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  • il y a 9 minutes
Ce lundi 28 septembre, David Benamou, associé gérant et Directeur des investissements chez Axiom Alternative Investments, s'est penché sur le choix entre la croissance et le retour de capital des actionnaires des banques européennes après leur hausse en Bourse, dans « Tout pour investir L'Événement, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Tout pour investir, l'événement sur BFM Business.
00:04Tout pour investir, l'événement, ce sera le 18 novembre prochain,
00:07où ça, il y a un pain-cœur de Paris au pavillon Cambon.
00:10Vous y attend nombreux professionnels du patrimoine,
00:12que vous soyez CGP, Family Office, Asset Manager.
00:15On y parlera beaucoup des banques européennes de leur avenir.
00:18Après la hausse de ce secteur en bourse,
00:20faut-il encore préférer la croissance, ou plutôt le retour sur le capital ?
00:23David Benhamou va nous répondre, il a peut-être son idée sur le sujet.
00:26Bonjour David.
00:27Bonjour.
00:27Et vous nous accompagnerez sur place d'ailleurs le 18 novembre à TPI d'événements.
00:31Vous êtes associé, gérant, directeur des investissements d'Axiom Alternative Investment.
00:35C'est une vraie question.
00:36Le secteur financier surperforme depuis plusieurs années.
00:39Après le recul des estimations de PIB et le choc énergétique,
00:42est-ce qu'il faut continuer dans ce sens,
00:43ou plutôt espérer un retour de capital aux actionnaires désormais ?
00:47Alors ce qui est fascinant, c'est que cette année encore,
00:50et au dernier trimestre, on a vu les attentes de résultats augmenter.
00:56Après les résultats du second trimestre.
01:00Après, on a pas mal d'événements, en tout cas de risques devant nous.
01:06Les élections, les échéances électorales françaises,
01:10le choc énergétique qui continue à faire monter les taux.
01:14Donc c'est vrai que la question se pose.
01:16On sait que pour le secteur bancaire, un contexte de taux entre 2 et un peu plus de 3%,
01:21c'est absolument parfait.
01:22On l'a vu jusque-là, croissance des volumes, de crédits, croissance des dépôts,
01:28et puis en même temps, un peu de volatilité,
01:31qui a alimenté aussi l'activité des banques d'investissement.
01:36Mais aujourd'hui, on a la chance d'avoir un secteur, en fait,
01:39qui dans sa dispersion offre les deux.
01:41On a des valeurs qui sont vraiment des valeurs de rendement,
01:44et puis on a des valeurs qui sont plus des valeurs de croissance.
01:48Sud de l'Europe, l'Espagne,
01:52où on a une croissance qui a été assez forte,
01:56et avec des valorisations qui ont été, on va dire, un petit peu inflatées.
02:02Donc les banques espagnoles se valorisent un peu plus de 12 fois les résultats,
02:06contre 10 fois les résultats pour la moyenne des banques européennes.
02:10Et aujourd'hui, on a cette espèce de rééquilibrage.
02:13On sent que le marché va prendre un peu plus d'attention
02:19et essayer de plutôt se concentrer sur les banques qui ont un bon retour de capital.
02:25Alors aujourd'hui, en moyenne, globalement,
02:27on a à peu près 14% de retour, en fait, sur le secteur,
02:31dont 8 qui sont du rendement cash, entre guillemets,
02:37une partie par le dividende et une partie par le rachat d'actions.
02:39Et donc, c'est vrai que dans un portefeuille,
02:44c'est effectivement rassurant quand on a des doutes sur les risques à venir,
02:49d'aller se repositionner sur la partie rendement du secteur.
02:53Et en plus, sur ce secteur, il y a toujours ce serpent de mer,
02:56mais cet espoir aussi, cette lumière au bout du marécage,
03:00est-ce que ce secteur va se consolider ?
03:01Est-ce qu'on va aller vers une plus grande intégration européenne des acteurs bancaires ?
03:04Unicredit, par exemple, désormais détient près de la moitié de Commerce Bank.
03:08Est-ce que vous sentez que c'est le début d'une histoire et d'un mouvement européen
03:12sur d'autres banques à venir, ou Unicredit Commerce Bank restera un cas isolé ?
03:17Alors, c'est plutôt le déclencheur.
03:19Pourquoi ? Parce qu'on sait que les régulateurs appellent de leur vœu une consolidation du secteur.
03:26Je pense que les management des banques aujourd'hui, on le voit,
03:31sont toutes en train de travailler à la consolidation,
03:34alors parfois locale, comme en Italie, il y a beaucoup de choses qui se passent en Italie,
03:36mais aussi, cross-border, entre guillemets,
03:41on a des opérations qui sont faites régulièrement de par des banques françaises cette année.
03:45Donc, on sent qu'il y a une volonté,
03:47et qu'il y a d'ailleurs pour l'année prochaine
03:51tout un ordre du jour de changements réglementaires
03:55qui vont concerner le capital et les liquidités
03:58qui, aujourd'hui, en fait, restent des contraintes.
04:00C'est-à-dire que lorsqu'on a une banque européenne
04:02et qu'on acquiert une autre banque dans un autre État,
04:05on a des contraintes de liquidités ou de capital.
04:08Mais tout ça est en train d'évoluer.
04:10Ce qu'on sentait vraiment bloquant,
04:13et ce qu'on a vu dans le cadre d'Unicredit,
04:15c'est des contraintes politiques.
04:16Quand on regarde la consolidation de petites banques,
04:20il n'y a pas de problème, et les politiques ne s'en mêlent pas.
04:24Lorsqu'il s'agit de banques systémiques,
04:26on l'a vu, concernant le commerce banque,
04:30les politiques allemands se sont mis quasiment en travers au début.
04:34Donc, il a fallu l'insistance d'Unicredit pour y arriver.
04:37Donc, si, finalement, cette opération va jusqu'au bout,
04:41ce qui, aujourd'hui, a une probabilité quand même très, très élevée,
04:47puisque maintenant, tout le monde est un peu à la table de négociation,
04:50ce sera probablement un déclencheur de consolidation
04:52d'une ampleur différente en Europe.
04:54Oui, et ce serait effectivement le début, peut-être, d'un peu plus d'attrait encore,
04:58de curiosité des marchés autour de ce secteur.
05:00Alors, quand on parle du secteur financier, ce ne sont pas que les banques.
05:02Il y a aussi dans la finance les assureurs, les bourses, les acteurs de marché, les services financiers.
05:07Donc, si on regarde le secteur financier au-delà des banques,
05:10est-ce que vous voyez aussi l'attrait pour les assureurs, les bourses ou les services financiers ?
05:14La convexité, vous appelez ça de la convexité, de l'attrait financier.
05:17Oui, parce que ce qu'il y a de très intéressant, c'est que les stars du secteur financier,
05:21c'était les banques, finalement, jusqu'à cette année,
05:26puisque c'est 23% pour le SX-Eterre aujourd'hui,
05:30le stock banque 600 avec dividendes réinvestis.
05:32Donc, vraiment, encore une très forte et belle progression.
05:37Mais, en fait, on a laissé de côté un petit peu les bourses, les brokers,
05:43les asset managers traditionnels, même les asset managers alternatifs
05:47sur toute la partie liquide, qui, finalement, ont vu leur valorisation progresser
05:50beaucoup moins que les banques, alors même qu'elles ont beaucoup d'atouts en ce moment,
05:57et en particulier lorsqu'on regarde la progression des dividendes,
06:01enfin des résultats, pardon, eh bien, elles progressent à la même vitesse,
06:06voire pour le dernier trimestre, les plateformes de brokerage,
06:10notamment, où les asset managers, en fait, affichent des métriques
06:13de progression de résultats supérieures aux banques.
06:16Donc, ce sous-secteur qui a été un peu à l'ombre du secteur bancaire
06:21est intéressant en ce moment, parce que, voilà, belle perspective
06:25et, en même temps, valorisation qui ont moins progressé.
06:28Voilà, des thématiques qui seront abordées à tout pour investir l'événement
06:30au pavillon Cambon, au cœur de Paris, ce sera le 18 novembre prochain.
06:34On parlera aussi, vous aurez l'occasion de revenir nous en parler,
06:36d'intelligence artificielle.
06:37Ben oui, pour le secteur bancaire, est-ce que c'est une opportunité ?
06:40On renforce la rentabilité ?
06:42Ou est-ce qu'au contraire, on se dit, c'est un disrupteur ?
06:45Est-ce que l'IA va remplacer les banques ?
06:46C'est une question qui se pose.
06:47Bon, on aurait aimé vous la poser là, cet après-midi, la question,
06:49mais on aura d'autres occasions d'en parler.
06:50David Benhamou.
06:51Merci beaucoup de nous avoir accompagné.
06:53David Benhamou est directeur des investissements d'Axium Alternative Investments.
06:56Et on vous entend nombreux donc au pavillon Cambon.
06:58Les inscriptions sont ouvertes.
06:59Vous pouvez flasher et scanner le QR code qui apparaît à l'instant sur vos écrans.
07:03Si vous nous suivez la radio, vous retrouvez tout cela aussi en replay
07:05pour vous inscrire, que vous soyez CGP, asset manager,
07:07ou encore, pourquoi pas, family office.

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