00:00Nous recevons Jérémy Blackwell, cofondateur de Blackwell Family Office. Bonjour.
00:03Bonjour.
00:04Bienvenue dans la matinale de l'économie. Vous êtes ancien banquier privé et vous avez lancé ce multi-family office
00:10pour des clients avec finalement une accessibilité plus 500 000 euros, c'est ça d'entrée ?
00:16Oui, tout à fait. C'est vrai que moi j'ai été pendant 18 ans, donc Jérôme Fortine est directeur
00:21dans pas mal de prestigieux dons privés.
00:23Et j'avais toujours un peu cette frustration qu'avaient aussi mes clients de ne pas pouvoir proposer une offre
00:30complètement complète.
00:33Quand on est dans un banquier, on propose peut-être 5-10% à peine des possibilités à ses clients.
00:38Et donc moi j'étais frustré par rapport à ça. Mes clients étaient frustrés par rapport aux frais, toujours un
00:44peu élevés, au manque de transparence, parce qu'il y a toujours un peu d'opacité.
00:48Et puis donc j'ai été pas mal poussé par mes clients pour lancer Blackwell Fabulous Office.
00:53On va vraiment pouvoir aller chercher les meilleures solutions, les meilleurs experts, on va pouvoir négocier les frais, tout ça
01:00en toute transparence.
01:01Et on va aussi pouvoir accompagner justement des clients qui sont normalement un peu exclus des Fabulous Office habituellement, qui
01:08prennent plutôt des clients à partir de 10 millions d'euros.
01:10On va essayer de rapporter la même qualité d'accompagnement et de service. On a aussi deux ingénieurs patrimoniaux avec
01:15nous, pour des montants plus accessibles.
01:17J'aime bien le terme, les ingénieurs patrimoniaux.
01:20Il faut peut-être rappeler juste en deux mots ce que c'est qu'un Family Office, parce que tout
01:22le monde n'y a pas accès, mais tout le monde ne sait même pas ce que c'est.
01:25C'est un peu le chef d'orchestre du patrimoine, d'une certaine manière, pour des personnes qui sont fortunées.
01:29Vous allez en gros leur faire des allocations à leur place, c'est un peu ça.
01:33En fait, un client vient nous voir, par exemple, souvent c'est parce qu'il a touché, ou encore mieux,
01:38il va toucher une certaine somme d'argent, parce qu'il va vendre une société, il va vendre des actions,
01:43par exemple pour les dirigeants actionnaires, il va toucher un héritage, etc.
01:47Et en fait, nous on va pas mal discuter avec lui, on va lui poser pas mal de questions, pour
01:52voir ses besoins, ses envies.
01:54Ensuite, à partir de là, on va établir une sorte de... D'abord, on va structurer un petit peu son
01:59patrimoine, pour partir sur une bonne base, on va dire.
02:02Ensuite, on va établir une sorte de business plan de son patrimoine qu'on va projeter sur peut-être 10
02:07-15 ans.
02:08Et à partir de là, moi je vais lui proposer, puisque c'est moi qui suis en charge d'allocation,
02:12une allocation avec un certain pourcentage d'actions, d'obligations, etc.
02:15Et ça, on a encore besoin d'un Family Office pour le faire à l'heure de l'intelligence artificielle,
02:19où aujourd'hui, alors qu'on ait beaucoup ou pas beaucoup d'argent d'ailleurs, on utilise l'IA.
02:23Comme un conseiller financier, un conseiller patrimonial, ça fonctionne très très bien.
02:28Est-ce que j'ai besoin de passer par un Family Office, qui va prendre des frais évidemment ?
02:32C'est quoi la valeur ajoutée que vous avez par rapport à ChatGPT en gros ?
02:34Alors nous, on utilise pas mal l'IA pour nous aider notamment dans l'allocation.
02:38Mais alors ce qu'il faut bien voir, c'est que l'intelligence artificielle ne va pas avoir une capacité
02:42de projection, va seulement se baser sur des historiques.
02:45Et comme on dit, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
02:49Là où va y avoir vraiment de l'intelligence humaine, c'est pour identifier ce qui va monter dans les
02:53prochaines années, les prochains mois.
02:55Alors que l'IA va plutôt nous dire ce qui a déjà monté et va faire un prolongement.
02:59Elle ne peut pas faire de l'analyse prédictive justement l'IA, parce que c'est quand même une de
03:02ses forces aussi.
03:03L'IA ne peut pas donner de conseils par exemple boursier.
03:05Il ne dira jamais acheter tes élections.
03:07Il peut parler du passé, mais il ne va jamais donner des conseils l'IA.
03:11Et puis par ailleurs aussi, on a, en dehors du fait de faire gagner de l'argent à nos clients,
03:15nos clients viennent aussi vraiment nous voir pour se décharger mentalement et gagner du temps.
03:19Si on passe 10 heures par jour dessus, on peut tout faire.
03:23Vous avez aussi un partenaire dans cette aventure, c'est Goliath.
03:26Ça va vous aider à faire de l'éducation financière.
03:28Ça va bien dans ce que vous dites finalement, élargir les gens qui peuvent accéder à ces services.
03:33Oui, tout à fait.
03:33Moi, je fais pas mal d'éducation financière depuis des années, notamment sur LinkedIn.
03:37Et c'est vrai que Goliath, c'est une app qui permet d'investir très simplement.
03:40Dans des solutions financières qui vont des actions aux produits structurés,
03:44qui sont normalement réservées plutôt à des banques privées ou des gestionnaires de patrimoine.
03:50Et ensemble, on va faire pas mal d'éducation financière, des vidéos,
03:53un peu dans le prolongement de ce que je faisais déjà.
03:55Il y a pas mal de femmes d'ailleurs dans vos premiers clients.
03:57Et j'ai pas mal de femmes dans mes premiers clients.
03:59Ça veut dire que c'est féminin, c'est l'investissement.
04:01Alors que, pour être assez honnête, dans mes 18 ans de banque privée,
04:05les nombres de femmes que j'ai accompagnées se comptaient sur le doigt des mains.
04:09Très limité.
04:10C'est quoi le premier conseil ?
04:11On n'a pas tous 500 000 euros là autour de la table à mettre chez vous.
04:14Mais le premier conseil que vous donnez justement sur la gestion de patrimoine,
04:18si effectivement on a une grosse somme qui tombe pour une raison ou pour une autre,
04:21c'est quoi la première chose à faire ?
04:23Il n'y a pas vraiment de conseil, ça dépend vraiment de chacun.
04:26Donc c'est dur de dire ça sans avoir fait une sorte d'audit un peu patrimonial et sans avoir
04:30difficulté avec la personne.
04:31Mais en tout cas, ne pas se précipiter quand on a beaucoup d'argent qui arrive d'un coup.
04:35Comme ça, prendre un peu le temps de réfléchir avant de commencer à investir
04:38et ne pas faire d'investissement ou d'achat impulsif.
04:41Et vous, vous avez des tips sur les startups dans lesquelles il faut investir ?
04:47Parce que vous travaillez aussi, vous êtes aussi business angel,
04:50vous travaillez en tout cas dans des fonds d'investissement.
04:52Est-ce que vous avez justement des grandes tendances sur lesquelles il faut investir en ce moment ?
04:57On parle beaucoup d'intelligence artificielle évidemment, mais plus précis que ça ?
05:01Oui, bien sûr. Moi, j'ai investi à titre personnel dans une cinquantaine de startups.
05:04Je suis un gros passionné de bourses, mais aussi d'investissement au sens large.
05:07C'est vrai que l'IA, je pense que ne pas investir dans l'IA maintenant,
05:12c'est vraiment comme se priver d'un boulevard.
05:14Il faut être vigilant, mais oui, typiquement, sur tout ce qui est l'intelligence artificielle,
05:18il y a des belles opportunités.
05:19Il faut savoir faire le tri et être vigilant,
05:22mais c'est un secteur sur lequel il est difficile de ne pas investir sur les prochaines années.
05:26Merci beaucoup Jérémy Blackwell d'être venu nous voir ce matin,
05:29président et fondateur de Blackwell Family Office.
Commentaires