00:00Il y a un projet de loi qui arrive, le gouvernement accélère,
00:03et qui doit être arrivé au Sénat du côté du 27 octobre, me semble-t-il.
00:07Le principe des casseurs payeurs.
00:09En gros, il y a un principe de responsabilité collective.
00:12Vous avez participé à un attroupement au cours duquel il y a eu des dégâts.
00:15Vous êtes solidaires et vous payez pour les dégâts.
00:18Est-ce que ça, ça vous semble être la bonne solution, Prisca Teveno ?
00:23Je méfie parce que c'est le gouvernement qui propose ça.
00:26Et regardez, je vais faire quelque chose d'encore plus étonnant.
00:29Soutenir le gouvernement ?
00:30Je vais même soutenir ce qu'a dit Valérie Pécresse tout à l'heure sur votre antenne, vous avez vu
00:33?
00:33Vous voulez qu'on l'écoute, Valérie Pécresse ?
00:35Écoutons-la, si vous voulez.
00:36On l'écoute. Est-ce qu'elle est là, Valérie Pécresse ?
00:38Oui, elle est là, on l'écoute et on en parle juste après.
00:41Aujourd'hui, la région va porter plainte systématiquement.
00:45J'ai eu Gérald Darmanin là-dessus.
00:48À chaque fois qu'un casseur sera traduit devant la justice,
00:52la région apportera la facture de ceux qui l'ont cassé.
00:56Et qui va la payer ?
00:57Nous appellerons en responsabilité civile les parents.
01:00Si le casseur est mineur, tous ceux qui seront sanctionnés en conseil de discipline,
01:05je demanderai la liste au recteur, ils n'auront plus accès aux aides de la région.
01:08On n'a pas le droit à avoir des aides à acheter des livres,
01:12des aides pour faire de la culture, des aides pour le sport,
01:14des aides pour faire du vélo, des aides pour le navigo.
01:17Si en plus, on va casser les lycées, il faut un peu de responsabilité.
01:21Vous êtes d'accord aussi avec ça ?
01:22Le simple truc qui est dit par Valérie Pécresse, il y avait aussi la partie d'avant,
01:25avant cette capsule, parce que j'ai écouté toute l'interview tout à l'heure.
01:29Parce que c'est la présidente de région et qu'il y a aussi une compétence importante
01:32dans les revendications qui sont dites et qu'elle a exprimées tout à l'heure.
01:35Parce que les régions sont en charge des bâtiments des lycées.
01:37Exactement.
01:38Et donc, le point est très simple.
01:41Je ne pense pas qu'on ait besoin, et là, si la loi arrive, je l'étudierai
01:43et je serai présente à l'Assemblée nationale pour,
01:46s'il y a besoin de la modifier, la modifier, s'il y a besoin de la voter, la voter.
01:48Mais aujourd'hui, déjà, en l'État, on a un certain nombre de dispositifs
01:52qui permettent, effectivement, d'aller chercher la responsabilité civile
01:56des parents, des casseurs.
01:58Et notamment, quand c'est des familles monoparentales,
02:00où jusque-là, on allait chercher la responsabilité civile, en général,
02:03que de la maman, et le papa était laissé tranquille.
02:05Cette loi s'appelle la loi Attal.
02:07Est-ce qu'on ne pourrait pas simplement l'appliquer ?
02:08Pas laisser croire qu'on a besoin d'une loi qui, dans un mois, deux mois,
02:11quatre mois, arriverait en effet, et qu'il ne se passerait rien en attendant.
02:14Vous êtes en train de désinguer le projet de loi du gouvernement.
02:16Non, je ne sais pas ce que...
02:17Vous aimez bien les raccourcis, et vous aimez bien.
02:19Je vous explique tout simplement qu'on n'a pas besoin d'attendre pour agir.
02:23Voilà, voilà, ça c'est très intéressant.
02:26Moi, je suis stupéfait par les propos de Prisca Tevno.
02:30Je me demande où elle était le 20 juillet 2023.
02:34Parce que moi, je suis souvent à l'Assemblée, pas devant les tribunaux.
02:37J'étais à l'Assemblée, figurez-vous, le 20 juillet 2023.
02:40Et il y avait un vote très important sur un amendement du groupe Rassemblement National
02:43pour instituer, instaurer le principe du casseur-payeur.
02:47Et vous savez quoi ?
02:47Le groupe de Mme Tevno, comme la gauche, ont voté contre.
02:51La loi bavarde.
02:51On votait contre.
02:52Voilà, c'est tout.
02:53Donc, ils ont refusé le principe du casseur-payeur.
02:55qu'aujourd'hui, ils encensent.
02:59Et très clairement, depuis 3 ans, Mme Tevno, on a eu les discours volontaristes, musclés
03:07de M. Attal.
03:07On se souvient, quand il était à la tribune de l'Assemblée, tu casses, tu payes, tu réponds...
03:25Arrêtez de faire diversion, vous avez très mal à l'aise.
03:27C'est vrai, mais non.
03:28Ça fait 3 ans, en fait, que Marine Le Pen demande l'instauration du principe du casseur-payeur,
03:32c'est-à-dire que les gens, les racailles, les voyous vont payer jusqu'au dernier centime.
03:37Mais la loi a été...
03:37Et on va leur enlever leurs allocations familiales, on va leur enlever leurs prestations sociales,
03:43on va les expulser de leurs logements sociaux, s'il faut, pour les faire payer jusqu'au
03:47dernier centime.
03:48Parce que c'est insupportable, c'est insupportable, que les honnêtes gens payent pour tout.
03:54Est-ce qu'elle payera, Marine Le Pen, jusqu'au dernier centime, ce qu'elle a pris dans la caisse
03:58avec le gouvernement national ?
03:58Mais elle n'a rien pris du tout, Mme Simonnet, et respectez la présomption d'innocence.
04:02Alors je sais, quand on est adoratrice de Cuba, on a du mal avec la présomption d'innocence,
04:06mais respectez ça un peu.
04:07Ah, vous êtes bien dans la subtilité, oui.
04:08Ah ben c'est pas subtilité, c'est...
04:09Ce que je trouve extrêmement choquant, c'est que vous avez une mobilisation de la jeunesse,
04:14et le texte de loi que propose le gouvernement, c'est celui-là.
04:19C'est en fait l'instauration, par ailleurs, d'une présomption de culpabilité,
04:22parce que visiblement, dans ce qui est présenté, moi qui m'inquiète beaucoup,
04:24c'est que si vous avez participé à un rassemblement dans lequel il y a eu la caisse,
04:30que vous y ayez participé ou pas à la caisse...
04:33C'est pas certain que ce soit validé, au final, par le Conseil constitutionnel.
04:35Pareil, vous serez pris.
04:36Donc une présomption de culpabilité sur la jeunesse, sur des mineurs,
04:40enfin je veux dire, c'est hallucinant, mais...
04:41Il n'y a pas des mineurs qui sont des voyous ?
04:44Madame Simonnet, il n'y a pas des mineurs qui sont des racailles ?
04:46Ils n'auront rien fait et qui vont donc payer quoi qu'il arrive.
04:50Mais ça ne passera jamais.
04:51Mais on voit bien...
04:52Un mineur est toujours bon, par définition.
04:55Et surtout, ce qui est quand même dingue, c'est que...
04:57Dans les 6 000 personnes interpellées, 85% des mineurs...
05:00La première réponse du gouvernement en termes de texte de loi, c'est celui-là.
05:03Ils veulent par ailleurs passer au Sénat.
05:05Donc ça veut dire que ça passera grâce aux voix du Rassemblement national,
05:09c'est-à-dire que le gouvernement prévoit une alliance LR-macroniste
05:12et Rassemblement national là-dessus, sur un texte qui, j'espère, va pas passer le...
05:20Attendez, vous le voterez ?
05:21Il faut que je coordine du Conseil constitutionnel.
05:23On va regarder ce texte, mais moi je le dis, ça fait 3 ans que Marine Le Pen demande
05:28l'instauration réelle, concrète, pas dans les mots, aucune fois.
05:31Parce qu'on a entendu tous les membres du gouvernement nous dire
05:34« Oui, il faut le principe du casseur-payeur », mais on ne l'a pas dans les faits.
05:37Les émeutes de 2023, qui les a payés ?
05:38Je peux vous aider si vous voulez, j'ai le détail de Beauvau sous les yeux.
05:42La faute repose sur la commission d'une infraction par un individu
05:45qui se trouve dans un attroupement malgré les sommations
05:47et suppose qu'il est connaissance des infractions commises par les autres.
05:50Est-ce que sur ce principe-là, vous êtes à l'aise ?
05:52Pardon, je repense ce que dit Lisa, vous avez 10 personnes.
05:55Parmi ces 10 personnes, il y en a un qui casse un abrimus.
05:59Les 9 personnes qui sont autour, parce qu'elles étaient là dans cet attroupement,
06:03sont solidaires et payent pour la réparation de l'abrimus.
06:05Est-ce que ça, ça vous va comme principe ?
06:07Encore une fois, moi, le principe de celui qui casse, paye, me va.
06:11Mais ça, ce n'est pas exactement le principe.
06:14Celui qui est à côté de celui qui casse.
06:15Je n'ai pas lu le texte, on va voir le texte, on va pouvoir en débattre.
06:19J'espère qu'on pourra en débattre concrètement, donc on verra le moment.
06:22Parce que c'est le principe qui pose le problème.
06:23Il faut qu'il y ait un principe de dissuasion.
06:25On ne peut pas laisser en toute impunité des banques de racailles
06:29semer la dévastation en permanence.
06:31On ne peut pas faire en sorte, comme si ça n'existait pas,
06:33et comme le dit Sophie Binet, aussi une irresponsable parmi d'autres,
06:36de dire, ce n'est pas grave, c'est les impôts des Français qui payent.
06:39Non, ce n'est pas les impôts des Français qui payent,
06:41c'est aux familles de racailles aussi d'être responsabilisées.
06:43Et quand on laisse son enfant constituer une menace pour la sécurité des gens,
06:48quand on laisse son enfant participer à des mouvements violents
06:51plusieurs fois de manière délibérée,
06:54effectivement, il faut qu'il y ait une sanction.
06:55Et on ne peut pas demander toute la société,
06:57avoir les allocs, avoir le logement,
07:00avoir les prestations sociales,
07:01avoir l'éducation gratuite,
07:04et puis que ce soit les autres qui payent.
07:05– Alors vous disiez tout à l'heure que vous retireriez
07:08les prestations sociales qui sont données aux parents.
07:12Pour ça, il va falloir changer la Constitution,
07:14parce qu'à mon avis, ça va être difficile d'être validé
07:16par le Conseil constitutionnel.
07:18– Ça ne vous a pas échappé.
07:20– Ça fait partie de toutes les réformes constitutionnelles
07:22que vous voulez faire.
07:23– On a l'objectif, Marine Le Pen souhaite consulter
07:25les Français par référendum sur tout un tas de dispositions.
07:27– Ça, ça pourrait être l'objet d'un référendum.
07:29– Et c'est elle qui définira effectivement…
07:31– Il faut être honnête.
07:31– Ni le nom de référendum, et puis la nature,
07:34mais effectivement, il y a un principe…
07:36– Ce que Marine Le Pen veut,
07:38ce n'est pas simplement faire un référendum.
07:40Elle veut à travers un référendum,
07:42imposer son texte de Constitution,
07:45qui va inscrire le principe de la xénophobie d'État
07:48au cœur de notre République,
07:50puisqu'il s'agira d'exclure les étrangers,
07:54et d'instaurer une discrimination
07:56à l'encontre des étrangers
07:57pour tout ce qui est accès au logement,
08:00accès à l'emploi,
08:02qui ne s'interdira.
08:04C'est de la xénophobie d'État,
08:05c'est un apartheid en tant que tel.
08:06– Vous dites n'importe quoi.
08:07– Qui sera totalement contraire à l'esprit
08:09de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen,
08:11qui est dans le bloc de constitutionnalité.
08:15Donc, ce que vous allez faire,
08:16je vais vous le dire,
08:17pour moi, c'est un projet de coup d'État.
08:19Parce que vous allez vous asseoir sur la Constitution.
08:21– Alors, attendez, je suis désolé,
08:28c'est difficile d'ouvrir ce chapitre-là,
08:33alors qu'il nous reste 20 secondes.
08:34– Il nous a tendu la perche.
08:36– Ah oui, je sais.
08:37– C'est un sujet très grave,
08:38parce qu'elle a permis de le faire
08:40le premier jour des élections législatives.
08:42– C'est terminé.
08:43– Le Maroc, l'Algérie, la Tunisie
08:45sont des pays xénophobes,
08:46puisqu'il y a la priorité nationale au logement
08:49pour leurs ressortissants,
08:50et de vous dire que les étrangers
08:52ne seront pas exudés de logement social.
08:53– Je vous remercie.
08:54– Ils ne seront pas prioritaires comme les Français.
08:55– Je vous remercie tous les six,
08:56l'heure, et les autres religieux.
08:57– S'il vous plaît.
08:57– Je vous remercie tous les six, c'est terminé.
08:58– Alors, je vous remercie tous les six, c'est terminé.