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Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00Bonsoir à tous, heureux de vous retrouver pour Soir Info, très largement écourtée ce soir,
00:06mais on a énormément de choses à voir ensemble.
00:09On est ce soir en compagnie de Karim Abrik, de Philippe de Gista, Maître Saveru Féli,
00:15Vincent Roy est également avec nous, j'accueille également sur ce plateau Violette Spilboud,
00:19député EPR du Nord, porte-parole de la campagne de Gabriel Attal,
00:23et bonsoir également à Michael Taverne, député du Nord, porte-parole du Rassemblement National,
00:28et un ancien policier également. Bonsoir donc à tous les six, on va bien sûr commencer avec cette nouvelle journée
00:33de tension ce jeudi,
00:34entre manifestants et forces de l'ordre en marge de ces manifestations lycéennes,
00:39au lycée Paul-Éloire à Saint-Denis, une interpellation a dégénéré après de nouveaux incidents autour de l'établissement,
00:45établissement devenu en quelque sorte l'épicentre du mouvement de contestation étudiante
00:49et qui a été bloqué à plusieurs reprises, regardez ces images.
01:21Évidemment les visages sont floutés, mais elles sont folles ces images,
01:25parce que pour expliquer ce qui se passe, il y a eu ce matin plusieurs infractions commises aux abords de
01:30ce lycée,
01:31lycée Paul-Éloire donc de Saint-Denis, des infractions à l'encontre des policiers,
01:35quatre individus ont alors été interpellés à ce moment-là, dans la foulée le proviseur de l'établissement
01:40autorise les forces de l'ordre à pénétrer dans le lycée pour procéder à l'interpellation d'un cinquième fauteur
01:45de troupe,
01:46sauf qu'à ce moment-là, il y a des membres du personnel éducatif qui s'opposent physiquement à cette
01:52arrestation,
01:53ce qui évidemment paraît complètement dingue.
01:56A ça, j'ai une question donc à vous poser, à vous, Maître Saver-Luf-Elu,
02:00les personnels éducatifs s'opposent à l'intervention de la police, donc en pleine intervention.
02:05On peut considérer ça comme une infraction ?
02:08Non, c'est pas une infraction, mais simplement on peut considérer qu'ils n'ont pas à le faire,
02:11puisque s'il y a une interpellation, ça veut dire qu'une infraction a été commise ou que la personne
02:17représente une menace.
02:18A partir de là, on ne peut pas considérer que n'importe qui peut venir obstruer ou faire obstacle à
02:24une interpellation.
02:25Mais c'est légal ?
02:26C'est légal, ça dépend comment c'est fait.
02:28Si c'est fait par la force, ça représente effectivement une infraction.
02:32S'il y a des violences qui sont commises, s'il y a un outrage, là c'est une infraction.
02:34Après, si c'est juste des mots qui sont échangés, une situation verbale, on est dans une phase où il
02:45n'y a pas forcément d'infraction.
02:46Michael Taverne, les forces de l'ordre peuvent-elles encore intervenir sereinement dans un contexte comme celui-ci ?
02:52On le voit au sein d'un établissement scolaire, il y a un moment donné, il y a un problème.
02:57Oui, il y a un problème d'autorité de l'État, ça c'est certain.
03:00Mais quand on voit ce lycée à Saint-Denis, on sait très bien que c'est gangréné par l'extrême
03:06-gauche et l'ultra-gauche.
03:07Et puis une partie, malheureusement, du corps enseignant fait partie de l'extrême-gauche.
03:13Mais vous savez, dans tous les mouvements sociaux, il y a systématiquement une récupération de l'extrême-gauche, de l
03:20'ultra-gauche,
03:21qui défie l'autorité de l'État et qui essaie systématiquement de pourrir ces mouvements avec des revendications légitimes.
03:28Mais comme d'habitude, on s'oppose à l'intervention des policiers, on les agresse.
03:34Pourquoi ? Parce qu'en fait, on défie l'État et puis on essaie systématiquement de faire passer une idéologie,
03:42une idéologie de gauche, c'est-à-dire qu'on peut se permettre tout, agresser des policiers, brûler des lycées,
03:48brûler des véhicules,
03:49agresser les pompiers, mais il n'y a pas de réponse ferme de l'État.
03:52Donc moi, je comprends que les profs s'interpellent.
03:55Violette Spilbout, on a l'impression finalement que le gouvernement a sous-estimé les risques de débordement de ce mouvement.
04:03On peut se dire qu'il y a peut-être eu un peu de retard à l'allumage.
04:08Comme souvent, malheureusement.
04:09En tout cas, c'est vrai que quand on est face à des lycéens de 14-15 ans, j'imagine
04:14que quand on a les équipes des forces de l'ordre,
04:17ce n'est pas évident cette question de la proportionnalité de la réponse aux infractions.
04:23Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une règle, et vous la rappelez là finalement avec le
04:26fait à Paul-Éluard,
04:27c'est que quand il y a une infraction, un non-respect de la loi, il faut que la police
04:31intervienne, absolument,
04:33et il faut soutenir aux forces de l'ordre.
04:34Moi, quand je vois ça, après plusieurs jours de manifestations et de violences graves, d'incendies dans nos établissements scolaires,
04:41c'est que je pense d'abord à l'épuisement des forces de l'ordre, des policiers que j'ai
04:45rencontrés.
04:46Je me dis que c'est des journées qui sont très éprouvantes pour eux,
04:49et c'est très éprouvant aussi pour des proviseurs.
04:52Vous avez cité ce proviseur qui ont la responsabilité de la sécurité de l'établissement,
04:55qui doivent chaque jour réfléchir s'ils ferment, s'ils ouvrent.
04:59Pareil pour dans les universités, est-ce qu'on ouvre le restaurant scolaire,
05:02parce qu'il y a plein d'étudiants qui doivent pouvoir manger au croussin à Neuro,
05:05mais si on l'ouvre, on risque les dégradations de l'établissement dont on est responsable.
05:09Donc c'est des situations très difficiles.
05:11Ce qui est sûr, c'est qu'il faut soutenir les policiers, les gendarmes, les pompiers qui font leur travail,
05:16et faire en sorte, politiquement, d'écouter les revendications des lycéens pour que ça revienne au camion.
05:21Pourquoi est-ce que ce discours, il n'est pas...
05:23Alors évidemment, il est loin d'être partagé à gauche, mais même au sein de l'exécutif.
05:28Quand on entend le président de la République, dans des propos rapportés,
05:32qui dit finalement qu'aujourd'hui, l'intervention de la police est trop dure, et pas assez empathique.
05:39Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:41Ce que je vois, c'est que quand il y a un fait grave, comme ce jeune homme de lance
05:48de 15 ans qui a perdu la main,
05:51dans un moment qui doit être démêlé d'ailleurs par la justice, savoir s'il a ramassé cette grenade,
05:57si c'est d'autres circonstances, c'est forcément un drame.
06:00Et donc forcément, on a de l'empathie.
06:02Mais cela dit, on a un ministre de l'Intérieur qui a donné des consignes, je crois, très claires,
06:09de réponses proportionnées à ce qui reste des infractions.
06:12Et il faut rappeler une chose.
06:13Toujours est-il que la parole présidentielle, elle est sans savoir du poids.
06:16Oui, mais les lycéens, ils ont des revendications dont une grande partie sont, je trouve, légitimes.
06:20Et au milieu de tout ça, il y a des casseurs, des gens qui veulent le chaos,
06:23qui sont instrumentalisés et poussés par les élus de la France insoumise.
06:27Il faut le dire comme c'est, on le voit, tous nos collègues à l'Assemblée nationale
06:31qui sont sur le train à attiser les braises.
06:34Eh bien, derrière, c'est des conséquences extrêmement graves.
06:36Écoutez, Fabien Gué, il est sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis.
06:39Et alors non, évidemment, il ne condamne pas le fait que cet établissement a été bloqué
06:42un nombre incalculable de fois, pour ce qui est du lycée Paul-et-Loire.
06:46Il ne condamne pas non plus qu'il a été dégradé à plusieurs reprises,
06:50que ce matin, des élèves s'en soient encore pris à la police.
06:53Non, il condamne l'action de la police.
06:55Écoutez.
06:56La seule réponse aujourd'hui, c'est la répression policière.
07:00Encore plusieurs enfants en garde à vue.
07:02Nos enfants n'ont rien à faire dans les commissariats.
07:04Ils doivent être ici à l'école, mais une école où il y a des professeurs devant chaque classe,
07:09où il y a des emplois du temps qui leur permettent de vivre dignement,
07:12où le bâti est respecté et où Parcoursup est abrogé.
07:16Nos enfants n'ont pas à avoir affaire à la police.
07:19Ils sont mineurs, ils n'ont rien à faire ici.
07:22Et donc, ça devient insupportable.
07:24On est allé à près de 10 000 gardes à vue un peu partout dans le pays.
07:26C'est la seule réponse pour l'instant du gouvernement.
07:29Elle est inadmissible, inacceptable.
07:31Philippe de Gestas, on a l'impression que c'est désormais l'intervention de la police
07:35qui provoque la colère plutôt que les violences elles-mêmes.
07:37Oui, ça c'est étonnant.
07:39On est habitués de cette rhétorique de gauche qui consiste toujours à inverser la valeur.
07:44La victime est le coupable, les coupables et la victime.
07:47En fait, de certaine façon, je vous donne raison.
07:48Oui, des enfants mineurs n'ont rien à faire en regard de la vie,
07:50mais ils n'ont plus rien à faire en train de bloquer un lycée.
07:53Il faut commencer par le commencement, en fait, en réalité.
07:55C'est là où ils n'ont rien à faire.
07:57Et puis, par ailleurs, puisqu'on parle de violences policières,
07:58moi, je voudrais quand même rappeler 3-6, c'est simple.
08:00Il y a eu 937 gendarmes et policiers blessés,
08:03et 149 personnels de l'éducation nationale blessés,
08:06et 248 casseurs.
08:07Donc, en fait, la proportion n'est pas là.
08:09La violence, elle se fait à l'égard des forces de l'ordre.
08:11Et j'en rappelle que les forces de l'ordre,
08:12elles ont la légitimité, la légitimité démocratique
08:15pour faire respecter l'ordre,
08:17parce que c'est dans l'ordre que s'épanouit la liberté, en fait.
08:19Et là, aujourd'hui, on a des enfants qui n'ont pas la liberté d'aller en classe
08:22parce que leur lycée est bloqué.
08:25Je voudrais quand même rappeler qu'on parle de casseurs,
08:27il ne faut pas oublier quand même que les trois quarts
08:28de ceux qui sont mis en garde, ce sont des lycéens,
08:30en réalité, ce ne sont pas des casseurs.
08:31En revanche, et là, je suis tout à fait d'accord,
08:34ces enfants sont instrumentalisés
08:36par le sénateur que nous venons entendre
08:38ou par, plus largement, l'extrême-gauche.
08:41Alors, autre incident ce matin devant la prestigieuse école HEC à Paris.
08:45Et c'est intéressant parce que c'est la première fois
08:47depuis le début de ce mouvement
08:49que des étudiants d'HEC Paris
08:51bloquent l'entrée de leur établissement.
08:53Ce matin, donc, un journaliste de l'émission 100% Frontières
08:57sur CNews, Jordan Florentin,
08:58s'est rendu sur place pour tenter de les interroger,
09:01pour tenter d'en savoir plus,
09:02les interroger sur leur revendication,
09:05sauf qu'il a été tout bonnement empêché.
09:07Regardez.
09:08On a une personne qui ne veut pas nous filmer.
09:10Vous nous laissez...
09:10Ces personnes sont en train de manifester
09:12devant un établissement.
09:13Oui, mais ils ont paraît que vous les filmez.
09:14Et alors, il y a d'autres médias qui sont présents, monsieur.
09:16Il y a d'autres médias qui sont présents.
09:17Je ne suis pas votre frère.
09:19Comment ça, on propage de la haine ?
09:20Vous nous laissez faire notre travail.
09:22Vous nous laissez faire notre travail.
09:23On va s'approcher, on va les montrer.
09:25Venez.
09:26On va tenter d'approcher.
09:27Vous ne touchez pas la caméra.
09:28Je ne la touche pas, c'est toi qui l'a mis.
09:29Vous ne touchez pas la caméra.
09:31Est-ce que...
09:31Non, non.
09:32Est-ce que vous avez des revendications ?
09:33Pourquoi vous êtes là ?
09:34Fais-moi les frontières, là.
09:35Ils sont bas, les frontières.
09:35Vous ne touchez pas la caméra.
09:37Vous ne touchez pas la caméra.
09:39Ordon, tu ne le touches pas, OK ?
09:40Non, c'est lui qui touche la caméra.
09:43Non, non.
09:43Non, calme-toi.
09:45Arrête, ça va.
09:46Vous rendez là, mais...
09:52Bon.
09:53Très bien.
09:54Vous avez été filmé.
09:55Vous êtes fier de ce que vous venez de faire, là ?
09:56Bien sûr.
09:56Vous êtes filmé, vous êtes en direct sur CNews.
09:58Vous trouvez ça malin ?
10:00La bonnette de Jordan, la bonnette de Jordan.
10:03Allez, barre-toi, là.
10:04Vous ne touchez pas la caméra, monsieur.
10:06Vous ne touchez pas la caméra.
10:07Il y a du vent dans ton micro, ça fait que c'est rien.
10:08Vous ne touchez pas la caméra.
10:10Alors, je ne sais pas si ces personnes sont réellement étudiants à HEC,
10:14mais si c'est le cas, ils sont censés, Vincent Roy,
10:17ils sont censés incarner nos futures élites.
10:20Oui, mais on voit...
10:21Ça promet.
10:21On voit la figure de nos futures élites.
10:24Qu'est-ce que vous voulez que je vous dis ?
10:25Je trouve que cette scène est lamentable.
10:27On voit d'abord que ce sont de grands démocrates.
10:30C'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont le droit de filmer,
10:32il y a des gens qui ont le droit de poser des questions.
10:34Enfin, certains journalistes et pas d'autres.
10:36Donc, on voit tout à la fois l'ouverture d'esprit.
10:39Et puis, il y a autre chose aussi.
10:41Pourquoi ces gens ne veulent-ils pas être filmés ?
10:43Ils se mettent en scène devant l'entrée d'HEC,
10:47en bloquant l'entrée d'HEC,
10:49mais il ne faut pas les filmer,
10:51à tout le moins, une certaine catégorie de journalistes.
10:53Donc, voilà.
10:55Donc, je trouve ça...
10:56En plus, HEC est une école prestigieuse.
11:00Voilà l'image qu'ils donnent à l'international également,
11:04puisque ces images, elles font le tour des médias.
11:07Karima ?
11:08Non, mais c'est désolant.
11:09En fait, on est face à ces degrés zéros de la pensée,
11:13de se dire, OK, on va écouter des arguments, des propositions.
11:17On est dans le harcèlement des journalistes.
11:19On est dans le degré zéros aussi de cette démocratie.
11:22On laisse pas faire leur travail, en tous les cas.
11:24C'est ce qu'on voit.
11:25C'est comme on appelle ça,
11:27qu'on empêche des journalistes de travailler.
11:28Et parce que, supposément,
11:30qu'on n'aimerait pas une ligne éditoriale
11:32ou parce qu'on n'est pas d'accord avec les idées des autres.
11:38C'est complètement absurde.
11:39On est dans une société où on devrait être capable
11:42d'avoir un débat qui est civilisé,
11:44des désaccords civilisés.
11:45Et je trouve malheureusement que ce mouvement,
11:48c'est ça qui est terrible.
11:49Il y avait au départ, on l'a mentionné,
11:50des revendications qui peuvent être légitimes
11:52de la part des étudiants.
11:54Mais je trouve que...
11:54On va en parler, d'ailleurs.
11:55Oui, mais je trouve que même du côté de la gauche,
11:57qu'on va dire républicaine,
11:59même le bloc central,
12:00ils sont tombés dans le panneau
12:01parce qu'il y a cette idée d'avancer une idéologie.
12:05Et dans ce cas-ci, c'était finalement...
12:06On a cristallisé, on a même consolidé l'idée
12:08d'une haine anti-police,
12:11d'une haine envers aussi certains journalistes.
12:13Mais c'est beaucoup ce qui est ressorti aussi
12:14de ces manifestations.
12:16C'est accable.
12:16Tous les policiers, finalement,
12:18on connaît un peu ces insultes.
12:21Ce qui est ressorti, c'est de parler constamment
12:23de la violence policière,
12:24alors qu'il y a presque 1000 policiers
12:26qui ont été blessés.
12:27Il y a du personnel qui a été blessé.
12:30Donc, c'est quand même assez incroyable
12:32quand on pense, finalement,
12:34où est rendu le mouvement aujourd'hui.
12:35Violette Spilbout, ça vous fait réagir
12:36quand vous voyez des images comme ça?
12:38J'ai deux réactions.
12:39D'abord, quand je vois les manifestants à HEC,
12:42effectivement, l'élite dans des conditions,
12:44j'imagine...
12:45Alors, je ne suis jamais allée dans les locaux d'HEC,
12:47mais j'imagine que ce n'est pas les mêmes conditions
12:48qu'un lycée à Roubaix ou Tourcoing
12:51dans ma métropole lilloise
12:52ou l'université de Lille
12:54qui a des amphithéâtres fermés
12:55parce qu'il y fait trop froid
12:56ou qu'ils n'ont pas pu être mis en sécurité.
12:58Mais ce que je vois quand même,
12:59c'est des jeunes qui se mobilisent
13:02en disant écoutez les lycéens.
13:04Et donc, on y reviendra, je crois, tout à l'heure.
13:05Il y a quand même un sujet...
13:07Sauf que là, on a un journaliste
13:08qui leur demande quelles sont vos revendications.
13:10Ils ne veulent pas répondre.
13:10Ce que je veux dire,
13:11c'est que le maintien de l'ordre
13:13ne pourra pas être la seule réponse.
13:15Il faut derrière qu'il y ait des réponses éducatives
13:17et on y reviendra après sur le sujet
13:19de ce qu'ils font avec le journaliste.
13:20Pour moi, c'est une agression,
13:22je vais le dire clairement.
13:23Et moi, je trouve que c'est extrêmement grave
13:25parce que, comme vous l'avez dit,
13:26c'est l'élite.
13:27Le respect de la liberté de la presse,
13:29même si on n'est pas d'accord
13:30avec des opinions ou des orientations politiques,
13:32c'est la base de notre démocratie.
13:34Et je pense qu'il faut le condamner.
13:35Je pense que votre journaliste
13:36devrait se plaindre à la direction d'HEC.
13:39Il faut que chacun puisse entrer dans les écoles,
13:41puisse entrer dans les universités.
13:43On ne peut pas donner une couleur politique
13:44imposée aux autres par la peur et la terreur
13:46comme c'est fait ici.
13:47Michael Taverne ?
13:48Oui, c'est assez effrayant
13:50de constater ce qui est devenu la France aujourd'hui.
13:53C'est-à-dire que même des journalistes
13:54ne peuvent plus faire leur travail
13:56sans être agressés, sans être insultés.
13:58Les policiers ne peuvent plus exercer leur mission
14:00sans être également agressés.
14:01Certains journalistes,
14:02ceux qui ne partagent pas les mêmes idées ?
14:03Oui, bien sûr, parce qu'il y a une idéologie.
14:05Effectivement, quand on a une idéologie de gauche,
14:08on est généralement beaucoup plus accepté
14:11dans certaines universités ou certains lycées.
14:13Mais effectivement, ça c'est extrêmement grave.
14:15Mais en fait, on vit malheureusement aujourd'hui
14:17dans une impunité et un laxisme généralisé.
14:20Et c'est ça qui est problématique aujourd'hui.
14:21Parce que dans d'autres pays,
14:23ils n'agresseraient pas les journalistes.
14:24Parce qu'ils savent très bien qu'en France,
14:25ils ne risquent strictement rien.
14:27Parce qu'on défie l'autorité de l'État
14:29et il n'y a pas de réponse ferme de l'État.
14:30C'est la raison pour laquelle
14:32ils agressent des journalistes
14:33alors qu'ils font leur travail
14:34comme dans toute démocratie.
14:37Et c'est ça qui est problématique aujourd'hui.
14:38C'est la raison pour laquelle
14:39il faut être beaucoup plus ferme.
14:40Alors à quoi s'attendre pour samedi ?
14:42Parce que là, évidemment,
14:42il y a beaucoup d'interrogations aussi.
14:44L'exécutif se prépare à une journée
14:45sous haute tension.
14:46Selon nos informations à CNews,
14:49les autorités redoutent
14:50d'importants débordements.
14:51Le ministre de l'Intérieur
14:52prépare donc déjà son dispositif
14:53pour éviter des dérapages.
14:56Regardez ce sujet de Sarah Fenzari.
14:59Plus de 250 actions envisagées,
15:02dont une soixantaine de manifestations
15:03en préparation.
15:05Avant samedi,
15:06l'exécutif se prépare
15:07à une journée sous haute tension.
15:09Blocage de ronds-points,
15:11rassemblements spontanés,
15:12cortèges dans les grandes villes.
15:14Selon nos informations,
15:15les services de renseignement
15:16surveillent de très près
15:18les appels à la mobilisation.
15:19Face au risque de débordement,
15:21Laurent Nouniès a déjà mobilisé ses troupes.
15:24Ce matin,
15:25le ministre de l'Intérieur
15:26a réuni les responsables
15:27de la police et du renseignement
15:29avant une visioconférence
15:31prévue demain avec les préfets.
15:33Toujours selon nos informations,
15:35les autorités redoutent notamment
15:36des actions de l'ultra-gauche
15:38contre les forces de l'ordre,
15:40particulièrement à Paris
15:41et dans les grandes villes.
15:43La consigne du ministère
15:44de l'Intérieur est claire,
15:45sécuriser les manifestations pacifiques,
15:48mais intervenir fermement
15:49et immédiatement
15:50en cas de violence
15:51ou de blocage durable.
15:52Pour Laurent Nouniès,
15:53qui a déjà connu
15:54la crise des gilets jaunes
15:55aux côtés de Christophe Castaner,
15:57c'est un nouveau test
15:58du maintien de l'ordre.
16:00Voilà de quoi inquiéter
16:01et effectivement
16:03pour cette journée
16:03de samedi,
16:04samedi 17 octobre.
16:05Dans un instant,
16:06on va y revenir.
16:07On va parler aussi
16:07de la colère des policiers
16:08qui continuent de grimper.
16:09Près de 3000 d'entre eux
16:10ont manifesté aujourd'hui
16:11à Paris
16:12pour dénoncer
16:12leurs conditions de travail.
16:14Des policiers à bout
16:14qui ont le sentiment
16:15de ne plus être protégés
16:16par leur propre hiérarchie
16:17et qui ont manifesté,
16:18oui,
16:18mais dans le calme
16:19et sans débordement.
16:20Regardez.
16:21Vous avez assisté
16:22à une manifestation de policiers.
16:23Je ne crois pas avoir vu
16:24un seul débordement.
16:25Il n'y a pas de poubelles brûlées,
16:27il n'y a pas de commissariats brûlés,
16:28il n'y a pas de commerces brûlés non plus.
16:29Tout se passe bien
16:30avec civilité.
16:31Je ne pense pas
16:32que ce sont des simples lycéens
16:33qui brûlent les lycées
16:34puisque eux ont des revendications
16:35aussi légitimes.
16:36En revanche,
16:37effectivement,
16:37c'est des gens
16:38qui se joignent à eux
16:39pour semer le chaos en France.
16:42Comme quoi c'est possible.
16:43Restez avec nous sur CNews
16:44pour la suite de Soir Info.
16:48De retour pour la suite
16:50de Soir Info sur CNews.
16:51Tout de suite,
16:52Le Journal.
16:52Bonsoir Mickaël Dosantos.
16:57Bonsoir Mickaël,
16:57bonsoir à tous.
16:58Un accident au niveau du tunnel
17:00sous la Manche
17:00a fait 19 blessés.
17:02Un bus a percuté
17:03un train à l'arrêt
17:04au niveau du quai
17:05de chargement des véhicules.
17:06Il transportait
17:07des conducteurs de poids lourds
17:08qui s'apprêtaient
17:09à embarquer à bord d'une navette.
17:11Aucun pronostic vital
17:12n'est engagé.
17:14Sébastien Lecornu
17:15annonce entre 500
17:16et 700 millions d'euros
17:17pour la filière agricole
17:18en 2027.
17:20Cette enveloppe a notamment
17:21pour objectif d'adapter
17:22la production
17:23au changement climatique.
17:24Le montant final
17:25dépendra des concertations
17:26avec les acteurs du secteur
17:28mais aussi
17:28des discussions parlementaires
17:30autour du budget.
17:32Emmanuel Macron
17:33s'est entretenu
17:33avec Volodymyr Zelensky
17:35à Bruxelles.
17:35Une rencontre
17:36qualifiée de productive.
17:37Le président français
17:38a rappelé
17:39qu'il était capital
17:40de donner à l'Ukraine
17:41tous les moyens
17:41pour se défendre
17:42face à la Russie.
17:44Plus tôt dans la journée,
17:44le dirigeant ukrainien
17:45s'est réuni
17:46avec les dirigeants
17:47de l'OTAN
17:47et de l'Union européenne.
17:48Objectif,
17:49obtenir une aide supplémentaire
17:50afin de mettre
17:51une pression réelle
17:52sur Moscou.
17:53La France
17:54et l'Allemagne
17:55trouvent un accord
17:56sur l'avenir
17:57de l'industrie automobile.
17:59Paris a accepté
17:59des concessions
18:00sur les émissions
18:01de CO2
18:01des voitures
18:02en 2035.
18:03De son côté,
18:04Berlin a accepté
18:05une définition
18:06plus stricte
18:06de la préférence européenne.
18:08Elle sera désormais
18:09réservée à la production
18:10au sein des 27
18:11et des partenaires proches
18:12comme la Grande-Bretagne
18:13ou encore la Norvège.
18:15Enfin,
18:16c'est officiel.
18:16Léa Seydoux présidera
18:18la 52e édition
18:19des Césars.
18:20Palme d'or en 2013
18:21pour son rôle
18:22dans la vie d'Adèle.
18:23La comédienne
18:24succède à Camille Cotin.
18:25La cérémonie sera retransmise
18:27le 25 février prochain
18:28sur Canal+.
18:31Merci beaucoup Mickaël.
18:32On vous retrouvera tout à l'heure
18:33pour l'édition de la nuit.
18:34Le gouvernement
18:35peut-il reprendre la main
18:36et mettre un terme
18:37au mouvement
18:38et à la colère lycéenne
18:39qui gagne le pays
18:40depuis plus de deux semaines
18:41maintenant ?
18:42Le ministre de l'Éducation nationale
18:44Édouard Geffray
18:45a reçu aujourd'hui
18:47rue de Grenelle
18:48une trentaine de lycéens
18:49pour échanger avec eux.
18:50Alors notamment
18:50sur la question des violences.
18:52Il en a parlé.
18:53En tous les cas,
18:54il en a parlé
18:54à l'issue de cet échange.
18:56Et toujours est-il
18:57que les violences
18:58elles sont utiles finalement ?
19:00Je dis ça
19:00c'est ironique évidemment.
19:02Elles sont utiles
19:02parce qu'après
19:03les 3000 professeurs remplaçants
19:05le ministre continue
19:06de répondre
19:07aux demandes des lycéens.
19:08Écoutez.
19:09Deuxième grand sujet
19:10c'est la question
19:10de la démocratie scolaire
19:11où là pour le coup
19:12on est vraiment
19:13en voie de finalisation
19:14des choses.
19:15Les grands axes sont tracés.
19:17Doublement
19:18du nombre
19:19de représentants
19:19dans les instances.
19:21Introduction des lycéens
19:22dans ce qu'on appelle
19:22les conseils académiques
19:23d'éducation nationale
19:24où seuls les étudiants
19:25étaient représentés
19:25jusqu'à présent.
19:27possibilité systématique
19:28pour les conseils
19:29de vie lycéenne
19:29de porter leur sujet
19:30au conseil d'administration
19:31de leur établissement
19:32de manière à ce que ça puisse
19:33aussi être travaillé
19:34justement avec l'ensemble
19:35des adultes.
19:37Mais aussi
19:37question de la
19:40reconnaissance
19:41d'un statut d'élu
19:42au conseil de superéducation
19:43pour que les élèves
19:44qui représentent leurs camarades
19:45puissent bénéficier
19:47en toute quiétude
19:48des autorisations
19:49d'absence
19:49etc.
19:51Est-ce que les émeutes
19:53et les violences
19:54ont baissé
19:55depuis l'annonce
19:56il y a quelques jours
19:57des 3000 professeurs
19:58remplaçants ?
19:59La réponse
19:59est non.
20:00Et Philippe
20:01de Gesta
20:02le constat
20:03il est clair.
20:04Ils ont malheureusement
20:05bien raison
20:05puisqu'ils obtiennent
20:06ce qu'ils demandent.
20:07En fait
20:07on a un ministre
20:08comme souvent le gouvernement
20:10qui est à la remorque
20:10en fait.
20:11Ils essaient de rattraper
20:12le mouvement
20:12et donc on a
20:13ces concessions
20:14au fur et à mesure.
20:16C'est-à-dire qu'il y a
20:16un problème de timing ?
20:17Il y a un problème de timing.
20:18En fait
20:18en réalité
20:19rappelez-vous
20:21la cinétique du mouvement
20:22ça n'a pas commencé
20:23immédiatement par la violence.
20:24Assez vite
20:24il faut bien le dire quand même.
20:26Mais en fait
20:26en réalité
20:27toute cette gesticulation
20:28aurait pu être faite avant.
20:30Revenons sur les 3000 professeurs
20:31dont je voudrais bien savoir
20:31d'ailleurs s'ils sont bien
20:32devant les élèves
20:33depuis lundi.
20:34A priori
20:35il s'est expliqué
20:36sur ce sujet.
20:37Il a dit qu'il y avait
20:39certains établissements
20:41où le problème était réglé
20:43et d'autres
20:43où ça allait arriver prochainement.
20:44En fait
20:45si on prend cet exemple-là
20:46c'est quand même le plus criant.
20:46Ces professeurs étaient connus
20:47bien avant
20:48et donc depuis le 1er septembre
20:49ils auraient pu être affectés.
20:50Donc là
20:50on a un gouvernement
20:52comme malheureusement
20:53trop souvent
20:53qui est à la remorque
20:54et qui croit éteindre un feu
20:56mais ça c'est la psychologie
20:57élémentaire
20:58qu'ils devraient connaître
20:58en faisant des concessions
21:00au fur et à mesure.
21:00Mais comme vous l'avez
21:01très bien noté
21:02ça n'a pas pour autant
21:04supré
21:04parce qu'en fait
21:05le problème est ailleurs
21:06et visiblement
21:07ça ne veut pas être vu.
21:08Non mais il y a aussi
21:09une chose qui est exceptionnelle
21:11c'est que vous avez
21:12des images
21:13de lycées qui brûlent
21:15de salles de classe
21:17qui sont détruites
21:18et vous avez un ministre
21:20c'est presque drôle
21:21vous avez un ministre
21:22qui vous parle
21:23de démocratie scolaire
21:24et qui vous dit
21:25non mais
21:25vous inquiétez pas
21:26Il a parlé des violences
21:27mais sans jamais nommer
21:29c'est-à-dire
21:29c'est très abstrait.
21:30Est-ce que vous avez entendu
21:31Michael
21:32est-ce que vous avez entendu
21:33ce charabia
21:35démocratie scolaire
21:37on n'en est plus là
21:38pour l'instant
21:39le problème n'est pas là
21:40il faut régler
21:42régler le problème
21:43et régler le problème
21:44c'est dire
21:44oui nous discuterons
21:45lorsque les violences
21:47auront cessé
21:47il faut remettre
21:48l'église au centre du village
21:50on ne discute pas
21:51avec des casseurs
21:53certes
21:54il y a des revendications
21:55qui sont légitimes
21:57mais on les porte
21:58ces revendications
21:58dans le calme
21:59on ne discute pas
22:00sous le coup de la violence
22:01Il a aussi parlé
22:02de parcours sup'
22:03c'est vrai que c'est un sujet
22:04important
22:04en revanche
22:05toujours rien
22:06sur la chute
22:07du niveau scolaire
22:09on a l'impression
22:09que ça n'intéresse pas
22:11les lycéens
22:12qui sont dans la rue
22:13Violette Spilboud
22:14si je pense quand même
22:15moi j'ai rencontré
22:16une cinquantaine de lycéens
22:17il y a quelques jours
22:18qui m'ont beaucoup parlé
22:20d'eux-mêmes
22:21de leurs conditions
22:22de travail
22:22notamment le problème
22:23de canicule
22:24et de grand froid
22:25avec des salles mal isolées
22:27le sujet de l'anxiété
22:28de parcours sup'
22:29les horaires
22:30mais en fait
22:31ce qui m'a frappée
22:31c'est que c'était des lycéens
22:33alors qu'ils n'étaient pas
22:34dans les plus casseurs
22:35avec qui on pouvait discuter
22:37qui étaient très très préoccupés
22:39par les générations à venir
22:40leurs frères
22:41leurs soeurs
22:41c'est-à-dire en fait
22:42l'avenir de l'éducation nationale
22:44Ils vous ont parlé
22:44du niveau scolaire ?
22:45Voilà
22:45et du niveau scolaire
22:46tout à fait
22:47de l'employabilité
22:48donc moi je pense
22:50qu'il y a en fait
22:50deux sujets
22:51il y a la mission
22:52du gouvernement aujourd'hui
22:53de gérer la crise
22:54de répondre à l'urgence
22:56y compris par un plan d'urgence
22:58sur certaines mesures
22:59qui doivent être rapides
23:00pour l'hiver qui vient
23:01pour les jeunes
23:02qui sont en terminale
23:03aujourd'hui
23:03avec parcours sup'
23:04et l'année prochaine
23:05à anticiper
23:06et puis il y a le rôle
23:07de la campagne présidentielle
23:08moi je représente
23:09un candidat
23:09Gabriel Attal
23:10qui va au devant des lycéens
23:12parce qu'il est en campagne
23:14présidentielle
23:14que c'est vraiment
23:15un problème de moyens
23:16aujourd'hui ?
23:16Moi je pense
23:17qu'il faut
23:17dans le pacte pour la jeunesse
23:19que présente Gabriel Attal
23:21où il propose
23:22à des lycéens
23:22de venir discuter
23:23sur son programme
23:24il y a effectivement
23:25les sujets
23:27de parcours sup'
23:28et de réformes
23:29de parcours sup'
23:29parce que quoi qu'on dise
23:31moi je ne suis pas
23:32pour la progression
23:33de parcours sup'
23:33mais je pense
23:34qu'il y a des évolutions
23:34profondes à faire
23:35il faut certainement
23:36qu'elles viennent d'eux-mêmes
23:37de voir là
23:38où la plateforme
23:39n'est pas assez rapide
23:41n'est pas assez claire
23:42sur des solutions
23:43je pense qu'eux-mêmes
23:44ils peuvent proposer des choses
23:45sur les rythmes scolaires
23:46il y a des exemples
23:47en Finlande
23:48dans les pays du nord
23:49qu'on reprend
23:50déjà nous
23:51avec Gabriel Attal
23:52et qui font des journées
23:53beaucoup plus courtes
23:54avec moins de vacances
23:54c'est une vraie proposition
23:56qui pourra être clivante
23:57au moment du débat présidentiel
23:58et puis il y a le sujet
24:00bien sûr
24:00de l'excellence
24:02du niveau
24:04on va en parler
24:05parce qu'on va l'entendre
24:06votre candidat
24:06dans un instant
24:06Gabriel Attal
24:07justement parler du niveau
24:08et faire une sorte aussi
24:09de mea culpa
24:10parce qu'il a quand même
24:11été ministre de l'éducation
24:12Gabriel Attal
24:13en tout cas il a été
24:13ministre de l'éducation
24:14quelques mois
24:14et il a lancé des chantiers
24:16voilà on l'écoutera
24:16dans un instant
24:17juste avant
24:18on va écouter un autre candidat
24:19celui de la droite
24:20celui des Républicains
24:21c'est Bruno Retailleau
24:22qui était ce matin
24:23sur RTL
24:24je pense qu'on vit
24:26sur une idéologie
24:27très 68 art
24:28très post 68 art
24:29très gauchisante
24:30où on a voulu déconstruire
24:32tous les repères
24:33la hiérarchie
24:34l'autorité
24:35on a fait symboliquement
24:36descendre
24:37le maître
24:38de son estrade
24:39je me souviens
24:40de cette nouvelle éducation
24:41quelqu'un avait dit
24:42qui représentait
24:43cette idéologie là
24:44dans les années 70
24:45il faut que le maître
24:46cesse d'enseigner
24:47pour que l'élève
24:49puisse commencer
24:49à apprendre
24:50et bien leur programme
24:51malheureusement
24:52a réussi
24:53et nos élèves
24:54échouent
24:55le dernier classement
24:57PISA
24:57est de ce point de vue là
24:58catastrophique
24:59on avait un système républicain
25:01il est devenu darwinien
25:02les enfants de bonnes familles
25:04ont les moyens
25:05de s'en tirer
25:06et ceux qui naissent
25:07dans des familles
25:07plus modestes
25:08c'est beaucoup plus difficile
25:10est-ce qu'il n'a pas raison
25:12lorsqu'il dit finalement
25:13que le véritable problème
25:14aujourd'hui
25:14en ce qui concerne
25:15l'éducation
25:16il est idéologique
25:17avant même
25:17celui des moyens
25:18c'est le premier poste
25:20de dépense
25:21de l'état
25:21l'éducation nationale
25:22il va falloir mettre
25:23combien encore
25:25pour que ça fonctionne
25:26Philippe
25:27rappelons qu'en 40 ans
25:28on est passé
25:28de 6900 euros
25:29par élève
25:30à 11600 euros
25:32en réalité
25:32les moyens
25:33ils sont là
25:33donc il va falloir
25:34rajouter combien encore
25:36n'oublions pas aussi
25:37qu'il y a eu la réforme Blanquer
25:38qui a réorganisé
25:39le cursus du lycée
25:40et qui a foutu
25:41un bazar considérable
25:42et certains lycéens
25:44à juste titre
25:44rappellent qu'ils ont
25:45des journées
25:45où ils ont 6 ou 7 heures
25:46de cours
25:47et parfois des journées
25:48complètes
25:48où ils ont 1 heure de cours
25:50et ça il faut l'imputer
25:51en grande partie
25:52à cette fameuse réforme
25:53qu'on a perdue de vue
25:53qui est pourtant pas très ancienne
25:54qui a réorganisé
25:55complètement le lycée
25:56et je pense qu'on est aussi
25:57là dans une des conséquences
25:59de cette réforme Blanquer
26:01et par ailleurs
26:02là aussi
26:03la question n'est pas des moyens
26:04rappelons-nous qu'il y a des lycées
26:05qui sont flambant neuf
26:06et qui sont quand même bloqués
26:07par des élèves
26:08qui réclament plus de moyens
26:10donc ce n'est pas les moyens
26:12c'est une question
26:13d'état d'esprit
26:14et c'est une question
26:15d'organisation de l'enseignement
26:16Alors autre contrat
26:17on va écouter Gabriel Attal
26:19votre candidat donc Violette
26:21qui était lui sur France Info
26:22ce matin
26:22et qui une fois n'est pas coutume
26:24donc je le disais
26:24a fait une sorte de mea culpa
26:26écoutez-le
26:27J'étais au gouvernement
26:28à l'époque
26:29où le contrôle continu
26:30a été mis en place
26:31j'ai compris
26:32et même soutenu
26:33à l'époque
26:34la philosophie
26:35qui consistait à dire
26:35il faut arrêter de faire tapis
26:36juste sur quelques épreuves
26:37à la fin de la terminale
26:38pour le bac
26:39et pouvoir travailler
26:41tout au long de l'année
26:41que ce soit reconnu
26:42mais force est de constater
26:43Mais là c'est un stress continu
26:44vous reconnaissez
26:45que ce n'est pas possible
26:45pour les élèves
26:46Et au-delà de ça
26:47ça fait même une inflation
26:48sur les notes
26:48parce que la pression
26:50elle se met aussi
26:50sur les enseignants
26:51parce que c'est un drame
26:52pour chaque élève
26:53s'il a une mauvaise note
26:53ça peut lui fermer l'accès
26:54à certaines voies
26:55dans le supérieur
26:56ou au baccalauréat
26:57et donc ce qu'on constate
26:58dans beaucoup d'établissements
26:59c'est une inflation
27:00sur les notes
27:01avec des professeurs
27:02qui se sentent contraints
27:03de gonfler les notes
27:04de leurs élèves
27:05et donc à la fin
27:05les notes ne veulent plus dire
27:06grand chose
27:08C'est une qualité
27:09de reconnaître ses erreurs
27:10C'est sûr que
27:13on est à une période
27:14tellement de crise
27:16et de ces lycéens
27:16qui veulent être entendus
27:17qui veulent être pris au sérieux
27:19qu'effectivement
27:20avec Gabriel Attal
27:21on fait ce travail
27:22d'écouter
27:22dans chacune des circonscriptions
27:24lui fait énormément
27:25de déplacements
27:26discute avec les jeunes
27:26je pense que c'est le seul candidat
27:28aux présidentielles
27:28qui ne refuse pas le débat
27:30et qui s'expose
27:31sur cette question-là
27:32alors qu'il a été
27:33ministre de l'éducation
27:34On ne peut pas retirer
27:35à la France insoumise
27:36le fait d'avoir
27:37La France insoumise
27:38c'est la sélection
27:40par l'échec
27:40C'est-à-dire vous donner
27:41l'illusion
27:41On donne à tout le monde
27:42le bac
27:43même à la naissance
27:43je vais vous dire
27:44et comme ça
27:44ça sera plus simple
27:45tout le monde accèdera
27:46à l'université
27:47c'est un espèce
27:48de mythe
27:49qui est dangereux
27:51pour notre jeunesse
27:52parce que
27:52en fait
27:53dans le projet
27:54que nous on porte
27:56certes où il y aura la réforme
27:59sur Parcoursup
28:00et sur le contrôle continu
28:01pour avoir
28:02remettre des examens
28:03en fin de cycle
28:05mais c'est aussi
28:07le redoublement
28:07qu'avait remis en place
28:09Gabriel Attal
28:10quand il a été
28:11ministre de l'éducation
28:12parce que
28:12quand on n'arrive pas
28:13à placer de niveau
28:13il faut être capable
28:14de le dire à l'élève
28:15et aux parents
28:16et de pouvoir redoubler
28:18pour être meilleur après
28:19et puis c'est la remise en place
28:20d'un certificat d'études
28:21entre le primaire
28:22et le collège
28:23parce qu'il faut savoir
28:23lire, écrire, compter
28:25quand on arrive au collège
28:26et du brevet obligatoire
28:27pour passer au lycée
28:28voilà
28:29c'est là aussi
28:30une excellence
28:31toutes les filières
28:31ne sont pas bonnes
28:32pour tous
28:32et il faut des classes passerelles
28:34quand on a des difficultés
28:35Michael Taverne
28:36votre candidate
28:36Marine Le Pen
28:37était l'invité
28:37ce soir de Laurence Ferrari
28:39deuxième candidate
28:40à venir
28:42sur le plateau
28:42d'Objectif Élysée
28:442027
28:44sur CNews
28:45et sur Europe 1
28:46sur la question
28:46de l'éducation
28:47justement
28:49elle n'a pas été
28:49très précise
28:50en ce qui concerne
28:51les propositions
28:52du Rassemblement National
28:53elle a dit que pour le moment
28:56elle présenterait
28:57ses propositions
28:58ultérieurement
28:58qu'en est-il
29:00aujourd'hui
29:01de la question
29:02de l'école
29:02au sein du RN
29:04comme vous l'avez dit
29:05Marine Le Pen
29:06présentera ses mesures
29:08dans les prochaines semaines
29:09mais en tout cas
29:10ce qui est assez cocasse
29:11c'est que
29:12Gabriel Attal
29:13avoue un mea culpa
29:14ça commence à faire beaucoup
29:15c'est une habitude
29:16pour les macronistes
29:17parce que je rappelle
29:17que ça fait 10 ans
29:18qu'ils sont en responsabilité
29:19et ils ont échoué absolument
29:20dans tous les domaines
29:21notamment dans l'éducation
29:23excusez-moi
29:23mais il fallait anticiper
29:24ce genre de mouvement
29:26ça fait déjà quelques années
29:27que les lycéens
29:28ont des revendications
29:29absolument légitimes
29:31mais en fait
29:31c'est un problème
29:32structurel et organisationnel
29:33classement PISA
29:35on est quasiment
29:36au fond du trou
29:38nos professeurs
29:39sont payés
29:39quasiment 20% de moins
29:40que la moyenne
29:41des pays de l'OCDE
29:42les bâtiments
29:43sont quasiment insalubres
29:45il y a effectivement
29:46ce parcours sup
29:48que nous voulons
29:49réformer
29:49avec Marine Le Pen
29:51mais aussi
29:52excusez-moi
29:52mais il faut rétablir
29:53l'autorité à l'école
29:55quand vous voyez
29:56ce qui se passe
29:56au sein des établissements
29:58ça ne donne pas spécialement
29:59envie d'être professeur
30:01et notamment
30:01d'être prof
30:02dans un lycée
30:03dans un quartier
30:04de reconquête républicaine
30:06donc c'est l'autorité
30:07aussi qu'il faut remettre
30:08en place
30:09à l'école
30:10et en tout cas
30:11Marine
30:11présentera ces mesures
30:13dans quelques jours
30:14Près de 3000 policiers
30:15ont manifesté aujourd'hui
30:16à Paris
30:17à l'appel du syndicat Unité
30:18une mobilisation marquée
30:19par la colère
30:20mais sans débordement
30:21signalé à ce stade
30:22comme quoi on peut
30:23manifester donc
30:24sans tout casser
30:25les policiers dénoncent
30:26leurs conditions de travail
30:27après plusieurs semaines
30:28de violence
30:29plus de 900 blessés
30:30dans leur rang
30:31ils se sentent aujourd'hui
30:33abandonnés par leur hiérarchie
30:34il y a même
30:34un autre syndicat de police
30:36Alliance
30:36qui lui annonce
30:36une plainte contre l'Etat
30:38pour mise en danger
30:39de la vie d'autrui
30:40c'est une première
30:40on va également en parler
30:42mais juste avant
30:42écouter ces fonctionnaires
30:43de police
30:44qui manifestaient aujourd'hui
30:45en réalité
30:46avant de voir
30:47un uniforme
30:48et un homme et une femme
30:49c'est aussi des papas
30:50des mamans
30:50qui retrouvent
30:51les mêmes difficultés
30:52que les français
30:52peuvent retrouver le soir
30:53quand ils rentrent chez eux
30:54c'est à dire que
30:55par exemple
30:55à l'heure actuelle
30:56au niveau des lycéens
30:57bon nombre sont papas
30:58le lycéen
30:58et ils entendent
30:59les difficultés
31:00avec Parcoursup
31:01ils entendent
31:01tout un tas de problématiques
31:02on n'est pas insensible
31:03on n'est pas des robots
31:04et on a surtout un coeur
31:05on est là pour montrer
31:06qu'on est là pour la population
31:07et pas contre la population
31:09on veut des moyens
31:10pour justement
31:10aider la population
31:12pour moi je me dis
31:13une manifestation
31:13elle est censée être pacifique
31:14faire face à un message
31:15et il n'est pas censé
31:16avoir de violence
31:17et de blessés
31:18malheureusement
31:18il y en a toujours
31:19des blessés
31:20et c'est dommage
31:21vous avez assisté
31:22à une manifestation
31:23de policiers
31:23je ne crois pas avoir
31:24vu un seul débordement
31:25il n'y a pas de poubelle brûlée
31:26il n'y a pas de commissariat
31:27brûlé
31:28il n'y a pas de commerce
31:28brûlé non plus
31:29tout se passe bien
31:30avec civilité
31:31je ne pense pas
31:32que ce sont des simples lycéens
31:33qui brûlent les lycées
31:34parce qu'eux ont des revendications
31:35aussi légitimes
31:36en revanche effectivement
31:37c'est des gens
31:38qui se joignent à eux
31:39pour semer le chaos
31:40en France
31:42comme quoi il est donc possible
31:43de manifester sans violence
31:44là c'est l'exemple de la police
31:45mais ça fonctionne aussi
31:46avec les agriculteurs
31:47il y a eu des manifestations
31:48pendant des mois
31:50où il n'y a pas eu
31:51il n'y a pas eu de dégradation
31:53il n'y a pas eu de violence
31:55Mickaël Taverne
31:56je le disais
31:56vous êtes ancien policier
31:57quand des milliers de policiers
31:58descendent dans la rue
31:59c'est le signe de quoi
32:00c'est un ras-le-bol
32:01c'est une rupture
32:02avec l'Etat
32:02parce que
32:03ce n'est pas quelque chose
32:05qu'on voit régulièrement
32:06mais en tout cas
32:07sous Emmanuel Macron
32:08ça commence à faire beaucoup
32:10il y a un malaise
32:10effectivement
32:11qui ne date pas d'hier
32:13et d'ailleurs
32:13je reprends un peu
32:14les éléments de langage
32:15du président de la République
32:16puisqu'on a l'impression
32:17qu'il fait partie
32:17de l'extrême gauche
32:18c'est-à-dire qu'il considère
32:20que les policiers
32:20font du contrôle au faciès
32:22je rappelle l'affaire
32:24Naël Merzouk
32:24où avant même
32:26une enquête judiciaire
32:27il avait indiqué
32:28que ce que le policier
32:30avait fait
32:30c'était inexcusable
32:31inexplicable
32:32aujourd'hui
32:33il dit qu'il faut faire
32:34preuve de pédagogie
32:35et d'empathie
32:36il prend vraiment
32:37les policiers
32:38pour des imbéciles
32:38excusez-moi
32:40et d'ailleurs
32:41aujourd'hui
32:42la seule réponse
32:42qu'on est capable
32:43d'apporter aux policiers
32:44c'est de leur retirer
32:45des moyens
32:45pour pouvoir se défendre
32:46face à une violence
32:48absolument décomplexée
32:49et ça
32:50c'est problématique
32:51pour nos policiers
32:53surtout que le ministre
32:54de l'intérieur
32:54dit qu'il donne
32:55des consignes
32:56mais on voit
32:56sur le terrain
32:57que dans beaucoup
32:58de territoires
32:58on dit surtout
32:59aux policiers
33:00de ne rien faire
33:00de ne pas prendre
33:01de moyens de défense
33:02et c'est ça
33:03qui est absolument
33:03insupportable
33:04c'est qu'aujourd'hui
33:06les français
33:06ont de la chance
33:07d'avoir des policiers
33:09professionnels
33:09et qui ont un discernement
33:10absolument incroyable
33:11parce que
33:11c'est pas facile
33:12d'être sur
33:13ce genre de mouvement
33:14parce qu'effectivement
33:15il y a des lycéens
33:15qui ont des revendications
33:17absolument légitimes
33:18mais aujourd'hui
33:18c'est un mouvement
33:19qui est récupéré
33:20par l'extrême gauche
33:20notamment par l'ultra-gauche
33:22des bloodblocks
33:22qui s'immiscent
33:23au sein des mouvements
33:24et ça c'est beaucoup
33:25plus difficile
33:25pour les policiers
33:26d'intervenir
33:27et en tout cas
33:27aujourd'hui
33:28il faut leur rendre hommage
33:29et c'est normal
33:29qu'ils manifestent
33:30parce que ça fait
33:30trop longtemps
33:31qu'on les prend
33:31un peu pour des imbéciles
33:32Violette Spielbould
33:33comment est-ce que
33:33vous expliquez
33:34une telle colère
33:35aujourd'hui
33:36comment est-ce que
33:38le dialogue
33:38semble rompu
33:39avec le gouvernement
33:41votre camp
33:41qui est au pouvoir
33:42quand même
33:42depuis 9 ans
33:43aujourd'hui
33:43alors d'abord
33:44ce que je vois
33:44dans cette manifestation
33:45c'est beaucoup de dignité
33:46vous l'avez dit
33:47c'est des policiers
33:48qui font un travail formidable
33:49moi je suis très à l'aise
33:51sur ce sujet
33:51d'abord parce que
33:52j'ai toujours soutenu
33:53les forces de l'ordre
33:53j'appartiens à un groupe
33:54parlementaire
33:55présidé par Gabriel Attal
33:56qui a toujours voté
33:57toutes les lois
33:59toutes les lois
33:59de soutien
34:00aux policiers nationaux
34:02aux gendarmes
34:02aux pompiers
34:03et ces dernières années
34:05il y a eu vraiment
34:05des engagements très forts
34:06sur le nombre de postes
34:08plus 8500 postes
34:09des renforcements
34:10des moyens de la police
34:11et de la justice
34:12parce que
34:12ce qui frustre énormément
34:14des policiers
34:14je pense aux policiers nationaux
34:15même municipaux
34:16c'est d'arrêter
34:18des délinquants
34:19des jeunes
34:19des mineurs
34:20qui se retrouvent
34:20dans les mains de la justice
34:22et qui ressortent immédiatement
34:23donc il y a un sentiment
34:24de fatalisme
34:25moi je crois
34:26qu'il faut un engagement
34:27je peux comprendre
34:28que quand on a un accord
34:30avec tous les syndicats
34:31de la police nationale
34:32en 2022
34:32pour consacrer
34:34plus d'un milliard d'euros
34:35à leur revalorisation
34:36de rémunération
34:37et de conditions de travail
34:37et que tout n'est pas respecté
34:39ils manifestent dans la rue
34:40ils le font dans le calme
34:41il faut les écouter
34:42et il faut
34:43et c'est ce que je porte
34:44avec mon groupe parlementaire
34:46faire en sorte
34:47que cet accord de 2022
34:48avec les syndicats
34:49soit respecté
34:50il y a eu des primes de nuit
34:51il y a eu des revalorisations salariales
34:53et il faut les poursuivre
34:54notamment je crois
34:55qu'il y a des primes
34:55qui sont demandées
34:56par le syndicat Alliance
34:57et moi je suis
34:58très sensible à ce sujet là
35:00dans le débat budgétaire
35:00qui est en train de s'ouvrir
35:01à l'Assemblée nationale
35:02le syndicat Alliance
35:03et ça va être terminé
35:05en un mot très rapidement
35:06oui c'est important
35:07parce que
35:08bon je vois que
35:09Violet Spilbout
35:10a des bonnes intentions
35:12mais son groupe parlementaire
35:13a systématiquement refusé
35:14de voter les peines planchées
35:15de prison ferme
35:15contre les agresseurs
35:16de policiers
35:17gendarmes
35:18pompiers
35:18je suis la seule députée
35:19qui soit pour les peines
35:22planchées dans mon groupe
35:22je me suis
35:23même un peu
35:25disputée
35:26avec
35:27monsieur Dupourg-Moretti
35:29sur le sujet
35:29donc là-dessus
35:30on pourra en rediscuter
35:32merci beaucoup
35:32d'être venu sur ce plateau
35:33merci à Violet Spilbout
35:34député EPR du Nord
35:35et porte-parole de Gabriel Attal
35:37je vous dis
35:37vous reviendrez
35:38parce qu'on a eu
35:38moins de temps que prévu
35:39ce soir
35:40vous revenez évidemment
35:41quand vous voulez
35:42merci également
35:42à Mickaël Taverne
35:43député du Nord
35:44porte-parole du Rassemblement National
35:46Vincent Roy
35:47Karim Abric
35:48Philippe de Gestas
35:49merci à Saverie Féli
35:51dans un instant
35:52on va retrouver
35:53Sébastien Lecornu
35:54conférence de presse
35:55ce matin
35:56sur les violences
35:56en marche bien sûr
35:57de ces manifestations lycéennes
35:58ce sera l'édition de la nuit
36:00juste après avec
36:00Mickaël Dosanto
36:01cnews.fr
36:02pour revoir bien sûr
36:02tous vos programmes
36:03merci à Coralie Deleplace
36:05qui m'a aidé à préparer
36:05cette émission
36:06très belle nuit à vous
36:07on se retrouve demain
36:0923h sur CNews
36:10merci à vous
36:12Sous-titrage Société Radio-Canada