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  • il y a 8 heures
Le 24 septembre, la commission d’enquête du Sénat auditionnait Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine. Le préfet des Hauts-de-Seine a plaidé en faveur d’un renforcement du principe de précaution dans le cadre des violences sexuelles faites aux enfants. Il demande notamment que l’article 40 du Code de procédure pénale soit systématiquement appliqué. Cet article oblige les fonctionnaires et les autorités publiques à signaler au procureur tout crime ou délit dont ils ont connaissance. Son activation permet notamment à l’administration de disposer des informations relatives à l’enquête en cas de classement sans suite et de justifier ainsi la suspension potentielle des animateurs concernés. En juin 2026, le Sénat a lancé une commission d’enquête consacrée aux violences dans le périscolaire. La sénatrice LR de Paris Agnès Evren en est la rapporteure. La commission est née du scandale du périscolaire à Paris, révélé en avril 2026 : 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles. Année de Production :

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00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat.
00:00:13Poursuivre aujourd'hui les travaux de la commission d'enquête du Sénat sur les violences dans le péri-scolaire.
00:00:18Le 24 septembre dernier, la commission d'enquête du Sénat auditionnait Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine.
00:00:25En avril dernier, il s'était montré très volontariste en annonçant devant le conseil départemental vouloir, je cite, faire le
00:00:32ménage s'agissant des violences dans le péri-scolaire
00:00:35avec la suspension systématique à titre conservatoire de tout individu qui ferait l'objet d'un signalement de violences ou
00:00:43d'abus sexuels sur mineurs.
00:00:44Écoutez cette audition.
00:00:46Bon, merci d'avoir répondu présent à cette audition.
00:00:51Comme je le fais habituellement, je tiens à rappeler un élément qui me semble absolument fondamental, c'est que cette
00:00:58commission d'enquête n'est pas une commission partisane.
00:01:01La protection de l'enfance dépasse évidemment les clivages politiques, idéologiques et confessionnels.
00:01:08C'est une valeur universelle à laquelle nous sommes tous évidemment très attachés et qui doit être notre priorité à
00:01:15tous.
00:01:16Alors, dans le cadre de nos travaux, il me paraissait essentiel de vous auditionner pour trois raisons.
00:01:22La première, c'est d'abord que cette commission, évidemment, n'examine pas seulement les défaillances qu'il y a
00:01:28eu au plan parisien, mais au plan national.
00:01:32Et il est vrai que Paris a été un électrochoc puisque les chiffres sont assez impressionnants.
00:01:39235 enquêtes pénales, il y a à Paris 277 écoles publiques maternelles, 121 écoles ont été concernées par des enquêtes
00:01:49pénales, au point que la procureure de Paris a parlé d'un tsunami judiciaire.
00:01:54Mais, comme je le disais, Paris n'est pas une exception et à Nanterre, justement, en tout cas dans votre
00:02:00département des Hauts-de-Seine, le parquet, le procureur de Nanterre qu'on a auditionné la semaine dernière,
00:02:06nous a indiqué un chiffre qui était de 64 enquêtes en cours pour des faits de crimes et délits dans
00:02:11le péri-scolaire, dans le ressort de son tribunal.
00:02:15Autrement dit, vous avez très rapidement, vous-même, apporté une réponse extrêmement ferme avec cette formule qui était de sonner
00:02:24la mobilisation générale sur la protection de l'enfance
00:02:28et vous avez décidé de suspendre systématiquement et immédiatement toute personne qui est suspectée de violence ou d'abus sexuels.
00:02:41Alors, malheureusement, les dysfonctionnements perdurent, puisqu'il y a deux jours, à Nanterre, et c'est pour ça que je
00:02:47vous parlais de Nanterre et que j'avais en tête Nanterre,
00:02:49deux enfants de trois ans sont malheureusement sortis du centre de loisirs sans qu'aucun adulte n'ait pu s
00:02:58'en rendre compte.
00:02:59Et pour l'un d'entre eux, ça a même duré 45 minutes.
00:03:01La mairie a immédiatement suspendu toute l'équipe dirigeante de ce centre de loisirs et je voulais évidemment avoir votre
00:03:09compréhension de ce dysfonctionnement.
00:03:13Et puis, troisième raison pour laquelle nous souhaitions vous auditionner, c'est parce que ces auditions montraient en fait l
00:03:19'importance du binôme préfet-procureur pour une réponse rapide.
00:03:24Et il est vrai que le temps de l'enquête judiciaire n'est pas celui de la réponse administrative.
00:03:30Il y a donc un problème de concordance entre le délai de suspension administrative et le temps judiciaire.
00:03:37Pouvez-vous donc, monsieur le préfet, nous présenter votre territoire et les principaux chiffres relatifs au périscolaire ?
00:03:43Par ailleurs, pouvez-vous d'abord nous indiquer le nombre de suspensions prononcées ces trois dernières années en accueil collectif
00:03:52de mineurs,
00:03:52en distinguant à la fois les violences sexuelles des violences physiques, mais aussi verbales,
00:03:58puisque notre commission s'attache à examiner là encore toutes les défaillances sur toutes ces violences en particulier.
00:04:05Et enfin, au-delà des suspensions, quelles sont, monsieur le préfet, les mesures que vous avez prises ?
00:04:11En effet, la suspension est le temps de la réaction.
00:04:14Il est également important d'agir en amont sur la prévention pour éviter une mise en danger des enfants.
00:04:21Et je pense notamment au contrôle des ACM, en lien avec les collectivités territoriales et la justice.
00:04:28Enfin, l'une des raisons du manque d'attractivité de ce métier est évidemment les horaires morcelés, éclatés et un
00:04:36temps de travail incomplet.
00:04:37Votre territoire propose une initiative intéressante à ce sujet.
00:04:42Pouvez-vous nous en dire plus quant à cette nécessité ou non d'une professionnalisation de la filière d'animation
00:04:50?
00:04:50A vous, monsieur le préfet, je vous laisse la parole.
00:04:55Est-ce que le micro fonctionne bien ?
00:04:58Merci beaucoup, madame la rapporteure.
00:04:59Si vous m'avez demandé de venir m'exprimer devant votre commission, c'est parce que j'ai souhaité effectivement
00:05:04faire du département des Hauts-de-Seine
00:05:06un département exemplaire en matière de protection de l'enfance et je vous remercie de l'avoir rappelé.
00:05:11Une absolue nécessité après les événements parisiens sur lesquels, par définition, je ne m'autorise aucun commentaire,
00:05:16mais qui ont créé, c'est vrai, une perte de confiance abyssale, abyssale dans l'institution publique.
00:05:23Alors comme tout le monde, et d'abord comme père de trois enfants, j'ai cherché ce que je pouvais
00:05:28faire,
00:05:29en étant évidemment extrêmement choqué, pour améliorer les choses, pour changer concrètement les choses.
00:05:36D'abord, j'ai évidemment voulu comprendre, et c'est votre première question,
00:05:40quelle était la réalité de la situation dans mon propre territoire.
00:05:43En quelques chiffres, le périscolaire dans les Hauts-de-Seine, c'est 65 000 enfants, dont 30 000 enfants de
00:05:49moins de 6 ans,
00:05:50706 accueils déclarés dans 35 des 36 communes, avec une moyenne de mineurs accueillis par accueil de 92,
00:05:57ça va de 61 à 225.
00:06:00Concernant maintenant l'évolution des signalements, si je prends le seul périscolaire, ce qui est l'objet de votre commission,
00:06:07on en notait en 2024, du côté de la préfecture, 24, en 2025, 45, et depuis le début de cette
00:06:16année, en date du 18 septembre 2026, 72.
00:06:21L'augmentation est donc extrêmement forte.
00:06:24En réaction, le 10 avril dernier, j'ai annoncé vouloir faire de la protection de l'enfance la priorité absolue
00:06:31de l'État dans le département,
00:06:32avec cinq mesures d'urgence. D'abord, vous l'avez évoqué, la suspension systématique à titre provisoire de tout individu
00:06:39qui ferait l'objet d'un signalement, de violence ou d'abus sexuels sur mineurs.
00:06:44Le temps, évidemment, que l'enquête administrative me permette de tirer un certain nombre de conclusions.
00:06:50Sur un plan quantitatif, j'ai pris 28 mesures de suspension sur le fondement de cet article,
00:06:56contre 11 sur toute l'année 2025 et 2 sur l'année 2024.
00:07:01Sur les 28, pour vous permettre de visualiser, il y en a 22 qui concernent le périscolaire,
00:07:07et sur les 28 toujours, il y en a 17 qui sont liés à des éléments à caractère sexuel.
00:07:15On pourra revenir, si vous le souhaitez, sur les limites de cette mesure de suspension,
00:07:18telle qu'elle est prévue par le Code de l'action sociale et des familles, l'article L227-10.
00:07:25Deuxième mesure d'urgence, le signalement systématique à l'autorité judiciaire
00:07:30sur la base de l'article 40 du Code de procédure pénale.
00:07:34Avec une volonté très claire de ma part, c'est au-delà même de l'enquête administrative
00:07:39que peuvent diligenter mes services, pour essayer de comprendre ce qui s'est passé,
00:07:44de pouvoir bénéficier d'une information du côté judiciaire.
00:07:47Et en prenant l'initiative de l'article 40, si cet article 40 est classé,
00:07:52j'ai le droit d'avoir le contenu de la procédure, au titre de l'article 40-2.
00:07:57Et donc au moment de prendre la décision définitive à l'issue de l'enquête administrative,
00:08:02si jamais le classement est intervenu d'ici là,
00:08:04je bénéficie à la fois des conclusions de mes équipes et des conclusions de la justice.
00:08:11Là aussi, le nombre d'articles 40 a augmenté.
00:08:14Depuis le début de l'année, nous en sommes à 15, dont 10 sur des faits survenus dans le périscolaire.
00:08:19C'était 5 sur l'année 2025 et 3 en 2024, avec bien sûr un phénomène de doublon,
00:08:26c'est-à-dire que d'autres acteurs publics ayant l'information de ce signalement
00:08:28peuvent faire des articles 40 également.
00:08:31Mais au moins, on est certain qu'il n'y a pas, pardonnez-moi cette expression de trou dans la
00:08:34raquette,
00:08:34qu'il y a une certitude que l'autorité judiciaire le prend bien en considération.
00:08:39Et par ailleurs, encore une fois, en étant moi-même à l'origine de l'article 40,
00:08:42j'ai le droit de bénéficier des conclusions dès lors qu'il y a un classement.
00:08:47Ces deux premières orientations, très fortes, inédites,
00:08:50ont permis des sanctions plus nombreuses et plus fermes.
00:08:53Neuf mesures depuis le début de l'année 2026,
00:08:57donc quatre pour des faits survenus dans le périscolaire.
00:08:59Je pourrais y revenir si vous le souhaitez.
00:09:00Troisième décision d'urgence, une hausse des contrôles.
00:09:04J'ai demandé à ce qu'on passe de 70 contrôles à 100 contrôles,
00:09:07donc une augmentation de 50% sur l'année 2026-2027.
00:09:13Quatrième mesure d'urgence, la formation des élus.
00:09:15Je les ai tous réunis.
00:09:16Les 1 400 nouveaux élus municipaux ont été réunis à l'occasion d'un séminaire
00:09:21où il a largement été question de ce sujet.
00:09:24Nous avons renouvelé avec les maires adjoints en charge de l'éducation
00:09:26une formation le 2 juillet dernier.
00:09:28Et puis, vous l'avez vous-même évoqué,
00:09:30sous l'impulsion de votre collègue Marie-Dominique Acheliman,
00:09:33nous avons décidé de travailler sur la racine du problème,
00:09:36qui est la question de la formation, la question du recrutement,
00:09:40puisque nous pourrons revenir, si vous le souhaitez,
00:09:42sur les raisons de cette situation,
00:09:44mais incontestablement la réforme des rythmes scolaires,
00:09:47qui a conduit à une fragmentation du temps de travail,
00:09:50à devoir recruter des gens qui n'étaient pas suffisamment bien formés
00:09:54pour assumer ces missions,
00:09:55et avec évidemment des enjeux de fidélisation et de recrutement,
00:09:58et j'ajoute de dilution des responsabilités,
00:10:01puisqu'on se retrouve avec trois acteurs en situation,
00:10:04à la fois la collectivité qui emploie,
00:10:06l'éducation nationale qui héberge,
00:10:08car très souvent l'accueil périscolaire se fait,
00:10:11en plus du lien entre les différents temps
00:10:15dans les locaux de l'éducation nationale,
00:10:17qui sont d'ailleurs eux-mêmes souvent des locaux municipaux,
00:10:20en réalité qui héberge des activités éducatives,
00:10:25et un autre acteur qui est évidemment la préfecture,
00:10:28qui a l'information sur ces signalements, le cas échéant.
00:10:32Donc cinq mesures très importantes
00:10:35qui ont constitué un vrai changement
00:10:37dans la pratique qui s'opérait jusque-lors,
00:10:40mais au-delà des mesures d'urgence,
00:10:42j'ai souhaité, avec le procureur de la République
00:10:45que vous avez reçu,
00:10:46travailler sur deux initiatives complémentaires.
00:10:48Nous avons réuni un comité local d'aide aux victimes
00:10:50à la demande des ministres de l'Intérieur et de la Justice,
00:10:54deux initiatives qui sont d'abord
00:10:55une convention inédite en France
00:10:57pour mieux travailler avec l'autorité judiciaire
00:10:59sur les signalements,
00:11:01être certain que le circuit est tout à fait clair.
00:11:05J'ai par ailleurs souhaité,
00:11:07puisque je sais que c'était un point,
00:11:09le questionnement de la part des collectivités,
00:11:10vous l'aurez sans doute dans vos auditions,
00:11:13mais dire clairement aux maires
00:11:15que je les invitais,
00:11:17c'est leur responsabilité,
00:11:19mais que je les invite
00:11:19dès lors qu'il y a un signalement
00:11:21et donc qu'il y a une réaction de suspension
00:11:23à communiquer vis-à-vis des parents.
00:11:25Parce que très souvent,
00:11:26les maires sont pris dans ce questionnement
00:11:29entre se dire,
00:11:29si je communique,
00:11:30je crée un effet de panique,
00:11:32mais en même temps,
00:11:33il y a une enquête judiciaire
00:11:34qui se tient par ailleurs
00:11:35et je n'ai pas forcément envie
00:11:36non plus de perturber l'enquête judiciaire.
00:11:38Et donc j'ai incité les maires,
00:11:40dans un cadre que je pourrais partager avec vous,
00:11:42à communiquer dès le premier signalement.
00:11:45Seconde initiative,
00:11:46nous avons lancé une démarche partenariale
00:11:48pour bâtir un plan d'action inédit
00:11:50qui concerne tous les sujets
00:11:51de protection de l'enfance.
00:11:52Nous avons fait travailler 130 personnes
00:11:55dans l'ensemble des domaines.
00:11:57Je pourrais vous partager évidemment
00:11:58les premières propositions,
00:11:59parmi lesquelles la mise en place
00:12:00d'une démarche de labellisation
00:12:02pour les accès collectifs de mineurs,
00:12:03avec l'idée qu'au fond,
00:12:05ils puissent aller chercher
00:12:06par un audit externe
00:12:08une labellisation
00:12:09pour s'assurer de leur conformité.
00:12:11Autre proposition,
00:12:12l'enjeu du recueil de la parole des victimes
00:12:14en dehors des commissariats,
00:12:15je pense notamment aux structures hospitalières.
00:12:17On le fait pour les femmes victimes de violences
00:12:19dans les services d'urgence,
00:12:20dans le département.
00:12:21Je souhaite qu'on puisse aller plus loin
00:12:23pour la parole des enfants.
00:12:25Alors bien sûr, face à ces réalités,
00:12:26et j'en terminerai par là,
00:12:27beaucoup de choses ont été faites
00:12:29sous l'impulsion du président de la République
00:12:31ces dernières années.
00:12:32La création d'un office judiciaire
00:12:34dédié aux atteintes sur les mineurs.
00:12:36J'étais à l'époque directeur de cabinet
00:12:37du ministre de l'Intérieur,
00:12:39Gérald Darmanin.
00:12:40Des brigades dédiées dans les gendarmeries
00:12:42et les commissariats.
00:12:43La formation des forces de sécurité intérieure.
00:12:45La création de salle Mélanie
00:12:47pour mieux recueillir la parole de l'enfant.
00:12:48Et une innovation formidable.
00:12:49Nous en avons un dans le département.
00:12:51Une plus exactement.
00:12:52Qui est la mise en place
00:12:53des unités d'accueil pédiatrique
00:12:55enfants en danger,
00:12:56les UAPED,
00:12:57que j'ai inaugurées il y a quelques semaines
00:12:59avec Mme Macron.
00:13:00Ce travail continue,
00:13:01notamment avec l'examen de la loi intégrale.
00:13:03Mais je crois que votre commission
00:13:05arrive à un véritable moment de tournant
00:13:07pour la société française dans son ensemble.
00:13:10acteurs publics, associatifs,
00:13:11mais aussi parents,
00:13:12nous devons tous et toutes faire notre révolution.
00:13:15Une révolution de nos présupposés,
00:13:17une révolution de nos pratiques,
00:13:18mais aussi une révolution de nos priorités.
00:13:19C'est le sens du travail qui est engagé
00:13:21dans les Hauts-de-Seine.
00:13:26Merci, M. le Préfet,
00:13:27pour les réponses déjà très précises
00:13:29que vous nous avez apportées.
00:13:31Est-ce que vous pourriez d'abord
00:13:33développer le point
00:13:35qui concerne les limites
00:13:36de la suspension systématique,
00:13:39autrement dit automatique et immédiate,
00:13:41les limites juridiques ?
00:13:43Alors, c'est des limites qui sont liées
00:13:45à la nature même de la mesure.
00:13:48Puisque quand on regarde cette mesure,
00:13:49d'abord, il faut pouvoir justifier de l'urgence.
00:13:52Donc si elle est attaquée au contentieux,
00:13:55eh bien, potentiellement,
00:13:56par la personne qui est touchée par cette mesure,
00:13:58il faut que la juridiction administrative
00:14:01se pose la question de savoir
00:14:02s'il y a vraiment eu une urgence à agir ou pas.
00:14:05Le caractère systématique
00:14:07est un argument pour celles et ceux
00:14:08qui vous disent
00:14:09« Je ne suis pas concerné normalement
00:14:10par cette mesure. »
00:14:12C'est systématique,
00:14:13donc ça prouve que le Préfet
00:14:14n'a pas évalué le niveau d'urgence.
00:14:16Jusqu'à présent,
00:14:17en tout cas depuis que j'ai pris ces initiatives,
00:14:19je n'ai pas été attaqué au contentieux.
00:14:20Il y a eu des recours gracieux
00:14:22qui ont été réalisés,
00:14:23mais pour l'instant,
00:14:24cette mesure est effective.
00:14:26C'est le premier élément
00:14:27et c'est sans doute la première chose
00:14:29qui pourrait mériter ou justifier une évolution.
00:14:32Le deuxième sujet, c'est le délai.
00:14:34C'est une mesure maximale de six mois.
00:14:36Les collectivités disposent
00:14:38d'une mesure quasiment identique.
00:14:40J'y reviendrai de quatre mois.
00:14:41Donc ma mesure est plus longue.
00:14:43Elle est par ailleurs de portée nationale.
00:14:45Pour les collectivités,
00:14:46elle est de portée locale.
00:14:48Donc lorsque je décide dans les Hauts-de-Seine
00:14:51de suspendre un animateur
00:14:55pendant une durée de six mois,
00:14:56c'est une mesure nationale.
00:14:58Elle vaut pour tout le pays.
00:14:59Donc il ne peut pas aller travailler
00:15:00dans un accueil collectif de mineurs ailleurs.
00:15:02En revanche, je suis en capacité
00:15:05de prendre ces mesures
00:15:06pour deux types de profils.
00:15:08À la fois les animateurs
00:15:14dans les accueils collectifs de mineurs
00:15:17et les entraîneurs sportifs,
00:15:20les personnels qui sont sur le volet du sport.
00:15:22Donc il y a un enjeu de savoir
00:15:24si la mesure en question est interopérable.
00:15:28C'est-à-dire que si je prends la mesure
00:15:29pour un accueil collectif de mineurs,
00:15:31est-ce que cet individu pourra aller travailler
00:15:34ensuite dans le domaine sportif ou pas ?
00:15:37Donc il y a un sujet de réciprocité
00:15:39qui n'est pas vrai.
00:15:40Il est possible qu'un éducateur sportif
00:15:43suspendu de ses fonctions
00:15:44puisse intervenir en accueil collectif de mineurs.
00:15:46Ça, c'est un premier élément.
00:15:48C'est une question de champ.
00:15:49Deuxième sujet,
00:15:51toujours sur la question du champ,
00:15:53c'est que nous sommes là
00:15:54dans des univers qui sont trop cloisonnés.
00:15:56Si je suspends un individu
00:15:59en accueil collectif de mineurs,
00:16:00il est possible qu'il aille travailler
00:16:01dans un établissement de petite enfance,
00:16:04légalement.
00:16:05Donc heureusement,
00:16:06il est même possible
00:16:07qu'il devienne pion AED
00:16:09dans un établissement scolaire.
00:16:12Heureusement, les gens se parlent.
00:16:14Il y a de l'intelligence locale.
00:16:15Mais c'est le systématisme
00:16:18qui doit permettre,
00:16:19le cas échéant,
00:16:20de répondre à cet élément.
00:16:22Donc je dirais,
00:16:23un, la question du temps.
00:16:25Deux, la question du champ.
00:16:27Et puis trois,
00:16:28il y a évidemment la nécessité
00:16:31d'avoir des univers
00:16:33et des environnements
00:16:34beaucoup plus interopérables
00:16:35qui se parlent.
00:16:36C'est une impérieuse nécessité.
00:16:38Voilà pour vous répondre
00:16:39très précisément,
00:16:40madame la rapporteure.
00:16:40Merci, monsieur le préfet.
00:16:42Mais alors, ce que vous dites
00:16:42est très important
00:16:43parce qu'en fait,
00:16:45dans les auditions
00:16:46qu'on a eues jusqu'à maintenant,
00:16:47on a l'impression
00:16:48qu'en fait,
00:16:49ces trois procédures
00:16:50ne communiquent pas du tout
00:16:52entre elles.
00:16:52C'est-à-dire qu'elles coexistent,
00:16:55mais pour les coûts,
00:16:57elles n'ont pas du tout
00:16:57la même temporalité.
00:16:58Et vous l'avez dit,
00:16:59il y a d'abord
00:17:00l'enquête judiciaire.
00:17:02Le procureur de Nanterre
00:17:03nous a dit qu'en général,
00:17:04c'était 15 mois en moyenne.
00:17:06Vous confirmez ?
00:17:0715 mois en moyenne
00:17:08pour l'enquête judiciaire.
00:17:09C'est lui qui a cette information-là.
00:17:10S'il vous dit 15 mois,
00:17:11c'est que c'est 15 mois.
00:17:12Alors, 15 mois.
00:17:13Ensuite, il y a l'enquête
00:17:14menée par vos services
00:17:17qui peut conduire
00:17:18à une interdiction temporaire
00:17:19ou même définitive
00:17:21de travail au contact des mineurs.
00:17:24Et puis, il y a l'enquête
00:17:27qui est menée par l'employeur
00:17:29pour sanctionner.
00:17:30Et donc, selon vous,
00:17:33quelle doit être la durée
00:17:34de cette suspension ?
00:17:36Vous voyez ?
00:17:36Parce qu'en fait,
00:17:37il suffit qu'il y ait
00:17:38une suspension administrative,
00:17:41qu'elle arrive à son terme
00:17:43et que pour autant,
00:17:44l'enquête judiciaire continue.
00:17:46Alors, concrètement,
00:17:47on fait comment
00:17:47pour ne pas mettre en danger
00:17:49l'enfant ?
00:17:51Je vous l'ai dit
00:17:51en conclusion
00:17:52de mon propos introductif,
00:17:54je crois que nous sommes
00:17:54dans un changement de monde.
00:17:56Dans un changement de monde,
00:17:57on doit tous travailler
00:17:58de manière très différente.
00:18:00Est-ce que ce délai
00:18:00de 6 mois
00:18:01doit être augmenté ?
00:18:02Je ne le crois pas.
00:18:02Je pense qu'il est normal,
00:18:04il serait normal
00:18:05qu'au bout de 6 mois,
00:18:08on ait un avis,
00:18:11une décision
00:18:12sur des faits de cette nature.
00:18:13On ne demande pas
00:18:14ce qu'il y ait un jugement
00:18:15au bout de 6 mois.
00:18:16Mais ne serait-ce que
00:18:18la décision
00:18:22de classement
00:18:24qui doit pouvoir être prise
00:18:26dans un délai rapide,
00:18:28soit les premiers actes
00:18:30d'enquête,
00:18:30c'est la liberté du procureur
00:18:33évidemment de le dire
00:18:34et je dois souligner
00:18:34qu'on travaille extrêmement bien
00:18:35avec Yves Baddor
00:18:36qui est très soucieux de ça.
00:18:38Soit il parvient
00:18:38à clôturer en 6 mois,
00:18:40donc à classer en 6 mois
00:18:41et il offre
00:18:42à l'autorité administrative
00:18:43que je suis
00:18:44la possibilité
00:18:45d'un éclairage.
00:18:46Soit il n'y parvient pas
00:18:48et cela doit,
00:18:49si je puis me permettre,
00:18:50inquiéter
00:18:50l'autorité administrative
00:18:52que je suis.
00:18:53Et donc le fait
00:18:54de ne pas être en mesure
00:18:55de clôturer sur 6 mois
00:18:57une enquête judiciaire
00:18:59qui a été ouverte
00:18:59sur la base
00:19:00d'un signalement
00:19:01est déjà une indication
00:19:02quand moi je serai amené
00:19:04à rendre ma décision.
00:19:06Donc ce n'est pas
00:19:06un système pur et parfait
00:19:08puisque par définition,
00:19:09et c'est le propre
00:19:09de notre ordre juridique,
00:19:11nous avons l'administratif
00:19:12et le judiciaire d'un côté.
00:19:14Mais la conviction
00:19:15qui est la mienne
00:19:16et c'est ce que nous essayons
00:19:17de faire dans les Hauts-de-Seine,
00:19:18c'est qu'en arrivant
00:19:20à mieux nous parler,
00:19:21nous éclairons davantage
00:19:22la décision qui est prise
00:19:23par l'un et par l'autre.
00:19:25D'abord,
00:19:26en étant au courant
00:19:27en même temps
00:19:27des mêmes signalements,
00:19:28ça veut dire que dès que nous avons
00:19:29une information,
00:19:30nous la partageons tout de suite,
00:19:32que le procureur peut ouvrir
00:19:34tout de suite
00:19:35et réaliser les premiers actes
00:19:37d'enquête tout de suite.
00:19:37Il y a aussi,
00:19:38vous l'avez sans doute vu,
00:19:39s'agissant du sujet parisien,
00:19:40un enjeu de rapidité
00:19:41des actes d'enquête,
00:19:42à la fois,
00:19:43notamment sur des profils
00:19:45comme ceux-ci,
00:19:46de captation extrêmement rapide
00:19:47du matériel informatique
00:19:48pour essayer de,
00:19:50le cas échéant,
00:19:50trouver un certain nombre
00:19:51de traces.
00:19:52Et donc,
00:19:53on voit bien
00:19:53qu'on doit pouvoir réussir
00:19:55à se réarticuler
00:19:56pour mieux travailler.
00:19:57Mais j'ajoute aussi une chose,
00:19:59c'est que la mesure de suspension,
00:20:03elle doit aussi être vécue
00:20:05comme étant une décision
00:20:07de, évidemment,
00:20:09d'abord de protection
00:20:10pour les enfants.
00:20:11C'est d'abord
00:20:11notre priorité absolue.
00:20:13Mais ce ne serait pas non plus
00:20:15une chose positive
00:20:17pour l'animateur incriminé
00:20:18dès lors qu'il ne serait coupable
00:20:20de rien,
00:20:21de le maintenir
00:20:23dans un accueil collectif
00:20:24dans lequel il est soupçonné d'eux.
00:20:26Et donc,
00:20:26cette mesure conservatoire,
00:20:27le fait de le sortir
00:20:28de l'environnement de travail
00:20:30dans lequel il est mis en cause,
00:20:32c'est aussi,
00:20:32d'une certaine manière,
00:20:35une décision managériale
00:20:36indispensable.
00:20:37On ne peut pas laisser
00:20:38un animateur mis en cause
00:20:39dans l'accueil
00:20:40dans lequel,
00:20:41au contact d'enfants,
00:20:42alors même qu'il est mis en cause.
00:20:43Mais on doit s'obliger
00:20:44à tous travailler
00:20:45dans des délais très courts
00:20:47parce qu'il y a
00:20:48cette suspension,
00:20:49il y a cette décision immédiate.
00:20:50Mais on doit aussi
00:20:51être attentif
00:20:52au fait que nous parlons là
00:20:54pour certains
00:20:54de professionnels
00:20:55qui en ont fait leur métier,
00:20:57qui pour certains,
00:20:58parce que, évidemment,
00:20:59tous les signalements
00:21:00ne débouchent pas,
00:21:01n'ont peut-être rien
00:21:02à se reprocher.
00:21:03Et donc,
00:21:03on doit être capable
00:21:04collectivement
00:21:04de travailler rapidement
00:21:05et bien.
00:21:06On n'a pas le choix.
00:21:07C'est l'ambition
00:21:09qu'on doit se fixer.
00:21:09Et on peut le faire.
00:21:10ce qui revient beaucoup
00:21:11dans ces auditions,
00:21:12c'est cette espèce
00:21:12de fonctionnement en silo.
00:21:14En silo.
00:21:15pas seulement au sein
00:21:17du parquet
00:21:18et du préfet,
00:21:19mais à tous les niveaux,
00:21:21dans toutes les institutions,
00:21:22comment est-ce qu'on va réussir
00:21:24enfin à casser ces silos
00:21:25dans l'intérêt de l'enfant ?
00:21:27Parce que là encore,
00:21:28je veux dire,
00:21:29on parle d'une valeur universelle
00:21:30et on a le sentiment
00:21:31que le fonctionnement
00:21:32des institutions
00:21:32n'aide pas justement
00:21:34la protection immédiate
00:21:35d'un enfant.
00:21:36Et vous l'avez démontré.
00:21:37Moi, je vais vous donner
00:21:38un cas hier
00:21:39qui m'a vraiment,
00:21:40comment dire,
00:21:41inquiété,
00:21:42c'est qu'en fait,
00:21:43il y avait
00:21:45un père de famille
00:21:46qui a été mis en garde à vue,
00:21:48mis en garde à vue
00:21:49pour violences conjugales.
00:21:50Et il se trouve
00:21:51qu'il était animateur
00:21:52dans un centre de loisirs.
00:21:55Les parents
00:21:55ont immédiatement alerté
00:21:58le centre de loisirs,
00:22:00l'organisation,
00:22:00c'était une organisation privée,
00:22:02qui a immédiatement demandé
00:22:04la suspension
00:22:04de cet animateur
00:22:05au SDGES
00:22:06et qui a dit
00:22:06eh bien non,
00:22:07en l'état,
00:22:08ça n'est pas caractéristique
00:22:09d'une mise en danger
00:22:10physique et morale
00:22:11de l'enfant
00:22:11et que donc
00:22:12on ne peut pas le suspendre.
00:22:13Est-ce que vous pensez
00:22:14qu'il ne faut pas
00:22:15prendre en compte
00:22:16ces éléments
00:22:17parce que ça ne correspond
00:22:17pas du tout
00:22:18aux attentes
00:22:19d'un animateur
00:22:20que d'être dans une posture
00:22:21où il est incriminé,
00:22:22en tout cas suspecté
00:22:23de violences conjugales.
00:22:24Ce n'est pas ce qu'on attend
00:22:25d'un animateur.
00:22:25Comment est-ce qu'on peut
00:22:28comprendre rationnellement
00:22:29que cet animateur
00:22:30dont on sait
00:22:30qu'il a été mis en garde à vue
00:22:31plus puis libéré
00:22:33puisse,
00:22:34dès le lendemain,
00:22:35être de nouveau
00:22:35au contact d'un enfant
00:22:37parce que,
00:22:38voilà,
00:22:38c'est ainsi,
00:22:39c'est la loi.
00:22:41Vous me permettrez
00:22:42d'abord de ne pas juger
00:22:42du cas d'espèce
00:22:43puisque je n'ai pas eu
00:22:43à connaître de ce cas.
00:22:45Ce que je sais,
00:22:46ce que je constate,
00:22:47notamment de mes collègues
00:22:47préfets
00:22:48avec qui je parle beaucoup,
00:22:50c'est que d'abord
00:22:51on a tous été extrêmement
00:22:51choqués par ce qui s'est passé
00:22:53et je crois qu'il y a
00:22:54aujourd'hui une prise de conscience
00:22:55sur la nécessité
00:22:56et beaucoup de mes collègues,
00:22:58en tout cas dans les départements
00:22:59voisins,
00:22:59ont engagé cette démarche
00:23:01de suspension systématique.
00:23:03Je crois vraiment
00:23:03que vous pourrez voter
00:23:04toutes les lois
00:23:05que vous voulez
00:23:06et c'est indispensable
00:23:07et notamment la loi intégrale
00:23:09qui vient contient
00:23:09des dispositions
00:23:10très importantes
00:23:11et le gouvernement
00:23:12s'est déjà engagé
00:23:13sur un certain nombre
00:23:13d'entre elles.
00:23:14S'il n'y a pas
00:23:15une prise de conscience
00:23:16de tous les acteurs
00:23:17que nous sommes là
00:23:18sur une priorité absolue,
00:23:19je parle des acteurs
00:23:20des collectivités locales,
00:23:21je parle de l'État,
00:23:22je parle aussi
00:23:24évidemment des différents
00:23:26corps de métier
00:23:27qui sont mobilisés,
00:23:28je parle de l'éducation nationale,
00:23:30alors on ne peut pas espérer
00:23:31une réaction immédiate
00:23:33et systématique.
00:23:34Ce que nous essayons
00:23:34de montrer
00:23:35dans les Hauts-de-Seine,
00:23:35c'est que dès lors
00:23:37que chacun a conscience,
00:23:39je crois que c'est le cas
00:23:39aujourd'hui,
00:23:40de la gravité
00:23:40de la situation,
00:23:42dès lors qu'on décide
00:23:43de mettre en place
00:23:43des circuits de signalement
00:23:44et d'information
00:23:45et une logique
00:23:46de procédure
00:23:47un peu systématique,
00:23:48on peut ériger
00:23:50pour l'enfant
00:23:51le principe de précaution.
00:23:53Quel serait
00:23:55le sens des choses
00:23:56si on faisait
00:23:58le principe de précaution
00:23:59en matière environnementale
00:24:00et qu'on ne le faisait pas
00:24:00pour nos enfants ?
00:24:01Et donc,
00:24:02nous avons décidé
00:24:03de le faire
00:24:04et cela témoigne
00:24:05du fait que c'est possible
00:24:06et je vois
00:24:08ces pratiques
00:24:09se multiplier
00:24:10mais encore une fois,
00:24:13il faut que les acteurs,
00:24:14que tous les acteurs
00:24:15sont concernés
00:24:16dans un système
00:24:17où les responsabilités
00:24:18sont à ce point diluées,
00:24:19il faut que tous
00:24:20les acteurs concernés
00:24:21mettent ce sujet
00:24:22en haut de leur agenda
00:24:23et je peux témoigner
00:24:24du fait que
00:24:26des expériences
00:24:27que j'ai vues,
00:24:27que j'ai constatées,
00:24:29les choses sont en train
00:24:29de bouger très fortement
00:24:31du côté de l'État.
00:24:34Oui, donc,
00:24:36vous considérez
00:24:37que quand il y a
00:24:38des actes graves
00:24:39commis dans le privé,
00:24:40ça doit être pris en compte
00:24:41en fait,
00:24:43non seulement
00:24:43par le principe
00:24:44de précaution
00:24:44immédiatement,
00:24:45mais aussi
00:24:46s'il faut passer
00:24:47par une modification législative
00:24:49et modifier la loi ?
00:24:50Je considère que le principe
00:24:52de précaution doit
00:24:52l'emporter,
00:24:53c'est-à-dire le doute,
00:24:55on ne peut pas
00:24:56se permettre,
00:24:58beaucoup d'entre nous
00:24:58ici ont des enfants,
00:25:00il faut se mettre à côté,
00:25:02moi, mon fils
00:25:02est en périscolaire,
00:25:04donc ça peut paraître
00:25:04quelque chose
00:25:05d'anecdotique,
00:25:07mais quand on est
00:25:08décideur public
00:25:09et que l'on doit
00:25:10soi-même prendre
00:25:10des décisions,
00:25:11que quand on rentre le soir,
00:25:12on est confronté
00:25:13à l'autre face
00:25:14de la pièce,
00:25:15c'est-à-dire
00:25:15l'impact concret
00:25:16des décisions
00:25:17que l'on est amené
00:25:18à prendre,
00:25:18ça change le regard
00:25:19sur la décision publique.
00:25:21Et donc,
00:25:21je n'imagine pas
00:25:22ni en tant que préfet
00:25:23ni en tant que père
00:25:25ne pas vouloir
00:25:26voir primer
00:25:26le principe de précaution
00:25:28sur toute autre considération.
00:25:30Nous parlons là
00:25:31de nos enfants.
00:25:31C'est la chose
00:25:33la plus précieuse
00:25:34qu'il y a
00:25:35dans notre société.
00:25:36Et donc,
00:25:37s'il y a bien un domaine
00:25:38dans lequel ce principe
00:25:38doit être appliqué
00:25:39sans le moindre doute,
00:25:41c'est bien celui-là.
00:25:42Mais c'est vrai
00:25:43qu'on mesure
00:25:43toute la difficulté
00:25:44justement de savoir
00:25:45où on place le curseur
00:25:46entre présomption
00:25:48d'innocence
00:25:49et principe de précaution.
00:25:51C'est ça tout le sujet.
00:25:52La présomption d'innocence,
00:25:52elle s'exerce
00:25:53dans le jugement.
00:25:54La présomption d'innocence,
00:25:56elle s'exerce
00:25:56au moment de la sanction.
00:25:58Je suis moi-même amené
00:25:59à prendre des sanctions
00:26:00sur la base
00:26:01des suspensions
00:26:02que je décide.
00:26:03Je le fais
00:26:04à la lecture
00:26:05d'un dossier fouillé.
00:26:07Mes services
00:26:08réalisent
00:26:08des enquêtes administratives
00:26:10où ils vont
00:26:10interroger l'entourage,
00:26:11où ils vont interroger
00:26:13les personnels encadrants,
00:26:15où ils vont interroger
00:26:16le cas échéant
00:26:16les parents.
00:26:18Donc,
00:26:18on dispose
00:26:19deux pièces.
00:26:20Ce sont des choses
00:26:20très concrètes.
00:26:21Là,
00:26:22une fois que vous avez
00:26:22des éléments,
00:26:23vous êtes seul
00:26:25dans la prise de décision.
00:26:27Moi,
00:26:27j'ai des rapports
00:26:29qui me sont remis,
00:26:30qui contiennent
00:26:30un certain nombre
00:26:31d'éléments.
00:26:32Ce n'est pas parce
00:26:33qu'il y a
00:26:35un soupçon
00:26:36ou une présomption
00:26:36que ma décision
00:26:38de sanction
00:26:38va être influencée
00:26:39par cela.
00:26:40C'est sur la base
00:26:40des éléments
00:26:41dont je dispose
00:26:41que seul le soir
00:26:43dans mon bureau,
00:26:43je dois prendre
00:26:44la décision
00:26:45de proposer
00:26:46une sanction,
00:26:46le cas échéant,
00:26:47une suspension
00:26:48du droit
00:26:49à exercer
00:26:49en accueil collectif
00:26:50de mineurs
00:26:51ou pas.
00:26:52Mais ça ne se fait pas
00:26:54sur la base
00:26:54du signalement initial.
00:26:56C'est le travail
00:26:56d'enquête administrative
00:26:58qui est réalisé derrière
00:26:58et le cas échéant,
00:26:59le classement judiciaire.
00:27:01Mais le classement judiciaire,
00:27:02il ne veut pas dire forcément
00:27:02qu'il n'y a pas de sanction
00:27:03derrière.
00:27:04Le classement judiciaire,
00:27:05il peut être pris
00:27:05pour tout un tas de raisons.
00:27:06On peut classer
00:27:07parce que les faits
00:27:08sont sujets
00:27:09comme étant insuffisamment caractérisés.
00:27:11On peut classer
00:27:12parce que les faits,
00:27:14par exemple,
00:27:15on peut être amené
00:27:15à faire un signalement
00:27:16au procureur de la République
00:27:17sur un propos
00:27:19qui est un propos inadapté
00:27:20et le procureur de la République
00:27:21peut décider
00:27:22de ne pas poursuivre.
00:27:23Donc il y a énormément
00:27:24d'éléments
00:27:24qui peuvent justifier
00:27:25un classement.
00:27:26Mais ce qu'il faut,
00:27:27je crois,
00:27:28c'est qu'un,
00:27:28une réaction immédiate,
00:27:29la suspension.
00:27:30Deux,
00:27:31un travail d'enquête
00:27:32administratif
00:27:33et judiciaire
00:27:34poussé au maximum
00:27:35et ensuite
00:27:36l'autorité
00:27:37de l'État
00:27:38qui prend une décision
00:27:40en son âme et conscience.
00:27:42Si déjà
00:27:42on arrive à faire ça
00:27:44sur toutes les situations
00:27:45dont nous parlons
00:27:46de manière systématique,
00:27:48je suis convaincu
00:27:49que nous changerons
00:27:50la manière
00:27:51dont ce sujet
00:27:52est appréhendé
00:27:53depuis des années.
00:27:55Parce qu'on voit bien,
00:27:55et je trouve que le travail
00:27:56de votre commission
00:27:57est très important,
00:27:58si tant est que
00:27:59j'ai apporté un avis
00:28:00sur les travaux du Parlement.
00:28:02Mais on voit bien
00:28:02qu'on est à un tournant
00:28:03et on voit bien
00:28:04que les affaires se multiplient.
00:28:06On voit bien
00:28:06que dès qu'il y a
00:28:07des enfants,
00:28:08il y a un sur-risque.
00:28:09Donc s'il y a un sur-risque,
00:28:10il doit y avoir
00:28:11une sur-protection.
00:28:12C'est vrai aujourd'hui
00:28:13dans le périscolaire,
00:28:14mais je me permets
00:28:15de formuler un vœu
00:28:16que le travail
00:28:17de votre commission
00:28:18ne se limite pas
00:28:18à formuler
00:28:19des recommandations
00:28:20sur ce champ
00:28:21parce que demain,
00:28:21on découvrira
00:28:22d'autres domaines
00:28:23dans lesquels
00:28:24la voix de l'enfant
00:28:24doit être entendue davantage.
00:28:26Et donc on est bien
00:28:26dans un domaine
00:28:27et dans un monde
00:28:28dans lequel
00:28:29la prise de décision
00:28:31doit être
00:28:33absolument implacable
00:28:34et reposer
00:28:34sur des procédures
00:28:36qui sont des procédures
00:28:37extrêmement strictes
00:28:38et suivies par tous.
00:28:39Encore une fois,
00:28:40je pense que si on va jusque-là,
00:28:41au-delà des dispositions nouvelles
00:28:42qui seront votées
00:28:44et qui permettront peut-être
00:28:45d'accroître encore
00:28:46le pouvoir
00:28:48de l'autorité,
00:28:49le cas échéant préfectoral
00:28:50dans l'ensemble
00:28:51de ces domaines,
00:28:51on arrivera
00:28:52à faire un grand progrès.
00:28:53Pour prolonger justement
00:28:54sur le sujet
00:28:55des suspensions,
00:28:56est-ce qu'il existe
00:28:57des directives nationales
00:28:58pour que les cas
00:28:59justifiant une suspension
00:29:01soient traités
00:29:02de manière uniforme
00:29:03ou bien chaque département
00:29:06les interprète-t-il
00:29:07à sa façon ?
00:29:08Vous savez,
00:29:09le principe
00:29:09de l'action préfectorale,
00:29:12c'est
00:29:13quand nous n'avons pas besoin
00:29:14des directives
00:29:15pour agir.
00:29:16Et je serais bien malheureux
00:29:18si,
00:29:20même vis-à-vis
00:29:21de mes collègues,
00:29:22on attendait
00:29:23de nous donner
00:29:23des directives
00:29:24pour pouvoir prendre
00:29:24des décisions.
00:29:25Tous les jours,
00:29:25nous signons
00:29:27des décisions
00:29:27qui n'ont pas fait appel
00:29:28de directives.
00:29:30Et donc,
00:29:31on a eu aussi bien
00:29:32le ministre de la Justice
00:29:33que le ministre de l'Intérieur,
00:29:34chacun dans leur champ,
00:29:35qui nous ont adressé
00:29:36des instructions
00:29:37extrêmement claires
00:29:38sur le suivi
00:29:41des procédures,
00:29:42qui nous ont demandé
00:29:42d'ailleurs
00:29:43de porter un regard
00:29:44extrêmement particulier,
00:29:47notamment encore récemment
00:29:48Laurent Nunez,
00:29:49sur les sujets
00:29:50qui touchent
00:29:51aux violences faites
00:29:51aux enfants.
00:29:52Et donc,
00:29:53nous sommes là
00:29:54dans l'application concrète
00:29:55de ces décisions.
00:29:56Je précise ma question.
00:30:00Est-ce qu'un même dossier
00:30:02pourrait conduire
00:30:03à une suspension
00:30:04dans les Hauts-de-Seine,
00:30:05mais une absence
00:30:06de suspension
00:30:07dans un autre département ?
00:30:08C'est ça ma question.
00:30:10Parce que,
00:30:10parfois,
00:30:11là aussi,
00:30:11c'est au cœur
00:30:12de nos auditions,
00:30:13l'absence de circulation
00:30:15de l'information
00:30:16fait qu'un agent,
00:30:17un animateur,
00:30:18est en capacité
00:30:19d'aller retravailler
00:30:20dans un centre de loisirs
00:30:22ou dans un périscolaire
00:30:23école,
00:30:25après,
00:30:26malheureusement,
00:30:27avoir été incriminé.
00:30:28Est-ce que ça,
00:30:29c'est possible ?
00:30:29Est-ce que vous nous garantissez
00:30:30que c'est impossible ?
00:30:31De ce point de vue-là,
00:30:32il n'y a pas d'uniformité.
00:30:33On l'a bien vu.
00:30:34On a vu des animateurs.
00:30:35Il n'y a pas de frontière,
00:30:36en fait,
00:30:37à ce qu'un prédateur
00:30:38puisse aller passer
00:30:39d'une ville à une autre.
00:30:40Et c'est ça qui est assez
00:30:41inquiétant aussi pour les familles.
00:30:42Je comprends ce que vous dites,
00:30:44d'autant plus que,
00:30:46comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:30:47quand je prends une décision
00:30:47de suspension,
00:30:48elle est nationale.
00:30:49Donc,
00:30:50quand je décide
00:30:50de suspendre un animateur,
00:30:51cette suspension est nationale.
00:30:54Ensuite,
00:30:56est-ce que...
00:30:57Il y a eu le problème de fichier.
00:30:59Je l'ai redit tout à l'heure.
00:31:00Est-ce que je peux garantir
00:31:01que cet animateur suspendu
00:31:03ne deviendra pas
00:31:06AED,
00:31:06pion,
00:31:07dans un autre département ?
00:31:09La réponse est non.
00:31:10D'abord,
00:31:10parce que la mesure que je prends
00:31:11ne vaut pas pour ce secteur.
00:31:14Et deuxièmement,
00:31:15à ma connaissance,
00:31:17il n'y a pas aujourd'hui
00:31:17un circuit
00:31:18qui permettrait
00:31:21que le recrutement
00:31:23le cas échéant
00:31:24d'un AED
00:31:26soit confronté
00:31:27à l'action passée
00:31:29qu'a pu avoir
00:31:30cet AED
00:31:31en tant qu'animateur
00:31:33dans un accueil
00:31:34collectif de mineurs.
00:31:35Donc,
00:31:35il faut qu'on progresse
00:31:36collectivement.
00:31:37On bâtit des pratiques locales.
00:31:39Mais vous avez parfaitement raison.
00:31:40Il faut qu'on progresse
00:31:42sur le partage
00:31:44de l'information.
00:31:44Mais c'est vrai
00:31:45pour le niveau
00:31:48périscolaire
00:31:48le champ scolaire.
00:31:49Mais c'est vrai aussi
00:31:50pour la petite enfance.
00:31:52On imagine bien
00:31:54que les prédateurs
00:31:56peuvent tout à fait
00:31:57être aussi,
00:31:58une fois qu'ils ont été
00:31:59signalés
00:32:00dans un champ
00:32:00d'accueil collectif
00:32:01de mineurs,
00:32:02allaient ensuite
00:32:02travailler
00:32:04dans une crèche.
00:32:05C'est tout à fait possible
00:32:06qui relève
00:32:07de la responsabilité
00:32:08du président
00:32:09et de la présidente
00:32:09du conseil départemental.
00:32:11Donc,
00:32:11on est sur des champs
00:32:12qui sont différents.
00:32:12Donc,
00:32:12on voit bien
00:32:13qu'il y a besoin
00:32:13de reconstituer
00:32:14sur l'enfance
00:32:15une sorte de continuum
00:32:17où dès lors
00:32:18qu'une mesure
00:32:18serait prise,
00:32:19et cela fait partie
00:32:20des réflexions
00:32:20qu'on peut avoir,
00:32:22mais dès lors
00:32:22qu'une mesure
00:32:22serait prise
00:32:23sur un individu,
00:32:24ce serait une forme
00:32:25de mesure de protection
00:32:26sur l'ensemble
00:32:27des métiers
00:32:28de l'enfance
00:32:28et des contacts
00:32:29avec les enfants.
00:32:30Mais ça va très loin.
00:32:31C'est effectivement
00:32:32le cas de la petite enfance,
00:32:33c'est le cas
00:32:33du monde associatif,
00:32:34c'est le cas
00:32:35des collectifs
00:32:35de mineurs.
00:32:37Je pense que là,
00:32:39nous sommes sur
00:32:40un enjeu
00:32:41qui est un enjeu
00:32:42global
00:32:42et qu'il ne faut
00:32:43encore une fois
00:32:44laisser absolument
00:32:46aucun espace vide.
00:32:47Aucun angle mort,
00:32:48parce que là,
00:32:48on voit bien
00:32:48même les contrôles
00:32:49d'honorabilité.
00:32:50En fait,
00:32:51le FIGES
00:32:51et le B2
00:32:53ne contiennent
00:32:55uniquement
00:32:55les condamnations pénales
00:32:57définitives.
00:32:58Alors,
00:32:58le FIGES
00:32:58un peu plus,
00:32:59mais les classements
00:32:59sans suite
00:33:00qui dans ces affaires
00:33:02représentent 75%,
00:33:03malheureusement,
00:33:03des suites judiciaires,
00:33:05et c'est assez malheureux
00:33:06parce qu'on le voit bien,
00:33:07très souvent,
00:33:07vous le disiez,
00:33:09infraction insuffisamment
00:33:10caractérisée
00:33:10parce que quand un enfant
00:33:12est agressé,
00:33:12l'audition en général
00:33:14par la brigade de protection
00:33:15des mineurs
00:33:15a lieu en moyenne
00:33:163-4 mois après.
00:33:17Sauf que là,
00:33:18on parle d'enfants
00:33:18de 3-4 à 5 ans
00:33:20dont la mémoire
00:33:21s'efface au bout
00:33:21de quelques semaines
00:33:22et donc évidemment
00:33:23quand ils arrivent
00:33:24devant la brigade
00:33:25de protection des mineurs,
00:33:27eh bien la parole
00:33:28n'est pas suffisamment précise,
00:33:30corroborée,
00:33:30limpide ou claire
00:33:31et donc ça aboutit
00:33:32à une infraction
00:33:33insuffisamment caractérisée
00:33:34et donc classement sans suite
00:33:35sans parler du fait
00:33:36que souvent les parents
00:33:37l'apprennent en fait
00:33:38ou par la presse
00:33:39ou par hasard
00:33:40quelques mois après.
00:33:41Donc ça,
00:33:41c'est un vrai sujet aussi.
00:33:42Mais sur le contrôle
00:33:43d'honorabilité
00:33:44qui repose donc
00:33:45sur le FIGES
00:33:46et le B2,
00:33:47est-ce qu'il ne faut pas
00:33:48aller plus loin selon vous,
00:33:49une enquête de moralité
00:33:51par exemple ?
00:33:52Bon d'abord,
00:33:53pour répondre
00:33:54à votre question
00:33:55sur le moment
00:33:57où les auditions
00:33:58sont réalisées,
00:34:00je comprends parfaitement
00:34:03et en tant que préfet
00:34:04et en tant que père de famille,
00:34:05l'attente très forte
00:34:06exprimée vis-à-vis
00:34:07de l'autorité judiciaire
00:34:08et vis-à-vis des forces
00:34:09de l'ordre
00:34:09puisqu'on est là
00:34:10sur un sujet
00:34:11qui est un sujet
00:34:11absolument fondamental.
00:34:13Mais je ne veux pas
00:34:14que cette attente
00:34:15que j'entends
00:34:16de familles qui souffrent,
00:34:19que cette attente
00:34:20vienne masquer
00:34:21ou faire oublier
00:34:22le fait que nous avons fait
00:34:23ces dernières années
00:34:24un saut quantique
00:34:24en la matière
00:34:25et que nous avons,
00:34:26sans doute est-ce
00:34:27encore insuffisant,
00:34:28mais systématiser
00:34:29les formations,
00:34:31systématiser
00:34:31la présence d'espace
00:34:32pour pouvoir recueillir
00:34:33la parole de l'enfant
00:34:34dans de bonnes conditions
00:34:36et que beaucoup
00:34:36a été fait
00:34:37pour essayer
00:34:37d'améliorer les choses.
00:34:38Mais on voit bien
00:34:39et vous avez raison
00:34:40que nous sommes
00:34:41au début,
00:34:42je pense au tout début
00:34:44d'une vague
00:34:45qui ne s'arrêtera pas
00:34:46que rien n'arrêtera
00:34:47sur la libération
00:34:48de la parole de l'enfant
00:34:49et que donc
00:34:49on doit tous
00:34:50collectivement
00:34:51changer d'échelle
00:34:52dans les réponses
00:34:53que nous apportons.
00:34:54Ça a commencé
00:34:55à être fait
00:34:56sous l'impulsion
00:34:56du ministre de l'Intérieur
00:34:58et du ministre
00:34:59de la Justice
00:34:59garde des Sceaux.
00:35:00J'imagine que vous aurez
00:35:01l'occasion
00:35:02de les auditionner
00:35:03ou d'auditionner
00:35:04leurs collaborateurs.
00:35:05La semaine prochaine,
00:35:05lundi.
00:35:07Mais beaucoup de choses
00:35:07ont été faites
00:35:09ces dernières années
00:35:09en la matière.
00:35:10Il faut aller plus loin
00:35:11incontestablement,
00:35:12il faut aller plus vite
00:35:13incontestablement.
00:35:14Il y a un temps
00:35:15absolument...
00:35:16Sur l'enquête de moralité,
00:35:17monsieur le préfet,
00:35:17justement,
00:35:17comme dans d'autres professions.
00:35:18Voilà, c'est ça.
00:35:19sur l'enquête de moralité.
00:35:20Il y a un temps
00:35:21qui est incompressible,
00:35:22mais en tout cas,
00:35:23je crois que c'est
00:35:24un devoir que nous avons.
00:35:25Ensuite,
00:35:26tout élément
00:35:26qui nous permettra
00:35:27d'avoir davantage
00:35:29d'informations
00:35:31sur des individus
00:35:33qui sont au contact
00:35:34des enfants,
00:35:35de mon point de vue,
00:35:36est un élément salutaire.
00:35:38Et donc,
00:35:38je ne sais pas
00:35:39si cela passe
00:35:39par des enquêtes
00:35:40de moralité.
00:35:41Le seul élément
00:35:42sur lequel il va falloir
00:35:43collectivement
00:35:43que nous fassions
00:35:44extrêmement attention,
00:35:46c'est que derrière
00:35:47l'ensemble de ces décisions,
00:35:48il va y avoir
00:35:49des circuits de vérification.
00:35:50On a aujourd'hui
00:35:51un système,
00:35:53celui du passage
00:35:55FIGES B2,
00:35:56qui, en tout cas,
00:35:58est un système
00:35:59automatisé,
00:35:59qui permet d'avoir
00:36:00des réponses
00:36:02rapidement,
00:36:03qui peut poser
00:36:03des difficultés,
00:36:04d'ailleurs,
00:36:04quand il y a des situations
00:36:05d'homonymie,
00:36:06puisque dans ces cas-là,
00:36:07il doit y avoir
00:36:08une sorte de,
00:36:09comment dirais-je,
00:36:10de levée de doute
00:36:11qui se fait
00:36:11par les services
00:36:14au plus près
00:36:15de la situation,
00:36:16qui est potentiellement
00:36:17un point de danger,
00:36:18un point d'attention.
00:36:19Mais tout ce qui permettra
00:36:21de donner plus
00:36:22d'informations
00:36:23est évidemment
00:36:24le bienvenu,
00:36:24avec cette limite
00:36:25qu'il va falloir
00:36:26rendre ça concret,
00:36:27rendre ça opérationnel,
00:36:28et ne pas perdre
00:36:30de temps,
00:36:31non plus,
00:36:32parce que nous sommes,
00:36:34et moi,
00:36:34je suis très attentif
00:36:35à ce que nous disent
00:36:36les collectivités locales,
00:36:37elles sont aujourd'hui
00:36:38dans des situations
00:36:39dans lesquelles
00:36:39elles conservent
00:36:40des pénuries de recrutement.
00:36:41C'est pour ça
00:36:42que nous devons agir,
00:36:43comme je le fais
00:36:45localement,
00:36:46en lien avec la sénatrice
00:36:46Sashliman
00:36:47et avec France Travail
00:36:48et la direction
00:36:50des services
00:36:51de l'éducation nationale,
00:36:52pour faciliter
00:36:53les recrutements
00:36:54d'agents bien formés
00:36:55et nombreux.
00:36:58J'entends parfaitement
00:36:59ce que vous dites,
00:36:59M. le Préfet,
00:37:00notamment sur le fait
00:37:01que beaucoup
00:37:01a été fait jusqu'à maintenant,
00:37:02et merci de votre discours
00:37:03très très positif,
00:37:04qui donne beaucoup d'espoir.
00:37:06Mais, et là,
00:37:07c'est un principe de réalité,
00:37:08et c'est ce que m'a dit
00:37:09la procureure de Paris,
00:37:10c'est qu'on aimerait
00:37:10que les délais d'audition
00:37:11des enfants soient plus rapides,
00:37:13mais on manque tout simplement,
00:37:16comment elle m'a dit,
00:37:16on manque tout simplement
00:37:17d'enquêteurs spécialisés
00:37:19pour aller beaucoup plus vite.
00:37:21Et que là,
00:37:22il y a un sujet,
00:37:22évidemment,
00:37:23de moyens,
00:37:24parce que face à la massification
00:37:26des signalements,
00:37:27elle me dit,
00:37:27on ne peut plus traiter
00:37:28avec suffisamment
00:37:29de diligence,
00:37:29en fait,
00:37:30ces affaires.
00:37:31Elle l'a dit assez clairement
00:37:32et je trouve
00:37:32qu'elle a été très lucide.
00:37:35Et je rejoins évidemment
00:37:37cette lucidité,
00:37:38je ne suis pas
00:37:38l'autorité judiciaire,
00:37:39ce n'est pas moi
00:37:39qui gère les enquêtes judiciaires
00:37:41pour mon ressort,
00:37:43mais je vois aussi,
00:37:44puisque je suis allé
00:37:45à la rencontre,
00:37:46j'ai voulu aller voir
00:37:47les femmes et les hommes
00:37:48qui sont derrière les procédures,
00:37:49d'abord pour les encourager,
00:37:50et puis ensuite
00:37:51pour essayer de comprendre
00:37:52ce qu'ils font concrètement
00:37:53dans le détail des enquêtes,
00:37:56l'ordonnancement des actes,
00:37:57voilà,
00:37:57j'ai voulu essayer
00:37:58d'aller comprendre,
00:37:58puis je suis allé voir aussi
00:37:59le parquet.
00:38:00Yves Bador
00:38:01qui m'a permis
00:38:02de participer
00:38:02à une permanence
00:38:04où j'ai écouté
00:38:06avec des jeunes substituts
00:38:08très mobilisés
00:38:08la réalité de leur travail.
00:38:10Mais je crois
00:38:11que l'autorité
00:38:13a pris conscience,
00:38:15l'autorité politique
00:38:15a pris conscience
00:38:16de cette priorité
00:38:17et on le voit bien
00:38:18à la fois dans le discours
00:38:19du ministre de la Justice
00:38:20et du ministre de l'Intérieur,
00:38:22la volonté très forte
00:38:23de s'armer encore davantage
00:38:25en termes de moyens,
00:38:26en termes d'effectifs
00:38:27et on a de l'autre bout
00:38:29de la chaîne
00:38:30des agents
00:38:31qui, je trouve,
00:38:31en tout cas pour ceux
00:38:32que je rencontrais,
00:38:33sont très mobilisés
00:38:34et veulent bien faire.
00:38:36En espérant
00:38:37de pouvoir raccourcir
00:38:38les délais d'audition
00:38:38pour éviter
00:38:39les classements
00:38:39sans suite aussi.
00:38:41Par ailleurs,
00:38:42M. le Préfet,
00:38:43j'ai une question
00:38:43sur la modification
00:38:44ou non nécessaire
00:38:46du Code du travail
00:38:47et du statut
00:38:48de la fonction
00:38:48publique territoriale
00:38:49pour qu'un employeur,
00:38:51public ou privé,
00:38:52puisse plus facilement
00:38:54se séparer
00:38:55d'un agent
00:38:56ou d'un salarié
00:38:56qui est mis en cause
00:38:57dans une affaire
00:38:58de violence sur enfant.
00:39:00Pour en revenir
00:39:00à l'exemple de tout à l'heure,
00:39:02la personne qui a été
00:39:03gardée à vue
00:39:03et qui a ensuite
00:39:04été libérée
00:39:05sans suspension,
00:39:06eh bien,
00:39:06il a dû être réaffecté
00:39:08en fait dans un service
00:39:10administratif,
00:39:11évidemment,
00:39:11pas au contact
00:39:12d'enfants,
00:39:13mais ils nous ont expliqué
00:39:14justement que cela
00:39:15avait un coût
00:39:15et qu'économiquement,
00:39:17ils ne pouvaient pas
00:39:18multiplier ce type
00:39:19de réaffectation.
00:39:21Voilà.
00:39:21Qu'en pensez-vous ?
00:39:23Moi, je pense
00:39:24que c'est de bon sens
00:39:24ce que vous venez
00:39:25de dire,
00:39:27mais là où il me semble
00:39:28qu'il y a encore
00:39:28des éléments
00:39:29sur lesquels il faut
00:39:29qu'on progresse,
00:39:30c'est sur cette question
00:39:31de la petite enfance
00:39:32que j'évoquais tout à l'heure.
00:39:33J'échangeais ce matin
00:39:34avec le directeur général
00:39:36des services
00:39:36du département
00:39:37des Hauts-de-Seine,
00:39:38un département qui est
00:39:38très mobilisé
00:39:39sur ces questions
00:39:40et qui me disait
00:39:41qu'autant en droit,
00:39:42et c'est vrai,
00:39:43on y a été confronté,
00:39:44on peut être amené
00:39:44à fermer un établissement
00:39:45et je peux me substituer
00:39:47au président
00:39:48du conseil départemental
00:39:49pour la fermeture
00:39:49de cet établissement.
00:39:50En revanche,
00:39:51le président du conseil départemental
00:39:53ou le préfet par substitution
00:39:54ne peut pas suspendre
00:39:57une ou un garde d'enfant
00:40:00dans une crèche,
00:40:01nous n'en avons pas
00:40:02la possibilité.
00:40:03C'est un peu étonnant,
00:40:05c'est une subjection
00:40:06que je fais aux législateurs,
00:40:07mais que ce soit possible
00:40:08pour les accueils
00:40:08collectifs de mineurs
00:40:10et que ce ne soit pas possible
00:40:10pour la très petite enfance.
00:40:12Donc je pense qu'il faut,
00:40:13et c'est ce qu'on a commencé
00:40:14à essayer de faire d'ailleurs,
00:40:15et je crois que c'est le sens
00:40:16de votre commission,
00:40:17il faut prendre l'ensemble
00:40:17des domaines
00:40:18et regarder dans chaque sujet
00:40:20est-ce qu'on peut
00:40:21et pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
00:40:22et d'essayer de changer
00:40:23les choses,
00:40:24de changer les curseurs
00:40:25pour ensuite pouvoir prendre
00:40:26des décisions de cette nature.
00:40:27Je trouve que l'exemple
00:40:28des crèches
00:40:29est assez intéressant
00:40:31et symptomatique
00:40:32de la liberté
00:40:33qui devrait être donnée
00:40:34à l'autorité administrative
00:40:36de suspendre
00:40:36le cas échéant
00:40:37par substitution
00:40:38à un individu
00:40:40qui fait l'objet
00:40:41d'un signalement.
00:40:43Très bien, je vous remercie.
00:40:44Vous venez de réévoquer
00:40:47la mesure concrète
00:40:48et très forte
00:40:49qui avait été proposée
00:40:50par Marie-Doha Schliemann
00:40:51et qui correspond là encore
00:40:52aux difficultés
00:40:52que nous entendons
00:40:53sur la précarité endémique
00:40:56de ces fonctions
00:40:57d'animateurs,
00:40:58sur ces horaires
00:41:00totalement éclatés
00:41:01et sur l'insuffisance
00:41:03en fait de la formation.
00:41:04Est-ce que c'est une expérimentation
00:41:06qui est d'ores et déjà
00:41:07opérée dans plusieurs communes ?
00:41:09Est-ce qu'il faudrait
00:41:09la généraliser ?
00:41:11Comment est-ce que
00:41:11ça se passe actuellement
00:41:13dans les Hauts-Seins ?
00:41:14Le cœur du sujet
00:41:15c'est le temps de travail,
00:41:16l'argent et la formation.
00:41:18Le cœur du sujet
00:41:19c'est celui-là.
00:41:20En réalité,
00:41:21on a expérimenté
00:41:22une formation
00:41:24depuis plusieurs mois déjà
00:41:25avant
00:41:27le scandale parisien
00:41:28sous l'impulsion
00:41:29de Marie-Dominique Schliemann
00:41:31autour de la question
00:41:32des AESH
00:41:33parce qu'on manquait
00:41:34d'AESH.
00:41:35Et donc,
00:41:36Marie-Dominique Schliemann
00:41:37en lien avec France Travail
00:41:39et la direction des services
00:41:41de l'éducation nationale
00:41:42a imaginé un nouveau métier
00:41:44qui s'appelle
00:41:46Accompagnement
00:41:46et animateur spécialisé
00:41:47handicap
00:41:48qui est une fusion
00:41:49entre
00:41:50le travail périscolaire
00:41:51et la fonction
00:41:52de l'AESH.
00:41:54Ce qui permet
00:41:54d'avoir
00:41:55des gens
00:41:56qui ne font pas 20 heures
00:41:56mais qui font 35 heures
00:41:58qui ne sont pas un peu formés
00:42:00mais qui sont vraiment formés
00:42:01et là,
00:42:02on l'espèce
00:42:02plus de 60 jours
00:42:03de formation renforcée
00:42:05et
00:42:06qui dit
00:42:07augmentation du temps de travail
00:42:08et augmentation
00:42:10de la formation
00:42:11dit aussi revalorisation.
00:42:12Ce sont des agents
00:42:13qui passent
00:42:14de 1250
00:42:15à 2000 euros
00:42:16par mois.
00:42:17Et donc,
00:42:18on avait initialement
00:42:19imaginé cette mesure
00:42:20parce qu'on avait
00:42:20un besoin d'AESH.
00:42:21Aujourd'hui,
00:42:22on est en train
00:42:22d'inverser la logique
00:42:23pour répondre
00:42:24à votre question.
00:42:25Nous avons déjà
00:42:25une trentaine
00:42:26de personnels
00:42:27qui sont
00:42:27dans deux villes
00:42:29Châtenay
00:42:30et Annières-sur-Seine
00:42:32initialement
00:42:32qui sont
00:42:32dans ce nouveau cadre.
00:42:34Là,
00:42:34on est en train
00:42:35d'inverser la logique
00:42:35avec le directeur
00:42:36des services
00:42:36de l'éducation nationale
00:42:37où il sollicite
00:42:39ces AESH
00:42:39pour savoir
00:42:40lesquels voudraient
00:42:41un complément
00:42:42de revenu
00:42:42et faire un travail
00:42:43sur le périscolaire.
00:42:44Et donc,
00:42:44on se retrouverait
00:42:45non plus
00:42:46à avoir des animateurs
00:42:47périscolaires de qualité
00:42:48qui ont fait basculer
00:42:49comme AESH,
00:42:50qui ont fait compléter
00:42:51leur journée
00:42:52comme AESH,
00:42:53mais des AESH
00:42:54qui peuvent avoir
00:42:55envie de compléter
00:42:56leur journée
00:42:56comme animateurs
00:42:57périscolaires.
00:42:58Tant qu'on ne réglera pas
00:42:59la question
00:42:59de l'annualisation
00:43:00du temps de travail,
00:43:00de l'augmentation
00:43:01du temps de travail
00:43:02et de la revalorisation
00:43:03financière,
00:43:05on n'arrivera pas
00:43:05dans une France
00:43:07à 8% de chômage,
00:43:08on n'arrivera pas
00:43:09à trouver
00:43:09les ressources suffisantes.
00:43:11J'ajoute
00:43:11de mon point de vue
00:43:12un deuxième point
00:43:13qui est extrêmement important,
00:43:15c'est qu'on doit
00:43:17quand même avoir
00:43:18collectivement
00:43:18une réflexion
00:43:19sur les niveaux
00:43:19de formation
00:43:19qui sont exigés,
00:43:21qui sont demandés.
00:43:21La réforme des rythmes scolaires
00:43:23a tellement tout
00:43:24bouleversé
00:43:24qu'on s'est retrouvé
00:43:26à faire baisser
00:43:27la AESH
00:43:28sur les critères
00:43:29de recrutement.
00:43:30Pour un accueil
00:43:31collectif de mineurs,
00:43:32vous devez avoir
00:43:33au moins 50%
00:43:34de gens formés.
00:43:35La formation,
00:43:35c'est le BAFA.
00:43:36Je ne sais pas,
00:43:37Madame la rapporteure,
00:43:37si vous avez passé
00:43:38votre BAFA.
00:43:39Moi, je ne l'ai pas passé,
00:43:40mais je comprends
00:43:40que c'est quand même
00:43:41deux semaines de formation
00:43:42et une semaine de pratique,
00:43:43donc c'est tout de même
00:43:44extrêmement léger.
00:43:46C'est surtout du présentisme,
00:43:47j'ai l'impression,
00:43:48sans vouloir...
00:43:49Je me garderais bien.
00:43:50En tout cas,
00:43:52factuellement,
00:43:52c'est une formation
00:43:53très légère.
00:43:55Et on peut avoir
00:43:56dans un accueil
00:43:57collectif de mineurs
00:43:58jusqu'à 20%
00:43:59de gens
00:44:00qui ne sont pas
00:44:02formés du tout.
00:44:03Ça veut dire que
00:44:04dans un accueil
00:44:06collectif de mineurs
00:44:07avec 5 agents,
00:44:09vous en avez un
00:44:10qui n'a absolument
00:44:11aucune formation.
00:44:12Vous pouvez avoir un
00:44:13qui n'a absolument
00:44:13aucune formation.
00:44:14En tant que père de famille,
00:44:16en tant que préfet,
00:44:16je m'interroge
00:44:17sur la nécessité
00:44:18de relever,
00:44:20si cela s'accompagne
00:44:21d'un vrai travail
00:44:22sur ce métier
00:44:23et sur la filière,
00:44:23de relever ce cadre.
00:44:25Il est évidemment
00:44:28difficilement compréhensible
00:44:29qu'on puisse avoir
00:44:29devant nos enfants
00:44:30des gens
00:44:30qui ne sont pas
00:44:30formés du tout.
00:44:33Complètement.
00:44:33Donc vous,
00:44:33vous êtes pour
00:44:34l'idée de dire
00:44:35que ça doit être
00:44:36un vrai métier
00:44:37qui puisse
00:44:38à la fois être
00:44:39évalué
00:44:41avec des compétences
00:44:42bien définies
00:44:43et que ce ne soit pas
00:44:43comme c'est le cas souvent
00:44:44parce qu'on entend
00:44:45des animateurs le dire.
00:44:46J'avais juste besoin
00:44:47de me faire
00:44:48de l'argent de poche
00:44:49et on se retrouve
00:44:49comme ça
00:44:51face à des enfants
00:44:52qui ont 2, 3, 4 et 5 ans.
00:44:54C'est une vocation.
00:44:55Ça ne s'improvise pas.
00:44:57Ce n'est pas remplir
00:44:58un trou dans un planning
00:44:59et c'est important
00:44:59de le rappeler.
00:45:00Avant d'en venir au contrôle,
00:45:01M. le Préfet,
00:45:02je voulais vous poser
00:45:03une question
00:45:03qui est assez importante,
00:45:04je pense,
00:45:06sur la facilitation
00:45:07de la transparence
00:45:09du travail
00:45:09avec les collectivités.
00:45:10Vous avez parlé
00:45:11d'une perte de confiance.
00:45:12Les mots sont très forts
00:45:13et c'est vrai
00:45:13qu'il y a une perte
00:45:14de confiance aujourd'hui
00:45:15vis-à-vis aussi des élus.
00:45:17Vis-à-vis aussi des élus
00:45:18parce qu'il y a
00:45:19cette dilution
00:45:19des responsabilités
00:45:20qui fait que quand il y a
00:45:21un problème,
00:45:22un crime ou un délit
00:45:23qui se passe dans une école,
00:45:25le parent se tourne vers qui ?
00:45:26La référence,
00:45:26c'est le directeur
00:45:27ou la directrice d'école
00:45:28lequel renvoie vers la mairie.
00:45:30La mairie renvoie,
00:45:31compte tenu du secret
00:45:32de l'enquête,
00:45:33renvoie tout simplement
00:45:34vers la justice
00:45:35qui renvoie parfois
00:45:36à la police.
00:45:37Et c'est vrai
00:45:37qu'il y a un sentiment
00:45:40de silence institutionnel,
00:45:42d'un mur institutionnel
00:45:43de silence
00:45:44et d'abandon.
00:45:46Alors,
00:45:46vous parlez de transparence,
00:45:47mais comment on fait là aussi
00:45:49pour à la fois respecter
00:45:50la présomption d'innocence
00:45:51sans que pour autant
00:45:52elle puisse se traduire
00:45:53par un silence
00:45:54opposé aux familles
00:45:55qui le vivent
00:45:56comme encore une fois,
00:45:56je le redis,
00:45:57une deuxième violence
00:45:58et qui ne comprennent pas
00:45:59en fait qu'il n'y ait pas
00:46:00d'accompagnement
00:46:01dès le lendemain
00:46:02d'un signalement
00:46:03d'une mairie
00:46:03avec une mise en place
00:46:04d'une cellule psychologique
00:46:06ou d'une assistance juridique
00:46:08ou même d'explication
00:46:09des mécanismes d'audition,
00:46:11des délais de justice.
00:46:13Vous voyez,
00:46:13ils sont parfois
00:46:14un peu perdus
00:46:16alors qu'ils sont
00:46:17totalement dévastés.
00:46:22Il n'y a rien de pire
00:46:23dans ce domaine
00:46:25que l'absence
00:46:25de transparence.
00:46:27En réalité,
00:46:28c'est ce que j'expliquais
00:46:28tout à l'heure
00:46:29et j'ai beaucoup
00:46:30de compréhension
00:46:31pour les élus locaux
00:46:31qui font un travail
00:46:32très difficile.
00:46:34Mais bien souvent,
00:46:35les élus locaux
00:46:36se disent
00:46:37je ne vais pas informer
00:46:39pour ne pas créer
00:46:39des faits de panique.
00:46:40Et bien souvent,
00:46:41et là,
00:46:42je veux aussi battre
00:46:44devant mes propres difficultés,
00:46:50bien souvent,
00:46:51les commissariats
00:46:53disent aussi aux élus
00:46:54attendez,
00:46:56il y a une enquête judiciaire
00:46:57en cours,
00:46:58il ne faut pas donner
00:46:59tous les éléments
00:47:00en matière de communication.
00:47:01Donc,
00:47:02il faut réussir
00:47:03à sortir
00:47:03de cette spirale infernale
00:47:04qui finit par susciter
00:47:07une perte de confiance
00:47:08qui conduit les parents
00:47:10à vouloir sortir
00:47:11leurs enfants
00:47:12de l'institution publique
00:47:12parce que c'est ça
00:47:13ce qui se passe aujourd'hui.
00:47:14On se retrouve dans des situations
00:47:15où les parents sortent
00:47:16leurs enfants
00:47:16et s'organisent entre eux.
00:47:17C'est l'autogestion.
00:47:18Ce qui, au passage,
00:47:19on pourrait y revenir
00:47:19si vous le souhaitez,
00:47:20n'est à mon avis
00:47:21pas la meilleure des solutions
00:47:22parce que là aussi,
00:47:22les prédateurs sont partout,
00:47:24notamment dans les familles
00:47:25et donc,
00:47:26il faut faire très attention
00:47:26à cela.
00:47:27Donc,
00:47:27j'ai essayé
00:47:28de résoudre ce triangle
00:47:30en lien avec
00:47:31M. le procureur de la République
00:47:33et évidemment
00:47:34M. le préfet de police
00:47:35en adressant
00:47:35à l'ensemble des maires
00:47:36le 29 juin dernier
00:47:40une lettre
00:47:41pour bien acter
00:47:43par écrit
00:47:44le fait que
00:47:45je leur conseillais
00:47:47dès lors que je prenais
00:47:48une mesure de suspension
00:47:49qui est automatique
00:47:50de l'expliquer aux familles,
00:47:52c'est-à-dire de réunir
00:47:53les familles
00:47:53et de leur dire
00:47:54qu'une mesure a été prise,
00:47:56que cela effectivement
00:47:56s'inscrit dans le cadre
00:47:57de la présomption d'innocence
00:47:59et que le cas échéant,
00:48:00si jamais leur enfant
00:48:01se met à parler
00:48:03ou si jamais
00:48:03ils sentent une difficulté,
00:48:04qu'ils ont évidemment
00:48:05la possibilité
00:48:06de se rapprocher
00:48:07vers les professionnels
00:48:09qualifiés,
00:48:09que ce soit les médecins,
00:48:10les psychologues,
00:48:10les services sociaux
00:48:11de l'école
00:48:12mais il faut
00:48:13qu'il y ait
00:48:14de la communication.
00:48:15De toute façon,
00:48:16dès lors que nous
00:48:17systématisons
00:48:18la mesure
00:48:19de suspension,
00:48:21la personne concernée
00:48:22est au courant
00:48:23qu'elle est dans
00:48:25le cadre d'une enquête
00:48:26de nature administrative,
00:48:27elle le sait
00:48:28puisqu'elle est suspendue
00:48:29pour ce motif.
00:48:30Donc,
00:48:31vous avez une personne
00:48:31qui est suspendue,
00:48:32vous avez des parents
00:48:32qui arrivent le matin
00:48:34à l'école
00:48:34qui déposent leur enfant
00:48:35comme je le fais
00:48:35chaque matin avec le mien
00:48:36et qui voient
00:48:37que l'animateur
00:48:38a disparu,
00:48:39qui du coup
00:48:39se disent
00:48:39mais qu'est-ce qui se passe ?
00:48:41Et puis,
00:48:41les boucles,
00:48:42pardon de citer
00:48:44une messagerie,
00:48:44les boucles WhatsApp
00:48:45se mettent à chauffer
00:48:47en se disant
00:48:47mais qu'est-ce qui se passe ?
00:48:48Donc,
00:48:49j'ai dit les choses
00:48:49très simples
00:48:50aux villes,
00:48:52je leur ai dit
00:48:53et je l'ai dit aussi
00:48:54à l'ensemble
00:48:55des commissaires de police
00:48:56que j'ai réunis,
00:48:57je vous suggère
00:48:58de le faire
00:48:59et pas de le faire
00:49:00par l'intermédiaire
00:49:01des associations
00:49:01de parents d'élèves.
00:49:02J'ai grand respect
00:49:03pour les associations
00:49:04de parents d'élèves
00:49:04mais on ne devient
00:49:05pas représentant
00:49:06des parents d'élèves
00:49:07pour avoir à gérer
00:49:08ce genre de sujet
00:49:08sur les épaules.
00:49:10Ce sont des sujets
00:49:11difficiles
00:49:12et ça nécessite
00:49:13un dialogue direct
00:49:14entre l'élu,
00:49:16généralement le maire
00:49:17ou son adjoint
00:49:18et les parents.
00:49:19Les associations
00:49:20de parents d'élèves
00:49:21sont là
00:49:22pour organiser
00:49:23des activités,
00:49:24des animations,
00:49:25défendre des intérêts,
00:49:26elles ne sont pas là.
00:49:27Vous avez raison
00:49:27monsieur le préfet
00:49:28parce que je repense
00:49:28justement à une maman
00:49:30parent délégué
00:49:34qui s'est retrouvée
00:49:35tout à coup
00:49:35celle qui devait
00:49:37rendre compte
00:49:37et expliquer.
00:49:38Elle dit moi
00:49:38j'étais là
00:49:39pour organiser
00:49:39les kermesses.
00:49:40Je n'étais pas du tout
00:49:41formée à expliquer
00:49:42aux parents
00:49:42ce qui est en train
00:49:43de se passer
00:49:43et elle était
00:49:44dans une situation
00:49:45totalement inconfortable
00:49:46et elle refuse
00:49:47catégoriquement
00:49:48de se dire
00:49:48que tout à coup
00:49:49c'est ça
00:49:50sa nouvelle fonction
00:49:51en tant que parent délégué.
00:49:52Donc oui,
00:49:53vous avez raison.
00:49:53C'est ce que j'ai écrit
00:49:54et je leur ai très clairement dit
00:49:56que les parents d'élèves
00:49:57étaient peu armés
00:49:58pour appréhender correctement
00:49:59des situations
00:49:59aussi sensibles
00:50:00que je crois.
00:50:01D'abord c'est un métier
00:50:02et le rôle des élus
00:50:03pour lequel j'ai un respect
00:50:05évidemment infini
00:50:06c'est d'être capable
00:50:07de prendre cette communication
00:50:08à leur niveau.
00:50:09Le cas échéant
00:50:09et je l'ai d'ailleurs dit
00:50:10aux élus
00:50:10je suis tout à fait disposé
00:50:12à ce que l'autorité préfectorale
00:50:14son représentant
00:50:15ou le cas échéant
00:50:16les services de police
00:50:17puissent communiquer
00:50:18également
00:50:18dans le cadre
00:50:19de ces échanges
00:50:20c'est parfaitement normal
00:50:21mais il n'y a que la vérité
00:50:22qui permet d'avancer
00:50:23il n'y a que la transparence
00:50:24qui permettra
00:50:25de sortir de la défiance.
00:50:25Aujourd'hui la défiance
00:50:26est généralisée
00:50:28et donc si on ne prend pas
00:50:29des décisions de cette nature
00:50:30les parents vont se détourner
00:50:32durablement
00:50:32de l'institution publique.
00:50:35Je vous remercie.
00:50:36S'agissant des contrôles
00:50:37quels sont aujourd'hui
00:50:39en fait les moyens
00:50:40de la préfecture
00:50:41pour contrôler
00:50:42les ACM
00:50:42les accueils collectifs
00:50:43de mineurs
00:50:44quelle part de ces accueils
00:50:46est contrôlée chaque année
00:50:47et si les périmètres
00:50:49des contrôles étaient élargis
00:50:50par exemple
00:50:50aux garderies scolaires
00:50:52pensez-vous
00:50:52qu'il y aurait
00:50:53les moyens humains
00:50:54nécessaires ?
00:50:57A moyen identique
00:50:58la réponse est non
00:50:59madame la rapporteure.
00:51:00J'ai
00:51:03et j'ai évoqué
00:51:04le fait
00:51:04que le nombre
00:51:05de signalements
00:51:05avait considérablement
00:51:06augmenté
00:51:07mais quand je regarde
00:51:08les ressources humaines
00:51:08de mon service
00:51:10j'ai quatre agents
00:51:11de catégorie A
00:51:12un inspecteur
00:51:13de la jeunesse
00:51:14et des sports
00:51:14et trois conseillers
00:51:15d'éducation populaire
00:51:16et de jeunesse
00:51:17et deux agents
00:51:18de catégorie B
00:51:18qui sont mobilisés
00:51:19sur les enquêtes
00:51:20mais qui par ailleurs
00:51:21ne peuvent pas être dédiés
00:51:21à 100%.
00:51:22Donc on a une limite
00:51:25physique aujourd'hui
00:51:26par rapport au nombre
00:51:27d'agents qui sont mis
00:51:27à notre disposition
00:51:28ce qui explique qu'avec
00:51:29le préfet de région
00:51:30Île-de-France
00:51:31c'est le cas de Marc Guillaume
00:51:33et aujourd'hui
00:51:33de Georges-François Leclerc
00:51:35nous avons fait une démarche
00:51:35vis-à-vis de l'administration centrale
00:51:37pour voir comment est-ce
00:51:38qu'on pouvait
00:51:40renforcer nos effectifs
00:51:41pour pouvoir réaliser
00:51:42ces contrôles
00:51:42parce que ces signalements
00:51:44ils s'inscrivent
00:51:45dans un contexte
00:51:46que nous connaissons
00:51:47évidemment
00:51:47dans leur chaque signalement
00:51:48et c'est heureux
00:51:49il n'y a pas une affaire
00:51:50qui va aboutir
00:51:51mais on ne peut pas
00:51:53comme je le fais
00:51:53très régulièrement
00:51:55inciter
00:51:55toutes celles et tous
00:51:56ceux qui nous écoutent
00:51:57à libérer la parole
00:51:59franchir la porte
00:52:00des commissariats
00:52:00aller à la rencontre
00:52:02des personnels qualifiés
00:52:03pour dire
00:52:05s'ils ont su
00:52:06ou vu quelque chose
00:52:07et en même temps
00:52:07laisser ces signalements
00:52:08retomber
00:52:09donc aujourd'hui
00:52:10on est en situation
00:52:11où on peut faire face
00:52:12par rapport aux signalements
00:52:13je vous ai dit
00:52:14que nous allions les augmenter
00:52:18mais objectivement
00:52:19faire en plus
00:52:20des contrôles aléatoires
00:52:21sur l'ensemble
00:52:23de ces structures
00:52:23au regard de la réalité
00:52:24des signalements
00:52:25il y a une limite
00:52:26de moyens
00:52:27une limite humaine
00:52:28qu'il faut prendre
00:52:29en considération
00:52:29et vous prendrez
00:52:30j'en suis sûr
00:52:30en considération
00:52:31dans votre rapport
00:52:35merci
00:52:35avant de donner la parole
00:52:36à Colombre-Cel
00:52:37je voudrais vous demander
00:52:38si vous avez
00:52:39des réunions
00:52:41une coordination
00:52:41avec les autres préfets
00:52:44pour essayer
00:52:45en fait
00:52:45d'étendre
00:52:46les bonnes pratiques
00:52:47que vous faites
00:52:47vous-même
00:52:47dans les Hauts-de-Seine
00:52:48parce qu'encore une fois
00:52:49je le redis
00:52:50il y a une absence
00:52:50de coordination
00:52:51de toutes les institutions
00:52:52entre elles
00:52:52en fait
00:52:53que ce soit
00:52:53police, justice, éducation
00:52:54mairie
00:52:57et c'est ce principal
00:52:59pour moi
00:52:59c'est ce principal
00:53:00fonctionnement
00:53:01en silo
00:53:02véritablement
00:53:03nuit en fait
00:53:04à la protection
00:53:05de l'enfance
00:53:05dans notre pays
00:53:08oui et puis je veux
00:53:08rendre hommage
00:53:09à nos deux préfets
00:53:10de région
00:53:10qui se sont succédés
00:53:11à la fois
00:53:12Marc Guillaume
00:53:12et Georges-François Leclerc
00:53:14aujourd'hui
00:53:14parce que
00:53:14tous les deux
00:53:15ont créé
00:53:17ces temps d'échange
00:53:18on a eu une réunion
00:53:19dédiée
00:53:20sous la présidence
00:53:21de Marc Guillaume
00:53:22à l'époque
00:53:22où il était
00:53:23préfet de région
00:53:24aujourd'hui
00:53:24vice-président
00:53:25du conseil d'état
00:53:25sur ce sujet
00:53:27où nous avons pu
00:53:28partager
00:53:28nos bonnes pratiques
00:53:29qui est un compte-rendu
00:53:30de cette réunion
00:53:31qui a été réalisée
00:53:33qui a été circularisée
00:53:34entre nous
00:53:34et puis
00:53:35Georges-François Leclerc
00:53:36a évidemment
00:53:38renouvelé l'exercice
00:53:39en le mettant
00:53:39à l'ordre du jour
00:53:40de nos échanges
00:53:40entre préfets
00:53:41et a par ailleurs
00:53:42souhaité
00:53:43que nous fassions
00:53:44une démarche commune
00:53:45vis-à-vis de l'administration
00:53:46centrale
00:53:46sur la question
00:53:47des moyens
00:53:48qui est absolument
00:53:49centrale
00:53:49donc je vois bien
00:53:50et moi-même
00:53:51en discutant
00:53:51avec mes collègues
00:53:52des autres régions
00:53:54puisque j'en connais
00:53:55un certain nombre
00:53:56ce sujet
00:53:57est en haut
00:53:57de l'agenda
00:53:58de chacun
00:53:58et nous sommes
00:54:00aujourd'hui
00:54:01totalement mobilisés
00:54:02pour essayer
00:54:03de participer
00:54:05à ce double mouvement
00:54:07qui est un mouvement
00:54:08fait à la fois
00:54:08d'une libération
00:54:10de la parole
00:54:10indispensable
00:54:11et en même temps
00:54:12d'un mouvement
00:54:12de défiance
00:54:13vis-à-vis de l'institution
00:54:14publique
00:54:14et je crois
00:54:15que nous devons
00:54:16collectivement relever
00:54:17le défi
00:54:17de cette défiance
00:54:19Je vous remercie
00:54:22Merci beaucoup
00:54:23Madame la rapporteure
00:54:24Merci Monsieur le Préfet
00:54:25pour ses propos
00:54:28et une présentation
00:54:30dense et riche
00:54:32et intéressante
00:54:34que vous venez
00:54:35de nous faire
00:54:35j'avais quelques questions
00:54:37à vous poser
00:54:37en rebondissant
00:54:39sur des éléments
00:54:39que vous nous avez donnés
00:54:40vous appelez
00:54:42notre attention
00:54:43je crois pouvoir
00:54:44nous ne sommes que
00:54:45deux parlementaires
00:54:46dans la pièce
00:54:46mais enfin je crois pouvoir
00:54:47dire que le sentiment
00:54:48est partagé
00:54:48sur le fait
00:54:49de regarder
00:54:51finalement à 360
00:54:52vous nous avez
00:54:52beaucoup parlé
00:54:53du secteur
00:54:53de la petite enfance
00:54:55mais il y a certainement
00:54:56d'autres
00:54:56du coup je me posais
00:54:58la question suivante
00:54:59Madame la rapporteure
00:55:00depuis le début
00:55:00des travaux
00:55:02rappelle que
00:55:03il y a une moitié
00:55:05d'accueils en périscolaire
00:55:06qui sont labellisés
00:55:07en ACM
00:55:08en accueil collectif
00:55:08pour mineurs
00:55:09et qui sont donc
00:55:10contrôlés par les services
00:55:11de l'Etat
00:55:12et il y a l'autre moitié
00:55:13qui ne sont pas déclarés
00:55:15en accueil collectif
00:55:16de mineurs
00:55:16et qui du coup
00:55:17ne font pas partie
00:55:18de contrôle
00:55:20d'où la question
00:55:20sur s'il ne devait
00:55:21être étendu
00:55:22est-ce que vous y arriveriez
00:55:24la réponse est non
00:55:25pas à moyen constant
00:55:26mais pour être sûr
00:55:27de bien comprendre
00:55:28ça veut dire qu'aujourd'hui
00:55:30une personne
00:55:31que vous suspendriez
00:55:32comme préfet
00:55:33parce que signalement
00:55:34article 40
00:55:35dans le cadre
00:55:35d'un ACM
00:55:36pourrait tout à fait
00:55:38aller travailler
00:55:39dans un autre type
00:55:40d'accueil
00:55:41non labellisé
00:55:42enfin non oui
00:55:43labellisé ACM
00:55:44on va dire ça comme ça
00:55:45sans qu'il n'y ait
00:55:47de possibilité
00:55:47que ça sonne quelque part
00:55:49pour dire les choses
00:55:49trivialement
00:55:50c'est bien ça
00:55:50je vous vois opiner
00:55:52la réponse est oui
00:55:53malheureusement
00:55:54ce qui me permet
00:55:55si vous me perez
00:55:55madame la sénatrice
00:55:57de rebondir
00:55:57je suis favorable
00:55:58à titre personnel
00:55:59à l'ACMisation
00:56:01de tous les accueils
00:56:02de mineurs
00:56:02et j'ai notamment
00:56:03ce sujet
00:56:04je vais vous dire
00:56:04les choses très franchement
00:56:05sur la question
00:56:06des écoles coraniques
00:56:07dans le département
00:56:08un maire nous en a parlé hier
00:56:09où j'ai constaté
00:56:11que dans beaucoup de cas
00:56:13il n'y avait pas
00:56:14cette structuration
00:56:16en ACM
00:56:17alors même
00:56:18qu'en plus
00:56:19il y a la pratique
00:56:19de la pluridisciplinarité
00:56:21qui est vous le savez
00:56:22la règle selon laquelle
00:56:23on peut basculer
00:56:24en accueil collectif
00:56:25de mineurs
00:56:25ou pas
00:56:26or
00:56:26l'accueil collectif
00:56:27de mineurs
00:56:28c'est une sécurité
00:56:29c'est une sécurité
00:56:30pour les parents
00:56:31pour les enfants
00:56:32et donc
00:56:33je crois que
00:56:34dès lors que
00:56:35on a des enfants
00:56:36il y a un risque
00:56:37s'il y a un sur-risque
00:56:39il doit y avoir
00:56:39une sur-protection
00:56:40l'ACM
00:56:41de tous les accueils
00:56:43collectifs de mineurs
00:56:44de fait
00:56:44me paraît être
00:56:46une excellente orientation
00:56:47sachant que je précise
00:56:49monsieur le préfet
00:56:50que
00:56:50quand il n'y a pas
00:56:51d'ACM
00:56:52c'est à dire
00:56:53qu'il n'y a
00:56:53ni réglementation
00:56:54sur le taux d'encadrement
00:56:55ni contrôle d'honorabilité
00:56:57il faut bien
00:56:57qu'on le comprenne
00:56:58donc
00:56:59comme je dis souvent
00:56:59un jardinier municipal
00:57:00qui veut encadrer
00:57:01150 enfants
00:57:02ça ne pose aucun problème
00:57:03c'est tout à fait réglementaire
00:57:04c'est exactement
00:57:05ce que je vous dis
00:57:09merci
00:57:09pour ces propos
00:57:10ils ont le mérite
00:57:11d'être francs
00:57:13et à mon avis
00:57:15opérationnels
00:57:15même si tout ça
00:57:16est compliqué
00:57:16mais enfin
00:57:17si on se place
00:57:19du point de vue
00:57:20de la protection
00:57:20des mineurs
00:57:20ça paraît en effet
00:57:21nécessaire
00:57:22du coup
00:57:23vous nous avez parlé
00:57:24d'une labellisation
00:57:25des ACM
00:57:26par un audit externe
00:57:29pardon de poser
00:57:29la question
00:57:30comme ça
00:57:30est-ce que c'est
00:57:31parce que
00:57:32ça vous semblait
00:57:33être finalement
00:57:34une garantie supplémentaire
00:57:35y compris en termes
00:57:36de discours
00:57:37de conviction
00:57:38des parents
00:57:40qui pourraient être
00:57:42légitimement inquiets
00:57:43ou est-ce que
00:57:44c'est parce que
00:57:45ça vous permettait
00:57:46de gérer
00:57:47avec les effectifs
00:57:48qui sont les vôtres
00:57:49l'activité de contrôle
00:57:50tout en externalisant
00:57:52finalement
00:57:52ce qui relève
00:57:53moins du contrôle
00:57:54que de l'audit
00:57:55est-ce que
00:57:56voilà
00:57:56quel a été
00:57:57le point de départ
00:57:58de ce choix
00:57:59c'est une proposition
00:58:00qui a émergé
00:58:01des groupes de travail
00:58:01que j'ai réunis
00:58:02là on est en train
00:58:02de faire la synthèse
00:58:03des propositions
00:58:05je la trouve très intéressante
00:58:06parce qu'on voit bien
00:58:06qu'on ne va pas multiplier
00:58:07par 10 ou 15
00:58:09les services de contrôle
00:58:09qui sont à notre disposition
00:58:10donc il faut qu'on essaye
00:58:11d'inventer
00:58:12d'innover
00:58:13et je le vois
00:58:14dans une grande partie
00:58:16de nos missions de contrôle
00:58:17je vois notamment
00:58:17à ce qu'on fait
00:58:17avec la direction départementale
00:58:19de la protection des populations
00:58:20on a externalisé
00:58:22ces contrôles
00:58:22c'est-à-dire qu'on utilise
00:58:24des prestataires
00:58:25pour ne pas les citer
00:58:26de type
00:58:27AFNOR
00:58:28Bureau Veritas
00:58:29etc.
00:58:30mais qui sont des prestataires
00:58:31qui sont capables
00:58:33soit eux de réaliser
00:58:34des contrôles
00:58:35soit s'agissant de l'AFNOR
00:58:36de labelliser
00:58:40cet institut
00:58:40il pourrait y en avoir d'autres
00:58:41je le prends pour illustrer
00:58:43mais qui sont capables
00:58:44de labelliser une structure
00:58:45qui se voit
00:58:47contrôler
00:58:47tous les ans
00:58:49tous les deux ans
00:58:49tous les trois ans
00:58:50pour être sûr
00:58:50qu'elle est toujours
00:58:51au niveau de standard
00:58:52attendu
00:58:52donc je trouve que cette démarche
00:58:54c'est une proposition
00:58:55qui a émergé
00:58:55des groupes de travail
00:58:56elle est intéressante
00:58:57parce qu'on voit bien
00:58:59qu'on n'arrivera pas
00:59:00dans un monde raisonnable
00:59:01à exploser
00:59:03les effectifs
00:59:04de nos missions de contrôle
00:59:06et que donc
00:59:06on doit s'appuyer
00:59:07sur toutes les options possibles
00:59:09en tout cas
00:59:10je la soumets
00:59:10à la sagacité
00:59:11de notre commission
00:59:13elle a émergé
00:59:13de nos groupes de travail
00:59:14j'ai encore deux petites questions
00:59:16si vous m'y autorisez
00:59:17madame la rapporteure
00:59:18alors une
00:59:18pardon monsieur le préfet
00:59:20je dois vous le dire
00:59:20j'ai un tout petit peu sursauté
00:59:23quand vous avez
00:59:24expliqué
00:59:25pardon je le redis
00:59:26avec mes mots
00:59:26que la décision de classement
00:59:28par l'autorité judiciaire
00:59:30elle pouvait être pour vous
00:59:31un élément éclairant
00:59:33dans la prise de décision
00:59:34qui est la vôtre
00:59:35sur les violences
00:59:37sexuelles
00:59:38sur mineurs
00:59:40malheureusement
00:59:40le taux de classement
00:59:42est extrêmement important
00:59:43et un classement sans suite
00:59:45ne veut pas dire
00:59:46qu'il n'y a pas eu
00:59:48d'atteinte sexuelle
00:59:50sur mineurs
00:59:50donc voilà
00:59:52je comprends
00:59:53ce que vous voulez dire
00:59:53et ça ne peut en même temps
00:59:55pas être
00:59:56la seule grille de lecture
00:59:59sur ce type de violence
01:00:01dont on sait
01:00:03qu'il y a
01:00:04beaucoup de classements
01:00:05sans suite
01:00:05qui ne signifie pas
01:00:06qu'il n'y ait rien eu
01:00:06alors je n'ai pas été suffisamment clair
01:00:08puisque ce n'est pas
01:00:09la décision de classement
01:00:10que le contenu
01:00:11de la décision
01:00:11qui m'intéresse
01:00:13quand il y a classement
01:00:14j'ai accès
01:00:15aux éléments
01:00:15de procédure
01:00:17donc ça veut dire
01:00:18que j'ai le travail
01:00:19qu'ont fait
01:00:19mes effectifs
01:00:20dans le cadre
01:00:21du travail administratif
01:00:22et j'ai en plus
01:00:22ces actes d'enquête
01:00:24donc je peux
01:00:26il peut y avoir
01:00:27d'ailleurs des actes
01:00:28d'enquête
01:00:28qui disent
01:00:28bon
01:00:29il y a des éléments
01:00:30de soupçon
01:00:31mais on n'arrive pas
01:00:32à démontrer que
01:00:32je trouve que même
01:00:33pour l'autorité
01:00:34administrative
01:00:35c'est intéressant
01:00:35de disposer
01:00:36de ces éléments
01:00:36donc mon propos
01:00:37n'est pas de dire
01:00:37et justement
01:00:39ce n'est pas
01:00:40parce qu'il y a
01:00:40un classement
01:00:40qu'il ne s'est rien passé
01:00:41ça n'est pas un certificat
01:00:43d'innocence
01:00:43le classement sans suite
01:00:44exactement
01:00:44et donc
01:00:45s'il y a un classement
01:00:46sans suite
01:00:46ça veut dire
01:00:47qu'il y a eu
01:00:47une procédure
01:00:48et qu'il y a un contenu
01:00:49de procédure
01:00:49et moi je
01:00:55vous avez le droit
01:00:56de demander
01:00:56les éléments de procédure
01:00:57au titre de l'article 40-2
01:00:59et donc
01:00:59vous avez le droit
01:01:00de me demander
01:01:01le contenu de la décision
01:01:02pas uniquement la décision
01:01:03bon ben c'est pour ça
01:01:04que je fais des articles 40
01:01:05et que je ne contente pas
01:01:07les collectivités
01:01:08de faire des articles 40
01:01:09parce que
01:01:10ça me permet moi
01:01:10d'avoir le contenu
01:01:11des éléments
01:01:12et ça
01:01:13c'est une innovation
01:01:14dans la pratique
01:01:15qui moi me permet
01:01:16de prendre des décisions
01:01:17beaucoup plus solides
01:01:18donc je suis totalement
01:01:19d'accord avec vous
01:01:20je suis désolé
01:01:21de vous avoir fait sursauter
01:01:22l'article 40
01:01:23n'est pas
01:01:24le classement
01:01:25n'est pas
01:01:25en soi un élément
01:01:26mais ça me donne
01:01:28des éléments précieux
01:01:29pour pouvoir me faire
01:01:29mon propre avis
01:01:30voilà le propos
01:01:33précise
01:01:33parce que j'ai en tête
01:01:34en fait la réponse
01:01:35de Yves Bador
01:01:36dans le questionnaire
01:01:36et il disait très clairement
01:01:38c'était écrit noir sur blanc
01:01:39qu'un classement sans suite
01:01:40ne veut pas dire en effet
01:01:41que les faits
01:01:42n'ont pas eu lieu
01:01:44donc vous
01:01:45ça vous donne ensuite
01:01:45une indication
01:01:46et c'est très précieux
01:01:47évidemment
01:01:47à l'inverse
01:01:47on peut considérer
01:01:49que si l'enquête
01:01:50est toujours en cours
01:01:51je n'ai pas à en connaître
01:01:52le contenu
01:01:53mais c'est aussi
01:01:54un élément de suspicion
01:01:55c'est-à-dire que si le travail
01:01:56d'enquête n'est pas terminé
01:01:57et qu'il n'y a pas eu
01:01:57de classement en six mois
01:01:59je peux imaginer
01:02:00que je dois regarder
01:02:01avec une acuité particulière
01:02:02en administratif
01:02:03la décision qui est prise
01:02:04ça ne vaut pas non plus
01:02:05une décision de culpabilité
01:02:06mais ça veut dire
01:02:07que nous sommes face
01:02:08à quelqu'un
01:02:09dont l'affaire
01:02:10n'a pas été classée
01:02:11sur le plan judiciaire
01:02:12et donc du coup
01:02:13ça peut justifier
01:02:14un certain nombre de mesures
01:02:17ça me fait penser
01:02:18au propos
01:02:18de la procureure
01:02:19de Paris
01:02:20qui nous expliquait
01:02:21comment finalement
01:02:22dans un cadre
01:02:23qui est le cadre
01:02:24voté par les législateurs
01:02:25notamment sur le code
01:02:26de procédure pénale
01:02:27il y avait des formes
01:02:28de triche
01:02:29pour arriver
01:02:30à faire passer
01:02:31des informations
01:02:31voilà
01:02:32aux principaux concernés
01:02:34j'ai une dernière question
01:02:35j'avais trouvé
01:02:36extrêmement intéressant
01:02:38lorsque nous avons
01:02:38auditionné le procureur
01:02:39il y a quelques semaines
01:02:41quand il nous a parlé
01:02:43du comité local
01:02:43d'aide aux victimes
01:02:44alors j'ai bien compris
01:02:45qu'il n'y a pas
01:02:45d'échange nominatif
01:02:46mais que vous aviez souhaité
01:02:49lui et vous
01:02:50au titre des institutions
01:02:51que vous représentez
01:02:52avoir un clave
01:02:53sur la question
01:02:54des violences sexuelles
01:02:55sur mineurs
01:02:56est-ce que vous pourriez
01:02:58peut-être nous en dire
01:02:59un peu plus
01:03:00parce que c'est
01:03:01un lieu
01:03:02qui a le double intérêt
01:03:04me semble-t-il
01:03:04un de mettre l'ensemble
01:03:05des institutions
01:03:06autour de la table
01:03:07et de pouvoir partager
01:03:08les freins
01:03:09sortir du fonctionnement
01:03:11en silo
01:03:12qui vient d'être évoqué
01:03:13et qui est malheureusement
01:03:14évoqué depuis le début
01:03:15des auditions
01:03:16mais également
01:03:17de pouvoir y associer
01:03:18dans des formes
01:03:19que vous pourrez
01:03:21peut-être nous présenter
01:03:23des représentants
01:03:24des familles
01:03:24des représentants
01:03:25des parents
01:03:26et donc
01:03:26de ne pas avoir
01:03:27uniquement un fonctionnement
01:03:28entre institutions
01:03:29qui est nécessaire
01:03:30mais pas suffisant
01:03:31et on voit bien
01:03:33à quel point
01:03:33il y a besoin
01:03:34de pouvoir faire un lien
01:03:36avec les représentants
01:03:38des familles
01:03:39ne serait-ce que
01:03:40pour construire
01:03:40les dispositifs
01:03:41d'accompagnement
01:03:42psychologique
01:03:43par exemple
01:03:44ne serait-ce que
01:03:45bref
01:03:45voilà
01:03:46j'avais trouvé
01:03:47le propos
01:03:49de monsieur Badorc
01:03:50extrêmement intéressant
01:03:51si vous pouviez
01:03:51nous en dire
01:03:52un tout petit peu plus
01:03:54alors en l'espèce
01:03:55c'est pas le clave
01:03:56qui permet d'évoquer
01:03:56vous l'avez dit
01:03:57les situations individuelles
01:03:58en revanche
01:03:59on a mis en place
01:03:59quelque chose
01:04:00avec Yves Badorc
01:04:01qui me semble être
01:04:02une bonne pratique
01:04:04indispensable
01:04:05et je crois
01:04:07qui va être amené
01:04:08à connaître
01:04:08d'autres évolutions
01:04:09dans d'autres territoires
01:04:10nous avons mis en place
01:04:11sur un sujet
01:04:12complètement différent
01:04:13un groupe local
01:04:13de traitement de la délinquance
01:04:15sur la question
01:04:15de la responsabilité parentale
01:04:18on passe sur
01:04:19une thématique
01:04:19complètement différente
01:04:20mais on a des situations
01:04:21dans lesquelles
01:04:22on a des gamins
01:04:22de 11 ans
01:04:2312 ans
01:04:2313 ans
01:04:24qui font leur première bêtise
01:04:27et ce groupement local
01:04:29de traitement
01:04:29de la délinquance
01:04:30nous a permis
01:04:32de traiter
01:04:33des sujets individuels
01:04:34de ces jeunes enfants
01:04:36qui font de premières bêtises
01:04:38et la conviction
01:04:39que nous partageons
01:04:39avec le procureur de la république
01:04:40c'est qu'il faut peut-être
01:04:41tout un village
01:04:41pour élever un enfant
01:04:42mais la première responsabilité
01:04:43en matière d'éducation
01:04:44c'est celle des parents
01:04:45et donc nous évoquons
01:04:46dans ce format là
01:04:47des situations individuelles
01:04:49d'enfants
01:04:51visiblement
01:04:52insuffisamment encadrées
01:04:53par leurs parents
01:04:54en présence
01:04:55notamment du conseil départemental
01:04:56je vous rappelle
01:04:57qu'il y a la CRIP
01:04:58c'est-à-dire la cellule
01:04:59qui réalise
01:05:00un certain nombre
01:05:00d'évaluations
01:05:02sur la réalité
01:05:02du tissu familial
01:05:04et donc
01:05:04ce que l'on a fait
01:05:05pour la responsabilité parentale
01:05:07peut tout à fait
01:05:07s'imaginer
01:05:08pour la protection
01:05:09de l'enfance
01:05:09de toute façon
01:05:10on voit bien
01:05:11pour être tout à fait honnête
01:05:12avec vous
01:05:12qu'on est arrivé
01:05:13au bout d'un système
01:05:14le système de silo
01:05:16dont parlait
01:05:16madame la rapporteure
01:05:17est aujourd'hui
01:05:18quelque chose
01:05:18qui n'est plus
01:05:20acceptable
01:05:20au regard de la réalité
01:05:22des faits
01:05:22dont nous parlons
01:05:23et de la prise de conscience
01:05:24salutaire
01:05:24de la société française
01:05:25sur la réalité
01:05:26de ce mal
01:05:27qui est
01:05:28vous connaissez tous
01:05:29les chiffres
01:05:31les violences faites aux enfants
01:05:32donc le bon format
01:05:33me semble-t-il
01:05:34et c'est quelque chose
01:05:35qu'on va regarder
01:05:37localement
01:05:38c'est plutôt celui
01:05:39du groupe local
01:05:40de traitement
01:05:40de la délinquance
01:05:41parce qu'il permet
01:05:42d'évoquer des situations
01:05:43individuelles
01:05:43en présence
01:05:44des collectivités
01:05:46concernées
01:05:50et bien merci
01:05:51monsieur le préfet
01:05:51je pense qu'on a fait
01:05:52le tour
01:05:53de toutes les questions
01:05:54à vous poser
01:05:55merci pour votre action
01:05:56et bien écoutez
01:05:58continuez comme ça
01:05:59pour nos enfants
01:06:00merci madame la rapporteure
01:06:01merci madame la séatrice
01:06:04deuxième audition
01:06:04que nous vous proposons
01:06:05de suivre
01:06:06dans cette émission
01:06:07c'est celle du procureur
01:06:08de Nanterre
01:06:09il a fait état
01:06:10de 64 enquêtes
01:06:12en cours
01:06:12liées au périscolaire
01:06:14et qui sont de son ressort
01:06:15écoutez cet extrait
01:06:16de son audition
01:06:17je voulais d'abord vous dire
01:06:18qu'il s'agit évidemment
01:06:20d'un sujet d'importance
01:06:21quand je dis qu'il s'agit
01:06:22d'un sujet d'importance
01:06:24c'est que la protection
01:06:25de l'enfance
01:06:25de manière générale
01:06:26et tout ce qui touche
01:06:27d'ailleurs au public vulnérable
01:06:29est traité de manière
01:06:30prioritaire par les parquets
01:06:31je dirais que depuis des années
01:06:33l'attention est portée
01:06:34sur les sujets
01:06:36qui touchent
01:06:36à la protection de l'enfance
01:06:38à la lutte contre
01:06:39les violences faites aux mineurs
01:06:41le périscolaire
01:06:42ou pour reprendre
01:06:43d'ailleurs les termes
01:06:43d'une circulaire
01:06:44le parascolaire
01:06:46est également un sujet
01:06:48qui est pris en considération
01:06:51ce qui est important
01:06:52et c'est peut-être
01:06:53en faisant le lien
01:06:54entre à la fois
01:06:54votre intervention
01:06:55monsieur le président
01:06:56et vos questionnements
01:06:57madame la rapporteure
01:06:58vous dire que
01:06:59s'il y avait un maître mot
01:07:00qui guide l'action
01:07:01conjointe aujourd'hui
01:07:02et je ne vais pas prendre
01:07:03la place de monsieur le préfet
01:07:05de Haute-Seine
01:07:05qui dira ce qu'il a à dire
01:07:07mais ce qui guide
01:07:07l'action conjointe
01:07:08à la fois
01:07:09des services de l'Etat
01:07:10et du parquet
01:07:12le maître mot
01:07:13c'est signaler
01:07:15signaler
01:07:16parce que derrière
01:07:17l'idée d'un signalement
01:07:18vous avez
01:07:19une déclinaison
01:07:20de plusieurs objectifs
01:07:22le premier
01:07:22qui n'est pas
01:07:23le sujet
01:07:24je dirais
01:07:25premier
01:07:25du procureur de la République
01:07:27c'est la question
01:07:28du recrutement
01:07:28des animateurs
01:07:30ou de tous les personnels
01:07:31qui sont amenés
01:07:32à connaître
01:07:34et à éduquer
01:07:35la jeunesse
01:07:35parce que derrière
01:07:37le recrutement
01:07:37il y a aussi la question
01:07:38du mieux former
01:07:41ces éducateurs
01:07:42face aussi
01:07:43à une jeunesse
01:07:43qui évolue
01:07:44parce que négativement
01:07:46c'est une façon
01:07:47de prévenir
01:07:48à travers la compétence
01:07:51que peut avoir
01:07:51l'animateur
01:07:53mais aussi
01:07:53l'honorabilité
01:07:54puisque c'est un sujet
01:07:55qui est souvent
01:07:56rebattu
01:07:56notamment
01:07:57sur l'évolution
01:07:58qui a pu connaître
01:07:59la législation
01:08:00sur la capacité
01:08:01qu'ont notamment
01:08:02tous les lieux d'accueil
01:08:03de consulter
01:08:04le FIGES
01:08:04derrière
01:08:05la compétence
01:08:06l'honorabilité
01:08:07vous avez aussi
01:08:08le sujet de formation
01:08:09et mieux on forme
01:08:10mieux on repère
01:08:11mieux on repère
01:08:13plus on signale
01:08:14plus on signale vite
01:08:15parce qu'il y a surtout
01:08:17cet enjeu de rapidité
01:08:18rapidité
01:08:19dans la prise en charge
01:08:20du signalement
01:08:21rapidité aussi
01:08:23dans les mesures
01:08:24de protection
01:08:24qui doivent être
01:08:25mises en oeuvre
01:08:25donc signaler
01:08:26ça signifie également
01:08:28et c'est important
01:08:29et c'est en cela
01:08:30que la convention
01:08:33est peut-être
01:08:34à mettre en perspective
01:08:35c'est établir
01:08:36des circuits clairs
01:08:37et des attendus
01:08:38quand je parle
01:08:39de circuits clairs
01:08:40ça veut dire
01:08:41que tout organisme
01:08:43toute structure
01:08:44qui accueille un mineur
01:08:45doit savoir
01:08:46à qui s'adresser
01:08:47et quel doit être
01:08:48le contenu
01:08:48de son signalement
01:08:49il faut donc
01:08:50resserrer les liens
01:08:51alors c'est plus simple
01:08:52des fois avec les services
01:08:52de l'Etat
01:08:53puisqu'il y avait
01:08:53quand même un vécu
01:08:55lorsqu'on parle
01:08:56de la convention
01:08:56du 1er juillet
01:08:58signée cette année
01:08:59elle vise le côté
01:09:01jeunesse et esport
01:09:02mais il y a déjà
01:09:02un côté éducation nationale
01:09:04qui a été traité
01:09:04la convention
01:09:05et j'y reviendrai
01:09:06est une déclinaison
01:09:07et peut-être
01:09:07non pas un aboutissement
01:09:08mais une précision
01:09:09sur certains éléments
01:09:10d'information
01:09:10l'idée en fait
01:09:12même si l'on ne peut pas
01:09:13synchroniser les enquêtes
01:09:14et qu'il y a toujours
01:09:15un calendrier
01:09:16qui sera un calendrier
01:09:17pour lesquels
01:09:18il y aura toujours
01:09:19des frictions
01:09:20ou une adhérence
01:09:21qui existera
01:09:22entre l'administratif
01:09:23et le judiciaire
01:09:24c'est s'assurer
01:09:25au moins d'un niveau
01:09:26d'information
01:09:27je reviendrai quand même
01:09:28sur ce sujet
01:09:29qui est peut-être
01:09:29le coeur aujourd'hui
01:09:31de nos problématiques
01:09:32et de l'évolution
01:09:33c'est comment informer
01:09:34mieux informer
01:09:35le contenu de l'information
01:09:37et le moment de l'information
01:09:38cela vaut aussi bien
01:09:39pour l'administration
01:09:40que sur un point
01:09:40sur lequel on reviendra
01:09:41ce sont les parents
01:09:42des victimes
01:09:42mais aussi les parents
01:09:43des élèves
01:09:44donc établir des circuits clairs
01:09:46stabilisés
01:09:47avec une connaissance
01:09:48des acteurs
01:09:49un contenu précis
01:09:50de ce qui doit être dit
01:09:51à l'autorité judiciaire
01:09:52pour pouvoir ensuite
01:09:53traiter ce signalement
01:09:55c'est ensuite
01:09:56lorsqu'on signale
01:09:57assurer la prise en charge
01:09:58la plus rapide
01:09:59c'est ce que j'indiquais
01:10:00la plus rapide
01:10:01ça veut dire aussi
01:10:01un traitement judiciaire
01:10:02qui soit
01:10:03un traitement judiciaire
01:10:05qui tienne compte
01:10:05à la fois de l'ampleur
01:10:06du phénomène
01:10:07mais aussi de la nature
01:10:08des faits
01:10:08on parle de violences
01:10:09qui sont commises
01:10:10sur des mineurs
01:10:11avec l'intérêt
01:10:12comme je vous l'ai indiqué
01:10:13de savoir
01:10:14que l'on a affaire
01:10:15à des personnes
01:10:16des êtres qui sont vulnérables
01:10:18et qui nécessitent
01:10:19évidemment
01:10:19une attention
01:10:20et une protection
01:10:22quatrième point
01:10:22ou la quatrième des déclinaisons
01:10:23et c'est le lien
01:10:24avec ce que je vous indique
01:10:25à l'instant
01:10:25c'est traiter
01:10:26dans les meilleures conditions
01:10:27sur le plan judiciaire
01:10:28et c'est là
01:10:29que vous m'attendez
01:10:29et j'y reviendrai
01:10:31notamment au regard
01:10:31de ce que vous avez évoqué
01:10:32être un délai d'enquête
01:10:33qui peut paraître long
01:10:35mais je le nuancerai
01:10:36je vous dirai
01:10:36comment je peux apporter
01:10:37une nuance
01:10:38même si en valeur absolue
01:10:3915 mois
01:10:40voire même un petit peu moins
01:10:41parce qu'aujourd'hui
01:10:42c'est en train d'évoluer
01:10:43en raison de la capacité
01:10:44que l'on a
01:10:45de mobiliser un peu plus
01:10:46d'enquêteurs
01:10:46c'est un peu réduit actuellement
01:10:48en tout cas
01:10:49vous dire aussi
01:10:50qu'on peut le nuancer
01:10:51parce que
01:10:51ce qui est important
01:10:52c'est d'accompagner l'enquête
01:10:54aussi bien dans l'information
01:10:55qui est donnée aux parents
01:10:56mais aussi
01:10:56dans la prise en charge
01:10:57du mineur
01:10:58et vous m'avez interrogé
01:10:59justement
01:10:59sur les dispositifs
01:11:01qui existent
01:11:01et j'y reviendrai brièvement
01:11:02et surtout
01:11:03comme je vous l'ai indiqué
01:11:04un signalé
01:11:05c'est informer
01:11:06et s'assurer d'une information
01:11:07à tous les stades
01:11:08de la procédure
01:11:08et c'est en cela
01:11:09que c'est peut-être
01:11:11une réflexion
01:11:12que l'on peut partager ensemble
01:11:13et je vous dirais
01:11:13quelles pistes
01:11:14peut-être
01:11:14on peut
01:11:15on peut
01:11:16on peut évoquer
01:11:17ce que je dois vous dire
01:11:18aussi en propos liminaire
01:11:19en prenant ensuite
01:11:20peut-être
01:11:20les quelques questions
01:11:22qui sont celles
01:11:22que vous m'avez posées
01:11:23madame la rapporteure
01:11:24et qui reprennent
01:11:25aussi le corps
01:11:26de vos questionnements
01:11:27c'est vous dire
01:11:28que lorsque
01:11:29j'ai préparé
01:11:30cette audition
01:11:31et vous voyez
01:11:31moi je ne suis que
01:11:32l'interprète
01:11:32d'une partition
01:11:33qui m'a été écrite
01:11:34et qui est surtout
01:11:35traitée par mes collègues
01:11:36c'est vous dire d'abord
01:11:37en représentation
01:11:38que les parquets
01:11:39s'organisent
01:11:40moi je suis à la tête
01:11:40d'un parquet
01:11:41qui n'est pas celui
01:11:41du parquet de Paris
01:11:42qui compte trois fois
01:11:43moins d'effectifs
01:11:44mais qui a 42 magistrats
01:11:46dont 7
01:11:47qui sont dédiés
01:11:49aux violences
01:11:50faites aux enfants
01:11:51mais plus généralement
01:11:52ça s'appelle
01:11:52le pôle mineur famille
01:11:53au traitement
01:11:54de ce contentieux
01:11:55une volonté aussi
01:11:55de s'organiser
01:11:56pour pouvoir être en mesure
01:11:58de retraiter
01:11:58ce contentieux
01:11:59d'importance
01:12:00alors quand on prend
01:12:01un peu de champ
01:12:02et qu'on regarde
01:12:03si vous me passez l'expression
01:12:04la littérature administrative
01:12:05c'est à dire
01:12:06toutes les dépêches
01:12:07et les circulaires
01:12:07et il y en a depuis
01:12:09plus d'une trentaine d'années
01:12:10moi je suis remonté
01:12:11jusqu'à 2005
01:12:12ce qui n'est pas anodin
01:12:13c'est la circulaire
01:12:14qui suit l'affaire Outreau
01:12:16pour savoir
01:12:16quelles étaient
01:12:17les orientations
01:12:17qui nous étaient données
01:12:19bien moi j'ai pu
01:12:20tirer des lignes force
01:12:22de ce que
01:12:23est attendu
01:12:24de la part
01:12:25en fait
01:12:25de nos concitoyens
01:12:26de la réponse
01:12:27qui doit être celle
01:12:28de l'institution judiciaire
01:12:29aussi bien les parquets
01:12:30évidemment
01:12:30que les juges
01:12:31juges d'instruction
01:12:32et bien sûr
01:12:33les juges
01:12:33qui sont amenés à statut
01:12:34d'abord
01:12:35l'attention particulière
01:12:36elle nous est rappelée
01:12:37à travers ce que je vous ai indiqué
01:12:39la vulnérabilité
01:12:40et la spécificité
01:12:41du mineur
01:12:42et de la minorité
01:12:44ce qui veut dire
01:12:45d'abord
01:12:46et c'est quelque chose
01:12:47qui nous a toujours été rappelé
01:12:48de faire que
01:12:50l'on s'assure
01:12:51de recueillir
01:12:51dans la meilleure condition
01:12:53possible
01:12:53la parole du mineur
01:12:55en ayant une attention
01:12:56sur ce que l'on appelle
01:12:57aujourd'hui
01:12:58les signaux faibles
01:12:59les signaux faibles
01:13:00c'est tout ce qui permet
01:13:02en fait
01:13:02dans la vie et le quotidien
01:13:04du mineur
01:13:04de s'apercevoir
01:13:05qu'il a été victime
01:13:06c'est de l'anticipation
01:13:08d'ailleurs
01:13:08c'est ce que ça veut dire
01:13:09le signal faible
01:13:09c'est suffisamment anticipé
01:13:11pour repérer
01:13:12c'est aussi créer
01:13:14des espaces
01:13:14et quand je parle d'espace
01:13:16c'est pas simplement
01:13:16les espaces dédiés
01:13:18procédéraux
01:13:18c'est donner des espaces
01:13:20de parole
01:13:20c'est à dire offrir
01:13:22un moment
01:13:23qui fait que
01:13:23le mineur
01:13:24se sente suffisamment
01:13:26rassuré
01:13:27vis-à-vis d'un adulte
01:13:28dont il pourrait se défier
01:13:29puisque c'est l'adulte
01:13:31qui commet
01:13:32l'effet
01:13:32sur sa personne
01:13:33mais un espace
01:13:35qui permette
01:13:35justement
01:13:36de venir
01:13:37dénoncer les faits
01:13:38ce qui veut dire
01:13:39et c'est ce que j'indiquais
01:13:40dans mon propos liminaire
01:13:41et ça nous est rappelé
01:13:42d'ailleurs
01:13:43par toutes les circulaires
01:13:44c'est que
01:13:45la prise en charge
01:13:46doit être
01:13:46au stade de l'enquête
01:13:48par des professionnels formés
01:13:49et ça a été
01:13:50toute l'évolution
01:13:51de la police nationale
01:13:52et de la gendarmerie nationale
01:13:53en formant
01:13:55les enquêteurs
01:13:56pour s'assurer
01:13:58d'une prise en charge
01:13:59optimale
01:13:59alors je vais quand même
01:14:01faire un petit bémol
01:14:02sur la formation
01:14:03moi j'y crois
01:14:03la formation
01:14:04des enquêteurs
01:14:06je vous le dis
01:14:06comme étant
01:14:07une expérience
01:14:08un peu personnelle
01:14:09je me suis toujours
01:14:09posé la question
01:14:10quel était le contenu
01:14:11de cette formation
01:14:12et je me suis rendu
01:14:13parce qu'on en parle beaucoup
01:14:14des salles Mélanie
01:14:15et comment était enseignée
01:14:18la prise en charge
01:14:19du mineur
01:14:20et c'est très intéressant
01:14:21parce que
01:14:22là aussi
01:14:22c'est un sujet de réflexion
01:14:23que je partage
01:14:24très librement
01:14:24avec vous
01:14:25souvent la spécialisation
01:14:27des enquêteurs
01:14:28elle est faite
01:14:29au profit d'enquêteurs
01:14:30par des enquêteurs
01:14:31sauf que l'enquête
01:14:32elle est au bénéfice
01:14:33de la réflexion
01:14:34et de l'appréciation
01:14:35de juges et de procureurs
01:14:36je pense aussi
01:14:37que l'on doit tous
01:14:38contribuer
01:14:38à avoir des regards croisés
01:14:40sur les attendus réciproques
01:14:41bien sûr que l'on doit
01:14:43attendre
01:14:43à ce qu'un policier
01:14:45un enquêteur
01:14:45un gendarme
01:14:46soit formé
01:14:46mais qu'est-ce que moi
01:14:48j'attends de la procédure
01:14:49quelles sont les conditions
01:14:49dans lesquelles je souhaite
01:14:50que les choses soient faites
01:14:51c'est important
01:14:52parce que
01:14:52je ne suis pas certain
01:14:54mais alors je le dis
01:14:54de manière très modeste
01:14:55que l'on soit très avancé
01:14:58ou en tout cas
01:14:58que les procureurs
01:14:59soient toujours
01:15:00dans un souhait
01:15:02d'être curieux
01:15:03de la façon
01:15:04dont on forme les enquêteurs
01:15:05je le prends comme une critique
01:15:06que je me fais à moi-même
01:15:07parce qu'il est important
01:15:08aussi de savoir
01:15:09comment sont dispensées
01:15:10les formations
01:15:10pour avoir le rendu
01:15:12de la procédure
01:15:13souvent lorsqu'on parle
01:15:14de procédure Mélanie
01:15:15on s'arrête
01:15:16à la salle
01:15:17c'est pas que la salle
01:15:18et les conditions
01:15:19qui font que normalement
01:15:20le mineur
01:15:21peut être amené
01:15:22à répondre
01:15:22dans de bonnes conditions
01:15:23c'est aussi
01:15:24tout un processus
01:15:25de mise en confiance
01:15:26d'éviter
01:15:27ce que l'on appelle
01:15:28la subjectibilité
01:15:30c'est-à-dire
01:15:31faire que la question
01:15:31soit trop fermée
01:15:32et apporte une réponse
01:15:34qui soit la réponse
01:15:35attendue
01:15:35c'est éviter aussi
01:15:36je vais employer un terme
01:15:38peut-être malvenu
01:15:38la pollution
01:15:39c'est-à-dire éviter
01:15:40qu'avant une audition
01:15:41il y ait des adultes
01:15:42qui aient questionné l'enfant
01:15:43et que l'enfant
01:15:44ne soit pas dans
01:15:45le récit spontané
01:15:46mais dans la répétition
01:15:47des réponses
01:15:48qu'il a déjà été amené à faire
01:15:49c'est tout ça en fait
01:15:50la prise en charge
01:15:51et l'écoute du mineur
01:15:52c'est pas simplement
01:15:52une structure
01:15:53ou une salle
01:15:54qui permet d'être filmé
01:15:56ou d'avoir un accompagnement
01:15:57ou quelque chose
01:15:58ou un espace
01:15:59qui nous sort
01:16:00d'un bureau
01:16:00de commissariat
01:16:01ou de brigade de gendarmerie
01:16:03donc ça
01:16:04ça nous est rappelé
01:16:05dans toutes les circulaires
01:16:07un autre point
01:16:07et dans une désattente
01:16:09qui rejoint d'ailleurs
01:16:11le périscolaire
01:16:12c'est lutter contre
01:16:13toutes les formes de violence
01:16:14c'est-à-dire aussi bien sexuelle
01:16:16que physique
01:16:17et moi j'y rajouterai aussi
01:16:19ce qui peut être
01:16:20le niveau de langage
01:16:22le niveau de langage
01:16:23d'un animateur
01:16:24d'un éducateur
01:16:25par rapport à sa prise en charge éducative
01:16:28l'injure
01:16:29c'est un germe
01:16:30de la violence
01:16:31donc il faut être
01:16:32très attentif
01:16:32à tous les phénomènes
01:16:34qui peuvent conduire
01:16:35à ce que l'enfant
01:16:36soit
01:16:36je vais employer ce terme
01:16:37de manière générique
01:16:39maltraité
01:16:39dans un cadre
01:16:40qui normalement
01:16:41est un cadre
01:16:42qui doit le protéger
01:16:44et c'est en ça
01:16:45et d'ailleurs
01:16:45c'est ce qui nous est rappelé
01:16:46qu'il faut lutter
01:16:47contre les violences
01:16:48faites aux enfants
01:16:49faites aux mineurs
01:16:50dans tous les lieux de vie
01:16:52dans tous les lieux de vie
01:16:53et vous évoquiez
01:16:54la formule générique
01:16:56de l'accueil
01:16:57public de mineurs
01:16:58ça rejoint le périscolaire
01:16:59ce sont le sujet
01:17:00des crèches
01:17:01c'est le sujet
01:17:02des colonies de vacances
01:17:03des clubs sportifs
01:17:04tout ça se rejoint
01:17:05et évidemment
01:17:06c'est normalement
01:17:07la sphère
01:17:08qui est là pour protéger
01:17:09et elle peut être au contraire
01:17:11celle qui induit
01:17:11la violence
01:17:12donc c'est aussi
01:17:13le travail qui doit être fait
01:17:14par ces structures
01:17:15pour mettre en place
01:17:16et bien
01:17:17des protocoles
01:17:18des process
01:17:20qui permettent
01:17:20à la fois de former
01:17:21mais aussi
01:17:22de signaler les faits
01:17:23je rejoins là aussi
01:17:24mon propos
01:17:25liminaire
01:17:26il nous est demandé aussi
01:17:27et c'est très important
01:17:28d'accompagner
01:17:30le mineur
01:17:31tout au long
01:17:31de la procédure
01:17:32l'accompagnement
01:17:33il est très important
01:17:34notamment lorsque
01:17:35le mineur
01:17:35vient révéler
01:17:36dans le fait
01:17:36de périscolaire
01:17:37et bien
01:17:38des faits d'un animateur
01:17:39ou
01:17:39ce n'est pas toujours le cas
01:17:40lorsqu'on est
01:17:42dans des faits incestueux
01:17:43puisqu'on peut aussi
01:17:45voir dans le périscolaire
01:17:47être un lieu
01:17:47de révélation
01:17:48et pas simplement
01:17:49un lieu qui induit
01:17:50des violences
01:17:50sur les mineurs
01:17:52avec une idée
01:17:53qui se dédouble
01:17:55dans cet accompagnement
01:17:56c'est celui
01:17:57d'un accompagnement
01:17:59pluridisciplinaire
01:17:59alors je dirais
01:18:00que ça vaut
01:18:01pour toutes les victimes
01:18:02et qu'il y a eu
01:18:02une bascule
01:18:03avec les victimes
01:18:04du terrorisme
01:18:06on s'est vraiment
01:18:07interrogé
01:18:08sur notre façon
01:18:10de prendre en charge
01:18:11les victimes
01:18:11à la fois
01:18:12sur le plan
01:18:13psychologique
01:18:14social
01:18:14et judiciaire
01:18:16si on prend
01:18:17un peu de chance
01:18:18sur ce qui était attendu
01:18:19ou la vision
01:18:20qu'avait
01:18:20l'institution judiciaire
01:18:21de l'accompagnement
01:18:23des victimes
01:18:23on se trouvait
01:18:24plutôt
01:18:24sur le champ
01:18:25de la procédure
01:18:26alors qu'aujourd'hui
01:18:27il faut avoir
01:18:27un 360
01:18:28et prendre en considération
01:18:30tout autant
01:18:31la procédure
01:18:33avec notamment
01:18:33des administrateurs
01:18:34ad hoc
01:18:34qui peuvent être
01:18:35en représentation
01:18:35de l'enfant
01:18:36notamment lorsque
01:18:37les parents
01:18:37sont défaillants
01:18:38dans son accompagnement
01:18:38mais aussi
01:18:40une prise en charge
01:18:41psychologique
01:18:42voire des orientations
01:18:43avec un accompagnement
01:18:44dans le cadre
01:18:45de la scolarité
01:18:46c'est en cela aussi
01:18:47que les UAPED
01:18:48sont des outils
01:18:49et des dispositifs
01:18:50intéressants
01:18:51parce qu'ils facilitent
01:18:53à la fois
01:18:53l'approche
01:18:54pluridisciplinaire
01:18:55dans un cadre
01:18:56procédural
01:18:57qui est un cadre
01:18:58judiciaire
01:18:58mais ils assurent aussi
01:18:59une prise en charge
01:19:00dans la durée
01:19:02ce qui est
01:19:03un peu comme
01:19:04le malade
01:19:05qui serait en rupture
01:19:05de soins
01:19:06il y a des fois
01:19:06des ruptures
01:19:07et il faut s'assurer
01:19:08de passerelles
01:19:09si vous avez
01:19:10si vous avez un enfant
01:19:11victime
01:19:11dans le spécifique scolaire
01:19:12de violences
01:19:13et qu'il a besoin
01:19:14d'un soutien psychologique
01:19:15à la suite
01:19:16de l'examen
01:19:17qui peut être fait
01:19:17dans le cadre
01:19:18de la procédure
01:19:19c'est bien
01:19:19de s'assurer
01:19:20qu'il y a un psychologue
01:19:21ou un soignant
01:19:22qui ensuite
01:19:24assure la continuité
01:19:25non pas dans l'écoute
01:19:26ou dans la procédure
01:19:27mais on passe
01:19:27dans le soin
01:19:28et c'est ces allers-retours
01:19:29aussi qui peuvent être
01:19:30très importants
01:19:30parce que derrière le soin
01:19:31on peut aussi avoir
01:19:33des enfants
01:19:33qui se sentent mieux
01:19:34et quand on se sent bien
01:19:35on peut être amené
01:19:36à parler
01:19:37et à dire beaucoup de choses
01:19:38donc voilà aussi
01:19:39ce qui est attendu
01:19:41de la justice
01:19:42et l'UAPED
01:19:43c'était une question
01:19:44que vous avez posée
01:19:45sert notamment
01:19:46à ça
01:19:47et c'est aussi
01:19:49en tout cas
01:19:50ce que vous nous avez demandé
01:19:51c'est une meilleure coordination
01:19:53et une meilleure coopération
01:19:55c'était votre point
01:19:57ultime
01:19:58madame la reporter
01:19:59entre ceux
01:20:00qui sont amenés
01:20:01à dénoncer les faits
01:20:03à les signaler
01:20:04et l'institution judiciaire
01:20:06alors ça peut prendre
01:20:07deux aspects
01:20:09complémentaires
01:20:11on peut d'abord
01:20:12parler d'articulation
01:20:13de coordination
01:20:15de culture commune
01:20:16parce que c'est attendu
01:20:17à travers justement
01:20:18le signalement
01:20:20c'est les échanges
01:20:21qui peuvent exister
01:20:22de manière plus stratégique
01:20:24ou en termes de doctrine
01:20:25au sein d'un comité local
01:20:26d'aide aux victimes
01:20:28alors je peux en parler
01:20:29de manière très tranquille
01:20:30on peut dire que les hautes scènes
01:20:31de ce point de vue là
01:20:31est plutôt exemplaire
01:20:32quand je dis que je peux en parler
01:20:33de manière très tranquille
01:20:33c'est que je suis là
01:20:34que depuis un an
01:20:35et vous savez peut-être
01:20:37que les claves mineures
01:20:38qui sont une déclinaison
01:20:40en fait du clave
01:20:41qui est quand même récent
01:20:42le clave
01:20:42c'est là aussi
01:20:43c'est lié avec
01:20:44la prise en charge
01:20:45des victimes de terrorisme
01:20:452016
01:20:472018
01:20:49modification
01:20:50des textes
01:20:51et des dispositions
01:20:52s'agissant du clave
01:20:53et c'est 2022
01:20:54où on nous demande
01:20:55de mettre en place
01:20:57des claves
01:20:58au niveau
01:21:00des départements
01:21:01avec une coprésidence
01:21:02ce qui est intéressant
01:21:03c'est qu'on voit bien
01:21:04qu'il y a un besoin
01:21:04de coordination
01:21:05entre l'administratif
01:21:06les services de l'état
01:21:07et le procureur
01:21:08puisque la coprésidence
01:21:09est préfet
01:21:10procureur
01:21:11mise en place de clave
01:21:12il y en a eu
01:21:13chaque année
01:21:14depuis 2023
01:21:16dans les hautes scènes
01:21:17avec d'ailleurs
01:21:17comme intérêt
01:21:18et je vous indiquais
01:21:19que ça avait une vision
01:21:20un peu politique
01:21:21et stratégique
01:21:21ça a été
01:21:23le creuset
01:21:23de la réflexion
01:21:24qui a conduit
01:21:25à l'élaboration
01:21:26du plan départemental
01:21:28de protection
01:21:29des mineurs
01:21:30j'y mets quand même
01:21:31comme acteur important
01:21:33je n'ai pas encore
01:21:34dit son nom
01:21:35mais vous le savez
01:21:36il plane
01:21:37c'est le département
01:21:38qui est quand même
01:21:38l'acteur important
01:21:39pour nous
01:21:40parce que
01:21:40une des autres préconisations
01:21:42c'est de ne pas oublier
01:21:43le lien que l'on doit faire
01:21:44avec l'assistance éducative
01:21:46parce qu'on peut avoir aussi
01:21:47à travers la révélation
01:21:49et des faits
01:21:51commis par un animateur
01:21:52sur un enfant
01:21:53et bien des déficits
01:21:55éducatifs
01:21:55et qui sont imputables
01:21:58aux parents
01:21:59avec un besoin
01:22:00peut-être aussi
01:22:00de les accompagner
01:22:01comme de la même manière
01:22:02et je le dis tout de suite
01:22:03pour évacuer ce point
01:22:06les violences
01:22:07peuvent être aussi
01:22:07commises par des mineurs
01:22:08sur d'autres mineurs
01:22:09avec un principe
01:22:11vous le savez
01:22:11d'irresponsabilité pénale
01:22:13pour les plus jeunes mineurs
01:22:14ça peut être aussi
01:22:15le symptôme
01:22:15d'une éducation
01:22:16qui est défaillante
01:22:17ou de comportement
01:22:18des parents
01:22:18qui ont pu induire
01:22:19une attitude sexualisée
01:22:21de la part de l'enfant
01:22:22révélé d'ailleurs
01:22:23d'autres faits propres
01:22:25propres aux parents
01:22:26et dans ce cas là
01:22:27et ça nous avait été
01:22:28rappelé
01:22:29pardon je vous coupe juste
01:22:29mais on l'a beaucoup entendu
01:22:31dans les auditions
01:22:31de parents de victimes
01:22:32où l'enfant agressé
01:22:33devient agresseur
01:22:35surtout dans le cadre
01:22:35des affaires périscolaires
01:22:36je ne pense pas
01:22:37que ce soit lié
01:22:37à un environnement familial
01:22:40là pour le coup
01:22:42on a eu beaucoup
01:22:42de témoignages
01:22:43qui démontrent
01:22:43qu'en fait
01:22:44comme à cet âge là
01:22:44ils ne se représentent pas
01:22:45ce qu'est la sexualité
01:22:47et je ne vous donne pas
01:22:48d'exemple
01:22:48mais c'est assez
01:22:49terrifiant ce qu'on a entendu
01:22:50c'est justement lié
01:22:51au fait qu'ils ont été
01:22:52eux-mêmes agressés
01:22:55aujourd'hui avec l'accès
01:22:55à la pornographie
01:22:56qui peut être facilité
01:22:594 et 5 ans
01:23:00parce qu'on parle
01:23:00d'enfants quand même
01:23:01qui sont en maternelle
01:23:02pour le périscolaire
01:23:03oui oui
01:23:03mais je le dis
01:23:06par rapport
01:23:07aux éléments
01:23:08d'éducation
01:23:09et de soins
01:23:11apportés
01:23:11par chacun
01:23:12sur l'intimité
01:23:13de sa propre
01:23:15vie intime
01:23:16où on peut avoir
01:23:18une façon de faire
01:23:19qui est inadaptée
01:23:20voilà
01:23:20je vais parler
01:23:21de façon de faire
01:23:21inadaptée
01:23:22sur le plan éducatif
01:23:23tout ça pour vous dire
01:23:23que la coordination
01:23:25elle ne se fait pas
01:23:26simplement
01:23:27entre l'administration
01:23:29le procureur de la république
01:23:30elle se fait aussi
01:23:32entre les services
01:23:33de justice
01:23:34le parquet
01:23:35le juge des enfants
01:23:36et évidemment
01:23:37lorsqu'il s'agit
01:23:38d'assistance éducative
01:23:39le département
01:23:41une
01:23:42et ce qui est important
01:23:43notamment dans les
01:23:44dans les claves
01:23:45qui se sont tenues
01:23:45moi j'ai regardé
01:23:46un petit peu les comptes rendus
01:23:47je vous ai transmis
01:23:48le dernier compte rendu
01:23:49qui est en fait
01:23:49la feuille de route
01:23:50que c'est assigné
01:23:51le département
01:23:52à travers quand même
01:23:53une impulsion
01:23:54et je dois le dire
01:23:54forte du préfet
01:23:56sur lequel évidemment
01:23:58nos chemins ont convergé
01:24:00sans difficulté
01:24:01vous dire qu'il y a quand même
01:24:02une volonté
01:24:03à travers les claves
01:24:04d'amplifier
01:24:05d'amplifier
01:24:07la coopération
01:24:08de dynamiser
01:24:09de mobiliser
01:24:10je crois qu'il y a
01:24:11quelque chose
01:24:11qui est important
01:24:12à souligner
01:24:12et c'est un peu
01:24:13la feuille de route
01:24:13que vous évoquiez
01:24:14madame la rapporteure
01:24:15c'est la volonté aussi
01:24:17de faire que
01:24:18chacun se sente acteur
01:24:20du signalement
01:24:21et que tous les professionnels
01:24:23se disent
01:24:24qu'au détour
01:24:25de leur vie
01:24:27quotidienne
01:24:27et professionnelle
01:24:28ils peuvent avoir
01:24:30l'opportunité
01:24:31de repérer
01:24:32et de signaler
01:24:33et cette volonté
01:24:34de mobiliser
01:24:35et de dire
01:24:35que c'est quelque chose
01:24:36d'important
01:24:37c'est toujours bien
01:24:40de le redire
01:24:40au sein des claves
01:24:41avec une petite particularité
01:24:43sur le dernier clave
01:24:43et je trouve que c'était
01:24:45à refaire
01:24:46et très enrichissant
01:24:47c'est que le préfet
01:24:49c'est son initiative
01:24:50il faut rendre à César
01:24:51ce qui est à César
01:24:52il a fait venir
01:24:53il a convié
01:24:54des associations
01:24:54on a ouvert
01:24:55en fait
01:24:56le périmètre
01:24:56du clave
01:24:58la parole publique
01:24:59elle est importante
01:24:59mais quand je vous parlais
01:25:01d'espace d'écoute
01:25:02le clave était aussi important
01:25:04pour qu'on entende
01:25:05la façon
01:25:05dont reçoivent
01:25:07les associations
01:25:08ou les personnes
01:25:09elles-mêmes
01:25:09de ce que l'on estime
01:25:10être des actions
01:25:11qui sont concrètes
01:25:11parce que là
01:25:12je suis en train
01:25:12de vous décrire
01:25:13un monde idéal
01:25:13évidemment
01:25:14les choses ne se passent pas
01:25:15toujours comme ça
01:25:16et je vous dirais
01:25:17qu'il y a quelques difficultés
01:25:19notamment sur l'information
01:25:21la mise à niveau
01:25:22l'accompagnement
01:25:23des familles
01:25:24et j'y reviendrai
01:25:25ce qui nous est demandé
01:25:26aussi
01:25:27c'est une enquête
01:25:27de qualité
01:25:28ça c'est rappelé
01:25:29avec
01:25:29je vous l'ai indiqué
01:25:30les enquêteurs spécialisés
01:25:31être complet
01:25:33dans l'enquête
01:25:33ça rejoint
01:25:34une de vos questions
01:25:35de savoir
01:25:35comment se fait-on
01:25:37que des fois
01:25:37on peut être amené
01:25:38à classer sans suite
01:25:39à la suite d'une révélation
01:25:41alors je ne vais pas dire
01:25:42que tout repose
01:25:43sur l'enquête
01:25:44mais c'est un peu ça
01:25:45c'est-à-dire qu'il faut
01:25:46pouvoir recueillir
01:25:46les éléments de preuve
01:25:48et on insiste
01:25:49sur la complétude
01:25:50de l'enquête
01:25:51alors ça peut paraître
01:25:51assez évident
01:25:52mais la complétude
01:25:53et je vais employer
01:25:54le terme de ma collègue
01:25:55qui est à l'extrême droite
01:25:56elle parle d'empreinte
01:25:57une enquête
01:25:58c'est une empreinte
01:25:59qui est laissée
01:26:00par plusieurs indices
01:26:01ou faisceaux
01:26:02d'éléments
01:26:03qui permettent
01:26:03de corroborer
01:26:05et d'objectiver
01:26:06la parole
01:26:07d'un mineur
01:26:08ou d'un enfant
01:26:08c'est la fin de cette émission
01:26:10merci à vous
01:26:11de l'avoir suivi
01:26:12n'hésitez pas
01:26:13à lire les décryptages
01:26:14de la rédaction
01:26:14à voir les replays
01:26:16de nos émissions
01:26:16c'est sur publicsena.fr
01:26:18très belle suite des programmes
01:26:19sur les chaînes parlementaires
01:26:22Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:25Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:28Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:29Sous-titrage Société Radio-Canada

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