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Le vice-président des Républicains et député européen, François-Xavier Bellamy était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec ce matin François-Xavier Bellamy.
00:04Bonjour François-Xavier Bellamy.
00:06Merci beaucoup d'être avec nous, vice-président des Républicains et député européen.
00:12On va balayer toute l'actualité, mais on va commencer évidemment par ce qui se passe en ce moment.
00:16L'actualité autour de cette mobilisation lycéenne qui est en train de virer au chaos.
00:21Des milliers de lycéens, de militants d'extrême-gauche et des milliers de racailles, il faut le dire,
00:26dans les rues de France, hier notamment.
00:29Ils volent, cassent, agressent, incendient, dégradent.
00:32Qu'est-ce qui est en train de se passer dans le pays, François-Xavier Bellamy ?
00:35D'abord, il faut dire une chose très simple.
00:37Ce n'est pas une mobilisation lycéenne.
00:40Ce n'est pas un mouvement lycéen.
00:42Et la vérité, c'est que la note du renseignement qui a été publiée hier le confirme par vos confrères
00:48du Figaro.
00:49Elle montre que tout cela a été déclenché d'une manière extrêmement rapide, parfaitement artificielle.
00:54C'est la raison pour laquelle on constate tous la pauvreté des revendications supposées par ceux qui animent ce mouvement.
01:02En réalité, on ne brûle pas des lycées parce qu'il y a cours le samedi matin.
01:07Ça n'a strictement aucun sens.
01:10Ce n'est pas un mouvement lycéen.
01:13C'est un laboratoire du chaos.
01:15Et je crois qu'il faut le dire.
01:17Et il faut voir ce que nous avons sous les yeux et dire ce que nous voyons aujourd'hui.
01:22La France insoumise est en train d'organiser la répétition générale du chaos qu'elle cherche à organiser en France.
01:29Et ce que nous sommes en train d'observer, ça dépasse d'ailleurs la France insoumise,
01:33c'est, je crois, le condensé de tout ce qui menace notre pays, son unité, son avenir.
01:40Tout ce qui le menace, c'est-à-dire, c'est vrai, l'effondrement éducatif, la déconstruction de l'autorité,
01:47le chaos migratoire.
01:49Depuis des décennies, tout cela s'agrège et s'accumule pour produire ce que nous voyons aujourd'hui,
01:55ce cocktail de vide intérieur, de violence, d'absurdité organisée,
02:01ce cocktail de destruction qui, en réalité, ne peut que représenter un risque existentiel pour l'avenir de notre société.
02:08– François-Xavier Bellamy, ce que vous voyez, c'est aussi la conséquence du chaos migratoire ?
02:12– Bien sûr, mais pas seulement, mais aussi cela.
02:16Et encore une fois, ce qui est explosif dans la situation, c'est que nous avons organisé,
02:21notre pays a organisé pendant des années une immigration massive,
02:25tout en déconstruisant l'autorité et en refusant de transmettre.
02:29Et je crois que c'est l'addition de ces facteurs qui fait qu'aujourd'hui,
02:34nous nous trouvons dans une situation où des jeunes sont, d'une certaine manière,
02:38piégés eux-mêmes dans ce vide vers lequel ils sont entraînés.
02:42Je ne veux pas dire par là qu'ils ne soient pas responsables.
02:45Je n'ai pas la culture de l'excuse sociale comme le sociologue que j'entendais hier
02:50sur une radio du service public nous expliquer que ces jeunes ne sont pas coupables
02:54quand ils brûlent des camions de pompiers, qu'ils sont seulement mal considérés,
02:58que c'est nous qui sommes coupables de la manière dont nous les regardons.
03:01Non, ça n'a aucun sens.
03:02Évidemment que chacun doit assumer sa responsabilité.
03:05Et c'est par là que commencera le retour de l'autorité qui ramènera la paix dans le pays.
03:10Mais on voit bien aujourd'hui, on voit bien.
03:12Et tous les Français le savent et tous les Français le voient.
03:14Et c'est un nouvel exemple de ce qui nous le prouve aujourd'hui.
03:18Il faut tout reconstruire maintenant, tout.
03:20Tout est à reconstruire.
03:22– Ce sociologue, vous l'avez entendu sur France Info.
03:24– Exactement.
03:25Quelle doit être la stratégie de Beauvau ?
03:27Quelle doit être la stratégie du ministère de l'Intérieur
03:29et du ministre de l'Intérieur et donc du gouvernement ?
03:31Il faut frapper fort au risque qu'il y ait une bavure
03:35ou il faut laisser faire au risque que ce mouvement dure ?
03:39– D'abord, le plus important, c'est de maintenir l'ordre
03:42et pour maintenir l'ordre, de garantir que tout acte violent sera suivi de sanctions
03:48et que ces sanctions soient immédiates et qu'elles soient visibles.
03:51Je voyais, je prends un exemple parmi 100 autres que nous avons vus sur les réseaux sociaux.
03:55Une femme qui, hier, s'est fait brûler au visage par un jeune qui l'asperge avec un spray
04:01et un moyen de mettre le feu.
04:05– On l'a montré dans la matinale de CNews.
04:07Ce jeune-là, il repart paisiblement presque les mains dans les poches sur les images.
04:10Il faut qu'il soit évidemment interpellé, que tout le monde le sache
04:13et que ce jeune soit puni et que, s'il est mineur,
04:17ses parents soient aussi tenus responsables.
04:19Parce que l'effondrement éducatif, c'est bien sûr l'effondrement de l'école
04:22que je l'énonce depuis des années,
04:23mais c'est aussi la responsabilité parentale qui aujourd'hui est en cause.
04:27Il faut que les familles sachent que si elles laissent leurs enfants
04:31partir dans des mouvements violents comme ceux-là,
04:34elles auront elles aussi à en rendre des comptes.
04:36Parce que si on ne frappe pas aujourd'hui directement par la sanction,
04:41et encore une fois, je le redis, il ne s'agit pas de changer la loi,
04:42il s'agit juste de faire en sorte qu'enfin la loi s'applique correctement.
04:47Si on ne fait pas en sorte que ce soit le cas,
04:49alors on continuera dans la spirale du désordre et du chaos.
04:51– Il y a eu 1793 gardes à vue depuis lundi.
04:55Qu'est-ce que méritent ces voyous ?
04:58Qu'est-ce que méritent ces individus ?
04:59Quelle peine exactement ?
05:01– Tout dépend de ce qu'ils ont commis,
05:02mais il y a un arsenal législatif parfaitement…
05:05– On va être très concret, à Belfort,
05:07deux adultes qui ont agressé des policiers ont été condamnés.
05:10L'un a du sursis, l'autre a des travaux d'intérêt général.
05:14Est-ce que c'est suffisant quand on agresse des policiers ?
05:16– Mais bien sûr que non, et encore une fois, ce qui est frappant,
05:18– Ce sont des adultes, pas des mineurs.
05:19– On n'a même pas besoin de changer le droit.
05:21Il suffit d'appliquer les peines prévues aujourd'hui dans le code pénal.
05:24– Et je suis loin d'être un spécialiste du code pénal,
05:28mais je sais sans avoir…
05:29– Les juges sont indépendants.
05:30– Je sais sans avoir besoin de l'être que si vous agressez un policier,
05:33vous risquez, d'après notre code pénal, beaucoup plus que du sursis.
05:36Il faut par ailleurs, et je le répète, c'est un point très important,
05:39parce que ça a été trop peu souligné dans ce que nous sommes en train de vivre,
05:42il faut rétablir les dispositions de la loi anti-casseurs,
05:45qui était portée d'ailleurs, et de mesures qui étaient portées par Bruno Retailleau,
05:48pour faire en sorte qu'une personne, par le seul fait qu'elle a participé
05:52à un attroupement violent, peut être rendue responsable
05:55des conséquences d'une violence commise en groupe.
05:58Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, si vous prenez ces lycées,
06:00vous voyez, j'entends les députés de la France Insoumise
06:03ou leurs élus s'agiter devant des établissements scolaires
06:07en dénonçant la misère qui est faite à nos élèves,
06:09mais la vérité c'est que le lycée Nelson Mandela,
06:1277 millions d'euros qui a été brûlé,
06:14le lycée Paul-Éloire, devant lequel était M. Bali Bagayoko,
06:1845 millions d'euros de restauration qui a été dégradée.
06:21Eh bien, ces dégradations,
06:24il est difficile d'en imputer la responsabilité à une personne,
06:27et donc aujourd'hui, tout le monde s'en sort.
06:29Mais non, la loi anti-casseurs, c'est que si vous avez participé
06:31à un attroupement qui a conduit, par exemple,
06:35à incendier ou à détruire un établissement scolaire,
06:37vous êtes responsable de cela.
06:39Et je crois qu'il faut absolument revenir à cette responsabilité.
06:42Il faut bloquer les allocations familiales aux familles
06:44qui ne tiennent pas leurs enfants ?
06:46Oui, je le redis, il faut que les parents soient considérés,
06:48je l'ai dit tout à l'heure.
06:49D'accord, mais on bloque les allocations familiales ?
06:52Il faut que la responsabilité soit établie.
06:53Et encore une fois, quelle que soit la manière dont la sanction se passe,
06:57ça peut être à travers les allocations familiales,
06:58ça peut être par d'autres moyens,
07:00mais les familles doivent savoir, les parents,
07:02qu'ils sont responsables de leurs enfants mineurs.
07:04Mais quels autres moyens ?
07:06Si vous bénéficiez, on en a là encore beaucoup parlé,
07:09mais si vous avez une famille qui bénéficie d'un logement social
07:12et qui, de manière évidente, se montre incapable
07:15d'assurer l'autorité nécessaire sur des enfants
07:18qui ensuite dégradent l'environnement même de ce logement
07:21dont ils bénéficient...
07:22On l'expulse de son logement et on ne le reloge pas.
07:25Mais il y a encore une fois...
07:26Parce qu'aujourd'hui, on peut expulser, mais on reloge.
07:29Le vrai problème dans ce pays,
07:30c'est qu'on est rentré dans un régime d'irresponsabilité générale.
07:34Et ça vaut pour les citoyens,
07:36comme malheureusement bien souvent pour les élus.
07:38Il faut revenir à la responsabilité.
07:40Il n'y a pas de civilisation qui tienne sans responsabilité.
07:44Et je pense qu'il faut le redire en particulier à ces jeunes.
07:47C'est le message qui doit passer aujourd'hui.
07:49Parce que si ce message ne passe pas,
07:51c'est leur avenir aussi qui en est détruit.
07:53Le lycée de Nantes, le lycée Nelson Mandela de Nantes,
07:56vous en parliez à l'instant.
07:58Les Français l'ont payé avec leurs impôts.
08:01Ils vont payer à nouveau les réparations.
08:04Est-ce que vous ne craignez pas que s'installe petit à petit
08:06un recul du consentement à l'impôt ?
08:11Le fait est que je pense qu'on parlera sans doute
08:14des questions de budget peu après.
08:15Mais le plus grave dans ce qui se passe
08:18n'est même pas d'ordre budgétaire.
08:20Bien sûr que c'est effarant de voir que ce lycée tout neuf
08:24qui avait coûté 75, 77 millions d'euros a été détruit.
08:28Bien sûr que ça rend encore plus effarant,
08:30cette espèce de lamentation absurde alimentée par LFI
08:34qui consiste à expliquer aux jeunes que la société ne fait rien pour eux.
08:37Mais à la fin, je crois, vous savez, le plus important,
08:40c'est que quand on voit ce lycée brûler,
08:42on ne peut que se demander ce qui pouvait bien se passer dedans.
08:46Le plus important, c'est que l'éducation nationale,
08:49c'est le premier poste de dépense de l'État.
08:51Et avec cette première dépense publique,
08:54nous avons aujourd'hui le système éducatif
08:56qui décroche le plus en Europe.
08:58Et que ce que nous vivons, ce que nous voyons sous nos yeux,
09:00c'est le résultat de l'effondrement intérieur de notre école.
09:04Et c'est ça qui doit tous nous préoccuper.
09:06Plus que même la question du prix des murs,
09:09c'est la question du prix que nous mettons tous les jours
09:11dans une école qui ne parvient plus à transmettre
09:13les savoirs fondamentaux.
09:14Moi, c'est ce qui me frappe, et je le dis comme citoyen,
09:16mais aussi comme prof.
09:18J'ai enseigné pendant 12 ans.
09:19Quand je vois ces images,
09:21je retrouve ce que j'ai connu,
09:22le drame absolu de notre éducation nationale.
09:24Et je pense aujourd'hui à tous les professeurs,
09:27à tous les personnels éducatifs
09:28qui sont confrontés tous les jours
09:29à cet immense mensonge d'État
09:31qui est devenu notre éducation nationale.
09:33Des jeunes qui aujourd'hui sont au lycée, en effet,
09:35qui vont passer leur bac, en effet,
09:37qui pour beaucoup d'entre eux auront leur bac.
09:39Alors que manifestement,
09:41ils ont été privés des moyens même
09:43d'articuler une phrase dans un français normal,
09:46d'avoir plus de dix mots de vocabulaire courant,
09:48de commencer ou de finir une expression
09:50sans un « wesh » ou un « voila »,
09:52de parler correctement
09:54pour exprimer ce qu'ils pensent.
09:56Vous avez fait normal,
09:57ça vous attriste ?
09:58De conquérir les moyens de leur propre pensée.
10:01L'effondrement de la pensée critique,
10:02l'effondrement de la subtilité,
10:04de la nuance,
10:04de la capacité de regarder le monde
10:06avec parfois, bien sûr,
10:08la révolte qu'il inspire,
10:09mais aussi l'émerveillement
10:10qu'il peut parfois susciter.
10:12Cet appauvrissement profond
10:14de la condition humaine
10:15qui est le résultat
10:17de cette crise éducative,
10:19tout cela se condense aujourd'hui
10:20dans la violence
10:20que nous sommes en train de vivre aujourd'hui.
10:22Je l'écrivais dans « Les déshérités »,
10:24en 2014,
10:25je crains moins le choc des cultures
10:27que le choc des incultures.
10:28Nous y sommes, nous y sommes.
10:30Et encore une fois,
10:31je ne dis pas cela
10:31pour excuser ces violences.
10:34Je le dis parce que nous avons
10:35le devoir de comprendre
10:37si nous voulons réparer le pays demain
10:38et si nous voulons rendre un avenir aussi
10:40à la jeune génération.
10:42Vous avez fait normal,
10:43vous, ça vous attriste
10:43d'entendre ces « wesh »,
10:45« voila »,
10:45ces « ouh, ouh, ou »
10:46quand il y a une agression ?
10:48Mais même pas besoin de...
10:49Vous savez, moi,
10:50j'ai eu la très grande chance
10:51et je me sens profondément redevable
10:54à la France
10:54de ce que j'ai reçu d'elle.
10:56J'ai eu la grande chance
10:56de faire des études,
10:58de découvrir par l'école
10:59la littérature,
11:01la science, la philosophie
11:02et d'en faire d'ailleurs mon métier.
11:04Et cette chance-là,
11:05vous voyez,
11:05Pierre Bourdieu avait,
11:07en 1964,
11:08expliqué que tout le problème
11:09de la France
11:09venait des héritiers
11:11qui avaient organisé
11:12la ségrégation scolaire.
11:14Mais moi, je suis un héritier,
11:16pas parce que ma famille
11:17était particulièrement riche,
11:18mais parce que j'ai eu la chance
11:19de recevoir cette richesse
11:20incroyable de la culture.
11:22Je ne me sens pas coupable de cela.
11:24Je pense qu'il faut qu'on arrête
11:25d'être coupable
11:25de l'héritage qu'on a reçu.
11:27C'était aussi le grand message
11:28du pape
11:29quand il est venu à Paris.
11:30C'était il y a quelques jours
11:31et ça paraît si loin, malheureusement.
11:32Mais cet héritage-là,
11:34notre devoir maintenant,
11:35c'est de le transmettre
11:35avec générosité,
11:37mais avec exigence,
11:38sans faiblesse,
11:39sans lâcheté,
11:40de transmettre
11:41ce que nous avons reçu
11:41pour sortir de cette désagrégation
11:43du pays
11:44à laquelle nous sommes
11:45en train d'assister.
11:45François-Xavier Bellamy,
11:47invité de la grande interview
11:48C News Europe 1 ce matin.
11:49Quelle est la responsabilité
11:50de Jean-Luc Mélenchon
11:52dans ce qui est en train
11:53de se passer
11:54et de la France insoumise ?
11:55Prenez les déclarations
11:57des élus de la France insoumise
11:58ces derniers jours.
11:59Jean-Luc Mélenchon
11:59nous a expliqué
12:00que les élus
12:01de la France insoumise
12:02n'avaient jamais appelé
12:03à des manifestations.
12:04Je pense qu'il a la mémoire
12:06extraordinairement courte
12:07parce qu'il suffit
12:08de regarder les messages
12:09publiés ces derniers jours,
12:11ces dernières heures,
12:11pour voir que
12:12les élus de la France insoumise
12:14non seulement appel à la mobilisation
12:15mais même appel à la violence.
12:17Que fait Louis Boyard
12:18quand il dit aux lycéens
12:19n'ayez pas peur,
12:19relevez la tête,
12:20ils ont peur de vous.
12:21Que fait Thomas Porte
12:23quand il dénonce
12:24la sauvagerie policière
12:25sans limite ?
12:26Que fait Jean-Luc Mélenchon
12:28lui-même
12:29quand il explique
12:30que les militants insoumis
12:31doivent se mobiliser
12:32parce qu'entre ceux
12:33qui frappent les enfants
12:34et eux,
12:35il y aura
12:36une interposition systématique ?
12:38S'interposer
12:38devant les forces de l'ordre,
12:40c'est de ça qu'on parle ?
12:41Évidemment,
12:42et Bruno Retailleau
12:42avait parfaitement raison,
12:43cette note des renseignements
12:44le confirme,
12:45de dire que la question
12:46de la dissolution
12:47de la France insoumise
12:48doit être posée aujourd'hui,
12:50bien sûr.
12:50Qu'est-ce que vous dites
12:51quand vous entendez
12:52Olivier Faure,
12:53le numéro 1 du Parti Socialiste,
12:54dire qu'il pourrait
12:55à nouveau
12:56s'associer
12:57et se soumettre,
12:59j'allais dire,
12:59à la France insoumise ?
13:00Comment vous réagissez ?
13:02Écoutez,
13:03malheureusement,
13:03il n'y a pas de surprise.
13:05La gauche
13:06a fait le choix
13:07malheureusement
13:07depuis des années
13:08de se soumettre
13:09en effet
13:09à l'extrême gauche,
13:10même quand l'extrême gauche
13:12pratique le pire.
13:13Je le rappelle,
13:14le même Olivier Faure
13:14qui signait un communiqué
13:16quelques jours avant
13:17les élections législatives
13:18de 2024
13:19pour dénoncer
13:20le fait que la France insoumise
13:22dérivait vers
13:22les eaux brunes
13:23de l'antisémitisme.
13:25Ça ne l'a pas empêché,
13:26quelques jours seulement
13:28plus tard,
13:28de s'allier de nouveau
13:29avec la France insoumise.
13:30François-Xélie Bellamy,
13:32Robert Ménard,
13:33il était jugé avant-hier
13:34pour avoir refusé
13:35de marier un Algérien
13:36sous OQTF.
13:38Le parquet a requis
13:397500 euros
13:41d'amende
13:41délibérée
13:42remis au 1er décembre.
13:44C'est le monde à l'envers
13:45de vouloir condamner
13:46un maire pour ça.
13:47Vous soutenez Robert Ménard ?
13:48Eh bien,
13:49je voudrais redire
13:49mon soutien absolu
13:51à Robert Ménard
13:52qui a fait
13:53exactement
13:54ce que les Français
13:55espèrent
13:56que leurs élus fassent,
13:57faire respecter
13:58la loi.
13:59L'État
14:00qui interdit
14:02à un individu
14:03de rester sur le sol français
14:04ne peut pas ensuite
14:05contraindre un maire
14:06de faire comme si
14:08cette interdiction
14:08n'existait pas.
14:09Ça n'a littéralement
14:11aucun sens.
14:12Et bien sûr,
14:13la loi doit être changée
14:14et c'est évidemment
14:16aberrant
14:16que la gauche
14:17ait fait tout ce qu'elle pouvait
14:18pour faire obstruction
14:19à la loi
14:20qui allait enfin sortir
14:21les maires
14:21de cette situation
14:23ubuesque.
14:23Moi, je suis très heureux
14:24que Brune Retailleau
14:25et David Lissnard
14:26aient été ensemble,
14:27l'un comme ancien ministre
14:28de l'Intérieur,
14:28l'autre comme président
14:29de l'Association des maires
14:30de France,
14:31témoigné en faveur
14:32de Robert Ménard
14:32à son procès.
14:33Je crois qu'il est
14:34évidemment nécessaire
14:35qu'il soit absolument relaxé.
14:37Celui qui était coupable
14:38en l'espèce,
14:39c'est cet individu
14:41sous OQTF
14:41et c'est l'État
14:42qui n'a rien fait
14:43pour empêcher
14:45cet échec
14:46de notre lutte
14:47face à l'immigration illégale.
14:482027,
14:49la présidentielle,
14:50le compte Arbour est lancé.
14:52On est déjà
14:53dans la campagne.
14:54Dans 200 jours,
14:54se tiendra le premier tour.
14:56Le 18 avril 2027,
14:59Marine Le Pen
14:59fait la course en tête.
15:00Où en est Bruno Retailleau ?
15:02Bruno Retailleau,
15:02il creuse son sillon.
15:03Vous savez,
15:04on est tout début octobre,
15:06la route sera longue.
15:07Je pense que tout le monde
15:07le voit bien.
15:08Cette campagne sera
15:09pleine de surprises
15:10et je ne doute pas
15:12un instant
15:12qu'à la fin,
15:13les Français choisiront
15:14dans ce moment
15:15de très grande inquiétude
15:16pour l'avenir du pays
15:17le seul projet
15:18qui assume
15:19d'être de droite
15:20de manière cohérente
15:21sur le travail,
15:23sur l'économie.
15:24Pour l'instant,
15:24il n'est pas nous en tour.
15:25Mais pour l'instant,
15:25on est au début
15:26de la campagne.
15:27Vous n'aurez pas échappé
15:28que dans les élections passées,
15:29si les sondages d'octobre
15:31avaient fait le résultat
15:32d'avril,
15:33on n'aurait probablement
15:34pas eu exactement
15:35les mêmes élections
15:36aux présidentielles
15:38précédentes.
15:38Quel déclic
15:39pourrait se produire
15:40pour que sa campagne décolle ?
15:42Mais encore une fois,
15:43vous savez,
15:44la seule chose qui compte,
15:45c'est de manière
15:46paisible et sereine
15:47de dérouler un projet
15:48cohérent,
15:49solide,
15:50structuré.
15:51Et tout montre
15:52que Bruno Retailleau
15:53avait raison
15:53il y a quelques semaines
15:54de présenter
15:55un projet de réforme
15:56constitutionnelle
15:57qui permettra justement
15:58de sortir notre droit
15:59du non-sens
16:00dans lequel il est piégé
16:01aujourd'hui,
16:01de sortir l'état
16:02de l'impuissance
16:03face à la montée
16:03de la violence
16:04ou à l'immigration illégale.
16:05Tout montre que Bruno Retailleau
16:07a raison aussi
16:07quand on voit
16:08le risque budgétaire
16:09immense dans lequel
16:10nous sommes,
16:11pas demain,
16:11aujourd'hui.
16:12Je ne sais pas si vous savez
16:13qu'hier,
16:13on a regardé
16:14avec une attention
16:16fébrile
16:16si les taux d'intérêt
16:17à 10 ans de la France
16:18allaient dépasser les 5%.
16:19L'étranglement financier,
16:21il est déjà là maintenant.
16:23Et donc,
16:23Bruno Retailleau
16:24a raison de parler
16:25d'une réforme courageuse
16:28de parler de la nécessité
16:28de remettre la France
16:30vers le chemin du travail
16:32et du travail rémunéré
16:33correctement
16:34et sérieusement
16:35revenir vers une France
16:36qui produit
16:37ce dont elle a besoin.
16:38C'est, je crois,
16:39toutes ces intuitions
16:39qui sont nécessaires
16:40pour préparer
16:41l'avenir du pays.
16:42Le gouvernement
16:43a présenté hier
16:44son budget
16:46qui vise à ramener
16:47le déficit
16:47à 5% du PIB
16:49l'année prochaine.
16:50Cette année,
16:51on le dépasse.
16:52Les LR doivent le voter ?
16:54D'abord,
16:54on va rentrer
16:55dans le débat budgétaire.
16:56Moi, je pense que
16:57notre ligne rouge,
16:57c'est absolument
16:59éviter...
17:00Contrer dans le débat budgétaire,
17:01ça veut dire réécrire
17:02le projet du gouvernement ?
17:03Bien sûr,
17:04ça veut dire,
17:04en tous les cas,
17:05négocier pied à pied
17:06sur chaque sujet.
17:07Je ne doute pas
17:07que la gauche
17:08va tout faire
17:09pour essayer
17:09de nous attirer
17:10vers le pire
17:10et donc,
17:11il va falloir résister.
17:13Résister au délire fiscal
17:14qui nous menace à nouveau.
17:16Moi, je ne crois pas
17:17une seule seconde
17:18qu'on puisse s'en sortir.
17:19Ça n'est pas la copie
17:19du gouvernement,
17:20mais c'est le risque
17:21du débat parlementaire.
17:22On n'a aucune chance
17:23d'en sortir
17:24en augmentant les impôts.
17:25Il faut baisser
17:26la dépense publique
17:27et pas augmenter encore
17:28les recettes d'un État
17:29qui n'a jamais autant
17:30prélevé du travail
17:31et de l'effort des Français
17:32et puis faire en sorte
17:33que notre pays
17:34évite l'effondrement budgétaire
17:36parce qu'on en est là,
17:37encore une fois,
17:38je le répète,
17:38aujourd'hui,
17:39il faut que tous les Français
17:40qui nous écoutent
17:40aient conscience
17:41et nous sommes les seuls
17:42à l'avoir dit
17:43depuis la campagne
17:44de François Fillon
17:45en 2017,
17:45de manière constante,
17:47la dette est un risque
17:48existentiel
17:49pour le pays.
17:50On s'endette
17:50à 4,8%.
17:52Aujourd'hui,
17:53on pourrait se rapprocher
17:54des 5% dangereusement.
17:56Ça va tenir
17:57jusqu'à l'élection
17:58sans crise financière ?
18:00Je ne sais pas,
18:01il faut que le pays tienne.
18:02Ce n'est pas évident.
18:03Non, ça n'a rien
18:04d'une évidence.
18:04Et encore une fois,
18:05mais quelle colère
18:07de se souvenir maintenant
18:08de ce que nous disaient
18:09les macronistes
18:10quand ils étaient au pouvoir.
18:11Je me souviens
18:12des leçons de morale
18:13qui nous étaient assénées
18:14par ceux qui,
18:15à l'époque,
18:16levaient de la dette
18:16sans limite
18:17en nous expliquant
18:18« Ah non, mais vous comprenez,
18:19les taux d'intérêt sont bas,
18:20ce serait absurde
18:22de ne pas s'endetter.
18:23Évidemment que la dette
18:24n'est pas un problème.
18:25Et nous qui essayons
18:26de tirer la sonnette d'alarme,
18:28y compris pour ce qui me concerne
18:29au Parlement européen,
18:30quand je combattais l'idée
18:31portée par Amélie de Montchalin,
18:33par Emmanuel Macron
18:34de créer une dette européenne,
18:36eh bien on m'expliquait
18:37que j'étais vraiment
18:37le dernier des ringards
18:40parce que je n'avais pas compris
18:41que dans le Nouveau Monde,
18:42l'argent était gratuit.
18:43Eh bien voilà,
18:43nous y sommes aujourd'hui.
18:44Nous sommes à l'heure
18:45des conséquences.
18:45Et je vois Amélie de Montchalin
18:47maintenant,
18:48présidente de la Cour des Comptes,
18:49qui se retourne d'un seul coup
18:50en disant
18:50« Mais qui a pu faire
18:51un tel trou dans la caisse ? »
18:52Maintenant, il faut que chacun,
18:53je le redis,
18:54assume aussi sa responsabilité.
18:56Je pense que c'est un sujet important
18:58pour reconstruire
18:59la confiance des Français
19:00dans la vie politique du pays.
19:01Le pape Léon XIV
19:03est venu nous voir,
19:04est venu visiter la France,
19:05a passé quatre jours en France.
19:07Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ?
19:10Et qu'est-ce que vous retenez
19:11de son message,
19:12François-Xavier Bellamy,
19:13en quelques mots ?
19:14Ça nous fait du bien
19:15de reparler de ce moment-là
19:16parce qu'on a le sentiment
19:17qu'on a vécu
19:18une parenthèse enchantée
19:20et que cette parenthèse,
19:21malheureusement,
19:22s'est trop vite refermée
19:22avec les images
19:23de ces derniers jours.
19:24Mais je crois que cette parenthèse
19:25ne doit pas être une parenthèse.
19:27Ce que le pape nous a montré,
19:28c'est que la France
19:31sait se retrouver
19:32autour de ses racines,
19:33que tous ceux qui font vivre,
19:35qui font grandir,
19:36qui servent le pays,
19:37qui transmettent,
19:37qui éduquent,
19:38qui préparent l'avenir,
19:39qui prennent soin
19:40de leur famille,
19:40de leurs aînés,
19:41tout cela a été capable
19:42de se retrouver.
19:43Et moi,
19:43ce qui m'a beaucoup marqué
19:44dans cet incroyable moment,
19:47c'était bien sûr
19:48de voir et d'entendre le pape,
19:49mais aussi de voir
19:50toute la France
19:51qui venait voir le pape
19:52et l'entendre.
19:52Cette France-là
19:53qui est toujours là,
19:54à qui on a expliqué
19:55qu'il était temps
19:56de baisser les bras,
19:57de quitter la Seine,
19:58à qui on a tellement expliqué
20:00qu'il fallait déconstruire
20:01son passé.
20:02Cette France,
20:02elle sait que son avenir
20:04est dans ses racines.
20:05Et je crois qu'au Stade de France
20:07en particulier,
20:07on a vu à travers
20:08cette extraordinaire jeunesse
20:10qui était rassemblée,
20:11on a vu l'avenir du pays.
20:12Merci beaucoup
20:13François-Léves et mes amis
20:14d'être venus ce matin
20:15sur CNews et sur Europe.
20:16Bonne journée,
20:17à bientôt.
20:17Bonne journée à vous aussi.
20:19Sous-titrage Société Radio-Canada
20:20Sous-titrage Société Radio-Canada
20:23Sous-titrage Société Radio-Canada

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