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  • il y a 20 minutes
Chaque week-end, l’émission pilotée par Philippe Gaudin avec à ses côtés Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans l'affaire suivante.
00:02Francis Haume, 67 ans, détenu depuis 1992,
00:05pourrait être jugé devant les assises pour le meurtre de Jean-Joseph Clément en 1989.
00:11Oui, mais l'un des plus célèbres tueurs en série français, déjà multicondamné,
00:16a vu son état se dégrader fortement ces derniers mois.
00:19Les derniers éléments avec Pierre-Louis Bousset.
00:23Ce 8 août 1989, Jean-Joseph Clément part au volant de sa Peugeot 405.
00:28Direction Avignon, pour y acheter une pièce mécanique.
00:32Il quitte son domicile juste après le déjeuner, pour ne jamais y revenir.
00:37Son corps est retrouvé le lendemain à Bédaride dans le Vaucluse.
00:41Son pantalon a été baissé, son crâne fracassé à coups de pierre, aucune trace du coupable.
00:46Le jour de la disparition, à quelques centaines de mètres de la scène de crime,
00:50les gendarmes contrôlent un vagabond, un parfait inconnu, un certain Francis Haume.
00:54Il est relâché, mais trois ans plus tard, dans le cadre d'une autre affaire,
00:59le tueur en série avoue le meurtre de Jean-Joseph Clément, avant de se rétracter.
01:03Faute de preuve, il bénéficie finalement d'un non-lieu en 2002.
01:08Pourtant, de nombreux détails du crime font planer l'ombre de Francis Haume.
01:11Le lieu du meurtre à l'écart, la violence des coups, l'absence de mobiles apparents,
01:16comme si la victime avait été choisie au hasard.
01:18Il y a aussi ce jean ensanglanté retrouvé sur place, qui allait parfaitement au suspect.
01:24Francis Haume est aujourd'hui renvoyé devant les assises pour ce meurtre,
01:28une décision dont il a fait appel.
01:30La tenue d'un procès demeure incertaine,
01:32en raison notamment de l'état de santé fragile du tueur en série.
01:37Alors avec nous pour en parler, nous recevons Christine Clément,
01:40la fille de Jean-Joseph Clément, retrouvée assassinée en 1989.
01:44Merci d'être avec nous et à vos côtés, votre avocate Marina Lali.
01:47Merci d'être là aussi.
01:48Général Daouz nous accompagne pour nous éclairer ce dimanche aussi.
01:52Dominique, le procès, ce procès a été requis par le pôle Colcase de Nanterre,
01:5737 ans après l'effet.
01:59Et maître Alali, on a une échéance pour le mois de novembre.
02:03Mais pourquoi est-ce que c'est aussi long d'abord ?
02:06Alors c'est long ce que nous dit la cour d'appel de Versailles,
02:08parce que c'est elle qui va devoir dessiner ou non du renvoi de Francis Haume devant la cour d
02:12'assises,
02:13que le rôle est saturé.
02:14C'est-à-dire qu'il y a trop de dossiers, pas assez d'audience, pas assez de magistrats.
02:18Et du coup, les délais d'attente sont très longs.
02:20Alors Christine Clément, quelle est votre plus grande crainte
02:22et qu'est-ce que vous demandez à la justice aujourd'hui de manière un peu solennelle ?
02:26Moi, ma plus grande crainte, c'est au niveau de la santé de Francis Haume.
02:31Parce que c'est vrai qu'il y a quelques temps en arrière,
02:33on nous a dit qu'il était vraiment très très très malade.
02:36Bon là, il est ressorti, mais apparemment avec de gros problèmes de santé.
02:40Donc moi, j'attends un procès qui est que le procès s'accélère.
02:44Vous demandez à la justice d'accélérer le calendrier et de trouver cet audiencement,
02:48de trouver une date pour que le procès se tienne.
02:50Oui, oui.
02:50Dominique.
02:51Tout à fait.
02:51Quand quelqu'un est dans son état de santé,
02:53est-ce que vous avez la possibilité, maître,
02:57de faire savoir qu'il y a urgence,
02:59que c'est un dossier particulier,
03:01et qu'on peut peut-être le placer au-dessus de la pile ?
03:03C'est possible ou pas ?
03:04Alors, on peut le faire, mais de manière un petit peu officieuse,
03:07dans le sens où il n'y a pas de recours
03:09qui nous est donné par le Code de pression pénale particulier.
03:13Il n'y a pas de levier possible dans ce cas-là.
03:14Nous, on n'est même pas tenus au courant de l'état de santé de Francis Haume,
03:17ce qui est normal.
03:17On n'est pas ses avocats.
03:19Donc en fait, on sait juste qu'il a été malade,
03:22mais on n'en sait pas plus.
03:24Alors nous, on le sait par les dernières nouvelles d'Alsace, Dominique.
03:27L'Est républicain.
03:28Oui, il a fait des allers-retours entre la centrale et l'unité de soins de Brabois.
03:33Il a été opéré.
03:33Il a été opéré cet été.
03:35Il a regagné sa cellule à NC Saïm,
03:37la centrale où sont les AICS,
03:39hauteurs d'infractions à caractère sexuel.
03:41Il y est revenu récemment.
03:43Le 16 septembre dernier.
03:44Le 16 septembre.
03:45Donc finalement, Francis Haume va plutôt bien.
03:47Nous, si vous voulez, on en est ravis,
03:50parce que notre objectif premier avec Mme Christine Clément,
03:53c'est qu'aujourd'hui, il soit jugé pour le meurtre de Jean-Joseph Clément.
03:56Cela fait des années que ça dure, des années de retard.
04:00Et il faut que, si vous voulez, la justice se rattrape de toute manière dans ce dossier.
04:03Donc il est urgent que maintenant le dossier soit...
04:07La première étape, c'est la Cour d'appel.
04:08Et ensuite, on veut une date très rapide devant la Cour d'assises
04:12si c'est la décision que prend la Cour d'appel.
04:14Pourquoi il faut que la justice se rattrape, selon vous ?
04:16Parce que c'est un dossier...
04:18D'ailleurs, on a signé l'État pour faute lourde,
04:20parce qu'il y a une succession de fautes très importantes dans ce dossier,
04:23avec des années blanches, c'est-à-dire des années où le dossier est ouvert à l'instruction,
04:26mais dans laquelle il ne se passe absolument rien.
04:28Il y a d'ailleurs dix ans dans ce dossier, donc c'est énorme,
04:31dans lesquels il y a zéro acte d'instruction,
04:33alors qu'un juge était désigné et que M. Francis Homme était mis en examen.
04:37Donc c'est évidemment une faute de l'État de ne pas enquêter,
04:40encore plus quand il y a une mise en examen,
04:42et encore plus quand une famille attend les réponses pour la personne qui est décédée.
04:46Et on va reposer la même question.
04:48Est-ce que ce juge, qui n'a rien fait pendant dix ans,
04:50est-ce qu'on lui demande de rendre des comptes ?
04:52Parce que sa hiérarchie lui dit,
04:54« Monsieur, venez un peu par ici, c'est quoi ce dossier vide ? »
04:57Alors, ce n'est pas un juge, en fait, c'est une succession de juges qui n'ont rien fait,
05:01puisqu'en dix ans, on sait que les juges...
05:03Est-ce qu'on ne peut pas dire à tous, voilà, vous allez rendre des comptes ?
05:06Malheureusement, le système aujourd'hui ne fonctionne pas exactement comme ça.
05:09Nous, on assigne l'État un peu comme une personne générale,
05:12mais on n'attaque pas une personne en particulier, un juge en particulier.
05:17On s'attaque évidemment à un système qui a été défaillant,
05:19et une succession de fautes, mais de fautes qui ont été également personnelles
05:23de la part de certains magistrats, évidemment.
05:24Christine Clément, ça fait combien d'années que vous portez ce combat ?
05:27Enfin, depuis le début, j'imagine.
05:29Et comment on trouve la force de tenir ce dossier à bout de bras ?
05:33Moi, ça a fait 37 ans cette année, c'est-à-dire le 7 et 8 août,
05:38où il a été retrouvé.
05:39Et la force, je l'ai parce que je veux à tout prix savoir
05:43si c'est bien lui qui a le jugement,
05:46et la promesse que j'ai faite sur le cercueil de papa.
05:49Et cette promesse, vous la faites aussi pour les autres membres de votre famille ?
05:53Vous êtes soutenu dans votre démarche ?
05:54J'imagine qu'il y a un élan collectif et familial ?
05:56Oui, oui, bien sûr.
05:58Si on se plonge dans le dossier, techniquement,
06:01il a avoué, Francis Olmavoue, le meurtre de votre père,
06:05et ensuite, il se rétracte.
06:07Est-ce que vous pouvez nous dire, Maître,
06:09si au moment où il avoue, il donne des éléments probants,
06:14qui ne laissent aucun doute finalement,
06:16même s'il va se rétracter après,
06:17est-ce qu'il donne des éléments que lui seul pouvait connaître,
06:21que seul le meurtrier pouvait connaître ?
06:23Alors là, vous allez me piéger,
06:24parce que moi, je suis quand même tenue encore
06:26par ce fameux secret de l'instruction,
06:28tant que le dossier n'est pas renvoyé
06:30et rendu public à la cour d'assises.
06:32En tout cas, à notre sens, aujourd'hui,
06:34ce qu'on va soutenir dans la cour d'appel de Versailles,
06:36c'est qu'il y a bien assez d'éléments
06:38pour que Francis Olm soit jugé devant une cour d'assises.
06:40Alors, pourquoi est-ce qu'il s'est rétracté ?
06:42La question est pertinente.
06:43Pourquoi est-ce qu'il s'est rétracté ?
06:44Parce qu'on ne l'a pas interrogé pendant 10 ans.
06:47On l'a laissé dormir.
06:47Donc, il a profité de ses années blanches, finalement,
06:49pour faire machinariat ?
06:50C'est ce qui s'est passé, factuellement.
06:53Le parcours criminel de Francis Olm,
06:56on le rappelle, il a déjà été plusieurs fois condamné.
06:58Il a été condamné 11 fois, je crois,
07:01dont 5 en Lorraine.
07:03Il est étudié au Paul Colquais de Nanterre.
07:06Général Daouz, comme d'autres tueurs en série, d'ailleurs.
07:09Est-ce qu'on pense plausible,
07:10pour avoir ouvert ce parcours criminel,
07:12la question est,
07:13est-ce que c'est plausible de trouver encore d'autres victimes ?
07:17Ou est-ce que c'est pour éclairer ce qu'on a déjà ?
07:19À quoi ça sert d'ouvrir ce parcours criminel à Nanterre ?
07:22Et comment on va l'éclairer ?
07:24Alors, l'éclairer, c'est se replonger dans le passé,
07:28mais dans tous les faits.
07:29Et là, il faut rendre hommage à Jean-François Abgral,
07:32qui est le gendarme qui s'est rendu compte
07:35qu'il avait un parcours...
07:36Regardez les victimes de Francis Olm et le parcours du...
07:39On l'appelle le retard du crime.
07:40Il avait un parcours, et en quelques semaines,
07:43il arrivait à traverser la France 2-3 fois.
07:46C'est-à-dire qu'on s'aperçoit, au fur et à mesure,
07:48avec le travail de Jean-François Abgral,
07:50que partout où il passe, il y a des faits,
07:54des faits graves, des meurtres, des agressions, etc.
07:57Et que la majorité n'est pas vérifiée
08:01où elle est isolée l'une de l'autre,
08:04et on va chercher coupable potentiel.
08:07Donc, le fait qu'il y ait encore à découvrir,
08:11ça, c'est mon intime conviction,
08:13ça ne repose rien.
08:14Je pense qu'au regard d'un parcours
08:16qui a échappé à tous les radars possibles,
08:19qu'on peut encore retrouver quelques éléments.
08:21On en parlait à la rédaction, tous les deux.
08:23C'est vrai que Jean-François Abgral,
08:24c'était un gendarme qui était à la section de recherche
08:27de la gendarmerie de Rennes,
08:28qui travaille sur un cas.
08:30Premier cas, c'est Aline Peres
08:31qui est retrouvée, tuée à coups de couteau
08:33sur une plage en plein jour.
08:34La plage du Moulin Blanc.
08:35La plage du Moulin Blanc au Ralec-Cairion.
08:38Donc, il va travailler sur cette histoire
08:40et ensuite, il va remonter.
08:41Et il a fait un boulot phénoménal
08:43et on en parlait tout à l'heure
08:44avec François à la rédaction avant de descendre.
08:46En fait, il a retracé tout le parcours
08:49de Francis Haume, qui était un vagabond,
08:51donc qui était contrôlé par des gendarmes
08:53ou des policiers,
08:55donc Abgral a repris tout ça,
08:56qui allait chez Emmaüs
08:57pour chercher des vêtements
09:00et ça laissait une trace,
09:01il a fait ça,
09:02qui prenait des procès-verbaux
09:04parce qu'il voyageait sans billet dans les trains,
09:07donc il a retracé ça aussi,
09:09qui allait dormir à la cure,
09:11qui allait voir le curé,
09:12il a retracé ça,
09:13qui allait demander des colis alimentaires
09:14dans les mairies,
09:15il a retracé ça aussi.
09:16Il avait fait une carte incroyable.
09:18On s'apercevait qu'il était passé 84 fois
09:21dans les mêmes départements en France
09:22et quand on mettait le calque
09:24et des affaires non élucidées,
09:25ça donnait le vertige,
09:26je crois que, je ne sais plus,
09:27je crois qu'il y avait 44 affaires
09:30à cette époque-là.
09:30Oui, ça montait à 52.
09:32Il y a une première affaire
09:33qui doit être son premier meurtre
09:35quand il habitait à Montigny-les-Messes,
09:38qui s'est passé dans son quartier
09:39et ça pourrait être une histoire
09:41qui ressortira un jour.
09:42Oui, tout à fait.
09:44Juste peu de temps avant la mort de sa mère,
09:46il était encore mineur,
09:47donc il y a une histoire là.
09:49On a donné le déclenchement
09:52de ce parcours
09:53avec la mort de sa mère
09:54le 16 octobre 1984,
09:57le jour de l'affaire Grégory.
10:00Paradoxalement.
10:01Mais, comme le disait Dominique,
10:04il a très certainement commencé avant.
10:06C'est un parcours sériel.
10:08Mettre à la liste
10:09c'est la raison pour laquelle
10:10il est à Nanterre ?
10:11Oui, évidemment.
10:12Aujourd'hui, c'est quelqu'un
10:14qui a été condamné pour plusieurs crimes.
10:16Il le sera peut-être à nouveau
10:18pour un autre
10:18et tout le monde s'interroge
10:20évidemment de savoir
10:21s'il y a pu en avoir d'autres.
10:22Et avant tout,
10:23les juges d'instruction
10:24et le parquet de Nanterre
10:25qui font encore des recherches actuellement
10:27pour justement rattracher des meurtres.
10:29Peut-être celui dans lequel
10:29vous faisiez allusion
10:30ou peut-être d'autres.
10:32Est-ce que vous avez été confronté
10:33à Francisome
10:34dans un cabinet d'instruction
10:36ou pas encore vous,
10:37personnellement ?
10:38Alors, là,
10:39je vais encore voter en tout.
10:40Je suis vraiment désolée
10:41mais on est très regardé,
10:42on le sait,
10:42sur ce dossier
10:43et on ne peut pas
10:45révéler des secrets
10:46de l'instruction.
10:47Ma question,
10:47c'est plus général,
10:48c'est comment est-ce qu'il se comporte,
10:49est-ce qu'il l'énonce,
10:50est-ce qu'il élabore des choses,
10:51comment est-ce qu'il se justifie
10:52et comment est-ce qu'il l'exprime
10:53puisque donc il a
10:55notamment dit à un moment
10:56« j'ai tué »,
10:57ensuite il s'est rétracté,
10:58est-ce que c'est quelqu'un
10:59qui élabore et qui est capable ?
11:01Est-ce qu'il y a par exemple
11:03un mode opératoire identique
11:04sur toute cette cartographie
11:06ou pas ?
11:06Je peux répondre
11:07à la question de manière générale.
11:08Moi, je pense qu'il est capable
11:10de parler encore
11:11et qu'il faut pour ça
11:12l'interroger,
11:12le réinterroger
11:13à l'instar de ce qu'on a peut-être fait
11:14avec Michel Fourniret
11:15et Monique Olivier
11:17grâce à Sabine Kéry.
11:18C'est ce qui n'a jamais été fait
11:19pour l'instant
11:19avec M. Francis Aulman.
11:20Il y a une signature Aulman,
11:22des meurtres commis
11:23avec une grande violence,
11:24avec des objets
11:24qui lui tombent sous la main.
11:26À Montigny-les-Messes,
11:27il tue deux enfants,
11:28Alexandre et Cyril,
11:29à coups de pierre.
11:30Il tue Laurent Bureau
11:31dans un gymnase épérigueux
11:32à coups d'extincteur.
11:34Votre papa,
11:35c'est une pierre
11:35ou c'est un pistolet à peinture.
11:37C'est une grande violence.
11:39De grande violence.
11:40Il déshabille en partie
11:40ses victimes.
11:41Il n'y a pas de viol
11:42parce qu'il est atteint,
11:43Francis Aulman est atteint
11:44d'un syndrome de Klinfelter,
11:45une atrophie des testicules.
11:47C'est un contemplatif.
11:48C'est un homme très violent.
11:49Quand il est alcoolisé,
11:51c'est encore plus
11:52une circonstance aggravante.
11:53Et puis,
11:54ce qui est déroutant,
11:54avant,
11:54là, c'est les similitudes.
11:56Mais ce qui est déroutant,
11:58c'est qu'il n'y a pas
11:59un type de victime.
12:00Mais ce n'est pas
12:00Patrice Allègre
12:01ou Guy Georges
12:01qui cherche des jeunes femmes
12:02de 20 ans
12:03ou 25 ans.
12:05Il tue tout le monde.
12:06Il tue votre papa.
12:07C'est un monsieur
12:08qui a 70 ans.
12:08Alors, la justice
12:09n'a pas encore...
12:09La justice n'a pas encore...
12:11Il avait 59 ans.
12:12Il a la mort.
12:1259 ans, pardon.
12:13Il tue Mme Manès
12:15et puis Notre-Dame
12:16dans les Ardennes
12:16qui ont 80 ans.
12:17Il tue Sylvie Rossi,
12:18une femme de 30 ans
12:20à côté de Reims.
12:21Il tue un gamin,
12:22Joris Viville,
12:23qui doit avoir
12:249 ou 10 ans,
12:259 ans,
12:25à la sortie du camping
12:26de Port-Grimau.
12:27Il tue tous azimuts
12:29et tout le monde.
12:29Il tue Laurence Guillaume
12:30qui a 15 ans
12:31à côté de Metz.
12:32Ce qui en fait
12:33l'un de nos plus grands
12:33tueurs en série
12:34en France.
12:35Bien sûr, le plus imprévisible.
12:36Totalement imprévisible.
12:38Pas de typicité de victime.
12:40Pas de mode opératoire
12:41au sens tel qu'on l'imagine
12:44et tueur en série
12:44avec la même chose
12:46qui est le couteau,
12:47les pierres,
12:48la violence,
12:49les poings.
12:49Il a tué à coups de poing
12:51et à coups de pied
12:52une jeune femme de 30 ans
12:54qu'il avait prise en...
12:55S'il dire aussi à Reims.
12:57Il l'a piétiné dans un champ.
12:58Voilà.
12:59Donc, c'est une explosion
13:00de violence.
13:02Et là, je reviens
13:03à Jean-François Aubgral
13:04qui avait réussi
13:05à communiquer avec lui.
13:06Ah oui.
13:07Comprendre qu'il savait,
13:09Holm, il sait aussi
13:11jouer avec les gens,
13:13voir leur faiblesse,
13:14s'inservir,
13:15parce que parfois...
13:16Mais est-ce qu'il a le temps,
13:17pardon,
13:17quand c'est une bouffée
13:19meurtrière,
13:20si je puis dire,
13:21est-ce qu'il a le temps
13:21de déceler ça
13:22chez la victime potentielle ?
13:24Oui.
13:25Oui.
13:25Apparemment, oui.
13:26Il arrive à voir
13:27les faiblesses immédiates
13:28des victimes.
13:29Et il se prépare souvent
13:30parce que les bouffées,
13:31c'est ce que expliquait
13:32Jean-François.
13:33Enfin, moi, je dis bouffées,
13:34mais je ne sais pas
13:34si c'est le bon terme.
13:35Voilà.
13:36Il imagine les meurtres
13:39et après,
13:40les meurtres ont lieu.
13:41Oui.
13:42Et il les raconte
13:43comme s'il était un spectateur.
13:44À l'extérieur.
13:45Je l'ai vu avancer,
13:46il a fait ci,
13:46il a fait ça,
13:47il est allé là,
13:48il a sorti son couteau,
13:49en fait,
13:49il raconte son histoire.
13:50Et puis,
13:50il a quelque chose
13:51de particulier,
13:52il arrive à embarquer
13:53des gens avec lui.
13:54Oui.
13:54Des gens qui n'ont rien à voir
13:55quand il tue
13:56le petit Joris Viville,
13:57mais il emmène avec lui
13:57un infirmier
13:59qui a une voiture
13:59et c'est la voiture
14:00dans laquelle
14:00ils vont emmener l'enfant.
14:01Quand il tue Laurence Guillaume,
14:03il va l'actualité
14:03avec le propre cousin
14:04de Laurence Guillaume.
14:06Il n'a pas de voiture.
14:07Il dit,
14:07tiens,
14:07on prend ta voiture,
14:08on va suivre ta cousine.
14:09Vous voyez,
14:09il a parfois des complices.
14:11Est-ce que vous savez
14:11s'il a pu en avoir un
14:12dans le meurtre ?
14:13Dans votre affaire ?
14:15Il n'y a pas de complices.

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