:10:08par ceux qui nous gouvernent.
00:10:09Ceux qui nous gouvernent,
00:10:10soit ils regardent
00:10:11les choses différemment,
00:10:13soit ils en ont envie.
00:10:14Et ce n'est pas un problème
00:10:15de carcéral,
00:10:16ce n'est pas un problème
00:10:16de capacité,
00:10:17c'est un problème de volonté.
00:10:18Ça dure depuis trop longtemps,
00:10:20vous le disiez tout à l'heure
00:10:21très justement.
00:10:22On ne veut pas regarder
00:10:2215 ans en arrière
00:10:23et se dire
00:10:28complicides s'accumulent
00:10:29dans la gestion budgétaire.
00:10:30Là, on est dans quelque chose
00:10:30qui est différent.
00:10:31C'est la gestion de la rue.
00:10:32Vous le faites,
00:10:33c'est que vous ne voulez pas
00:10:33ou vous ne le voulez pas
00:10:34ou vous prenez des substances.
00:10:35Je ne sais pas ce que vous faites.
00:10:36En tout cas,
00:10:36vous ne regardez pas du bon côté.
00:10:38Et donc,
00:10:38ça veut dire que la réalité,
00:10:39c'est qu'aujourd'hui,
00:10:40nous avons besoin
00:10:41d'un rendez-vous
00:10:43pour le coup
00:10:44qui est incroyablement sérieux,
00:10:47extrêmement stratégique.
00:10:48Vous pouvez mettre
00:10:48tous les qualifiants
00:10:49que vous pouvez dire.
00:10:50C'est-à-dire que la perte
00:10:50de maîtrise est totale.
00:10:51Soit elle est voulue,
00:10:53soit elle est subie.
00:10:54Si elle est voulue,
00:10:55il faut quand même s'interroger.
00:10:56Et si elle est subie,
00:10:57il faut maintenant agir.
00:10:58Parce que ce qui se passe là
00:10:59dans tous les quartiers
00:11:00dont vous parlez
00:11:00va se passer probablement demain,
00:11:02non seulement dans ces villes-là,
00:11:03mais dans les villes moyennes,
00:11:04on en a parlé.
00:11:05Bien sûr.
00:11:05Dans les petites villes,
00:11:06les petites gares.
00:11:07Je parlais des trains
00:11:07dont je parlais.
00:11:08Vous êtes sûr que c'est que ça.
00:11:08On va continuer bien sûr
00:11:10d'en parler.
00:11:11Je voudrais qu'on aborde aussi
00:11:12cette histoire extrêmement grave.
00:11:14Dans une école en Haute-Garonne,
00:11:15le père d'un élève de primaire
00:11:17a insulté et menacé
00:11:19de décapiter une enseignante.
00:11:20Son fils avait été renvoyé
00:11:22de la classe pour insolence
00:11:23par une autre professeure.
00:11:25L'homme était jugé
00:11:25pour comparution immédiate aujourd'hui.
00:11:27Il a été condamné
00:11:28à six mois de prison ferme
00:11:29et incarcération immédiate.
00:11:30L'enseignante de 58 ans
00:11:32aujourd'hui en arrêt maladie
00:11:34se dit traumatisée,
00:11:35s'interroge sur la poursuite
00:11:36de son métier.
00:11:37Je vous propose d'écouter
00:11:38l'avocat de cette enseignante.
00:11:41Le message qui est envoyé,
00:11:43c'est qu'aujourd'hui,
00:11:44les enseignants ne doivent plus
00:11:46aller travailler
00:11:47avec la boule au ventre.
00:11:49Je pense que le tribunal
00:11:50a pris en compte
00:11:51les souffrances
00:11:52de la partie civile,
00:11:54a pris en compte
00:11:55le trouble à l'eau publique
00:11:57quels ces propos ont occasionnés
00:11:59dans la communauté enseignante.
00:12:01Et aujourd'hui,
00:12:01cette sévélité est rarissime.
00:12:03On est avec Anne Cofini,
00:12:05experte en éducation,
00:12:06Patrick Ourdet également,
00:12:08psychiatre et criminologue.
00:12:10Bonsoir à tous les deux.
00:12:11Juste avant de vous donner la parole,
00:12:12Benjamin Comboulivre,
00:12:13quand un parent menace
00:12:14à un professeur,
00:12:16de lui couper la tête,
00:12:17parce que c'est ça
00:12:19de quoi on parle ce soir,
00:12:21comment est-ce qu'on évalue
00:12:22aujourd'hui concrètement
00:12:23la menace ?
00:12:24On a vraiment des professeurs
00:12:26aujourd'hui qui sont
00:12:26dans une situation
00:12:27qui est extrêmement complexe
00:12:29et anxiogène.
00:12:30Je pense qu'on peut parler
00:12:31de martyrs de la République
00:12:32avec les professeurs
00:12:32dans le sens où ils sont
00:12:33en première ligne
00:12:35face à tout ce qui peut
00:12:36ne pas aller dans la société.
00:12:38Quand l'antisémitisme explose,
00:12:39vous l'avez dans les classes.
00:12:40Quand la violence des mineurs
00:12:41grimpe,
00:12:42les mineurs délinquants
00:12:43et violents,
00:12:44quand ils sont scolarisés,
00:12:45ils sont dans leur classe également.
00:12:47Les problématiques
00:12:48d'immigration mal maîtrisée,
00:12:50le communautarisme,
00:12:51ça se déverse également
00:12:52dans les classes
00:12:53de nos professeurs.
00:12:54Pourtant,
00:12:54ces profs,
00:12:55ils ne sont pas préparés à ça,
00:12:57ils ne sont pas formés
00:12:57pour ça.
00:12:58Et malgré tout,
00:12:59la violence,
00:13:00elle peut venir de toutes parts.
00:13:01Ça peut venir des enfants
00:13:02eux-mêmes,
00:13:03des élèves eux-mêmes,
00:13:03et ça s'est vu
00:13:04même avec des élèves
00:13:05très jeunes parfois.
00:13:06Ça peut venir des parents,
00:13:07et là on en a un exemple
00:13:08quand même hallucinant,
00:13:08une menace de mort,
00:13:09de décapitation,
00:13:10pour une sanction
00:13:11pour un gamin de CM2.
00:13:12Je ne sais pas exactement
00:13:13qu'est-ce qu'il avait
00:13:14comme sanction,
00:13:14mais...
00:13:15Et ce n'est pas une menace
00:13:16anodine.
00:13:17On parle de décapitation.
00:13:18C'est Karim Abrick.
00:13:19Samuel Paty.
00:13:20Voilà,
00:13:20donc je pense
00:13:21qu'à un moment donné aussi,
00:13:22il faut se dire,
00:13:22le symbole,
00:13:23qu'est-ce que ça veut dire aussi,
00:13:24la décapitation.
00:13:26Et que ça résonne aussi
00:13:27forcément aujourd'hui
00:13:28avec les drames
00:13:29dont on va parler
00:13:30d'ailleurs dans un instant
00:13:31avec Sarah Fenzare
00:13:31qui vient de nous rejoindre
00:13:32sur ce plateau,
00:13:33mais ça a forcément
00:13:33une connotation particulière
00:13:35aujourd'hui chez nous.
00:13:36On pense à Samuel Paty,
00:13:37évidemment.
00:13:38Mais oui,
00:13:38c'est un traumatisme collectif.
00:13:40Ça montre à quel point
00:13:41il y a quand même
00:13:42cette influence encore aujourd'hui.
00:13:43Cette idée,
00:13:44on baigne dans cette espèce
00:13:46de radicalisme islamiste
00:13:48où on pense à Samuel Paty.
00:13:50Pourquoi il est mort ?
00:13:51Rappelez-vous.
00:13:51Il y a quand même ça.
00:13:52Donc, je trouve que
00:13:53ça devrait être un facteur,
00:13:55une circonstance aggravante
00:13:56dans ce cas-ci.
00:13:57Et ça me semble assez faible,
00:13:58justement,
00:13:59cette fameuse réponse.
00:14:00Benjamin Comboulivre,
00:14:00depuis l'assassinat
00:14:01de Samuel Paty,
00:14:02est-ce que ce type de menace
00:14:03est traité différemment
00:14:04par les forces de l'ordre ?
00:14:05C'est toujours traité
00:14:07avec Sérieux.
00:14:08Est-ce que ça a changé quelque chose ?
00:14:09Je ne dis pas
00:14:10que ce n'était pas traité
00:14:11avec Sérieux avant.
00:14:11J'entends bien.
00:14:12Là où ça a changé,
00:14:13je pense que le plus,
00:14:15c'est dans la façon
00:14:17de le percevoir
00:14:17par le corps professoral.
00:14:19Et c'est normal.
00:14:20Il y a cette appréhension.
00:14:21C'est-à-dire que
00:14:22quand vous avez des pressions,
00:14:24il y a un moment,
00:14:24tout le monde n'est pas
00:14:25un héros de la République
00:14:27et il y a beaucoup de preuves
00:14:28qui peuvent se dire
00:14:28que je vais plutôt courber
00:14:29les Chines,
00:14:30faire le dos rond
00:14:31parce que j'ai envie
00:14:31d'être tranquille
00:14:32et que je n'ai pas envie
00:14:32de me faire tuer.
00:14:34Tout simplement.
00:14:35Donc, ça s'entend humainement.
00:14:36Bien sûr.
00:14:37C'est l'éducation nationale
00:14:38qui s'éteint à petit feu aussi
00:14:39quand on fonctionne comme ça.
00:14:41Alors, le ministre de l'Éducation,
00:14:42Édouard Jeffrey, a réagi.
00:14:43Une professeure a été menacée
00:14:44de manière inadmissible.
00:14:45Je lui apporte tout mon soutien
00:14:46ainsi qu'à ses collègues,
00:14:47aux élèves et à leur famille.
00:14:49Les faits rapportés
00:14:50sont d'une extrême gravité.
00:14:51Une plainte a été déposée
00:14:52et la protection fonctionnelle
00:14:53lui a été accordée.
00:14:54En parallèle de l'action judiciaire
00:14:56en cours,
00:14:56cette situation donnera lieu
00:14:57à l'une des premières applications
00:14:59du décret publié cet été
00:15:00pour protéger les personnels
00:15:02face aux menaces
00:15:03et aux violences
00:15:03de parents d'élèves.
00:15:05Aucun professeur
00:15:06ne doit avoir peur
00:15:07d'exercer son métier
00:15:07sans prendre à l'un d'entre eux.
00:15:09C'est sans prendre
00:15:09à l'institution tout entière,
00:15:11nous dit Édouard Jeffrey.
00:15:12Anne Cofinier, bonsoir.
00:15:13Merci d'être en direct
00:15:15avec nous sur CNews.
00:15:17Quel est ce décret
00:15:18dont parle Édouard Jeffrey ?
00:15:19De quoi s'agit-il exactement ?
00:15:22Bonsoir Michael.
00:15:23Eh bien, c'est un décret
00:15:24qui a été pris
00:15:25le 28 juillet dernier
00:15:26et je trouve qu'il n'y a pas
00:15:27de matière à se féliciter
00:15:29puisqu'en fait,
00:15:30il s'agit simplement
00:15:30de dire qu'on va déplacer
00:15:33l'enfant
00:15:33et donc la famille avec
00:15:36agresseur.
00:15:36C'est-à-dire,
00:15:36s'il y a un parent agresseur
00:15:38en langage
00:15:38qui peut menacer
00:15:39le corps enseignant
00:15:40ou la direction,
00:15:41eh bien,
00:15:42on aura le droit
00:15:43de déplacer l'enfant
00:15:44en question.
00:15:45Et d'ailleurs,
00:15:45les syndicats étaient contre.
00:15:47Pour quelle raison ?
00:15:49Pourquoi est-ce que
00:15:49les syndicats étaient contre ?
00:15:50Parce que les syndicats
00:15:51considèrent que l'enfant
00:15:53n'est pas responsable
00:15:54du parent
00:15:54et que donc,
00:15:55c'est sanctionner un enfant
00:15:57alors que c'est finalement
00:15:58les parents qui ont posé
00:16:00problème.
00:16:00Et il y a aussi la question
00:16:01de savoir ce que pourrait
00:16:02devenir la fratrie.
00:16:03Parce que si vous déplacez
00:16:04un enfant,
00:16:06la fratrie,
00:16:06probablement pour des questions
00:16:07logistiques,
00:16:08vous allez aussi déplacer
00:16:09les frères et sœurs.
00:16:10Et donc finalement,
00:16:11tout le monde va
00:16:12subir les conséquences
00:16:13de l'action déplacée
00:16:14du parent.
00:16:15Et donc,
00:16:16les syndicats
00:16:16ont une appréciation
00:16:18de la famille
00:16:19comme une réalité
00:16:20d'individus
00:16:22juxtaposés
00:16:22et non pas
00:16:23une entité
00:16:24qui aurait une responsabilité
00:16:25d'ensemble
00:16:26où, évidemment,
00:16:27si le père
00:16:28ou la mère
00:16:29ont une attitude
00:16:30agressive et inadaptée
00:16:31qui tombe sous le coup
00:16:32de la loi,
00:16:32eh bien,
00:16:33c'est toute la famille
00:16:34qui subit les conséquences.
00:16:35Donc,
00:16:36Édouard Geoffrey
00:16:37réagit d'une manière,
00:16:38moi,
00:16:38qui me paraît
00:16:39parfaitement inadaptée.
00:16:40Autant on peut se féliciter
00:16:42de la fermeté
00:16:43et de la répidité
00:16:44de l'action de la justice
00:16:45parce qu'il faut bien voir
00:16:46qu'en six jours,
00:16:48comparaison,
00:16:48immédiate
00:16:49et sanction
00:16:50de six mois
00:16:51de prison ferme.
00:16:52Je trouve que,
00:16:53moi,
00:16:53c'est remarquable,
00:16:54c'est clair
00:16:54et c'est net
00:16:55et c'est évident
00:16:56que c'est dû au fait
00:16:57qu'on est quasiment
00:16:58jour pour jour
00:16:59à un mois près,
00:17:00à six ans après
00:17:01la mort de Samuel Paty
00:17:03et le mot capitation
00:17:04a vraiment réveillé,
00:17:06je pense,
00:17:06la cour
00:17:07qui s'est dit
00:17:08c'est pas possible,
00:17:09on peut pas laisser faire ça
00:17:10et être assez,
00:17:12comment dire...
00:17:13Vous croyez,
00:17:14sincèrement,
00:17:14Anne Coffinier,
00:17:15vous pensez que
00:17:15le fait que cet homme
00:17:16soit passé en comparution
00:17:17immédiate,
00:17:18que la décision de justice
00:17:20soit tombée aussi rapidement
00:17:22et pour une fois
00:17:24avec fermeté,
00:17:24c'est vrai
00:17:24parce qu'on a souvent tendance,
00:17:25il faut dire aussi
00:17:26quand ça fonctionne,
00:17:27on dit souvent
00:17:27quand ça fonctionne pas,
00:17:28là il faut dire
00:17:29que la justice
00:17:29a été particulièrement efficace.
00:17:32Vous pensez
00:17:32que ça a un lien
00:17:33justement
00:17:33avec le précédent
00:17:37et les précédents
00:17:38évidemment liés
00:17:39notamment
00:17:39à l'assassinat
00:17:40de Samuel Paty ?
00:17:41J'en suis sûre
00:17:42et je suis sûre
00:17:43que c'est avant tout
00:17:44une question sémantique.
00:17:45il aurait dit,
00:17:47il aurait insulté
00:17:48de différentes manières,
00:17:50il aurait probablement eu
00:17:51une réponse très faible
00:17:52mais comme il y a eu
00:17:54le mot de dire
00:17:54qu'il allait couper la tête,
00:17:57eh bien là,
00:17:58il y a eu tout de suite
00:17:59un écho
00:17:59et c'était pas possible
00:18:00de ne rien faire.
00:18:01Donc ça,
00:18:02je trouve que,
00:18:02bon,
00:18:02même s'il faudrait
00:18:04que ça soit plus systématique,
00:18:05c'est un aspect positif
00:18:06et il faut le souligner
00:18:07quand la justice réagit
00:18:09d'une manière...
00:18:10Bien sûr,
00:18:10vous avez raison.
00:18:10Philippe de Gesta,
00:18:11vous êtes de cet avis ?
00:18:12Oui,
00:18:12je suis de cet avis,
00:18:13ça prouve que quand la justice
00:18:14a envie de faire son travail
00:18:16de manière sérieuse,
00:18:16elle est capable de le faire.
00:18:17Donc on vient de le voir,
00:18:19c'est encourageant
00:18:19et j'ai envie de dire
00:18:20à l'ensemble de la magistrature
00:18:22sans faire d'amalgame
00:18:23à l'ensemble des juges,
00:18:24vous voyez,
00:18:24quand on peut,
00:18:25quand on veut,
00:18:25on peut le faire.
00:18:26Et puis je voudrais
00:18:26dans le sens
00:18:27que disait aussi Anne Coffiner
00:18:28tout de suite,
00:18:28je trouve que la réponse
00:18:30grandiloquente
00:18:31du ministre
00:18:31d'éducation nationale
00:18:32est complètement
00:18:33à côté de la plaque
00:18:33parce que c'est quoi
00:18:34le décret dont il a parlé ?
00:18:36Ça consiste simplement
00:18:37à déplacer le problème.
00:18:38Oui.
00:18:39Ça consiste à déplacer le problème.
00:18:40Alors après,
00:18:41ça consiste à déplacer le problème,
00:18:42à éloigner en tous les cas
00:18:44le parent de le professeur.
00:18:46On va mettre l'enfant
00:18:47dans une autre école
00:18:47et le parent sera toujours
00:18:48parent d'elle
00:18:48dans une autre école.
00:18:49Après,
00:18:50l'enfant doit être scolarisé.
00:18:51En plus,
00:18:51pour le coup,
00:18:52l'enfant n'est pas forcément
00:18:54responsable.
00:18:54Ce que je veux dire par là,
00:18:55c'est que c'est très bien
00:18:56de s'attaquer aux symptômes
00:18:57en déplaçant en l'occurrence
00:18:59le symptôme.
00:19:00Mais on ne s'est toujours
00:19:01pas intéressé pour l'instant
00:19:02aux causes.
00:19:03Et c'est un peu ce qu'on évoquait
00:19:04tout à l'heure
00:19:05parce que je voudrais
00:19:06quand même rappeler aussi
00:19:06que Foga,
00:19:07c'est une commune rurale
00:19:08de 2000 habitants
00:19:09et on est dans une école primaire.
00:19:10Et ça fait écho
00:19:11à ce qu'on disait tout à l'heure
00:19:12à propos des grandes villes,
00:19:13des moyennes villes,
00:19:14comme vous le disiez tout à l'heure
00:19:15et puis maintenant
00:19:15en zone rurale.
00:19:17Mais vous avez raison.
00:19:18Alors je voudrais
00:19:19qu'on se penche
00:19:20sur le jugement.
00:19:21Donc,
00:19:21comparution immédiate,
00:19:22il a présenté
00:19:23des excuses
00:19:25affirmant
00:19:25n'avoir pas mesuré
00:19:26la gravité
00:19:27de ce qu'il disait.
00:19:28Ça,
00:19:29c'est intéressant également.
00:19:31Il se définit
00:19:32comme très,
00:19:33très protecteur
00:19:33de ses enfants.
00:19:34Il a ajouté
00:19:34je ne suis pas
00:19:35quelqu'un de violent
00:19:36à la base.
00:19:36Je ne sais pas
00:19:37ce qui m'est arrivé
00:19:38ce jour-là.
00:19:38On est avec Patrick Courdet
00:19:39qui est psychiatre,
00:19:40criminologue.
00:19:41Merci d'être avec nous
00:19:42ce soir sur CNews.
00:19:43Comment est-ce qu'on peut
00:19:44dire une chose pareille ?
00:19:46Comment est-ce qu'on en arrive
00:19:47à de tels excès de violence
00:19:48et dire après
00:19:50je ne sais pas
00:19:50ce qui m'a pris,
00:19:51je ne suis pas comme ça
00:19:52d'habitude,
00:19:53je ne sais pas
00:19:53ce qui m'est arrivé ?
00:19:55Je crois que la violence
00:19:56elle est partout.
00:19:57Le problème
00:19:58c'est savoir
00:19:59si on est capable
00:19:59ou non
00:20:00de maîtriser
00:20:01les pulsions
00:20:02que l'on a en soi.
00:20:03L'être humain
00:20:04par essence
00:20:04est violent
00:20:05et puis
00:20:06l'éducation,
00:20:08la communauté,
00:20:09la socialité
00:20:10permet
00:20:11de canaliser
00:20:12les actes violents.
00:20:14Cette personne
00:20:15manifestement
00:20:16se sent
00:20:17dans la toute puissance
00:20:18et
00:20:19en ayant
00:20:20l'impression
00:20:21que son fils
00:20:22est agressé
00:20:23va prononcer
00:20:24des choses
00:20:24qui sont absolument
00:20:26effrayantes,
00:20:28terrorisantes
00:20:28alors que
00:20:29normalement
00:20:30il pourrait dire
00:20:31je veux voir
00:20:32l'institutrice
00:20:33ou l'instituteur
00:20:33et régler ce problème
00:20:35de façon différente.
00:20:36Or,
00:20:36maintenant,
00:20:37on s'aperçoit
00:20:38que plus
00:20:39le temps passe,
00:20:41plus on est dans
00:20:42l'acte
00:20:43plutôt que dans
00:20:43la médiation.
00:20:45Mais le constat
00:20:46que vous faites
00:20:46il est effectivement
00:20:48terrible
00:20:48parce que
00:20:49Anne Coffinier
00:20:49vous avez peut-être
00:20:50quelque chose
00:20:50à ajouter.
00:20:52Moi j'ai souvenir
00:20:53que quand on était élève
00:20:54et qu'on se faisait
00:20:56punir par un professeur
00:20:58ça nous est tous arrivé
00:20:59on rentrait chez nous
00:21:00et en général
00:21:00on se prenait une deuxième
00:21:01punition de nos parents
00:21:02lorsqu'on leur racontait.
00:21:03Aujourd'hui
00:21:05ça arrive encore aujourd'hui
00:21:06mais en revanche
00:21:06on a aussi un autre phénomène
00:21:08qui arrive
00:21:08c'est-à-dire que
00:21:09l'élève se fait punir
00:21:10par le professeur
00:21:11et lorsqu'il raconte ça
00:21:12à ses parents
00:21:12et bien ses parents
00:21:13finalement
00:21:15convoquent le professeur
00:21:16c'est-à-dire normalement
00:21:16c'est les parents
00:21:17qui étaient convoqués
00:21:17là les parents
00:21:18convoquent le professeur
00:21:19s'en prennent au professeur
00:21:21alors des fois
00:21:21de façon
00:21:24cordiale
00:21:25en tous les cas
00:21:25essaient de chercher
00:21:26des explications
00:21:26et puis
00:21:27certains qui sont plus violents
00:21:28en viennent au mot
00:21:29et on le voit au jette.
00:21:30Il y a quelque chose
00:21:31qui a changé en tous les cas
00:21:32au niveau de la société
00:21:34au niveau de l'approche
00:21:35des parents
00:21:35en ce qui concerne
00:21:36l'autorité des professeurs
00:21:37et des enseignants.
00:21:39Non alors
00:21:39je crois qu'il y a une chose
00:21:40importante à dire.
00:21:41Alors
00:21:41je vous donne la parole
00:21:43Patrick Courdet
00:21:43dans une seconde
00:21:44Anne Cofinier
00:21:45allez-y.
00:21:46On est vraiment
00:21:47dans une situation
00:21:48typique de victimisation
00:21:49revenons sur ce qu'a dit
00:21:51exactement le père de famille
00:21:52devant la directrice
00:21:53il a dit
00:21:54on ne traite pas
00:21:55mon fils de caïd
00:21:56ne soyez pas étonné
00:21:57s'il vient avec un couteau
00:21:59et qu'il vous plante
00:22:02donc
00:22:03il faut quand même
00:22:04revenir au fait
00:22:05et donc
00:22:06qu'est-ce que ça veut dire
00:22:06ça veut dire
00:22:07en fait
00:22:08vous nous traitez de caïd
00:22:10donc vous nous renvoyez
00:22:11à un imaginaire
00:22:12dégradant
00:22:13violent
00:22:14colonial
00:22:15tout ce qu'on veut
00:22:17donc
00:22:18vous commettez
00:22:19une agression symbolique
00:22:20vous
00:22:21nous
00:22:22humiliez
00:22:22et donc
00:22:24nous avons
00:22:24le droit
00:22:26de nous défendre
00:22:27de manière violente
00:22:28en
00:22:29rétablissant
00:22:30l'ordre
00:22:31nous-mêmes
00:22:31et en acceptant
00:22:33ce type de traitement
00:22:34donc là
00:22:35on est vraiment
00:22:35dans une logique
00:22:36qui est une logique
00:22:37de victimisation
00:22:38qui justifie
00:22:39la violence
00:22:40alors après
00:22:40pourquoi il a présenté
00:22:41ses excuses
00:22:42parce que son avocat
00:22:43a dû lui dire
00:22:44oui bien sûr
00:22:45voilà
00:22:45que là il fallait
00:22:46rétro-pédaler
00:22:47sinon c'était
00:22:47quelque chose
00:22:48de très grave
00:22:49alors que dit
00:22:49la condamnation
00:22:50précisément
00:22:51six mois
00:22:52d'emprisonnement
00:22:52stage de citoyenneté
00:22:53interdiction
00:22:54de paraître
00:22:54dans les locaux
00:22:55et dans la rue
00:22:56qui bordent l'école
00:22:56pendant trois ans
00:22:57interdiction
00:22:58d'approcher la victime
00:22:59interdiction
00:23:00de détenir
00:23:00de porter une arme
00:23:01pendant cinq ans
00:23:02incarcéré
00:23:03donc immédiatement
00:23:03on le disait
00:23:04un euro symbolique
00:23:05à la victime
00:23:05bon
00:23:05toujours est-il
00:23:07que cette enseignante
00:23:08elle risque d'être
00:23:09traumatisée à vie
00:23:10écoutez ce que disait
00:23:11Didier Le Maire
00:23:11il est professeur de philosophie
00:23:13lanceur d'alerte aussi
00:23:14sur l'entrisme islamique
00:23:15il est beaucoup intervenu
00:23:17après les meurtres
00:23:18de Samuel Paty
00:23:18et Dominique Bernard
00:23:19il réagissait
00:23:21cet après-midi
00:23:22ce matin même
00:23:22sur l'antenne d'Europe 1
00:23:24écoutez-le
00:23:24les violences
00:23:26en milieu scolaire
00:23:27sacroin
00:23:28c'est l'offensive
00:23:29islamiste
00:23:30contre l'école
00:23:31et toujours
00:23:32toujours présente
00:23:34c'est une menace
00:23:35de mort
00:23:35à caractère terroriste
00:23:39la personne
00:23:40en cours
00:23:40cinq ans
00:23:41de prison
00:23:45mais il faut
00:23:46bien comprendre
00:23:47que dans cette affaire
00:23:48si les faits
00:23:48sont avérés
00:23:50il s'agit
00:23:51d'une menace
00:23:52qui ne peut pas
00:23:53être traitée
00:23:53seulement par le droit
00:23:55puisqu'elle relève
00:23:56d'une idéologie
00:23:57politique
00:23:58qui prône
00:23:59la destruction
00:24:00de notre société
00:24:01à travers l'école
00:24:02cette menace
00:24:03contre cette enseignante
00:24:05est une menace
00:24:06contre notre société
00:24:07entière
00:24:08c'est intéressant
00:24:10ce que dit
00:24:10Didier Lemaire
00:24:12Jean-Christophe Galien
00:24:13quand on menace
00:24:14un enseignant
00:24:15on menace notre société
00:24:16directement
00:24:17on menace
00:24:18notre société
00:24:18l'étape droite
00:24:19car il m'a disait tout à l'heure
00:24:20qu'il utilisait des mots
00:24:22il importe le vocabulaire
00:24:23de la terreur
00:24:24à l'intérieur de l'école
00:24:26c'est pas rien
00:24:26à l'école
00:24:27c'est un sanctuaire républicain
00:24:28quand on vient à l'école
00:24:29et tout le monde le sait
00:24:30aujourd'hui
00:24:30c'est-à-dire qu'une partie
00:24:32du travail
00:24:33d'entrisme
00:24:34de déstabilisation
00:24:35voire
00:24:37d'assimilation
00:24:38inversée
00:24:38on va dire
00:24:39de ce qui se passe
00:24:40et notamment des mouvements
00:24:41islamistes
00:24:41et pas radicaux
00:24:42il n'y a pas besoin
00:24:42de dire radicaux
00:24:44c'est l'école
00:24:44c'est le sport
00:24:45c'est la culture
00:24:46et ainsi de suite
00:24:46et on ne le découvre
00:24:48pas simplement à l'école
00:24:48on le trouve à l'université
00:24:49et on le trouve partout
00:24:50et financé d'ailleurs
00:24:51par des états étrangers
00:24:52donc on est face
00:24:52à quelque chose
00:24:53qui aujourd'hui
00:24:54que l'homme soit conscient
00:24:55de ce qu'il a fait
00:24:56ou qu'il ne soit pas conscient
00:24:58lorsque madame Coffini
00:24:59a raconté
00:24:59ce qu'il a pu dire
00:25:00il ne s'agit pas simplement
00:25:01je vais te décapiter
00:25:02il va dire
00:25:02tu traites mon fils de caïd
00:25:03qui devait certainement
00:25:04se comporter en caïd
00:25:05c'est les petits caïds
00:25:06ça veut dire quoi
00:25:07c'est une expression
00:25:07qu'on utilisait auparavant
00:25:08qui n'était pas dégradante
00:25:09c'est celle de celui
00:25:10qui veut se croire le chef
00:25:11à l'heure d'une classe
00:25:11et ça arrive aujourd'hui
00:25:13malheureusement dans le primaire
00:25:14pas encore à la maternelle
00:25:15mais peut-être que
00:25:16dans quelques années
00:25:17malheureusement
00:25:17si on continue à laisser faire
00:25:18et bien ça se passera comme ça
00:25:19là il s'agit de ça
00:25:20donc quand le père
00:25:21après il s'agit de ça
00:25:21mais j'ai presque envie de dire
00:25:22c'est un autre problème
00:25:23c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:25:25le rôle du professeur
00:25:26c'est de marquer son autorité
00:25:28de nommer le mal
00:25:28et de dire c'est terminé
00:25:29ça ne se passera plus comme ça
00:25:31voire dans certains cas
00:25:32de le punir
00:25:32voire de le punir différemment
00:25:33et donc à partir de là
00:25:34quand le père réagit
00:25:35quand la famille réagit
00:25:36là vous avez raison
00:25:37quand je vous disais tout à l'heure
00:25:38tous les parents ne font pas ça
00:25:39bien sûr que les parents continuent
00:25:41heureusement
00:25:41et que leurs enfants ont été corrigés
00:25:42de les corriger aussi à la maison
00:25:43et de jouer le jeu
00:25:44d'un système qui est le leur
00:25:46quand votre système
00:25:47n'est pas le vôtre
00:25:48quand vous n'adhérez pas
00:25:49à ce système-là
00:25:50quand vous n'êtes pas
00:25:50à l'intérieur de cet ensemble
00:25:51quand vous parlez de correction
00:25:52je vous reprends
00:25:53non mais correction
00:25:54on est bien d'accord
00:25:55c'est-à-dire vous allez à ce moment-là
00:25:56dire tu as commis une faute
00:25:58chez nous on ne va pas t'absoutre
00:26:00c'est quelque chose
00:26:00que tu veux encore
00:26:01non pas
00:26:01on va te punir nous aussi
00:26:03ou en tout cas
00:26:03on va soutenir l'enseignant
00:26:05là vous appartenez au système
00:26:08quand quelqu'un fait
00:26:09ou dit ce qu'il a dit
00:26:10ou va voulu faire ce qu'il fait
00:26:11il est sorti du système
00:26:12qu'il soit relié
00:26:14à un groupe
00:26:15quel qu'il soit
00:26:16qu'il soit infusé
00:26:17par une idéologie
00:26:17qu'il soit quelqu'un
00:26:19qui simplement vit
00:26:20de cette manière
00:26:20d'un ensemble
00:26:21qui lui réagit comme ça
00:26:22la question elle n'est pas
00:26:24simplement pour l'école
00:26:24elle est pour
00:26:25encore une fois
00:26:25ceux qui nous gouvernent
00:26:26et nous-mêmes aussi
00:26:27elle est pour notre société
00:26:28et quasiment pour notre civilisation
00:26:30lorsqu'on en est là
00:26:30parce que c'est l'école
00:26:31et ce n'est pas simplement
00:26:32un espace indifférent
00:26:34Karim Abriquet
00:26:34qui est un véritable point de bascule
00:26:35on l'observe évidemment
00:26:36dans notre système éducatif
00:26:38qui est global
00:26:39on a parlé ces derniers jours
00:26:40évidemment
00:26:41des problèmes de niveau
00:26:43il y a des problèmes
00:26:44de sécurité
00:26:44et on voit
00:26:45le problème d'autorité
00:26:46aujourd'hui
00:26:47il y a un choc
00:26:49il y a une chute
00:26:49de l'autorité
00:26:50des enseignants
00:26:52c'est un problème
00:26:52de société globale
00:26:54au niveau de notre pays
00:26:55est-ce que ça s'observe
00:26:57aussi ailleurs ?
00:26:58je ne sais pas
00:26:58par exemple
00:26:58est-ce qu'au Québec
00:26:59aujourd'hui
00:27:00est-ce qu'on observe aussi
00:27:01des problèmes
00:27:03au niveau du monde
00:27:04de l'éducation ?
00:27:06chaque société
00:27:07a ses problèmes
00:27:07évidemment
00:27:08mais je trouve
00:27:09que ce niveau
00:27:09d'entendre parler
00:27:11par exemple
00:27:11de décapitation
00:27:12l'affaire Samuel Paty
00:27:13ce n'est pas quelque chose
00:27:14qu'on a vu
00:27:15donc il y a quand même
00:27:16quelque chose
00:27:16d'assez spécifique
00:27:17il y a une menace
00:27:18plus grande
00:27:19je dirais quand même
00:27:20du côté de la France
00:27:21à ce chapitre
00:27:22comment est-ce qu'elle a raisonné
00:27:23d'ailleurs l'affaire Samuel Paty
00:27:24notamment
00:27:25outre-Atlantique ?
00:27:26ça a eu énormément d'écho
00:27:28je veux dire
00:27:29les yeux du monde entier
00:27:30se sont rivés aussi
00:27:31vers la France
00:27:31parce que c'est le paradoxe
00:27:33la France est encore perçue
00:27:34c'était cette idée
00:27:35cette grandeur de la France
00:27:37pays de la liberté
00:27:38bien sûr
00:27:38pays quand même
00:27:39avec toute cette culture
00:27:40pays des lumières
00:27:42exactement
00:27:43donc on se dit
00:27:44ok c'est ce pays
00:27:45mais en même temps
00:27:45il y a toute cette menace
00:27:46on a vu les attentats islamistes
00:27:48qui se sont déroulés
00:27:49chez vous
00:27:50pendant plusieurs années
00:27:51en fait
00:27:51il y a eu
00:27:52ces épisodes
00:27:53absolument dramatiques
00:27:54et on voit
00:27:55maintenant dans les écoles
00:27:56et je pense
00:27:57sur cet enjeu
00:27:57de la sécurité
00:27:59sur les enjeux
00:28:00particulièrement sur la sécurité
00:28:01c'est quelque chose
00:28:02qui est quand même
00:28:03on a l'impression
00:28:03qu'il y a une forme
00:28:04de déclin
00:28:04que ce n'était pas
00:28:05la France
00:28:06il y a quelques années
00:28:07de ça
00:28:07quelques décennies
00:28:08que la situation
00:28:09s'est empirée
00:28:09malheureusement
00:28:10donc il y a ce paradoxe
00:28:12entre la beauté
00:28:13la grandeur
00:28:14la culture
00:28:15l'histoire de la France
00:28:16c'est ce qui fait
00:28:16justement cette grandeur-là
00:28:18et en même temps
00:28:19cet aspect de déclin
00:28:20on se dit
00:28:21mais où va la France
00:28:22avec les enjeux
00:28:23de sécurité
00:28:23les enjeux migratoires
00:28:25une sorte d'impression
00:28:26de perte de maîtrise
00:28:28un peu de son destin
00:28:29donc c'est à la fois
00:28:30un grand amour
00:28:31de la France
00:28:31on souhaite
00:28:32qu'elle poursuive
00:28:34son destin
00:28:35et qu'elle poursuive
00:28:36cette grandeur-là
00:28:36et en même temps
00:28:37on voit à quel point
00:28:38les problèmes
00:28:39se sont accumulés
00:28:40j'aimerais qu'on revienne
00:28:41justement sur les différents
00:28:42cas de menaces
00:28:42d'agressions
00:28:43qu'ont frappé le monde
00:28:44enseignant
00:28:45ces dernières années
00:28:46avec vous
00:28:46bonsoir Sarah Fenzari
00:28:48qui nous a rejoint
00:28:49de la rédaction
00:28:50de CNews
00:28:51évidemment
00:28:52cette affaire
00:28:52elle fait écho
00:28:53à plusieurs drames
00:28:54récents Sarah
00:28:55tout à fait
00:28:56on se souvient évidemment
00:28:57et on en a parlé
00:28:57de Samuel Paty
00:28:59c'était en octobre 2020
00:29:00il y a 6 ans
00:29:01à Conflans
00:29:02Saint-Honorine
00:29:03ce professeur
00:29:04d'histoire-géographie
00:29:05est assassiné
00:29:06puis décapité
00:29:07à la sortie
00:29:07de son collège
00:29:08par un terroriste
00:29:09islamiste
00:29:10de 18 ans
00:29:113 ans plus tard
00:29:12c'est Agnès Lassalle
00:29:14professeure d'espagnol
00:29:16elle avait 52 ans
00:29:17elle est en plein cours
00:29:18au collège
00:29:19lycée privé catholique
00:29:20Saint-Jean-Thomas d'Aquin
00:29:21à Saint-Jean-de-Luzes
00:29:22lorsque le cours
00:29:23touche à sa fin
00:29:24son élève de 16 ans
00:29:25se lève
00:29:26verrouille la porte
00:29:27de la classe
00:29:28et la poignarde à mort
00:29:29au niveau de la poitrine
00:29:31avec un couteau de cuisine
00:29:32l'élève sera condamné
00:29:34à 15 ans
00:29:34de réclusion
00:29:35par la cour d'assises
00:29:36des mines
00:29:37et puis il y a
00:29:37quelques mois plus tard
00:29:39Dominique Bernard
00:29:40lui aussi
00:29:40était enseignant
00:29:42professeur de l'aide
00:29:43plus précisément
00:29:44et il a été tué
00:29:44dans son établissement
00:29:46c'était à Arras
00:29:47en octobre 2023
00:29:48lors d'une attaque
00:29:50terroriste islamiste
00:29:51par son ancien élève
00:29:52fichier S pour radicalisation
00:29:54Mohamed Mogouchov
00:29:56son frère cadet
00:29:57et son cousin Michael
00:29:58et depuis Sarah
00:29:59les affaires continuent
00:30:01exactement
00:30:01regardez à nos gens
00:30:03c'était en juin 2025
00:30:05Mélanie est surveillante
00:30:06elle a 31 ans
00:30:07et elle est poignardée
00:30:09à mort
00:30:09par un collégien
00:30:10de 14 ans
00:30:11lors d'un contrôle
00:30:12de sac à dos
00:30:14à Antibes
00:30:14dans un lycée horticole
00:30:16une professeure d'anglais
00:30:17de 52 ans
00:30:18est attaquée au couteau
00:30:19par un ancien élève
00:30:20et puis à Saint-Marie-sur-Mer
00:30:22en février dernier
00:30:22une professeure d'art plastique
00:30:25de 60 ans
00:30:25reçoit plusieurs coups de couteau
00:30:27en plein cours
00:30:28son agresseur présumé
00:30:29c'est un élève
00:30:30de 14 ans
00:30:31mais au-delà des coups
00:30:32il y a aussi
00:30:32vous l'avez dit Michael
00:30:34les menaces
00:30:35des professeurs menacés
00:30:36parfois par les élèves
00:30:37parfois par les parents
00:30:38et la famille
00:30:38pour de simples remarques
00:30:41des sanctions
00:30:41des mauvaises notes
00:30:42vis-à-vis de leurs enfants
00:30:44rappelez-vous
00:30:45c'est assez récent
00:30:46c'est en février dernier
00:30:47à La Rochette
00:30:48en Seine-et-Marne
00:30:49un père d'élève
00:30:50menace lui aussi
00:30:51de couper la tête
00:30:53au professeur de sa fille
00:30:55à l'approviseur
00:30:57mais aussi au CPE
00:30:58du lycée
00:30:59le 27 avril dernier
00:31:00c'est à Roubaix
00:31:01qu'un professeur de mathématiques
00:31:02est menacé au couteau
00:31:03par un élève de 15 ans
00:31:05pour écouter bien
00:31:07lui avoir confisqué son cahier
00:31:09il est désormais difficile
00:31:11de parler d'épiphénomène
00:31:13factuellement
00:31:14ces menaces
00:31:15deviennent presque courantes
00:31:16une violence
00:31:17qui caractérise
00:31:18notre société
00:31:19et qui finit même
00:31:21par franchir les grilles
00:31:21de l'école
00:31:22où le professeur
00:31:23était autrefois
00:31:24figure d'autorité
00:31:26et devient aujourd'hui
00:31:27une cible
00:31:27Merci beaucoup Sarah Fenzari
00:31:30Anne Cofinier
00:31:31le métier de prof
00:31:33est-il devenu un métier dangereux ?
00:31:36C'est clairement devenu
00:31:37un métier dangereux
00:31:38et je voudrais revenir
00:31:38sur le fait
00:31:39que la réaction
00:31:40du ministère
00:31:41de l'éducation nationale
00:31:42n'a pas été adaptée
00:31:43On grandit le terme
00:31:44de protection fonctionnelle
00:31:46on a l'impression
00:31:46que c'est un bouclier magique
00:31:48mais qu'est-ce que c'est
00:31:49la protection fonctionnelle ?
00:31:50C'est un soutien psychologique
00:31:51et la prise en charge financière
00:31:53des frais de justice
00:31:54c'est en aucune manière
00:31:56une protection
00:31:57de l'intégrité physique
00:31:58des professeurs
00:31:59C'est la première chose
00:32:00Ensuite quand on regarde
00:32:01le vocabulaire
00:32:01qui est choisi par le ministre
00:32:04qu'est-ce qu'il dit ?
00:32:04Le ministre il dit
00:32:05que ce sont des menaces inadmissibles
00:32:07Mais pourquoi ?
00:32:08Ça existe des menaces admissibles ?
00:32:10Ça veut dire qu'on est déjà
00:32:11dans une habitude
00:32:12Il y a des menaces
00:32:13bon ça c'est banal
00:32:14c'est tous les jours
00:32:14et puis il y a des menaces
00:32:15qui sont inadmissibles
00:32:16c'est quand on parle
00:32:17de décapitation
00:32:18Donc ça veut dire
00:32:19qu'on est déjà
00:32:19dans une culture d'impunité
00:32:20Et quand on regarde la réaction
00:32:22alors on est tout content
00:32:23parce qu'on applique
00:32:24un nouveau décret
00:32:25qui a été pris cet été
00:32:26donc c'est merveilleux
00:32:27pouvoir en faire
00:32:27la publicité d'action
00:32:29du gouvernement
00:32:29et ce décret
00:32:31c'est tout simplement
00:32:31quelque chose de honteux
00:32:33En fait on est incapable
00:32:35de traiter le problème
00:32:35donc on le déplace
00:32:36Et ça fait vraiment placer
00:32:38à la proposition
00:32:39de Gabriel Attal
00:32:40qui disait que
00:32:41pour les enfants harcelés
00:32:43et bien maintenant
00:32:44il va falloir
00:32:44de la manière suivante
00:32:45de déplacer le harceleur
00:32:47Donc en fait
00:32:48ça veut dire qu'en France
00:32:50dans nos établissements
00:32:51on a des enfants
00:32:52et des parents
00:32:54qui ne respectent pas
00:32:55le service public
00:32:56qui ne respectent pas
00:32:57la règle du jeu
00:32:58et qu'est-ce qu'on fait
00:32:59on les déplace juste
00:33:00Il y a un moment
00:33:01où il faut qu'on se dise
00:33:02il doit y avoir une sanction
00:33:03peut-être pour faire
00:33:05des allocations familiales
00:33:06peut-être fin de la gratuité
00:33:08parce qu'on a la gratuité
00:33:09d'un service public
00:33:10parce qu'on le respecte
00:33:11Qu'est-ce que ça veut dire
00:33:13de détruire l'or au public
00:33:15menacer les professeurs
00:33:17empêcher les autres
00:33:18de travailler en des conditions
00:33:19sereines
00:33:20sans aucune sanction financière
00:33:22et en déplaçant juste
00:33:23le problème
00:33:23Donc là je pense
00:33:24que l'éducation nationale
00:33:25elle n'a pas pris
00:33:26la mesure de la chose
00:33:27elle ne protège pas
00:33:28ses professeurs
00:33:29elle ne protège pas
00:33:30les parents
00:33:30et qu'est-ce que ça va occasionner
00:33:32ça va occasionner
00:33:33une fuite massive
00:33:34vers le privé
00:33:35légitime
00:33:36Regardez juste
00:33:37le taux de confiance
00:33:38juste ce chiffre là
00:33:39le taux de confiance
00:33:41aujourd'hui
00:33:41des professeurs
00:33:43dans l'avenir
00:33:43du système
00:33:45éducatif français
00:33:46Sondage de l'UNSAD
00:33:47il y a deux jours
00:33:480,3%
00:33:50des professeurs
00:33:51sont confiants
00:33:52dans l'avenir
00:33:53du système éducatif français
00:33:55C'est un chiffre
00:33:56catastrophique
00:33:57C'est un échec terrible
00:33:58et vous avez raison
00:33:59de le souligner
00:34:00Anne Cofinier
00:34:01merci beaucoup
00:34:01d'avoir été avec nous
00:34:02experte en éducation
00:34:03Patrick Courdet
00:34:04vous souhaitez ajouter
00:34:05quelque chose
00:34:05un dernier mot
00:34:07Oui je pense
00:34:08qu'on se penche
00:34:09sur le problème
00:34:10de l'enfant
00:34:11moi je pense
00:34:12que ce serait
00:34:12beaucoup plus important
00:34:13de se pencher
00:34:13sur le problème
00:34:14des parents
00:34:14c'est-à-dire
00:34:15qu'en fin de compte
00:34:17l'enfant est devenu
00:34:18un petit peu
00:34:18l'enfant roi
00:34:19dans la société actuelle
00:34:21et l'instituteur
00:34:24n'est qu'au service
00:34:25de la famille
00:34:26alors que
00:34:27ça serait l'inverse
00:34:28en fin de compte
00:34:28et lorsque
00:34:30tant que la famille
00:34:32ne respectera pas
00:34:33c'est-à-dire
00:34:33le père
00:34:34entre guillemets
00:34:35le père
00:34:35au niveau symbolique
00:34:36bien entendu
00:34:37ne respecte pas
00:34:38les paradigmes
00:34:39de la société
00:34:43tout par avolo
00:34:45il est évident
00:34:46que
00:34:47c'est pas le gamin
00:34:48qui est totalement
00:34:49responsable
00:34:49de la situation
00:34:51c'est le père
00:34:52
00:34:52il a été incarcéré
00:34:54par exemple
00:34:54et c'est le père
00:34:55qui est responsable
00:34:56de la tentative
00:34:57de passage à l'acte
00:34:58de menaces
00:34:59etc
00:34:59parce qu'on a
00:35:01touché à son enfant
00:35:02et il n'a pas pris
00:35:03le recul
00:35:04pour savoir
00:35:05pourquoi
00:35:05un enfant
00:35:06a été sanctionné
00:35:07pourquoi
00:35:08en fin de compte
00:35:08l'autorité
00:35:09moi j'ai souvenir
00:35:10quand j'étais gamin
00:35:12il y a longtemps
00:35:13de ça
00:35:13bien entendu
00:35:14l'instituteur
00:35:15avait
00:35:17systématiquement raison
00:35:18le professeur
00:35:19avait systématiquement
00:35:20raison
00:35:20et mon père
00:35:22me disait
00:35:23ils ont raison
00:35:24s'ils t'ont puni
00:35:25c'est que tu le méritais
00:35:26maintenant
00:35:27t'es puni
00:35:29c'est illogique
00:35:30je vais sanctionner
00:35:32le censeur
00:35:33qui t'a puni
00:35:33merci beaucoup
00:35:34merci Patrick Courdet
00:35:35d'avoir été avec nous
00:35:35psychiatre, criminologue
00:35:37merci à vous
00:35:38on va marquer
00:35:38une très très courte pause
00:35:39on va dans un instant
00:35:40vous parler de cette agression
00:35:41d'une violence extrême
00:35:43qui a coûté
00:35:44la vie à Étienne
00:35:45ça s'est passé à Putot
00:35:47on l'évoquait tout à l'heure
00:35:48dans les Hauts-de-Seine
00:35:48le principal suspect
00:35:49un soudanais
00:35:50en situation irrégulière
00:35:52est déjà connu
00:35:52des services de police
00:35:53il a été interpellé
00:35:55mis en examen
00:35:56son parcours
00:35:56et sa situation administrative
00:35:58soulèvent de nombreuses questions
00:36:01Étienne Drouin
00:36:02avait 31 ans
00:36:03dans la nuit du 23 août
00:36:05il est retrouvé ici
00:36:06à hauteur de cette passerelle
00:36:07qui relie la défense
00:36:08à l'île de Putot
00:36:09grièvement blessé au visage
00:36:11il mourra
00:36:12quelques jours plus tard
00:36:13le 1er septembre
00:36:14à l'hôpital
00:36:14voilà on va tout vous raconter
00:36:16vous montrer évidemment
00:36:17ce qui s'est passé
00:36:18et tenter de comprendre
00:36:19avec vous
00:36:20restez avec nous pour la suite de Soir Info
00:36:22on vient dans une poignée de secondes
00:36:23sur CNews
00:36:27merci de nous rejoindre
00:36:28pour la suite de Soir Info
00:36:30sur CNews
00:36:31on va parler de cette
00:36:34terrible agression
00:36:35agression mortelle
00:36:36qui s'est déroulée
00:36:37à Putot
00:36:39on va regarder
00:36:40sans plus attendre
00:36:41ce sujet
00:36:42on en parle juste après
00:36:47Etienne Drouin
00:36:48avait 31 ans
00:36:49dans la nuit du 23 août
00:36:50il est retrouvé ici
00:36:51à hauteur de cette passerelle
00:36:53qui relie la défense
00:36:54à l'île de Putot
00:36:55grièvement blessé au visage
00:36:56il mourra
00:36:57quelques jours plus tard
00:36:58le 1er septembre
00:36:59à l'hôpital
00:37:00selon son CV
00:37:02que nous avons pu consulter
00:37:03Etienne Drouin
00:37:04avait notamment travaillé
00:37:05dans la restauration
00:37:06et dans une grande enseigne
00:37:07de magasins
00:37:07il avait également étudié
00:37:09la vente
00:37:09à Neuilly-sur-Seine
00:37:10l'ensemble de son parcours
00:37:12professionnel et étudiant
00:37:13s'est déroulé
00:37:13dans le département
00:37:14des Hauts-de-Seine
00:37:15l'enquête progresse
00:37:16grâce aux caméras
00:37:17de vidéosurveillance
00:37:18et à des traces ADN
00:37:19retrouvées sur un vêtement
00:37:20de la victime
00:37:20les images montrent Etienne
00:37:22suivie pendant de longues
00:37:23minutes par un individu
00:37:24avant que celui-ci
00:37:25ne prenne la fuite
00:37:26avec son téléphone
00:37:28et son sac à dos
00:37:28le principal suspect
00:37:30se nomme Samir A
00:37:31il est âgé de 25 ans
00:37:33il s'agit d'un ressortissant
00:37:34soudanais
00:37:35sans domicile fixe
00:37:36et en situation irrégulière
00:37:37sur le territoire français
00:37:39recherché après le décès
00:37:40d'Etienne Drouin
00:37:41il est interpellé
00:37:42le 5 septembre
00:37:43sur le parvis de la défense
00:37:44une EQTF lui est alors notifiée
00:37:46entendu par les enquêteurs
00:37:48ce dernier
00:37:48ni les faits
00:37:49qui lui sont reprochés
00:37:50il a depuis été mis en examen
00:37:52pour vol avec violence
00:37:53ayant entraîné la mort
00:37:54et placé en détention provisoire
00:37:57voilà pour ce sujet
00:37:59de Pierre Crépy
00:38:00on pense bien sûr
00:38:00à la famille d'Etienne
00:38:01c'est une agression
00:38:02d'une violence inimaginable
00:38:04qui s'est produit
00:38:05sur ce pont
00:38:06qui sépare la défense
00:38:08de plutôt
00:38:09Benjamin Comboulif
00:38:10qu'est-ce qui se passe
00:38:11concrètement
00:38:11quand on a affaire
00:38:14à une mise en examen
00:38:15de quelqu'un
00:38:16qu'au même moment
00:38:16on le notifie
00:38:17d'une EQTF
00:38:17est-ce qu'il est placé
00:38:18en CRA
00:38:19ou en détention provisoire ?
00:38:21ça ça dépend après
00:38:21de ce qui se passe
00:38:22dans la procédure
00:38:24si vous voulez
00:38:24ce qu'on note
00:38:25de toute façon
00:38:26c'est qu'avec
00:38:26l'action de police
00:38:28comme l'action administrative
00:38:31tout est en réaction
00:38:33tout le temps
00:38:33l'enquête de police
00:38:35elle est efficace
00:38:36l'interpellation se fait
00:38:37on souligne le travail
00:38:38de la police technique
00:38:38et scientifique
00:38:39qui permet de confondre
00:38:40l'auteur présumé
00:38:41mais c'est un travail
00:38:42de réaction
00:38:43c'est pas en amont
00:38:44derrière l'OQTF
00:38:45elle est délivrée
00:38:46quand ?
00:38:46elle est délivrée
00:38:47quand la personne
00:38:47est en garde à vue
00:38:48c'est-à-dire qu'à ce moment-là
00:38:49la préfecture va notifier
00:38:50l'OQTF à l'individu
00:38:52et c'est l'OQTF
00:38:53qui est réactionnel
00:38:54mais ça veut dire quoi ?
00:38:55c'est-à-dire demain
00:38:55s'il est condamné
00:38:56il devra d'abord purger sa peine
00:38:57alors ça c'est l'ITF
00:38:58il est une OQTF
00:38:59donc il est une notification
00:39:00administrative
00:39:01qui lui dit
00:39:01monsieur vous avez
00:39:0230 jours pour quitter le territoire
00:39:04à côté de ça
00:39:05vous avez la sanction de prison
00:39:06qui va logiquement intervenir
00:39:08si les faits sont avérés
00:39:09et il semble qu'il le soit
00:39:10à ce moment-là
00:39:11la justice peut prononcer
00:39:12une sanction pénale
00:39:13qui vient assortir
00:39:14la sanction initiale
00:39:15qui est une ITF
00:39:16une interdiction du territoire français
00:39:17et à la sortie de prison
00:39:19une fois qu'il a purgé
00:39:20sa peine chez nous
00:39:20parce que c'est comme ça
00:39:21que ça se passe
00:39:21dans cet ordre-là
00:39:22il fait sa peine chez nous
00:39:23derrière
00:39:24c'est une reconduite frontière
00:39:25dans la mesure
00:39:26où on est en capacité
00:39:27de le faire
00:39:27on n'a pas la certitude
00:39:28à ce moment-là
00:39:29parce qu'on a une défaillance
00:39:31sur la gestion
00:39:32à la fois
00:39:34de l'action de police-justice
00:39:35dans la mesure
00:39:35où c'est uniquement
00:39:36un travail irréactif
00:39:36dans la gestion administrative
00:39:38avec les expulsions
00:39:39parce qu'on n'y arrive pas
00:39:40dans bien trop de cas
00:39:41on est autour de 10%
00:39:42de l'exécution des OQTF
00:39:44donc on a une grosse lacune là-dessus
00:39:46et là dans son cas à lui
00:39:48comme souvent
00:39:49et vous le notiez
00:39:49il y a une expertise psychiatrique
00:39:51qui a été demandée
00:39:52pourquoi dans le cadre
00:39:53de l'instruction
00:39:54on veut cette expertise
00:39:55parce que oui c'est cohérent
00:39:56quand vous faites ça
00:39:56oui il y a une piste psychiatrique
00:39:58ok maintenant
00:39:59là où on peut voir
00:40:00un élément intéressant
00:40:01c'est que
00:40:02à la fois
00:40:03l'aspect
00:40:04des lacunes
00:40:05sur la politique migratoire
00:40:06et sur la gestion
00:40:07de la psychiatrie
00:40:07ça se recoupe
00:40:08parce qu'on a quantité
00:40:09de personnes migrantes
00:40:10qui viennent chez nous
00:40:11avec des troubles psychiatriques
00:40:12qu'ils avaient chez eux
00:40:13qui ne sont pas suivis
00:40:14chez nous
00:40:14et qui sont des bombes
00:40:15à retardement
00:40:15toujours est-il
00:40:16qu'on a un homme
00:40:17qui est battu à mort
00:40:18pour un portable
00:40:19pour quelques affaires
00:40:21on ne sait pas trop quoi
00:40:21moi j'ai grandi
00:40:23dans une famille
00:40:25avec une mère
00:40:26une grand-mère
00:40:26qui s'inquiétait beaucoup
00:40:27beaucoup d'anxiété
00:40:29quand on sortait seul
00:40:30à une certaine heure
00:40:31il fallait tout de suite
00:40:32téléphoner
00:40:33pour dire
00:40:33je suis bien arrivé
00:40:34et c'est vrai que
00:40:36on avait tendance
00:40:37à rire de tout ça
00:40:37sauf que
00:40:38il y a 15 ans
00:40:39on enrayait
00:40:40aujourd'hui
00:40:40on peut regarder
00:40:41les choses totalement
00:40:41différemment
00:40:42moi je comprends
00:40:43aujourd'hui
00:40:43qu'on puisse avoir peur
00:40:44ah bah heureusement
00:40:45mais c'est
00:40:46non seulement
00:40:46je comprends
00:40:48mais en plus
00:40:48on a peur
00:40:49on aurait pu
00:40:50n'importe qui
00:40:51aurait pu se trouver
00:40:51sur cette passerelle
00:40:52faire la mauvaise rencontre
00:40:54alors on a là
00:40:55non mais
00:40:56j'ai bien écouté
00:40:57ce qu'a dit
00:40:59notre ami
00:41:00Camboulif
00:41:01parce que là
00:41:01c'est quand même
00:41:02on a un individu
00:41:03qui n'a rien à faire
00:41:04sur le territoire
00:41:05il a tellement rien à faire
00:41:06sur le territoire
00:41:07qu'il est frappé
00:41:09par une QTF
00:41:11il tue quelqu'un
00:41:12au point
00:41:13dans un crime
00:41:16barbare
00:41:16il tue quelqu'un au point
00:41:18il va
00:41:19la police fait son travail
00:41:21l'arrête
00:41:21en réaction
00:41:22vous avez raison
00:41:23puisqu'elle ne peut
00:41:24agir que
00:41:24comme ça
00:41:26donc
00:41:27il va purger sa peine
00:41:28et
00:41:29au sortir de sa peine
00:41:30on ne sait même pas
00:41:32si on est capable
00:41:34de le renvoyer
00:41:35dans son pays
00:41:36c'est à dire que
00:41:37ça montre
00:41:38un état
00:41:39d'impuissance
00:41:40dont
00:41:41il n'a rien à faire là
00:41:42on ne sait pas
00:41:43pourquoi il est là
00:41:44il est là
00:41:44sur le territoire
00:41:45il vient du Tchad
00:41:46bon alors pourquoi
00:41:47il est là
00:41:47il n'a rien à faire là
00:41:48il est frappé
00:41:49par une obligation
00:41:50il vient du Soudan
00:41:51du Soudan
00:41:52pardon
00:41:52il est frappé
00:41:53par une obligation
00:41:55de quitter le territoire
00:41:56il va sans doute
00:41:57purger sa peine
00:41:58pour ce crime
00:41:59ignoble
00:42:00mais quand il va sortir
00:42:01on ne sait pas
00:42:03si on peut le renvoyer
00:42:04puisque de toute façon
00:42:05il aura une interdiction
00:42:06de figurer
00:42:08sur notre territoire
00:42:09donc notre impuissance
00:42:11est totale
00:42:12notre impuissance
00:42:12sécuritaire
00:42:13est totale
00:42:14on devient incapable
00:42:15de protéger
00:42:16la société
00:42:18c'est à dire
00:42:18nous citoyens français
00:42:19l'état est incapable
00:42:20de nous protéger
00:42:21t'es incapable
00:42:22de nous protéger
00:42:22de la présence
00:42:23de cet individu
00:42:24sur notre territoire
00:42:25en amont
00:42:26et ensuite
00:42:27quand bien même
00:42:27il a commis un crime
00:42:29si ça se trouve
00:42:30on est obligé
00:42:30de le garder
00:42:31c'est vraiment scandaleux
00:42:32écoutons les habitants
00:42:33de Plutaux
00:42:34on le disait
00:42:34commune des Hauts-de-Seine
00:42:36département plutôt tranquille
00:42:37proche de la Défense
00:42:38proche de Neuilly
00:42:38des habitants
00:42:39forcément choqués
00:42:40par ce qui s'est passé
00:42:43je prends la passerelle
00:42:44tous les jours
00:42:45aux alentours de midi
00:42:50je suis quelque part
00:42:52un peu bouleversé
00:42:53pour ce monsieur
00:42:54je ne pensais pas
00:42:55que même ici
00:42:57à Plutaux
00:42:57que ça pouvait arriver
00:42:59on assiste
00:43:00à un problème
00:43:01de fait de société
00:43:03de violence
00:43:04exacerbée
00:43:05depuis pas mal de temps
00:43:07donc j'ai envie de dire
00:43:08je ne suis pas
00:43:10complètement étonnée
00:43:11parce que ce type
00:43:13d'actes
00:43:14arrive presque
00:43:16quotidiennement
00:43:16c'est vraiment triste
00:43:17ça me fait quelque chose
00:43:17parce que
00:43:18je ne vais pas
00:43:19sur cette passerelle
00:43:19en journée
00:43:20pour la piscine notamment
00:43:21me promener sur cette
00:43:22pêle de Plutaux
00:43:25c'est vraiment bien fréquenté
00:43:27mais pas la nuit
00:43:29la nuit c'est sûr
00:43:31de toute façon
00:43:32à minuit
00:43:32je ne passerai pas là
00:43:34Philippe de Gista
00:43:35c'est quoi
00:43:35la réponse de la justice
00:43:37et par conséquent
00:43:37de l'Etat
00:43:38face à ces violences
00:43:39qui touchent aujourd'hui
00:43:40toute la société
00:43:41c'est-à-dire
00:43:41quelle réponse
00:43:42est-ce qu'on apporte
00:43:43à ces Français
00:43:43qu'on vient d'entendre
00:43:45qui ont peur
00:43:45de sortir seuls le soir
00:43:47qui se disent
00:43:48que ça pourrait leur arriver
00:43:49c'est quand même pas normal
00:43:51de ne pas se sentir
00:43:53en sécurité
00:43:54dans son quartier
00:43:55et bien moi
00:43:56je me pose la question
00:43:56Michael
00:43:57parce qu'en réalité
00:43:58les réponses
00:43:59qui permettraient
00:44:00soit d'empêcher
00:44:02ce genre d'événements
00:44:02soit de les traiter correctement
00:44:04elles existent
00:44:05il y a un code pénal
00:44:06il y a des solutions
00:44:07qui sont organisées
00:44:09on a parlé par exemple
00:44:10des OQTF
00:44:11et les préférants
00:44:11délivrent tout le temps
00:44:13ces gens sont après
00:44:14placés en rétention administrative
00:44:15ce que je veux dire par là
00:44:16c'est qu'on ne manque pas
00:44:17de dispositifs
00:44:18alors qu'est-ce qui manque ?
00:44:20et bien en fait
00:44:20il manque une volonté politique
00:44:22il n'y a pas besoin
00:44:23de chercher des solutions
00:44:24extraordinaires
00:44:24il n'y a pas besoin
00:44:25de réformer le code pénal
00:44:26il n'y a pas besoin
00:44:27de réformer
00:44:28tout ce qui ressort
00:44:29de la justice administrative
00:44:30on sait ce qu'il y a à faire
00:44:32et d'ailleurs ce qui est étonnant
00:44:33c'est que
00:44:34dans le cas
00:44:35des étrangers
00:44:36en situation irrégulière
00:44:37tout le monde fait son boulot
00:44:38depuis la préfecture
00:44:40jusqu'au service de police
00:44:41jusqu'au service
00:44:42qui accueille
00:44:44en centre de rétention administrative
00:44:46jusqu'au service
00:44:47qui demande
00:44:47à laisser passer consulaire
00:44:48au pays d'origine
00:44:49c'est-à-dire
00:44:50en passant par la diplomatie
00:44:51tout le monde fait son boulot
00:44:53et ça ne sert à rien
00:44:54et en fait pourquoi ?
00:44:55parce qu'en fait
00:44:56en réalité
00:44:56on a baissé les bras
00:44:57on a démissionné
00:44:59et je dirais presque
00:45:00pardon
00:45:00sans être grossier
00:45:02je pense que
00:45:03ceux qui nous gouvernent
00:45:04en fait
00:45:04ils s'en foutent
00:45:05ou sont dépassés
00:45:06ou sont dépassés
00:45:07parce que ça
00:45:08ça revient au même
00:45:09parce que si vous êtes dépassés
00:45:10en étant en responsabilité
00:45:11c'est extrêmement grave
00:45:12vous savez
00:45:13c'est qu'on a l'impression
00:45:14qu'on parle du même sujet
00:45:15on dit les mêmes choses
00:45:16à l'affaire de tout à l'heure
00:45:18la terrible affaire
00:45:19et la triste affaire
00:45:20moins inquiétante
00:45:21parce que c'est une déclaration
00:45:22ça fait six mois
00:45:23là un jeune homme est mort
00:45:26un jeune homme est mort
00:45:27sur un pont
00:45:27entre effectivement
00:45:28Putot et l'île de Putot en face
00:45:31on peut se promener à minuit
00:45:32alors pourquoi on ne pourrait pas
00:45:33se promener à minuit
00:45:33à deux heures du matin
00:45:34moi j'ai un de mes enfants
00:45:36par exemple
00:45:36qui en ce moment sort beaucoup
00:45:37et il rentre des endroits nocturnes
00:45:39où il peut aller
00:45:39à cinq heures
00:45:40je ne sais pas quelle heure
00:45:41n'importe quoi
00:45:41c'est encore la fin des vacances
00:45:43c'est un peu comme ça
00:45:43cette ville de Paris
00:45:44dans l'an devrait permettre ça
00:45:46cet ensemble-là
00:45:47a toujours pratiqué ça
00:45:48maintenant aujourd'hui
00:45:49vous pouvez croiser
00:45:50comme vous le disiez
00:45:51quelqu'un qui vous piste
00:45:52là on raconte une affaire
00:45:53où quelqu'un a été poursuivi
00:45:54chassé
00:45:54puis ensuite
00:45:55il a été tué
00:45:57assassiné sur un pont
00:45:58maintenant
00:45:59là où je vous avais raison
00:46:01l'absence de volonté
00:46:02peut-être le dépassement
00:46:03ça se relie
00:46:04mais quand vous avez l'OQTF
00:46:05qui vient
00:46:06alors là pour moi
00:46:06je trouve ça encore plus fou
00:46:07parce que vous parliez d'OQTF avant
00:46:09c'est après le crime
00:46:10qu'elle a lieu
00:46:11donc on fait une OQTF
00:46:12tout en sachant très bien
00:46:13qu'on ne la réalisera pas
00:46:14le système est fou
00:46:15c'est-à-dire le système est fou
00:46:1715 secondes
00:46:17un dernier mot Benjamin
00:46:18pour terminer
00:46:19on ne découvre aucun
00:46:21des dysfonctionnements
00:46:23qui mènent à la situation
00:46:24que l'on traverse
00:46:25qui mènent à cette incapacité
00:46:26à garantir la sécurité
00:46:27sur la République
00:46:28on ne découvre aucun
00:46:29de ces dysfonctionnements
00:46:29mais ces dysfonctionnements
00:46:30sont des problèmes de fond
00:46:31puisqu'on peut parler
00:46:32d'immigration
00:46:34de communautarisme
00:46:34de violence
00:46:35de justice saturée
00:46:36d'administratif
00:46:38avec les expulsions
00:46:39dans tous les cas
00:46:39ce sont des problèmes
00:46:40que le policier ne peut pas gérer
00:46:41mais qu'on attend de lui
00:46:42qu'il gère
00:46:43sans aucun moyen pour le faire
00:46:44Merci beaucoup Benjamin
00:46:45On peut en parler
00:46:45parce qu'est-ce qu'on dit
00:46:47on dit récupération politique
00:46:48là il ne faut pas s'indiquer
00:46:50Ah oui c'est ça
00:46:50absolument vous avez raison
00:46:51Benjamin merci beaucoup
00:46:52Benjamin Comboulif
00:46:53porte-parole du syndicat
00:46:54Alternative Police
00:46:54On va parler du 11 septembre 2001
00:46:56dans un instant
00:46:58Le Monde regardait
00:46:59il y a 25 ans
00:47:00les tours du World Trade Center
00:47:01s'effondraient
00:47:02on va vous montrer
00:47:03notamment aussi
00:47:04les images
00:47:04de ce tout premier hommage
00:47:05qui a eu lieu
00:47:06il y a quelques heures
00:47:07à New York
00:47:08vous allez voir
00:47:09les tours jumelles
00:47:10pour la première fois
00:47:10réapparaître
00:47:11grâce à un spectacle
00:47:12réalisé par des drones
00:47:14réapparaître
00:47:15au-dessus de la presqu'île
00:47:16de Manhattan
00:47:16on vous montrera ces images
00:47:17et puis on revivra
00:47:19malheureusement
00:47:19ce qui s'est passé
00:47:21ce matin-là
00:47:22avec ces images
00:47:23absolument terribles
00:47:24restez avec nous
00:47:24pour la suite de Soir Info
00:47:25et cette page spéciale
00:47:26qui nous attend
00:47:27qui concerne bien sûr
00:47:28le 11 septembre 2001
00:47:29tout de suite sur CNews
00:47:34Allez la dernière partie
00:47:36de Soir Info
00:47:37merci de nous rejoindre
00:47:38en direct sur CNews
00:47:39nous sommes le vendredi
00:47:41le jeudi
00:47:42vendredi
00:47:43nous sommes le vendredi
00:47:4411 septembre
00:47:45et oui c'était il y a 25 ans
00:47:47le monde
00:47:48regardez les tours
00:47:49du World Trade Center
00:47:50s'effondrer
00:47:51dans un instant
00:47:51on va vous montrer
00:47:52des images absolument incroyables
00:47:53de New York
00:47:54qui a offert
00:47:54il y a quelques heures
00:47:55un spectacle
00:47:56son et lumière
00:47:56totalement dingue
00:47:57ils ont fait réapparaître
00:47:59les tours jumelles
00:48:00du World Trade Center
00:48:00l'espace de quelques minutes
00:48:01avec des drones
00:48:02vous verrez ces images
00:48:03et puis on reverra
00:48:04évidemment
00:48:05les images
00:48:06de ce drame
00:48:07de ce matin
00:48:08du mardi 11 septembre 2001
00:48:10mais d'abord
00:48:11le point sur l'actualité
00:48:13le journal
00:48:14c'est avec
00:48:15Mickaël Dos Santos
00:48:15bonsoir Mickaël
00:48:19bonsoir Mickaël
00:48:20bonsoir à tous
00:48:21Emmanuel Grégoire
00:48:22et Anne Hidalgo
00:48:22visés par des investigations
00:48:24dans le cadre
00:48:24du scandale
00:48:25du périscolaire
00:48:26le maire PS de Paris
00:48:27et sa prédécesseur
00:48:28font face à trois plaintes
00:48:29dénonçant leur inaction
00:48:30l'une a été déposée
00:48:32par des parents de victimes
00:48:33l'autre par la maire
00:48:34du 7e arrondissement
00:48:35Rachida Dati
00:48:36Emmanuel Grégoire
00:48:37et Anne Hidalgo
00:48:38seront également auditionnés
00:48:39la semaine prochaine
00:48:40par une commission
00:48:41d'enquête sénatoriale
00:48:42la cour d'appel de Lyon
00:48:43condamne l'ancien maire
00:48:44de Saint-Etienne
00:48:45à 4 ans de prison ferme
00:48:46et 10 ans d'inéligibilité
00:48:48Gaël Perdriot
00:48:49est accusé de chantage
00:48:50à la sextape
00:48:51sur son premier adjoint
00:48:52une vidéo intime
00:48:54tournée il y a 11 ans
00:48:55vous venez de condamner
00:48:56un innocent
00:48:57a réagi l'ancien élu
00:48:58à l'air de 54 ans
00:48:59qui a décidé
00:49:00de se pourvoir en cassation
00:49:01le mois d'août
00:49:02a été le mois le plus chaud
00:49:04jamais mesuré
00:49:05dans le monde
00:49:05la température moyenne
00:49:07enregistrée sur la planète
00:49:08a été de 16,96 degrés
00:49:10selon le service
00:49:12météorologique européen
00:49:13Copernicus
00:49:14qui s'appuie
00:49:15sur des données scientifiques
00:49:16les humains n'ont pas connu
00:49:17des températures aussi élevées
00:49:19depuis au moins
00:49:20100 000 ans
00:49:20enfin l'Ukraine va recevoir
00:49:22le soutien du Canada
00:49:24en matière de défense aérienne
00:49:26l'annonce a été faite
00:49:26par Volodymyr Zelensky
00:49:28lors d'une déclaration
00:49:29aux côtés du premier ministre
00:49:30canadien Marc Carnet
00:49:32depuis le début de la guerre
00:49:34avec la Russie
00:49:35le Canada a versé
00:49:36un peu plus de 16 milliards d'euros
00:49:38à l'Ukraine
00:49:40Merci beaucoup Mickaël
00:49:42on vous retrouvera à minuit et demi
00:49:43pour l'édition de la nuit
00:49:44on va parler dans un instant
00:49:45du 11 septembre
00:49:4625 ans après ce terrible attentat
00:49:49le plus grand attentat terroriste
00:49:50jamais perpétré dans le monde
00:49:52mais juste avant
00:49:53c'est votre nouveau rendez-vous
00:49:54à minuit tous les soirs
00:49:55on découvre ensemble
00:49:56les unes de la presse du jour
00:49:57voici les unes
00:49:58donc de ce vendredi 11 septembre
00:50:00et on va commencer
00:50:00avec le Figaro
00:50:01qui nous parle de croissance
00:50:02d'économie
00:50:03l'économie française
00:50:04en panne sèche
00:50:06le PIB de la France
00:50:07ne progressera
00:50:07que de 0,4% en 2026
00:50:10selon l'INSEE
00:50:10on avait en quelques mots
00:50:12cette conversation
00:50:13tout à l'heure
00:50:14pendant la pub
00:50:14pour tout dire aux téléspectateurs
00:50:16évidemment
00:50:16la situation extrêmement compliquée
00:50:19pour le pouvoir d'achat
00:50:20des Français aujourd'hui
00:50:21notamment avec la hausse
00:50:22des carburants
00:50:23mais pas que
00:50:24Jean-Christophe Gallien
00:50:25du gaz aussi
00:50:26et le gaz aussi
00:50:28pour le moment
00:50:32tout ça n'annonce rien de bon
00:50:33j'ai envie de dire
00:50:34non parce que
00:50:35la réalité
00:50:36c'est celle que
00:50:37chacun d'entre nous vit
00:50:38il ne s'agit pas
00:50:39des chiffres macroéconomiques
00:50:40d'une tendance
00:50:42qui ne flatte pas
00:50:43ni nos finances publiques
00:50:44ni la réalité de notre économie
00:50:45la santé économique
00:50:46on voit des faillites d'entreprises
00:50:47dont on parle très peu
00:50:48on a des communications
00:50:49ministérielles et gouvernementales
00:50:51qui disent que tout va bien
00:50:51c'est faux
00:50:53on voit des responsables politiques
00:50:54qui se présentent
00:50:55à l'élection présidentielle
00:50:55qui ont commis les fautes
00:50:57qui nous ont amené
00:50:57exactement à cela
00:50:58qui ont oublié
00:50:59d'ailleurs ce qu'ils ont fait
00:50:59mais la réalité
00:51:00c'est le concret
00:51:01de chacun d'entre nous
00:51:02et de beaucoup d'entre nous
00:51:04face aux dépenses
00:51:05qui sont celles de la mobilité
00:51:06on en parlait tout à l'heure
00:51:07aux dépenses de l'éducation
00:51:08aux dépenses du chauffage
00:51:09dans leurs logements
00:51:10de logements
00:51:11de courses qu'ils font
00:51:12dans les hypermarchés
00:51:13ou dans les supermarchés
00:51:13enfin d'alimentaires
00:51:14tous les flux quotidiens
00:51:16aujourd'hui sont très chers
00:51:17et font que
00:51:17oui il y a des arbitrages
00:51:19à faire
00:51:19oui c'est difficile
00:51:20et notamment
00:51:21on parlait de la mobilité
00:51:22qui avait produit
00:51:23le mouvement des gilets jaunes
00:51:26pardon
00:51:26il s'agit de quelque chose
00:51:27de plus large aujourd'hui
00:51:28pas simplement de la mobilité
00:51:29pas simplement du prix
00:51:30de votre plein dans la voiture
00:51:32gasoil ou essence
00:51:33mais de quand vous achetez
00:51:34des légumes
00:51:35des fruits
00:51:35des produits
00:51:36allez on va regarder
00:51:38la une d'aujourd'hui
00:51:39en France
00:51:41avec un sujet aussi
00:51:42qui va évidemment
00:51:44être très scruté
00:51:46notamment
00:51:46lors de la prochaine
00:51:47élection présidentielle
00:51:48celui de la transmission
00:51:49comment aider
00:51:50ses proches
00:51:51aujourd'hui
00:51:52il y a un véritable sujet
00:51:53aujourd'hui
00:51:54c'est à dire que
00:51:54non seulement
00:51:55on a des problèmes
00:51:57de pouvoir d'achat
00:51:57c'est à dire
00:51:57aujourd'hui on travaille
00:51:59on n'arrive pas non plus
00:52:00à vivre
00:52:01de notre travail
00:52:02et en plus
00:52:03on nous dit
00:52:04que ce qu'on va pouvoir laisser
00:52:05à nos enfants
00:52:06à notre descendance
00:52:08et bien
00:52:08il va falloir en donner
00:52:09plus de la moitié
00:52:11à l'état
00:52:12c'est à dire qu'on est déjà
00:52:14on est déjà hyper taxé
00:52:15et sur notre
00:52:16d'abord sur notre travail
00:52:18ensuite
00:52:19toute notre vie
00:52:21en fait
00:52:21on est taxé
00:52:21on a les plus forts
00:52:23taux de taxation
00:52:24on constate qu'on n'est pas taxé
00:52:25uniquement pendant notre vie
00:52:26absolument
00:52:27et ensuite
00:52:28lorsque vous voulez donner
00:52:29et bien
00:52:30il va falloir
00:52:31repayer encore
00:52:32et vos enfants
00:52:33vont payer
00:52:34sur ce que vous allez
00:52:35leur laisser
00:52:35qui est le petit
00:52:36d'appartement
00:52:37ou le grand appartement
00:52:38d'ailleurs
00:52:39mais ça c'est
00:52:40je vous dis pourquoi
00:52:41c'est un vrai sujet
00:52:41parce que les français
00:52:42n'arrivent pas à comprendre
00:52:43et ils ont raison
00:52:44c'est à dire qu'en fait
00:52:45on se dit que
00:52:46c'est un vrai sujet
00:52:47c'est un vrai sujet
00:52:48parce que
00:52:49en fait
00:52:49de notre vivant
00:52:51on a déjà payé
00:52:52tout ce qu'on doit à l'état
00:52:53sur ce qu'on a gagné
00:52:54tout ça a déjà été payé
00:52:55bien sûr
00:52:56donc en fait
00:52:56les français ne comprennent pas
00:52:57pourquoi est-ce qu'ils doivent
00:52:58repasser à la caisse
00:52:59une deuxième fois
00:53:00Philippe de Gessard
00:53:01d'autant plus que
00:53:02si vous voulez
00:53:02les français
00:53:02ils ont tous
00:53:04cette question de la transmission
00:53:05elle concerne tout le monde
00:53:06parce qu'en fait
00:53:06le français ordinaire
00:53:08que nous sommes
00:53:08il pense à l'avenir
00:53:09et l'avenir
00:53:10c'est lui
00:53:11sa vieillesse
00:53:11et après ce sont ses enfants
00:53:13et on a au pouvoir des gens
00:53:15pour qui après eux
00:53:16c'est le déluge
00:53:17après moi le déluge
00:53:17ils s'en fichent complètement
00:53:18ils détestent la transmission
00:53:19et donc
00:53:20quand on parle
00:53:21de frais de succession
00:53:22vous voyez
00:53:22on a l'impression que
00:53:23ça concerne des gens
00:53:24très très riches
00:53:25qui ont un patrimoine
00:53:26considérable à donner
00:53:26mais pas du tout
00:53:27parce qu'encore une fois
00:53:28tout père de famille
00:53:29toute mère de famille
00:53:30tout celui qui se projette
00:53:31dans l'avenir
00:53:32pense
00:53:33à ses enfants
00:53:34mais évidemment
00:53:35vous l'avez dit vous-même
00:53:35en réalité
00:53:36on paye tout le temps
00:53:39et c'est surtout
00:53:39de se dire
00:53:40dans la logique
00:53:41on les entend
00:53:41on entend les politiques
00:53:42là-dessus
00:53:43c'est de toujours
00:53:43aller chercher plus
00:53:44on a l'impression
00:53:45que la seule solution
00:53:46c'est toujours de dire
00:53:47mais où on peut trouver
00:53:48d'autres sources de revenus
00:53:49à aller chercher
00:53:50dans vos poches
00:53:51le travail qui ne paie plus
00:53:52et de l'autre côté
00:53:53la transmission aussi
00:53:54on dit
00:53:54finalement c'est peut-être
00:53:55aller chercher dans vos poches
00:53:57encore une fois
00:53:57dans vos poches
00:53:58la retraite
00:54:00la retraite
00:54:00et pour quelle efficacité
00:54:03qu'est-ce qu'on fait
00:54:04avec cet argent
00:54:05on l'a vu juste avant
00:54:06sécurité
00:54:07éducation
00:54:09tout ce qui est de l'ordre
00:54:09de l'état
00:54:10voilà on va terminer
00:54:11avec la une de West France
00:54:12qui va évidemment ouvrir
00:54:13notre dernier sujet
00:54:14de ce soir
00:54:1511 septembre
00:54:16le jour où le monde
00:54:17a changé
00:54:18titre West France
00:54:19pour refermer
00:54:20cette revue de presse
00:54:21parce que c'était
00:54:22il y a 25 ans
00:54:23le 11 septembre 2001
00:54:25le monde
00:54:26regardait les tours
00:54:26du World Trade Center
00:54:27s'effondrait
00:54:27dans un instant
00:54:28on va vous montrer
00:54:29des images incroyables
00:54:30je le disais
00:54:30de New York
00:54:31qui a offert
00:54:31il y a quelques heures
00:54:32un spectacle
00:54:32son et lumière
00:54:33totalement dingue
00:54:34ils ont fait réapparaître
00:54:35les tours jumelles
00:54:36du World Trade Center
00:54:37l'espace de quelques minutes
00:54:38avec des drones
00:54:39c'était absolument magnifique
00:54:40mais juste avant
00:54:41on va se replonger
00:54:42dans l'horreur
00:54:43de ce mardi
00:54:4411 septembre 2001
00:54:45il est 8h46
00:54:47du matin
00:54:48quand un Boeing 767
00:54:49de la compagnie
00:54:50American Airlines
00:54:50s'écrase
00:54:51contre la tour nord
00:54:53du World Trade Center
00:54:53entre le 93
00:54:55et le 99ème étage
00:54:5717 minutes plus tard
00:54:58un second appareil
00:54:59un Boeing 767
00:55:00également
00:55:01de la compagnie
00:55:01United Airlines
00:55:02s'écrase
00:55:03contre la tour sud
00:55:04entre le 77ème
00:55:06et le 85ème étage
00:55:082977 personnes
00:55:09vont perdre la vie
00:55:11ce jour-là
00:55:12regardez ces images
00:55:211-0-1
00:55:23and we're gonna be
00:55:23feeding some tape
00:55:30everybody calm down
00:55:32walk north
00:55:36it's gone
00:55:37it's the whole tower
00:55:38it's gone
00:55:40Holy crap!
00:55:43Ils ont ont fait tout les choses en était la sécurité!
00:55:45Non, non, non, non!
00:55:47On doit faire la chaise !
00:55:49On doit faire la chaise !
00:56:03On va ler la chaise.
00:56:04Qu'est-ce qui est arrivé?
00:56:05La chaise...
00:56:06Le chemin, la chaise centrale est est là, là.
00:56:17les moments qui marquent l'histoire
00:56:19on les reconnait
00:56:21notamment parce qu'on se souvient tous
00:56:22ce qu'on faisait
00:56:24au moment où c'est arrivé
00:56:25on se souvient tous
00:56:26ce qu'on faisait le 11 septembre 2001
00:56:28Vincent Roy
00:56:29c'est vrai
00:56:29j'étais au restaurant
00:56:31et on m'a téléphoné
00:56:32parce qu'un ami m'a téléphoné
00:56:34je ne regardais pas la télévision
00:56:35à ce moment là
00:56:36et donc c'était en 2001
00:56:39et en 1999
00:56:40avec cet ami qui m'appelait
00:56:41on est monté en haut
00:56:44des tours
00:56:45à New York
00:56:45et donc il m'appelle en me disant
00:56:47c'est incroyable
00:56:47regarde
00:56:48t'es au courant
00:56:49il y a eu un avion
00:56:50et donc j'étais au restaurant
00:56:51et quand il m'a appelé
00:56:51il m'a dit
00:56:52c'est pour me dire
00:56:52tu te rends compte
00:56:53qu'on était au bout des tours
00:56:54je ne voulais pas le croire
00:56:56Philippe De Gesta
00:56:57dans mon bureau
00:56:57dans une préfecture
00:56:58et on était en réunion
00:57:00et la télévision était allumée
00:57:01quelqu'un m'a dit
00:57:01regardez
00:57:02et en fait je me souviens
00:57:03de ce moment de sidération
00:57:04on ne croit pas
00:57:05ce qu'on est en train de voir
00:57:06je m'en prie très bien de ça
00:57:07Karima Bric
00:57:08moi j'étais en fac de journalisme
00:57:11en classe
00:57:12et les cours ont été interrompus
00:57:14parce qu'on a entendu un bruit
00:57:15on se demandait
00:57:16ce qui se passait
00:57:16des gens ont commencé
00:57:17à cogner
00:57:18ouvrir les portes
00:57:18en disant
00:57:19il faut aller voir ce qui se passe
00:57:20regarder ce qui se passe
00:57:21sur les télés
00:57:21tout ça
00:57:22vous étiez à Montréal
00:57:24c'est ça
00:57:24Montréal
00:57:24donc même fuseau horaire
00:57:26on a une proximité
00:57:27évidemment
00:57:28avec les États-Unis
00:57:29New York
00:57:30ce qui se passait
00:57:31il y a une perte
00:57:32de cette innocence-là
00:57:33il y avait vraiment
00:57:34un état de choc total
00:57:35ça a changé en fait
00:57:36complètement notre vie
00:57:37évidemment
00:57:38Jean-Christophe Gallien
00:57:39moi je me rappelle très bien
00:57:41je tournais un film publicitaire
00:57:42c'était en Mayenne
00:57:44donc en France
00:57:45pour le coup
00:57:46et on a
00:57:48j'ai reçu un coup de téléphone
00:57:49de quelqu'un qui habitait
00:57:50qui me dit
00:57:51il faut précipiter
00:57:53qui habitait à New York
00:57:54à ce moment-là
00:57:54que je connaissais bien
00:57:57de manière très proche
00:57:58et qui m'a dit
00:57:59il faut regarder la télé
00:58:00très vite très vite
00:58:01et on a vu
00:58:02non pas le premier avion
00:58:04arrivé pour le coup
00:58:05on voyait la première tour
00:58:06qui était impactée
00:58:07et puis alors
00:58:07au moment où on regardait ça
00:58:08il faut se rappeler quand même
00:58:09que le ciel
00:58:10est un bleu immaculé
00:58:11c'est comme une production
00:58:12hollywoodienne parfaite
00:58:13c'est-à-dire qu'on ne pouvait
00:58:14pas trouver mieux
00:58:15et l'autre avion arrive
00:58:17et tape l'autre tour
00:58:19et les deux tours tiennent
00:58:20encore en ce moment-là
00:58:21et puis on a vécu
00:58:21tout ce circuit
00:58:23et on appelait tous
00:58:24les gens qu'on connaissait
00:58:25parce que certains
00:58:25pouvaient être éventuellement
00:58:27dans le quartier
00:58:27dans le parage
00:58:28et c'est une journée
00:58:29oui oui
00:58:30qui a plus que marqué
00:58:33bien évidemment
00:58:33je pense qu'elle a
00:58:34elle nous a tapé
00:58:36écoutez le président
00:58:37des Etats-Unis
00:58:38George W. Bush
00:58:38qui prenait la parole
00:58:39après le drame
00:58:40depuis une école
00:58:41de Floride
00:58:42qu'il visitait ce matin-là
00:58:49aujourd'hui nous avons vécu
00:58:51une tragédie nationale
00:58:52deux avions se sont écrasés
00:58:54sur le World Trade Center
00:58:55dans ce qui semble être
00:58:56une attaque terroriste
00:58:57contre notre pays
00:58:58je me suis entretenu
00:58:59avec le vice-président
00:59:00le gouverneur de New York
00:59:02le directeur du FBI
00:59:03et j'ai ordonné
00:59:04que toutes les ressources
00:59:05du gouvernement fédéral
00:59:06soient mobilisées
00:59:07pour venir en aide
00:59:08aux victimes
00:59:09et à leurs familles
00:59:09ainsi que pour mener
00:59:11une enquête
00:59:11à grande échelle
00:59:12afin de traquer et retrouver
00:59:13les responsables
00:59:14de cet acte
00:59:15le terrorisme
00:59:16contre notre pays
00:59:16ne restera pas impuni
00:59:29Ramzi Malouki
00:59:30est avec nous
00:59:31correspondant C News
00:59:32aux Etats-Unis
00:59:33bonsoir Ramzi
00:59:34les Etats-Unis
00:59:35s'apprêtent
00:59:36à commémorer
00:59:37même si ça a commencé
00:59:38maintenant
00:59:39déjà depuis quelques heures
00:59:40les 25 ans
00:59:41de la plus grande attaque
00:59:42terroriste jamais
00:59:43perpétrée
00:59:43sur le sol
00:59:45américain
00:59:45et dans le monde entier
00:59:46quels sont les hommages
00:59:47prévus aujourd'hui
00:59:48Ramzi ?
00:59:53la tradition veut
00:59:54qu'à 8h30
00:59:55les familles lisent
00:59:57les noms
00:59:58des 2977 victimes
01:00:00rappelons
01:00:01qu'il y a les victimes
01:00:02bien sûr
01:00:02des personnes
01:00:03qui étaient
01:00:03dans les deux tons jumelles
01:00:05mais aussi
01:00:05les victimes
01:00:06dans les avions
01:00:07les victimes
01:00:07au Pentagone
01:00:08les victimes
01:00:09de l'avion
01:00:09qui s'est écrasé
01:00:10en Pennsylvanie
01:00:11ensuite
01:00:118h46
01:00:12il y a
01:00:136 moments
01:00:146 moments
01:00:15de silence
01:00:16qui sont marqués
01:00:17par des sons de cloche
01:00:18alors pourquoi
01:00:19ces 6 moments
01:00:19cela représente
01:00:20le premier impact
01:00:218h46
01:00:22sur la tour nord
01:00:23ensuite
01:00:24l'impact
01:00:24numéro 2
01:00:25sur la tour sud
01:00:26il y a
01:00:27l'avion
01:00:27qui s'est écrasé
01:00:28sur le Pentagone
01:00:29il y a
01:00:30l'effondrement
01:00:31de la tour nord
01:00:31ensuite
01:00:32il y a
01:00:32l'avion
01:00:32qui s'est écrasé
01:00:33en Pennsylvanie
01:00:34et puis
01:00:34il y a
01:00:34l'avion
01:00:35qui s'est écrasé
01:00:36pardon
01:00:36l'effondrement
01:00:37de la tour sud
01:00:38voilà
01:00:38ces 6 moments
01:00:39qui sont marqués
01:00:40encore une fois
01:00:40par des sons de cloche
01:00:41ensuite il y a
01:00:42le dépôt des gerbes de fleurs
01:00:43l'hommage
01:00:44alors qui sera là
01:00:45et bien
01:00:46il y aura
01:00:46le président
01:00:47George W. Bush
01:00:48qui vous venez de le voir
01:00:50était présent
01:00:50au moment de la tragédie
01:00:51il y aura
01:00:51Bill Clinton
01:00:52il y aura
01:00:52Hillary Clinton
01:00:53qui représente
01:00:54le gouvernement actuel
01:00:55le vice-président
01:00:56J.D. Vance
01:00:57où sera Donald Trump
01:00:58et bien il sera
01:00:58au Pentagone
01:00:59pourquoi au Pentagone
01:01:00parce qu'il a décidé
01:01:01lui de donner un discours
01:01:03malheureusement
01:01:04le protocole veut
01:01:05que pendant cet événement
01:01:06tout discours politique
01:01:07est complètement interdit
01:01:09donc Donald Trump
01:01:09a choisi d'être au Pentagone
01:01:11pour donner un discours
01:01:12donc pour commémorer
01:01:14ses 25 ans
01:01:14du 11 septembre
01:01:16le 11 septembre à New York
01:01:17marqué aussi par polémiques
01:01:19marqué par des tensions
01:01:20entre le gouvernement fédéral
01:01:22et la mairie de New York
01:01:23que vous savez
01:01:24que Zoran Mamdani
01:01:25et bien beaucoup
01:01:26refuse de le voir assister
01:01:28à cette commémoration
01:01:29du 11 septembre
01:01:30reste à savoir maintenant
01:01:31s'il y assistera ou pas
01:01:33en tout cas ce qui est sûr
01:01:34c'est que donc
01:01:35ce 11 septembre
01:01:36c'est 25 ans en fait
01:01:37qui marquent cette tragédie
01:01:38sera marqué par la présence
01:01:40des familles des victimes
01:01:41mais aussi
01:01:42d'anciens présidents
01:01:44et entre autres
01:01:45de George W. Bush
01:01:46en rappelant que
01:01:46Donald Trump lui
01:01:47et bien sera à Washington
01:01:49et ne se déplacera pas
01:01:50à New York
01:01:51alors qu'il est
01:01:51vous le savez
01:01:52new-yorkais
01:01:53je posais la question
01:01:54d'ailleurs Ramzy
01:01:55tout à l'heure
01:01:55à tout le monde
01:01:56autour de la table
01:01:56est-ce que vous vous souvenez
01:01:57vous ce que vous faisiez
01:01:58le 11 septembre 2001
01:01:59où vous étiez
01:02:04écoutez le 11 septembre 2001
01:02:06j'étais en fait à Toronto
01:02:08au Canada
01:02:09pour le festival du film
01:02:10et donc j'avais été appelé
01:02:12par notre rédaction
01:02:12après
01:02:14on est sur
01:02:15disons qu'au Canada
01:02:16à Toronto
01:02:17on est sur le même fuseau
01:02:18Karima le disait
01:02:19il y a un instant
01:02:19à Montréal
01:02:20Toronto
01:02:21c'est 5 heures
01:02:22en voiture
01:02:23et en fait
01:02:24comme vous le savez
01:02:24l'espace aérien
01:02:25a été complètement fermé
01:02:26donc c'était panique totale
01:02:27il fallait absolument
01:02:28aller à New York
01:02:29rejoindre nos équipes
01:02:30sur place
01:02:31donc du groupe Canal
01:02:32pour pouvoir couvrir
01:02:33cette tragédie
01:02:35et donc on a loué une voiture
01:02:36et on a conduit
01:02:37de Toronto
01:02:38en passant par Buffalo
01:02:39et en redescendant
01:02:40en fait
01:02:40jusqu'à New York
01:02:42ça nous a pris environ 9 heures
01:02:43tout le monde a loué des voitures
01:02:45et c'est pour cela en fait
01:02:47donc voilà
01:02:47c'est le seul souvenir
01:02:48qui me revient
01:02:49c'est d'avoir été en fait
01:02:50à un festival de cinéma
01:02:51puisque vous le savez
01:02:52je couvre aussi
01:02:52l'actualité cinématographique
01:02:54pour le groupe Canal
01:02:55et de me retrouver en plus
01:02:56à remettre ma casquette
01:02:58de journaliste de news
01:02:59pour couvrir
01:02:59cette tragédie à New York
01:03:01Merci beaucoup Ramzi Malouki
01:03:03correspondant C News
01:03:03aux Etats-Unis
01:03:04on est avec Radouane Courac
01:03:06qui est journaliste
01:03:07spécialisé des Etats-Unis
01:03:08bonsoir Radouane
01:03:11cette tragédie
01:03:12elle a marqué
01:03:13les Etats-Unis
01:03:13elle a marqué le monde
01:03:14on le disait tout à l'heure
01:03:15on entendait Ramzi Malouki
01:03:17nous expliquer
01:03:18que Donald Trump
01:03:19ne serait pas présent
01:03:20pour ses commémorations
01:03:22ne serait pas à New York
01:03:24aujourd'hui
01:03:25d'abord
01:03:26est-ce qu'on sait pourquoi
01:03:27est-ce que c'est un sujet
01:03:28qui peut faire réagir
01:03:30aux Etats-Unis ?
01:03:33Ça peut interroger
01:03:34d'autant plus que
01:03:34Donald Trump
01:03:35est lui-même new-yorkais
01:03:36mais Ramzi le rappelait
01:03:38il y a aussi des histoires
01:03:38de protocole
01:03:39Donald Trump
01:03:40sera au même moment
01:03:40au Patagone
01:03:41pour prononcer un discours
01:03:43la tradition veut
01:03:44qu'il n'y ait pas
01:03:44de discours politique
01:03:46le jour
01:03:47le jour des commémorations
01:03:48des attentats
01:03:49du 11 septembre
01:03:50c'est davantage
01:03:51une histoire de protocole
01:03:53et une histoire
01:03:54une histoire d'organisation
01:03:55mais ça peut tout de même
01:03:57nous interroger
01:03:57je pense tout de même
01:03:59que la place du président
01:04:00des Etats-Unis
01:04:01pays qui a été frappé
01:04:02aurait plutôt été
01:04:04d'être
01:04:04d'être à ce moment-là
01:04:06à la commémoration
01:04:07de ces attentats
01:04:09d'ailleurs
01:04:09par le passé
01:04:10Barack Obama
01:04:11Joe Biden
01:04:12George W. Bush
01:04:14eux
01:04:14y ont insisté
01:04:16Un dernier mot
01:04:17peut-être
01:04:17Redouane
01:04:18sur ce que
01:04:20cette tragédie
01:04:21a changé
01:04:22dans ce pays
01:04:23ce pays
01:04:25qui se croyait
01:04:26peut-être
01:04:26avant le 11 septembre
01:04:27invincible
01:04:30Beaucoup de choses
01:04:31ont changé
01:04:31parce que
01:04:32mais d'ailleurs
01:04:33beaucoup de choses
01:04:33ont changé
01:04:34aux Etats-Unis
01:04:34mais beaucoup de choses
01:04:35ont changé
01:04:36en réalité
01:04:36dans le monde
01:04:37et dans les modes opératoires
01:04:39des terroristes
01:04:40c'est-à-dire que
01:04:41l'Amérique
01:04:41était pour la première fois
01:04:42frappée
01:04:42mais en réalité
01:04:43c'est le monde
01:04:44qui était frappé
01:04:44car jusqu'à ce jour
01:04:45on n'a pas connu
01:04:46un attentat
01:04:47plus dévastateur
01:04:48et en faisant
01:04:50davantage de conséquences
01:04:53et c'était un massacre
01:04:54un massacre terrible
01:04:55mais moi par exemple
01:04:56je suis né en 2000
01:04:57j'avais neuf mois
01:04:58à l'époque
01:04:59de ces attentats
01:05:01mais les Américains
01:05:02comme les citoyens
01:05:03du monde entier
01:05:04de tous les pays
01:05:07ont considérablement
01:05:08changé
01:05:08leur mode de vie
01:05:09c'est-à-dire que
01:05:10les jeunes générations
01:05:11comme les miennes
01:05:13on considère
01:05:15en réalité
01:05:15que ces attentats
01:05:16du 11 septembre 2001
01:05:17c'est l'entrée
01:05:18dans cette ère
01:05:20qui va ensuite
01:05:21frapper le monde
01:05:21frapper le monde
01:05:22un peu partout
01:05:23dans l'Occident
01:05:24on va avoir
01:05:25une succession
01:05:25d'attentats
01:05:26que ce soit
01:05:27aux Etats-Unis
01:05:27à Londres
01:05:28à Paris
01:05:28à Madrid
01:05:29disons que
01:05:29c'est l'étape une
01:05:31du désastre
01:05:33que nous vivons
01:05:34et du terrorisme
01:05:35qui rentre dans
01:05:35nos vies quotidiennes
01:05:36donc ça attendait
01:05:37beaucoup de choses
01:05:38pour les Américains
01:05:39mais plus généralement
01:05:39pour le monde
01:05:40Merci Radouane Courac
01:05:41merci d'avoir été avec nous
01:05:42journalistes spécialistes
01:05:43des Etats-Unis
01:05:44on va terminer
01:05:45avec ces images
01:05:46dont je vous parlais
01:05:46tout à l'heure
01:05:46je vous les avais promis
01:05:47ces images
01:05:48ce spectacle
01:05:48son et lumière
01:05:49à New York
01:05:49les tours jumelles
01:05:50vous allez le voir
01:05:52réapparu l'espace
01:05:53de quelques minutes
01:05:54sur la presqu'île
01:05:56de Manhattan
01:05:56grâce à un spectacle
01:05:58de drones
01:05:59et évidemment
01:06:01pour les New Yorkais
01:06:03il y avait quelque chose
01:06:04de très fort
01:06:05très symbolique
01:06:05de revoir
01:06:06parce que
01:06:06les images
01:06:07de ces tours
01:06:08on les a tous vues
01:06:09dans des séries américaines
01:06:10aussi
01:06:10c'était
01:06:12lorsque ces tours
01:06:13sont tombées
01:06:14le visage
01:06:15de cette presqu'île
01:06:16de Manhattan
01:06:17a complètement changé
01:06:18a complètement été modifié
01:06:20je voulais absolument
01:06:21qu'on se quitte
01:06:21sur ces images
01:06:22merci à tous les quatre
01:06:24d'avoir été avec moi
01:06:25ce soir
01:06:26merci à Vincent Roy
01:06:27merci à Philippe de Gestage
01:06:29en Christophe Gallien
01:06:29et bien sûr
01:06:30Karima Bric
01:06:30tout au long de cette journée
01:06:32vous allez évidemment
01:06:33suivre toutes ces
01:06:34commémorations
01:06:35du 11 septembre 2001
01:06:36sur CNews
01:06:37pour les 25 ans
01:06:39de ce terrible drame
01:06:40dans un instant
01:06:41l'actualité continue
01:06:41avec Michael Dos Santos
01:06:43pour l'édition de la nuit
01:06:44Michael que vous retrouverez
01:06:45d'ailleurs pour Soir Info
01:06:46demain à 23h exceptionnellement
01:06:48passez donc une très très belle nuit
01:06:50sur CNews
01:06:51moi j'aurai le plaisir
01:06:51de vous retrouver lundi
01:06:52※ d'avoir regardé la prochaine
01:06:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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