00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Jusqu'à 19h avec Eric Tegner, patron de Frontières, et Jules Torres, le nouveau rédacteur en chef de L'Infiltré.
00:12Et bien sûr, au journal du dimanche, toujours.
00:15Maël vient d'en parler, Philippe Brun parle d'une exécution en place publique.
00:20On a sorti visiblement, en tout cas si ça y ressemble, on a sorti les boules puantes avant la primaire
00:26du PS.
00:27Les boules puantes en politique, c'est quoi ? C'est un dossier, on va dire, très gênant, qui vous
00:32empêche de continuer.
00:33Le Pénélope Gaye, par exemple, pour François Fillon, ça a été une boule puante,
00:38qui a conduit effectivement à ce que François Fillon ait des difficultés et ne soit pas ensuite élu.
00:45Philippe Brun s'est exprimé il y a quelques minutes, justement, sur ces accusations.
00:49Ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti, pour me tuer politiquement.
00:54Pourquoi aujourd'hui, date de fiscalisation des candidatures, pourquoi ne pas m'avoir entendu
00:59alors que l'on me dit qu'une commission, et je l'ignorais, a été saisie en juillet
01:04et qu'aucune investigation n'a été menée ?
01:07C'est inédit, du jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique.
01:11Je n'accepterai pas d'être sali et de laisser le moindre doute sur ma personne.
01:15Comment un parti politique démocratique peut exclure quelqu'un sur la base d'une accusation orale,
01:22non documentée, sans me permettre de présenter ma défense ?
01:26Voilà, il n'y a pas de dossier au niveau de la justice sur cette affaire.
01:31C'est une méthode un peu soviétique, on pourrait dire, Eric Tegner.
01:34Oui, donc c'est déjà l'arrivée de la nouvelle saison de Baron Noir.
01:37C'est-à-dire qu'on est dans un scénario qui est totalement fou.
01:40Ça nous montre à quel point, finalement, le parti socialiste est un parti de vieux roublard.
01:45C'est-à-dire qu'ils instrumentalisent, et d'ailleurs ils font énormément de mal,
01:49la cause notamment féminine, la cause contre les violences sexistes et les violences sexuelles,
01:53qui est éminemment importante.
01:54Ils l'instrumentalisent à des fins éminemment politiciennes.
01:57Parce que faire un signalement, parce qu'évidemment qu'elle a été poussée à faire un signalement
02:01à 23h50 pour essayer de plomber finalement sa candidature, c'est exactement cela.
02:06Et Philippe Brun, il a raison de se battre.
02:08Il a raison de se battre parce que c'est le pire qui peut arriver.
02:10Nouveau combat continue pour lui.
02:11Nouveau combat s'ouvre pour lui.
02:12Il devait concourir à la primaire.
02:14Maintenant, il va devoir se défendre de faits, encore une fois,
02:18qui n'existent que par le témoignage de cette femme.
02:21Oui, et la vraie question maintenant, c'est à qui profite le crime ?
02:24C'est-à-dire, finalement, ça arrange qui ?
02:26Que M. Brun ne soit pas candidat.
02:28Est-ce que par exemple, ça arrange Olivier Faure ?
02:31Qui réveille tout à l'heure et qui a dit, je pense à toutes les femmes qui sont battues.
02:36Stratégie et marketing habituel.
02:37On va l'écouter d'ailleurs, Olivier Faure, puisqu'il a réagi.
02:41On l'écoute à l'instant.
02:43Il y a eu une décision prise à l'unanimité, moins une voix.
02:47Et maintenant, c'est à la justice de dire ce qu'est cette vérité.
02:52Pour l'instant, la décision conservatoire qui a été prise était la seule possible.
02:55Nous ne pouvons pas être demain incarnés dans une présidentielle
02:59par quelqu'un qui serait accusé d'avoir été violent.
03:03Je sais qu'il y a des faits qui relèvent du domaine pénal
03:06et qui donc supposent qu'il y ait une mesure conservatoire qui soit prise.
03:10Point.
03:10Ça veut dire qu'on ne verra plus dans les jours et les semaines qui viennent
03:14Philippe Brun au Parti Socialiste ou parler au nom du Parti Socialiste ?
03:17Je viens de vous dire, il a été suspendu à la fois du Parti Socialiste et du groupe parlementaire.
03:21Bon, encore une fois, on ne sait rien à ce stade, Jules Torres.
03:24Voilà quelqu'un qui passe son temps à nous parler de l'état de droit.
03:29Vous parlez d'Olivier Faure ?
03:30Olivier Faure, je parle d'Olivier Faure, qui passe son temps à nous bassiner avec l'état de droit,
03:33avec le respect des règles élémentaires de la Ve République,
03:37et qui prend la présomption d'innocence et qui la met directement dans la poubelle.
03:40Parce que, pardonnez-moi, il n'y a pas de mise en examen, il n'y a même pas de
03:43plainte,
03:44parce que le parquet de Paris dit qu'il n'a aucune connaissance d'une quelconque plainte à l'encontre
03:49de Philippe Brun.
03:49Le parquet de Paris, comme aucun des parquets d'Île-de-France ou même de l'heure, la circonscription de
03:54M. Brun.
03:55Donc, encore une fois, c'est le modèle de société dans laquelle la gauche, et notamment les socialistes, veulent nous
04:01emmener.
04:01On avait un exemple, c'était celui de Julien Bayou.
04:04Julien Bayou, l'ancien patron des écologistes qui n'avait pas pu se présenter à l'élection présidentielle,
04:09qui a quitté la vie politique sur la base de fausses accusations qui avaient été données,
04:13notamment par Mme Rousseau-Candrine, sur un plateau de l'audiovisuel public.
04:17Il avait été blanchi ensuite, lavé de tout soupçon.
04:20J'ai très peur que pour Philippe Brun, ce soit la même chose.
04:22Après, ce n'est pas pour l'accabler, mais s'il découvre aujourd'hui Philippe Brun,
04:26après quelques années au Parti Socialiste, que le Parti Socialiste est un parti de pourri,
04:30ou un parti où c'est magouille et compagnie,
04:32tant pis pour lui, j'ai envie de vous dire,
04:34parce qu'il a aussi malheureusement participé, bien malgré lui, à rentrer dans cette société-là,
04:39dans cette société qui veut absolument croire des signalements qui sont faits à 23h50.
04:45Je ne comprends pas qu'il ne soit pas au courant,
04:47si ce signalement a bien eu lieu en juillet, qu'il ne soit pas au courant,
04:50alors qu'on est le 16 septembre, qu'on était le 15 hier.
04:53Donc encore une fois, cette affaire, elle pue, elle est puante du début à la fin,
04:58et je ne vois qu'une seule personne qui peut en profiter, c'est Olivier Faure.
05:01Et François Hollande derrière, parce que, imaginez si on pense un peu magouille politicienne.
05:06S'ils avaient débranché Philippe Brun, il y a par exemple quelques semaines,
05:10peut-être que ça aurait donné le temps à un autre candidat, par exemple,
05:13de se présenter et d'avoir les parrainages que Philippe Brun a obtenus.
05:17Vous voyez, c'est une excellente stratégie finalement,
05:19parce qu'ils ont réussi à neutraliser un camp,
05:21celui qui veut une alternative également à Olivier Faure et à Raphaël Glucksmann,
05:25en faisant ce signalement, en poussant ce signalement,
05:28dix minutes avant quand même le dépôt.
05:29– Il n'y a qu'une seule personne qui peut être bénéficiaire de ça dans un premier temps,
05:33c'est Olivier Faure, parce que Philippe Brun est sur une ligne qui est plutôt la sienne,
05:37qui n'est pas sur la ligne de Raphaël Glucksmann,
05:38et qui, par son discours, et il était sur notre plateau mercredi dernier,
05:42il a un discours qui est intéressant, on ne pense pas forcément qu'on lit,
05:44mais son discours est intéressant, il porte, il a un petit peu...
05:47– Il change, voilà, il change des discours du Parti Socialiste
05:50qu'on a vu dernièrement, qui consistait juste à aller prendre dans la poche...
05:54– Absolument.
05:55– Je vais encore me répéter, mais je vous répète cette citation de Margaret Thatcher,
05:59le problème du socialisme, c'est qu'à la fin,
06:01on finit toujours par dépenser tout l'argent des autres.
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