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  • il y a 2 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:06Et si vous nous rejoignez à l'instant parce qu'il est 17h04, hier je disais si vous sortez du
00:11travail
00:12ou si vous venez d'aller chercher votre enfant, votre fils, votre fille à l'école,
00:16mais a priori il n'y a pas beaucoup de lycées qui sont encore en activité à 17h aujourd'hui.
00:22Soyez néanmoins les bienvenus, nous parlons évidemment des dizaines de milliers de personnes
00:25qui manifestent aujourd'hui dans plusieurs villes de France, près de 900 lycées sur 3700 ont vu leurs cours suspendus
00:31et notamment beaucoup de lycées privés.
00:33Je parlais évidemment de votre lycée privé dans Paris, je citais le lycée célèbre d'Angoulême,
00:40le lycée Saint-Paul célèbre parce que François Mitterrand y a fait ses études,
00:47et bien il est fermé ce lycée comme beaucoup de lycées privés parce qu'on a peur qu'il soit
00:51envahi par des jeunes gens
00:53et qu'il viendrait du public pour semer des troubles.
00:55On était avec Yanis, Yanis il soutient la France insoumise,
00:59il ne veut pas voir manifestement ce que nous voyons, et en tout cas ce que je vois,
01:05c'est-à-dire un leader de la France insoumise qui jette de l'huile sur le feu,
01:11comme on dit, qui cible la police, qui est en première ligne,
01:16et je le répète, la police elle ne fait que répondre,
01:18elle n'est pas active la police, elle est défensive, elle répond toujours,
01:24et croyez-moi j'aimerais pas être flic aujourd'hui pour en prendre plein la figure comme elle le prend
01:28sur le terrain,
01:29je suis toujours surpris d'ailleurs qu'on attaque la police Yanis,
01:31parce que moi je connais les policiers en plus,
01:34ce sont des gens, vous savez, s'ils passent une journée calme,
01:38ils préfèrent, ils préfèrent,
01:40croyez-moi, on a vu les images depuis ce matin,
01:43on les pousse, on les agresse,
01:45en fait ce que vous voudriez c'est que la police ne réponde jamais,
01:49c'est ça le sentiment que j'ai,
01:51c'est-à-dire qu'il faudrait qu'elle soit,
01:53il faudrait peut-être même qu'elle ne soit pas là du tout,
01:55pour vous ça serait peut-être plus simple ?
01:57Non du tout, vous voyez,
01:59c'est ça, pourtant je vous apprécie,
02:01franchement je vous apprécie beaucoup,
02:03mais vous avez des fois des raccourcis
02:07qui sont insupportables à entendre,
02:10quand je suis des fois devant ma télé ou devant ma radio
02:11et que je vous écoute,
02:13vous ou certains autres intervenants,
02:16ou juste le fait de critiquer
02:18qu'il y a certaines racailles qui sont en uniforme,
02:20qui méritent la même sanction que la racaille qui est décidée,
02:24mais non, mais des preuves, elles sont là,
02:26mais là vous les voyez les images,
02:28on voit les mêmes images,
02:30on voit des gens qui sont,
02:30on voit des gens qui sont, comment dire,
02:33agressés par les manifestants,
02:35on leur lance des cailloux.
02:37Ces personnes-là, je vous l'ai dit,
02:39je vous le redis,
02:40ces personnes-là sont condamnables,
02:41et il n'y a aucun problème pour ça.
02:42Oui, mais il faut bien répondre.
02:44Mais pour autant,
02:45est-ce que vous trouvez normal
02:47que des policiers en civil
02:48jettent des cailloux
02:50ou des autres projectiles
02:51sur leurs propres collègues
02:53pour faire monter la température ?
02:54Ça c'est une question qu'on pourrait se poser.
02:56Mais écoutez, moi je...
02:57Non mais là d'un coup,
02:58là d'un coup,
02:59on est différent.
03:00Vous parlez de quoi ?
03:01De quoi ?
03:01Vous parlez de quoi ?
03:02Monsieur, là le député,
03:04ou je ne sais pas quoi,
03:04qui a mis en exergue,
03:08le flic en civil,
03:10où ils sont deux ou trois
03:11avec la cagoule ou quoi,
03:12et qui jette derrière l'abrigue
03:14des projectiles.
03:14Je ne sais pas de quoi vous parlez, monsieur.
03:16Je ne sais pas de quoi vous parlez.
03:18Je vous assure,
03:19je ne sais pas de quoi vous parlez.
03:20Vous voyez aussi le policier,
03:22pareil, en civil ou quoi,
03:23qui est avec son bâton,
03:23qui essaie de casser une vitrine
03:24où des jeunes se sont réfugiés dedans ?
03:28Mais je ne sais pas non plus
03:29de quoi vous parlez.
03:30– Voilà, c'est ça le problème,
03:31c'est que des fois,
03:32vos informations,
03:33vous les prenez de là
03:33– Mais vous les trouvez où,
03:34ces informations ?
03:35– Mais monsieur,
03:36pas sur les réseaux sociaux.
03:38– Voilà,
03:38vous vous nourrissez comme d'autres
03:41aux réseaux sociaux.
03:43– Heureusement qu'il y a
03:44les réseaux sociaux, monsieur.
03:45– Mais oui,
03:46pour dire à peu près
03:46n'importe quoi.
03:48– C'est pour ça que quand on entend
03:49que Mélenchon est anti-police,
03:51ça me fait gerber.
03:52– Mais c'est lui qui le dit.
03:54– Non, non.
03:54– Mais il dit hier
03:55que la police est raciste.
03:56– J'y peux rien.
03:56– Mais non,
03:57c'est vous qui m'y interprétez,
03:59c'est toujours pareil.
04:00– Vous voulez qu'on le réécoute ?
04:01– Ah bah si vous voulez.
04:01– Allez, on réécoute
04:02Jean-Luc Mélenchon
04:03ce qu'il a dit hier.
04:04Écoutez.
04:04– Oui.
04:05– L'insupportable violence policière.
04:07Pourquoi j'ai dit un jour
04:08la police tue ?
04:09Il n'y a pas un mec
04:10plus tranquille que moi.
04:11Mais je ne crois pas
04:12à des gens
04:12qui abattent quelqu'un d'autre
04:14parce qu'ils refusent
04:15d'obtempérer.
04:16Cette troupe n'est plus tenue.
04:18Elle n'en fait qu'à sa tête.
04:20Et dans sa tête,
04:21il y a des idées pourries,
04:26qui bien sûr font des conneries.
04:28Et alors,
04:29c'est quoi le sujet ?
04:30Parce qu'ils n'ont pas moyen
04:31de se faire entendre autrement.
04:32– C'est de la pure démagogie
04:34pour ramener des voix
04:36et c'est exactement
04:37ce que je vous disais.
04:38Monsieur Mélenchon
04:39explique qu'il y a des...
04:40Eh bah moi je vous dis
04:41qu'il n'y a pas d'idées pourries
04:42dans la police.
04:44Et il n'y a pas d'idées racistes.
04:45Je suis désolé de vous le dire.
04:46– Moi personnellement,
04:46je suis aide-soignant.
04:47Je suis le plus calme des calmes.
04:49Je n'ai jamais jeté
04:49quoi que ce soit
04:50au niveau des projets de projet
04:51pendant les manifestations.
04:52– C'est inadmissible
04:53de dire que la police est raciste.
04:55– Mais monsieur,
04:55vous m'entendez
04:56ou le micro est coupé ?
04:57– Mais non,
04:58mais répondez sur le racisme.
05:00– Oui,
05:00mais vous me coupez la parole
05:01et du coup vous...
05:02Ah parce que dans la police
05:02il n'y a pas de racisme.
05:03– Non.
05:04– Dans la police
05:04il n'y a pas de racisme.
05:05– Non, il n'y a pas de racisme,
05:06non.
05:06– Ça ne sert à rien
05:07de discuter sur ce sujet-là
05:08parce que vous êtes de mauvaise foi.
05:10– Vous êtes de mauvaise foi.
05:12– Vous êtes de mauvaise foi,
05:14monsieur Proulx.
05:14– C'est possible
05:15que je le sois à vous vieux,
05:17mais je ne le crois pas.
05:18– Vous l'admettez.
05:19– Mais non,
05:20je vous répète,
05:21il n'y a pas de racisme
05:22systémique dans la police
05:23et notamment Reda Bellage.
05:25Reda Bellage,
05:26il vient d'un quartier,
05:27il l'explique tout à l'heure.
05:28– Moi je ne peux pas être raciste
05:29parce que mon ami est noir.
05:30C'est exactement la même chose.
05:32– Mais pardonnez-moi,
05:33c'est lui qui le dit.
05:34C'est lui Reda Bellage
05:36qui est au cœur du système.
05:39– Sa parole n'est pas simple.
05:40– En tout cas,
05:42elle me paraît plus intéressante
05:44que la vôtre.
05:45Il est dedans.
05:47– Il est dedans.
05:48– Pour revenir au lycéen,
05:49le gouvernement Macron…
05:50– Une personne qui peut être raciste
05:52dans n'importe quelle,
05:54vous vous trouverez toujours
05:55comme chez les aides-soignants.
05:57Je vais vous dire,
05:57je pense qu'il y a la même proportion
05:59chez les aides-soignants
06:00de gens qui sont racistes
06:01que dans la police.
06:02– La différence,
06:03c'est que moi je n'ai pas un uniforme,
06:04je n'ai pas une matraque,
06:04je n'ai pas des armes
06:06qui sont létales.
06:07– Je vais vous dire Yanis,
06:08toute discussion est impossible
06:10parce que naturellement,
06:11je suis du côté de la police,
06:15naturellement,
06:16naturellement,
06:17je pense que la parole
06:18d'un policier a plus de poids
06:19que la parole d'un manifestant
06:21parce que c'est…
06:22Je pense qu'effectivement,
06:24je les écoute davantage
06:25que les manifestants,
06:26naturellement,
06:27parce que mon inclinaison naturelle
06:30va plus les croire eux
06:31et vous non.
06:32donc c'est pour ça que c'est très difficile
06:35de pouvoir échanger.
06:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
06:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
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