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  • il y a 33 minutes
Ce jeudi 1er octobre, Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco, Aymeric Lang, gérant chez Erasmus Gestion, ainsi que Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Tiens, Emeric Lang qui nous rejoint, Erasmus Gestion, bonsoir Emeric.
00:06Bonsoir Guillaume.
00:07Et Alain Dubrun en fil rouge, rebonsoir Alain.
00:09Rebonsoir Guillaume.
00:09Pour Claresco, alors les taux français, donc 4,90 ce soir, c'est très mauvais pour les smalls et mids,
00:14ça.
00:15Vous les suivez de près, les smalls et mids, Emeric, c'est compliqué là.
00:17On les suit de près et force est de constater qu'il y a une corrélation quand même qui est
00:21extrêmement forte
00:22entre le niveau des taux et la performance relative des small caps par rapport au large cap.
00:26C'est lié à beaucoup d'arbitrages, c'est lié à des conséquences sur les flux,
00:29c'est aussi lié à la conviction très tenace que les smalls et mids caps sont davantage endettés
00:34et donc davantage en danger en cas de forte hausse.
00:38C'est beaucoup moins vrai, mais ça reste une croyance tenace
00:41et ça pèse beaucoup sur la performance relative, donc clairement une mauvaise nouvelle.
00:45On poursuit cette spéciale dans BFM Bourse, consacrée effectivement à l'effet des taux,
00:48la hausse des taux, l'effet sur les marchés actions, l'effet sur l'avenir de la France aussi.
00:52Le gouvernement a présenté ce matin son projet de budget en détail pour 2027.
00:56Il en sera aussi question à 18h avec Elie Chevrillon tout à l'heure,
00:59bien sûr qu'il sera elle aussi en mode, à l'échelle du rendez-vous, en mode spécial.
01:04Christopher Dembic sur les smalls et mids caps nous dit
01:06« Face à des conditions d'emprunt plus difficiles,
01:09certaines smalls et mids pourraient avoir davantage recours
01:12aux obligations convertibles pour se financer
01:14ou à d'autres instruments hybrides.
01:16Or ces financements peuvent être dilutifs pour les actionnaires. »
01:19Ça serait une mauvaise nouvelle à nous, c'est pour ça que ça reste au cœur
01:21de notre processus de sélection de valeur.
01:23Il faut absolument éviter les sociétés qui, justement, en cas de panique de marché,
01:27doivent quand même avoir recours à ce genre d'outils qui sont systématiquement extrêmement dilutifs.
01:32Il y a un très mauvais signal envoyé aux actionnaires.
01:34Donc il y a vraiment une importance capitale à bien sélectionner les valeurs
01:39dans lesquelles on investit dans les smalls et mids caps pour éviter ce genre d'écueil.
01:41Alors les smalls et mids, compliqué évidemment, mais...
01:44Est-ce qu'il y a des points d'entrée ou au contraire, jusqu'à la présidentielle,
01:46on ferme les écoutis sur les smalls et mids ?
01:48Alors les smalls et mids, déjà, il faut rappeler que les taux d'intérêt qui montent,
01:51c'est rarement bon pour les petites et moyennes valeurs.
01:53On a vu également aux Etats-Unis un fort écart entre le Russell 2000 et les grands indices.
01:57Donc c'est un phénomène qui n'est pas que européen ou français.
02:01En France, c'est accentué par le fait que, je pense, le moment,
02:04ça a été la candidature de Marine Le Pen début juillet,
02:10où les marchés, enfin, le fait qu'elle soit candidate plutôt au Jordan-Pardia,
02:13j'ai l'impression que pour les marchés, c'était perçu comme quelque chose de défavorable, on va dire.
02:18Les taux se sont tendus sur la nouvelle.
02:19Voilà, clairement, c'était moins favorable, et depuis ce jour-là, en fait, la France sous-performe.
02:23En gros, les gens se disent, la France est mal partie, donc on vend la France,
02:26et quand on vend la France, forcément, LVMH est plus liquide que...
02:31Enfin, quand vous vendez la France en paquet,
02:33et que les petites valeurs souffrent quand même parfois d'un manque de liquidité,
02:37quand vous sortez d'un truc pas liquide, ça pèse plus lourd sur le cours de bourse que d'un
02:40truc liquide.
02:41Sur la question de l'endettement, alors c'est vrai que les entreprises plus endettées,
02:44l'environnement de taux est plus difficile, mais je dirais, moi, dans l'univers des petites et moyennes valeurs que
02:49je suis,
02:50je ne ressens pas, en tout cas en bottom-up, des situations de dette particulièrement douloureuses dans les entreprises.
02:55C'est plus une perception globale.
02:57Il faut surtout qu'on reste longtemps sur ces niveaux taux, il y a la question du niveau,
03:00mais surtout de la durée pendant laquelle on reste sur des niveaux élevés.
03:02C'est juste, mais je dirais, entre large cap et small cap,
03:05on ne peut pas dire que dans le monde des small mid cap,
03:07il y a un taux d'endettement macroéconomiquement plus élevé que chez large cap.
03:12Là où, en revanche, on a senti un peu le vent passer,
03:14c'est par exemple sur les biotech françaises,
03:17où il y a eu quasiment...
03:18Cet été, il n'y a pas eu beaucoup de nouvelles cliniques,
03:20donc on ne peut pas dire qu'elles aient monté ou baissé
03:21parce qu'elles ont annoncé un truc extraordinaire, qu'elles ont eu un échec,
03:24mais globalement, le segment a perdu une quinzaine de pourcents ou vingt pourcents
03:27parce qu'il n'y a pas eu de nouvelles,
03:29et forcément parce que c'est des durations longues,
03:31il n'y a pas de profit, c'est des résultats qui arriveront beaucoup plus tard.
03:35C'est le type de segment, forcément, qui a souffert.
03:38Moi, dans mon portefeuille, j'en ai quand même à certaines proportions,
03:40donc ça ne m'a pas aidé,
03:41mais je les ai pour la plupart gardés.
03:43Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup d'annonces cliniques
03:46qui vont arriver dans les deux prochains trimestres,
03:48et donc là, c'est ça qui fait vraiment bouger le cours,
03:50et si ça se passe bien, on l'a vu à Ibivax l'année dernière,
03:53là, le cours peut doubler, tripler,
03:55donc c'est un peu pénible à court terme,
03:56mais moi, je reste assez convaincu sur le potentiel de ces valeurs.
03:59Voilà.
04:00Pourquoi pas une thématique ?
04:02Il y a Sanofi, vous parliez de biotech,
04:03Sanofi, ce soir, ce n'est pas une biotech,
04:05mais on est dans la santé, gagne 0,8%
04:06parce que Sanofi va amplifier sa collaboration
04:09avec l'américain Regeneron,
04:11donc le titre s'y surperforme.
04:12Hier, Sanofi avait terminé quasiment plus forte hausse du cas,
04:14il y a un début de réveil de Sanofi, là, Emric ?
04:17C'est une bonne nouvelle, très clairement,
04:19c'était un des gros paris de la nouvelle CEO
04:21de mettre ce litige derrière elle,
04:23c'est une excellente nouvelle pour ça.
04:25Après, pour nous, ce n'est pas non plus
04:27un game changer sur l'histoire long terme,
04:29il y a un vrai sujet de capacité,
04:31de lancement de nouvelles solutions.
04:34Là, les molécules sur lesquelles ils sont mis d'accord
04:35avec Regeneron, c'est du début de phase 1,
04:38donc on est vraiment loin d'avoir quelque chose
04:39de très concret, d'un point de vue sonnant
04:41et trébuchant.
04:42Donc, pour nous, c'est positif,
04:45mais ça ne change pas l'histoire complète.
04:46Romain, graphiquement, vous sentez
04:48qu'il y a un début de réveil sur Sanofi
04:50qui souffre et sous-performe son propre secteur
04:52depuis les trimestres et les trimestres ?
04:55Effectivement, on en parlait hier,
04:56il y a un aspect cyclique qui est favorable
04:58à cette période de l'année pour Sanofi
05:00pour envisager des rebonds,
05:01et il se trouve que le titre réagit
05:04pour l'instant de façon un peu timide,
05:06mais sur son support en majeur à 71,5,
05:08niveau qu'il a systématiquement préservé
05:10depuis le mois de mars dernier.
05:12Donc, dans ce range,
05:13on peut envisager le retour au moins
05:15en direction de 79,33,
05:17qui est la borne haute
05:18qu'il ne parvient plus à déborder
05:19depuis le mois de décembre 2025.
05:21Ce soir, il y a donc Newx Sanofi, Alain,
05:23Capgemini termine plus forte hausse du CAC,
05:25plus 7% après la publication d'Accenture,
05:27des prises de commandes au-delà des attentes,
05:28des prévisions au-delà aussi
05:29de ce qu'attendait le consensus.
05:31Alors, Capgemini gagne 7%,
05:32ce système aussi progresse légèrement ce soir.
05:34Est-ce qu'on se dit que ces acteurs-là,
05:35finalement, ont un avenir, malgré l'IA ?
05:37Disons que cette publication d'Accenture,
05:40aujourd'hui, elle intervient
05:41après plusieurs publications pendant l'été,
05:43je pense notamment à celle de Salesforce,
05:45mais à plusieurs autres aussi
05:46dans le domaine des logiciels
05:48et des services informatiques,
05:49qui se sont avérés moins pires qu'attendus
05:53ou meilleurs qu'attendus.
05:54Et ça, c'est dans un contexte où en 2026,
05:56rappelons-le, le début de l'année
05:57a été caractérisé par une sorte de
05:59ce qu'on appelle le SaaS crack,
06:00c'est-à-dire un effondrement
06:01des valeurs logicielles et SS2i
06:05qui, rappelons-le, à ce stade,
06:07sont encore en négatif en year-to-date.
06:08Et donc, il y a eu quelques piqûres de rappel
06:10pour montrer que ce n'était pas aussi grave.
06:13Enfin, on ne sait pas encore
06:14si l'IA va vraiment les abîmer ou pas,
06:16mais disons que pour l'instant,
06:18elle résiste un petit peu.
06:18Et notamment dans les services,
06:20moi, ma conviction,
06:20quand je vois ces petites moyennes en France,
06:23le bottom-up qui ressort,
06:25c'est que oui, l'IA arrive,
06:26mais l'IA, pour l'implémenter,
06:28il faut aussi des missions de conseil.
06:30Et quelque part, pour l'instant,
06:31ça bénéficie à toutes ces sociétés.
06:33Et d'ailleurs, plus généralement,
06:34les SS2i vous disent qu'à un moment,
06:36quand on est passé des mainframes au PC,
06:40on a pensé que les SS2i seraient mortes.
06:41Ben non, mais il a fallu aider
06:42tous les entreprises à passer cette étape.
06:45Après, il y a eu les mini-ordinateurs.
06:47Après, il y a eu le numérique,
06:50il y a eu l'an 2000.
06:51Enfin, chaque fois qu'il y a une nouveauté,
06:52on pense que ça va détruire les SS2i.
06:55Mais en fait, les clients dans le monde numérique
06:57au sens large ont toujours besoin d'être accompagnés.
06:59Donc, d'une certaine façon,
07:00oui, bien sûr,
07:01l'IA va automatiser certaines tâches,
07:03mais elle va créer des nouveaux besoins,
07:04elle va les généraliser.
07:06Et donc, pour les entreprises de service,
07:07ça veut dire quand même encore des activités.
07:09Capgemini, ce soir, donc à plus 7%.
07:11Romain, on vous retrouve à nouveau.
07:12C'est le déclencheur de quelque chose,
07:13la 7e hausse, ce soir, en clôture de Capgemini ?
07:16Sur le fil du déclenchement d'une réactivation haussière,
07:19alors elle a commencé il y a quelques temps,
07:20parce que Capgemini surperforme à Paris
07:22depuis la fin du mois de juillet.
07:24On a réagi sur ce gros support à 85,30.
07:26Et là, on s'attaque à une résistance à 111,65.
07:30Tant qu'on est au-dessus, c'est le cas en clôture,
07:32on peut viser un mouvement dont la cible se situe
07:36aux alentours de 138.
07:37Donc oui, c'est du mieux.
07:39Une accélération haussière, une pause de quelques semaines
07:41et on repart à la hausse.
07:42Donc c'est pas mal.
07:43Et tout ça dans un volume qui est quand même
07:44trois fois supérieur à la moyenne des dernières semaines.
07:46Donc il y a vraiment quelque chose qui s'est mis en place.
07:48On vous rappelle la clôture ce soir à Paris,
07:50moins 1,6%, alors que les taux français et les taux tout courts
07:53sont sous tension, les taux souverains.
07:55Dans quelques minutes, à 18h, Edwige Chevrillon
07:57vous proposera une spéciale sur le sujet de la dette française
07:59et il reviendra en détail avec ses experts, bien sûr,
08:02sur ce budget annoncé ce matin en détail par le gouvernement.
08:06Une question d'auditeur, tiens, elle est pour vous,
08:09Emmerich, il s'appelle Grégo Signo sur le Félix BFM Bourse.
08:13Il nous demande si le marché ne sous-estime pas le titre Valeo
08:15et sa belle diversification.
08:17D'ailleurs, Valeo a annoncé aujourd'hui qu'ils allaient fournir à Nissan
08:21une plateforme intégrant des capacités de conduite basées sur l'IA.
08:24La conduite basée sur l'IA, Valeo va fournir ses plateformes.
08:26Est-ce qu'on ne sous-estime pas en Bourse le potentiel de l'IA ?
08:30Je suis partiellement d'accord avec ça.
08:32C'est vrai qu'en fait, c'est un pari sur le temps assez long
08:35qui est fait par Valeo de se diversifier
08:36en dehors de la partie équipementier auto notamment.
08:40Vous avez parlé de cet accord avec Nissan,
08:43mais il y a aussi la partie drone, la partie refroidissement.
08:46Il y a vraiment une vraie volonté du management de se diversifier.
08:49On pense que c'est plutôt une bonne idée.
08:50En revanche, ça va prendre du temps.
08:52Même à horizon 2030, ça sera quand même un poids dans le chiffre d'affaires
08:55qui ne sera pas si significatif que ça.
08:56Donc nous, on trouve ça intéressant.
08:57On pense que c'est une bonne façon de gérer ça.
08:59Ça se fait avec des coûts d'investissement qui sont assez limités.
09:02Donc tout ça, c'est positif, c'est plutôt bien géré.
09:04Vous l'aimez d'amour et d'argent, Valeo, le titre Valeo ?
09:08Valeo, je pense que c'est une société exceptionnelle
09:10en termes de management, en termes de stratégie,
09:12tout ce qu'ils font, c'est quand même des sociétés
09:14qui déposent le plus de brevets en France actuellement.
09:17Le problème, c'est qu'elle reste dans un secteur
09:18qui est extrêmement complexe,
09:20qui est soumis à des pressions
09:21qui n'ont malheureusement pas fini de s'exprimer.
09:24Donc oui, ils cherchent à se diversifier
09:26dans la défense, dans toutes ces choses-là.
09:28C'est très bien, mais malheureusement,
09:29je crains que ça n'efface pas le vent de face.
09:3217h52, chaque soir, le test d'assiduité
09:34dans BFM Bourse.
09:36Sur les réseaux sociaux, BFM Bourse vous offre un moyen,
09:37vous tous qui nous suivez à la radio, à la télé,
09:39de participer à l'émission.
09:40Les plus assidus d'entre vous vont être récompensés.
09:42D'ailleurs, dans un instant, on vous dévoilera
09:43le nom du vainqueur du mois de septembre.
09:45Mais vous devez d'abord, pour le mois d'octobre,
09:47puisque c'est un nouveau mois de test d'assiduité
09:49qui démarre, répondre à cette question,
09:51la question qu'on vous pose ce soir.
09:53La voici.
09:54Dans la famille, notre expert Sébastien Barthalény
09:57nous indiquait le taux auquel les entreprises européennes
09:59se refinancent désormais.
10:00Quel est-il ? Quel est le taux auquel les entreprises européennes
10:02se refinancent ?
10:03On attend vos réponses, donc en commentaire.
10:05La question sur notre filix BFM Bourse.
10:10Pour le mois de septembre, qui a gagné ?
10:11Qui a été le plus assidu ?
10:13Je laisse deux secondes de suspense.
10:14Il se doute que c'est lui.
10:16Kiwi.
10:17Kiwi, bravo.
10:18Qui arrive donc en tête et qui pourra, Kiwi,
10:20dans les jours qui viennent, interroger directement
10:23nos experts sur l'antenne de BFM Business.
10:25Kiwi qui arrive juste devant, mais ça s'est joué à un cheveu,
10:27juste devant Maxime Juen, qui a souvent été
10:29quand même le plus précis, mais pas le premier.
10:31Troisième position pour Henri,
10:33quatrième pour Alexandre Bout et cinquième,
10:35Émilie, sur le mois de septembre.
10:36Les tontons répliqueurs, alors c'est un de nos
10:39éditeurs, il se plaint souvent parce que lui, il ne peut pas
10:41jouer aussi rapidement que les autres parce qu'il n'écoute l'émission
10:43qu'en replay. Eh bien, on va changer les règles
10:45pour que ceux qui nous suivent aussi en podcast et replay
10:47aient leur chance pour ce mois d'octobre.
10:49Ce ne seront pas les premiers qui répondent, qui seront récompensés,
10:51mais tout simplement ceux qui répondent tous les jours
10:53le plus précisément, tous les jours du mois d'octobre.
10:55C'est un test d'assiduité.
10:57Oui, oui, c'est bien ça. On vous attend nombreux.
10:59Quelles autres valeurs fallait-il suivre aujourd'hui,
11:02messieurs ?
11:03Qu'est-ce qu'il y avait ? Ah, il y avait une question d'auditeurs, oui, sur
11:05Afner. Salim, quel potentiel pour Afner
11:07Énergie ? C'est un mot cap français
11:09dans les énergies décarbonées dans lesquelles lui croit
11:12fermement. Alain,
11:13Afner, vous aimez ? Bah non. En fait,
11:15c'est une société qui a levé beaucoup d'argent sur le
11:17thème de l'hydrogène,
11:19mais il s'avère que l'hydrogène, non
11:21seulement, bon, ce n'est pas forcément des projets
11:23rentables, mais même quand des projets sortent de
11:25terre, il n'y a pas de clients. Donc,
11:27c'est très compliqué. D'ailleurs, quand on voit, c'est une société qui
11:28fait encore quasiment pas de chiffre d'affaires, à peine
11:30un million d'euros, moins d'un million d'euros
11:32lors des derniers semestriels. Alors, ils annoncent quelques nouveaux
11:35projets, mais honnêtement, il y a une masse
11:37de cash considérable, des projets
11:39pas clairs,
11:41une des cotes évidemment forte sur le cours de bourse,
11:43mais aujourd'hui, je ne vois pas de traction sur cette
11:45technologie.
11:46C'est clairement passé de mode,
11:48ça ne marche pas, quoi. Donc, malheureusement,
11:50je n'irais pas m'aventurer sur cette valeur.
11:52Afner, vous passez votre compte aussi, Amri ?
11:54Non, ça fait le lien par rapport à votre question de tout à l'heure, sur le financement
11:57par convertible, ils en usent et en abusent
11:59depuis longtemps, et donc ça veut dire
12:00que l'actionnaire est complètement dilué dans cette
12:03histoire. La valorisation est quand même
12:05extrêmement élevée à l'heure actuelle, parce que le titre vient de monter
12:07en ligne droite, donc on est à plus de 100 000 euros de capitalisation
12:09pour une société qui ne fait pas de chiffre d'affaires, qui perd beaucoup
12:11d'argent. Donc, il faut passer son chemin, il faut faire très
12:12attention avec ces sociétés.
12:13En revanche, j'avais une pépite à proposer ce soir, parce que c'est vrai que les valeurs
12:17françaises souffrent énormément, mais les valeurs européennes peut-être
12:19en profitent, parce que l'argent qui ne va plus sur la valeur française
12:20va peut-être sur les autres valeurs européennes.
12:22Vous avez une pépite européenne ?
12:23Oui, partiellement. Alors, c'est une pépite
12:24espagnole qui s'appelle Compagnie Auto. On parlait
12:27du secteur automobile qui est
12:29certes en souffrance, mais il y a des bonnes nouvelles.
12:31Il y a une vraie volonté de la part de l'Europe de protéger
12:33son tissu industriel local,
12:34avec des lois très claires de
12:36préférence européenne, et Compagnie Auto, c'est
12:38un excellent acteur de ce
12:40segment, qui fournit
12:42beaucoup de pièces et équipements, mais toujours
12:44en tiers 1, donc vraiment bien placé, très
12:46proche des OIM, et
12:49valorisation très attractive,
12:51potentiel de croissance certain,
12:52gros savoir-faire en croissance externe. Donc, nous,
12:55on vient d'acheter une ligne
12:57et on est très positifs sur cette valeur. Comment s'appelle cette valeur ?
12:59CIE, plus loin,
13:01Auto. Côté à Madrid,
13:03valeur espagnole. Ils sont en pleine bourre,
13:05les Espagnols. Il y a beaucoup de croissance en Espagne.
13:07Merci beaucoup. Emmerick Lang, Erasmus Gestion,
13:09un grand merci à... Je vous ai coupé la parole,
13:11Emmerick. Non, non, pas du tout, absolument pas.
13:13Alain Dubrul est avec nous, il reste
13:15d'ailleurs, il sera aux côtés d'Edwige Ouvrayon aussi dans un instant,
13:17en édition spéciale, Edwige consacrée
13:19à l'évolution des taux français,
13:21encore en hausse 4,90 sur 10 ans français
13:23ce soir, l'écart de taux avec l'Allemagne, 137.
13:25Voilà, le nouveau spread France-Allemagne,
13:27137 points d'écart ce soir entre les deux rives
13:29du Rhin. Merci à Antoine,
13:31bien sûr, vous retrouverez demain, 15h30,
13:32pour un nouvel épisode de USA Today. Le CAC ce soir
13:35perd 1,6%. Bonne soirée à tous.

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