00:06Et si vous nous rejoignez à l'instant parce qu'il est 17h04, hier je disais si vous sortez du
00:11travail
00:12ou si vous venez d'aller chercher votre enfant, votre fils, votre fille à l'école,
00:16mais a priori il n'y a pas beaucoup de lycées qui sont encore en activité à 17h aujourd'hui.
00:22Soyez néanmoins les bienvenus, nous parlons évidemment des dizaines de milliers de personnes
00:25qui manifestent aujourd'hui dans plusieurs villes de France, près de 900 lycées sur 3700 ont vu leurs cours suspendus
00:31et notamment beaucoup de lycées privés.
00:33Je parlais évidemment de votre lycée privé dans Paris, je citais le lycée célèbre d'Angoulême,
00:40le lycée Saint-Paul célèbre parce que François Mitterrand y a fait ses études,
00:47et bien il est fermé ce lycée comme beaucoup de lycées privés parce qu'on a peur qu'il soit
00:51envahi par des jeunes gens
00:53et qu'il viendrait du public pour semer des troubles.
00:55On était avec Yanis, Yanis il soutient la France insoumise,
00:59il ne veut pas voir manifestement ce que nous voyons, et en tout cas ce que je vois,
01:05c'est-à-dire un leader de la France insoumise qui jette de l'huile sur le feu,
01:11comme on dit, qui cible la police, qui est en première ligne,
01:16et je le répète, la police elle ne fait que répondre,
01:18elle n'est pas active la police, elle est défensive, elle répond toujours,
01:24et croyez-moi j'aimerais pas être flic aujourd'hui pour en prendre plein la figure comme elle le prend
01:28sur le terrain,
01:29je suis toujours surpris d'ailleurs qu'on attaque la police Yanis,
01:31parce que moi je connais les policiers en plus,
01:34ce sont des gens, vous savez, s'ils passent une journée calme,
01:38ils préfèrent, ils préfèrent,
01:40croyez-moi, on a vu les images depuis ce matin,
01:43on les pousse, on les agresse,
01:45en fait ce que vous voudriez c'est que la police ne réponde jamais,
01:49c'est ça le sentiment que j'ai,
01:51c'est-à-dire qu'il faudrait qu'elle soit,
01:53il faudrait peut-être même qu'elle ne soit pas là du tout,
01:55pour vous ça serait peut-être plus simple ?
01:57Non du tout, vous voyez,
01:59c'est ça, pourtant je vous apprécie,
02:01franchement je vous apprécie beaucoup,
02:03mais vous avez des fois des raccourcis
02:07qui sont insupportables à entendre,
02:10quand je suis des fois devant ma télé ou devant ma radio
02:11et que je vous écoute,
02:13vous ou certains autres intervenants,
02:16ou juste le fait de critiquer
02:18qu'il y a certaines racailles qui sont en uniforme,
02:20qui méritent la même sanction que la racaille qui est décidée,
02:24mais non, mais des preuves, elles sont là,
02:26mais là vous les voyez les images,
02:28on voit les mêmes images,
02:30on voit des gens qui sont,
02:30on voit des gens qui sont, comment dire,
02:33agressés par les manifestants,
02:35on leur lance des cailloux.
02:37Ces personnes-là, je vous l'ai dit,
02:39je vous le redis,
02:40ces personnes-là sont condamnables,
02:41et il n'y a aucun problème pour ça.
02:42Oui, mais il faut bien répondre.
02:44Mais pour autant,
02:45est-ce que vous trouvez normal
02:47que des policiers en civil
02:48jettent des cailloux
02:50ou des autres projectiles
02:51sur leurs propres collègues
02:53pour faire monter la température ?
02:54Ça c'est une question qu'on pourrait se poser.
02:56Mais écoutez, moi je...
02:57Non mais là d'un coup,
02:58là d'un coup,
02:59on est différent.
03:00Vous parlez de quoi ?
03:01De quoi ?
03:01Vous parlez de quoi ?
03:02Monsieur, là le député,
03:04ou je ne sais pas quoi,
03:04qui a mis en exergue,
03:08le flic en civil,
03:10où ils sont deux ou trois
03:11avec la cagoule ou quoi,
03:12et qui jette derrière l'abrigue
03:14des projectiles.
03:14Je ne sais pas de quoi vous parlez, monsieur.
03:16Je ne sais pas de quoi vous parlez.
03:18Je vous assure,
03:19je ne sais pas de quoi vous parlez.
03:20Vous voyez aussi le policier,
03:22pareil, en civil ou quoi,
03:23qui est avec son bâton,
03:23qui essaie de casser une vitrine
03:24où des jeunes se sont réfugiés dedans ?
03:28Mais je ne sais pas non plus
03:29de quoi vous parlez.
03:30– Voilà, c'est ça le problème,
03:31c'est que des fois,
03:32vos informations,
03:33vous les prenez de là
03:33– Mais vous les trouvez où,
03:34ces informations ?
03:35– Mais monsieur,
03:36pas sur les réseaux sociaux.
03:38– Voilà,
03:38vous vous nourrissez comme d'autres
03:41aux réseaux sociaux.
03:43– Heureusement qu'il y a
03:44les réseaux sociaux, monsieur.
03:45– Mais oui,
03:46pour dire à peu près
03:46n'importe quoi.
03:48– C'est pour ça que quand on entend
03:49que Mélenchon est anti-police,
03:51ça me fait gerber.
03:52– Mais c'est lui qui le dit.
03:54– Non, non.
03:54– Mais il dit hier
03:55que la police est raciste.
03:56– J'y peux rien.
03:56– Mais non,
03:57c'est vous qui m'y interprétez,
03:59c'est toujours pareil.
04:00– Vous voulez qu'on le réécoute ?
04:01– Ah bah si vous voulez.
04:01– Allez, on réécoute
04:02Jean-Luc Mélenchon
04:03ce qu'il a dit hier.
04:04Écoutez.
04:04– Oui.
04:05– L'insupportable violence policière.
04:07Pourquoi j'ai dit un jour
04:08la police tue ?
04:09Il n'y a pas un mec
04:10plus tranquille que moi.
04:11Mais je ne crois pas
04:12à des gens
04:12qui abattent quelqu'un d'autre
04:14parce qu'ils refusent
04:15d'obtempérer.
04:16Cette troupe n'est plus tenue.
04:18Elle n'en fait qu'à sa tête.
04:20Et dans sa tête,
04:21il y a des idées pourries,
04:26qui bien sûr font des conneries.
04:28Et alors,
04:29c'est quoi le sujet ?
04:30Parce qu'ils n'ont pas moyen
04:31de se faire entendre autrement.
04:32– C'est de la pure démagogie
04:34pour ramener des voix
04:36et c'est exactement
04:37ce que je vous disais.
04:38Monsieur Mélenchon
04:39explique qu'il y a des...
04:40Eh bah moi je vous dis
04:41qu'il n'y a pas d'idées pourries
04:42dans la police.
04:44Et il n'y a pas d'idées racistes.
04:45Je suis désolé de vous le dire.
04:46– Moi personnellement,
04:46je suis aide-soignant.
04:47Je suis le plus calme des calmes.
04:49Je n'ai jamais jeté
04:49quoi que ce soit
04:50au niveau des projets de projet
04:51pendant les manifestations.
04:52– C'est inadmissible
04:53de dire que la police est raciste.
04:55– Mais monsieur,
04:55vous m'entendez
04:56ou le micro est coupé ?
04:57– Mais non,
04:58mais répondez sur le racisme.
05:00– Oui,
05:00mais vous me coupez la parole
05:01et du coup vous...
05:02Ah parce que dans la police
05:02il n'y a pas de racisme.
05:03– Non.
05:04– Dans la police
05:04il n'y a pas de racisme.
05:05– Non, il n'y a pas de racisme,
05:06non.
05:06– Ça ne sert à rien
05:07de discuter sur ce sujet-là
05:08parce que vous êtes de mauvaise foi.
05:10– Vous êtes de mauvaise foi.
05:12– Vous êtes de mauvaise foi,
05:14monsieur Proulx.
05:14– C'est possible
05:15que je le sois à vous vieux,
05:17mais je ne le crois pas.
05:18– Vous l'admettez.
05:19– Mais non,
05:20je vous répète,
05:21il n'y a pas de racisme
05:22systémique dans la police
05:23et notamment Reda Bellage.
05:25Reda Bellage,
05:26il vient d'un quartier,
05:27il l'explique tout à l'heure.
05:28– Moi je ne peux pas être raciste
05:29parce que mon ami est noir.
05:30C'est exactement la même chose.
05:32– Mais pardonnez-moi,
05:33c'est lui qui le dit.
05:34C'est lui Reda Bellage
05:36qui est au cœur du système.
05:39– Sa parole n'est pas simple.
05:40– En tout cas,
05:42elle me paraît plus intéressante
05:44que la vôtre.
05:45Il est dedans.
05:47– Il est dedans.
05:48– Pour revenir au lycéen,
05:49le gouvernement Macron…
05:50– Une personne qui peut être raciste
05:52dans n'importe quelle,
05:54vous vous trouverez toujours
05:55comme chez les aides-soignants.
05:57Je vais vous dire,
05:57je pense qu'il y a la même proportion
05:59chez les aides-soignants
06:00de gens qui sont racistes
06:01que dans la police.
06:02– La différence,
06:03c'est que moi je n'ai pas un uniforme,
06:04je n'ai pas une matraque,
06:04je n'ai pas des armes
06:06qui sont létales.
06:07– Je vais vous dire Yanis,
06:08toute discussion est impossible
06:10parce que naturellement,
06:11je suis du côté de la police,
06:15naturellement,
06:16naturellement,
06:17je pense que la parole
06:18d'un policier a plus de poids
06:19que la parole d'un manifestant
06:21parce que c'est…
06:22Je pense qu'effectivement,
06:24je les écoute davantage
06:25que les manifestants,
06:26naturellement,
06:27parce que mon inclinaison naturelle
06:30va plus les croire eux
06:31et vous non.
06:32donc c'est pour ça que c'est très difficile
06:35de pouvoir échanger.
06:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
06:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
06:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires