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  • il y a 21 minutes
Vendredi 2 octobre 2026, retrouvez Cédric O (ancien secrétaire d'Etat au numérique, co-fondateur et CEO, Mallow) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, que vous regardez tous les jours sur la chaîne Bsmart.
00:12Aujourd'hui je reçois Cédrico, ancien secrétaire d'Etat au numérique, qui présente son nouveau projet, une IA sans écran.
00:17Est-ce que ce sera le best de Noël ? C'est ce qu'on va voir tout de suite.
00:27Dans la grande interview, je reçois Cédrico aujourd'hui. Bonjour Cédric.
00:31Bonjour.
00:31Merci beaucoup d'être avec nous, ancien secrétaire d'Etat au numérique pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron.
00:37Je vous reçois aujourd'hui en tant qu'entrepreneur, puisque vous lancez un produit, un produit avec un logiciel,
00:44notamment de l'intelligence artificielle, j'allais presque dire évidemment.
00:48Mais ce n'est pas si évident, parce que si on parle de l'IA partout, l'IA dans les
00:53jouets pour enfants,
00:54c'est quand même quelque chose d'un peu plus compliqué.
00:56Alors votre projet s'appelle Malo, c'est le nom aussi de votre entreprise, qui au départ, si je me
01:01souviens bien, s'appelait Marche Malo.
01:03Exactement.
01:04Il y a eu une évolution sur ces deux années.
01:06Alors on va parler de tout ce que vous avez fait pour installer ce nouveau produit.
01:10Mais déjà, si on s'intéresse à l'annonce, puisque c'est tout récent, c'est vraiment cette semaine que
01:14vous présentez ce produit Malo,
01:16on parle d'un jouet, on parle d'une mini-enceinte, en fait, qui va proposer des jeux audio aux
01:23enfants
01:24et qui fait intervenir l'intelligence artificielle.
01:27Pourquoi avoir fait ce choix d'utiliser l'IA pour un jouet pour enfants ?
01:33Alors, merci de me recevoir ce matin.
01:36Donc nous, c'est ça, on fait des jeux audio.
01:38On embarque les enfants dans des aventures immersive audio sans écran, dont ils sont le héros, où ils vont parler
01:44à des personnages, résoudre des problèmes, répondre à des questions, etc.
01:48Et on en profite pour développer certaines compétences qui sont absolument critiques dans le développement des enfants, comme l'imagination,
01:55le raisonnement, la logique, la régulation émotionnelle.
01:57Et en fait, le fond du sujet, c'est ça, c'est-à-dire qu'on a créé Malo parce
02:02que notre mission, c'est d'aider les enfants à progresser.
02:05Et s'il y a une chose sur laquelle les spécialistes en développement de l'enfant, donc nous, on en
02:09a dans l'entreprise, on travaille avec certains des meilleurs spécialistes mondiaux.
02:12S'il y a une chose sur laquelle ils sont d'accord, c'est le rôle absolument crucial de l
02:16'interaction et de la conversation dans le développement des enfants.
02:20D'où l'intervention d'intelligence artificielle générative pour échanger, c'est ça, interagir avec les enfants.
02:26Exactement. Nous, aujourd'hui, on a voulu s'appuyer sur la puissance de l'audio.
02:30Tout le monde a une boîte à histoire et on s'est dit, en travaillant avec ces scientifiques, que si
02:33jamais on pouvait aller faire de l'interaction,
02:36un peu de la manière où, si on pouvait comparer les boîtes à histoire aux dessins animés, nous, on ferait
02:41des jeux vidéo,
02:42mais avec une compétence additionnelle qui est qu'on va développer un certain nombre de qualités qui sont extrêmement importantes.
02:49Et c'est vraiment pas très important, c'est l'interaction.
02:52C'est-à-dire qu'ils vont parler, ils vont répondre, ils vont avoir à développer un certain nombre de
02:56compétences
02:57et ils vont se retrouver actifs dans nos expériences.
03:00C'est un jeu vidéo, vous dites. C'est comme un jeu vidéo, sauf qu'il n'y a pas
03:03d'écran, il n'y a pas d'image.
03:04On est vraiment à 100% dans l'audio. Il y a de l'interaction avec l'enfant.
03:09Pour autant, ce n'est pas un chatbot avec lequel on échange, on est bien d'accord.
03:12Non, ça, c'est un choix très fort qu'on a fait, qui est un peu d'ailleurs orthogonal avec
03:15ce que fait le marché.
03:17On n'a pas voulu faire un ami imaginaire.
03:18Il y a beaucoup de gens, on voit dans l'IA, qui travaillent sur des amis imaginaires, sur des peluches
03:22qui parlent.
03:22Nous, on n'a pas voulu faire ça. D'abord parce qu'on est parents et qu'on était, il
03:25faut le dire, pas très à l'aise
03:27avec l'idée que nos enfants allaient interagir avec des amis imaginaires.
03:31Et puis aussi parce que la science, en tout cas la recherche qu'elle dit aujourd'hui,
03:33c'est qu'il y a quand même des risques avec le fait d'avoir des personnages anthropomorphiques
03:37qui vont singer la connexion émotionnelle, le fait de parler à un ami.
03:40Donc nous, on ne fait pas du tout ça.
03:42Nous, on fait des jeux, donc il y a un début, il y a une fin, il y a un
03:45but.
03:45Il va falloir résoudre des enquêtes, il va falloir répondre à des questions.
03:48Et c'est dans ce cadre-là qu'on va utiliser l'intelligence artificielle.
03:51D'une certaine manière, si je peux...
03:52C'est-à-dire pour faire évoluer le scénario ?
03:54Alors, pour faire plusieurs choses.
03:56D'abord pour s'adapter à l'enfant.
03:57Et puis pour l'aider à progresser, c'est-à-dire que par exemple, on va faire des jeux de
04:00mémoire,
04:01où on va au début commencer, il va falloir mémoriser deux éléments,
04:05puis après trois éléments, quatre éléments, et les aider à progresser.
04:08Mais chez nous, l'IA, ce n'est pas l'objectif.
04:10C'est-à-dire qu'on n'a pas fait ce jeu pour faire de l'IA.
04:13On s'est dit, on veut aider les enfants à progresser.
04:15Si on met de l'interaction et si on les fait parler, c'est absolument extraordinaire.
04:18Et l'IA, maintenant, elle permet ça.
04:21Alors, je disais, cette intelligence artificielle, de toute façon, elle est en train de s'imposer partout,
04:24donc c'est presque un outil incontournable.
04:26Est-ce que ça a constitué, justement, une difficulté de l'intégrer dans un jouet pour enfants ?
04:32Parce que, pourquoi j'insiste là-dessus, on parle d'un jouet qui vise les 4 à 10 ans.
04:38Exactement.
04:39Et pour les parents, aujourd'hui, c'est un sujet d'inquiétude, l'intelligence artificielle.
04:44Évidemment.
04:45Et tout ce qui tourne autour de la sécurité et de la sûreté, ça a été vraiment le prérequis quand
04:49on a créé Malo.
04:51Aujourd'hui, notre estimation, c'est que notre système d'intelligence artificielle,
04:55donc il n'y en a pas qu'une, il y en a plusieurs qui sont emboîtées,
04:58c'est probablement l'un des plus sûrs du monde, peut-être le plus sûr du monde en matière d
05:02'interaction IA et enfants.
05:04Et comme vous l'avez dit, ça a été assez compliqué et assez long,
05:07parce que, dans le fond, l'IA, aujourd'hui, elle est entraînée par des adultes, pour des adultes, sur des
05:10données d'adultes.
05:11Et donc, elle a des comportements, à la fois dans ce qu'elle va dire et la manière dont elle
05:13va se comporter,
05:14qui ne sont pas adaptés aux enfants.
05:15Et donc, nous, on a dû faire travailler nos chercheurs en intelligence artificielle
05:18avec des spécialistes, justement, de la manière dont on parle aux enfants,
05:22la manière dont les enfants vont se développer,
05:23pour avoir des interactions dont on est absolument le plus sûr possible,
05:29qu'elles soient sûres pour les enfants.
05:31Alors, ça veut dire que là, on peut commencer à rentrer peut-être dans la partie technologique du produit,
05:35nous dévoiler un peu les coulisses.
05:38Quels sont ces choix technologiques que vous avez dû faire ?
05:40Parce que j'entends que vous avez entraîné, en fait, des modèles d'IA sur des données spécifiques,
05:46c'est ça ? Sur des voies d'enfants ?
05:49Alors, effectivement, on a dû...
05:50Donc, vous avez créé des mini-modèles adaptés à ce jeu.
05:54Comment vous avez travaillé ?
05:55Alors, en fait, ça prend du temps, parce qu'en fait, il n'y a pas de meilleure manière de
05:58comprendre
05:59comment faire une IA qui est à la fois sûre, qui marche et qui est adaptée aux enfants,
06:02que de jouer avec des enfants.
06:03Donc, le produit, on l'a co-développé aujourd'hui avec 200 familles, 300 enfants,
06:08on a joué plus de 6 000 sessions de jeu, il y a plusieurs centaines, voire milliers d'heures de
06:12jeu.
06:12Et on l'a adaptée pour essayer de comprendre, on avait en tête ce qu'on voulait faire,
06:17on avait en tête quelles étaient les garanties qu'on voulait avoir,
06:20et comment faire en sorte pour créer un système d'IA.
06:22Donc, il n'y a pas une seule IA, il y en a plusieurs,
06:24il y en a à peu près une dizaine de modèles qui vont interagir en une simple interaction.
06:28Et faire en sorte que cette expérience, elle soit à la fois sûre, qu'elle marche.
06:32Aujourd'hui, l'IA, elle marche très mal, elle comprend très mal les enfants.
06:34Vous pouvez essayer avec Claude ou Chad GPT.
06:36Quand vous avez un enfant qui a 5 ans, qui a 6 ans, qui va parler de manière différente,
06:39dont le ton est plus aigu que la voix d'un adulte, ça marche très mal.
06:42Donc, il faut que ça marche, il faut que ce soit sûr.
06:44Et puis, un dernier élément qui est absolument essentiel, il faut que les enfants aiment.
06:48Donc, il faut que ce soit fluide, il faut que ce soit réactif.
06:50Et surtout qu'aujourd'hui, tout le monde travaille sur des chatbots,
06:52c'est-à-dire, vous ou moi, on va poser une question à l'IA, l'IA va répondre.
06:56Mais ça, les enfants, ça ne les intéresse pas.
06:57Les enfants, ils veulent rire, ils veulent jouer, ils veulent qu'on leur raconte des histoires.
07:00Et dans ce cadre-là, on peut essayer de leur faire apprendre des choses.
07:02Mais il faut comprendre ce qu'ils aiment.
07:04Et ça, ça a été un long processus qui a duré à peu près 2 ans.
07:07Mais ça veut dire qu'il faut développer un savoir-faire très spécifique.
07:09Donc, vous avez dans vos équipes des data scientists,
07:13des spécialistes de l'intelligence artificielle
07:16ou uniquement des spécialistes de l'univers de l'enfance
07:18et vous avez passé commande à un prestataire technologique.
07:21Non, ça, je crois que c'est une des grandes forces de Malo
07:24et une des grandes spécificités de Malo.
07:25C'est que nous, à l'intérieur de l'équipe,
07:28on a à la fois des gens qui viennent du machine learning,
07:30donc purement des ingénieurs d'intelligence artificielle.
07:33Mais on a aussi des gens qui sont spécialistes des univers jeunesse.
07:36Ça va être des auteurs jeunesse.
07:37Ça va être des gens qui viennent plutôt du jeu vidéo.
07:39C'est-à-dire qu'ils savent comment faire une interaction
07:41qui est plaisante pour les enfants.
07:42Ça va être des gens qui sont des comédiens pour faire...
07:45Enfin, pardon, des musiciens pour faire la musique,
07:47des sound designers pour faire le son.
07:49Et donc, c'est vraiment un mix entre des compétences
07:52qui, d'habitude, ne se parlent pas.
07:54Parce que d'habitude, on a des entreprises d'IA
07:55avec des gens qui font de l'IA.
07:56Et de l'autre côté, on a des entreprises plutôt du côté de la création
07:59qui ont fait du contenu enfant.
08:00Nous, on s'est dit, si on veut inventer quelque chose de nouveau,
08:03les jeux audio, ça n'existe pas.
08:05C'est un peu comme si on réinventait des jeux vidéo,
08:07mais sans écran.
08:08En plus, avec cette dimension éducative,
08:10donc il a fallu apporter des talents,
08:11des gens qui viennent plutôt d'un univers de la recherche
08:14sur le développement de l'enfant.
08:15On doit faire travailler des corps de métier
08:17qui, d'habitude, ne se parlaient pas.
08:18Vous avez dit que ça faisait appel quand même
08:20à plusieurs grands modèles de langage.
08:22Donc, pas uniquement ceux de Mistral.
08:24Vous êtes un des premiers investisseurs.
08:27On ne dit pas un des premiers fondateurs.
08:30On ne dit pas exactement quels sont les modèles
08:32qui sont dans le système.
08:35Donc, c'est un assemblage de modèles,
08:36des modèles qui peuvent être sur l'étagère,
08:37des modèles que nous-mêmes, on va prendre,
08:39qui sont des modèles open source
08:40et qu'on va façonner pour qu'ils soient adaptés aux enfants.
08:44Et dans les 10 modèles qu'on utilise aujourd'hui,
08:45il y a un modèle Mistral,
08:46mais évidemment, il n'y a pas que des modèles.
08:47D'accord. Et pourquoi vous ne les citez pas ?
08:49Par exemple, les modèles open source que vous utilisez ?
08:52Alors, je pense que dans nos communications techniques,
08:54on pourra lever le voile sur un certain nombre de modèles.
08:56mais aujourd'hui, on estime qu'en termes de spécialisation
09:01dans l'interaction entre l'IA et les enfants
09:03pour faire quelque chose qui est à la fois sûr
09:05et adapté aux enfants,
09:06c'est vraiment quelque chose sur lequel Malo a une avance
09:09potentiellement dans le monde.
09:10C'est pour ça que là, on sort en France
09:11et on veut aller aux États-Unis dès l'année prochaine.
09:14En tout cas, c'est ce que nous disent les partenaires
09:15comme Miraculous avec qui on travaille aujourd'hui.
09:18Et donc, ça fait partie aujourd'hui
09:20de quelque chose qu'on maîtrise
09:22et potentiellement les autres un peu moins.
09:23Vous allez publier des papiers techniques.
09:25L'idée, c'est aussi de faire progresser
09:27l'utilisation de l'IA pour les enfants ?
09:30On va publier des papiers techniques.
09:31On va commencer sur la sécurité, notamment.
09:34Et ça, c'est quelque chose qui est important.
09:36Aujourd'hui, le domaine de la sécurité de l'IA
09:40dans ces usages pour les enfants,
09:41c'est quelque chose qui est assez nouveau
09:43et assez peu fourni.
09:44Et donc, on a vocation
09:45et on a la volonté de contribuer
09:47à créer les normes dans ce secteur.
09:50On travaille déjà avec une ONG
09:52qui est à notre sens la plus avancée
09:55sur le sujet qui s'appelle Cora.
09:57Et on veut aider les standards et normes
09:59de la protection de l'enfance
10:00dans le domaine de l'IA à progresser.
10:03Alors, ce projet,
10:05vous montez en binôme avec Flore Cousin.
10:08Elle a un peu le même profil que vous.
10:10J'ai regardé finalement HEC,
10:12passé par le conseil.
10:13Comment est-ce qu'on choisit son binôme
10:15quand on se lance dans une aventure entrepreneuriale comme ça ?
10:17Vous ne dites pas,
10:17je cherche un profil complémentaire du mien ?
10:20Alors, je ne suis pas sûr que Flore dirait
10:22qu'elle a exactement le même profil que moi.
10:25Alors, on a fait la même école, c'est vrai.
10:26Elle n'a pas fait de politique.
10:27Non, elle n'a pas fait de politique.
10:28Non, elle a un parcours qui est très différent
10:30dans le sens où elle,
10:31elle a fait du consumer,
10:31enfin, du consumer depuis qu'elle est sortie d'HEC.
10:34Elle est passée par le BCG, producteur.
10:37Et ensuite, elle était en startup.
10:40C'est une très bonne question.
10:41Alors, elle demanderait une longue réponse.
10:42Mais pour répondre rapidement,
10:44quand on a voulu créer Malo,
10:46moi, au début, je pensais qu'il fallait
10:47que la complémentarité se fasse sur les hard skills,
10:49c'est-à-dire chercher plutôt un CTO.
10:51Et ce que Flore m'a appris,
10:53c'est qu'en fait, la complémentarité,
10:54elle se fait plutôt sur les soft skills.
10:57Et j'aurai l'occasion peut-être
10:58de développer ça à l'avenir.
11:00Mais je pense qu'en fait,
11:00il faut aimer faire des choses différentes.
11:03Et surtout, il faut se faire confiance, par ailleurs.
11:05Et ça, je pense que c'est extrêmement important.
11:07Quand on crée une entreprise ensemble,
11:09on va passer plus de temps
11:10avec son cofondateur qu'avec sa famille,
11:13même avec son conjoint dans la vie.
11:15Et donc, il faut qu'on ait le même projet de vie.
11:17Et ça, je pense que c'est extrêmement important.
11:18C'est une leçon intéressante à partager.
11:21Mais c'est un de nos cofondateurs
11:22qui s'appelle Frédéric Potter,
11:23qui est un entrepreneur extraordinaire
11:25qui m'avait dit ça.
11:26Il m'a dit, il faut que tu aies le même projet de vie.
11:28Et donc, il faut se poser les questions difficiles au début.
11:30Quand on se marie,
11:31on se demande si on veut avoir des enfants.
11:34Quand on s'associe,
11:35il faut savoir si on a la même vision.
11:37Le jour où il y a des problèmes,
11:38et puis le jour où on veut se racheter,
11:40est-ce qu'on veut se vendre,
11:40est-ce qu'on veut faire une très grosse entreprise, etc.
11:42Alors, en ce moment,
11:43vous avez donc levé 11 millions d'euros
11:45auprès de neuf fonds quand même.
11:48C'est difficile aujourd'hui de lever de l'argent.
11:49Et dans les fonds,
11:50il n'y a pas uniquement des fonds européens, d'ailleurs.
11:51Non, ça, c'était quelque chose
11:52qui est important pour nous.
11:53Nous, on veut créer une entreprise
11:56qui domine dans le secteur de l'IA pour les enfants.
12:00On pense que les Européens peuvent le faire.
12:02On pense que l'Europe doit le faire, même.
12:03C'est-à-dire qu'il faut que les Européens
12:05aient des entreprises qui soient leaders
12:07dans l'intelligence artificielle.
12:08Et on a la volonté de faire ça.
12:09Donc, on est parti avec une grosse ambition.
12:11On a eu la chance d'avoir beaucoup de gens
12:13qui ont cru dans le projet.
12:14Des fonds français,
12:15des fonds spécialisés dans l'éducation
12:17comme Édu Capital,
12:18des fonds plus généralistes
12:18et des fonds étrangers.
12:20Ce qui était très important pour nous
12:22parce que nous, notre vocation,
12:23c'est d'aller très vite aux États-Unis
12:24et de devenir un leader mondial.
12:26Et donc, on avait besoin d'avoir des gens
12:28qui nous aident,
12:29notamment dans les pays anglo-saxons.
12:31Et c'est pour ça qu'on a notamment
12:33Général Catalyst et Balderton
12:34qui sont deux des meilleurs fonds du monde.
12:37Et on est très heureux de ce partenariat.
12:39Donc, l'ambition, elle est internationale.
12:40Mais vous espérez quand même garder
12:42le capital européen, français ?
12:44Moi, j'ai été secrétaire d'État
12:45dans le gouvernement français.
12:46Je pense que la France et l'Europe
12:49ne s'en sortiront pas
12:50si on ne fait pas émerger
12:52des champions technologiques.
12:53J'ai fait le choix de devenir entrepreneur
12:55parce que j'avais envie d'être un acteur
12:57de ce domaine.
12:58J'avais envie d'être un acteur
12:59dans un domaine utile.
13:00Et ce n'était même pas une question pour moi.
13:01Je veux, à titre personnel,
13:03je veux créer une entreprise en France,
13:04je veux créer des emplois en France,
13:05je veux que la France s'en sorte.
13:07Et hier, j'essayais de le faire
13:08du côté du gouvernement.
13:09Maintenant, je suis entrepreneur.
13:11Merci beaucoup, Cédrico,
13:12d'avoir été dans Smartech
13:14pour cette grande interview.
13:16Évidemment, vous nous retrouvez demain
13:17sur la chaîne Bismarck.
13:19Donc je rappelle, Cédrico
13:20qui lance Malo, là, cette semaine.
13:22Merci beaucoup.
13:23Et on se retrouve dès demain
13:24pour de nouvelles aventures
13:26et discussions sur la tech.
13:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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