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Ce mercredi 23 septembre, David Benamou, gérant associé chez Axiom Alternative Investments, explique le potentiel des banques françaises face aux risques hexagonaux, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Et pendant ce temps, le secteur bancaire, alors que donc les cours du pétrole repartent à la hausse aujourd'hui,
00:10on est à nouveau à plus de 100 dollars sur le Bren, 101,50 dollars, les taux souverains aussi repartent
00:15à la hausse,
00:15le 10 ans français est à presque 4,6%, on a 4,59 pour ce 10 ans français.
00:19Et pendant ce temps, le secteur bancaire, quel avenir l'attend, nos banques françaises dans ce contexte ?
00:24David Benhamou, elle suit tout cela, c'est l'un des meilleurs spécialistes du secteur, bonjour David.
00:27Bonjour.
00:28Gérant associé d'Axiom Alternative Investments, quelles sont les conséquences des hausses de taux,
00:31on le disait, le 10 ans français est à 4,59 cet après-midi, pour le secteur financier ?
00:35Déjà, les hausses de taux qu'on observe, est-ce qu'elles sont pour vous peut-être temporaires ?
00:39Alors, elles sont temporaires, après, il y a un sujet de savoir jusqu'où va aller la BCE,
00:47est-ce qu'ils vont reproduire la même logique que 2022-2023, à savoir monter au-dessus de 4%
00:58pour ensuite redescendre.
01:00Donc, aujourd'hui, on a une bonne partie de cette hausse qui est pricée sur la partie courte de la
01:07courbe,
01:08à peu près 3,75 à peu près, qui est pricée aujourd'hui.
01:11Mais donc, voilà, il y a quand même un risque que les taux montent encore un petit peu,
01:17pour ensuite, très probablement, redescendre.
01:20Et après, on peut s'attendre, en tout cas, à des mouvements importants,
01:29notamment, clairement, Hormuz, la résolution des questions.
01:34La géopolitique peut avoir un impact important.
01:36Les conséquences de tout ça, des hausses de taux, donc, et de ce que vous nous dites,
01:39ce scénario que vous nous livrez, que vous dessinez pour la suite,
01:41les conséquences à attendre pour les actions en bourse, les actions bancaires en bourse.
01:46Alors, pour les bancaires, qui, dans les sous-secteurs financiers,
01:51et celui qui est le plus simple à dire d'un point de vue taux,
01:55les hausses de taux sont positives, tant qu'elles ne dépassent pas, en fait, un certain niveau.
02:02Le sweet spot, globalement, on va dire, il est entre 2 et 3,5%.
02:10Dès qu'on franchit ces 3,5%, qu'on dépasse les 4%, il ne faut pas que ça dure trop
02:15longtemps.
02:15Pourquoi ? Il y a deux mécaniques.
02:18Les hausses de taux, c'est très bon pour la marge sur les dépôts.
02:21Donc, les banques, c'est 60% de dépôts à vue,
02:25qui sont peu ou pas rémunérés aux déposants.
02:29Donc, c'est une partie importante de la marge nette d'intérêt,
02:31à peu près 40%.
02:32Donc, dès qu'il y a une hausse de taux, mécaniquement, en fait,
02:34la profitabilité du secteur s'améliore.
02:37Sur la partie crédit,
02:39la dynamique, elle est un petit peu inverse.
02:43Plus les taux montent, plus, tout simplement,
02:45ça risque de ralentir, en fait, la production de crédit.
02:48Donc, il y a cet équilibre, en fait,
02:51qui fonctionne très bien.
02:52Mais dès qu'on a des taux qui sont trop élevés,
02:56voilà, on va ralentir, en fait, la production de crédit.
02:58Mais alors, sur l'ensemble du marché obligataire,
02:59quand les taux deviennent déjà élevés,
03:02puis restent élevés sur une dynamique
03:04comme celle qu'on connaît en ce moment,
03:05c'est quoi les implications pour l'ensemble du marché du crédit,
03:09du marché obligataire ?
03:10Alors, quand on est investisseur
03:13et qu'on considère que les taux,
03:16en tout cas, la probabilité que les taux montent,
03:19en fait, est faible,
03:20c'est le moment pour ajouter de la duration, très clairement.
03:22Et aujourd'hui, alors,
03:24les choses, en fait, sont pas si simples
03:27puisqu'on a une courbe de taux.
03:29Donc, aujourd'hui, c'est la partie courbe
03:31de la pente de taux qui risque de continuer à augmenter,
03:34en tout cas, qui peut potentiellement augmenter,
03:36alors que la partie longue,
03:37elle est déjà à un niveau qui est relativement élevé,
03:40et qu'on risque plus, en fait,
03:42un aplatissement de la courbe qu'autre chose.
03:44Donc, autrement dit, aujourd'hui,
03:45dans un portefeuille obligataire,
03:47c'est le moment de commencer à remettre de la duration
03:49puisque probablement, en tout cas sur la partie longue,
03:52on a beaucoup plus de chances que les taux rebesses
03:55qu'ils ne continuent à monter.
03:57Il y a un risque qui est peut-être plus important
03:58sur la partie courte de la courbe.
04:00On est en train d'évoquer tout cela
04:01et donc le potentiel du secteur financier en bourse
04:03qui a cartonné l'an dernier,
04:05qui est pas mal encore cette année,
04:06potentiel, compte tenu, quand même,
04:08de ce contexte de remonter les taux obligataires.
04:10Et puis, il y a un contexte qui va au-delà
04:12des seuls taux obligataires,
04:13le contexte politique ici en France,
04:15beaucoup d'instabilité,
04:17peut-être une crise sociale à venir,
04:18on verra, une élection présidentielle
04:20dans quelques mois.
04:21Est-ce que, oui, le secteur bancaire,
04:24pour le coup, pourrait souffrir
04:25de ce contexte franco-français
04:26qu'on est en train de décrire ?
04:27– Alors, non, je ne pense pas.
04:30Les banques françaises, si vous voulez,
04:32d'abord, ce sont des banques,
04:33il y a deux éléments clés,
04:35ce sont des banques qui sont relativement diversifiées
04:38géographiquement, celles qui sont cotées,
04:40et pour être très clair,
04:41en fait, il y a déjà une décote politique.
04:44Les Françaises, en fait, ont 30% de décote
04:46par rapport au reste du secteur.
04:49– À cause de la politique ?
04:50– Bien sûr.
04:50– Des blocages institutionnels ?
04:52– Absolument.
04:53– Ensuite, si on place les banques françaises
04:57à l'échelle du secteur bancaire,
04:59globalement, les banques françaises,
05:00c'est à peu près 9% de l'indice.
05:02Loin derrière le Royaume-Uni,
05:04qui fait à peu près 30%,
05:05l'Espagne, une vingtaine,
05:07l'Italie, 15-16%.
05:09Donc, ce n'est pas ce qui a fait bouger l'indice
05:12jusque-là, puisque les banques françaises
05:14ont déjà moins performé, contre-performé
05:16par rapport au reste du secteur.
05:18On ne l'a pas vu à travers l'indice bancaire
05:21qui, aujourd'hui, c'est double digit,
05:26encore une fois, ce qui est délivré cette année.
05:28Et quand on se place sur les perspectives,
05:32on a encore des rehaussements d'attentes
05:35de bénéfices à l'issue des résultats
05:37du second trimestre, globalement de 2%.
05:41Et quand on regarde devant nous,
05:43on a encore à peu près 8% de portage
05:47simplement sur le secteur dividendes
05:49et rachats d'actions.
05:50Donc, je dirais que, avant tout,
05:53malheureusement, nos banques françaises
05:55ont été pénalisées, c'est clair.
05:58On a les stigmates de cette situation politique
06:00qui sont déjà dans les cours.
06:02C'est même un peu pareil sur le crédit,
06:05on le voit.
06:06Mais, voilà,
06:08ce n'est pas un événement sectoriel,
06:10entre guillemets.
06:11David Benhamou, merci beaucoup,
06:13gérant associé chez Axiom Alternative Investments
06:15sur le potentiel de secteur bancaire
06:16dans son texte franco-français,
06:17de remonter les taux également.
06:18Bon retour, David.
06:19Et je vous remercie,

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