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Les conseils de notre docteur Brigitte Milhau sur les sujets santé qui vous concernent dans #BonjourDrMilhau
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00:00Bonjour, aujourd'hui dans la santé expliquée à ma fille, je répondrai aux questions de Sacha sur la misophonie,
00:07ce trouble peu connu et pourtant très répandu.
00:11Puis le docteur Catherine Grenier nous expliquera à quel point il est important de ne pas banaliser l'hypertension.
00:18Enfin, le docteur Martin Blachier nous fera découvrir une innovation qui pourrait changer la vie d'un grand nombre d
00:24'entre nous.
00:25Un micro-robot à avaler plutôt qu'une piqûre.
00:35Alors Sacha, on s'intéresse aujourd'hui à la misophonie.
00:38Je le disais, un trouble peu connu dont on parle très peu et pourtant très répandu,
00:43c'est tout de même 15 à 20% de la population qui est touchée, donc c'est quand même
00:47très fréquent.
00:48Alors tu peux nous expliquer ce que c'est la misophonie, déjà le mot misophonie ?
00:51Alors miso, je déteste, et phonie, le bruit.
00:56Donc ce sont des personnes qui détestent le bruit.
00:58Alors on est tous un peu misophones.
01:00La craie sur le tableau, la fourchette dans l'assiette, on est tous un peu.
01:06Mais là c'est vraiment autre chose.
01:08C'est vraiment, ça va provoquer certains bruits, vont provoquer une réaction disproportionnée,
01:16une réaction émotionnelle intense, émotionnelle et physiologique même.
01:20C'est-à-dire qu'en fait, tu vas avoir des réactions de dégoût, d'énervement, c'est insupportable.
01:26En fonction du volume, du bruit ?
01:28Ce n'est pas du tout en fonction du volume sonore, tu as raison de le préciser.
01:31C'est vraiment le type de son qui va provoquer des sons du quotidien.
01:36Ça va être quoi ? Donne des exemples de sons qui peuvent provoquer cette misophonie ?
01:43Ce ne sont pas, généralement ce ne sont des sons, ce qu'on appelle des bruits organiques.
01:49Organiques, ça veut dire qu'ils viennent du corps humain.
01:51Donc c'est vraiment des bruits du quotidien.
01:53Comme la mastication, comme les reniflements, comme la déglutition, comme la respiration.
02:00Quelqu'un qui respire un peu fort, tout ça.
02:03Mais aussi...
02:03Tu en parles avec dégoût alors que c'est totalement des bruits de tous les jours.
02:07Des bruits de tous les jours, mais je me mets à la place du misophone.
02:11Mais ce peut être aussi les clics d'un stylo, les bruits d'un clavier.
02:17C'est-à-dire que les gens qui ne supportent pas le bruit de la mastication, ils ne peuvent pas
02:21manger ?
02:22Alors, ce ne sont pas leurs propres bruits.
02:25Eux, ils peuvent renifler, masticer et manger.
02:28Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
02:29C'est le bruit des autres.
02:31Et c'est encore une caractéristique du misophone.
02:34Mais en même temps, c'est un peu normal.
02:36Regarde, c'est un peu comme les chatouilles.
02:38Si je me chatouille toute seule, ça ne me fait pas rire.
02:42Alors que si quelqu'un me chatouille, ça me chatouille.
02:44Même chez les autres.
02:46Avec la misophonie, c'est un petit peu comme ça.
02:49Le problème, c'est le bruit des autres.
02:51Mais ça provoque des réactions terribles.
02:53Alors justement, ça va avoir quoi comme conséquence,
02:56le fait de détester des bruits comme ça ?
02:58Ça nous énerve ?
02:59Alors, il y a plusieurs degrés dans la misophonie.
03:01Il y en a qui sont légèrement misophones.
03:04Ceux-là, ça va les aider.
03:04Un peu tout le monde.
03:05Voilà.
03:06Et puis, il y en a qui sont énormément.
03:09C'est-à-dire, pour eux, ça déclenche des réactions de dégoût.
03:12Ça peut même aller...
03:13Il y en a même qui se sont battus à cause des bruits.
03:15Enfin, je veux dire, quand on regarde les témoignages
03:17des personnes qui souffrent de misophonie,
03:20ça peut aller très loin.
03:21En fait, parce qu'on ne supporte pas quelqu'un
03:23qui mange à côté de nous, tout simplement.
03:24Non, ni en famille, ni en couple,
03:26ni au restaurant avec des amis.
03:28Tu ne vas pas au cinéma parce que le bruit des pop-corns
03:30dans un paquet.
03:30Manger des chips, je crois que c'est ce qu'il y a de pire
03:32pour le misophone.
03:33Mais pareil au bureau,
03:35le bruit des claviers,
03:37le bruit de quelqu'un qui se mouche.
03:39Donc, ça peut amener certaines personnes
03:42à s'isoler complètement.
03:44Donc, tu vois, ça peut devenir handicapant.
03:46Alors, ça fait un doute.
03:47Pourquoi certaines personnes vont avoir une surréaction
03:50comme ça à certains bruits qui ne sont même pas forts,
03:52qui sont juste un peu répétitifs ?
03:54Alors, ce qui dérange, c'est que les personnes
03:56fassent du bruit un peu longtemps.
03:58Oui, mais non, parfois même, il suffit d'un petit peu.
04:01Ah oui, d'une fois, d'accord.
04:02Mais ce que je veux dire par là,
04:03c'est qu'on n'a pas réellement la cause.
04:06On a fait des IRM,
04:07certaines images ont montré
04:09une petite zone singulaire dans le cerveau
04:11qui serait un petit peu hypertrophiée
04:13chez certains misophones.
04:14Mais tu vois, ça peut être tellement lourd
04:15qu'on essaie d'étudier vraiment,
04:18de trouver la cause.
04:19Ce n'est pas génétique ?
04:20Alors, il y a des familles de misophones,
04:23mais on ne sait pas si c'est dû à certains gènes
04:26ou si c'est parce qu'ils sont élevés.
04:27Non, ne fais pas de bruit, tais-toi, attention.
04:30Chacun mange dans son coin.
04:32On ne sait pas réellement.
04:33Mais ce qu'on retrouve chez la plupart des misophones,
04:36ce sont tout de même des personnes anxieuses,
04:39des personnes qui n'ont pas une flexibilité cognitive
04:43et émotionnelle,
04:44qui sont un petit peu, pas psychologiques,
04:46j'exagère,
04:47mais tu vois,
04:47ou alors qui sont sujettes au TOC,
04:50au trouble obsessionnel, confulsif.
04:52C'est ce qu'on retrouve.
04:53Mais chez certains misophones,
04:54on ne retrouve rien non plus.
04:56Donc tu vois, on n'a pas encore les causes.
04:58Et alors, qu'est-ce qu'on fait
05:00quand on est face à quelqu'un ?
05:02Face à quelqu'un, on va essayer de ne pas faire de bruit.
05:04Mais quand on est misophone soi-même
05:06et que ça nous gêne dans notre vie,
05:08qu'est-ce qu'on peut faire ?
05:08Est-ce qu'il y a des traitements ?
05:10Est-ce qu'il y a des solutions ?
05:11Alors déjà, il faut essayer d'identifier les bruits
05:14qui provoquent chez vous le plus de réactions,
05:17de cette réaction disproportionnée.
05:19Mais il faut comprendre que le misophone souffre.
05:22Ce n'est pas drôle pour lui d'entendre ça.
05:24Dans son cerveau, ça provoque des choses.
05:26Oui, c'est un supportable pour lui.
05:27Voilà.
05:27Mais quand je te dis...
05:28C'est-à-dire qu'il se passe vraiment
05:29une réaction physiologique.
05:31Ce n'est pas juste dans la tête.
05:33C'est émotionnel et physiologique.
05:34Tout est dans la tête.
05:35C'est émotionnel et aussi physiologique.
05:38Parfois, ça accélère la respiration,
05:40ça tachycardise, ça accélère le cœur.
05:42Ils se mettent à transpirer.
05:44Donc tu vois, ça dépend vraiment des formes.
05:46Alors ce qu'il faut déjà, c'est savoir que ça existe.
05:48C'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui.
05:50Oui, pas penser qu'on est fou.
05:51Ça existe, il y a plusieurs personnes dans ce cas-là.
05:53Ne pas tomber dans le panneau,
05:55d'aller s'isoler, ce qu'on aurait tendance à faire.
05:58C'est manger tout seul, ne plus voir personne.
06:01Voilà, il ne faut surtout pas tomber là-dedans.
06:02Sinon, c'est la dépression assurée.
06:04Qu'est-ce qu'on peut faire ?
06:05On peut aller consulter.
06:06Il y a énormément, justement...
06:08On peut consulter pour ça en disant
06:09que je ne supporte pas les bruits.
06:10Bien sûr, je pense que je suis misophone
06:11ou tout simplement, j'ai du mal à supporter les bruits.
06:15Et le médecin va essayer de trouver
06:17quels sont les bruits,
06:18va essayer de vous accompagner.
06:20Il y a des thérapies cognitivo-comportementales,
06:22de la sophrologie,
06:23pour arriver, parce que je te dis souvent,
06:25on retrouve une anxiété chez ces personnes.
06:27Mais ce qui était important aujourd'hui,
06:29c'était d'en parler pour connaître ce trouble.
06:33Ce n'est pas une maladie, c'est un trouble.
06:35C'est important pour soi,
06:38parce que comme ça, la personne sait
06:39qu'en fait, c'est quelque chose qui est fréquent.
06:41C'est 15 à 20 % des Français tout de même.
06:43Mais c'est important aussi pour l'entourage,
06:45parce que l'entourage d'un misophone
06:46ne comprend pas le misophone.
06:49Il se dit, mais c'est quoi ce tyran ?
06:51Ce ou c'est...
06:51Tu n'as pas le droit de manger à côté.
06:53Tu peux manger tout seul,
06:54tu ne supportes pas quand je respire,
06:55tu ne supportes pas quand je mastique.
06:57Voilà.
06:57Donc, c'est important d'en parler,
06:58c'est important de connaître la misophonie.
07:09Docteur Catherine Grenier, bienvenue.
07:10Je suis ravie de vous accueillir.
07:11Vous êtes médecin Conseil national
07:14de l'assurance maladie, mais pas que.
07:17Vous avez fait de la médecine d'inter,
07:19vous êtes médecin de santé publique,
07:21vous avez travaillé à l'INSERM,
07:22vous avez travaillé à la Haute Autorité de Santé
07:24et maintenant l'assurance maladie.
07:26Est-ce que je peux dire que la prévention,
07:28c'est un peu votre credo ?
07:30Tout à fait.
07:31La prévention, c'est vraiment un sujet majeur
07:34en santé publique.
07:35C'est finalement ce qu'on peut faire
07:37au niveau d'une population
07:38pour améliorer globalement sa santé.
07:41Et avant de parler de la prévention
07:42qui est très importante dans l'hypertension artérielle,
07:45est-ce que vous pouvez nous rappeler
07:46ce qu'est l'hypertension artérielle ?
07:48Alors, l'hypertension artérielle,
07:50c'est le fait que la tension dans les artères
07:52est trop importante.
07:53Cette tension, elle est liée à l'activité du cœur
07:56qui est une pompe qui envoie le cœur,
07:58le sang dans les artères,
07:59le sang oxygéné pour irriguer tous les organes.
08:02Et donc, il se contracte.
08:04C'est les battements du cœur.
08:06Et à chaque battement,
08:07il augmente la tension
08:10pour envoyer avec force
08:11le sang dans les artères.
08:13Et puis, ensuite, il y a une période silencieuse,
08:16on dit, et ça repart.
08:17Donc, ce qu'on mesure
08:19quand on mesure la tension artérielle,
08:21c'est le maximum de cette tension
08:22et le minimum
08:23puisque le cœur, le sang continue à circuler.
08:25Et on donne toujours deux chiffres.
08:27Voilà, deux chiffres.
08:29La tension, au moment où le cœur se contracte,
08:31la norme, c'est 14 ou 140.
08:35Oui, on est 14 ou 140,
08:37c'est en millimètre de mercure
08:38ou en centimètre de mercure.
08:39Généralement, on va dire 14.
08:4014,9, c'est la norme.
08:42Et ces deux chiffres sont un seuil.
08:45Il faut que la tension soit
08:47en dessous de 14
08:49pour la plus importante
08:51et en dessous de 9
08:52pour la moins importante.
08:53Les deux chiffres comptent.
08:55Imaginons que j'ai 14,10.
08:58Est-ce que je suis hyper tendue ?
08:59Oui.
09:00C'est une hypertension.
09:01C'est soit le chiffre d'en haut,
09:03soit aussi le chiffre
09:05au moment où le cœur se repos.
09:11Donc, les deux comptent.
09:12Soit un au-dessus, soit les deux.
09:14On peut avoir aussi 17, 10.
09:17Mais celui d'en bas, aussi,
09:19s'il est élevé, on est hyper tendu.
09:20Alors, évidemment,
09:22il y a une campagne qui est lancée.
09:24C'est pour ça que nous en parlons aujourd'hui.
09:26Et c'est très important.
09:27En fait, le problème,
09:29c'est qu'on ne sait jamais
09:30quand on est hyper tendu ou pas.
09:32À part un accident,
09:33malheureusement,
09:34on la prend souvent
09:35lors d'une complication.
09:37Mais on ne le sait pas,
09:37alors, comment on fait ?
09:38Oui, c'est exactement ça.
09:40En fait, l'hypertension
09:40ne parle pas
09:42avant de déclencher
09:43des complications graves.
09:44On est asymptomatique
09:46vis-à-vis de...
09:47On n'a pas de symptômes
09:48quand on a une hypertension.
09:49Donc, c'est pour cela
09:51qu'il faut aller la chercher,
09:53aller mesurer sa tension
09:55de manière régulière,
09:56surtout à partir de 40 ans,
09:57chez le médecin
09:58ou chez un autre professionnel de santé,
10:00pour s'assurer
10:01que sa tension est normale.
10:04Puisque c'est une maladie invisible,
10:06mais qui fait des dégâts dans le temps,
10:08puisqu'elle abîme les artères
10:09au fur et à mesure du temps.
10:10Donc, votre conseil,
10:12et c'est un peu l'idée de la prévention,
10:13on va le voir sur la vidéo
10:16qui tourne depuis quelques temps, d'ailleurs.
10:19Cette vidéo,
10:20l'idée, c'est vraiment
10:21d'arriver à repérer
10:22ces signes.
10:23Et c'est assez amusant
10:25parce que vous parlez
10:25de tous les chiffres
10:26qu'on a toute la journée
10:26en tête,
10:27mais l'idée,
10:28ce serait que chacun sache
10:30à un moment M,
10:32à un temps T,
10:33quelle est sa tension.
10:34On va voir tout de suite
10:35sur cette vidéo
10:36qui est diffusée,
10:37justement,
10:38pour que les gens
10:38prennent conscience
10:39de l'importance.
10:44Parmi tous les chiffres
10:45qui nous entourent,
10:47il y en a un
10:47qui devrait attirer
10:48davantage notre attention,
10:50surtout après 40 ans.
10:53Une tension élevée
10:54multiplie les risques
10:55d'un décès d'infarctus
10:56ou de malheur rénal.
10:56En fait, l'idée,
10:57c'est comment on va se peser
10:58pour savoir à peu près
10:59où on en est de son poids,
11:00c'est de prendre sa tension
11:01pour savoir à peu près
11:02où on en est de sa tension.
11:03Voilà.
11:04Exactement.
11:04Et quand on n'a pas
11:05de problème identifié,
11:07une fois par an,
11:08c'est suffisant.
11:09D'accord.
11:09Pas non plus que ça devienne
11:10quelque chose de quotidien.
11:13L'idéal,
11:13c'est peut-être de conseiller
11:15à tout le monde,
11:16d'ailleurs,
11:17d'avoir un petit brassard,
11:19soit poigné,
11:20soit au bras,
11:21et de l'apprendre.
11:22D'abord,
11:22ça amusera toute la famille.
11:23Oui, c'est ça.
11:24Ça peut être ludique.
11:26Et c'est une manière
11:27de prendre soin de sa santé
11:29et de repérer un symptôme
11:31qui peut nécessiter
11:32des modifications comportementales,
11:35mais aussi des traitements médicaux.
11:37Et ça se soigne très bien,
11:38l'attention,
11:39à condition de bien suivre
11:40les recommandations
11:41de son médecin,
11:42y compris de prendre son médicament.
11:43Oui, alors,
11:43il ne faut pas non plus
11:44paniquer des gens.
11:45Ce n'est pas parce qu'on a
11:46une fois un chiffre élevé,
11:47il faut la prendre plusieurs fois,
11:49trois fois,
11:49c'est la règle des trois.
11:50Trois-trois.
11:51Trois fois le matin,
11:52trois fois le soir,
11:54pendant trois jours.
11:54Et on prend ce recueil
11:56à partir d'une alerte
11:57qu'on a eue
11:57chez un professionnel de santé.
11:58On va voir son médecin
11:59avec ce recueil.
12:00Et c'est là où on discute
12:04traité par un médicament
12:05ou si on peut améliorer les choses
12:07rien qu'avec des petites mesures
12:09sur son alimentation,
12:10sa manière de vivre.
12:11Mais justement,
12:13il y a deux choses
12:14qui sont importantes.
12:15Déjà, les complications.
12:16On peut dire
12:17que ça ne paraît rien,
12:19mais les complications
12:20sont redoutables.
12:21Rappelez-nous
12:21les principales complications.
12:23Les maladies cardiovasculaires,
12:24ce sont des complications
12:26extrêmement graves.
12:27Je vais vous donner l'exemple
12:27de l'infarctus du myocarde,
12:29de l'accident vasculaire cérébral,
12:31mais il y en a beaucoup d'autres.
12:32Toutes les artéries,
12:33dissection de la horte,
12:34et puis aussi des maladies
12:35qui touchent tous les organes
12:36qui, du coup,
12:37à cause de cette hypertension,
12:38vont être mal irrigués.
12:39Le rein, l'œil.
12:42Première cause de césité
12:43dans le monde.
12:43Exactement.
12:44Donc, on a vraiment un enjeu
12:46à agir sur ce facteur de risque
12:49qui est essentiel
12:50et qui est le premier facteur
12:51de risque de maladies cardiovasculaires.
12:53On dit,
12:54dis-moi si c'est vrai,
12:56que le simple fait
12:57d'augmenter sa tension
12:58de deux points,
12:59c'est-à-dire de 14 à 16,
13:01si elle passe à 16,
13:02ça double le risque
13:03de faire un accident
13:04vasculaire cérébral ?
13:05C'est sûr que l'accident
13:06vasculaire cérébral,
13:07il est totalement en lien
13:09avec ce facteur de risque.
13:10C'est le point clé
13:12pour éviter un accident
13:14vasculaire cérébral
13:15que d'avoir une tension
13:16normalisée, bien sûr.
13:18D'accord.
13:18Et comme on ne la sent pas,
13:20sauf peut-être
13:20quelques petits saignements
13:21de nez,
13:22quelques petits...
13:22Des symptômes spécifiques,
13:23des maux de tête,
13:25des mal-être.
13:26Donc l'idée,
13:27c'est que tout le monde
13:27l'apprenne.
13:28On est d'accord
13:28pour éviter ces complications
13:29qui sont gravissimes.
13:31Exactement.
13:32Mais quels sont...
13:33Puisqu'on parle de prévention,
13:34je vous le disais,
13:35et je sais que c'est
13:35votre passion,
13:37votre spécialité,
13:38votre dada.
13:41Comment prévenir ?
13:43Alors,
13:44en l'absence
13:45de situations particulières,
13:47on sait que sur une population
13:49qui va bien,
13:49il y a des actions
13:51à mettre en place
13:52pour éviter
13:54d'avoir de l'hypertension.
13:55L'activité physique régulière,
13:57la lutte contre la sédentarité,
13:59c'est deux choses
14:00un petit peu différentes.
14:01La sédentarité,
14:01c'est rester 12 heures par jour
14:02sur un fauteuil
14:03ou sur un canapé.
14:04Ce qui arrive,
14:04ce qui est souvent là.
14:05Et le fait de faire
14:07un jogging tous les dimanches
14:08ne va pas compenser
14:09ce point-là.
14:10Donc il y a les deux points.
14:11Ne pas être trop sédentaire,
14:13bouger le qu'on peut
14:14et puis avoir une activité physique
14:16sportive
14:17de temps à autre.
14:18Il y a ce point-là.
14:19Il y a l'alimentation.
14:20Le sel,
14:21on sait depuis
14:23plus de 50 ans.
14:24Mais ça fait vraiment
14:25montrer la tension ?
14:25Le sel fait monter la tension.
14:27Bien sûr que le sel
14:28déclenche de la rétention d'eau.
14:29L'eau va dans les artères
14:30et donc,
14:31oui,
14:32ça augmente
14:33la tension artérielle.
14:34Oui,
14:34mais quand on voit
14:35qu'on double la dose
14:36qui est normalement recommandée,
14:38là,
14:38il y a du boulot.
14:39Bien sûr.
14:40Et puis en plus,
14:41c'est un argument de plus
14:42pour lutter contre
14:43l'alimentation transformée
14:45qui souvent,
14:45pour des raisons de conservation,
14:47est plus salée
14:47que de l'alimentation naturelle.
14:49Perdre l'habitude
14:50de ressaler systématiquement
14:51les plats
14:52avant de les goûter.
14:53C'est quelque chose
14:54de simple
14:55à mettre en œuvre.
14:56Et on sait
14:56que dans nos alimentations
14:57accidentales,
14:58on mange de toute façon
14:59trop salé.
15:00On ne risque pas
15:00de manquer de sel.
15:01Essayons de diminuer la dose.
15:02Ça se joue à quelques grammes.
15:05Et ça peut changer
15:06beaucoup de choses
15:07sur la tension artérielle.
15:09Après,
15:09bien sûr,
15:10le tabac.
15:10Le tabac est un facteur
15:11de risque
15:12d'hypertension artérielle
15:13de la même manière
15:14que l'alcool.
15:15Tous ces facteurs
15:16peuvent être limités.
15:17Mais le tabac,
15:17j'allais dire encore plus.
15:19On ne va pas faire
15:19un concours.
15:20On ne va pas faire
15:20un concours.
15:21Mais quand on sait
15:22que 80% des infarctus
15:24chez les moins de 50 ans,
15:26donc ces jeunes,
15:27sont liés au tabac,
15:29je crois que là aussi,
15:31il faut des campagnes.
15:31Je compte sur vous.
15:32Bien sûr.
15:33Oui,
15:34on est conscients de ça.
15:35Et d'ailleurs,
15:36on porte,
15:37avec un certain nombre
15:38d'acteurs,
15:39le soutien
15:39au projet
15:40Génération sans tabac
15:41pour essayer
15:42de limiter
15:45l'intoxication tabagique
15:46dès le plus jeune âge,
15:47d'empêcher
15:48les plus jeunes
15:49de tomber
15:50dans cette addiction.
15:50Et pour une raison
15:51intéressante,
15:52c'est qu'en fait,
15:52on sait que si on passe
15:53l'âge de 25 ans
15:54sans avoir fumé,
15:56la probabilité
15:57de devenir
15:57un fumeur quotidien
15:58est extrêmement diminuée.
16:00Donc on a un enjeu
16:02à faciliter la non...
16:04Vous reviendrez
16:05pour nous parler
16:05justement des projets
16:07dans ce domaine.
16:07Il y a aussi
16:08le sommeil.
16:09Il y a aussi
16:10le sommeil.
16:11Les apnées du sommeil
16:12ou le sommeil en général ?
16:13Le sommeil en général.
16:14La qualité du sommeil.
16:16D'avoir un sommeil
16:17réparateur
16:17et d'un sommeil
16:18qui est de la durée
16:19qui correspond
16:20aux besoins de la personne.
16:21Donc il faut se connaître
16:22un peu,
16:22pas s'endormir
16:24dès qu'on se pose
16:25à 14 heures
16:26après le déjeuner.
16:27C'est un signal
16:27qu'on dort sans doute
16:28pas assez.
16:30On va aller voir
16:31les facteurs de risque d'ailleurs.
16:32Oui, chacun a des durées
16:33de sommeil
16:34à adapter,
16:35bien sûr,
16:36mais globalement
16:37entre 6 et 8 heures,
16:396 heures,
16:39c'est un minimum
16:40de sommeil par jour.
16:41Il y a toujours
16:42des exceptions,
16:42évidemment.
16:43Donc le sommeil,
16:44c'est un facteur
16:45sur lequel on peut agir aussi.
16:47Le stress,
16:48le stress,
16:49qu'il soit professionnel
16:50ou personnel,
16:50l'association.
16:51Ça fait vraiment monter
16:52la tension ?
16:52Ça fait vraiment monter
16:53la tension.
16:54Alors on peut avoir
16:54des crises aigües,
16:55mais le sujet-là
16:56sur lequel on essaie
16:57d'agir,
16:58c'est vraiment
16:58la tension
17:00qui est régulièrement
17:01trop haute,
17:02donc l'hypertension chronique.
17:04Avec un stress chronique.
17:05C'est elle qui va déclencher
17:07des pathologies graves
17:08sur le long terme,
17:09bien sûr.
17:10Le surpoids,
17:11le diabète,
17:11le cholestérol ?
17:13Tout ça,
17:14c'est à la fois
17:14des facteurs génétiques,
17:16bien sûr,
17:16tout le monde n'a pas
17:17la même génétique
17:17sur ces sujets-là,
17:18mais il y a aussi
17:19des facteurs alimentaires
17:21sur lesquels on peut agir.
17:22Le cholestérol,
17:24c'est le trop gras,
17:24le diabète,
17:25c'est le trop sucré.
17:26Donc en fait,
17:27en ayant une alimentation
17:29bien équilibrée,
17:30on peut lutter
17:32contre l'hypertension
17:33et toutes ces maladies cardiovasculaires.
17:35Après,
17:35il y a les facteurs
17:35contre lesquels on ne peut rien,
17:36c'est l'âge,
17:37le sexe,
17:38les hommes sont plus touchés
17:39et les antécédents familiaux.
17:42Les hommes sont plus touchés,
17:43surtout jeunes.
17:45Plus âgés,
17:45les femmes rattrapent les hommes.
17:46Ah oui,
17:47parce qu'elles sont plus
17:47des hormones.
17:48Elles sont plus protégées
17:49par leurs hormones
17:49et on a un petit peu
17:50dans notre inconscient médical
17:52la tendance à penser
17:53que les femmes
17:53sont moins concernées,
17:55ce qui n'est plus vrai
17:56à partir de 70 ans.
17:58Il nous reste très peu de temps.
17:59Oui.
18:00Le problème avec l'attention,
18:02c'est évidemment de la dépister.
18:04Vous l'avez entendu,
18:05il faut absolument
18:05que vous connaissiez
18:06ces deux chiffres
18:07au même titre
18:08que vous connaissez
18:08d'autres chiffres.
18:09Ça fait partie des chiffres
18:10à connaître
18:11et à faire prendre
18:12régulièrement sa tension
18:13et au moins une fois par an
18:15à partir de 40 ans
18:17et à consulter évidemment
18:18si elle est élevée.
18:19Mais après,
18:19il y a le problème du traitement.
18:20Oui.
18:21Parce que là,
18:22on a un vrai problème.
18:24Contrairement à certains traitements,
18:25les gens ne se sentent pas malades.
18:27Au début,
18:28ils le prennent
18:29et après,
18:30ils arrêtent.
18:31C'est ça.
18:31On a un vrai sujet
18:32d'adhésion au traitement
18:33chez les patients,
18:35sans doute parce qu'ils n'ont pas
18:36bien compris
18:37ce qu'ils jouent
18:39s'ils ne prennent pas le traitement
18:40ou est le risque
18:41qu'ils le prennent.
18:42Donc,
18:42ces campagnes pédagogiques
18:44à expliquer
18:45ce que c'est que la tension,
18:46pourquoi il est important
18:47de normaliser,
18:48c'est-à-dire d'avoir une tension
18:49qui est en dessous du seuil,
18:51maîtrisée,
18:52c'est quelque chose
18:53qui va contribuer
18:54au fait que les patients
18:55adhèrent au traitement.
18:56Il y a évidemment
18:56la pédagogie
18:57des professionnels de santé aussi
18:58qui complétera.
19:00Écoutez,
19:01ce qu'on retiendra,
19:02c'est qu'il faut que ça devienne
19:03un slogan
19:04au même titre
19:05que les antibiotiques
19:06n'est pas automatique.
19:07Votre tension
19:08mérite
19:08toute votre attention.
19:10Merci beaucoup,
19:10Docteur Grenier.
19:11Je vous en prie.
19:12Merci à vous.
19:19Docteur Martin Blachier,
19:20bienvenue.
19:21Je rappelle que vous êtes
19:22médecin de santé publique
19:24et que toutes les semaines
19:25vous venez avec une innovation
19:27qui cette semaine
19:28va faire plaisir
19:28à tous ceux
19:29qui ont peur
19:30des piqûres.
19:31Absolument,
19:31absolument.
19:32C'est une innovation
19:33justement qui est censée
19:34éviter les piqûres,
19:36notamment ces piqûres
19:36sous-cutanées
19:37que de nombreux malades
19:38sont obligés de se faire
19:39pour des traitements.
19:40Comme les traitements
19:40contre l'obésité par exemple ?
19:42Comme les traitements
19:42contre l'obésité,
19:43absolument,
19:43contre les traitements
19:44contre l'ostéoporose,
19:45comme dans beaucoup
19:45de maladies chroniques aussi,
19:46notamment les maladies de Crohn,
19:47les psoriasis sévères,
19:48toutes ces maladies inflammatoires
19:50où les gens
19:50peuvent régulièrement
19:52faire des injections
19:53sous-cutanées,
19:54l'objectif de cette pilule
19:55c'est qu'en fait
19:55ces injections
19:56ne se fassent pas
19:57dans la peau
19:57mais dans l'intestin.
19:59Alors,
20:00expliquez-nous un petit peu
20:02le mécanisme s'il vous plaît.
20:03En fait,
20:03il y a un certain nombre
20:04de molécules
20:04qui ne peuvent pas être
20:05prises par la bouche
20:06tout simplement
20:06parce qu'elles ne vont pas
20:07résister à l'acidité gastrique
20:09et du coup,
20:09finalement,
20:10le traitement
20:10ne sera plus efficace.
20:11Donc l'idée,
20:11c'est de le faire parvenir
20:13jusqu'à l'intestin
20:14dans une gélule
20:18sera contenue
20:19en fait
20:19dans un micro-robot
20:21dans un micro-robot
20:22mais enfin un robot
20:23en matière végétale
20:25et alimentaire
20:25c'est-à-dire que tout ça
20:26ce n'est pas du plastique
20:27mais il résiste
20:28à l'acidité gastrique
20:29mais il résiste
20:29à l'acidité gastrique
20:30et ce qui fait qu'en fait
20:31quand il va arriver
20:32dans l'intestin
20:32il va y avoir un petit ballonnet
20:34qui va se dilater
20:35et ces petites injections
20:36au mieux de vous les faire
20:37sous la peau directement
20:38en fait,
20:38elles vont se faire
20:39dans la muqueuse intestinale
20:40On a tout compris
20:41mais c'est encore mieux
20:42en images
20:42on va regarder
20:43Regardez, regardez
20:44une belle image en plus
20:45voilà,
20:48un petit ballonnet
20:49qui va en fait se déplier
20:50et voilà les petites aiguilles
20:52qui vont rentrer
20:52dans la muqueuse intestinale
20:54qui vont faire en fait
20:55l'injection
20:56dans cette muqueuse
20:57qui est très vascularisée
20:57Après ça s'en va
20:58c'est éliminé naturellement
20:59ça se décompose complètement
21:00et on ne le retrouve pas
21:01dans l'aisselle
21:01Et les aiguilles
21:02elles se détruisent
21:03Elles se détruisent
21:04une fois que le produit
21:05est passé dans la vascularisation intestinale
21:07Mais quand elles piquent dedans
21:09ça fait mal ou pas ?
21:10En fait non
21:10parce que autant la peau
21:12elle n'est pas faite
21:12pour être agressée
21:13ce qui fait que
21:14quand vous vous piquez souvent
21:14vous pouvez avoir
21:18ce qui fait que les gens
21:19au bout d'un moment
21:19ils arrêtent de prendre leur traitement
21:21Et là pas du tout
21:22en fait la muqueuse intestinale
21:23elle est faite
21:24pour subir des petites abrasions
21:25comme ça
21:25notamment avec les aliments
21:26et donc en deux jours
21:28vous savez qu'il y a
21:29tout l'épithélium intestinal
21:30qui se refait intégralement
21:31et donc du coup
21:32ça ça permet
21:33qu'il n'y ait pas d'agression
21:34de l'épithélium
21:34il se refait tout de suite
21:35D'accord
21:36Mais ça c'est de la science-fiction ?
21:38Alors non là
21:38on n'est pas du tout
21:39dans la science-fiction
21:39puisqu'on est déjà
21:40dans des phases
21:41assez avancées de développement
21:42donc il est très très probable
21:43que ça ce soit quelque chose
21:45qui soit disponible
21:46dans quelques années
21:46et que donc
21:47de nombreuses personnes
21:48qui se piquaient
21:49tous les jours
21:50ou toutes les semaines
21:50puissent bénéficier
21:52de ce type d'innovation
21:53D'accord
21:53mais les études
21:54qui ont eu lieu
21:55on a le recul suffisant
21:56nécessaire pour...
21:58On a des reculs
22:00sur plusieurs semaines
22:01sur plusieurs mois
22:02là on aura
22:02pour quasiment
22:03une année de recul
22:05c'est normalement
22:07ce qui est exigé
22:07par les agences
22:08pour pouvoir utiliser
22:09ce type d'innovation
22:10Vous disiez
22:10que ce sont
22:11des substances naturelles
22:14C'est-à-dire qu'après
22:15on voit là
22:16c'est éliminé
22:17dans la testa
22:17C'est du sucre
22:19ou des acides aminés
22:20c'est-à-dire que
22:20c'est exactement
22:21les mêmes composants
22:21qui fait notre alimentation
22:23donc en fait
22:23au bout d'un moment
22:24ça va se décomposer
22:24exactement
22:25comme la viande
22:26comme le pain
22:27qu'on mange
22:27et donc dans les selles
22:29vous ne trouvez absolument rien
22:30comme si vous aviez
22:30mangé quelque chose
22:31Et vous êtes sûr
22:32que ça ne va pas être
22:34détruit dans l'estomac ?
22:35Ah non
22:36normalement
22:37Parce que sinon
22:37on n'a pas sa dose
22:38Non mais ça
22:39ça a été montré
22:39d'ailleurs
22:40on fait des prises de sang
22:40pour voir que le produit
22:42est de la même concentration
22:43que qu'on se fait en sous-cutanier
22:44Ah oui oui
22:44ça c'est le minimum
22:46Merci beaucoup
22:46docteur Blachier
22:47Merci d'avoir regardé cette vidéo
22:47Merci d'avoir regardé cette vidéo