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NewsTranscription
00:00Et dans la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:02Et dans la vérité en face, on va poursuivre.
00:05On était avec le patron du Mondial de l'Auto,
00:09donc on sait que la voiture, ça passionne les Français.
00:12On vous posait des questions déjà dans le Grand Matin, ce matin.
00:15Et puis avec Maud Koffler et Jean-François Aquili,
00:19on va donc débattre de cette question
00:23entre la voiture française et la voiture chinoise.
00:28Félix Mathieu, vous avez lancé le sondage ce matin.
00:32Quels en sont les résultats ?
00:34Est-ce que la voiture française peut résister à la défaillante chinoise ?
00:37Vous nous dites non à 85%.
00:39On a des commentaires assez fatalistes qui nous disent
00:41le match est plié.
00:43C'est Alain, par exemple, qui rajoute sur la chaîne YouTube de Sud Radio
00:46malheureusement pour les voitures électriques européennes
00:48qui n'existent plus car toutes les pièces détachées sont chinoises
00:51et les moteurs, il ne reste plus que la coque qui est européenne.
00:54Bon, d'une certaine façon, pour ce qui est du match des voitures
00:59et non pas du second tour de la présidentielle,
01:01le match est plié.
01:02Le match est plié, Maud Koffler et Jean-François Aquili.
01:06Tout le monde le sait, tout le monde se dit finalement
01:08quel est le timing, quel est l'agenda.
01:11Mais on sait d'ores et déjà que les Chinois savent mieux travailler que nous.
01:16Et surtout, ce n'est pas mieux travailler que nous,
01:18c'est surtout moins cher.
01:19Donc vous dites que le match est payé pour la présidentielle.
01:22Non, non, non, justement, le match est plié.
01:25Je sais que vous plaisantez parce que vous avez beaucoup d'humour.
01:27Mais non, non, le match est plié malheureusement.
01:30Jacques Cardoz.
01:30Alors je pose la question à l'inverse.
01:31Est-ce qu'on peut encore résister ?
01:32Alors Jacques Cardoz, il y a quelques chiffres qui circulent.
01:35Nous écoutions tout à l'heure Serge Gachot qui était passionnant, votre invité.
01:38Je les ai notés là.
01:3910,7% par récente du marché européen des marques chinoises.
01:43Allez, une voiture sur 10 en Europe qui est vendue est chinoise.
01:46Vous me direz, 9 sur 10 sont allemandes, françaises, etc.
01:50Ou italiennes ou espagnoles.
01:52D'accord, mais c'est 10% aujourd'hui.
01:54Sachant que vous avez 20 marques chinoises au mondial,
01:57c'est x2 par rapport à 2024.
02:00Et vous avez, j'ai noté aussi, d'ici 2033,
02:03mais tout ça va s'accélérer,
02:04une dizaine de très gros projets d'industriels chinois qui arrivent.
02:07Qu'est-ce qui se passe ?
02:08Les Chinois, vous savez qu'ils produisent leurs voitures à bas coût, en Chine.
02:13Ils exportent les voitures chez nous.
02:15Il y a des droits de douane, en plus des 10% habituels, additionnels,
02:19pour essayer de surtaxer ces bagnoles chinoises,
02:21qui de toute façon sont compétitives malgré les droits additionnels.
02:25Et qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
02:26Les Chinois font du cheval de Troyes.
02:28Ils font ça dans certaines usines,
02:30que ce soit en Hongrie, en Espagne ou ailleurs.
02:33Ils vont assembler les voitures chinoises.
02:35Je sais bien que les experts européens, les commissaires, les enquêteurs
02:39vont aller voir si c'est du vrai assemblage,
02:42ou si c'est de la bricole.
02:43Vous savez, on démonte les voitures, on les remonte sur place,
02:46ou s'il y a vraiment une usine de montage.
02:48Mais je vous fais le pari,
02:50ces voitures-là, elles ne sont pas chères,
02:52elles sont extrêmement, on va dire, haut de gamme.
02:55C'est ravageur.
02:57Vous savez, on parle du pouvoir d'achat des Français.
02:59Ah, je n'ai pas les moyens de payer une voiture électrique.
03:01Ben si, vous aurez demain les moyens de vous payer une voiture électrique chinoise.
03:04C'est imbattable.
03:05C'est imbattable.
03:06Maud Coffler, alors j'ai envie de problématiser tout de suite la question.
03:09Est-ce qu'il faut très vite demander à l'Europe de surtaxer
03:12pour essayer d'avoir un peu de souverainisme
03:14et de protéger un peu notre industrie européenne ?
03:17Ce serait la moindre des choses.
03:19Mais en attendant, en fait, les taxes douanières que subit le marché chinois,
03:23nous on a l'équivalent en charge sociale, en charge fiscale,
03:25pour ceux qui fabriquent,
03:26tous les fabricants de voitures françaises,
03:28en France, en l'occurrence,
03:30sont totalement apesantis de charges dans tous les sens,
03:35y compris des normes européennes, écologiques, etc.
03:38Donc en fait, c'est bien de taxer les adversaires, entre guillemets,
03:41mais il faudrait faire l'inverse pour les fabricants français, au minimum.
03:46Oui.
03:46Ça, je ne sais pas si c'est réaliste.
03:48Mais vous avez déjà en Europe une forme de disharmonie fiscale et sociale.
03:54Souvenez-vous, le plombier polonais, ça ne date pas d'hier, cette histoire.
03:57Donc vous avez des secteurs de production moins chers en Espagne qu'en France.
04:01Déjà, on ne s'entend pas entre nous, on n'est pas unifiés là-dessus.
04:05Les Chinois, eux, ils ont une économie de construction automobile
04:11qui est totalement assistée.
04:13C'est-à-dire qu'ils ne se posent pas de questions sur le coût du travail là-bas,
04:16ils bombardent leurs produits chez nous, ça vaut pour l'automobile, ça vaut pour le reste.
04:20C'est ça qui est imbattable.
04:22Vous pourrez mettre toutes les surtables pour répondre à votre question initiale.
04:25Ça ne servira à rien.
04:26Ça ne servira à rien.
04:27Et de toute façon, les usines chinoises arrivent sur le sol européen.
04:30Et vous savez, l'argument, c'est de dire aussi
04:32« Ah, ça va faire du bien pour l'Europe parce qu'il va y avoir effectivement... »
04:36La concurrence.
04:36Non, des accords avec Stellantis, avec Renault, sur telle ou telle construction,
04:41tel modèle mixte, avec des apports sur l'électrique, sur les moteurs.
04:45C'est très bien. Autant tout vendre.
04:47C'est-à-dire que les Chinois vont tout racheter chez nous.
04:48En réalité, à terme, ils rachètent tout.
04:50Qu'est-ce qu'il faut souhaiter, en fait ?
04:51Est-ce qu'il faut souhaiter, finalement, que...
04:54Pour limiter la casse, pour parler familièrement,
04:58pour limiter la casse et préserver un peu d'industrie,
05:01et puis surtout préserver nos marques,
05:02qu'est-ce qu'il faut espérer ?
05:04Que des Chinois passent des accords avec les grands groupes Renault et Stellantis ?
05:08Qu'est-ce qui va se passer ?
05:09Et qu'en France, on ait la possibilité de construire des véhicules chinois
05:13pour tenter de préserver un peu quelques emplois ?
05:15C'est ce qui va limiter la casse de l'automobile européenne.
05:19Effectivement, ces grands groupes qui passent des accords,
05:21ils sont déjà sur la table, les accords.
05:23Renault, Volkswagen, qui vont investir dans l'électrique chinois,
05:27dans le moteur électrique.
05:28Mais tout ça, ce sera finalement une façon aussi,
05:32pour les Chinois, d'entrer dans notre propre industrie.
05:34Vous savez, on dit souvent que la France est solvable.
05:36Oui, c'est-à-dire, le jour où vous vendez le château de Versailles
05:39et la tour Eiffel, vous serez toujours solvable,
05:41mais vous n'aurez plus rien chez vous, vous ne serez plus propriétaire de chez vous.
05:44C'est ce qui va se passer avec l'automobile à terme, si on laisse faire.
05:47Non, la France va devenir un viagé, ça vous êtes en train de nous dire.
05:49Mais ça vaut pour l'automobile, c'est un secteur qui est en difficulté
05:53à cause de cette histoire de coût du travail.
05:56C'est aussi bête que ça.
05:58Construire une bagnole en France coûte beaucoup plus cher
06:00que quand on construit une en Chine.
06:02Ça doit, alors c'est imbattable, nous dit Jean-François Aquilly,
06:06ça doit éveiller les consciences des hommes politiques
06:09pour la prochaine présidentielle 2027.
06:12Ou est-ce que vous pensez, Maud Koffler, de Valeurs Actuelles,
06:14que c'est peine perdue et qu'ils n'iront même pas sur ce terrain-là
06:17parce qu'ils savent que finalement, il n'y a rien à espérer ?
06:19Et nous parlerons de souverainisme comme ils savent si bien le faire.
06:22Et nous parlerons de Choose France tous les quatre matins
06:25avec du bleu, blanc, rouge partout, en nous expliquant
06:27qu'il faut choisir les produits français, quel que soit le domaine.
06:29Parce que là, on parle de l'automobile, mais en fait, tous les trois mois,
06:31on a un nouveau sujet. On peut même parler de l'agriculture,
06:34du matériel agricole. Enfin, là, c'est plus européen pour le coup,
06:36mais le sujet est thématiquement le même.
06:39Aujourd'hui, il y a une moto, parce que là, on parle des automobiles,
06:41mais une moto sur six en France, vendue neuve et chinoise.
06:45Parce qu'il faut en parler aussi des motos.
06:48Le nombre de marques qui arrivent en France,
06:50de constructeurs qui arrivent en France, mais c'est colossal.
06:53Donc oui, il faudrait que ce soit un sujet pour la présidentielle,
06:57mais je pense que ce ne sera vraiment pas leur priorité.
06:58Et qu'en plus, tout est irréaliste.
07:00Félix Mathieu, quelques commentaires de nos auditeurs.
07:02Oui, je rappelle que sur la chaîne YouTube de Sud Radio,
07:04vous nous dites à 85% que la France ne peut plus résister
07:08à la déferlante chinoise sur le marché de l'automobile.
07:10Il y a une petite musique qui revient dans les commentaires aussi.
07:13C'est de dénoncer les normes, je cite,
07:15les normes absurdes, les prix délirants.
07:18C'est Alain qui rajoute,
07:18moi, je n'achèterai jamais une bagnole post-2005.
07:21Alors justement, j'ai envie de dire,
07:23est-ce qu'on n'est pas un peu schizophrène ?
07:25Parce que si on fait un sondage ici,
07:27qui serait capable d'acheter chinois ?
07:29Si on vous dit demain,
07:31écoutez, la nouvelle Twingo,
07:32ou l'équivalent de la Twingo chinoise,
07:34elle vaudra non pas...
07:36Alors, le patron du Mondial de l'Auto,
07:39tout à l'heure, nous disait,
07:40ce n'est pas 20%,
07:41c'est plutôt entre 10 et 15% actuellement,
07:44en dessous,
07:45malgré les taxes dont vous parliez, Jean-François.
07:48Donc, c'est 15% de remise,
07:49à peu près, sur une voiture française.
07:51Donc, je ne sais pas à combien est la Twingo aujourd'hui,
07:53mais imaginons que ce soit 15 000,
07:54ça vous l'a fait à 11 ou 12,
07:57à peu près.
07:57On vous dit, Jacques Cardos,
07:59pour vous répondre très précisément,
08:00on vous dit, par exemple,
08:01que pour vos vêtements,
08:03il faut acheter français.
08:04Il faut du patriotisme économique,
08:06et il y a de la qualité française.
08:08Ça a marché, les taxes qu'a mises en place sur Chine.
08:12Chine vend massivement, toujours.
08:15Enfin, ça n'a pas empêché le flux qui arrive de Chine,
08:18parce que les consommateurs n'ont plus les moyens
08:22d'acheter français,
08:24ou d'acheter une belle voiture française,
08:26fabriquée avec nos normes,
08:27et avec le coût du travail.
08:29Et puis, vous savez, la question qui va être posée,
08:30c'est qu'est-ce qu'une voiture chinoise
08:31fabriquée en Hongrie,
08:33avec des salariés européens,
08:35c'est une menace pour notre économie,
08:36ou en contraire, c'est un soutien à l'emploi européen.
08:39C'est la question qui sera posée.
08:40C'est un point d'équilibre à trouver
08:42dans les dix prochaines années.
08:43Pour clore sur ce module,
08:45comme on dit dans notre jargon,
08:47Maud Koffler,
08:47est-ce que ça veut dire que si on se projette
08:50sur la préservation des emplois en Europe,
08:52finalement, la prochaine compétition,
08:54c'est pas, justement,
08:55par rapport à ce que nous dit Jean-François,
08:57est-ce qu'il ne faut pas espérer
08:59être en concurrence avec les autres pays européens
09:02pour avoir des emplois
09:03et pour avoir des constructeurs chinois
09:05qui s'installent plutôt chez nous
09:06qu'en Italie, en Espagne ou en Hongrie ?
09:09Je regrette de...
09:11De devoir le dire ?
09:12Bah oui, je pense que fatalement,
09:13on y arrivera, oui.
09:14Voilà.
09:15Bon, bah écoutez, en tous les cas,
09:17on est assez fataliste, finalement,
09:19face à cette tendance et cette déferlante.
09:22Et de toute façon,
09:230826 300 300,
09:25vous nous en parlerez tout à l'heure, tiens.
09:26À partir de 9h30,
09:28vous nous appelez,
09:29vous nous dites,
09:29vous nous donnez votre avis.
09:30mais les choses sont assez claires
09:32et il faut bien le dire,
09:33moi-même, j'ai une curiosité,
09:35je me dis,
09:35mais à quoi elles ressemblent,
09:36ces voitures chinoises ?
09:37Ne soyez pas tentés.
09:39Vous êtes sur l'autoroute,
09:40moi je suis un peu miro,
09:41mais au loin,
09:41vous voyez une Porsche Cayenne,
09:43une Panamera
09:43ou une Tesla,
09:44vous vous rapprochez,
09:46elles sont chinoises,
09:47ce sont les mêmes.
09:47La fameuse BYD,
09:48là, qui ressemble.
09:50C'est de la copie.
09:52Oui, c'est de la copie,
09:53mais c'est de la copie.
09:54Et bah, ils ont fait ça pour tout.
09:55Et ils ont fait ça,
09:56même dans l'aéronautique.
09:56C'est de la copie,
09:57mais en tout cas,
09:57vous n'avez pas les pièces.
09:58Si vous tombez en panne
09:59et que vous avez un accident,
10:00vous pouvez attendre six mois.
10:02Ça, c'est un vrai argument.
10:03Oui, mais sauf que les concessions
10:05vont se démultiplier sur l'autre sol
10:06et tout ça va changer très vite.
10:08On se retrouve dans quelques secondes
10:09avec Maud Koffler
10:10et Jean-François Aquilly
10:11et Félix Mathieu, bien entendu,
10:13avec une deuxième question.
10:15On va passer à la politique.
10:16Est-ce que le match Le Pen-Mélenchon
10:18est évitable ?
10:19Je ne pose pas la question
10:20de savoir s'il est souhaitable
10:22ou évitable.
10:23Je veux dire juste,
10:23est-ce qu'il peut y avoir
10:25un troisième larron
10:27qui grillerait la politesse
10:28à l'un des deux ?
10:29Pour le moment,
10:30ça n'en prend pas le chemin
10:31mais on s'en parle
10:31dans quelques secondes.
10:32A tout de suite.
10:33Le Grand Matin Sud Radio,
10:34la vérité en face,
10:37Jacques Cardoz.
10:38Maud Koffler
10:38de Valeurs Actuelles
10:39et Jean-François Aquilly
10:40sont autour de la table
10:41pour notre deuxième débat.
10:43Un second tour Mélenchon-Le Pen
10:45est-il devenu inévitable ?
10:47Félix Mathieu,
10:48question ce matin
10:49dans Le Grand Matin.
10:50Oui, une hypothèse
10:51devenue inévitable
10:52pour 53% des votants
10:54sur la chaîne YouTube
10:55de Sud Radio.
10:56Ce second tour Mélenchon-Le Pen,
10:58c'est par exemple
10:59ces commentaires
10:59qui nous disent
11:00la probabilité est forte,
11:02les gens n'en peuvent plus
11:02de l'extrême centre.
11:04Meilleure configuration,
11:05ça mettra une gifle
11:06aux dinosaures
11:06ou encore je cite
11:07en vrai je parie
11:08que quelle que soit la solution
11:10ça ne changera pas grand chose
11:11car il n'y aura pas de majorité
11:12au Parlement.
11:14Jean-François Aquilly,
11:15est-ce que la volonté
11:17de dégagisme
11:18est si forte
11:19que le match
11:21est inévitable ?
11:22Vous m'avez enlevé
11:22le mot de la bouche,
11:232017 était un vote
11:25dégagiste,
11:26on oublie 2022
11:27qui est un monde à part
11:28après le Covid,
11:29une espèce de parenthèse étrange
11:31qui a donné lieu
11:32à cette dissolution
11:33encore plus étrange.
11:352017,
11:36Emmanuel Macron
11:36incarne une forme
11:37de dégagisme,
11:38c'est le plus jamais ça,
11:39on inverse tout,
11:40on casse tous les codes,
11:41on casse toutes les frontières politiques
11:42et patatrasse,
11:44nous retombons très vite
11:44dans de la vieille politique.
11:472027,
11:48dix ans plus tard,
11:49sera éminemment dégagiste,
11:51que ce soit
11:52sur le pôle droit,
11:54droite,
11:55à l'extrême,
11:56on va dire,
11:56je ne sais pas comment
11:56appeler ça maintenant,
11:57avec Marine Le Pen
11:59qui ne se réclame
12:01ni gauche ni droite
12:01et sur la gauche,
12:03l'extrême gauche
12:03avec Jean-Luc Mélenchon
12:04qui n'est pas
12:05de l'extrême gauche,
12:06dit-il,
12:06donc ils sont
12:07tous les deux dégagistes,
12:08ils représentent
12:09quelque chose
12:10que les Français
12:11n'ont pas essayé,
12:12c'est ce qui nous fait dire
12:13que les deux
12:14sont éligibles en finale.
12:15Alors,
12:16hors micro,
12:16Félix Mathieu faisait remarquer
12:18que dans les derniers sondages,
12:19il y a raison,
12:20Edouard Philippe était toujours
12:21devant Jean-Luc Mélenchon,
12:22il ne faut pas oublier une chose,
12:23c'est que ce qui va se passer
12:25ce week-end
12:26avec les 140 000 électeurs
12:29pour le Parti Socialiste,
12:30qui est quand même anecdotique
12:31par rapport à la primaire
12:32de 2012,
12:34malgré tout,
12:35vont dessiner le profil
12:36du candidat de la gauche
12:37face à Mélenchon
12:39et Jean-Luc Mélenchon,
12:40vous verrez très vite
12:41dans les mois qui viennent,
12:41va se rapprocher
12:42du vote utile
12:43et boum,
12:44il pourra jaillir
12:45pour le deuxième tour.
12:45On va parler de cette recomposition
12:47au centre
12:47et de voir qui peut
12:48effectivement se jouer.
12:50Donc ça semble dessiner là.
12:51Ce rôle-là,
12:52Jean-François,
12:52dans un instant,
12:53mais Maud Koffler
12:53de Valeurs Actuelles,
12:54d'abord,
12:55le constat,
12:55le constat,
12:56il est implacable en France,
12:57le constat,
12:58c'est au revoir Macron,
13:00c'est ce que disent les gens
13:01et donc,
13:02ça veut dire que
13:03c'est avant tout ça
13:04qu'ils vont exprimer
13:05dans les intentions de vote
13:08et voir le système.
13:09Ce qu'on disait tout à l'heure,
13:10c'est que maintenant,
13:11il y a un vote anti-système
13:12et que l'électorat,
13:14quel qu'il soit,
13:15s'est vraiment radicalisé.
13:16C'est pour ça aussi
13:16que le PS a chuté,
13:18que LR a chuté,
13:19que le centre,
13:20alors pour l'instant,
13:21je ne sais pas trop
13:21ce que ça représente,
13:22et que Marine Le Pen
13:23et Jean-Luc Mélenchon
13:24sont si hauts dans les sondages.
13:26En fait, c'est drôle
13:27parce que j'ai l'impression
13:27que quand on parle
13:28de ce duo,
13:29de cet affrontement,
13:29on a l'impression
13:30de parler de l'affrontement
13:30des titans,
13:32que tout sera bouleversé.
13:34Moi, la seule chose
13:34qui m'inquiète,
13:35c'est que derrière,
13:36ce sera ingouvernable.
13:37Ce sera le chaos,
13:38mais à l'Assemblée,
13:39au Sénat.
13:40Je ne crois pas du tout
13:41en une espèce de révolution,
13:43en un changement
13:43de système radical,
13:44en une sixième république
13:45et compagnie.
13:46Alors, pour que ce match
13:48n'existe pas,
13:50encore faut-il
13:51qu'au centre,
13:51on se mette d'accord.
13:53C'était l'objet
13:53de votre chronique
13:54ce matin,
13:55dans le Grand Matin,
13:56Jean-François.
13:57Je reprends mon expression,
13:58ils sont 15 dans la Twingo.
13:59Qui va descendre en premier ?
14:00Twingo qui est fabriqué
14:01en France.
14:02Oui, on parle français.
14:03Vous savez, Jacques,
14:04le problème
14:05de la classe politique,
14:07aujourd'hui,
14:09ces deux grandes familles
14:10qui se sont succédées
14:11au pouvoir
14:12au cours de la Ve République,
14:14qui est toujours en cours,
14:15c'est les promesses
14:17non tenues.
14:17Et c'est la parole performative.
14:19C'est-à-dire,
14:20je dis quelque chose
14:21et donc c'est fait.
14:22Alors que rien ne se passe
14:24dans le quotidien
14:25de la vie des gens,
14:25on va dire.
14:26Pas les Français,
14:26les gens, nous,
14:27les gens, voilà.
14:28Il ne se passe rien.
14:29Donc, les deux,
14:30dont nous parlons
14:31pour la finale,
14:32parce qu'ils sont un peu
14:33à l'extrême de quelque chose,
14:34parce qu'ils sont en colère
14:35et parce qu'ils captent
14:36les colères des Français,
14:37ils n'ont pas forcément
14:38non plus
14:39la pierre philosophale.
14:41Ils vont arriver
14:41avec une dette gigantesque,
14:44déblocage partout,
14:45une autre administration
14:46qui n'a pas forcément
14:47envie de bouger.
14:48Ils auront les mêmes problèmes
14:49que les autres.
14:49Est-ce que leurs promesses
14:50seront tenues ?
14:51Je n'en suis pas sûr.
14:52La parole sera
14:53tout aussi performative
14:54qu'avant.
14:54Donc, il serait temps
14:55que les électeurs,
14:56les électrices,
14:57nous, en fait,
14:58nous nous penchions
14:59sur les propositions,
15:00sur le réalisme
15:01des uns et des autres
15:02et qu'ils se mettent
15:02un peu ensemble
15:03les uns et les autres
15:04pour bosser ensemble,
15:05faire des équipes
15:06qui ont vraiment
15:07des idées
15:07et des visions
15:09sur l'avenir.
15:11On imagine
15:12qu'il peut y avoir
15:13encore une primaire.
15:15On avait Agnès Pannier-Runacher
15:16dans nos invités
15:17cette semaine
15:18qui appelait,
15:19c'est le clan Attal,
15:20qui appelle encore
15:21à une primaire.
15:22Alors, elle a un tout petit peu
15:23changé son propos
15:25puisque avant,
15:26c'était de Glucksmann
15:28à Retailleau
15:29et là,
15:29elle l'a cité
15:30de Glucksmann
15:31à Xavier Bertrand.
15:33Donc, il y a une petite...
15:34C'est bien compliqué.
15:35Mais ça fait quand même
15:36encore du monde.
15:37Qui va sortir
15:38de la Twingo ?
15:40Personne.
15:40Mais non, mais personne.
15:41Ils ne vont pas y arriver
15:42à droite ?
15:42Mais absolument pas.
15:43Je pense que personne
15:44n'émergera.
15:45Par exemple, Retailleau,
15:45il n'a absolument pas envie
15:46d'abandonner l'affaire.
15:47On est d'accord ?
15:48Non, on est d'accord.
15:48Mais je pense qu'à un moment donné,
15:50on ne lui demandera pas
15:51tellement son avis
15:52et que les choses
15:53s'imposeront d'elles-mêmes.
15:54À un moment donné,
15:55la réalité vous rattrape.
15:56Là, c'est encore un peu tôt.
15:57Non, mais vous n'êtes
15:58sans doute pas d'accord.
15:59Non, non, mais allez-y.
16:00C'est le principe du débat.
16:01Allez-y, allez-y, Maud.
16:02Non, mais je pense
16:03que ça s'imposera
16:03qu'à un moment donné,
16:04on ne peut pas y aller
16:05à 25 sur la ligne de départ.
16:07Jean-François ?
16:08L'horizon,
16:09est-ce qu'il peut être repoussé ?
16:10Je n'en sais rien.
16:11À mon sens,
16:12c'est le sapin.
16:13Je ne sais pas
16:13que ça sente le sapin,
16:14mais l'horizon,
16:15c'est le sapin de Noël.
16:16C'est-à-dire que
16:17ce sera une sorte de 13.
16:18Il se passe un truc
16:18à ce moment-là.
16:19Il y a un truc
16:20avec des petits cadeaux
16:21au pied du sapin
16:21et puis ensuite,
16:22on rentre dans le froid
16:23polaire du mois de janvier.
16:25C'est-à-dire le vide.
16:26Et là,
16:26les états-majors se disent
16:28bon, on va arrêter
16:29de rigoler.
16:29Si vous avez autant
16:30de clients qui sont
16:32éligibles à l'élection présidentielle,
16:34parce qu'il y a
16:34les 500 signatures,
16:35c'est au mois de mars,
16:35cette histoire.
16:36Mais peu ou prou,
16:37vous avez un Asselineau
16:38qui est capable
16:38de capter 500 signatures.
16:40On peut se dire
16:41que ceux qui sont candidats
16:42vont y arriver
16:43eux aussi.
16:44Donc,
16:45ce n'est pas forcément
16:45une barrière infranchissable
16:47les 500 signatures.
16:48Attention,
16:49janvier,
16:50s'ils ne sont pas d'accord,
16:51vous disiez
16:52est-ce qu'il y aura des débats,
16:53une primaire ?
16:54Il sera presque trop tard.
16:55On parlait d'outsider,
16:56il y a aussi François Hollande
16:57qui va se déclarer candidat
16:58d'ici Noël.
16:59Oui, alors François Hollande,
17:00je ne sais pas si vous avez
17:01les chiffres de vente
17:02de son livre,
17:03mais je crois qu'il est
17:04assez loin de Sarah Knafo,
17:06par exemple.
17:06On va dire ça comme ça.
17:07Bon,
17:08Félix Mathieu,
17:09quelques commentaires
17:10de nos auditeurs.
17:11On a par exemple
17:12ce commentaire,
17:12Attal va probablement
17:14se désister,
17:14donc Edouard Philippe
17:15au second tour,
17:16ça serait le plus probable.
17:17C'est vrai que ça nous ramène
17:18à ce sondage IFOP
17:19de fin septembre
17:19que vous évoquiez,
17:20Jean-François,
17:21ce sondage IFOP
17:22pour Sud Radio,
17:23le Figaro et LCI.
17:24Autant l'hypothèse
17:26Le Pen-Edouard Philippe
17:27au second tour
17:28résistait en cas
17:29de candidature
17:30Edouard Philippe,
17:31mais c'est vrai
17:31qu'une hypothèse
17:33de Gabriel Attal,
17:34candidat du bloc central,
17:35là,
17:36Jean-Luc Mélenchon
17:37faisait jouer égal
17:38avec Gabriel Attal.
17:39Mais intéressant
17:39avec Gabriel Attal.
17:40J'entends ce que dit
17:41rapidement,
17:42parce que c'est le ton tour,
17:42mais vous savez,
17:43hier soir,
17:44devant la télé,
17:45les gens chez Gabriel Attal
17:46se disaient
17:48oui, je vous la résume
17:49de façon courte.
17:50Qu'est-ce qu'on fait avec lui ?
17:51Est-ce qu'on ne serait pas
17:52plus proche d'un Glucksmann ?
17:53Ça, c'est très intéressant.
17:54S'il est élu
17:55samedi soir...
17:56Mais ça correspond
17:56à ce que disait
17:57Panier-Runacher
17:58à ce micro.
17:58Si c'est Glucksmann,
17:59les gens de chez Attal
18:00iront chez Glucksmann.
18:01Donc ça veut dire
18:02qu'Attal est en train
18:02Donc ça serait une autre
18:03composition de quelque chose.
18:04Donc il est en train
18:04de se dire que ça n'a pas marché
18:05avec la main tendue à droite,
18:07donc je fais un centre-droite
18:09plus centre-gauche.
18:10Oui, mais il faut arriver
18:18Maud Koffler.
18:19Il y a encore cet espace-là.
18:20Est-ce que ça va dépendre
18:21de la primaire socialiste ?
18:23Est-ce qu'en fonction
18:24de celui qui sort du chapeau,
18:26il peut y avoir
18:27une appréciation
18:28qui est différente ?
18:29Oui, parce que si c'est
18:29Raphaël Glucksmann,
18:30vous aurez une espèce
18:31de candidat social-démocrate
18:33qui peut aller jusqu'au
18:35marge du macronisme
18:36de gauche, etc.
18:37En gros, il peut y avoir
18:38un mariage
18:39Attalo-Glucksmannien.
18:40Mais si vous avez
18:40Olivier Faure,
18:41dont il l'est dit,
18:43qu'il serait capable
18:44de finalement
18:45se rabibocher
18:48au final
18:48avec Jean-Luc Mélenchon,
18:50les électeurs vont décider
18:52tout ça en réalité.
18:52L'électeur de gauche
18:53qui en a marre,
18:55il est prêt à voter Mélenchon.
18:56Il ne faut pas se leurrer.
18:57L'électeur social-démocrate
18:59qui déteste Mélenchon,
19:01il peut aller
19:01chez Édouard Philippe.
19:02C'est aussi simple que ça.
19:03Maud Koffler
19:04de Valeurs Actuelles,
19:05je vous demandais
19:06non pas un pronostic
19:07mais comment vous regardez
19:08cette...
19:09comment vous voyez
19:10cette primaire
19:12Parti Socialiste
19:12qui peut sortir
19:13du chapeau ?
19:14Je pense Glucksmann.
19:15Je pense que celui
19:16qui est en lice
19:17et qui devrait sortir
19:18du chapeau
19:19mais en revanche
19:20c'est marrant
19:20parce qu'en fait
19:20on analyse tout ça
19:21avec nos yeux
19:22de journalistes
19:23en fonction des sondages,
19:25de ce qu'on dit,
19:26de ce qu'on entend,
19:26etc.
19:28Les dernières élections
19:29ont été chamboulées
19:30toutes par des événements
19:31extérieurs,
19:32que ce soit une affaire
19:34concernant un candidat,
19:35que ce soit
19:36la guerre en Ukraine.
19:38Je rappelle quand même
19:38qu'Éric Zemmour
19:39a chuté de 10 points
19:40dans les sondages
19:41à cause de la guerre en Ukraine
19:41et de ses déclarations.
19:43C'est vrai.
19:46On n'est pas du tout
19:47sur des plans
19:48sur la comète
19:48sur avril,
19:50mai 2017.
19:50Oui, là c'est sur
19:51la primaire partagiste.
19:52Là on parle uniquement
19:52de la primaire,
19:53là c'est ce week-end.
19:55Un pronostic,
19:55je pense que c'est Mélenchon
19:57qui va sortir du chapeau
19:57de la primaire
19:59et qui à terme...
20:01Je suis sérieux.
20:02Mais ça veut dire
20:02Olivier Faure.
20:04Non, peu importe qui
20:05mais qui à terme
20:06raflera la mise
20:07à gauche
20:07avec un vote utile
20:08face au RN.
20:10Ça se décidera
20:11à la fin cette histoire.
20:12Bon, merci à tous les deux
20:13Maud Koffler
20:14de Valeurs Actuelles
20:15et Jean-François Aquili.
20:16Jean-François,
20:16on vous retrouve ce week-end
20:17bien entendu
20:17sur l'antenne de Sud Radio.
20:19Vous pouvez nous donner
20:20les noms des invités
20:21ou pas encore ?
20:22Alors tiens, dimanche
20:22nous aurons notre invité politique
20:23c'est Olivier Becht.
20:25Allez, c'est une colle.
20:27Olivier Becht
20:28qui est un député
20:29du camp Macron
20:30du Haut-Rhin
20:30qui est ancien ministre
20:32des...
20:33on va dire
20:34du commerce extérieur
20:35de Mme Elisabeth Borne.
20:36On est bien d'accord
20:37qu'il est dans la Twingo lui aussi.
20:38Oui, il vient d'y monter.
20:39Il est candidat officiel à droite.
20:41Il aura ses signatures.
20:43Il lui poserait la question
20:44est-ce que vous rentrez
20:45dans le coffre arrière ?
20:46Oui, c'est ça.
20:480826 300 300
20:49libre antenne
20:50dans quelques secondes
20:51vous nous appelez.
20:52Alors, on parle voiture
20:53avec vous
20:54et puis on parle également
20:55des annonces
20:56de Sébastien Lecornu.
20:58Est-ce qu'elles sont de nature
20:59à calmer la colère lycéenne ?
21:03Ce matin,
21:03il y a à nouveau des blocages.
21:05Je vois que Assas
21:07a également fait l'objet
21:08de blocages ce matin.
21:09Vous nous appelez
21:100826 300 300.
21:11A tout de suite.
21:12Jacques Cardoz.
21:140826 300 300.
21:16Vous nous appelez
21:16sur les sujets d'actualité.
21:18Ce matin,
21:19on a choisi
21:20de vous donner la parole
21:21sur le blocus,
21:24les blocus qui continuent.
21:26Est-ce que les annonces d'hier,
21:28la prise de parole
21:29de Sébastien Lecornu
21:30il y a 48 heures,
21:31celle du ministre
21:32de l'Éducation hier
21:33qui annonce
21:343000 nouveaux enseignants
21:37débloqués,
21:37disponibles,
21:38si je puis dire,
21:39immédiatement disponibles
21:40dans les lycées
21:41dès lundi et mardi
21:42grâce à la mise en place
21:43d'un logiciel
21:44des enseignants
21:46qui sont
21:48à la disposition
21:49de l'Éducation nationale
21:50mais pas face aux élèves
21:52pour des raisons diverses
21:54et plutôt des raisons techniques.
21:55En attendant,
21:56ce que l'on voit,
21:57c'est que les blocus continuent.
21:58Bonjour Rémi.
22:00Bonjour.
22:00Bonjour.
22:01Vous nous appelez Rémi
22:02de Villeurbanne
22:03et vous-même,
22:04vous constatez ce matin
22:06un blocage d'un lycée ?
22:08Oui, tout à fait.
22:09Notre lycée était bloqué
22:10un peu avant 8 heures
22:12par les élèves
22:14une nouvelle fois.
22:16Il était parti
22:17pour aller travailler ?
22:20Donc, une partie,
22:21oui, sans doute,
22:23voulait venir en classe
22:24mais d'autres, non
22:25et en fait,
22:27maintinent les revendications
22:28qu'il porte
22:29depuis maintenant
22:30quelques semaines.
22:33Donc,
22:35le proviseur a pris
22:36la décision
22:36d'annuler les cours
22:38par sécurité,
22:40disons.
22:41Oui.
22:41Et donc,
22:42ça vous...
22:43J'imagine d'abord,
22:45un,
22:45que ça bouleverse
22:45l'organisation de la journée
22:46mais enfin,
22:47surtout,
22:48c'est du temps de perdu,
22:49du temps de travail perdu.
22:51Alors, oui,
22:52c'est sûr
22:53que ça perturbe
22:55le déroulement de la journée
22:56et puis de l'année scolaire.
22:58Effectivement,
22:58vous dites de temps perdu.
22:59Donc, bon,
23:00c'est sûr
23:00qu'au niveau des programmes,
23:02ça va être un peu compliqué
23:03bien qu'on garde
23:04le contact
23:05en distanciel
23:06avec les élèves
23:07et qu'on essaie
23:08de les faire travailler
23:08du mieux possible.
23:10Rémi, justement,
23:11pour qu'on comprenne,
23:12vous êtes vous-même
23:12prof de philo,
23:13c'est bien cela
23:14au lycée Brossolette
23:15de Villeurbanne.
23:16Oui, c'est ça, oui.
23:18Et actuellement,
23:19puisque vous nous parlez
23:21à l'antenne de Sud Radio,
23:22c'est que vous n'êtes pas en cours
23:23donc vous ne pouvez pas
23:25donner votre cours aujourd'hui.
23:26Non, ben là,
23:27j'étais en train
23:27de leur écrire justement
23:28pour leur donner
23:29un petit peu du contenu,
23:30des choses par message
23:32mais effectivement,
23:34pas de présence en classe, oui.
23:36Vous le regrettez,
23:37cette situation ?
23:37Comment vous expliquez
23:38tout cela ?
23:39Comment...
23:40Moi, j'ai l'impression
23:41que le gouvernement
23:41essaye de faire le maximum.
23:43Alors, bien sûr,
23:44c'est probablement la faute
23:45à un certain nombre
23:46de décisions
23:46qui n'ont pas été prises
23:47par le passé
23:48mais là, aujourd'hui,
23:49dans l'urgence,
23:49est-ce qu'ils peuvent faire plus
23:51que ce qu'ils font déjà ?
23:52Ben, je pense que...
23:54Moi, je pense que oui.
23:56Effectivement,
23:57il y a...
23:57Comment dire ?
23:58C'est le fruit d'années
23:59de décisions,
24:02de mauvaises décisions.
24:03Par exemple,
24:04dans notre lycée,
24:05à la rentrée,
24:05les enseignants et personnels
24:06s'étaient mobilisés
24:08dès la rentrée.
24:09On avait fait
24:09quatre jours de grève
24:10pour alerter justement
24:11au manque de moyens
24:12sur des places surchargées,
24:14sur les revendications
24:15qui sont celles
24:16des lycéens aussi
24:17et finalement,
24:18on en arrive au point
24:19où c'est les élèves
24:20eux-mêmes
24:21qui, d'une certaine manière,
24:23se mettent en grève
24:24ou se mobilisent
24:25et en fait,
24:26ça fait des années
24:26qu'on essaie
24:27d'alerter là-dessus
24:27et je pense que
24:30leurs revendications
24:30sont un peu celles
24:31que portent les syndicats,
24:32les personnes mobilisées
24:34depuis un bout de temps maintenant.
24:36Donc, je pense que
24:37le recrutement d'enseignants,
24:38c'est très bien
24:39et il le faut
24:40pour alléger
24:41les effectifs des classes
24:42mais il va falloir aussi
24:43d'autres aménagements,
24:45je pense.
24:45Rémi, vous restez avec nous.
24:47On accueille Jovan
24:48qui est à Chili-Mazarin
24:49et qui nous appelle de là-bas.
24:51Bonjour Jovan.
24:53Bonjour,
24:53bonjour Rémi.
24:54Moi, je vous appelle
24:55simplement pour dire
24:57que les mesures
24:59qui sont annoncées
24:59par le gouvernement
25:00par rapport
25:01au niveau d'études
25:02qu'on est censé exiger
25:04en France
25:05sont insuffisantes.
25:06Aujourd'hui,
25:07l'OCDE l'a dit,
25:08en classement PISA,
25:09on est très mauvais
25:09sur trois matières.
25:10Qu'est-ce que vous attendez
25:11comme mesure ?
25:14Moi, j'apprends
25:14que ce sont des enfants
25:17qui soient écoutés
25:18parce que ça fait
25:19plus de dix ans
25:20qu'ils disent
25:20qu'ils travaillent
25:21dans de mauvaises conditions.
25:23Moi, je prends
25:24un cas tout simple,
25:25mon fils
25:25qui est en CP,
25:27quand je vais
25:28dans les toilettes
25:29avec lui
25:29pour qu'il puisse
25:30se laver
25:30ou pour qu'il puisse
25:31au moins
25:32s'essuyer,
25:33il n'y a ni savon
25:34ni papier.
25:35Je veux dire,
25:36on est en France.
25:36Vous l'avez constaté
25:38de vos yeux ça,
25:38Jovan,
25:39c'est intéressant.
25:39Oui, oui, oui.
25:42Non, parce qu'on se pose
25:43toujours la question
25:44de savoir s'il y a
25:44des exagérations ou pas,
25:46mais apparemment,
25:46il n'y en a pas,
25:47c'est une réalité.
25:48Mais il n'y a pas
25:49d'exagération,
25:50c'est une réalité.
25:51Les bâtiments sont vêtus,
25:53tout s'effondre.
25:54Je veux dire,
25:55c'est un minimum
25:55d'étudier dans des conditions
25:57de travail normales.
25:58Je pense que les élèves,
25:59ils ne demandent pas
26:00quelque chose d'extraordinaire,
26:01ils demandent juste
26:02la dignité.
26:03Rémi, vous nous écoutez,
26:05dans quel état
26:07est votre établissement,
26:08vous, au lycée Brossolette
26:09de Villeurbanne ?
26:10Nous, il a seulement 5 ans,
26:12mais on constate déjà
26:13de gros problèmes.
26:15Donc, ce que disait
26:17le collègue...
26:19Jovan.
26:20Jovan, pardon.
26:21On le voit aussi,
26:22nous, on a un manque
26:24de savon,
26:25de papitoilettes,
26:25des choses basiques.
26:26Et pourtant,
26:27j'ai envie de dire,
26:28la France,
26:28ce n'est pas le tiers-monde.
26:29Donc, déjà,
26:29là-dessus,
26:30il y a des problèmes.
26:31Et même un lycée neuf
26:32comme le Nord,
26:33il y a des problèmes
26:33de chauffage,
26:35de climat,
26:36enfin, de l'été,
26:38s'il y a une chaleur
26:39insupportable dans les classes.
26:40Dès le mois de juin,
26:42ça devient compliqué.
26:43Ou avant,
26:43ça devient compliqué
26:44de faire court.
26:45Oui, ça,
26:45on a du mal à comprendre
26:46parce que si vous avez
26:47un établissement
26:47qui est vieux de 5 ans
26:48et qu'il y a déjà
26:49des problèmes d'isolation,
26:51c'est qu'il y a aussi
26:52des décisions
26:52qui ont été prises
26:53et que, grosso modo,
26:54on vous a fourni
26:55un lycée un peu bas de gamme.
26:56Jovanne,
26:57est-ce que vous avez signalé
26:59ces problèmes-là
27:01au rectorat
27:01ou bien directement
27:03à la direction du lycée
27:05pour dire,
27:05mais enfin,
27:06le moindre des choses,
27:07c'est d'avoir du papier toilette ?
27:09Justement,
27:10je l'ai signalé immédiatement
27:11dès que j'ai vu la situation.
27:14La directrice était là
27:15et elle était consternée
27:16parce qu'elle n'y peut rien.
27:18Les moyens,
27:19ils sont tellement délocalisés.
27:20les mairies,
27:22elles ont les responsabilités
27:23des écoles aujourd'hui
27:24mais il y a tellement
27:25de nœuds administratifs
27:27que plus personne ne sait
27:28qui fait quoi.
27:29Pour les lycées,
27:30c'est les régions.
27:32Pour les lycées,
27:32c'est les régions.
27:35Évidemment,
27:35vous déplorez
27:36cette situation-là.
27:37Comment vous voyez
27:38l'évolution des choses,
27:40Jovanne ?
27:40J'ai l'impression
27:40que vous êtes assez pessimiste.
27:43Moi,
27:44je ne suis pas pessimiste,
27:45je suis juste réaliste.
27:46Tout est concret,
27:47tout est factuel aujourd'hui.
27:48On n'a pas les moyens
27:49d'étudier
27:50correctement en France.
27:51On le demande
27:52depuis 10 ans
27:52des moyens.
27:53Ces moyens-là,
27:54ils ne sont pas alloués
27:55à l'éducation,
27:56ils ont été alloués
27:57à d'autres budgets.
27:59Après,
27:59je conçois
28:00qu'il y a d'autres priorités
28:01que l'éducation.
28:02Mais pour moi,
28:03l'avenir d'un pays
28:04repose sur ses enfants.
28:05On est bien d'accord.
28:06Et aujourd'hui,
28:07je pense.
28:08On est bien d'accord,
28:09Jovan Rémi.
28:10Le mot de la fin,
28:13effectivement,
28:13il faut que le gouvernement
28:15réagisse vite,
28:15y compris
28:17sur des engagements,
28:18peut-être,
28:18par rapport à la reconstruction
28:20d'un certain nombre
28:21d'établissements.
28:22Oui,
28:22tout à fait.
28:23Et puis,
28:24écouter ces élèves
28:26qui veulent des espaces
28:27de dialogue
28:28et qui veulent échanger
28:29et qui se plaignent
28:31un peu
28:31dans le signe mondial,
28:33d'une sorte de similacre
28:34de consultation.
28:35Donc,
28:35je pense qu'il faut vraiment
28:36qu'on soit dans l'écoute
28:37et de porter un petit peu
28:41leurs messages,
28:42leurs besoins,
28:44avant toute chose.
28:45Merci à tous les deux,
28:46Jovan et Rémi,
28:47d'avoir partagé avec moi
28:50ce constat
28:51et cette situation.
28:52Vous êtes des acteurs
28:53en plus directs.
28:54On était avec Rémi,
28:56prof de philo
28:57au lycée Brossolette
28:58de Villeurbanne
28:59et Jovan,
29:00parent d'élève,
29:01qui constatent directement,
29:02tous les deux constatent
29:03directement ces manques
29:05basiques,
29:05basiques.
29:06Moins de mon temps,
29:06comme dirait l'autre.
29:07Eh bien non,
29:08on n'avait pas ces problèmes-là,
29:08il faut le reconnaître aussi,
29:10même si évidemment,
29:11on ne peut pas cautionner
29:11la violence
29:12et on ne peut pas cautionner
29:13tout ce qui se passe,
29:14notamment ce qui s'est passé
29:15à Lormont,
29:16en Gironde,
29:16c'est absolument terrible.
29:18C'est un saccage total.
29:19Bon,
29:20on va passer à un autre,
29:21tout autre sujet
29:22dans quelques secondes.
29:23Je vous posais la question
29:23de savoir si on peut éviter
29:24le duel
29:27Mélenchon-Le Pen.
29:28Est-il devenu inévitable
29:30dans les sondages ?
29:31Vous êtes très clair ce matin.
29:33Vous dites non à 47%.
29:35Donc voilà,
29:36c'est très clair.
29:38Oui à 53%.
29:39Ça veut dire quand même
29:40que c'est assez partagé.
29:41Vous estimez que
29:42ce n'est pas complètement joué.
29:44On en parle dans un instant.
29:450826 300 300.
29:46A tout de suite.
29:47Le Grand Matin Sud Radio,
29:49la vérité en face,
29:51Jacques Cardo.
29:52Et l'on poursuit
29:53la discussion
29:54autour de ce qui sera
29:55l'événement
29:55de la semaine prochaine,
29:56le salon de l'auto.
29:58Le patron du mondial
30:00de l'automobile
30:00était notre invité
30:01ce matin.
30:02Vous êtes nombreux
30:03à nous appeler
30:03autour de cette question
30:05qui est une question
30:06assez simple.
30:06Est-ce que
30:07l'automobile française
30:09peut survivre
30:11à la déferlante chinoise ?
30:13Et vous êtes très très clair.
30:15À 80-90%,
30:16non.
30:18L'industrie française
30:19ne pourra pas
30:21résister à cela.
30:22Nous sommes avec
30:23Bernard qui nous appelle
30:24de Clermont-Ferrand.
30:25Bonjour Bernard.
30:27Bonjour à tous.
30:29Bonjour à toute l'équipe.
30:30Merci beaucoup.
30:31Et vous nous dites
30:33que la Chine
30:34est en avance
30:34mais qu'on peut
30:36rattraper le retard.
30:38Oui, tout à fait.
30:40La Chine est en avance
30:41et ils ont aussi
30:42des très bons ingénieurs
30:43et des très bonnes équipes.
30:45Aujourd'hui,
30:46c'est comme le Japon
30:47il y a 40 ans,
30:48ils ne sont pas en train
30:49de copier,
30:50ils inventent.
30:50Et je le sais
30:51parce que j'ai travaillé
30:52sur des sujets
30:53un peu techniques avec eux.
30:54Mais le vrai problème
30:56de fond,
30:57c'est pourquoi ça détruit
30:58l'industrie française.
30:59Ce n'est pas
30:59à cause de la Chine.
31:00C'est parce que nous,
31:01on gère la monnaie
31:03du pays
31:03de manière incorrecte.
31:05Et le problème même,
31:07c'est que je suis sûr
31:07que vous ne savez pas
31:08comment la monnaie se gère.
31:10Personne ne sait,
31:10enfin,
31:10le nombre de personnes
31:12qui savent comment la monnaie
31:13est gérée en France
31:13et en Europe
31:14est très faible.
31:15Parce que si les élèves
31:17devaient apprendre quelque chose
31:18pendant les manifs,
31:19ça serait comment fonctionne
31:20la monnaie.
31:20C'est ça la clé de la manière.
31:21Est-ce que ce n'est pas avant tout
31:22un problème de coût du travail,
31:25Bernard ?
31:25Eh oui,
31:26mais qu'est-ce qui fait
31:27le coût du travail
31:28si ce n'est le taux de change ?
31:30Oui.
31:31Comment on fixe le taux de change ?
31:32Comment a été fixé
31:33le taux de change
31:36chinois ?
31:36Ou avec les autres monnaies,
31:38d'ailleurs.
31:38Aujourd'hui,
31:39on a un taux de change
31:40qui fonctionne d'une manière,
31:41mais en fait,
31:42la monnaie,
31:42c'est la truc...
31:43On a un euro trop cher.
31:44C'est ça que vous voulez nous dire ?
31:45On a un euro
31:45qui est trop élevé aujourd'hui ?
31:47En tout cas,
31:48il est fixé d'une manière...
31:50En gros,
31:51il est fixé aux enchères.
31:54On a une unité de mesure.
31:57Mathématiquement,
31:58la monnaie,
31:59c'est une unité de mesure.
32:01Et imaginez que
32:01quand vous mesurez
32:02la température le matin
32:06à la météo
32:07sur l'antenne,
32:09quand la température monte,
32:10il faut acheter des degrés.
32:12Et comme vous achetez
32:13des degrés Fahrenheit,
32:14des degrés Celsius
32:15en été,
32:16qui fait chaud,
32:16tout le monde en veut,
32:17alors les degrés
32:18sont plus chers en été.
32:19Oui,
32:19c'est sûr que c'est
32:21une problématique.
32:22On accueille Guillaume
32:23qui nous appelle d'Aubagne.
32:25Bonjour Guillaume.
32:26Bonjour Jacques.
32:27Bonjour à tous.
32:28Quel est votre point de vue,
32:29vous,
32:29sur cette déferlante chinoise ?
32:31Pareil,
32:33je pense qu'on a perdu.
32:36La voiture française a perdu.
32:37Sauf si la France
32:40et l'Europe se réveillent
32:41et qu'ils mettent
32:42des milliards sur la table
32:43pour attraper le retard.
32:45Mais ce n'est pas gagné.
32:47Oui.
32:47Vous êtes assez pessimiste.
32:49Vous roulez français,
32:50vous,
32:51ou vous roulez
32:51avec une voiture étrangère ?
32:53Moi de moi,
32:53je roule en voiture américaine Tesla
32:55pour la voiture électrique
32:57et la voiture Citroën
32:58pour ma femme,
32:59une voiture encore thermique.
33:00Mais c'est vrai que
33:01quand on va la changer,
33:02je ne sais pas quoi prendre.
33:03J'aimerais prendre français
33:04et l'équivalent en électrique.
33:06Mais à chaque fois
33:07qu'on regarde les tests,
33:08il y a toujours
33:08un truc qui ne va pas.
33:09Un problème de vitesse de charge,
33:10un problème d'option,
33:12un problème de prix.
33:15C'est dommage.
33:16C'est intéressant.
33:17Ça veut dire que
33:17vous allez être à l'écoute
33:19quand même des voitures chinoises.
33:21Vous auriez envie
33:21de les essayer
33:22la semaine prochaine
33:22au salon de l'auto ou pas ?
33:25Oui, je m'entourais.
33:26Oui, oui, oui.
33:27Pour voir ce qui se fait,
33:28voir l'avance qu'ils ont,
33:30pourquoi la France
33:31n'arrive pas
33:31à rattraper son retard.
33:33Qu'est-ce qui manque
33:35à nos voitures françaises ?
33:36On sait faire des voitures.
33:37Peut-être qu'on a inventé
33:38la voiture.
33:39C'est fou.
33:40Bernard,
33:41vous qui êtes
33:42du côté de Clermont-Ferrand,
33:43vous avez également
33:44besoin d'une voiture,
33:44j'imagine ?
33:45Oui.
33:46Moi, j'ai une vieille voiture.
33:47Ce qui fait que
33:48déjà,
33:49en économisant
33:50d'acheter des voitures neuves,
33:51j'ai déjà économisé
33:53tellement d'énergie
33:54que je pourrais rouler
33:54tout le reste de ma vie
33:57avec le clé d'énergie
33:59que j'ai économisé
33:59avec une vieille voiture.
34:00D'accord.
34:01Donc,
34:02vous, vous êtes sur...
34:03C'est une vieille voiture
34:03qui roule à l'éthanol,
34:04donc je ne pollue pas
34:06et je consomme français.
34:07En plus,
34:08c'est vrai que
34:09vous achetez moins cher.
34:10L'éthanol,
34:10on est à combien ?
34:11À ces temps-ci,
34:12on est dans les 80 centimes.
34:13C'est monté
34:14de manière anormale
34:15puisqu'on était à 60 centimes
34:17encore six mois.
34:19C'est déjà effectivement
34:22un point très intéressant.
34:25Allez-y.
34:26Pour revenir sur le sujet industriel,
34:29il y a quelque chose
34:29que les Chinois ont
34:30et qu'on n'a pas.
34:31Les Chinois ont gardé
34:33la création de leur monnaie
34:34par leur État.
34:35Ils ont gardé
34:36la souveraineté
34:37sur leur monnaie
34:37et c'est comme ça
34:38qu'ils peuvent financer
34:40sur le long terme,
34:41ils peuvent financer
34:42des industries
34:42qui sinon n'auraient jamais eu
34:45de financement en Europe,
34:47par exemple.
34:47Je reprends
34:48les panneaux photovoltaïques.
34:50Vous voyez par exemple,
34:51vous avez raison Bernard,
34:52de toute façon,
34:53il y a un de la compétitivité
34:54sur le coût du travail
34:56et puis ensuite,
34:57il y a une compétitivité
34:57au niveau du taux de change.
34:59C'est d'ailleurs pour ça
35:00que le dollar
35:01est systématiquement fixé
35:04à quasiment 10%
35:05de moins que l'euro.
35:06Ça permet aussi
35:07des échanges
35:09moins chers
35:10pour les Américains.
35:12Voilà.
35:13Et qu'en plus,
35:14l'État
35:14a la souveraineté monétaire,
35:16il crée de la monnaie
35:17pour financer
35:17les futures industries
35:19qui vont prendre
35:22la position stratégique
35:23dans le monde.
35:23C'est comme ça
35:24qu'ils ont financé
35:25le photovoltaïque,
35:26c'est comme ça
35:26qu'ils ont financé
35:27les voitures électriques.
35:28Et je vous signale
35:29qu'en Chine,
35:31j'étais à Shanghai
35:31en 2009,
35:33ils avaient interdit
35:34tous les deux roues
35:35à combustion.
35:36c'est sûr qu'en Chine,
35:39lorsqu'une décision
35:40est prise,
35:41tout le monde la suit
35:41et elle est très vite appliquée.
35:44En tous les cas,
35:44merci à tous les deux
35:45pour votre point de vue,
35:46Bernard et Guillaume,
35:48c'était très intéressant
35:48et c'est vrai
35:49qu'on est tous
35:50assez conscients
35:51de cette déferlante
35:52des voitures chinoises
35:54qui est absolument inévitable.
35:57Bonjour Stéphanie Demuru.
35:58Bonjour Jacques.
35:59Comment allez-vous ?
36:00Très très bien,
36:01écoutez,
36:01c'est vendredi.
36:02Vous avez l'air
36:02en pleine forme.
36:03Oui,
36:03je faisais mon petit jogging
36:04dans le studio.
36:07Alors,
36:07qu'est-ce que vous nous avez
36:09préparé aujourd'hui ?
36:10Alors,
36:11entre 10h et 10h30,
36:12vous le savez,
36:13vous avez la parole.
36:14On va parler aujourd'hui
36:15de ces coupes fins,
36:17les Ozenpik,
36:18les Végovic,
36:19ça cartonne.
36:20Alors,
36:21normalement,
36:21c'est un super médicament
36:22pour les gens
36:23qui ont du diabète,
36:25contre l'obésité,
36:26sauf que c'est détourné
36:27quand on veut perdre
36:28quelques kilos.
36:29Par exemple,
36:29moi,
36:29si je veux perdre
36:30400 kilos avec ça,
36:31je ne vous conseille pas.
36:31Moi,
36:32j'aimerais bien aussi,
36:33mais ce n'est pas terrible.
36:34Vous n'avez pas besoin.
36:34Non,
36:35franchement,
36:36ce n'est pas super
36:37de prendre ça.
36:37Il y a quand même
36:38quelques effets indésirables,
36:39notamment sur la santé
36:41du cœur,
36:42etc.
36:42On en parlera
36:44avec le nutritionniste
36:45Jean-Michel Cohen.
36:47Ensuite,
36:48évidemment,
36:48les sujets du jour,
36:49les 3000 profs
36:50sortis du chapeau.
36:51On ne sait pas
36:51où ils étaient,
36:52dans le placard.
36:52Ils arrivent.
36:53C'est super.
36:54Et puis,
36:54on parlera de la primaire à gauche.
36:56Ça vote depuis 8 heures
36:57ce matin.
36:58Est-ce qu'il y a encore
36:59une gauche non-mélenchoniste ?
37:00On verra ça.
37:02Bon,
37:02écoutez,
37:03sujet passionnant
37:03à suivre.
37:0410h midi
37:04avec Stéphanie Demuru
37:06sur Sud Radio.
37:08Moi,
37:08je vous dis
37:08à lundi.
37:10Merci à Juliette Riouffole
37:12et à Joseph Ruiz
37:12qui m'ont aidé
37:13à préparer
37:14les entretiens
37:15comme chaque jour.
37:16John Rakoto-Zaffi
37:17était à la réalisation
37:18et on lui souhaite
37:19un bon repos.
37:20Emmanuel Galasso
37:23qui a brillé ce matin
37:24avec sa chronique
37:25sur Lionel Messi
37:26et qui cartonne
37:27sur les réseaux
37:28était également
37:29au standard.
37:30Très belle journée à vous
37:31et bon week-end.