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Ce mercredi 7 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
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00:01BFM Business, 15h30, 16h, USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Bienvenue pour cette nouvelle édition d'USA Today, votre demi-heure de connexion totale avec les marchés américains, avec Wall
00:18Street.
00:19Bien entendu, un menu encore une fois très chargé du côté de la bourse américaine dans un marché où les
00:25taux se retendent à nouveau très très fort.
00:27Une nouvelle poussée de fièvre obligataire que va devoir affronter Wall Street.
00:31Déjà en Europe, les indices tirent la grimace.
00:34On est en baisse un petit peu partout avec des tensions obligataires un petit peu partout.
00:39On aura également beaucoup de choses à voir ensemble, notamment l'intelligence artificielle.
00:44Y a-t-il une bulle ? Y a-t-il pas de bulle ? C'est une question que
00:48se posent les marchés.
00:50On voit que les dépenses de luxe sont en train de reculer selon les dernières données en provenance des opérateurs
00:56de cartes bancaires
00:57du côté des Etats-Unis.
00:58On espérait un rebond du secteur du luxe, notamment européen, sur les marchés boursiers.
01:03C'est pas demain la veille si on regarde les chiffres du marché américain.
01:05Enfin, SpaceX fait à nouveau l'actualité.
01:08Cette fois, il n'est pas question de construire des pipelines de plus de 50 km de long pour amener
01:14du méthane du côté de Cap Canaveral.
01:16Non, il est question de lever encore une masse de capitaux, 40 milliards de dollars pour s'équiper en puce
01:21Nvidia pour sa filiale intelligence artificielle.
01:25Wall Street, donc vous venez d'entendre la cloche qui a retentit à Wall Street.
01:28Wall Street qui n'échappe pas à la baisse.
01:30Le Dow Jones est à 51 211 points.
01:33On est en repli de 0,6% pour cette ouverture.
01:36Et l'ensemble des indices américains plient sous le poids d'une nouvelle hausse des taux obligataires, hausse des prix
01:41du pétrole aussi.
01:42Bien sûr, on reparlera de tout ça dans quelques instants.
01:46USA Today, ça commence tout de suite.
01:53Et pour commenter cette actualité des marchés américains,
01:56et c'est retombé sur vos marchés, sur vos finances personnelles,
01:59avec nous, Géraldine Métifeux, alter égal.
02:01Bonjour Géraldine.
02:02Bonjour Antoine.
02:03En direct avec nous, à distance, Jacques Lemoisson de Gate Capital.
02:06Bonjour.
02:08Bonjour Antoine.
02:08Et puis avec nous aussi, bien entendu, John Plassard, cité gestion.
02:13Bonjour John.
02:14Alors, la première actualité, elle nous amène sur le secteur du luxe,
02:19qui nous concerne au premier chef à Paris,
02:21vu la forte pondération du CAC 40 en valeur du luxe,
02:24LVMH en tête, bien sûr.
02:26Mais ça, ça ne range pas du côté des marchés américains.
02:28On a les dernières données des opérateurs de cartes de crédit
02:31qui montrent que les dépenses en objets, en articles de luxe,
02:35sont en train de reculer du côté des États-Unis.
02:38Oui, tout à fait.
02:39Ça vient de sortir.
02:40Moins 6% sur un an en septembre.
02:43On était à moins 4% en juillet, moins 4% en août.
02:46Et c'est très important.
02:48Vous savez que sur le secteur du luxe,
02:50on avait vu qu'on était extrêmement dépendant de la Chine
02:54et que les États-Unis,
02:56les achats de produits de luxe aux États-Unis,
02:58avaient quelque peu compensé la faiblesse asiatique et surtout chinoise.
03:03Là, ce n'est plus le cas.
03:04Et lorsqu'on analyse les cartes de crédit sur les achats de produits de luxe,
03:09eh bien, on voit que c'est en train de baisser.
03:12C'est assez inquiétant parce que les entreprises avaient parié
03:18sur les consommateurs aisés américains,
03:21les nouveaux millionnaires de l'intelligence artificielle,
03:24pour essayer de relancer le secteur.
03:27Ce qu'on voit et ce qui est assez intéressant,
03:29c'est que la demande n'est pas uniforme.
03:32D'un côté, on a la maroquinerie et le prêt-à-porter
03:35qui sont améliorés par rapport au trimestre précédent,
03:38mais de l'autre côté, vous avez les montres et les bijoux
03:40qui continuent à se détériorer.
03:42Et ce qui est encore plus intéressant, Antoine,
03:45c'est que cette baisse des montres et des bijoux
03:51est en train de s'expliquer
03:53parce que ces catégories ont augmenté leur prix,
03:59contrairement aux prêt-à-porter et à la maroquinerie.
04:02Donc, on voit que même sur le secteur du luxe,
04:06eh bien, ce pouvoir de fixation des prix,
04:09le pricing power, eh bien,
04:11ne fonctionne apparemment plus très bien,
04:14en tout cas aux États-Unis.
04:16Et donc, on va suivre de très, très près
04:19évidemment les publications de Kering, Ferragamo, LVMH.
04:23LVMH a perdu 40% depuis le début de l'année.
04:27Et donc, on est dans une situation
04:29où on parle toujours de plein emploi,
04:32on parle toujours de consommation qui fonctionne très bien.
04:35Mais au niveau de la consommation,
04:37le luxe commence à plier.
04:40Et ça, ce n'est pas une très bonne nouvelle
04:42pour un secteur qui a énormément souffert cette année déjà.
04:45Avec, effectivement, des prix qui sont remontés
04:49sur un certain nombre de biens de luxe.
04:50Le fait aussi, John, que les taux de cartes de crédit
04:54dépassent allègrement les 20%.
04:56Maintenant, au bout d'un moment,
04:57ça commence à piquer sur un certain nombre d'achats discrétionnaires,
05:01comme on dit.
05:02Oui, tout à fait.
05:03Et puis, on savait que les Américains n'avaient plus d'épargne,
05:07quasiment plus d'épargne, selon les statistiques.
05:09Et qu'ils s'engouffraient dans la consommation
05:14à travers les cartes de crédit.
05:16Et effectivement, le solde de paiement dépasse nettement les 20%.
05:21Et donc, peut-être qu'on commence à y réfléchir à deux fois
05:25avant de faire son achat.
05:27Et que le cycle d'achat, comme on l'appelle,
05:31est un peu repoussé.
05:33Et donc, au lieu d'acheter un sac Hermès pour Noël,
05:37on va peut-être le repousser pour Pâques prochain,
05:39pour l'été prochain, pour l'année prochaine.
05:41Et ça, ce n'est pas une bonne nouvelle à nouveau.
05:44Effectivement.
05:45Géraldine Métifeux, Alter Egal,
05:46c'est vrai qu'on attendait un réveil des valeurs du luxe.
05:50On sent un marché un petit peu prudent encore.
05:53Et puis là, encore une fois,
05:55des signaux vraiment pas très encourageants
05:56du côté du marché américain.
05:58Ça en dit long sur les tendances de consommation aussi.
06:02Après, je retiens quand même aussi
06:03que ce n'est pas tout à fait le mois de septembre.
06:05Ce n'est pas tout à fait l'approche de mid-term, etc.
06:08C'est quelque chose qui est un peu long cours.
06:11Après, sur le luxe,
06:13il y a toujours la différence entre vraiment
06:15ceux qui sont l'ultra-luxe,
06:17vous savez, comme on dit,
06:17et puis le luxe un peu à la boutique,
06:20qui a tellement pesé.
06:20D'ailleurs, à l'époque, sur Kering,
06:22on s'en souvient.
06:23Je pense que c'est ce luxe-là
06:24qui, à nouveau, est plutôt à la peine.
06:26Parce que j'imagine bien que l'ultra-riche
06:27n'a pas tellement de problèmes.
06:29Et qu'on voit bien, effectivement,
06:31que je pense que les taux de crédit
06:33sont en cause.
06:34Objectivement, comme vous l'indiquiez,
06:36je pense que, notamment sur ceux
06:37qui consomment à crédit,
06:38très clairement, les taux sont un frein.
06:40Et c'est pour ça que je pense
06:41que les taux sont un problème.
06:43Je reviens régulièrement avec vous
06:44sur ce sujet-là,
06:44mais je pense que c'est un énorme sujet.
06:46Et je ne vois pas comment on peut considérer
06:47qu'il y aura de la croissance
06:47avec ce type de dépenses.
06:49Je note aussi qu'il y a moins
06:51dans les annonces de City,
06:52je crois que c'est l'annonce de City
06:53que John Plassard prenait,
06:54mais en tout cas,
06:55c'est les jeunes autres aussi
06:56qu'il y a 5% a priori de clients au moins.
06:59Donc, il y a moins de clients,
07:00moins de ventes.
07:01Donc, ce ne sont pas des très bonnes nouvelles
07:03pour le luxe, évidemment.
07:04On verra les publications,
07:06mais à mon avis,
07:06ce n'est pas quelque chose...
07:07Je ne sais pas si ce sera...
07:08Ce n'est pas déjà un petit peu dans les cours
07:09parce que comme ce n'est pas
07:10une nouvelle extrêmement récente,
07:11je pense que dans les guidance,
07:13on l'avait déjà un petit peu
07:13sur le trimestre précédent.
07:15Je ne suis pas certaine
07:17que c'est un impact si important
07:19sur le luxe
07:20ou sur les publications
07:21des VMH
07:22et les autres en France
07:24dans les jours à venir, en tout cas.
07:25Oui, et puis ces derniers temps,
07:25en plus, Kering avait fait
07:27un call préparatoire à ses résultats
07:29et avait averti les analyses
07:30que le marché était loin
07:31d'être en rebond
07:33et notamment du côté des Etats-Unis.
07:34Donc là, les tendances se confirment.
07:36Jacques Lemoisson,
07:37Gate Capital,
07:38est-ce que c'est le genre de signal
07:40aussi que vous guettez
07:41sur le marché,
07:42ce genre de, entre guillemets,
07:44signal faible ?
07:46Non, c'est même un signal fort.
07:48La confiance des consommateurs
07:50continue de baisser
07:51mois après mois, gentiment,
07:52alors que les indices boursiers
07:54battent des records sur records.
07:56Donc, comme il a été dit précédemment,
07:57l'hyperluxe marche bien.
08:00Il semble quand même
08:02que les consommateurs américains
08:04commencent à voter
08:05avec leur carte de crédit, peut-être.
08:07La certitude politique
08:09et l'environnement
08:10tendu des taux
08:11peuvent faire qu'en effet,
08:13les consommateurs,
08:14même sur le luxe,
08:15on va dire le luxe moyen,
08:17commencent à se calmer fortement.
08:19Oui, effectivement,
08:20pas très encourageant tout ça.
08:22John Plassard,
08:22on va revenir vers vous.
08:24Tiens, Ray Dalio,
08:25on reparle de lui,
08:26on a déjà parlé de lui hier,
08:29sur une possible vente massive
08:31d'obligations américaines,
08:33notamment en provenance
08:34du Japon et de Chine.
08:35Alors, on voit quand même
08:36que là, les taux sont en train
08:38de repartir à vitesse grand V.
08:39Le 10 ans américain
08:40à 5,36.
08:41Les échéances longues,
08:42notamment le 30 ans,
08:43reviennent sur des plus hauts
08:44de 2002.
08:45Et on voit aussi
08:46que du côté européen,
08:47ça a tendance à se tendre
08:48dans le sillage.
08:4992,
08:50notamment pour l'OAT,
08:5110 ans français,
08:523,53 pour le Bund
08:54à 10 ans allemand.
08:54L'écart de taux
08:55est donc en train
08:56de s'agrandir à nouveau.
08:59John Ray Dalio,
09:01là, met en garde,
09:02cette fois,
09:03contre l'IA,
09:04en disant qu'il y a une bulle
09:06qui est sur le point d'éclater.
09:07Alors, ça fait des mois
09:07et des mois
09:08qu'on se pose la question
09:09de savoir s'il y a une bulle.
09:09Lui, non seulement,
09:10il dit oui,
09:11il y en a une,
09:11puis elle ne va pas tarder
09:12à exploser.
09:14Oui, c'est une mauvaise semaine
09:16pour Ray Dalio.
09:17On rappelle,
09:18le fondateur
09:18de Bridgewater Associates,
09:20c'est un des plus grands
09:21hedge funds du monde
09:22et pas très positif.
09:24Il se lève du pied gauche
09:25depuis, en tout cas hier,
09:27vous l'avez dit,
09:28il a vertissé sur les taux,
09:29sur le fait que la Chine
09:31et le Japon
09:32pourraient vendre
09:33ses trésorées.
09:34Là, c'est la bulle Internet,
09:36la bulle liée
09:37à l'intelligence artificielle.
09:39et il est en train
09:41de dire qu'on est
09:42dans un changement,
09:43selon lui,
09:44un changement de régime.
09:45Les taux montent,
09:46donc évidemment,
09:47on parle des taux
09:48et la dette nécessaire
09:49pour financer
09:50les infrastructures
09:51d'intelligence artificielle
09:53dont on parle presque
09:54tous les jours
09:55devient beaucoup plus lourde.
09:57Alors,
09:57il enfonce un peu
09:58une porte ouverte,
09:59pas quelque chose
10:00de nouveau,
10:01mais pour lui,
10:01il dit qu'on est
10:03dans le point faible
10:05du cycle.
10:06La transition
10:07est dans le point faible
10:08du cycle
10:09parce que si
10:10on avait encore
10:12une hausse supplémentaire
10:13des rendements
10:14et on voit
10:15que le disant américain
10:16aujourd'hui
10:18touche un plus haut
10:18de l'année
10:19à nouveau,
10:20on est dans une situation
10:23où ces hausses
10:26des rendements
10:26réduisent
10:27la valeur actualisée
10:29des profits futurs
10:30dont on a déjà parlé
10:31et puis ça rend
10:32les projets
10:32les plus lointains
10:33d'investissement
10:34beaucoup moins attractifs.
10:37Et il dit aussi
10:38qu'il y a un problème
10:40de risque
10:41de liquidité
10:43puisque,
10:44évidemment,
10:46plus on demande
10:47de l'argent,
10:48plus il y a des investissements
10:50dans les obligations,
10:51plus on a ce manque
10:52de liquidité,
10:53cet assèchement.
10:55Alors,
10:55au définitive,
10:56Arlain aime bien
10:57qu'on parle de lui,
10:58il aime bien faire
10:58des grandes phrases.
11:00Donc,
11:01lorsqu'on lit bien
11:02ce qu'il dit,
11:03on voit qu'il ne prédit
11:04pas un éclatement
11:06de bulles immédiat,
11:07mais il décrit
11:09la zone
11:10dans laquelle
11:10nous sommes
11:11comme une zone
11:12de vulnérabilité.
11:14C'est ces mots
11:15qu'il utilise
11:16et il dit
11:17attention,
11:18on est potentiellement
11:20proche
11:20de l'éclatement
11:22d'une bulle IA.
11:23Je n'y crois pas,
11:24personnellement,
11:25pas du tout,
11:26mais on rappelle
11:27juste une chose,
11:27Antoine,
11:28c'est que
11:28dans cette révolution
11:30industrielle
11:31qui est la révolution
11:32de l'intelligence
11:32artificielle,
11:33comme dans
11:34les anciennes
11:35révolutions industrielles,
11:36on a toujours
11:37des mouvements
11:38de cycle
11:39et on a toujours
11:40des prises
11:41de bénéfices,
11:41des entreprises
11:42qui ne fonctionnent pas,
11:43etc.
11:44Donc,
11:45ce n'est pas parce
11:45qu'on a potentiellement
11:47un marché
11:47qui baisse
11:48de X %
11:49dans les prochaines
11:50semaines
11:50que c'est la fin
11:51de l'intelligence
11:52artificielle.
11:53Jacques Lemoisson,
11:55Gate Capital,
11:56là aussi,
11:57Redalio,
11:58c'est quand même
11:58une voie
11:59dans le capitalisme
12:00américain.
12:01Bon,
12:01là,
12:02il y va fort,
12:02il y a des scénarios
12:03à vendre,
12:03on est d'accord,
12:05mais au-delà de ça,
12:06est-ce qu'il y a menace
12:07ou est-ce que c'est plutôt
12:08les conditions de marché
12:10actuelles qui font
12:11que l'IA pourrait
12:12devenir une menace ?
12:14Non,
12:15je pense qu'il y a
12:16clairement une bulle.
12:17Maintenant,
12:17c'est toujours le problème,
12:18les bulles,
12:19on s'en aperçoit
12:19quand on les a éclatées.
12:21C'est le village
12:21de boursiers.
12:23Très clairement,
12:24maintenant,
12:24on voit des choses
12:25assez étranges.
12:26On parlait hier
12:27du nucléaire,
12:28par exemple,
12:28les ETF nucléaires
12:29sont négatifs sur l'année,
12:31les ETF sur les utilities
12:34sont négatifs sur l'année,
12:36alors que l'IA
12:36va demander
12:37à la fois du nucléaire
12:38et à la fois
12:39de l'électricité supplémentaire.
12:40Donc,
12:41on voit qu'il y a quand même
12:41une bulle concentrée
12:43sur quelques valeurs.
12:44Le financement circulaire
12:45que souligne Red Alio
12:46est un réel danger.
12:48Nous,
12:49on analyse plutôt
12:50l'environnement IA
12:51comme une bulle
12:53digne de ce qui s'est passé
12:54pour les télécoms
12:55et tous les réseaux
12:56de fibre optique
12:57dans les années 2000.
12:59Voilà.
12:59Avec la différence,
13:00c'est que
13:02la dépréciation
13:03des actifs sous-jacents
13:04qui sont les data centers
13:06et les puces,
13:07c'est quand même plus rapide
13:08qu'un réseau de fibre optique.
13:09Donc,
13:10je rejoins beaucoup Red Alio
13:11sur le fait
13:12qu'on ait une bulle.
13:14Géraldine Métifeux,
13:15oui,
13:15bon,
13:15le débat est toujours là,
13:17mais encore une fois,
13:18ça viendra peut-être
13:19des conditions de marché.
13:21Oui,
13:21je pense qu'on en a déjà
13:23eu le cas d'en parler,
13:23mais à partir du moment
13:24on a des taux
13:24qui sont au niveau
13:26qu'on connaît aujourd'hui,
13:27on ne cesse de dire
13:27que c'est historique,
13:282007-2002,
13:29etc.
13:30que malgré tout,
13:31la dette que
13:33collectivement dévance,
13:33qu'on parle souvent
13:34de la France,
13:34en ce moment,
13:34on est un peu
13:35une focale France,
13:35en ce moment,
13:36on est sur USA,
13:36mais la dette
13:37des Etats-Unis
13:37est considérable.
13:3940 000 milliards de dollars
13:41à 5,30,
13:425,60,
13:42etc.,
13:43ça va être problématique
13:44pour offrir des contrats
13:46à Palantir ou à d'autres.
13:47Ça, c'est un premier point.
13:48Mais l'IA se finance
13:49beaucoup en dette privée,
13:51donc beaucoup
13:52avec une prime de risque
13:53bien supérieure
13:54aux 5,60 ou aux 5,30
13:55qu'on peut voir
13:56sur les taux US.
13:57Et sur,
13:58je ne sais pas
13:58si on peut parler
13:59de boîte noire,
14:00mais bien sûr
14:00que l'IA demeurera,
14:02et bien sûr
14:02que les investissements
14:02sur l'IA demeurera,
14:03d'ailleurs Internet,
14:04après la bulle,
14:04ça n'a pas disparu,
14:05bien au contraire.
14:06En revanche,
14:06la question pour l'investisseur
14:07se pose de savoir
14:09est-ce qu'on est au bon timing
14:10et est-ce que c'est
14:11des bons montants ?
14:12Moi, quand j'enlève
14:12le document de pré-IPO
14:13d'Enthropique,
14:14je m'interroge
14:15sur les 518 milliards
14:17qu'il va falloir financer,
14:17je m'interroge
14:18sur son déficit structurel
14:20et je m'interroge
14:20sur qui va payer
14:21le bon prix
14:21de cette valorisation
14:22que je ne vois pas.
14:23Et je pense qu'il y a bien sûr
14:24des tas de facteurs en IA
14:25qui ont des vraies valorisations.
14:27Je pense aussi
14:28quand on dit
14:28qu'il y a l'inflation,
14:29en tout cas qu'il y a
14:29les taux qui sont élevés,
14:31en tout cas reparlons
14:31et vous venez de le dire,
14:33on a parlé également
14:34de l'énergie,
14:35c'est-à-dire que
14:35la consommation énergétique
14:36de l'IA
14:37ou de tout ce qui va
14:37autour de l'IA
14:38est très importante
14:38et aujourd'hui,
14:40l'électrification,
14:41ça c'est en marche
14:41mais ça coûte
14:42une véritable fortune.
14:43Donc, est-ce qu'il y a
14:44une bulle sur l'IA ?
14:45Très honnêtement,
14:45je pense que oui.
14:46On achète des multiples
14:47dont on n'est pas
14:47tout à fait certain
14:48et les gens sont très contents
14:49de se dire
14:49si, ils promettent
14:50qu'en 28,
14:50ils auront encore...
14:52D'accord,
14:53on peut le croire,
14:54moi je n'ai pas de sujet
14:54avec ça,
14:55mais quand j'entends
15:04que la hausse des taux
15:05très forte
15:06amènera peut-être,
15:07effectivement,
15:08peut-être pas immédiatement
15:08à un dégonflement
15:09ou un éclatement,
15:10je ne sais pas
15:10de cette bulle.
15:11Ce sera peut-être
15:11l'arbitre de tout ça.
15:12Bon, mais vous avez vu John,
15:14on est à deux contre un.
15:16Maintenant,
15:19count is turning.
15:20Donc, on va voir
15:21un petit peu la suite
15:22mais il y a tellement
15:23ce mot valise de bulle
15:26qui revient à propos de l'IA
15:29que Bank of America,
15:30à travers une de ses équipes,
15:32présente des solutions
15:34pouvant permettre
15:35à certains secteurs technologiques
15:37de s'immuniser
15:38contre le risque de bulle.
15:39Décidément,
15:39la finance n'a pas de limite
15:41et l'ingéniosité
15:42à ce niveau-là non plus,
15:43John.
15:45Vous savez,
15:46ce qui me rassure,
15:47c'est que tout le monde
15:48parle de bulle
15:48et souvent,
15:49quand tout le monde
15:49parle de bulle,
15:50c'est qu'il n'y a pas de bulle,
15:51en tout cas pas pour l'instant.
15:52Donc, c'est ce qui me rassure
15:54sur le court terme,
15:55bien évidemment,
15:55mais Bank of America
15:58arrive avec un discours
15:59un petit peu plus constructif
16:01que Redagio.
16:02Ils disent une chose
16:03qui est évidemment
16:05assez évidente,
16:06c'est que le Nasdaq,
16:07l'évolution du Nasdaq
16:08repose sur un nombre
16:10très limité
16:11de grandes badeurs IA.
16:12Et vous savez
16:13qu'à la fin septembre,
16:15si on prend les chiffres,
16:16à la fin septembre,
16:17vous aviez
16:17près de 50%
16:19des composants
16:20du S&P 500
16:21où vous n'avez pas
16:23seulement de l'IA,
16:24bien évidemment que non,
16:25vous avez aussi
16:26de la tech,
16:27de la biotech,
16:27etc.,
16:28et de la santé,
16:30vous aviez 50%
16:32des composants
16:33du S&P 500
16:34qui étaient dans le rouge
16:36depuis le début de l'année.
16:37Donc, on voit effectivement
16:38qu'on est dans une situation
16:40de concentration.
16:42Donc, ils ont aussi,
16:44Bank of America,
16:45un indicateur
16:46de risque de bulle.
16:48Ça va aller quand même
16:49assez loin.
16:50Évidemment,
16:50celui où le secteur
16:52qui est le plus
16:54en vogue,
16:55c'est le secteur
16:56de la technologie,
16:57bien évidemment,
16:59et alors,
17:00ils disent que
17:01ce n'est pas la fin
17:02de la tech,
17:03ce n'est pas la fin
17:03de l'intelligence artificielle,
17:05mais on est dans
17:06une situation
17:06où effectivement,
17:07on peut avoir
17:08des consolidations.
17:10Et au lieu
17:11de tout vendre la tech,
17:12eh bien,
17:13les stratégistes,
17:14ces fameux stratégistes,
17:15recommandent
17:16ce qu'on appelle
17:16des call spread,
17:17où vous achetez
17:18une option d'achat
17:19tout en vendant
17:21une autre
17:21à un prix d'exercice
17:23qui est un peu
17:23plus élevé
17:24pour réduire
17:24le coût
17:25de la protection
17:25sur le fameux
17:27ETF QQQ
17:29qui réplique
17:30le Nasdaq.
17:32Donc,
17:32il reste toujours
17:33exposé
17:34au potentiel
17:36rallye
17:37sur l'intelligence
17:37artificielle,
17:38mais commence
17:40à se protéger
17:41contre un coup
17:42de grisou
17:43dans le secteur.
17:44Et ça,
17:45c'est assez intéressant
17:46et il me semble
17:46un peu plus constructif
17:48dans,
17:49évidemment,
17:49le fait
17:50de pouvoir
17:51continuer
17:51de surfer
17:52sur certaines valeurs
17:55comme NVIDIA
17:55et qu'on sort.
17:57Un petit mot
17:57des indices américains.
17:58Alors,
17:58on sortait de
17:59cinq séances
17:59de hausse consécutives.
18:01Là,
18:01on est en baisse marquée.
18:02Moins 0,89 pour le Nasdaq,
18:04moins 0,85 pour le Dow Jones.
18:06Le S&P 500,
18:07moins 0,62%.
18:09Même le Russell 2000,
18:10l'indice des PME
18:11côté américain,
18:12lui est en repli
18:12d'un pour cent.
18:13Et encore une fois,
18:14forte hausse
18:15des rendements obligataires,
18:16notamment sur le 10 ans
18:17américain,
18:17mais aussi sur les échéances
18:18longues,
18:19comme le 30 ans
18:20qui rejoint des niveaux
18:20de 2002.
18:215,34 pour le 10 ans.
18:24Les prix du pétrole
18:25se sont bien tendus aussi.
18:26102,37$,
18:27notamment pour le Brent
18:28de Mer du Nord.
18:30Géraldine Metifeux,
18:32il y a peut-être aussi
18:33la question de savoir
18:36les billets comportementaux
18:38induits par
18:39cette très, très forte
18:42dynamique de l'IA.
18:43Là,
18:44on a une banque
18:44américaine
18:45qui essaie
18:46de prémunir
18:47les risques
18:47de crevaison de bulles
18:48à travers un certain
18:49nombre de secteurs
18:50technologiques,
18:50mais il y a
18:52plein d'autres dynamiques
18:53et en particulier
18:54l'électrification
18:55de l'industrie
18:57qui est vraiment
18:58cachée
18:58par la forêt
19:00de l'IA.
19:01Tout est un peu
19:01masqué en ce moment
19:02par la forêt de l'IA.
19:03Il y a un peu ce concept
19:03où tout le monde
19:04veut être dans l'IA
19:04parce que comme ça gagne
19:05tout le temps,
19:06on veut y être.
19:07Comme les cryptos à l'époque.
19:08Il y a quand même
19:08une très, très grosse
19:09volatilité dans des valeurs
19:10de l'IA,
19:10l'IA au sens large du terme
19:11jusqu'au semi-conducteur.
19:12Mais effectivement,
19:13je pense que l'électrification
19:15et je pense que
19:15tant qu'on aura un pétrole
19:16à ce niveau-là,
19:17on arrivera à s'en souvenir
19:18même en Europe.
19:19Et donc effectivement,
19:20je pense que le thème
19:20de l'électrification,
19:21c'est un thème qu'on défend
19:21et qu'on pense extrêmement porteur.
19:23Évidemment,
19:23si on regarde Schneider Electric
19:24depuis deux jours,
19:25c'est un peu moins vrai.
19:26Mais si on regarde
19:27un peu plus largement,
19:28c'est un thème qui nous semble
19:29un thème d'avenir
19:30au même titre
19:32que d'autres thèmes
19:34de souveraineté
19:34parce qu'au fond,
19:35l'électrification,
19:35c'est un thème de souveraineté
19:37pour Dequin,
19:37pour moins dépendre
19:38d'un port d'énergie
19:41qu'on ne peut pas
19:42produire sur son sol.
19:44Alors c'est moins
19:44une problématique
19:45pour les Etats-Unis,
19:46même si malgré tout,
19:46le cours du pétrole
19:47étant mondial,
19:47ça les impacte aussi.
19:49Mais ils sont moins
19:49sur la thématique
19:50de l'électrification.
19:51Ils sont plus
19:51pour la partie data center
19:52et pour alimenter
19:54toujours cette IA.
19:56Mais c'est vrai
19:56que l'électrification,
19:57pour nous,
19:57c'est un thème
19:57qui nous est cher
19:58et on a quand même
19:59pas mal de titres
20:00qui existent
20:01sur lesquels
20:01on peut se positionner.
20:03Jacques Lemoisson,
20:04il ne faut aussi
20:04pas perdre de vue
20:05qu'il y a des secteurs
20:06qui marchent,
20:07qui ont besoin d'énergie,
20:08qui ont besoin d'électricité,
20:09qui ont besoin aussi
20:10d'infrastructures.
20:11Et ça,
20:12c'est l'essentiel
20:14des actifs
20:15en ce moment
20:15qui sont regardés
20:16au-delà de simplement
20:17le buzz autour
20:18de l'intelligence artificielle.
20:21Le problème,
20:21c'est que l'IA,
20:22c'est un peu l'arbre
20:23qui cache la forêt
20:23tant les investissements
20:25sont gigantesques,
20:26tant les valorisations
20:27du secteur de l'IA
20:29dépendent des CAPEX
20:31qui ont été commandés,
20:32même pas livrés,
20:33commandés.
20:34Donc à un moment,
20:34en effet,
20:35beaucoup de secteurs,
20:36la thématique
20:36infrastructure aux États-Unis
20:37va être faite hier.
20:38On en parlait précédemment,
20:41la souveraineté énergétique
20:42est clé.
20:43Pourquoi la Chine
20:44développe autant,
20:45aussi vite l'IA,
20:46c'est que l'énergie
20:48et l'électricité
20:48est pléthorique
20:49et la moins chère au monde.
20:51Ce qui fait que
20:51c'est très facile pour eux
20:52de développer l'IA
20:53et les data centers,
20:54même si ça peut être
20:55un peu moins évolué
20:56en termes de chips
20:57de temps en temps.
20:58Mais in fine,
20:58en États-Unis,
20:59l'infrastructure globale
21:01pour toute l'économie
21:02est vraiment en retard.
21:03Il suffit de se balader
21:05aux États-Unis
21:05et d'aller à Shanghai
21:07après par exemple
21:08ou même en Chine
21:08pour voir que
21:09les infrastructures
21:10routières,
21:11ferroviaires
21:11et autres
21:12et même le réseau.
21:14Et l'investissement
21:15chinois sur le réseau
21:16est gigantesque.
21:18Et aux États-Unis,
21:18d'ailleurs,
21:19il y a un texte bipartisan
21:21qui va essayer
21:22de passer
21:22pour les mi-termes
21:23de redonner un souffle
21:25et d'une priorité
21:26à la livraison
21:27du réseau électrique
21:29de façon à ce que
21:30qu'on n'ait pas
21:31ce qui est tombé
21:32ce matin
21:33ou Lighthouse,
21:34le nom est assez étrange
21:36d'ailleurs,
21:37le campus d'Oracle
21:38dans Wisconsin
21:39pourrait avoir
21:40un délai de raccordement
21:41au réseau électrique.
21:43Donc,
21:43ce sont des ghost data centers
21:45qu'on pourrait avoir
21:46aux États-Unis.
21:47D'où
21:47la nécessité
21:48d'avoir un infrastructure.
21:49Absolument.
21:50Oracle
21:50qui a d'ailleurs dû
21:51déclencher
21:52la force majeure
21:53pour mettre en sommeil
21:55un projet de data center
21:56qui n'arrivait pas
21:58véritablement
21:58à faire l'unanimité
22:00autour de lui.
22:01John Plassard,
22:02on revient vers vous,
22:03on va parler de
22:04Elon Musk
22:05qui fait son grand retour
22:06depuis hier
22:06dans USA Today
22:08avec SpaceX
22:09qui veut s'équiper
22:10de plus Nvidia
22:12et qui va pour cela
22:13faire appel
22:14à ce fameux écosystème
22:15un petit peu
22:15en circuit fermé,
22:16enfin en sortir un petit peu
22:17vu qu'ils vont demander
22:18au fonds d'investissement
22:19Apollo
22:2040 milliards de dollars.
22:22Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
22:22Ils vont leur vendre
22:23des actions,
22:23ils vont carrément
22:24leur demander du cash,
22:24ça va se passer comment ?
22:26Alors il y aura
22:2710 milliards de prêts bancaires
22:29et 30 milliards
22:30d'obligations
22:31investment grade.
22:33Alors il faut juste rappeler
22:34que l'opération
22:35elle n'est pas encore finalisée
22:36mais bon 40 milliards de dollars
22:38c'est absolument
22:39absolument incroyable.
22:40Je pense que
22:42ces chiffres
22:43n'étonnent absolument
22:44plus personne.
22:44Le but,
22:45l'objectif c'est d'acheter
22:46des puces Nvidia
22:47vous l'avez dit
22:48pour les besoins
22:48d'intelligence artificielle
22:50de tout l'univers Musk
22:52notamment les infrastructures
22:53de calcul
22:53qui sont liés
22:55à la partie
22:55d'intelligence artificielle
22:57de SpaceX
22:58qui s'appelle XAI
22:59et puis au data center
23:01au centre de données
23:02qui s'appelle
23:03Colossus 2.
23:05Mais le signal
23:06une nouvelle fois
23:07est majeur
23:09puisque on voit
23:10que même
23:11les groupes
23:12les mieux valorisés
23:13eh bien
23:14ils financent plus
23:15seulement
23:16l'intelligence artificielle
23:17par leur action
23:18ou par leur trésorerie
23:20eh bien
23:20ils sollicitent
23:21massivement
23:22le marché obligataire
23:23une nouvelle fois
23:24on en a parlé
23:26la compétition
23:27du marché obligataire
23:28de l'intelligence artificielle
23:30des besoins
23:31d'intelligence artificielle
23:32avec les gouvernements
23:34et c'est pour ça
23:35entre autres
23:35qu'on a
23:36ces tensions
23:37sur les rendements
23:39mais
23:39on est dans une situation
23:41aussi
23:41où on se dit
23:43qu'à un moment
23:44eh bien
23:45on se demande
23:46qui aura
23:47vous savez
23:47on peut avoir
23:48toute la demande
23:49qu'on veut
23:50il faut qu'il y ait
23:51de l'offre
23:52et on sait que
23:52l'offre
23:53pour l'instant
23:53est limitée
23:54et ça
23:55c'est très intéressant
23:56parce que
23:57on est dans une situation
23:59où effectivement
24:00il y a beaucoup
24:01de promesses
24:01qui sont faites
24:02et potentiellement
24:03comme dans l'aviation
24:04puisqu'il y a un manque
24:05d'offres dans l'aviation
24:06si je peux faire le parallèle
24:08eh bien
24:08à un moment
24:09on casse les contrats
24:11même si on doit payer
24:12parce qu'on n'en a plus besoin
24:13parce que le cycle
24:14est différent
24:15etc.
24:16Donc vraiment
24:16très intéressant
24:17à regarder
24:18ce qui est en train
24:19de se passer
24:20ici sur le financement
24:21des achats
24:22de puces
24:23Oui
24:23d'autant
24:24Jacques Lemoisson
24:26cette collision
24:27entre
24:28les tensions
24:29sur les taux obligataires
24:30souverains
24:30et ce monceau de papier
24:32que sont en train
24:33de mettre sur le papier
24:33les hyperscalers américains
24:35ça peut potentiellement
24:36là aussi être
24:37un cocktail détonnant
24:39Bah oui
24:39de toute façon
24:41comme c'était dit
24:42précédemment
24:44les émissions
24:45de treasuries américaines
24:46ne sont plus toutes seules
24:47et maintenant
24:48les investisseurs institutionnels
24:49ont des taux d'intérêt
24:50beaucoup plus remunérateurs
24:51auprès des dettes
24:52liées à l'IA
24:53maintenant
24:53en effet
24:54les 40 milliards
24:55annoncés par Tesla
24:56font suite
24:58à 60 milliards
25:00de dollars
25:00de brodecom en tropique
25:02donc on a 100 milliards
25:03quasiment annoncés
25:04en quelques jours
25:05et on attend
25:06à peu près
25:06420 à 450 milliards
25:08de levées de dettes
25:09sur l'année prochaine
25:09pour les hyperscalers
25:11donc vous comprenez bien
25:12que pour nous
25:13ce qu'on regarde
25:13essentiellement
25:14c'est la liquidité
25:16l'un des warnings
25:17qu'on va regarder
25:17c'est est-ce que
25:18les adjudications
25:19pardon
25:19de treasuries
25:20mais aussi
25:21les levées de dettes
25:23vont être
25:24sursouscrites
25:24ou pas
25:25et si en effet
25:26les taux
25:27qui vont être demandés
25:28ou réclamés
25:29par les investisseurs
25:30ne seront pas
25:31par exemple
25:32à deux chiffres
25:32voilà
25:33et c'est ça
25:34qui va démontrer
25:35si Redalio
25:36et nous
25:37ce que l'on pense aussi
25:37l'IA
25:38c'est clairement une révolution
25:39on ne remet pas ça en cause
25:40on remet simplement en cause
25:41qu'aux Etats-Unis
25:42on a un problème
25:43de financement
25:44et c'est ce genre
25:45de levée là
25:45et comment elle va être structurée
25:47et Apollo d'ailleurs
25:48devient
25:49un risque potentiellement
25:50systémique
25:51parce que la financiarisation
25:53de la dette
25:53et des levées d'argent
25:55par le crédit privé
25:57et les montages
25:58SPV
25:58et autres
25:59font que
26:00la finance
26:00devient aussi
26:01contaminée
26:02en fait
26:03par les levées
26:04de
26:04de
26:05de
26:05de
26:05de
26:05de
26:05des besoins de financement
26:08Géraldine
26:08le mot contamination
26:10c'est à la mode aussi
26:12après j'entends
26:13John Bessard
26:13qui me dit
26:14que quand il y a
26:14une bulle
26:15qu'on parle de bus
26:16et qu'il n'y en a pas
26:16moi je me souviens
26:17d'un ami
26:17très très influence
26:20qui dès 2007
26:21nous mettait en garde
26:22sur les subprimes
26:22et je pense qu'en réalité
26:23pour l'instant
26:24personne n'a tellement
26:24envie d'y croire
26:25mais encore une fois
26:26de la dette
26:26encore une fois
26:27des taux stratosphériques
26:30et puis
26:31il y a ce contraste
26:31entre l'IA
26:32qui fonctionne très bien
26:33et c'est
26:34malgré tout
26:35je ne trouve pas
26:36que la croissance
26:37mondiale aille si bien
26:38alors qu'on est aux alentours
26:38des 3%
26:39mais enfin
26:39avec l'inflation
26:40qu'on nous indique
26:41avec l'énergie
26:41je trouve que
26:42ce n'est pas tant que ça
26:42la croissance réelle
26:43elle est un peu naze
26:44on est à 2-2
26:44je crois aux Etats-Unis
26:46si on est à 1 en Europe
26:47c'est le bout du monde
26:48comme on a des banquiers
26:49sur le trou hyper intelligents
26:50ils ont augmenté les taux
26:50parce que coup sûr
26:51ça va fonctionner
26:52on n'a quasiment pas de marge
26:54il n'y a que les semi-conducteurs
26:55qui font des marges
26:55enfin j'exagère
26:56je grossis le trait
26:58et toute l'IA
26:58est financée par la dette
26:59je ne dis pas
27:00qu'on marche sur la tête
27:01je pense qu'on arrive
27:02sans doute à une fin de cycle
27:03et que dès lors
27:04que même le luxe
27:05ne fonctionne pas
27:06ou pas autant
27:06qu'on le souhaiterait
27:07peut-être que c'est
27:08un bon indicateur
27:08de nous dire
27:09qu'on est sur une fin de cycle
27:10ça fait 4 ans
27:10qu'on gagne beaucoup d'argent
27:11sur les marchés actions
27:12peut-être que c'est un peu
27:13une fin de cycle
27:13moi je ne cherche pas
27:15à être une cassante particulière
27:16mais je constate mal du tout
27:17il y a toujours eu des cycles
27:18sur les marchés
27:18il y a toujours eu des cycles
27:19sur les marchés
27:19celui-ci est un peu plus lourd
27:20on est habitué
27:21à des cycles plus courts
27:22sur les marchés actions
27:22et je trouve surtout
27:24que c'est le paramètre taux
27:26qui m'inquiète
27:27plus que la valorisation
27:28des mêmes
27:28je trouve que les deux ensemble
27:29ne font pas très bon ménage
27:30c'est mon point
27:31John Plassard
27:32il nous reste pile une minute
27:33juste un mot de Marvel
27:35on parlait de semi-conducteurs
27:37qui revoit la hausse
27:38ses prévisions de chiffre d'affaires
27:39et je vous laisse dire
27:40à cause de quoi
27:43alors juste une chose
27:44Marvel on rappelle
27:46puces sur mesure
27:47Nvidia c'est des puces GPU
27:49comme on les appelle
27:50et maintenant
27:51dans les résultats
27:52résultats stratosphériques
27:53qui peut-être marquent
27:54parce que j'avais l'impression
27:56qu'en pré-marché
27:57elle baissait un petit peu
27:58mais qui marque peut-être
28:00une fin de cycle là-dessus
28:00parce que Marvel
28:01vise 20 milliards de dollars
28:03de chiffre d'affaires
28:04en 2028
28:05le consensus
28:06était à 18 milliards
28:08ils anticipent
28:0912 milliards de revenus
28:10liés à ces fameuses
28:12puces sur mesure
28:13en 2029
28:14contre un objectif
28:16qui était de 10 milliards
28:18et puis la projection
28:19la plus spectaculaire
28:21concerne 2031
28:232031
28:24c'est pas demain
28:24et ils visent entre 70 et 90 milliards de dollars
28:28de revenus
28:29alors que le consensus
28:30était à 46 milliards
28:32donc c'est quasiment le double
28:34de ce que le consensus
28:35qui était déjà très positif
28:37était dessus
28:38ce qui pose peut-être un peu problème
28:40c'est un accord signé en août
28:42avec Google
28:44jusqu'à 120 milliards de dollars
28:46et qui concentre très très fortement
28:49la clientèle
28:50et les clients
28:51donc ça dépend de 1 ou 2 clients
28:53comme on l'a vu
28:54chez Nvidia par exemple
28:55la surconcentration
28:56nous y revoilà
28:57Marvel Technologies
28:58bon qui fait pas grand chose
28:59effectivement le titre
28:59est en baisse
29:00moins 1,44
29:01on est à 283,54 euros
29:03sur un marché
29:05qui est en baisse
29:05moins 0,65 pour le Nasdaq
29:07moins 0,97 pour le Dow Jones
29:09moins 0,54
29:10pour le S&P 500
29:12mais pas oublier les taux
29:13on est à nouveau
29:14au-delà des 5,3%
29:15pour le 10 ans américain
29:16Jacques Lemoisson
29:17Gate Capital
29:18merci d'avoir été avec nous
29:19Géraldine Métifeux
29:20Alter Egal
29:20à très bientôt
29:21et bien sûr
29:22John Plassard
29:23Cité Gestion
29:23merci infiniment
29:24d'avoir été avec nous
29:25on se retrouve demain
29:26pour un nouvel USA Today
29:27et on lance BFM Bourse
29:28tout de suite
29:28dans quelques secondes
29:29avec Guillaume Sommerer
29:32USA Today
29:33sur BFM Business
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