00:00d'une absence de dérive ?
00:02Écoutez, je crois qu'il y a un fait politique qui a été abondamment déjà examiné,
00:08c'est la création d'un groupe RN et l'arrivée de deux élus, j'allais dire, LFI.
00:16Bon, c'est assez, j'allais dire, c'est assez normal.
00:21Quand on voit les scores au plan national de ces deux formations,
00:24quand on voit les succès qui ont été enregistrés au municipal,
00:27le prolongement national, c'est qu'il y ait des élus.
00:30Bon, c'est comme ça. On peut le regretter ou le déplorer.
00:34Voilà, c'est un fait démocratique et politique.
00:36Mais faut-il un cordon sanitaire ?
00:37Et donc, moi, je ne parle pas de cordon sanitaire.
00:40Il y a une majorité, il y a une opposition.
00:43On a l'habitude, d'ailleurs, de travailler dans le dialogue et le respect mutuel au Sénat.
00:48Il faut garder déjà cet esprit, d'une part, pour travailler de façon constructive.
00:54Et puis, le Sénat, plus que jamais, va jouer un rôle de stabilisation des institutions.
01:00Je veux dire, on l'a fait depuis 2024 parce qu'il n'y a pas de majorité à l
01:05'Assemblée nationale.
01:06Là, on a encore deux mains devant un budget qui paraît improbable et difficile à voter.
01:11Donc, nous, notre rôle, c'est le bicaméralisme qui est pertinent et qui l'a démontré,
01:17c'est de stabiliser les institutions et de jouer notre rôle.
01:20Alors, aujourd'hui, il va y avoir des élus, évidemment, extrémistes qui arrivent ici.
01:25Bah, écoutez, on s'en accommodera et on fera dans la responsabilité ce qu'on doit faire.
01:31Bien sûr, je crains que l'ambiance n'évolue.
01:35Mais, je veux dire, au niveau du chiffre, effectivement, on n'est pas débordé non plus.
01:40Il y a une majorité.
01:40Bon, voilà.