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  • il y a 22 minutes
Ce lundi 5 octobre, la convocation d'élections législatives anticipées annoncée par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, la chute de l'euro à son niveau le plus bas depuis mai 2025, ainsi que les inquiétudes des investisseurs concernant la dette française, ont été abordées par Olivier Lluansi, professeur au CNAM et auteur de "Réindustrialiser, le défi d'une génération", Robin Rivaton, président de Stonal et essayiste, et Christian Poyau, cofondateur et CEO de Micropole (groupe Talan), dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Avec nous ce matin c'est Olivier Luanzi, bonjour en professeur au CNAM, vous êtes auteur de
00:04Réindustrialiser le défi d'une génération, à côté de vous Robin Rivaton, bonjour, président
00:08de Stonald et ICI, c'est Christian Pouillot, bonjour, vous êtes le coordonnateur et CEO de
00:13Micropole qui appartient au groupe Talent. Annalisa Capellini, on a donc, c'est pas vraiment un coup de tonnerre, on
00:17s'y attendait quand même,
00:18mais Pedro Sanchez qui en Espagne annonce deux nouvelles élections, ça sera pour la fin novembre.
00:23Oui c'est pour le 29 novembre, donc attention c'est une décision de Pedro Sanchez qu'on attendait quand
00:27même depuis
00:27plusieurs jours, il a été mis en échec au Parlement parce que tout le bloc de droite a voté contre
00:33ces mesures
00:34pour protéger le logement, des mesures qui font suite à des manifestations en mécontentement social, tiens, en Espagne là aussi.
00:42Donc voilà, en général tout le parti socialiste de Pedro Sanchez a estimé qu'il fallait dissoudre, que c'était
00:48la seule issue,
00:49pour plusieurs raisons, d'ailleurs parce que la gauche à la main, elle gère le tempo, elle est sur un
00:54mouvement de légère hausse
00:55dans les sondages, ensuite parce que ça permet quand même de détourner l'attention de tout un tas de sujets
01:00qui étaient très inconfortables pour le gouvernement Sanchez ces derniers mois, il y avait les scandales de corruption
01:05dont on a beaucoup parlé sur cette antenne, il y a eu le scandale de CETA qui a coûté très
01:10cher au gouvernement Sanchez,
01:11et puis c'est une opportunité aussi de mobiliser la gauche qui est très démobilisée en ce moment,
01:16on sait que Sanchez a cette capacité de rassembler, mobiliser son parti, donc on va voir s'il y arrive
01:21encore cette fois-ci.
01:22– Mais dissolution pour se faire réélire en fait ?
01:24– Oui, le but c'est ça, lui c'est ce qu'il espère, on sait qu'il l'a
01:28déjà fait en 2023,
01:29où il avait perdu en nombre de sièges, mais il avait quand même réussi en allant chercher par-ci par
01:33-là
01:33les soutiens à s'opposer à la droite et donc à gouverner jusqu'en 2026.
01:38Si on regarde les sondages, on s'aperçoit que c'est la droite qui a l'avantage,
01:40avec 31% pour le parti d'Opoflard, donc le centre-droit, et Vox avec 18,4%,
01:49donc au total le bloc de droite avec la droite et l'extrême droite arrive à 50%,
01:54on va dire du point de vue purement mathématique, et le parti socialiste est à 27,4%,
01:59mais voilà, on n'est pas à l'abri que Sanchez fasse une Sanchez, si j'ose dire,
02:02et donc il arrive à récolter des voix par-ci par-là dans le camp de la gauche,
02:06et surtout auprès des gouvernements régionaux, on sait qu'il avait beaucoup sollicité les Catalans,
02:11c'est les Catalans qui lui ont permis de rester au pouvoir,
02:13donc voilà, à voir s'il y arrive encore cette fois-ci.
02:15– Romain Rivaton ?
02:16– Tout d'abord, les élections normales auraient lieu dans neuf mois,
02:18donc il avance la date, c'est pas trop en avance,
02:23effectivement il a perdu Younes, qui étaient les quelques voix centristes
02:28qui lui permettaient d'accrocher une majorité entre le bloc de droite
02:31et son parti socialiste avec les alliés régionaux,
02:35il les a perdus, puisqu'ils ont, Younes a rejoint le PP et Vox
02:39pour s'opposer à ces deux décrets-lois en faveur du logement,
02:43qui sont deux décrets qui viennent durcir très considérablement
02:46un certain nombre de choses sur le marché du logement,
02:49donc interdiction des expulsions pour les gens qui n'auraient pas une solution de relogement,
02:52donc quasiment interdiction des expulsions tout court,
02:54gel des loyers pour les loyers qui sont au-dessus du barème,
02:57et donc c'est une grande partie du parc espagnol,
02:59et donc c'est des décisions qui étaient très très très rigides,
03:03dirigistes sur le plan du logement en Espagne,
03:07elles font suite à effectivement des mois de mobilisation
03:09avec une affaire assez symbolique qui est la fin de Maria Carmen,
03:13une ectogénaire qui effectivement perdait son logement
03:16et n'avait aucune solution de relogement,
03:18et donc il l'entend, il l'espère surfer sur ce sujet-là,
03:23ce sujet de la crise du logement espagnol,
03:25ça paraît dingue parce que tout le monde pense à l'Espagne de 2010,
03:28de 2000 à 2012,
03:29où on construisait plus en Espagne qu'en France,
03:33en Allemagne et en Angleterre réunies.
03:37Donc elle vient d'où leur crise du logement si ce n'est pas de la construction ?
03:39En fait, ces logements, d'une part après la crise de 2012,
03:43ils ont arrêté de construire,
03:44donc même si vous avez un gros stock,
03:45quand vous arrêtez de construire pendant 15 ans,
03:47à la fin il vous manque des choses,
03:49et puis à la fin c'est surtout un phénomène de métropolisation,
03:52c'est-à-dire que les logements,
03:53oui il y a beaucoup de logements vides en Espagne,
03:55mais personne n'a envie d'aller au fin fond de la Murcie
03:58ou dans une région de l'Extravado,
03:59ou dans une région où il n'y a rien à faire,
04:00donc les gens ils veulent habiter à Barcelone, à Madrid et à Malaga,
04:04il n'y a pas assez de logements dans ces zones-là.
04:06Et le tourisme, évidemment,
04:07on parle beaucoup des performances de l'Espagne,
04:10de sa croissance,
04:10une grande partie du redressement espagnol des trois dernières années
04:14est liée à du tourisme,
04:16si vous avez des touristes,
04:18il faut bien qu'ils se logent,
04:19c'est assez mathématique.
04:21Juste, Christian Pollo,
04:22on se disait quand même que l'Espagne,
04:25je ne sais pas si c'était un élo de stabilité,
04:26mais c'est compliqué en France,
04:27c'est compliqué en Allemagne politiquement,
04:29c'est compliqué en Italie,
04:30là ça se complique en Espagne,
04:31c'est bien pour ça que l'euro, là, continue sérieusement de baisser quand même.
04:35Oui, ce qu'on constate,
04:36alors je ne suis pas un spécialiste de la politique espagnole,
04:38mais on voit effectivement qu'il y a une archipélisation des partis,
04:41mais on le voit dans d'autres grands pays,
04:43que nous ne citerons pas,
04:44la France, l'Allemagne notamment,
04:46mais aussi l'Angleterre de manière générale,
04:47donc c'est un peu un phénomène européen
04:49qui, je pense, traduit,
04:53pas l'instabilité,
04:54mais le manque de vision supérieure,
04:58si j'ose dire, chacun reste sur ses petits intérêts,
05:02enfin petits ou en cas intérêts catégoriels,
05:04sans avoir une vision plus large de l'intérêt général du pays
05:07et de l'intérêt général de l'Europe.
05:08Donc au final, ça mène sur des tensions,
05:11alors vous citez l'euro,
05:12on voit bien, je pense qu'on va parler de la dette française
05:14et des taux français, évidemment.
05:16Bien sûr, on ne va pas une émission,
05:16on va parler de la dette française.
05:17Oui, ça, je pense qu'on en a encore pour un petit bout.
05:20Mais c'est la crainte des investisseurs,
05:22de se dire, ok, qu'est-ce qui se passe ?
05:24Où va l'Europe ?
05:25Est-ce qu'on peut arriver à une explosion de la zone euro ?
05:28Bon, en touchant du bois, on n'en est pas là,
05:29et puis on espère bien que ça n'arrivera pas un jour.
05:32Bon, on me dit de l'autre côté,
05:33si l'euro basse, c'est bon pour nos exportations, c'est sûr.
05:35Par contre, sur le pétrole, etc.
05:37Ça nous coûte cher, quand même, sur le pétrole.
05:38Ça nous coûte cher, oui, mais il y a toujours
05:39une partie positive, une partie négative.
05:41Mais je pense qu'on est...
05:44Peut-être qu'on est au bout d'un cycle en Europe.
05:46Encore une fois, je ne connais pas trop l'Espagne,
05:48je vois plus l'Allemagne en général,
05:49où on n'a pas de ligne directrice claire
05:52sur la politique à moyen et long terme.
05:54Vous voyez, on a l'impression qu'on fait des réactions
05:56sur tel ou tel sujet.
05:57Bon, là, c'est le logement,
05:58là, ça va être tel ou autre sujet, etc.
06:00De dire quelle va être la construction européenne
06:02sur les 10-20 ans à venir,
06:04avec des mesures qui seront certainement
06:06difficiles à prendre dans tous les pays.
06:08Donc, ça génère...
06:09C'est assez logique de l'incertitude,
06:11de l'inquiétude des investisseurs internationaux.
06:12Pour l'instant, sur les taux obligataires,
06:15ça a ouvert il y a une heure.
06:16Sur les taux européens, on reste à 4-10,
06:18à peu près stable sur les taux espagnols.
06:20Sur les taux à 10 ans français,
06:21on est reparti au-dessous des 4-90.
06:25Toujours cette inquiétude forte, Olivier Lélandi.
06:27Vous êtes inquiet sur l'ensemble de cette zone euro
06:29et de l'ensemble des sujets politiques
06:31qui s'amoncèlent ?
06:32Je pense que là, il y a une convergence.
06:35Et je dirais même...
06:36On peut même utiliser le terme un peu plus fort.
06:38Moi, j'utilise le terme de colère,
06:40du tissu économique,
06:41et notamment du tissu économique
06:43productif en France,
06:45avec des sentiments très très forts.
06:47La campagne qui est à peine ouverte,
06:49on va peut-être parler d'une candidate tout à l'heure,
06:52va être un lieu, à mon avis,
06:54d'expression de cette colère.
06:55D'ailleurs, il faut qu'elle soit traitée.
06:57C'est aussi le rôle des campagnes.
06:58Mais il faut espérer que derrière,
06:59on arrive à faire émerger quelque chose sur le long terme.
07:02On passe beaucoup de temps
07:04à commenter l'immédiateté.
07:06Moi, je suis toujours très triste
07:08de ne pas voir les solutions long terme.
07:10C'est ce que vous appelez de vos voeux.
07:11On les appelle tous de nos voeux,
07:13mais il n'y a personne qui les met sur la table aujourd'hui.
07:16Et donc là, on a un vrai, vrai sujet de fond.
07:19C'est-à-dire que là, on en a à se demander
07:20si on va avoir une crise financière
07:22avant ou après la présidentielle.
07:23C'est-à-dire que c'est même plus une question hypothétique.
07:27Personne n'a la réponse.
07:29Moi, personnellement, je pense que jusqu'à la présidentielle,
07:31ça va continuer à dérouler.
07:33Ça ne veut pas dire que les taux ne vont pas continuer à monter.
07:34Maintenant, tous les taux mondiaux montent.
07:36Donc, il faut aussi prendre ça en clair.
07:38Non, ce qui est toujours archi-désolant,
07:39mais encore une fois, on va en parler certainement en cinq minutes,
07:41c'est l'irresponsabilité d'un certain nombre d'acteurs politiques
07:44et syndicaux.
07:45Et syndicaux.
07:46Là, on a parlé de l'Espagne, on a parlé de l'Allemagne.
07:49Au moins, dans ces pays-là, il y a un consensus assez clair
07:51sur la retraite qui est quand même l'éléphant dans la pièce de manière générale.
07:54en France, mais moi, je ne sais pas quel terme je peux prendre.
07:58C'est hallucinatoire de voir cette non-reconnaissance de la réalité des choses,
08:04du pragmatisme.
08:05J'entendais sur une autre antenne ce matin, Ségolène Royal,
08:09l'interviewer lui pose la question de la dette.
08:11Ah ben oui, mais vous avez vu, les grandes entreprises ont fait 60 milliards d'euros
08:13de distribution du bidon.
08:15Où va l'argent ?
08:16Mais quel est le rapport ?
08:17Du point de vue économique, ça n'a aucun rapport.
08:20Et c'est quelqu'un qui se présente
08:22et qui a été aussi candidat à l'élection présidentielle.
08:24Donc, il y a cette, je vais dire, nullité.
08:28Mais vous êtes dépité un peu quand même ce matin,
08:30face à la proposition de l'offre politique.
08:32Ah, c'est affolant, c'est incroyable, c'est incroyable.
08:36On voit François Hollande qui, lui, il était aux manettes,
08:40donc effectivement, il a peut-être une vision un peu plus réaliste des choses,
08:43qui prend des positions qui sont d'ailleurs pourcoacheuses sur l'ensemble de choses, etc.
08:47Mais les autres, et encore une fois, j'insiste bien,
08:49et je ne veux pas cibler tel ou tel,
08:50mais les syndicats portent une part de responsabilité aussi,
08:52en laissant croire, mais des sornettes, des âneries, des trucs,
08:56mais c'est incroyable.
08:57Romain Rivaton, vous vous dites ce matin,
08:58une crise financière, c'est possible,
09:00avec potentiellement la BCE qui intervient,
09:02ou même nous-mêmes,
09:03qui nous demanderions de l'aide à nos amis européens ?
09:07La question de la crise financière,
09:09la crise financière, qu'est-ce que ça veut dire ?
09:11Aujourd'hui, la France peut continuer de s'endetter avec des taux croissants.
09:15Elles s'endettent avec des taux qui sont passés de 350 à 500 points de base.
09:21La signature de la France,
09:24comment dire, si les taux montent à 550 ou 600,
09:26on trouvera toujours des gens pour apporter de l'argent.
09:28En quoi ? On se prête vis-à-vis de l'Allemagne ?
09:30Oui, même en valeur absolue.
09:31Aujourd'hui, le taux est à 500 points de base,
09:33si on passait à 550, à 600,
09:35il y a des gens qui vont apporter l'argent,
09:37puisque ça reste une bonne signature,
09:38et c'est un taux de rendement intéressant pour des investisseurs internationaux.
09:41Donc la France n'aura pas de difficulté à trouver de l'argent.
09:45Pour vous donner les ordres de grandeur,
09:46on doit refinancer 140 milliards de dettes jusqu'à juillet.
09:49On a quatre gros remboursements doités qui arrivent à échéance
09:52entre maintenant et juillet,
09:53en novembre, en mars, en mai et en juillet.
09:56Et on a un déficit de 15 milliards par mois.
09:58Donc ça, c'est la masse de ce qu'on doit trouver entre maintenant et juillet.
10:01Sauf que c'est du refinancement de dettes qui a été fait quasiment à taux zéro.
10:04C'est du refinancement qui a été fait à taux zéro.
10:06Et plus, particularité que les gens ne connaissent pas,
10:08cette dette, elle a été faite entièrement par l'Union Européenne,
10:10par l'ABC, pardon.
10:11Et donc c'est une dette qui était, c'est la dette de, il y a dix ans quoi,
10:14grosso modo, la dette, elle a une durée de 8 à 10 ans.
10:17Donc vous faites 2026 moins 8 ans, c'est une dette de 2018.
10:20Cette dette, c'est quasiment 100% de l'eurosystème et de la Banque Centrale Européenne.
10:23Et la Banque Centrale ne recycle pas sa dette.
10:25Ça, c'est une grosse différence avec ce qu'on vivait dans le passé,
10:27c'est qu'autrefois, un assureur qui apportait de l'argent à l'État français,
10:31quand l'obligation arrivait à échéance,
10:33il reprenait la même sauce.
10:35Il disait, bon ok, vous me rendez mes 10 milliards, je vous remets 10 milliards.
10:37Là, aujourd'hui, il y a cette particularité, c'est qu'en fait, la BCE,
10:41elle dit, ben en fait, vous me rendez mes 10 milliards,
10:42je les mets dans le bilan, j'écrase le bilan de la BCE
10:44parce que je suis en déleveraging du bilan.
10:46Et donc, il faut trouver cet argent auprès de nouveaux investisseurs.
10:49C'est ce qui rend la tâche actuelle si compliquée.
10:51C'est vraiment ça qui fait la difficulté actuelle.
10:54Donc la France, elle peut passer à 5,50, même à 6% de taux d'endettement.
11:00Ça va tenir.
11:01La question, c'est que ça a des effets négatifs sur l'activité économique.
11:04C'est ce que les gens voient peu encore, on n'a pas encore eu la contagion.
11:08C'est-à-dire que l'OAT à 6%, ça veut dire que demain,
11:11les ménages dans le crédit bancaire, on commence à le voir.
11:14Alors, ça ne suit pas totalement, il y a une petite décorrélation.
11:16Mais ça monte doucement.
11:17Mais ça monte, ça monte progressivement.
11:19Donc ça veut dire moins de transactions immobilières.
11:21Ça veut dire, alors, dans l'économie, on travaille beaucoup,
11:24on ne travaille pas avec les taux longs,
11:25on travaille en général avec des taux courts,
11:26donc les taux de la Banque Centrale Européenne, le RIBOR et autres.
11:29Donc ça a moins d'impact.
11:30Mais ça aura quand même une contagion sur l'activité économique.
11:34Donc il n'y aura pas de crise financière au sens où
11:36il n'y a aucune émission qu'on va rater,
11:38c'est-à-dire qu'on va arriver tous les premiers et les 15 du mois,
11:40on va toujours trouver 30 milliards par mois.
11:43Donc on va toujours les trouver, ça sent trop de difficultés.
11:46La difficulté, c'est qu'on va le payer de plus en plus cher.
11:49Et à un moment, ça devient intenable.
11:50Quand vous êtes à 100 milliards de charges d'intérêt dès 2029,
11:53ça veut dire que vous prenez 100 milliards chaque année
11:56et vous les envoyez.
11:57En plus, cette dette est détenue à 58% maintenant par les étrangers.
12:00Donc c'est-à-dire que vous prenez cet argent.
12:01– Mais donc à un moment, vous dites stop,
12:02il faut que la BCE rachète des titres.
12:04– Alors, soit…
12:05– S'il vous plaît.
12:06– La BCE, elle le fera.
12:08Et je pense qu'aujourd'hui, on va rentrer dans une situation
12:11où on n'aura pas trop le choix que la BCE participe,
12:14même l'eurosystème.
12:15Ce n'est pas la BCE, c'est la Banque de France
12:18sous l'égide de l'eurosystème.
12:19Nuance très importante en finances publiques.
12:23La BCE n'est pas propriétaire des titres françaises.
12:25C'est la Banque de France qui possède les titres français
12:27sous l'aval l'égide de l'eurosystème.
12:29Donc à un moment, ça se fera, c'est sûr.
12:31Mais nos partenaires européens
12:33et le conseil des gouverneurs de la BCE,
12:35de l'eurosystème,
12:36puisque c'est lui qui donne appui sur le bouton,
12:38il ne le fera que si on a présenté
12:40un plan de redressement crédible.
12:42Et aujourd'hui, autant vous dire
12:43qu'on n'y est pas du tout.
12:45– Ou si on n'a pas le choix, Christian Pouillot.
12:47Si finalement, on n'a pas de consensus politique.
12:49Imaginez qu'au législatif, en fait,
12:51il n'y a rien qui ressort.
12:52– Ça, c'est le scénario noir.
12:54Le scénario noir, c'est qu'on arrive en juillet.
12:56– On arrive en juillet, on ne peut rien faire.
12:57– En une seconde, juste pour dire,
12:59tout le monde sait que le président
13:00ou la présidente qui sera élue en avril
13:01n'aura pas les marges de manœuvre.
13:03Donc les marchés ont déjà anticipé
13:04que ça tire jusqu'à juillet.
13:05Ça, tout le monde le sait.
13:06Par contre, si en juillet,
13:07à la sortie des élections,
13:08l'éducatif du deuxième tour,
13:09il n'y a pas une majorité
13:09et que c'est un peu le bazar,
13:11alors là, pour le coup, c'est le scénario noir.
13:13– Et là, Olivier ?
13:14– C'est assez probable.
13:16Après, on n'a pas de boule de cristal.
13:18– Non, mais quand vous regardez
13:20le tissu politique…
13:21– Ce qu'il faut essayer de construire,
13:22et je reviens aux solutions,
13:23c'est que prenons l'hypothèse
13:24qu'il n'y a pas de majorité politique
13:25en France en juillet.
13:27OK ?
13:28Dans ces cas-là, il faut arriver à faire
13:29ce qu'on appelle des majorités de projet.
13:30C'est-à-dire que dès aujourd'hui,
13:32on commence à travailler,
13:33non pas sur un programme global,
13:34parce que ça, on n'y arrivera pas,
13:36mais il y a quelques sujets chauds
13:37sur lesquels il faut avancer.
13:39Est-ce que c'est l'éducation ?
13:40Est-ce que c'est la santé ?
13:42– Actuellement, je suis porteur d'un message
13:43sur l'industrie autour d'un manifeste citoyen,
13:46où on arrive à réunir des syndicats
13:48qui sont dits de lutte ou contestataire,
13:50du patronat, des territoires…
13:52– Vous pensez que c'est possible ?
13:53– Projet par projet ?
13:53– Vous voyez d'autres solutions ?
13:54– Non, mais…
13:55– Alors, je veux dire,
13:56on peut aller en klaxonnant dans le mur
13:58ou bien se dire qu'il faut préparer quelque chose.
14:00Je pense que c'est le rôle de ce que j'appelle
14:02la société civile, au sens très très large,
14:04c'est-à-dire en dehors du monde des partis
14:06qui est en carence de nous avoir proposé un projet
14:09et d'avoir géré correctement financièrement
14:11dans la France dans les années passées,
14:14de proposer un certain nombre de choses.
14:16Pour ce qui me concerne, encore une fois,
14:18dans le domaine que je connais,
14:19c'est plutôt autour des sujets de l'industrie,
14:21encore une fois, il y a des trajectoires
14:22dans lesquelles on peut dégager,
14:24alors peut-être pas les 100 milliards,
14:25mais au moins 50 milliards d'euros
14:26pour les finances publiques dans les 10 ans.
14:28Ce sont des trajectoires ambitieuses mais réalistes.
14:30On sait comment y arriver.
14:33Proposons-les et puis…
14:34– Mais ça ne se fera que sous l'égide de la BCE
14:35qui nous oblige à faire ça.
14:37– Oui, mais…
14:38– Christian ?
14:39– La BCE, enfin je vais paraphraser en partie
14:42ce qui a été dit, de toute façon,
14:44les taux montent, mais enfin il y a un moment donné,
14:46c'est le sujet risque-rentabilité,
14:49si on est à 6%, c'est quand même vachement rentable,
14:526% pour des investisseurs.
14:53– Mais pour les investisseurs, oui.
14:54– Oui, on est d'accord, oui, pas pour la France.
14:56Donc ils ont bloqué, là, au risque par rapport à 6%,
14:58je vais prendre les 6%.
14:59Maintenant la BCE, et là aussi je paraphrase ce qui a été dit,
15:03elle ne va certainement pas intervenir avant les présidentielles
15:05parce que sinon c'est un peu, dormez braves gens,
15:07tout va bien, de toute façon, regardez la BCE est là,
15:09on peut emprunter, allons-y, embrassons-nous folle ville, etc.
15:13Après, encore une fois, c'est de dire quelle est la dérivée seconde
15:15de ce qui va sortir politiquement au niveau des présidentielles,
15:18et c'est vrai les législatives,
15:19on oublie un peu trop les législatives par rapport à ça.
15:22– Et les régionales en 28 aussi.
15:23– Oui, les régionales, c'est moins impactant politiquement
15:27pour beaucoup de télé-réformes dans la Chambre, je veux dire.
15:30– Et alors, quel est le vrai sujet à traiter ?
15:32Parce que j'essaie de me mettre à la place,
15:35dans la tête des investisseurs internationaux,
15:36c'est de dire, est-ce qu'on traite le sujet central ?
15:39Encore une fois, on ne va pas réduire le déficit de la France en 2 ans,
15:43ça va prendre 10 ans, 15 ans.
15:44– Une question de pente, quoi.
15:45– Voilà, c'est une question de pente.
15:46Est-ce que la trajectoire est la bonne ?
15:48Quand on est un chef d'entreprise,
15:50ou quelle que soit, même personne physique,
15:51quand on a un centre de problème, on regarde quel est le plus gros problème,
15:54on regarde le sujet le plus impactant
15:55et qui va donner le mieux la tendance
15:57qu'on a pris des changements en avance.
15:59Et là-dessus, je ne voudrais pas boucler,
16:00mais c'est le coût du social en France,
16:01et notamment les retraites, voilà.
16:02Donc, moi j'ai le sentiment, post-élection 2027,
16:07la sphère économique mondiale regardera le sérieux de ce qu'on propose,
16:10encore une fois, même si ça s'étale dans le temps,
16:12et si on est sur la bonne trajectoire,
16:14je ne dis pas que ça va être parfait,
16:16mais en tout cas, on aura certainement une détente,
16:17modulo les sujets internationaux,
16:18mais enfin, on voit qu'Orbouz est en train de se détendre, etc.
16:21Alors là, on part dans le grand n'importe quoi,
16:24effectivement, et tout peut se produire,
16:26et là, la BCE peut intervenir,
16:27mais elle interviendra, il ne faut pas se leurrer,
16:29en imposant des mesures drastiques,
16:31mais drastiques, il faudra couper dans les retraites,
16:34il faudra couper dans les salaires des fonctionnaires,
16:35il faudra couper dans les dépenses.
16:36La vraie austérité, quoi.
16:37La vraie austérité, qu'on n'imagine pas,
16:40qu'on a vu en Grèce, bien évidemment,
16:41alors on n'est pas la Grèce peut-être, mais enfin quand même,
16:44donc c'est ça la réalité de l'intervention de la BCE,
16:45c'est pas juste de dire, on va remettre de l'argent,
16:47j'en remets de l'argent, si vous faites ça.
16:50Je rappelle que sur l'euro, on est à 1,12 dollars,
16:53on est à des plus bas niveaux depuis 17 mois,
16:56ça c'est quand même un très mauvais signal, Romain.
16:58Alors, on s'est vu dans le couloir tout à l'heure,
17:00on m'a dit 1,12 encore ça va, mais quand même.
17:04Je trouve que ça reste un euro assez fort par rapport au dollar,
17:07ça montre quand même,
17:08ça peut avoir des effets un peu positifs quand même,
17:10parce que ça permet quand même un petit peu
17:12de stimuler les exportations,
17:14même si on n'est pas le pays le plus exportateur du monde,
17:16mais ça fait quand même un peu de bien,
17:18ça a des effets négatifs parce qu'on paye plus cher
17:20nos matières premières et notamment l'essence.
17:23Il n'empêche qu'aujourd'hui,
17:26quand on regarde la situation de la zone euro
17:28à travers le prisme politique que vous avez évoqué préalablement,
17:32avec les pays moteurs de la zone
17:34qui sont des situations de fragilité politique extrêmement fortes.
17:37Frédéric Merz, qui en Allemagne est totalement démonétisé,
17:40son parti essaye de le débrancher toutes les deux semaines.
17:43Vous avez en France la situation qu'on a évoquée,
17:45on ne va pas la répéter, l'Italie est quelque part
17:47un îlot de stabilité dans ce paysage-là.
17:50Vous avez l'Espagne qui effectivement va moins bien.
17:53Et donc, on voit bien qu'aujourd'hui,
17:55quand on prend la zone euro à travers ce prisme-là,
17:58la situation politique est très compliquée.
18:00Et une relance de l'Union européenne,
18:03suite au rapport Draghi, suite au discours de l'Union de 2025,
18:07après vous vous rappelez, la grande claque qu'on a prise,
18:10tout ça paraît très loin,
18:11mais c'est le discours de l'Union de Donald Trump,
18:14où il met une grande claque.
18:15C'est la réception de Zelensky en février 2025.
18:20C'est l'accord terrible qu'on signe en Écosse.
18:22Et donc, l'idée de relancer à fond la machine de l'Union européenne
18:25est malheureusement forcée de constater
18:27que 18 mois après ce grand élan,
18:29le compétitif comme passe pour le reprendre.
18:31Vous savez, cette boussole qui indiquait toutes les directions.
18:33Donc, c'est un peu compliqué, la boussole qui tournait partout.
18:36Elle n'a pas amené grand-chose.
18:38C'est des gens qui suivent vraiment l'Union.
18:39Et pour ce, moi, je suis sur certaines des politiques
18:43qu'on essaie de pousser au Parlement européen
18:45les sujets sur l'IA, sur la data et autres.
18:47On est dans les limbes, très clairement.
18:49Donc, malheureusement, quand on regarde la zone de l'extérieur,
18:54elle est dans un État qui n'est pas un très bon État.
18:57Donc, le fait que l'euro se maintienne à 1,12,
18:59c'est déjà en soi une performance.
19:00Olivier, sur l'industrie, c'est 1,12.
19:02Ce n'est pas si mal.
19:03Ça permet de pousser un peu nos exportations.
19:06C'est comment vous voyez le dossier ?
19:08Oui, mais sauf qu'il faut se rappeler,
19:09notamment sur l'industrie,
19:10alors que l'Europe est net exportatrice.
19:12Donc, c'est un bénéfice pour l'Europe.
19:14Mais que la France, ce n'est pas notre cas.
19:16On est net importateur de biens
19:17et même à peu près globalement sur la balance commerciale,
19:20y compris les services.
19:21Donc, je suis désolé de le dire.
19:23On peut regarder, c'est à chaque fois la même histoire.
19:25Il y a un côté positif, il y a un côté négatif.
19:28Mais quand on met la balance,
19:29la singularité française qui est liée
19:31à 40 ans de désindustrialisation
19:32fait qu'aujourd'hui,
19:34ce n'est pas une bonne nouvelle pour nous.
19:35Ce n'est pas une si mauvaise nouvelle,
19:37peut-être au niveau européen.
19:38Mais pour nous, en tous les cas,
19:39ça ne l'est pas.
19:40Ça va accroître notre déficit commercial en biens,
19:42en tous les cas.
19:43Alors, on ne peut pas continuer
19:44que sur des mauvaises nouvelles ce matin.
19:45Schneider Electric a annoncé une grosse opération
19:49de rachat 20 milliards de dollars
19:51pour American Power Conversion.
19:53Ça serait la plus importante opération
19:55réalisée par un groupe industriel français.
19:58C'est de l'intelligence artificielle.
20:00Christian Poyot, cette entreprise-là,
20:02Schneider est quand même au cœur
20:04du développement de l'IA dans le monde entier.
20:06Alors, je ne dirais pas au cœur.
20:07Je dirais que c'est un des acteurs importants
20:09de la chaîne de valeur.
20:11L'IA, ça part des terres rares,
20:14il faut extraire, etc.
20:15Bon, après, on les raffine.
20:17Bon, on va faire vite.
20:18Mais il y a toute l'installation électrique,
20:20donc les data centers.
20:21Mais les data centers,
20:22c'est effectivement des puces, des matériels.
20:23Mais c'est des capteurs électriques,
20:25des installations.
20:25Et c'est là-dessus où Schneider a une position
20:28extrêmement importante au niveau international.
20:30Donc, c'est effectivement un des leaders mondiaux
20:32sur cette chaîne de valeur.
20:33Après, derrière, il y a vraiment les logiciels,
20:35ChatGPT, Gemini, etc.
20:38Là, je connais assez peu la société
20:41qu'ils ont achetée.
20:42C'est une sorte d'assaut système.
20:43Voilà, exactement.
20:44C'est-à-dire qu'ils remontent
20:44dans la chaîne de la valeur.
20:46Enfin, remontée,
20:47il n'y a pas de sens négatif dans le sujet.
20:49Mais cette société est plus dans le logiciel,
20:52entre guillemets,
20:52c'est-à-dire vraiment équipée
20:55des entreprises globalement
20:57sur comment gérer les différentes implantations industrielles,
21:03comment gérer l'IA, etc.
21:04Donc, ils se disent,
21:06il y a une réalité industrielle,
21:07on ne compte ça,
21:08de toute façon, tout le monde le reconnaît.
21:09Et donc, essayons d'élargir
21:10notre champ d'investigation.
21:12Donc, l'opération,
21:13telle qu'on la connaît aujourd'hui,
21:14semble effectivement très intéressante.
21:16Et puis, c'est associé effectivement aux Etats-Unis,
21:18évidemment, un footprint qui est tout à fait intéressant.
21:20Pour l'instant, ça fait chuter le titre
21:22Schneider Electric de quasiment 7%.
21:24Robin ?
21:25C'est vraiment un changement de stratégie pour Schneider.
21:28C'est-à-dire que Schneider était très fort
21:30dans l'automatisation et l'électricité.
21:33Et aujourd'hui, il est en train de devenir
21:34un acteur important du logiciel.
21:36Donc, il va concurrencer la branche logicielle de Siemens
21:40et d'Assosystem.
21:41Voilà, les deux grands concurrents.
21:43Donc, cette société,
21:44ils ont racheté, il y a maintenant
21:47quelques trimestres, je dirais,
21:48Aviva,
21:49qui était un logiciel qui est spécialisé
21:52dans les designs des processus industriels.
21:54Donc, dans l'usine,
21:56la PTC, c'est vraiment quelqu'un
21:57qui aide à des logiciels
21:58de designer les produits.
22:00Donc, ce qu'on appelle du CAD ou autre.
22:02Donc, vraiment,
22:02de designer le produit,
22:03designer son cycle de vie.
22:04Et donc, vous avez quelqu'un
22:05qui fournit l'énergie,
22:07un logiciel qui vous explique
22:08comment les processus tournent dans l'usine,
22:09un logiciel qui vous explique
22:10comment est fabriqué l'objet en question.
22:13Et bien, à la fin,
22:14ce que vous faites,
22:14c'est que vous créez l'IA
22:17du manufacturing.
22:18Vous expliquez à vos clients,
22:20vous leur vendez toute la couche logicielle
22:21qui leur dit
22:22vous pouvez gérer votre usine
22:24grâce à nos outils.
22:26Donc, c'est un changement,
22:27pas de paradigme,
22:28mais c'est vraiment,
22:30effectivement,
22:30ils complètent totalement les briques.
22:32Mais c'est une grosse marge quand même.
22:32Parce que le titre,
22:33carrément, c'est moins 8,58.
22:34Oui, mais je pense que la bourse
22:36réagit mal, entre guillemets,
22:37parce que justement,
22:38ils sortent un peu
22:39de leur territoire de confort.
22:41Mais c'est le propre d'une entreprise.
22:42Je veux dire,
22:43OK, je me développe,
22:43je vois où est-ce qu'il y a des possibilités.
22:45Alors après,
22:46le gros challenge
22:47va être de l'intégration de la société.
22:49L'intégration,
22:49ça ne veut pas dire
22:51les fusionnés,
22:51parce que les business
22:53ne sont pas complètement différents,
22:55mais sensiblement différents.
22:56Donc, ça va être
22:56comment on va arriver
22:57à marier ces deux activités.
22:59Donc, je pense que la réaction de la bourse
23:01est vraiment très court terme.
23:01Moi aussi,
23:02comme ça, à chaud,
23:03on a l'impression
23:03que l'opération est très intelligente
23:05en diversification.
23:06Olivier Luandi,
23:06voilà un secteur industriel
23:09qui fonctionne.
23:10Parce que là,
23:10on parle de Schneider,
23:11mais on pourrait parler de Legrand aussi,
23:12qui se développe
23:13notamment beaucoup aux Etats-Unis.
23:14Tout à fait.
23:15PTC est connu
23:16de longue date
23:17dans le milieu industriel.
23:19C'est exactement
23:20les fonctions
23:21qui ont été décrites,
23:22c'est-à-dire le pilotage des lignes
23:23et la conception des produits.
23:25Alors certes,
23:25c'est dans un secteur,
23:26donc ce n'est pas du grand public.
23:27Donc, on le connaît peut-être moins
23:30dans le grand public,
23:31mais c'est un acteur très, très connu.
23:33Ça fait un moment
23:33que Schneider était dessus
23:34sur ce type de sujet-là,
23:35ce qu'on a appelé
23:36l'industrie 4.0
23:37il y a quelques années déjà,
23:39quasiment une dizaine d'années.
23:40Donc là,
23:40il y a une marche
23:41très, très importante
23:42qui est prise.
23:43C'est la tendance naturelle
23:44que l'on voit dans l'industrie.
23:46C'est-à-dire qu'il y a
23:46un déplacement de la valeur
23:47de la matière à la donnée.
23:48On le connaît partout
23:49dans tous les secteurs économiques.
23:51C'est vrai aussi sur l'industrie.
23:53Le petit point,
23:54moi,
23:54que j'aimerais souligner,
23:57par rapport au contexte
23:58économique français,
23:59vous avez dit
24:00c'est l'opération
24:01la plus grosse
24:02d'un groupe français.
24:03À quel point Schneider
24:04est encore un groupe français ?
24:06Excusez-moi.
24:07Je fais ce que je peux.
24:08Mais voilà.
24:09Alors, c'est super
24:10parce qu'il est effectivement
24:11d'origine française.
24:12Il se développe.
24:13Il y a une empreinte en France,
24:14etc.
24:16Mais encore une fois,
24:17on est sur une dynamique
24:19internationale
24:19qui est en train de se passer.
24:20C'est un groupe
24:20tout à fait international
24:21avec des décisions
24:22très courageuses
24:23et parfois contestées
24:24qui ont été prises
24:25il y a une vingtaine d'années
24:26par Jean-Claude Tricouard
24:27de déplacer
24:28une partie du siège
24:29en Asie.
24:30Souvenez-vous
24:31du débat
24:32que ça avait fait.
24:33Mais encore une fois,
24:34il faut s'en réjouir
24:35pour Schneider.
24:36Quel va être l'impact
24:37pour l'économie française
24:39par rapport
24:39à notre trajectoire ?
24:40Ça, c'est à mon avis
24:41quelque chose.
24:41Mais vous dites qu'on est créé
24:42en fait ?
24:43Ça ne nous concerne pas ?
24:45Ah si, mais à la marge,
24:46je pense.
24:46À la marge, simplement.
24:48Il faut se le dire.
24:49Donc oui, super,
24:50Cocorico.
24:51Et après,
24:51combien d'euros
24:52ça rapporte
24:52à l'économie française
24:53et au budget français
24:55avec le sujet qu'on a
24:56qui est le sujet d'actualité ?
24:57Non, mais je ne cherche pas
24:57à ramener l'argent
24:58systématiquement
24:58pour le budget, Robin.
25:00C'est un très très bon point
25:01et une très bonne remarque.
25:02C'est vrai qu'aujourd'hui,
25:03Schneider,
25:04c'est 175 milliards,
25:06peut-être un peu moins
25:06avec la chute,
25:07mais c'est l'entreprise
25:07qui vaut 175 milliards
25:10de valorisation.
25:10Donc c'est des plus grandes
25:11entreprises cotées en France.
25:14La nuance est très forte.
25:16Elle a une implantation
25:16encore industrielle
25:17historique en France
25:18qui a plutôt tendance
25:20à se spécialiser,
25:21se concentrer
25:22qu'augmenter.
25:24C'est une très bonne chose
25:25que des groupes d'origine
25:26française continuent de croître.
25:28C'est mieux que rien.
25:29Après, évidemment,
25:29ça n'a pas forcément
25:30un impact immédiat
25:31sur le territoire.
25:32Il faut s'en féliciter.
25:34Bien sûr,
25:35issue internationale,
25:36mais on pourrait faire
25:36le même bras de l'on
25:37sur LVMH
25:38ou sur Total
25:38ou sur d'autres sociétés
25:39de manière générale
25:40qui quand même
25:41gardent un tropisme
25:42et je suis persuadé
25:43une partie du cerveau français.
25:44Donc c'est une bonne nouvelle
25:45pour l'industrie française.
25:46Ils sont dans le CAC 40.
25:47Donc déjà,
25:48je considère que c'est français.
25:509h58,
25:50quoi qu'on pourra encore
25:51en débattre.
25:51On est dans une heure.
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