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  • il y a 2 mois
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0016h-18h, Pascal Proé-Vous sur Europe.
00:04On peut rappeler le numéro de téléphone ?
00:0801-90-20-39-21, numéro non surtaxé.
00:13Effectivement, alors autre sujet qui nous a fortement intéressé,
00:18et c'est pourquoi nous allons recevoir dans ce studio Rachel Binasse,
00:25puisque, Rachel bonjour, vous avez publié une information,
00:29une enquête qui nous a intéressé, c'est le retour du puritanisme.
00:32Et ça fait peut-être un lien, d'ailleurs, avec le sujet qu'on évoquait à l'instant.
00:36Parce qu'il y a parfois, aussi, chez ces jeunes femmes qui portent le voile,
00:42cette idée d'une certaine pudeur à avoir.
00:47Et ça peut être une motivation.
00:49Alors, quels sont les éléments que vous avez retenus dans la société française
00:53qui montrent ce retour, selon vous, du puritanisme ?
00:56Oui, ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.
00:59On a vu cet été se déployer une forme d'épidémie,
01:03de pudibonderie, de puritanisme, dans la société française,
01:07à travers certaines situations qui peuvent paraître anecdotiques,
01:12mais qui finissent par dire quelque chose de la société.
01:15Alors, je l'ai passé en revue rapidement,
01:17et puis on pourra éventuellement rebondir sur l'une ou sur l'autre.
01:20Il y a eu, bien sûr, la question du topless,
01:23le topless, cet anglicisme, pour parler des femmes qui,
01:27eh bien, bronzent seins nus.
01:29Et le cas d'une femme ayant une cinquantaine d'années en Vendée,
01:33à qui on a demandé, alors par erreur, on a expliqué ensuite,
01:36de se rhabiller, de remettre le haut.
01:38Qui lui a demandé, et où ?
01:40C'était une maître nageuse qui obéissait à un arrêté municipal
01:45interdisant le nudisme et les tenues indécentes.
01:49Ex-et-Zell, de sa part, elle a estimé que c'était finalement indécent,
01:53et elle a demandé à cette touriste de se rhabiller.
01:57Le maire s'est excusé, il faut le dire,
02:00c'était à Saint-Vincent-sur-Jars en Vendée.
02:04Il y a l'enjeu aussi de l'allaitement, l'allaitement en public.
02:06Beaucoup de femmes expliquent qu'elles ont des pressions,
02:10des pressions quand elles allaitent en public,
02:12que finalement...
02:12De qui ?
02:14Des regards, des...
02:15Des regards et des remarques,
02:16des remarques jugeant que ce n'est pas décent,
02:18qu'il faut se rhabiller,
02:20de gens assez différents, assez différents,
02:22mais finalement, c'est un geste qu'on ne voit plus ou plus assez
02:26pour pouvoir le banaliser.
02:28C'est-à-dire que, bien sûr que les seins sont un objet sexuel,
02:32mais ils ne sont pas que ça.
02:33Ils ne sont pas que ça, ils ont un autre rôle.
02:36Et puis, le corps des athlètes,
02:39le corps des athlètes avec pour la première fois
02:41ce fameux guide appliqué,
02:44guide instauré par l'Union Européenne de la Radio et de la Télévision,
02:47avec notamment le soutien de la Fédération Européenne d'Athlétisme,
02:50et des recommandations dictées aux diffuseurs,
02:53leur expliquant qu'il ne fallait pas filmer ou prendre en photo
02:56les femmes de près ou dans des positions
02:59qui seraient jugées dégradantes ou obscènes.
03:02Alors, je vais être honnête,
03:04oui, bien sûr qu'il y a certains caméramans qui ont abusé de la chose.
03:08Les voleyeuses, le beach volley par exemple,
03:11le beach volley à un moment,
03:12le seul attrait pour certains,
03:14c'était finalement de voir ses corps.
03:16Donc, ça existait aussi.
03:17Mais juger que le corps d'une athlète,
03:20finalement, n'est rien d'autre
03:21que quelque chose d'infiniment sexualisé,
03:24que le regard que l'on va porter dessus
03:26est forcément malsain,
03:27ça dit quelque chose de notre société.
03:29Et dernière chose, je finirai là-dessus,
03:32parce que, bien que la pratique soit marginale,
03:35le fond de l'affaire concerne chaque Français, je crois,
03:38c'est cette décision du Conseil d'État,
03:40puisque les juges ont décidé de s'immiscer sous la couette
03:43des Français consentants et adultes,
03:46cette décision début juillet du Conseil d'État
03:48validant la fermeture administrative
03:50d'une société qui a organisé des gang-bangs,
03:53alors derrière cette expression...
03:55Ça, c'est pas la même chose ?
03:57Eh bien si, je crois que ça l'est.
03:58Je crois que ça l'est,
03:59parce que, alors, pour expliquer aux gens
04:00qui ne sont pas forcément familiers de l'expression...
04:03Oh, ils savent ce que c'est, vous savez.
04:04Oh, je suis pas sûr.
04:04En tout cas, partons du principe qu'ils ne savent pas,
04:07c'est le fait pour une femme d'avoir
04:08un rapport sexuel simultané avec plusieurs hommes,
04:11eh bien, on a jugé que le consentement n'était pas suffisant.
04:14Le consentement des femmes n'était pas suffisant,
04:16c'était...
04:17Elle devenait un objet sexuel,
04:20et finalement, c'est une décision qui est plus,
04:22je pense que vous en conviendrez,
04:23plus morale que juridique.
04:25Parce que, si on interdit ça,
04:27on peut interdire beaucoup d'autres pratiques sexuelles.
04:30Il est 17h42, on marque une pause.
04:32C'est vraiment passionnant de vous écouter,
04:34et j'avais lu ce papier,
04:36Rachet Binaz est avec nous, de Marianne.
04:39L'été 2026 a été placé sous le signe de l'ordre moral,
04:42écrivez-vous, dans le collimateur,
04:43encore et toujours, le corps est surtout celui des femmes.
04:45Mais les senseurs ne sont pas toujours
04:47selon ceux que l'on croit.
04:49A tout de suite.
04:49Vous pouvez réagir au 01-80-20-39-21.
04:53Vous avez la parole de César à 18h,
04:55avec Pascal Preux.
04:56Je vous rappelle que le numéro est non surtaxé,
04:58et vous pouvez l'utiliser pour dialoguer
04:59et envoyer vos messages sur WhatsApp 01-80-20-39-21.
05:04A tout de suite sur Europe 1.

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