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Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:10C'est la reprise ce matin après les vacances de la Toussaint.
00:00:14Cette pause a-t-elle eu raison de la mobilisation chez les lycéens ?
00:00:18On va le voir avec nos équipes déployées dans de nombreuses villes du pays.
00:00:23Paris, Toulouse, Marseille ou encore ici, Ivry-sur-Seine.
00:00:28Vous le voyez, il y a des blocages qui demeurent, mais de manière résiduelle.
00:00:32Ça, c'est ce qu'a dit tout à l'heure le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray.
00:00:37Notamment dans certains établissements emblématiques, on connaît et on cite souvent par exemple le lycée Hélène Boucher.
00:00:42Eh bien, on va y aller ce matin au lycée Hélène Boucher parce que les cours n'ont pas repris,
00:00:46sont annuaires.
00:00:50Ah oui, tout à fait. Vous avez raison de le dire.
00:00:51Les cours ont été annulés ici au lycée Hélène Boucher à 8h15.
00:00:55Le blocus, lui, avait démarré ici devant l'entrée de l'établissement à 7h.
00:00:59Et donc autour de 8h15, je le disais, ils ont appris sur Pronote en direct que les cours étaient bien
00:01:04annulés.
00:01:04Donc vous vous en doutez, beaucoup de joie ici pour les étudiants qui participent à ce blocus depuis 7h ce
00:01:11matin.
00:01:11Image assez impressionnante qu'on a vu également tout à l'heure, ce sont les policiers et les gendarmes qui
00:01:15sont venus à l'entrée du groupe scolaire.
00:01:18Parce qu'il y a un collège également et des classes préparatoires.
00:01:21Et il permettait, ces policiers et ces gendarmes, de faire entrer les collégiens dans le calme avec ces lycéens manifestants
00:01:27qui étaient juste sur le côté pour protester de l'ouverture de cet établissement.
00:01:33Voilà, donc blocus toujours en cours ici dans le 20e arrondissement de Paris.
00:01:36Plutôt calme, il faut le dire, avec seulement des poubelles et quelques pancartes qui ont été positionnées à l'entrée
00:01:42de l'établissement.
00:01:44Oui, on voit ces poubelles, ces cours annulés du côté d'Hélène Boucher, même si les situations, on le voit,
00:01:48est calme.
00:01:48Il y a aussi les forces de l'ordre qui sont déployées, on le voit ici l'image, à Rennes
00:01:54avec des CRS qui interviennent.
00:01:57Il y a des tensions depuis ce matin à Rennes et on ira dès que possible.
00:02:01Et on va y aller d'ailleurs tout de suite parce que notre équipe a filmé depuis ce matin des
00:02:05échanges assez tendus
00:02:06entre des lycéens qui voulaient bloquer le lycée et des personnels de l'éducation nationale qui les en empêchaient.
00:02:11Et visiblement, les personnels de l'éducation nationale, ils ont demandé l'intervention des forces de l'ordre.
00:02:18Alors écoutez, on n'est pas vraiment au même établissement.
00:02:21On est dans un autre établissement de la ville de Rennes.
00:02:23Pour vous dire, le rassemblement ici est extrêmement calme, pacifique.
00:02:27Les lycéens ont souhaité bloquer l'accès, enfin la route du moins.
00:02:32Donc les voitures ne pouvaient pas passer au niveau de cette route, excusez-moi, au niveau juste en face du
00:02:39lycée.
00:02:40Voilà, ils sont juste venus enlever les poubelles et les gréages.
00:02:43Tout s'est passé sans confrontation ni insulte de toutes parts, on peut le dire.
00:02:49Voilà, les CRS, la police qui est en train de partir au moment où je vous parle, on les voit
00:02:53qui retournent au niveau de leur fourgon.
00:02:55Encore une fois, c'est très pacifique ici.
00:02:57Il n'y a eu aucun incident majeur.
00:03:00Encore une fois, simplement, les poubelles et les gréages qui ont été positionnés par les lycéens qui manifestent
00:03:04et qui ont donc été retirés par les forces de police qui, au moment où je vous parle, retournent au
00:03:10niveau de leur fourgon.
00:03:11Tout s'est très impassé et tout se passe très bien pour le moment.
00:03:14Voilà, les forces de l'ordre qui se sont montrées mais qui sont en train de repartir.
00:03:18Et puis, vous en parliez à Rennes, il y a eu donc une scène dans un autre établissement avec des
00:03:23personnels de l'établissement
00:03:24qui ont empêché des lycéens ou des manifestants, en tout cas, de bloquer l'entrée du lycée.
00:03:33C'est une situation dont on voit bien, Guillaume Daray, qu'elle est en train d'évoluer ce matin.
00:03:40On ne sait pas encore trop sur quel pied danser.
00:03:41Du côté du gouvernement, en tout cas, on a l'air de penser que le mouvement est en train de
00:03:46s'essouffler.
00:03:46Oui, alors, le ministre, ce matin, effectivement, a évoqué un certain nombre de lycées qui étaient bloqués.
00:03:50Mais il y a une volonté de faire très attention.
00:03:53Hier, le entourage du président de la République expliquait aux services politiques de BFMTV
00:03:57qu'il y avait la volonté pour les jours à venir d'un retour en classe pour les lycéens.
00:04:00Les étudiants, compte tenu des messages décidés, et un message clair, notamment du président de la République,
00:04:04il faut un retour, jugeant que les annonces qui avaient été mises, justement, suffisaient,
00:04:08qu'il y avait une concertation qui était avancée par le Premier ministre.
00:04:12C'est cela qui va être regardé de très près aujourd'hui avec, effectivement, la hantise du gouvernement
00:04:15qui est une sorte de grève et de mobilisation perlée tout au long de la semaine.
00:04:19Aujourd'hui, demain, c'était demain, surtout, la mobilisation des lycéens,
00:04:22jusqu'à jeudi, la mobilisation sociale sur la question du pouvoir d'achat.
00:04:25C'est vrai, Gaëtan Mélin, quel coindrier, il est particulièrement chargé cette semaine.
00:04:28Les lycées, c'est aujourd'hui, alors on sent que c'est résiduel,
00:04:31mais en fait, il y a des appels, surtout, pour bloquer demain.
00:04:33Oui, tout à fait, mais c'est surtout, effectivement, ce mouvement de jeudi qui est très important
00:04:38parce que c'est un appel de l'ensemble des organisations syndicales,
00:04:42donc l'intersyndicale, et on connaît son influence.
00:04:46Souvenez-vous, au moment des manifestations contre la réforme des retraites,
00:04:50s'il y avait autant de monde dans les rues, c'était justement parce qu'il y avait cette unité
00:04:55des organisations syndicales.
00:04:57Malgré tout, effectivement, on entend les lycéens, les étudiants qui appellent à rejoindre ce mouvement
00:05:06à l'initiative des syndicats, des syndicats qui ont des revendications sur le pouvoir d'achat des ménages,
00:05:15ça concerne aussi bien les salaires, les pensions de retraite, le SMIC,
00:05:21mais également défendre l'emploi dans l'industrie.
00:05:25Encore une fois, donc, ce mouvement très attendu jeudi.
00:05:28Pour le moment, on ne connaît pas encore le parcours de cette manifestation.
00:05:32On ne sait pas non plus s'il y aura beaucoup de monde dans les rues,
00:05:36mais en tout cas, c'est un mouvement que l'on attend depuis plusieurs semaines maintenant.
00:05:41Et on va vous dire si le gouvernement pourrait lâcher des choses dans la perspective de ce fameux jeudi.
00:05:46D'abord, Alexandra González, puisqu'on surveille à nouveau l'évolution des choses sur les lycées,
00:05:51quelles sont les consignes qui ont été données aux forces de l'ordre ?
00:05:53Alors, dans la mesure du possible de procéder à des déblocages lorsque les effectifs sont suffisants,
00:06:00et en tout cas de permettre à ceux qui le souhaitent de suivre les cours dans les établissements scolaires.
00:06:06C'est ce qu'a rappelé ce matin le ministre de l'Éducation chez nos confrères de France Inter.
00:06:10Il a expliqué que les blocages devant les lycées n'étaient pas illégitimes, je cite, mais étaient illégaux.
00:06:17Et donc, ça se traduit sur le terrain par des forces de l'ordre qui arrivent et qui se déploient
00:06:23devant les lycées où il y a des blocages.
00:06:26Pour autant, ce matin, on pouvait le voir à Paris, par exemple, devant l'un des lycées qui était bloqué.
00:06:31Il y avait des policiers qui étaient là, des élèves qui bloquaient le bâtiment.
00:06:37Mais il n'y avait pas de tension particulière.
00:06:39Il y avait même une forme de dialogue entre les différentes personnes qui se trouvaient là.
00:06:44Il y a d'autres endroits où c'était, en revanche, beaucoup plus tendu, notamment avec des parents d'élèves
00:06:48à Marseille, par exemple.
00:06:50Des parents d'élèves dont les enfants souhaitaient rentrer à l'intérieur de l'établissement scolaire.
00:06:57Et il y a eu des altercations que l'on a pu voir entre parents et bloqueurs.
00:07:02Et on va y aller justement à Marseille.
00:07:04D'abord, un chiffre qui tombe à l'instant sur ces blocages lycéens.
00:07:071% des établissements, 1% des lycées sont bloqués ce matin.
00:07:1341 établissements au total, ce sont les chiffres que donne à la seconde le ministère de l'Éducation nationale.
00:07:18Direction donc Marseille pour voir où en est la situation avec notre équipe en direct.
00:07:25Eh bien, écoutez, là, la situation, elle s'est apaisée depuis tout à l'heure où, effectivement, il y a
00:07:31eu quelques jets de poubelles.
00:07:32Et la situation s'est tendue entre des parents d'élèves qui sont donc là pour permettre à leur...
00:07:41... qui s'étaient énervés et qui ont commencé à venir détruire le blocus.
00:07:45Donc, ils ont envoyé des poubelles sur les élèves.
00:07:48Et du coup, ça a dégénéré et c'est là un surveillant qui a calmé le parent
00:07:52parce qu'il commençait à envoyer des poubelles de gérissement sur les élèves.
00:07:55Et je m'en suis reçu une sur l'épaule.
00:07:56Du coup, voilà, c'est pour ça.
00:07:57Et du coup, c'est parti un peu en n'importe quoi.
00:07:59Moi, je comprends et même tous nos collègues, tous les parents, on est solidaires par rapport au fait que,
00:08:04bien sûr, Marseille Vert a des besoins.
00:08:06Nous, on est pour les manifestations, pour leurs besoins.
00:08:09Mais par contre, il faut laisser les élèves qui veulent rentrer dans le lycée, rentrer dans le lycée.
00:08:14Voilà, donc pour ces témoignages incognis par notre équipe, vous avez compris qu'il y avait des petits problèmes de
00:08:18liaison.
00:08:19Il y a cette mobilisation lycéenne.
00:08:20Mais donc, c'est vrai qu'on commence à se projeter pour jeudi
00:08:23parce que ce sera sans doute le moment le plus fort de la semaine sur le plan social.
00:08:27En attendant, évidemment, le week-end, Gérard Rey est avec nous pour la CGT.
00:08:31Vous vous attendez à une mobilisation forte jeudi ou pas ?
00:08:33Oui, la mobilisation risque d'être importante.
00:08:36En tout cas, on voit bien quand même que les manipulations du gouvernement
00:08:39pour essayer de minimiser les mobilisations le week-end ne prennent pas
00:08:42parce qu'il y avait encore beaucoup de monde ce week-end.
00:08:45Et donc, nous attendons effectivement beaucoup de monde
00:08:47parce qu'il y a une colère qui est très forte dans ce pays.
00:08:49On le dit à chaque fois et ça fait un petit moment qu'on le dit.
00:08:52Et donc, il faut se mobiliser.
00:08:54C'est effectivement sur les questions de salaire, sur les questions d'industrie,
00:08:57mais aussi sur la question de services publics
00:08:59puisqu'on est en train de discuter du budget en ce moment.
00:09:02Effectivement, la discussion budgétaire qui est compliquée à l'Assemblée nationale.
00:09:06Je vous parlais depuis tout à l'heure d'une image à Rennes
00:09:08avec des lycéens qui tentaient de bloquer,
00:09:10mais des personnels qui les en empêchent.
00:09:13Cette image, on l'attendait.
00:09:14La voici.
00:09:16On voit que les tensions, il y en a quand même de façon sporadique et résiduelle.
00:09:20Ça, c'est pour le mouvement lycéen.
00:09:22Et pour ce qui est de jeudi et des week-ends qui sont perturbés,
00:09:25le ministre du Commerce était attendu ce matin.
00:09:28Écoutez les annonces qu'il a faites
00:09:30et les messages qu'il envoie aux commerçants sur les ouvertures le dimanche.
00:09:34Moi, je vais demander là, dès cette semaine,
00:09:38que les préfets puissent utiliser un arrêté
00:09:43qui permet de faire en sorte que trois dimanches,
00:09:47là, tout de suite, peuvent être...
00:09:50On peut ouvrir trois dimanches supplémentaires
00:09:53à la demande des préfets par arrêté.
00:09:56On peut aller bien au-delà s'il y a des discussions
00:10:00avec les organisations patronales, avec les organisations syndicales.
00:10:04C'est au cas par cas.
00:10:05C'est les préfets, c'est département par département.
00:10:08Une réaction ce matin, une première réaction.
00:10:10Bernard Cohen Haddad, vous qui présidez la CPME à Paris,
00:10:13comment accueillez-vous cette demande du ministre ?
00:10:15Écoutez, ça va dans le bon sens.
00:10:16Mais on a besoin d'un peu plus que trois dimanches
00:10:18puisqu'on a tous les ans trois dimanches pour le mois de décembre.
00:10:21Donc, vous voyez qu'il va falloir faire un peu plus.
00:10:24On attend aussi que...
00:10:25Donc, vous vous demandez tous les dimanches ?
00:10:26Tous les dimanches, au moins jusqu'à la fin de l'année
00:10:28pour que ceux qui ont perdu une partie de leur chiffre d'affaires,
00:10:32ceux qui peuvent réouvrir, récupèrent.
00:10:34Parce que, je ne vous cache pas, vous le savez très bien,
00:10:36que les plateformes du e-commerce,
00:10:38elles n'ont pas eu de problème pour travailler,
00:10:39y compris le dimanche, y compris le soir.
00:10:41Elles n'ont pas eu de casse.
00:10:42Elles n'ont pas eu de casse, elles n'ont pas eu de pillage.
00:10:43Et donc, il y a aujourd'hui une vraie distorsion de concurrence
00:10:45qui n'est pas uniquement liée au commerce de proximité,
00:10:49mais liée au commerce international
00:10:51qui ne s'embarrasse pas de manifestations,
00:10:53ni des trajets, ni du choix du trajet.
00:10:55C'est une vraie injustice.
00:10:56Et aujourd'hui, je vous le dis sincèrement,
00:10:58je le sens, puisque j'ai visité beaucoup de commerces
00:11:01ces dernières semaines,
00:11:03une colère, une inquiétude
00:11:05et un vrai ras-le-bol des entrepreneurs.
00:11:06Gérard, vous approuvez cette perspective d'ouvrir le dimanche ou pas ?
00:11:09Pour nous, la solution ne réside pas là.
00:11:12Il y a un vrai problème, effectivement,
00:11:14de distorsion de concurrence avec le commerce à distance.
00:11:19Mais le vrai problème aussi dans ce cadre-là,
00:11:21et notamment à l'approche des fêtes,
00:11:22c'est la question du pouvoir d'achat.
00:11:24On ne réglera pas le problème des commerçants
00:11:27et le fait du chiffre d'affaires
00:11:28si on ne répond pas à la question essentielle
00:11:30du pouvoir d'achat et d'augmentation des salaires.
00:11:32Vous comprenez qu'il y a des gestes à faire
00:11:33en direction des commerçants après ce qui s'est passé ?
00:11:35Oui, mais les gestes à faire sont toujours demandés,
00:11:38toujours au même, c'est-à-dire aux salariés.
00:11:40Et donc, les efforts vont toujours dans le même sens.
00:11:42Et ça, ce n'est pas possible.
00:11:44Bernard Cohen a la réponse.
00:11:45D'écoutez-moi, aujourd'hui, on a aussi une inquiétude.
00:11:46C'est l'inquiétude budgétaire.
00:11:48Une prévision de 11 milliards supplémentaires
00:11:50de frais de charges pour les entreprises.
00:11:528,3% de chômage.
00:11:55On est vraiment dans une période de non-retour
00:11:57pour beaucoup d'entrepreneurs.
00:11:58Je parle des indépendants.
00:11:59Parce que ce qu'oublie de dire notre ami de la CGT,
00:12:02c'est que quand vous êtes TPE, PME,
00:12:04quand vous êtes travailleur indépendant,
00:12:06vous n'avez pas le droit au chômage
00:12:07quand votre boutique est fermée.
00:12:08Par contre, les charges, vous devez les payer.
00:12:09Le loyer, les assurances, l'électricité,
00:12:12les emprunts sur les machines
00:12:14et une partie des salaires,
00:12:16même si le gouvernement vient de nous autoriser
00:12:17100% pendant un certain moment du chômage technique.
00:12:20C'est pour ça que nous redemandons
00:12:21un certain allègement et une simplicité
00:12:23de l'ouverture du dimanche.
00:12:25Et aussi, je sais que ça ne fera pas plaisir,
00:12:27une orientation des trajets, des manifestations,
00:12:30parce qu'on a le droit de manifester,
00:12:32mais on a le droit aussi de pouvoir travailler.
00:12:35La perte pour les commerçants, elle est conséquente.
00:12:38Non seulement c'est une perte de chiffre d'affaires,
00:12:40on a tous en tête ce qui s'est passé le 17 octobre
00:12:43avec les pillages qui ont eu lieu
00:12:45et donc des stocks qui ont tout simplement disparu.
00:12:48Depuis le 17 octobre,
00:12:50certains commerçants ont fait le choix
00:12:51de rester fermés, tout simplement
00:12:53parce qu'ils n'avaient pas la possibilité
00:12:55de rouvrir leur commerce.
00:12:57C'est donc une perte, encore une fois,
00:12:59de chiffre d'affaires.
00:13:00Mais les stocks, il va falloir les reconstituer.
00:13:02Et si on leur offre la possibilité d'ouvrir le dimanche,
00:13:07des dimanches supplémentaires,
00:13:09puisqu'effectivement, il y en a trois en décembre
00:13:10et donc si on en a trois en novembre,
00:13:12ça fait six au total.
00:13:14Ça ne leur permettra pas de se refaire
00:13:17sur le chiffre d'affaires perdu.
00:13:19Néanmoins, ça pourra relancer leur activité.
00:13:22On souligne toutefois une chose qui est très importante,
00:13:24c'est qu'aujourd'hui, il y a certains commerçants
00:13:27qui ne pourront pas rouvrir,
00:13:29tout simplement parce que ce sont des indépendants
00:13:32qui ne sont pas adossés à de grands groupes
00:13:34et qui, aujourd'hui, n'ont plus de stocks,
00:13:36n'ont plus de trésorerie.
00:13:37On voit que le gouvernement commence à lâcher du lest
00:13:40pour les uns, pour les autres.
00:13:42Il y a eu sur le carburant cette annonce
00:13:44il y a quelques semaines de la libération
00:13:45d'une partie de ce qu'on appelle les stocks stratégiques.
00:13:48C'est à partir d'aujourd'hui
00:13:49que ces stocks stratégiques sont arrivés à la pompe.
00:13:52Et on va retrouver Lola Bay qui est en station.
00:13:54Dites-nous, Lola, est-ce que cette baisse,
00:13:56on la voit, on la constate,
00:13:57sur le prix du carburant ou pas encore ?
00:14:01Oui, tout à fait.
00:14:02On est dans cette station Leclerc,
00:14:03en zone rurale à proximité de Rennes.
00:14:05Et les prix, ici, le diesel est à 2,16 euros,
00:14:08à une baisse de 10 centimes,
00:14:10nous disent les automobilistes.
00:14:10On est avec Romaric.
00:14:11Romaric, il fait 400 kilomètres par jour.
00:14:15Rappelez-moi votre fonction exacte.
00:14:17Je ne veux pas me tromper.
00:14:17Je suis technicien sur du vitrage agricole.
00:14:19Je suis technicien sur du vitrage agricole.
00:14:21Et donc là, cette baisse,
00:14:23qu'est-ce que vous en pensez finalement ?
00:14:25Moi, je pense que c'est ponctuel.
00:14:26Ça ne durera pas longtemps.
00:14:27Ça calme un petit peu les gens
00:14:28le temps de faire passer la chose.
00:14:31Mais les prix sont toujours exorbitants.
00:14:32Donc, ça ne tiendra pas dans la durée.
00:14:34Ce n'est pas possible.
00:14:35Il faut que ça baisse vraiment.
00:14:35Le gazole à moins de 2 euros,
00:14:37ça devrait être une obligation, de toute façon.
00:14:40C'est quoi, finalement ?
00:14:40C'est une petite pièce ?
00:14:42Ce n'est pas suffisant ?
00:14:43Je ne sais pas.
00:14:46Je ne saurais pas comment vous le dire.
00:14:48Comment on le ressent ?
00:14:49Moi, c'est de la désolation.
00:14:50Parce que, pour moi, c'est de la moquerie.
00:14:53D'une baisse de 10 centimes ou de 20 centimes,
00:14:55c'est infime par rapport au prix où était le gasoil.
00:14:57Ce n'est pas possible.
00:14:57On ne prend pas assez en considération ?
00:15:00Ben, ouais.
00:15:01Je ne sais pas si on ne nous prend pas en considération.
00:15:03On n'essaye pas de trouver des vraies solutions durables.
00:15:06Je ne le sais pas.
00:15:07Mais quelque chose, ça ne peut pas durer comme ça.
00:15:10Là, avec les fêtes de fin d'année qui arrivent,
00:15:12plus le prix qui diminue, mais très très peu,
00:15:15ça ne tiendra pas sur la durée.
00:15:16Ce n'est pas possible.
00:15:17Et comment vous faites pour joindre les deux bouts ?
00:15:18Parce qu'avec ces 400 kilomètres par jour,
00:15:21c'est une énorme somme à la fin du mois.
00:15:23Ben, ouais.
00:15:24Ça fait une grosse somme.
00:15:25On essaye de réduire les plaisirs.
00:15:30On réduit les déplacements inutiles.
00:15:31Mais après, ça ne change pas énormément.
00:15:33On l'a déjà fait avant.
00:15:35Donc, on ne peut pas non plus tout réduire.
00:15:36Et nous, en ruralité,
00:15:38on est obligé de prendre la voiture pour tout
00:15:40et pour aller partout.
00:15:41Il n'y a pas forcément de commodité
00:15:42ni de transport en commun.
00:15:43Donc, on ne peut pas faire différemment.
00:15:45Il y a des isolations et de la colère
00:15:47pour synthétiser.
00:15:49Pas de colère, mais je ne sais pas.
00:15:51On est résignés.
00:15:53On pense que ça ne changera pas.
00:15:55C'est tout.
00:15:56Il n'y a pas beaucoup plus.
00:15:58Merci beaucoup, Romaric, d'avoir été avec nous.
00:15:59Merci de votre patience.
00:16:01Vous avez entendu beaucoup de résignation ici.
00:16:04On a croisé aussi d'autres automobilistes
00:16:05qui, eux, roulent à l'essence.
00:16:07L'essence qui n'est pas concernée
00:16:08par cette baisse de 10 centimes
00:16:09et qui nous disent,
00:16:10nous, on en a marre.
00:16:11Donc, on entend un ras-le-bol assez général.
00:16:14Et on va voir s'il a raison, Romaric, Lola,
00:16:17quand il vous dit que tout ça n'est que ponctuel.
00:16:19Philippe Charles est avec nous.
00:16:20Bonjour.
00:16:21Alors, il a raison ou pas ?
00:16:22Ça peut durer cette baisse ou bien ?
00:16:24Non, non.
00:16:25Justement, les consommateurs, je trouve,
00:16:27sont assez lucides.
00:16:28Les 10 millions de barils qui ont été libérés,
00:16:31quand on calcule,
00:16:32ça représente à peu près 17 jours de consommation.
00:16:34Et ça va être, je vais dire,
00:16:37échelonné sur environ 3 mois
00:16:39d'après ce que j'ai compris.
00:16:40Donc, si on fait sur 3 mois une moyenne,
00:16:43ça fait en fait une baisse globale
00:16:45à peine entre 5 et 10 centimes.
00:16:48Et puis, après, c'est évidemment l'inconnu.
00:16:52Les indicateurs aujourd'hui sont quand même assez noirs
00:16:55dans toutes les catégories,
00:16:57que ce soit au niveau du baril de pétrole.
00:17:00Là, je vois qu'il est affiché à 110 dollars.
00:17:02Il était à 118 dollars vendredi dernier.
00:17:05Donc, c'est-à-dire qu'il est en fait
00:17:07presque 20 dollars de plus
00:17:09qu'il était quand le gouvernement
00:17:11a libéré ses stocks.
00:17:15On sait que 10 dollars sur le baril,
00:17:17c'est environ 6 à 7 centimes de plus
00:17:19sur le litre.
00:17:21Donc, ça veut dire que globalement,
00:17:23cette mesure, c'est un peu un pansement
00:17:24sur une jambe de bois.
00:17:25Et c'est assez risqué,
00:17:27parce que finalement,
00:17:28ça donne une certaine illusion
00:17:29avec un effet d'optique
00:17:31pour après retrouver la réalité.
00:17:33Je dirais que la réalité aujourd'hui,
00:17:35ce n'est pas de regarder le prix du diesel,
00:17:37c'est de regarder le prix de l'essence,
00:17:38puisque lui, il n'est pas du tout concerné
00:17:40par cette baisse.
00:17:41Et le prix de l'essence, on verra,
00:17:45ne baissera pas
00:17:46dû à la situation internationale.
00:17:50Je rappelle aussi
00:17:51que ce qui crée aujourd'hui
00:17:54l'augmentation du prix de l'essence
00:17:56sont les marges de raffinage.
00:17:58Et je rappelle que les marges de raffinage
00:18:00ne sont pas un bénéfice décidé
00:18:02par le raffineur,
00:18:03que c'est une donnée marché.
00:18:05Et donc, j'entendais encore ce matin,
00:18:07je crois que c'est Jérôme Guedj
00:18:08qui disait,
00:18:09alors je crois que c'est sur
00:18:10chez vos confrères,
00:18:11qu'ils envisageaient de bloquer
00:18:13ou de réduire les marges de raffinage.
00:18:15On ne peut pas réduire
00:18:16les marges de raffinage.
00:18:17Ça n'est pas sous la décision
00:18:18des raffineurs,
00:18:19c'est la décision du marché.
00:18:20Ça se décide à Rotterdam,
00:18:21ça ne se décide pas à Paris.
00:18:23Et on peut imaginer
00:18:23que le gouvernement pourrait libérer
00:18:25d'autres stocks stratégiques
00:18:26parce qu'il leur reste pas mal.
00:18:27Le gouvernement ne peut pas
00:18:29de lui seul décider
00:18:30de libérer du stock stratégique.
00:18:32Je rappelle que les stocks stratégiques,
00:18:33c'est un stock des pays de l'OCDE
00:18:36qui est géré par l'Agence internationale
00:18:39de l'énergie.
00:18:41Ces 10 millions de barils
00:18:42ont été libérés
00:18:43dans les 100 millions de barils
00:18:44qui ont été décidés
00:18:46d'être libérés par le G7
00:18:48et c'était début octobre,
00:18:49si je me souviens bien.
00:18:50Donc ça veut dire
00:18:51que pour en libérer davantage,
00:18:53ça ne revient pas seulement
00:18:55à la décision de la France,
00:18:57mais à la décision
00:18:58de l'ensemble des pays de l'OCDE.
00:18:59Il n'y a pas pour l'instant
00:19:01de volonté
00:19:01de libérer
00:19:02plus de stocks stratégiques.
00:19:04Il y en avait déjà
00:19:04400 millions
00:19:05qui avaient été libérés,
00:19:06si je me souviens bien,
00:19:08à la mi-mars
00:19:08et ça n'avait eu d'ailleurs
00:19:09aucun effet
00:19:10sur les prix des carburants.
00:19:12Des perspectives assez sombres
00:19:13que vous nous donnez ce matin.
00:19:13Elles sont assez sombres.
00:19:14Et encore,
00:19:15on ne parle pas du gaz
00:19:15et de l'électricité.
00:19:16Et on ne parle pas non plus
00:19:17des dernières déclarations
00:19:18de Donald Trump
00:19:19parce que la lune dernière,
00:19:20il a promis un nouveau coup
00:19:20de massue sur l'Iran.
00:19:21Autant vous dire
00:19:22que ça ne va pas arranger les choses
00:19:23et on l'entendra
00:19:23à Donald Trump
00:19:24tout à l'heure.
00:19:24Tout comme on entendra
00:19:25également le patron
00:19:26des gendarmes mobiles figure.
00:19:27Et vous avez vu
00:19:28cette image terrible
00:19:29sur BFM TV,
00:19:31cette image ici
00:19:32d'un engin incendiaire
00:19:33qui atterrit
00:19:35au milieu des gendarmes
00:19:35et il y en a
00:19:36l'un d'entre eux
00:19:37qui prend feu.
00:19:37Heureusement,
00:19:38ces blessures sont assez légères.
00:19:39Le patron des gendarmes mobiles
00:19:40viendra nous donner
00:19:41de ses nouvelles
00:19:41dans quelques instants
00:19:42sur ce plateau.
00:19:43A tout de suite.
00:19:44Dans un instant,
00:19:45le porte-parole
00:19:45de la gendarmerie mobile
00:19:46sera avec nous
00:19:47après un nouveau week-end
00:19:49de manifestations
00:19:49et alors qu'un gendarme
00:19:51a été touché
00:19:51par un engin incendiaire,
00:19:53vous avez vu les images,
00:19:54elles sont terrifiantes.
00:19:55Heureusement,
00:19:56il va aussi bien que possible.
00:19:57Vous l'entendrez d'ailleurs.
00:19:58D'abord,
00:19:58on va écouter
00:19:59les toutes dernières infos
00:20:00de ce lundi matin
00:20:01avec vous,
00:20:02Julien Migomuller.
00:20:04En commençant par
00:20:04les blocus
00:20:05qui reprennent
00:20:07de façon résiduelle
00:20:08mais tout de même
00:20:08en cette journée de rentrée.
00:20:10Oui,
00:20:11selon le ministère
00:20:12de l'Éducation nationale
00:20:13à 9h30,
00:20:14ce matin,
00:20:1441 lycées
00:20:15étaient bloqués
00:20:16à Paris,
00:20:17Ivry-sur-Hansen,
00:20:18Lyon-Rennes
00:20:18ou encore Marseille.
00:20:20Marseille
00:20:20où une bousculade
00:20:21entre pros
00:20:22et anti-blocus
00:20:24a eu lieu
00:20:24devant un établissement
00:20:26ce matin
00:20:26mais d'une manière générale,
00:20:27aucune perturbation
00:20:29d'ampleur
00:20:29n'a été relevée.
00:20:30Un pompier
00:20:30blessé par balle
00:20:32hier
00:20:32au Pen Mirabeau
00:20:34près de Marseille.
00:20:35Où en est-on ?
00:20:35Oui,
00:20:36il a été gravement
00:20:36blessé par balle
00:20:37au thorax
00:20:38alors qu'il intervenait
00:20:38sur un feu de véhicule.
00:20:40Un homme d'une cinquantaine
00:20:41d'années
00:20:41a été interpellé
00:20:43et placé
00:20:43en garde à vue.
00:20:44Il a été délogé
00:20:46d'une caravane
00:20:46par le raid
00:20:47après avoir repris la fuite.
00:20:49Il est connu
00:20:49pour violent cet homme
00:20:51violence avec carme
00:20:51la piste d'un acte prémédité.
00:20:53Ce matin
00:20:54est privilégié.
00:20:55Le ministre de l'Intérieur
00:20:56Laurent Nunez
00:20:56a fait part
00:20:57de son indignation.
00:20:58Un procès s'ouvre
00:20:59aujourd'hui
00:21:00et c'est un procès
00:21:00qui est particulièrement marquant
00:21:02parce qu'il concerne
00:21:03une affaire
00:21:03qui date de 1987.
00:21:06Oui,
00:21:0639 ans
00:21:07après la découverte
00:21:08du corps d'Inès Touloube
00:21:09au bord de l'autoroute
00:21:10A10.
00:21:10Eh bien,
00:21:11ses parents sont jugés
00:21:12aujourd'hui à Blois.
00:21:14Ils comparaissent
00:21:14devant la cour d'assises
00:21:16du Loir-et-Cher.
00:21:17Pendant plus de deux semaines,
00:21:18eh bien,
00:21:18ils seront jugés
00:21:19l'un pour acte de torture
00:21:20et de barbarie
00:21:21ayant entraîné la mort
00:21:22sans intention de la donner,
00:21:24l'autre pour complicité.
00:21:25Tous les deux en cours
00:21:26la réclusion criminelle
00:21:27à perpétuité.
00:21:28Les nouvelles menaces
00:21:28à l'étranger maintenant
00:21:29de Donald Trump
00:21:30vis-à-vis de l'Iran.
00:21:31Oui,
00:21:31le président américain
00:21:32prévient
00:21:33qu'il pourrait,
00:21:33je le cite,
00:21:34donner un coup
00:21:35de massue à l'Iran
00:21:37et déclarations
00:21:37lors d'un meeting
00:21:38à deux jours
00:21:39des élections
00:21:39de mi-mandat
00:21:40selon le média
00:21:41américain Axios.
00:21:43Il aurait d'ailleurs
00:21:43discuté au téléphone
00:21:44avec le premier
00:21:45ministre israélien
00:21:46d'une potentielle
00:21:47reprise des frappes.
00:21:49L'Iran d'ailleurs
00:21:49a réagi
00:21:50et averti
00:21:51qu'une reprise
00:21:51des hostilités
00:21:52pourrait entraîner
00:21:53une guerre
00:21:53plus longue
00:21:54que la précédente.
00:21:55Et on reste aux Etats-Unis
00:21:56avec une image
00:21:57particulièrement choc
00:21:58et violente,
00:21:59Julien.
00:21:59Oui,
00:22:00regardez celle
00:22:00du crash
00:22:01d'un jet privé.
00:22:02Ça se passe
00:22:02à Palm Beach
00:22:03en Floride,
00:22:04pas très loin d'ailleurs
00:22:04de la résidence
00:22:05de Donald Trump
00:22:06à une dizaine
00:22:06de kilomètres.
00:22:07L'avion s'est écrasé
00:22:09à une vitesse inouïe
00:22:10dans une immense
00:22:10boule de feu
00:22:11au niveau d'une route
00:22:12très fréquentée.
00:22:13Neuf personnes
00:22:14au moins ont perdu la vie.
00:22:15Écoutez d'ailleurs
00:22:16ce dialogue glaçant
00:22:17entre la pilote
00:22:18et la tour de contrôle.
00:22:48Effectivement glaçant,
00:22:49c'est le mot Julien
00:22:50et on voit
00:22:51l'ampleur du cratère
00:22:52dans le sol
00:22:53après ce crash
00:22:55terrible.
00:22:56Allez,
00:22:56vous nous l'avez dit
00:22:57ce matin,
00:22:58vous nous en avez parlé,
00:22:59l'actualité
00:23:00et le titre principal
00:23:01ce matin en France,
00:23:02c'est la mobilisation
00:23:04des lycées.
00:23:05On va entendre
00:23:05dans quelques instants
00:23:06le porte-parole
00:23:06de la gendarmerie mobile
00:23:07sur ce qui s'est passé
00:23:08samedi dernier.
00:23:09Mais d'abord donc
00:23:10ce qui se passe ce matin.
00:23:11Direction Rennes
00:23:12avec notre équipe.
00:23:14Y a-t-il des perturbations
00:23:15à Rennes ou pas ?
00:23:20Écoutez,
00:23:21il y a surtout
00:23:22des blocages,
00:23:22vous le voyez.
00:23:23Alors on y était
00:23:24justement tout à l'heure
00:23:25en cette route
00:23:26qui avait été bloquée
00:23:27par des lycéens,
00:23:29débloquée par la suite
00:23:30par les forces de police
00:23:31et les étudiants
00:23:33après le départ
00:23:34des forces de l'ordre
00:23:35ont donc réinstallé
00:23:36cette barricade.
00:23:37D'autant dire
00:23:38qu'ici la manifestation
00:23:39elle est très pacifique.
00:23:40les lycéens ont pris
00:23:41la parole en matinée
00:23:43annonçant
00:23:43qu'aujourd'hui
00:23:45le lycée
00:23:46allait être bloqué
00:23:47mais ils se sont engagés
00:23:48auprès des lycéens
00:23:49et ont tenté
00:23:50de les rassurer
00:23:51en disant que ce ne sera
00:23:52pas toute la semaine
00:23:52qu'ils laisseront
00:23:53les lycéens
00:23:54retourner étudier.
00:23:56Les collégiens eux
00:23:57bien sûr ont la liberté
00:23:58d'accès dans l'établissement.
00:24:01Voilà, autant vous dire
00:24:01qu'ici c'est toujours
00:24:02très pacifique.
00:24:03On attend bien sûr
00:24:04de savoir si les forces
00:24:04de l'ordre vont revenir
00:24:05ou non
00:24:06dès enlever
00:24:07cette barricade.
00:24:09On va dire que pour l'instant
00:24:10c'est très calme
00:24:11mais il y a justement
00:24:12un appel au rassemblement
00:24:13à l'Assemblée Générale
00:24:15à 13h à Rennes
00:24:16entre plusieurs lycéens
00:24:18mais également
00:24:19élargi
00:24:20à plusieurs autres personnes
00:24:22notamment syndicats
00:24:23et autres personnes
00:24:24notamment gilets jaunes.
00:24:26Mais voilà, ici
00:24:26toujours très calme
00:24:27hormis ce matin
00:24:28en effet
00:24:28à un lycée
00:24:29à un autre lycée
00:24:30on a eu quand même
00:24:31de vives disputes
00:24:33échanges
00:24:34entre membres
00:24:36de l'établissement
00:24:37et des lycéens
00:24:38mais ici en tout cas
00:24:39au moment
00:24:40à l'endroit où je suis
00:24:41c'est très calme
00:24:41on n'a pas eu
00:24:42ce genre d'échange
00:24:44tout se passe très bien
00:24:46pour le moment
00:24:46dans l'attente
00:24:47bien sûr de savoir
00:24:48si les forces de l'ordre
00:24:49vont revenir
00:24:50enlever cette barricade
00:24:51pour rétablir
00:24:53l'accès
00:24:54à la route
00:24:54sur cette zone
00:24:55même si
00:24:56vous le voyez
00:24:56les véhicules
00:24:57peuvent continuer
00:24:58à circuler
00:24:58ils doivent juste
00:24:59être déviés
00:24:59voilà
00:25:00c'est pas non plus
00:25:01la route
00:25:02la circulation
00:25:03n'est pas non plus
00:25:03complètement bloquée
00:25:04sur cette zone.
00:25:05Et vous continuez
00:25:06à surveiller la situation
00:25:07Guillaume Derret sur un plan politique
00:25:08on peut imaginer qu'en voyant ces images
00:25:11il y a une forme de soulagement
00:25:12pour l'instant au gouvernement
00:25:13alors que la semaine
00:25:14s'annonce compliquée.
00:25:14Oui le gouvernement
00:25:15et notamment par la voix
00:25:16du Président de la République
00:25:17hier confié à l'entourage
00:25:19notamment du Président
00:25:20confié à plusieurs responsables
00:25:23politiques de la majorité
00:25:24qu'ils espéraient vraiment
00:25:25que cette semaine
00:25:26cela se calme
00:25:27on voit aussi
00:25:28que l'entourage du Président
00:25:29de la République
00:25:29confié à des journalistes
00:25:31du service politique
00:25:32de BFM TV
00:25:33qui avaient une volonté
00:25:34c'est le Président de la République
00:25:35qui l'a dit
00:25:35que les lycéens
00:25:36reprennent le chemin
00:25:38justement
00:25:38de leurs établissements
00:25:39ils estiment que les réponses
00:25:41ont été apportées
00:25:41vous avez dit
00:25:42que Sébastien Lecornu
00:25:43avait donné un mois
00:25:44à rappelez-vous justement
00:25:45pour que toutes les mesures
00:25:46soient mises en place
00:25:47il y avait la question
00:25:48de Parcoursup bien sûr
00:25:49l'amélioration
00:25:49il y a la question
00:25:50des établissements
00:25:51vous le savez
00:25:52il y a la question
00:25:52du remplacement
00:25:53des profs manquants
00:25:54tout ça devait se faire
00:25:55dans l'urgence
00:25:55il y a un bilan
00:25:56qui va être fait bientôt
00:25:57mais c'est vrai
00:25:58que les mobilisations faibles
00:26:00d'aujourd'hui
00:26:01laissent le gouvernement
00:26:01plutôt optimiste
00:26:02qui craignait le gouvernement
00:26:03que c'ait une sorte
00:26:04de mobilisation perlée
00:26:05aujourd'hui
00:26:06demain et jeudi
00:26:06la mobilisation sociale
00:26:07On souffle du côté
00:26:08du gouvernement
00:26:09on souffle aussi
00:26:10du côté des forces de l'ordre
00:26:11qui sont évidemment
00:26:12mobilisés près des points
00:26:14de blocage
00:26:15après un nouveau
00:26:17week-end tendu
00:26:18ce qui s'est passé samedi
00:26:20vous l'avez vu
00:26:20sur notre antenne
00:26:21était encore
00:26:22assez évidemment dense
00:26:24en termes d'activité
00:26:25avec notamment
00:26:27cette image terrible
00:26:28d'un engin incendiaire
00:26:29qui a été lancé
00:26:30sur une compagnie
00:26:31de gendarmes mobiles
00:26:33on le voit ici
00:26:33exposer cet engin incendiaire
00:26:35et on voit
00:26:35un des gendarmes
00:26:37dont l'uniforme
00:26:38et l'équipement
00:26:39prend feu
00:26:40alors il va mieux
00:26:42maintenant
00:26:42ce gendarme
00:26:44ces blessures
00:26:46sont plus limitées
00:26:47que ce qu'on aurait pu craindre
00:26:48on va vous donner
00:26:49de ces nouvelles
00:26:49dans quelques instants
00:26:50avec le porte-parole
00:26:51de la gendarmerie mobile
00:26:52qui est avec nous
00:26:52mais d'abord
00:26:52sur le plan de l'enquête
00:26:54Alexandra
00:26:54c'est important de dire
00:26:55où en sont les choses
00:26:56parce que des suspects
00:26:56sont recherchés
00:26:57oui les vidéos
00:26:58et les photos
00:26:59qui circulent
00:27:00de ce moment
00:27:01ont permis aux enquêteurs
00:27:02d'identifier
00:27:03notamment
00:27:04trois suspects
00:27:05qui sont
00:27:06sur les images
00:27:07vêtues de noir
00:27:08et qui
00:27:09d'après les enquêteurs
00:27:11pourraient être
00:27:11à l'origine
00:27:12du jet
00:27:13de cet engin incendiaire
00:27:15qui a blessé
00:27:17ce gendarme
00:27:18et pour l'instant
00:27:20ils sont recherchés
00:27:21ils sont identifiés
00:27:22mais encore recherchés
00:27:23ils n'ont pas été localisés
00:27:24et pas encore
00:27:25d'interpellation
00:27:26dans cette affaire
00:27:27Avec nous
00:27:28le général Bertrand Malet
00:27:29qui est donc
00:27:30inspecteur
00:27:31de la gendarmerie mobile
00:27:33porte-parole
00:27:34aussi
00:27:36Général
00:27:36merci beaucoup
00:27:37d'être avec nous ce matin
00:27:38pour d'abord évidemment
00:27:39nous donner des nouvelles
00:27:40de ce gendarme
00:27:41dites-nous exactement
00:27:42dans quel état
00:27:42il se trouve ce matin
00:27:44Alors il va nécessiter
00:27:46quelques soins
00:27:47comme vous l'avez dit
00:27:47Je note au passage
00:27:48qu'il n'est pas que brûlé
00:27:49son casque a été fendu
00:27:51il a eu d'autres blessures
00:27:53et qu'environ
00:27:5420% de son unité
00:27:56a été blessé
00:27:57à l'occasion
00:27:58de cette séquence nocturne
00:28:02s'agissant du moral
00:28:03ils ont été visités hier
00:28:06par leur hiérarchie
00:28:07groupement
00:28:09régional
00:28:10avec des psychologues cliniciens
00:28:12et quelques échanges téléphoniques
00:28:15me laissent à penser
00:28:16qu'ils sont solidaires
00:28:19ils sont solides
00:28:21ils restent très motivés
00:28:23à repartir en mission
00:28:27et je trouve
00:28:28qu'il y a un état d'esprit
00:28:29assez exemplaire
00:28:30qui reflète
00:28:32qui reflète
00:28:33trois choses
00:28:35de prime abord
00:28:36un
00:28:37cette cohésion
00:28:38qu'on a pu voir
00:28:39dans les images
00:28:40d'ailleurs hier
00:28:41qui caractérise tellement
00:28:42ces unités
00:28:43qui passent plus de 200 jours
00:28:44loin du foyer
00:28:45dans des théâtres dégradés
00:28:48deux
00:28:49leur choix
00:28:49leur vocation militaire
00:28:51qui je le rappelle
00:28:52sans être en fatigue
00:28:53il y a toujours
00:28:54cette notion
00:28:55d'acceptation
00:28:56de l'exposition
00:28:57de l'intégrité physique
00:28:58pour une mission
00:28:58qui nous dépasse
00:28:59pour la sécurité
00:29:00de nos citoyens
00:29:01même si tout n'est pas acceptable
00:29:03on est bien d'accord
00:29:04et trois
00:29:05la restitution
00:29:06des formations
00:29:09qu'ils ont eu
00:29:10à vivre
00:29:13alors certes
00:29:14au centre national
00:29:14des forces
00:29:15de Saint-Astier
00:29:17mais
00:29:17qui sont l'occasion
00:29:19de restituer
00:29:21lors des vraies scènes
00:29:22et on va s'arrêter
00:29:23plus longuement
00:29:23sur ces images
00:29:24si vous le voulez bien
00:29:25on va aussi entendre
00:29:25la voix
00:29:26du gendarme
00:29:27qui a été touché
00:29:28vous allez être
00:29:29sans doute sidéré
00:29:30par le professionnalisme
00:29:32et la relative
00:29:33froideur
00:29:33et je mets des guillemets
00:29:34évidemment
00:29:34avec laquelle
00:29:35il relate
00:29:36ce qu'il s'est passé
00:29:37c'est assez saisissant
00:29:37et c'est vous
00:29:38Julien Migomuller
00:29:38qui avez retracé
00:29:39le fil de ces événements
00:29:41que sait-on
00:29:42donc plus précisément
00:29:42sur cette attaque
00:29:44et son déroulement
00:29:44alors on va voir
00:29:45les images
00:29:46de samedi
00:29:47on est où ?
00:29:47on est à Paris
00:29:48porte de Charenton
00:29:49là où la manifestation
00:29:50était censée
00:29:51se terminer
00:29:52et on voit
00:29:53justement
00:29:54des gendarmes
00:29:56mobiles
00:29:56et ces gendarmes mobiles
00:29:58et bien
00:29:58ils sont au niveau
00:29:59d'une rue
00:30:00et à un moment
00:30:00ils sont victimes
00:30:01et bien
00:30:01de jets de projectiles
00:30:03et à un moment
00:30:04et bien
00:30:04il y a
00:30:05ce qui ressemble
00:30:06à un coquet de molotov
00:30:06qui est jeté
00:30:07au niveau
00:30:08du pied
00:30:08de ces
00:30:09de ces gendarmes mobiles
00:30:11évidemment
00:30:12explosion
00:30:13et on va voir l'image
00:30:14avec un autre angle
00:30:15avec les flammes
00:30:16qui entourent
00:30:17regardez voilà
00:30:17cette image
00:30:18qui est impressionnante
00:30:19le cocktail molotov
00:30:20qui vient d'exploser
00:30:21les jambes
00:30:22du gendarme mobile
00:30:23qui prennent feu
00:30:24ce gendarme mobile
00:30:25d'ailleurs
00:30:25témoigne au micro
00:30:26de BFM TV
00:30:29la brûlure
00:30:30on a le temps
00:30:31de la sentir
00:30:31monter
00:30:32on a le temps
00:30:32de sentir
00:30:32que l'équipement
00:30:33commence à être atteint
00:30:34et à sentir
00:30:35que la chair
00:30:36commence à piquer
00:30:38si ce n'est
00:30:39vraiment brûler
00:30:41voilà également
00:30:42une autre image
00:30:43de la jambe
00:30:44de ce gendarme
00:30:45après la manifestation
00:30:47on voit
00:30:48la brûlure
00:30:49la brûlure
00:30:50qui est allée
00:30:50en dessous
00:30:50justement
00:30:51de ses vêtements
00:30:52il s'est vu octroyer
00:30:5310 jours
00:30:54dit été
00:30:55et il nous raconte
00:30:55là encore
00:30:56l'hostilité
00:30:57dont lui
00:30:58et ses collègues
00:30:59ont fait part
00:31:00lors de la manifestation
00:31:01de samedi
00:31:03personne n'est capable
00:31:04d'identifier
00:31:04vraiment
00:31:05d'où vient précisément
00:31:06chaque projectile
00:31:07mais c'est une hostilité
00:31:08qui est clairement féroce
00:31:10puisqu'on a vraiment
00:31:11face à nous
00:31:12un boulevard
00:31:12rempli d'individus
00:31:14qui ne sont clairement pas
00:31:14du manifestant pacifique
00:31:15et qui nous prennent
00:31:16à partir de part et d'autre
00:31:18en frontale
00:31:18sur les latéraux
00:31:19alors c'est saisissant
00:31:20en général de l'entendre
00:31:21parce qu'on a l'impression
00:31:22qu'il parle d'un autre
00:31:22en réalité
00:31:23il y a un tel
00:31:25est-ce qu'on peut parler
00:31:26de détachement
00:31:26dans ce récit
00:31:28qu'il fait
00:31:28il dit
00:31:28il y a les flammes
00:31:29sur sa jambe
00:31:29et il dit
00:31:30comme ça
00:31:31la chair commence
00:31:31à piquer
00:31:32est-ce que vous êtes surpris
00:31:33d'abord par le ton
00:31:34qui vu de l'extérieur
00:31:35est surprenant ?
00:31:37oui mais
00:31:38alors c'est tout à son honneur
00:31:40mais quand vous êtes chef
00:31:41parce qu'en l'occurrence
00:31:42c'est le commandant
00:31:42de l'unité
00:31:44que vous subissez cela
00:31:45vous êtes la tête
00:31:46dans la mission
00:31:47et la tête
00:31:48à commander
00:31:48votre unité
00:31:49et vous pensez
00:31:51également à vos subordonnés
00:31:52vous vous oubliez
00:31:53un peu
00:31:54sur le moment
00:31:54d'ailleurs vous noterez
00:31:55que dans les images
00:31:56l'unité continue
00:31:57sa mission
00:31:59certains blessés
00:31:59ne se déclarent
00:32:00qu'après
00:32:02donc il y a
00:32:04ce sens de la mission
00:32:05et cet esprit collectif
00:32:06et cette froideur
00:32:08dont vous parliez
00:32:10j'allais dire
00:32:11ça fait partie
00:32:11de la formation
00:32:12la force morale
00:32:13aussi
00:32:14qu'on doit inculquer
00:32:15à nos troupes
00:32:17de dépasser
00:32:17cet incident grave
00:32:19il n'y a pas de haine
00:32:20dans ces propos
00:32:21vous avez remarqué
00:32:22bien sûr
00:32:24ça fait
00:32:25ils ont vu
00:32:26d'autres scènes
00:32:26on a des théâtres
00:32:28très dangereux
00:32:28aujourd'hui
00:32:29dans lesquels
00:32:29on est envoyé
00:32:31et ça ne m'étonne pas
00:32:32du tout
00:32:32de cette réaction
00:32:34sur cette photo
00:32:35très impressionnante
00:32:35que nous présentait
00:32:36Julien
00:32:37il y a quelques instants
00:32:38on aperçoit aussi
00:32:39quelqu'un
00:32:39ici voilà
00:32:40sur la gauche
00:32:41qui est de dos
00:32:41et qui porte
00:32:43un chapeau
00:32:44et c'est une personne
00:32:45assez importante
00:32:45dans le scénario
00:32:46de ce qui s'est passé
00:32:46dites nous pourquoi
00:32:47alors vous avez raison
00:32:48d'en parler
00:32:48parce que
00:32:49on voit à nos images
00:32:52un civil
00:32:52avec son chapeau de paille
00:32:54intervenir dans le groupe
00:32:55de gendarmes
00:32:57qui on l'apprend maintenant
00:32:58tentait
00:32:59tentait
00:33:00de secourir
00:33:01c'est le même
00:33:01là ici
00:33:02avec ses moyens
00:33:03et qui a été exclu
00:33:05immédiatement
00:33:05de la bulle
00:33:05parce que suite à un événement
00:33:06comme ça
00:33:07il y a une bulle de sécurité
00:33:07qui s'est formée
00:33:08d'ailleurs on voit ici
00:33:09il essaie d'éteindre le feu
00:33:10et il a son pied
00:33:11qui prend feu
00:33:11mais
00:33:12et j'allais dire
00:33:13j'allais profiter de votre antenne
00:33:14le capitaine
00:33:15on a parlé
00:33:16merci
00:33:18je remercie publiquement
00:33:20ce monsieur
00:33:21de cette mise à disposition
00:33:23naturellement
00:33:24d'ailleurs
00:33:24s'il nous entend
00:33:25qu'il prenne contact
00:33:26sur le site internet
00:33:27de la gendarmerie
00:33:28parce que
00:33:28on a envie de le remercier
00:33:30pour son acte
00:33:31même si sur le moment
00:33:31il a été exclu de la bulle
00:33:33et
00:33:34les gendarmes
00:33:35ont été soutenus
00:33:36par les médecins militaires
00:33:38nous dépendons
00:33:38du service de santé
00:33:39des armées
00:33:39et nos équipes médicales
00:33:41sont intervenues immédiatement
00:33:43quand vous dites
00:33:44il a été exclu de la bulle
00:33:46c'est-à-dire qu'en fait
00:33:47il s'approche
00:33:48on va peut-être voir les images
00:33:49il s'approche
00:33:50du gendarme
00:33:51qui a la jambe en feu
00:33:52il tente de l'éteindre
00:33:54et il est amené
00:33:56très rapidement
00:33:57violemment
00:33:58brutalement
00:33:58contre un mur
00:33:59plaqué contre un mur
00:34:00le chapeau jeté par terre
00:34:01par les gendarmes
00:34:02et exclu en fait
00:34:03de la zone
00:34:04et sur les réseaux sociaux
00:34:06c'est vrai qu'il y a
00:34:06beaucoup de gens
00:34:07qui se sont émus de cette scène
00:34:08en disant
00:34:08il vient aider
00:34:09il se fait taper
00:34:10donc en fait
00:34:10vous vous dites
00:34:11à ce moment-là
00:34:11ils n'ont pas compris
00:34:12les gendarmes
00:34:13quelle était l'intention
00:34:13mais c'est exactement ça
00:34:15c'est exactement ça
00:34:16bon vous venez de subir
00:34:17un acte très grave
00:34:18vous avez des réflexes
00:34:19de bulles de sécurité
00:34:20qui se créent
00:34:21vous avez un individu
00:34:22qui arrive
00:34:23les gens panalisaient
00:34:24qu'ils avaient les mains
00:34:25sur la jambe
00:34:26et effectivement
00:34:27il se fait dégager
00:34:29et un peu violemment
00:34:30mais ça on peut comprendre
00:34:33ça aurait pu être
00:34:33quelqu'un de mal intentionné
00:34:36et d'ailleurs
00:34:36est-ce que ces gestes
00:34:37étaient médicaux
00:34:38pas médicaux
00:34:39on ne sait pas
00:34:40donc à postériori
00:34:41ça peut nous choquer
00:34:42et les gendarmes
00:34:44le remercient vivement
00:34:46parce qu'aujourd'hui
00:34:47on parlait du moral
00:34:49il n'y a pas eu
00:34:50que la présence des chefs
00:34:51il n'y a pas eu
00:34:52que la présence
00:34:53de nos associations
00:34:53ce qui fait tourner
00:34:55le moral de nos gendarmes
00:34:56ça a été
00:34:56tous les témoignages
00:34:58de sympathie
00:34:59de la France silencieuse
00:35:01sur les réseaux sociaux
00:35:02et cet acte
00:35:03en est aussi l'image
00:35:05de gens
00:35:06qui leur montrent
00:35:07que les gendarmes
00:35:09sont soutenus
00:35:10dans leur mission
00:35:10de pacifier la rue
00:35:11alors sur cette mission
00:35:12justement
00:35:13et sur les process
00:35:14d'intervention
00:35:15qu'est-ce qui a changé
00:35:15par rapport au 17 octobre
00:35:17pourquoi est-ce qu'on n'a pas
00:35:17revécu le 24 octobre
00:35:19et le 31 octobre
00:35:20le naufrage du 17 ?
00:35:22alors ça ne vous a pas échappé
00:35:24il y a eu une mobilisation
00:35:26exceptionnelle
00:35:26ou d'envergure
00:35:27des services
00:35:29forces de l'ordre
00:35:30mais forces de secours
00:35:32plus de monde
00:35:33plus de manœuvres
00:35:36plus de mobilité
00:35:37c'est-à-dire concrètement
00:35:40vous aviez l'accompagnement
00:35:41des cortèges
00:35:43qui se faisaient
00:35:44de manière traditionnelle
00:35:45qui somme toute
00:35:46ne se sont pas si mal passés
00:35:47parce qu'on a eu
00:35:49des organisations responsables
00:35:51des citoyens
00:35:53qui ne voulaient pas
00:35:54être mélangés
00:35:55à ces franges du soir
00:35:56qui n'étaient pas là du tout
00:35:57pour contester
00:35:58mais bien pour
00:35:59commettre des exactions
00:36:01et
00:36:03ce que j'appelle
00:36:04un quadrillage offensif
00:36:05mais des forces
00:36:07de réserve
00:36:07et un peu de partout
00:36:09pour se protéger
00:36:11de débuts d'action
00:36:12qui aura pu être commis
00:36:13sur les périphéries
00:36:15donc moins de monde
00:36:16sur les cortèges
00:36:17et des unités
00:36:17un peu disséminées
00:36:19autour
00:36:20pour aller chercher
00:36:21plus vite
00:36:21les tentatives
00:36:22enfin ceux qui vont tenter
00:36:24de faire des pièges
00:36:24à cela vous avez ajouté
00:36:25toute la trition
00:36:26qu'on essaye de faire
00:36:27en amont
00:36:29pour soit dissuader
00:36:30soit supprimer
00:36:31des objets dangereux
00:36:32ou écarter
00:36:33des individus dangereux
00:36:34donc des fouilles massives
00:36:36on peut le dire
00:36:38et qui a permis
00:36:39et je pense que
00:36:40les annonces
00:36:43et les menaces
00:36:44qui sont faciles
00:36:45de proférer
00:36:46sur internet
00:36:46n'ont pas non plus
00:36:47été à la hauteur
00:36:48sur le terrain
00:36:49Ces images ont marqué
00:36:50d'ailleurs jusqu'au plus haut
00:36:51niveau sommet de l'État
00:36:52puisqu'hier l'entourage
00:36:53du président de la République
00:36:54confiait à BFM TV
00:36:56qu'il y avait certes
00:36:57effectivement une forme
00:36:57de retour à l'ordre républicain
00:36:59dans ces manifestations
00:37:00mais qui je cite
00:37:01n'est pas parfait
00:37:02et ce entourage
00:37:03ce conseil du président
00:37:04je cite
00:37:05nous avons été marqués
00:37:05par les images
00:37:06du gendarme attaqué
00:37:07par un cocktail monotov
00:37:08nous avons une pensée pour lui
00:37:09Comment vous sentez
00:37:10la suite des choses
00:37:11Général Malet
00:37:12parce qu'on sait
00:37:12qu'il y a une nouvelle
00:37:14mobilisation jeudi
00:37:15alors sans doute pas
00:37:16sous la même forme
00:37:16que celle des samedis
00:37:17mais il y a à nouveau
00:37:19pour samedi
00:37:20Est-ce que vous avez l'impression
00:37:21qu'on peut dire
00:37:22que l'État
00:37:23et les forces de sécurité
00:37:24ont repris la main
00:37:25ont repris le contrôle ?
00:37:26On ne peut jamais le dire
00:37:27Chaque jour est nouveau
00:37:29et par rapport aux annonces
00:37:32les préfets
00:37:33le ministère de l'Intérieur
00:37:37planifient le dispositif
00:37:38en fonction de l'évendure
00:37:40la typologie des journées
00:37:41n'est pas toujours la même
00:37:43et les forces sont prêtes
00:37:45sont formées
00:37:46pour répondre à la mission du moment
00:37:48qui je leur rappelle
00:37:49et bien de protéger
00:37:51cette liberté constitutionnelle
00:37:53de venir manifester
00:37:54mais surtout
00:37:55d'empêcher
00:37:57des groupes d'individus
00:37:58soit radicalisés
00:37:59par des philosophies
00:38:02du chaos
00:38:04soit entraînés
00:38:06par mimétisme
00:38:07de venir
00:38:08se placer
00:38:09dans de la délinquance
00:38:10et voir du crime
00:38:12l'enquête
00:38:13dont vous avez parlé
00:38:14tout à l'heure
00:38:14c'est tentative
00:38:16de meurtre
00:38:17sur personne
00:38:17dépositaire
00:38:18on n'est plus sur internet
00:38:20derrière un pseudonyme
00:38:22Justement
00:38:23tentative de meurtre
00:38:24donc on est sur des faits
00:38:26extrêmement graves
00:38:26est-ce que
00:38:27c'est une violence
00:38:28que les gendarmes mobiles
00:38:29ont déjà vue
00:38:30par le passé
00:38:31sur le terrain
00:38:32par exemple
00:38:33je pense au mouvement
00:38:34des gilets jaunes
00:38:34est-ce qu'ils le comparent
00:38:35est-ce qu'ils trouvent ça
00:38:36plus intense
00:38:37ou de même intensité
00:38:39ou de moindre intensité
00:38:40si vous reprenez
00:38:41l'histoire de France
00:38:42et l'histoire
00:38:43de l'ordre public
00:38:44il y a toujours eu
00:38:45de la violence
00:38:47mais là on est loin
00:38:48de la violence
00:38:49de la contestation
00:38:50ou de l'expression
00:38:51d'une colère
00:38:51ou d'un désarroi
00:38:53là on assiste
00:38:54à de la violence
00:38:55gratuite
00:38:56débridée
00:38:57et je faisais le pendant
00:38:58par rapport à internet
00:39:01inconsidéré
00:39:03qui est voire
00:39:04anti-uniforme
00:39:06et ça c'est plutôt nouveau
00:39:07alors quand je dis nouveau
00:39:08ça fait quelques années
00:39:10et qui ne touche pas
00:39:11que nos camarades policiers
00:39:13des gendarmes
00:39:14vous avez des pompiers
00:39:15qui vont se faire agresser
00:39:16des médecins
00:39:17qui vont intervenir
00:39:18vous avez des maires
00:39:19qui se font cabosser
00:39:21et des journalistes
00:39:22c'est vrai
00:39:24la mobilisation
00:39:25des forces de l'ordre
00:39:25et des gendarmes
00:39:26qui restent intactes
00:39:27c'est ce que vous nous avez dit
00:39:28ce matin en général
00:39:29malgré évidemment
00:39:30cette scène terrible
00:39:30qu'on a vue samedi
00:39:32les forces de l'ordre
00:39:32mobilisées encore aujourd'hui
00:39:34pour surveiller l'évolution
00:39:35des choses
00:39:36sur le blocage
00:39:38des lycées
00:39:39on va vous dire
00:39:39où on est la situation
00:39:40dans quelques instants
00:39:41à tout de suite
00:39:47les vacances de la Toussaint
00:39:48sont terminées
00:39:50et les blocages
00:39:52de lycées ont repris
00:39:52de façon résiduelle
00:39:54en tout cas
00:39:55c'est l'expression
00:39:56du ministre
00:39:56Edouard Jeffrey
00:39:57et c'est ce que constatent
00:39:58nos équipes
00:39:58aux abords
00:39:59de certains établissements
00:40:01on va les retrouver
00:40:01nos envoyés spéciaux
00:40:02en commençant par Paris
00:40:03avec une équipe
00:40:04qui est devant
00:40:05l'un des lycées
00:40:06emblématiques
00:40:07de cette mobilisation
00:40:07depuis le début
00:40:08c'est le lycée
00:40:08Hélène Boucher
00:40:09qui fait partie
00:40:10de ces 1%
00:40:11de lycées bloqués
00:40:11parce que les cours
00:40:12ont même été annulés
00:40:13pour aujourd'hui
00:40:16Oui tout à fait
00:40:16les cours ont été annulés
00:40:17aux alentours
00:40:18de 8h15
00:40:18Julien
00:40:19les lycéens
00:40:20l'ont appris
00:40:21en direct
00:40:21sur Pronote
00:40:23ils avaient commencé
00:40:24ce blocus
00:40:24aux alentours
00:40:25de 7h du matin
00:40:26vous le voyez
00:40:27ils sont encore
00:40:27une petite vingtaine
00:40:28ici
00:40:28à avoir rassemblé
00:40:30quelques poubelles
00:40:31quelques pancartes
00:40:35ont également été installées
00:40:36devant ce lycée
00:40:37comme d'habitude
00:40:38vous le disiez
00:40:38en plus
00:40:39c'est l'un des lycées
00:40:39piliers
00:40:40de ces blocus lycéens
00:40:42tous les jours
00:40:43depuis le début
00:40:43du mouvement lycéen
00:40:45et bien ce lycée
00:40:45a été bloqué
00:40:47par plusieurs lycéens
00:40:49ils sont aujourd'hui
00:40:49une vingtaine
00:40:50ça reste dans le calme
00:40:51on a vu tout à l'heure
00:40:52quelques gendarmes
00:40:53policiers
00:40:53qui sont venus
00:40:55filtrer l'entrée
00:40:56du collège
00:40:56Hélène Boucher
00:40:57qui est juste derrière
00:40:58les collégiens
00:40:59ont donc pu rentrer
00:41:00dans le calme
00:41:01les classes préparatoires
00:41:02également
00:41:02mais les lycéens
00:41:03eux ont vu
00:41:04leur cours annulés
00:41:06pour la journée
00:41:06et ça risque
00:41:07de se poursuivre
00:41:08cette semaine
00:41:09car on le rappelle
00:41:09demain
00:41:09l'appel à la manifestation
00:41:11et au blocus
00:41:12est encore prévu
00:41:13dans plusieurs lycées
00:41:14dont le lycée
00:41:15Hélène Boucher
00:41:16qui fera donc partie
00:41:17de cette mobilisation
00:41:18et de ces blocus lycéens
00:41:19donc demain
00:41:20c'est vrai que c'est surtout
00:41:22demain que la situation
00:41:23est-ce que d'être plus tendue
00:41:24vous avez raison de le souligner
00:41:25Véronique Fèvre
00:41:25d'abord
00:41:26donnez-nous un point
00:41:27sur la mobilisation
00:41:27de ce matin
00:41:28selon le ministère
00:41:30la mobilisation
00:41:31la mobilisation
00:41:33oh là là
00:41:33c'est dur la reprise
00:41:35il n'y a pas
00:41:35pour les lycéens
00:41:36que c'est la rentrée
00:41:36plutôt résiduelle
00:41:38le ministère évoque
00:41:4041 lycées bloqués
00:41:42sur 3700
00:41:43ça ferait 1%
00:41:44des lycées bloqués
00:41:45néanmoins
00:41:46il faut noter
00:41:46que l'île de France
00:41:47est toujours l'épicentre
00:41:49on a décompté
00:41:51à BFM TV
00:41:51une vingtaine
00:41:52de lycées perturbés
00:41:53quand même
00:41:53ça fait beaucoup
00:41:54avec quand même
00:41:55une virulence
00:41:56pour un premier jour
00:41:58de reprise
00:41:59après les vacances
00:42:00avec des blocages
00:42:02plus fréquents
00:42:03par les policiers
00:42:04des reblocages
00:42:05parfois
00:42:05par les élèves
00:42:07donc une situation
00:42:08assez mouvante
00:42:09et puis des scènes
00:42:10inhabituelles
00:42:11c'est qu'on a vu
00:42:11des parents
00:42:12venir
00:42:13dès ce matin
00:42:14très tôt
00:42:14devant certains lycées
00:42:16pour demander
00:42:17à ce que
00:42:17les cours reprennent
00:42:20voilà
00:42:20on n'avait pas vraiment
00:42:21beaucoup de parents
00:42:22mais enfin
00:42:23c'est quand même
00:42:23quelque chose
00:42:24ça dit quelque chose
00:42:25ça dit quelque chose
00:42:26de l'inquiétude
00:42:27parce que
00:42:27le ministère de l'éducation
00:42:29le ministre de l'éducation
00:42:30l'a souligné
00:42:31on a un calendrier
00:42:32qui avance
00:42:33des notes
00:42:34qui doivent rentrer
00:42:35dans Parcoursup
00:42:36d'ailleurs
00:42:37pour les lycéens de première
00:42:39pour les lycéens de terminale
00:42:40et puis de toute façon
00:42:41au-delà des notes
00:42:42parce qu'on sait quand même
00:42:43qu'on a 96% de réussite
00:42:45au bac général
00:42:45donc on n'a pas trop de doute
00:42:46sur le fait qu'il l'est
00:42:47il y a vraiment
00:42:48pendant toutes ces heures
00:42:49qui sont perdues
00:42:50un problème
00:42:51d'acquisition
00:42:52de la méthodologie
00:42:54qui est important quand même
00:42:56et qui doit pourvoir
00:42:57cette méthodologie
00:42:58les aider à s'en sortir
00:43:00dans l'enseignement supérieur
00:43:00à quoi faut-il s'attendre demain
00:43:02puisque c'est surtout
00:43:02ce mardi-là
00:43:03qui a été coché
00:43:03sur l'agenda
00:43:04des organisations lycéennes
00:43:06là on a déjà une reprise
00:43:07alors que les élèves
00:43:08ne se sont même pas vus
00:43:10les jours précédents
00:43:11en général
00:43:12là forcément
00:43:12mardi
00:43:13ça va bloquer très très fort
00:43:15dans les établissements
00:43:16ça va mettre
00:43:17les chefs d'établissement
00:43:18sous pression
00:43:19pour l'instant
00:43:20on voit des choses
00:43:21plutôt calmes
00:43:22on voit qu'ils ne sont pas
00:43:23forcément très nombreux
00:43:24devant les établissements
00:43:25mais encore une fois
00:43:26ce que je vous dis
00:43:26c'est la détermination
00:43:27et puis il y a une crainte aussi
00:43:28d'avoir des affrontements
00:43:30entre ceux qui veulent
00:43:32aller en cours
00:43:33et ceux qui veulent
00:43:35absolument bloquer
00:43:35pour suivre le mouvement
00:43:37pour obtenir davantage
00:43:39que ce qu'ils ont obtenu
00:43:40déjà du gouvernement
00:43:41lundi dernier
00:43:42est-ce que c'est l'état d'esprit
00:43:43aussi du côté de Marseille
00:43:45on va le savoir
00:43:46avec notre équipe sur place
00:43:50Oui absolument
00:43:52il y a eu tout à l'heure
00:43:53quelques affrontements
00:43:54entre des parents d'élèves
00:43:56venus justement
00:43:57pour être contre ce blocus
00:44:00et pour permettre
00:44:00à leurs enfants
00:44:01de retourner en cours
00:44:03des affrontements aussi
00:44:04avec les lycéens
00:44:05qui sont là
00:44:05et qui veulent poursuivre
00:44:06le mouvement
00:44:07et au milieu de tout ça
00:44:08on a le proviseur
00:44:10aussi qui essaye
00:44:10d'apaiser les tensions
00:44:12et justement
00:44:12on a pu échanger avec lui
00:44:13je vous propose de l'écouter
00:44:17L'objectif pour nous ce matin
00:44:18c'était de faire entrer
00:44:19d'abord nos collégiens
00:44:20parce que la particularité
00:44:20de Marseille-Vert
00:44:21c'est une cité scolaire
00:44:22des enfants
00:44:23parce que ce sont
00:44:24des enfants à 11 ans
00:44:25il faut qu'ils rentrent
00:44:25sans crainte, sans peur
00:44:27donc ils sont entrés
00:44:28tous nos collégiens sont rentrés
00:44:29L'objectif numéro 2
00:44:30c'était de faire rentrer
00:44:31les enseignants
00:44:32pour que si des élèves
00:44:33souhaitaient intégrer le lycée
00:44:35rentrer pour faire cours
00:44:36ils puissent faire cours
00:44:37donc en l'état actuel des choses
00:44:39le lycée est bloqué
00:44:41mais les forces de l'ordre
00:44:42sont là pour faire rentrer
00:44:42les élèves qui souhaitent rentrer
00:44:43et assister aux cours
00:44:44nous sommes dans un pays
00:44:46de liberté
00:44:47et la liberté
00:44:47c'est de ne pas empêcher l'autre
00:44:49et la liberté
00:44:50notamment dans un pays
00:44:51comme le nôtre
00:44:51c'est de permettre aux élèves
00:44:52qui ont envie d'aller à l'école
00:44:53d'y aller
00:44:54et donc vous l'avez entendu
00:44:55tout à l'heure
00:44:55il y avait les forces de l'ordre
00:44:57qui étaient postées
00:44:57à l'entrée de l'établissement
00:44:58justement pour laisser
00:45:00rentrer les lycéens
00:45:01qui souhaitaient aller en cours
00:45:04et depuis ils sont partis
00:45:05donc voilà
00:45:06la situation est calme
00:45:07et beaucoup d'entre eux
00:45:08nous ont dit
00:45:09qu'ils ne savaient pas
00:45:10s'ils allaient poursuivre
00:45:11ce mouvement
00:45:12toute la semaine
00:45:12mais en tout cas
00:45:13ce sera fait de manière
00:45:14plus ponctuelle
00:45:15et ils répondront présents
00:45:16à la grande mobilisation
00:45:18prévue ce jeudi 5 novembre
00:45:20Cette présence
00:45:22des forces de l'ordre
00:45:23pour permettre
00:45:24la réouverture
00:45:25c'est d'ailleurs
00:45:26une recommandation nationale
00:45:27Alexandra
00:45:28qui a été donnée
00:45:29par le ministère
00:45:30Oui
00:45:30des consignes
00:45:31de débloquer
00:45:32quand les effectifs
00:45:33de forces de l'ordre
00:45:33sont suffisants
00:45:34pour le permettre
00:45:35afin que
00:45:37celles qui souhaitent
00:45:38aller en cours
00:45:39puissent le faire
00:45:40ce matin
00:45:41le ministre
00:45:42de l'éducation
00:45:43a dit
00:45:43chez nos confrères
00:45:43de France Inter
00:45:44que les blocus
00:45:45devant les lycées
00:45:46n'étaient pas
00:45:46je cite
00:45:47illégitimes
00:45:48mais étaient illégaux
00:45:49et c'est pour cela
00:45:50aussi qu'il y a
00:45:51ces forces de l'ordre
00:45:52déployées devant
00:45:53certains établissements
00:45:54pour autant
00:45:56ils ne sont pas
00:45:56devant tous les établissements
00:45:58où il y a des blocages
00:45:59il n'y a pas un déblocage
00:46:00systématique
00:46:01qui est fait
00:46:02alors est-ce que c'est
00:46:04une question
00:46:05de désescalade
00:46:06de dialogue
00:46:07est-ce que c'est
00:46:08pour des raisons
00:46:08défectives
00:46:09pour l'instant on n'a pas encore
00:46:10d'explication précise
00:46:12à ce sujet
00:46:13mais certains établissements
00:46:15comme celui
00:46:15qu'on voit à l'image
00:46:16à l'instant
00:46:16le lycée Hélène Boucher
00:46:18à Paris
00:46:18ont décidé d'annuler
00:46:20les cours pour la journée
00:46:20on voit Guillaume Naret
00:46:21que le ton gouvernemental
00:46:22est un petit peu
00:46:23en train d'évoluer
00:46:24parce qu'avant les vacances
00:46:25c'était bon
00:46:26d'accord ok
00:46:26les blocages c'est illégal
00:46:28mais on n'y va pas
00:46:29là manifestement
00:46:31le gouvernement
00:46:31a envie de reprendre
00:46:32un petit peu la main
00:46:33reprendre la main
00:46:33la vue sur le plan sécuritaire
00:46:35au niveau des manifestations
00:46:35du week-end
00:46:36et reprendre la main
00:46:37sur l'aspect de gestion
00:46:39des lycées
00:46:40et des enseignements
00:46:41le président de la république
00:46:42par son entourage
00:46:43nous confiait hier
00:46:44qu'effectivement
00:46:44il y avait une volonté
00:46:45un message clair
00:46:45qui avait été envoyé
00:46:46en disant
00:46:46les lycéens doivent retrouver
00:46:48le chemin de leurs établissements
00:46:49parce qu'ils estiment
00:46:50que les réponses
00:46:52ont été apportées
00:46:53qu'il y a des choses
00:46:53qui vont se faire
00:46:53un peu plus sur la durée
00:46:54dans les semaines à venir
00:46:55on le disait
00:46:55parcours sup
00:46:56les remplacements
00:46:57des profs manquants
00:46:58la question bien sûr aussi
00:46:59on a beaucoup parlé
00:47:00du bâti de l'état
00:47:01d'un certain nombre
00:47:01d'établissements
00:47:02donc ça n'a pas été balayé
00:47:03d'un coup par l'exécutif
00:47:04mais il y a une volonté
00:47:05de dire désormais
00:47:06il faut retourner en cours
00:47:07d'une façon ou d'une autre
00:47:09plus ça avance
00:47:09plus on se rapprochera
00:47:10quand même des examens
00:47:11à venir
00:47:11et puis une volonté
00:47:12de dire on évite aussi
00:47:13le fait que ça perle
00:47:14que ça perle aujourd'hui
00:47:15demain et jeudi
00:47:16pour éviter cette coagulation
00:47:18des luttes
00:47:18à laquelle le gouvernement
00:47:19ne croyait pas
00:47:20avant les vacances
00:47:21de la Toussaint
00:47:21il s'était bien trompé
00:47:22c'est la tonalité générale
00:47:24du côté à la fois
00:47:25du gouvernement
00:47:25mais aussi de la majorité
00:47:26on a entendu
00:47:27Edouard Philippe hier
00:47:28appeler à la reprise des cours
00:47:29Jérémy Petrie et Lettus
00:47:30vous qui représentez
00:47:32Horizon ici
00:47:32ça n'a que trop duré
00:47:33cette affaire ?
00:47:34Il y a un temps pour tout
00:47:35il y a eu le temps
00:47:36des revendications
00:47:37elles sont légitimes
00:47:38on a dit à plusieurs reprises
00:47:39Edouard Philippe l'a dit hier
00:47:40qu'elles étaient légitimes
00:47:41ces revendications
00:47:41et il y a une main tendue
00:47:43du gouvernement
00:47:43il y a des propositions
00:47:44sur Parcoursup
00:47:45il y a des propositions
00:47:45sur le bâtiment
00:47:46la rénovation des lycées
00:47:48des collèges
00:47:49Guillaume Daré vient d'en parler
00:47:51il y a des questions
00:47:52sur les non-remplacements
00:47:53des professeurs
00:47:54tout ça le gouvernement
00:47:55a tendu la main
00:47:55et donc ce temps
00:47:56de la revendication
00:47:57le gouvernement a commencé
00:47:58à y apporter des réponses
00:47:59nous on dit effectivement
00:48:00qu'il y a un risque
00:48:00d'année perdue
00:48:01pour les jeunes
00:48:02qu'il faut reprendre les cours
00:48:03qu'il y a d'ailleurs
00:48:04le proviseur le disait très bien
00:48:05à Marseille
00:48:05des jeunes qui veulent
00:48:06reprendre des cours
00:48:07mais ensuite
00:48:08et c'est le troisième temps
00:48:09il y a le temps
00:48:10de la campagne présidentielle
00:48:11effectivement on a une jeunesse
00:48:12qui s'inquiète
00:48:13effectivement on a
00:48:14des défis majeurs
00:48:16auxquels cette jeunesse
00:48:17fait face
00:48:17on pourra parler
00:48:18de l'adaptation climatique
00:48:19de l'IA
00:48:20de l'intelligence artificielle
00:48:20bref
00:48:21des sujets qui font qu'aujourd'hui
00:48:22la jeunesse du pays
00:48:23s'inquiète
00:48:24et c'est pour cette raison
00:48:25d'ailleurs qu'Edouard Philippe
00:48:25a dit
00:48:26que demain
00:48:26prend la République
00:48:27qui ferait de la jeunesse
00:48:28une priorité de son mandat
00:48:29et l'alpha et l'oméga
00:48:30des politiques publiques
00:48:31parce que c'est vrai
00:48:32j'en termine là
00:48:32que quand on regarde
00:48:33par exemple
00:48:34les décisions budgétaires
00:48:35on a tendance à sacrifier
00:48:36de la jeunesse
00:48:36pour d'autres politiques publiques
00:48:38un exemple
00:48:38quand on vote le budget
00:48:39aujourd'hui
00:48:40on vient de sacrifier
00:48:41de l'apprentissage
00:48:42alors que c'est une mesure
00:48:43en faveur de la jeunesse
00:48:44de ce pays
00:48:44qui est essentielle
00:48:45et donc effectivement
00:48:46il y a eu le temps
00:48:47de la revue des questions
00:48:47il y a eu une main tendue
00:48:48du gouvernement
00:48:49aujourd'hui
00:48:49il faut reprendre les cours
00:48:50et demain
00:48:51ou en tout cas
00:48:52dans les prochaines semaines
00:48:53il faudra qu'à l'occasion
00:48:54de l'élection présidentielle
00:48:55on apporte des réponses
00:48:56claires, directes
00:48:57ambitieuses
00:48:58à la jeunesse du pays
00:48:58c'est le sens de ce qu'a dit
00:49:00par exemple
00:49:00Edouard Philippe hier
00:49:01chez vos confrères TEF
00:49:03Philippe Ballard
00:49:03est également avec nous
00:49:04pour le RN
00:49:05alors le problème
00:49:06évidemment
00:49:06c'est que quand on lâche
00:49:07un petit peu de l'Est
00:49:08ce qui a été le cas
00:49:09pendant les vacances
00:49:10et bien quand on est
00:49:11dans la manifestation
00:49:12on dit
00:49:13ben voilà
00:49:13ils sont en train de sceller
00:49:14donc il faut continuer
00:49:14est-ce que c'était une erreur
00:49:16de lâcher un peu
00:49:17pendant ces vacances ?
00:49:18Non mais je crois
00:49:18qu'il y a
00:49:20il y a des revendications
00:49:21qu'on peut entendre
00:49:22les emplois du temps
00:49:23à Gruyère
00:49:23merci la réforme du bac
00:49:24de monsieur Blanquer
00:49:26les profs
00:49:26non remplacés
00:49:27parcours sup
00:49:28tout ça
00:49:29on peut l'entendre
00:49:29après
00:49:29enfin ce matin
00:49:30il y a visiblement
00:49:311% des lycées
00:49:33qui sont bloqués
00:49:34il y a une majorité silencieuse
00:49:35aussi d'élèves
00:49:36de lycéens
00:49:37qui veulent travailler
00:49:38moi j'écoutais
00:49:38en venant là
00:49:39un professeur
00:49:41qui s'indignait
00:49:43du lycée
00:49:44parce qu'il disait
00:49:44au mois de juin prochain
00:49:45entre parenthèses
00:49:46au mois de juin prochain
00:49:48ça sera un autre ministre
00:49:49de l'éducation nationale
00:49:51et on espère bien
00:49:51que Marine Le Pen
00:49:52sera à l'Elysée
00:49:53donc il faudra rebattre
00:49:54un petit peu tout ça
00:49:55mais qu'il y ait
00:49:56une inquiétude
00:49:57par rapport
00:49:59à l'intelligence artificielle
00:50:00par exemple
00:50:01je disais les chiffres
00:50:01du chômage aux Etats-Unis
00:50:02les plus touchés
00:50:03ce sont les diplômés
00:50:04les bacs
00:50:05ce qui équivaut
00:50:05au bac plus 5 américain
00:50:07parce qu'ils sont confrontés
00:50:08à l'intelligence artificielle
00:50:09et tous les métiers
00:50:10de la finance
00:50:10par exemple
00:50:11l'intelligence artificielle
00:50:12a l'analyse des bilans
00:50:13beaucoup mieux
00:50:14que des jeunes
00:50:16sortis d'études
00:50:17donc il y a une angoisse
00:50:18face à ça
00:50:18oui ça s'entend
00:50:19c'est pour ça que ça
00:50:20il va falloir regarder
00:50:21très rapidement
00:50:22et très profondément
00:50:24toutes les implications
00:50:25que l'intelligence artificielle
00:50:26peut avoir
00:50:27sur ces jeunes
00:50:28et c'est l'avenir du pays
00:50:29effectivement ça a été dit
00:50:30sur l'apprentissage
00:50:31c'est une des rares choses
00:50:32qu'Emmanuel Macron
00:50:33avait réussi à faire
00:50:35c'est des tricotés
00:50:36alors que c'est l'avenir du pays
00:50:37il y a cette mobilisation
00:50:38des lycées
00:50:39il y a aussi
00:50:39l'intersyndical
00:50:40jeudi
00:50:41c'est vrai que c'est une semaine
00:50:42particulièrement dense
00:50:43Gaëtan
00:50:43mais là on finit par s'y perdre
00:50:44un petit peu
00:50:45dans tous ces rassemblements
00:50:46que va-t-il se passer jeudi ?
00:50:47oui tout à fait
00:50:48une manifestation
00:50:49à l'appel
00:50:50de toutes les organisations syndicales
00:50:51et c'est important
00:50:52de le rappeler
00:50:53parce que
00:50:53quand on regarde
00:50:54ce qui se passe
00:50:55le samedi
00:50:57effectivement
00:50:57il y a certaines
00:50:58organisations syndicales
00:51:00CGT
00:51:00Sud
00:51:01FSU
00:51:02en revanche
00:51:03force ouvrière
00:51:04la CFDT
00:51:05la CFE-CGC
00:51:06n'y participe pas
00:51:08pourquoi ?
00:51:08parce que ces organisations syndicales
00:51:10ont toujours eu à l'esprit
00:51:12de faire bloc commun
00:51:14autour de mêmes revendications
00:51:16ça a été le cas
00:51:17au moment des manifestations
00:51:19contre la réforme des retraites
00:51:20et ce qui a expliqué aussi
00:51:21la force de cet inter-syndical
00:51:23la possibilité
00:51:25de ramener
00:51:27dans les rues
00:51:28des foules
00:51:28très très importantes
00:51:29et c'est l'objectif
00:51:30qui est recherché
00:51:31encore une fois
00:51:32jeudi
00:51:32à politique
00:51:33avec des revendications
00:51:35très très claires
00:51:36sur le salaire
00:51:38sur les services publics
00:51:39sur les retraites
00:51:40ou bien encore
00:51:41sur l'emploi
00:51:42et l'industrie
00:51:43des organisations syndicales
00:51:44qui on le sait
00:51:45ont des divergences
00:51:46sur certains points de vue
00:51:47mais qui vraiment
00:51:48sont mobilisés
00:51:49autour de ces thématiques
00:51:51très fédérateurs
00:51:53fédératrices
00:51:53pardon
00:51:54et qui espèrent justement
00:51:55que jeudi prochain
00:51:56et bien
00:51:57il y aura
00:51:58beaucoup de gens
00:51:59dans les rues
00:52:00pour manifester
00:52:01pour le pouvoir d'achat
00:52:03des Français
00:52:03attention sociale
00:52:04bien sûr
00:52:05attention sécuritaire
00:52:06également
00:52:07avec ce qui s'est passé
00:52:08le week-end dernier
00:52:08avec également
00:52:10Trapp
00:52:10il y a une dizaine de jours
00:52:11et je vous en parle
00:52:12parce que dans quelques instants
00:52:13vous entendrez
00:52:13le père de la victime
00:52:15et qui s'exprime
00:52:16aujourd'hui
00:52:16il doit prendre la parole
00:52:17dans les minutes qui viennent
00:52:19vous la comprenez
00:52:20cette mobilisation de jeudi
00:52:22monsieur Patriel
00:52:23est-il ou pas ?
00:52:24que les Français
00:52:25qui aujourd'hui
00:52:26ont un problème
00:52:26de pouvoir d'achat
00:52:27le fassent entendre
00:52:28dans la rue
00:52:28bien sûr qu'on le comprend
00:52:29parce qu'il y a un problème
00:52:30de pouvoir d'achat
00:52:30il faudrait être aveugle
00:52:33j'allais dire aux revendications
00:52:34la situation du pays
00:52:35pour ne pas le dire
00:52:35il y a des classes moyennes
00:52:36il y a des classes moyennes
00:52:37qui se paupérisent
00:52:38bien évidemment
00:52:39après c'est les réponses
00:52:40politiques qu'on apporte
00:52:41j'étais ici même
00:52:42dans un débat
00:52:43soit effectivement
00:52:44on met en oeuvre
00:52:45le programme socialiste
00:52:46du Rassemblement National
00:52:46ou le programme socialiste
00:52:47des socialistes
00:52:48et on ne touche pas
00:52:49aux retraites
00:52:50et on dit qu'on peut
00:52:51continuer de travailler
00:52:51aussi peu dans le pays
00:52:53soit on considère
00:52:53et c'est la proposition
00:52:54conforme avec Édouard Philippe
00:52:55que pour retrouver
00:52:56du pouvoir d'achat
00:52:57il n'y a pas d'argent magique
00:52:58il n'y a pas de chèque magique
00:53:03travaillant un peu plus
00:53:04tout ça exonéré
00:53:05de charges et d'impôts
00:53:06avec des entreprises
00:53:07qui pourront demain
00:53:08mieux payer leurs travailleurs
00:53:10et leurs salariés
00:53:10alors les français
00:53:11pourront retrouver
00:53:12du pouvoir d'achat
00:53:13mais dire qu'on va financer
00:53:14par exemple
00:53:14une baisse de la TVA
00:53:16sur le carburant
00:53:16qui coûte 12 milliards d'euros
00:53:18alors que les caisses
00:53:19de l'argent sont vides
00:53:20désolé de le dire ici
00:53:21il n'y a pas d'argent magique
00:53:22et il faudra travailler
00:53:23un peu plus longtemps
00:53:24avoir le courage
00:53:25de dire aux français
00:53:26qu'il faudra travailler
00:53:27un peu plus longtemps
00:53:27dans la semaine
00:53:28et dans la vie
00:53:29pour retrouver de la prospérité
00:53:31et du pouvoir d'achat
00:53:31et là effectivement
00:53:32il va falloir
00:53:33que les populistes
00:53:34s'expliquent clairement
00:53:35sur ces questions-là
00:53:36Il y a une autre piste
00:53:37sur la table
00:53:37qui est une éventuelle
00:53:38hausse du SMIC
00:53:39d'abord réponse Philippe Ballard
00:53:41Oui quand j'entends
00:53:42programme socialiste
00:53:42alors ce qui est bien
00:53:43c'est que d'autre côté
00:53:44de l'hémicycle
00:53:44on se fait traiter
00:53:45de ultra-libéraux
00:53:46on est comparé
00:53:46à Thatcher et Régram
00:53:47donc à un moment
00:53:48si vous voulez
00:53:48on est peut-être centriste
00:53:50à l'arrivée
00:53:51non programme socialiste
00:53:52quand on
00:53:52c'est notre contre-budget
00:53:54quand on veut faire
00:53:55140 milliards d'euros
00:53:56d'économie structurelle
00:53:57sur la mauvaise dépense
00:53:58je ne pense pas
00:54:04Est-ce que vous acceptez
00:54:05de dire ce matin aux Français
00:54:06qu'il faudra travailler
00:54:07plus longtemps
00:54:08dans la semaine
00:54:09et dans la vie
00:54:09parce que c'est l'impensé
00:54:11du programme économique
00:54:11de Marine Le Pen
00:54:12jamais vous n'assumez
00:54:13de dire aux Français
00:54:14qu'il faudra travailler
00:54:15plus longtemps
00:54:16pour trouver du pouvoir d'achat
00:54:18Tout tourne autour des retraites
00:54:19Je pense que Marine Le Pen
00:54:20a été très clair
00:54:21devant le MEDEF
00:54:22c'était fin août
00:54:23elle a dit
00:54:24c'est 62 ans
00:54:25et avec 42 annuités maximum
00:54:28Si vous rentrez
00:54:28dans la vie active
00:54:29parce que vous avez
00:54:30des photos de lycéens
00:54:30ils vont faire
00:54:31Bac plus 5 par exemple
00:54:32ils commencent à travailler
00:54:33à 23-24 ans
00:54:34ils partiront
00:54:35avec une retraite
00:54:36à taux plein
00:54:37je dis bien
00:54:38à taux plein
00:54:38à 66 ans
00:54:40voilà
00:54:40c'est très clair je pense
00:54:41mais si vous avez commencé
00:54:42à travailler
00:54:43on parlait de l'apprentissage
00:54:44à 16-17 ans
00:54:46si vous avez 40 annuités
00:54:47vous pourrez partir
00:54:48à 60 ans
00:54:49c'est tout à fait assumé
00:54:50par Marine Le Pen
00:54:51elle l'a redit
00:54:52devant le MEDEF
00:54:52c'était fin août dernier
00:54:54et après
00:54:54il n'y a pas que les retraites
00:54:55on assume aussi
00:54:56tous les pays de rapports
00:54:56mais non
00:54:58vous savez que c'est bidon
00:54:59mais personne n'y va
00:55:00mais regardez les chiffres
00:55:03mais ils ne vont pas
00:55:05à 67 ans
00:55:05regardez les chiffres
00:55:07en France
00:55:07il y a une personne
00:55:08sur deux
00:55:08qui fait valoir
00:55:09ses droits à la retraite
00:55:10qui n'est plus en activité
00:55:11elles sont dans
00:55:12tous les filets sociaux
00:55:13qui coûtent de l'argent
00:55:15et c'est normal
00:55:16aujourd'hui
00:55:16la moyenne en France
00:55:17de départ à la retraite
00:55:18c'est plus de 63 ans
00:55:19on est déjà au-delà de 62 ans
00:55:22très bien
00:55:22mais attendez
00:55:23à taux plein
00:55:24parce qu'en fait
00:55:24on mélange
00:55:26l'âge légal
00:55:27et les cotisations
00:55:28la durée de cotisation
00:55:29et nous on est très clair
00:55:32on est très clair
00:55:33je pense que là
00:55:33les deux exemples
00:55:34que je vous ai donnés
00:55:35ça parle à tout le monde
00:55:36le débat sur la retraite
00:55:37qui sera évidemment
00:55:38un des débats centraux
00:55:39de cette campagne
00:55:40puisque vous accusez
00:55:41Philippe Bellard
00:55:41d'être socialiste
00:55:42parlons un vrai socialiste
00:55:43si j'ose dire
00:55:44c'est François Calfon
00:55:45qui est avec nous
00:55:46alors on entend beaucoup
00:55:47parler d'une
00:55:48bonjour à vous
00:55:48une piste de hausse
00:55:49du SMIC
00:55:50est-ce que pour vous
00:55:51c'est une bonne réponse
00:55:52que le gouvernement
00:55:53doit adresser
00:55:53dans les jours qui viennent ?
00:55:55Mais c'est même
00:55:55une excellente réponse
00:55:56c'est la réponse
00:55:57que formule Raphaël Glucksmann
00:55:59d'une part
00:56:00en faisant en sorte
00:56:01que les entreprises
00:56:02l'augmentent
00:56:02mais de manière très modérée
00:56:03en anticipant
00:56:04la hausse du SMIC
00:56:05telle qu'elle est prévue
00:56:06chaque année
00:56:07c'était un début 2027
00:56:08et d'autre part
00:56:11en mettant
00:56:14Un petit problème
00:56:15de liaison
00:56:15avec François Calfon
00:56:17peut-être sur le SMIC
00:56:18quelques mots Gaëtan
00:56:19parce que de quoi
00:56:19parle-t-on exactement
00:56:20c'est une piste
00:56:21qui est en train de monter
00:56:21Oui tout à fait
00:56:22puisque vous le savez
00:56:23le SMIC en France
00:56:24est indexé sur l'inflation
00:56:25et que normalement
00:56:26le salaire minimum
00:56:28doit être revalorisé
00:56:30au 1er janvier
00:56:31alors les organisations
00:56:32syndicales
00:56:33augmentent tous
00:56:34demandent tous
00:56:35pardon
00:56:35une augmentation
00:56:36significative du SMIC
00:56:38la CGT demande
00:56:40une hausse
00:56:40de 10%
00:56:42la CFDT
00:56:43un peu moins
00:56:45le fait est que le gouvernement
00:56:46est en train de réfléchir
00:56:48à la possibilité
00:56:49d'avancer
00:56:50d'un mois
00:56:51cette revalorisation
00:56:52du SMIC
00:56:53alors que je vous interromps
00:56:54la famille de la victime
00:56:55de trappe qui s'exprime
00:56:56c'est sa soeur ici
00:56:58en tant que père endeuillé
00:57:00il m'est particulièrement
00:57:01difficile d'échanger
00:57:02avec ces médias
00:57:03en ce moment
00:57:04c'est pourquoi
00:57:05j'ai fait le choix
00:57:06de vous lire
00:57:07ce court texte
00:57:09tout d'abord
00:57:10la mère de Pengo
00:57:11et moi
00:57:11tenons à remercier
00:57:13tous ceux
00:57:13qui nous ont apporté
00:57:14leur soutien
00:57:15aussi bien
00:57:16dans le cadre familial
00:57:18et amical
00:57:21que les anonymes
00:57:23qui se sont manifestés
00:57:24sur les réseaux sociaux
00:57:25nous souhaitons également
00:57:27remercier les institutions
00:57:28les maires de Trappes
00:57:30d'Aubervilliers
00:57:31Saint-Denis
00:57:32Garges-les-Gonesses
00:57:34et Sergy
00:57:34ainsi que l'ensemble
00:57:35des mairies
00:57:36qui ont rendu
00:57:37hommage à mon fils
00:57:38et toutes les personnalités
00:57:40qui ont pris position
00:57:42à travers
00:57:43des tribunes
00:57:43nous sommes infiniment
00:57:45reconnaissants
00:57:46à toutes les personnes
00:57:47qui se sont mobilisées
00:57:49pour porter secours
00:57:50à notre fils
00:57:51ainsi que d'autres victimes
00:57:53de l'attentat terroriste
00:57:54à caractère raciste
00:57:56du vendredi 23 octobre
00:57:57bien que notre fils
00:57:59soit devenu malheureusement
00:58:00le visage
00:58:01de cet attentat terroriste
00:58:02raciste
00:58:03nous avons une pensée
00:58:04pour les survivantes
00:58:06de ces attentats
00:58:07notamment
00:58:08pour Ramatou
00:58:10cette fillette
00:58:11de 12 ans
00:58:12qui a failli perdre
00:58:13la vie
00:58:13simplement parce qu'un homme
00:58:15s'est donné le droit
00:58:15au nom
00:58:16d'une idéologie raciste
00:58:19dotée
00:58:20la vie
00:58:20d'innocents
00:58:23issue de l'immigration
00:58:24africaine
00:58:25j'ai grandi en France
00:58:26dans les années 80-90
00:58:28une période
00:58:29où les ratonnades
00:58:32contre les maghrébins
00:58:33ou les noirs
00:58:35étant malheureusement courantes
00:58:37et je n'ai pas cru
00:58:39que plusieurs décennies plus tard
00:58:41mon fils Pengo
00:58:42Bossio Yungi
00:58:43succomberait de la main
00:58:44d'un individu
00:58:45animé
00:58:45de la même haine
00:58:47aujourd'hui
00:58:48dans une France
00:58:49en proie
00:58:51à forte
00:58:52de fortes tensions
00:58:55identitaires
00:58:57j'ai peur
00:58:57en tant que père
00:58:58d'enfants noirs
00:58:59pour leur avenir
00:59:00leur sécurité
00:59:01et pour la place
00:59:02qu'ils pourront occuper
00:59:04dans la société française
00:59:05mais malgré
00:59:06notre colère
00:59:07et notre douleur
00:59:08la mère de Pengo
00:59:10et moi
00:59:10faisons le choix
00:59:11de faire confiance
00:59:12à la justice
00:59:12de ce pays
00:59:13et rendre la justice
00:59:14à notre fils
00:59:15la France
00:59:16est le pays
00:59:17dans lequel
00:59:18nous avons grandi
00:59:18construit nos vies
00:59:19et dans lequel
00:59:20nos enfants
00:59:21doivent pouvoir
00:59:22envisager leur avenir
00:59:23un pays
00:59:24auquel
00:59:25nous resterons
00:59:26profondément attachés
00:59:27malgré notre douleur
00:59:28et notre inquiétude
00:59:29si la mort
00:59:31de notre fils
00:59:31doit servir à quelque chose
00:59:33c'est de sensibiliser
00:59:34sur le racisme
00:59:35qui grandgaine
00:59:37la société française
00:59:38depuis des décennies
00:59:40un racisme
00:59:41alimenté
00:59:42par certains médias
00:59:43et partis politiques
00:59:45nous aimerons
00:59:46nous aimons ce pays
00:59:48pour la valeur
00:59:49qu'il porte
00:59:50et auquel
00:59:51nous croyons
00:59:52profondément
00:59:52tel que la fraternité
00:59:54pour nous
00:59:54la France
00:59:55doit toujours
00:59:56rester fidèle
00:59:57à ses valeurs
00:59:58qu'elle soit
00:59:58l'origine
00:59:59de la couleur
01:00:00de peau
01:00:01et de ses habitants
01:00:05enfin
01:00:05au président
01:00:06de la république
01:00:07qui envisage
01:00:09de rendre
01:00:09un hommage
01:00:12national
01:00:13aux victimes
01:00:14de cet attentat
01:00:15raciste
01:00:15nous souhaitons
01:00:17rappeler
01:00:17qu'un tel hommage
01:00:18ne doit pas être
01:00:19uniquement
01:00:20un moment
01:00:21de recueillement
01:00:21il doit également
01:00:22être
01:00:23à l'occasion
01:00:25d'une véritable
01:00:25prise de conscience
01:00:26et d'un engagement
01:00:28contre le racisme
01:00:29et toutes les formes
01:00:30de haine
01:00:31qui mènent
01:00:31notre société
01:00:33en effet
01:00:34pour rendre
01:00:34les mots
01:00:35des mécénaires
01:00:41pour reprendre
01:00:46les mots
01:00:47des mécénaires
01:00:48une civilisation
01:00:50qui sévère
01:00:51incapable
01:00:51de résoudre
01:00:52les problèmes
01:00:53que sous
01:00:56je ne sais pas
01:01:01en effet
01:01:02pour reprendre
01:01:03les mots
01:01:03des mécénaires
01:01:04une civilisation
01:01:05qui s'avère
01:01:06incapable
01:01:07de résoudre
01:01:08les problèmes
01:01:08qui suscite
01:01:10son fonctionnement
01:01:11est une civilisation
01:01:12décadente
01:01:13merci à vous
01:01:15merci à tous
01:01:18alors je pense
01:01:19qu'on peut
01:01:19faire
01:01:20un petit moment
01:01:22pour quelques questions
01:01:22si vous souhaitez
01:01:24répondre
01:01:25à certaines
01:01:25de vos questions
01:01:26voilà donc
01:01:27pour ce texte
01:01:28communiqué
01:01:29qui est rédigé
01:01:31par le père
01:01:32de la victime
01:01:33qu'on écoute
01:01:35on veut simplement
01:01:36la justice
01:01:37et la paix
01:01:38et la paix
01:01:39merci
01:01:43juste une question
01:01:44parmi vous
01:01:45vous disiez
01:01:45que vous souhaitiez
01:01:46parler de
01:01:47Pengo
01:01:48Bossio Wangui
01:01:49qu'est-ce que
01:01:49vous pouvez nous en dire
01:01:51on veut la justice
01:01:52et la paix
01:01:53a dit
01:01:53le père
01:01:54de la victime
01:01:56Pengo
01:01:57Bossio Wangui
01:01:58c'est sa fille
01:02:01donc la soeur
01:02:01de la victime
01:02:02qui a lu ce texte
01:02:03rédigé
01:02:03par son père
01:02:05qui était
01:02:07manifestement
01:02:07et on peut le comprendre
01:02:08évidemment
01:02:08trop ému
01:02:09pour le lire lui-même
01:02:10Alexandra Gonzales
01:02:11il a dit
01:02:13sa mère et moi
01:02:14nous faisons le choix
01:02:15de faire confiance
01:02:16à la justice
01:02:16oui une justice
01:02:18qui a débuté
01:02:19ses investigations
01:02:20avec un suspect
01:02:22qui est aujourd'hui
01:02:22derrière les barreaux
01:02:24en détention provisoire
01:02:25qui a manifesté
01:02:29sa volonté raciste
01:02:31derrière son acte
01:02:33c'est ce qu'il a expliqué
01:02:34aux enquêteurs
01:02:35il ne l'a pas caché
01:02:37et c'est pour ça aussi
01:02:39que cet attentat
01:02:40alors que le père
01:02:41a repris la parole
01:02:55voilà vous avez compris
01:02:56quelques mots
01:02:57simplement
01:02:57qui sont lâchés
01:02:58par le père
01:03:00de la victime
01:03:01évidemment très très ému
01:03:02rappelez-nous donc
01:03:02où on en est
01:03:03sur l'enquête
01:03:03Alexandra
01:03:04oui donc je vous disais
01:03:05donc cet attentat
01:03:07est désormais qualifié
01:03:09d'attentat terroriste
01:03:10raciste
01:03:11puisque le suspect
01:03:12lors de ses différentes auditions
01:03:14devant les enquêteurs
01:03:15puis devant le parquet
01:03:17national antiterroriste
01:03:18n'a pas caché
01:03:19ses motivations
01:03:20racistes
01:03:22il est en détention
01:03:23provisoire
01:03:24désormais
01:03:25et l'enquête
01:03:26se poursuit
01:03:26pour déterminer
01:03:28précisément
01:03:29ce moment
01:03:30de passage à l'acte
01:03:31le contexte
01:03:32a-t-il bénéficié
01:03:34de complicité
01:03:35ou non
01:03:35pour ce terrible drame
01:03:39qui a conduit
01:03:39donc à la mort
01:03:41d'un homme
01:03:42qui
01:03:43Pengo
01:03:45Pengo
01:03:46Boshowongi
01:03:47voilà
01:03:4726 ans
01:03:4826 ans seulement
01:03:50habitant de Trapp
01:03:51et puis
01:03:52des blessés
01:03:53des blessés graves
01:03:54il y en a encore
01:03:55trois
01:03:55qui restent
01:03:56hospitalisés
01:03:57dont une
01:03:58qui avait encore
01:03:58son pronostic vital
01:03:59engagé
01:04:00il y a peu de temps
01:04:02encore
01:04:02quatre blessés graves
01:04:03au total
01:04:04dont trois
01:04:05hospitalisés
01:04:05trois autres blessés
01:04:07touchés plus légèrement
01:04:08et puis parmi ces blessés graves
01:04:09une fillette
01:04:10de 12 ans
01:04:11qui a été touchée
01:04:11de 8 balles
01:04:12lors de ce périple meurtrier
01:04:14et lors de la lecture
01:04:16de ce texte
01:04:16a été rappelé
01:04:17qu'un hommage national
01:04:19était prévu
01:04:20par le président
01:04:21de la République
01:04:21Guillaume Daré
01:04:22est-ce qu'on a des précisions ?
01:04:23non pas davantage de précisions
01:04:24un hommage national
01:04:25qui a été décidé
01:04:26par le président
01:04:26de la République
01:04:27mais qui normalement
01:04:27devrait être
01:04:29présidé par le Premier Ministre
01:04:30lui-même
01:04:30la date devait être affixée
01:04:31justement
01:04:32vous le savez
01:04:32c'est ce que nous avait dénoncé
01:04:33la porte-parole du gouvernement
01:04:34Maude Brogeon
01:04:35hier
01:04:35la semaine dernière
01:04:36ici même
01:04:37la précision qui avait été faite
01:04:38pourquoi le Premier Ministre
01:04:39ça avait été dit
01:04:39que le président
01:04:40présidait ses hommages
01:04:41quand ça touchait directement
01:04:43quelqu'un qui est un
01:04:44comme on dit
01:04:44un serviteur de l'État
01:04:45un préfet
01:04:46un gendarme
01:04:47un policier
01:04:47donc normalement
01:04:48c'est Sébastien Lecornu
01:04:48la date reste affixée
01:04:50avec les familles des victimes
01:04:52ce qui était avancé
01:04:52pour le fait qu'il n'y avait pas
01:04:53de date encore fixée
01:04:54c'est qu'on sait qu'il y a une personne
01:04:55je parle sous le contrôle
01:04:56d'Alexandra
01:04:56qui était encore entre la vie
01:04:57et la mort
01:04:58et dont le pronostic vital
01:04:59est engagé
01:05:00et donc le gouvernement a dit
01:05:01on va attendre évidemment
01:05:02l'évolution de l'état de santé
01:05:03des différentes personnes touchées
01:05:04pour fixer la date
01:05:05de cet hommage
01:05:06que sait-on Alexandra
01:05:07plus précisément
01:05:07sur le profil
01:05:08de la personne
01:05:10qui a été interpellée
01:05:11ce jour-là
01:05:11par la BAC
01:05:12alors on a donné
01:05:14son prénom
01:05:15il s'appelle Kevin
01:05:16c'est un habitant
01:05:18des Yvelines
01:05:19qui
01:05:19trois jours avant
01:05:21avait agressé
01:05:22un homme
01:05:24dans une station service
01:05:26un homme contre lequel
01:05:27il avait proféré déjà
01:05:28des propos racistes
01:05:30il a été interpellé
01:05:33assez rapidement
01:05:35après son périple meurtrier
01:05:37par des forces de l'ordre
01:05:39par des BAC
01:05:39une BAC
01:05:40une patrouille de la BAC
01:05:41en l'occurrence
01:05:42il a été placé
01:05:43en détention provisoire
01:05:45et je vous le disais
01:05:46lors de ses auditions
01:05:47devant les enquêteurs
01:05:48devant les magistrats
01:05:50du parquet national
01:05:51antiterroriste
01:05:52il n'a pas caché
01:05:54ses motivations
01:05:56racistes
01:05:57ses motivations
01:05:58contre la religion
01:06:00musulmane également
01:06:01il a tenu
01:06:01ses propos
01:06:03et donc
01:06:03pour le moment
01:06:05son avocat
01:06:06n'a pas
01:06:08accepté
01:06:08de s'exprimer
01:06:09publiquement
01:06:10donc pour le moment
01:06:11on s'en tient
01:06:12à ces informations
01:06:13de sources proches
01:06:13de l'enquête
01:06:14et l'enquête donc
01:06:15qui se poursuit
01:06:16en attendant d'avoir
01:06:16davantage de précisions
01:06:17sur cet hommage national
01:06:19annoncé par le président
01:06:21de la république
01:06:22le gouvernement
01:06:24présent sur ce front
01:06:25évidemment
01:06:25mais aussi sur le front
01:06:26économique
01:06:27et sur le front
01:06:28du carburant
01:06:29parce que ça y est
01:06:30les prix ont enfin
01:06:31commencé à baisser
01:06:32à la suite de la libération
01:06:33d'une partie du stock
01:06:35stratégique
01:06:36mais attention
01:06:37parce que ça
01:06:38pourrait ne pas durer
01:06:39notamment avec les dernières
01:06:40déclarations de Donald Trump
01:06:41sur la situation en Iran
01:06:42tout de suite
01:06:44la baisse du prix
01:06:45des carburants
01:06:46on y est
01:06:46enfin
01:06:47mais est-ce que ça va durer
01:06:48rien n'est moins sûr
01:06:49vu le regain de tension
01:06:51en Iran
01:06:52avec les nouvelles menaces
01:06:53de Donald Trump
01:06:54on va vous donner le détail
01:06:55dans quelques instants
01:06:56des déclarations
01:06:56du président américain
01:06:58mais d'abord on va regarder
01:06:59le rappel des dernières infos
01:07:00de ce lundi
01:07:01et ça c'est avec vous
01:07:02Julien Migaud-Muller
01:07:03on commence par
01:07:04les lycéens
01:07:05exactement
01:07:06les blocus
01:07:06qui reprennent
01:07:07en cette rentrée
01:07:08des classes
01:07:08selon le ministère
01:07:10de l'éducation nationale
01:07:11à 9h30 ce matin
01:07:1241 lycées
01:07:13étaient bloqués
01:07:14Lyon, Rennes, Toulouse, Marseille
01:07:15ou encore Paris, Paris
01:07:17où la colère
01:07:18s'est faite entendre
01:07:19ce week-end
01:07:19un gendarme mobile
01:07:21a été blessé
01:07:22par cocktail Molotov
01:07:23samedi
01:07:24il a 10 jours
01:07:25dit été
01:07:26écoutez à ce sujet
01:07:27le général Bertin Mallet
01:07:28il était
01:07:29sur ce plateau ce matin
01:07:31le commandant
01:07:32de l'unité
01:07:34que vous subissez cela
01:07:35vous êtes la tête
01:07:36dans la mission
01:07:37et la tête
01:07:38à commander votre unité
01:07:39et vous pensez
01:07:41également à vos subordonnés
01:07:42vous vous oubliez un peu
01:07:44sur le moment
01:07:44d'ailleurs vous noterez
01:07:45que dans les images
01:07:46l'unité continue sa mission
01:07:48certains blessés
01:07:49ne se déclarent
01:07:50qu'après
01:07:52donc il y a ce sens
01:07:55de la mission
01:07:55et cet esprit collectif
01:07:58le pompier
01:07:59blessé hier
01:08:00par balle
01:08:01aux peines
01:08:02Mirabeau
01:08:03les suites
01:08:03de cette enquête
01:08:04Julien
01:08:05il a été blessé
01:08:06au thorax
01:08:06alors qu'il intervenait
01:08:07sur un feu de véhicule
01:08:08un homme d'une cinquantaine
01:08:09d'années
01:08:10a été placé
01:08:10en garde à vue
01:08:11il a été délogé
01:08:12d'une caravane
01:08:13par le raide
01:08:14après avoir pris
01:08:15la fuite
01:08:15il est connu
01:08:16pour violence
01:08:17avec arme
01:08:17la piste d'un acte
01:08:18prémédité
01:08:19ce matin
01:08:20est privilégiée
01:08:21et à l'instant
01:08:21d'ailleurs
01:08:22la sécurité civile
01:08:23de Marseille
01:08:23a donné des nouvelles
01:08:25sur son état de santé
01:08:27son état de santé
01:08:28après avoir inspiré
01:08:30dans un premier temps
01:08:30une grande inquiétude
01:08:32plutôt en train
01:08:33de s'améliorer
01:08:33les dernières nouvelles
01:08:34que nous avons eues
01:08:35notamment après la nuit
01:08:36sont plutôt rassurantes
01:08:37même si à cette heure
01:08:38il convient de rester
01:08:39naturellement très prudent
01:08:40il y a une forme
01:08:40d'incompréhension
01:08:42de sidération
01:08:43et aussi un peu de colère
01:08:44face à la gravité
01:08:45de ce qui s'est passé hier
01:08:47j'espère naturellement
01:08:49que l'auteur
01:08:49de ces actes inqualifiables
01:08:51aura à en répondre
01:08:52devant la justice
01:08:53et que la réponse pénale
01:08:55naturellement
01:08:55sera à la hauteur
01:08:56de la gravité
01:08:57de ce qui s'est passé
01:08:58hier après-midi
01:08:59au PN Mirabeau
01:09:00direction les Etats-Unis
01:09:01maintenant
01:09:01avec une image terrible
01:09:02qui fait froid dans le dos
01:09:03regardez celle de ce crash
01:09:05d'un jet privé
01:09:06à Palm Beach
01:09:06en Floride
01:09:07alors c'est pas très loin
01:09:08de la résidence de Donald Trump
01:09:09à une dizaine de kilomètres
01:09:10et l'appareil s'est écrasé
01:09:12à une vitesse inouïe
01:09:13dans une immense boule de feu
01:09:14au niveau d'une route
01:09:159 personnes
01:09:16au moins ont perdu la vie
01:09:18écoutez à ce sujet
01:09:19ce dialogue glaçant
01:09:20entre la pilote
01:09:22et la tour de contrôle
01:09:50échange absolument terrible
01:09:52entendu par la tour de contrôle
01:09:54en Floride ce matin
01:09:56merci beaucoup Julien
01:09:57pour ces informations
01:09:58il y a également des informations
01:10:01sur le prix du carburant
01:10:05parce que les stocks stratégiques
01:10:06une partie des stocks stratégiques
01:10:08a été libérée
01:10:09et l'annonce a été faite
01:10:10il y a quelques semaines maintenant
01:10:11et on attendait évidemment
01:10:12de savoir à partir de quel moment
01:10:14cela se répercuterait
01:10:15sur le prix à la pompe
01:10:17et bien ça y est
01:10:18à partir d'aujourd'hui
01:10:19Rognier et le Labail
01:10:20vous avez interrogé
01:10:21un certain nombre
01:10:22d'automobilistes ce matin
01:10:23est-ce qu'ils la constatent
01:10:24cette baisse ou pas ?
01:10:27Oui tout à fait
01:10:28on est dans cette station
01:10:29Leclerc
01:10:29en zone rurale
01:10:30à proximité de Rennes
01:10:31et c'est sur le diesel
01:10:33il y a moins 10 centimes
01:10:34ce que nous disent
01:10:35les automobilistes
01:10:35je vais aller voir
01:10:37madame Gisèle
01:10:38qu'est-ce que vous ressentez
01:10:39par rapport au prix
01:10:40à la pompe madame ?
01:10:42Je suis retraitée
01:10:43mais bon ça va
01:10:44je sais
01:10:45mais je viens aujourd'hui
01:10:46parce que c'est beaucoup moins cher
01:10:48on va gagner un tout petit peu
01:10:51Ça soulage cette baisse de 10 centimes ?
01:10:53Oui bien sûr
01:10:54je crois pour tout le monde
01:10:55mais moi je ne travaille pas
01:10:57donc je suis privilégiée
01:10:59si vous voulez
01:10:59par rapport au gasoil
01:11:02Mais en tant que retraitée
01:11:04j'imagine que les mois
01:11:05sont un petit peu tendus
01:11:08Ça va
01:11:08ça va si vous voulez
01:11:10c'est parce que je suis propriétaire
01:11:11de la maison
01:11:12donc je n'ai pas de loyer
01:11:13donc vous voyez c'est bien
01:11:16je n'ai pas à me plaindre
01:11:17si vous voulez
01:11:18J'imagine que vous compatissez
01:11:19par rapport à ces prix
01:11:20qui sont élevés pour beaucoup
01:11:21Ah oui
01:11:21je comprends
01:11:22tous ceux qui manifestent
01:11:24quand même
01:11:25gentiment
01:11:27pas comme ils font
01:11:28c'est vraiment n'importe quoi
01:11:30mais bon
01:11:31Merci beaucoup
01:11:32d'avoir été avec nous
01:11:33Merci
01:11:34Donc vous voyez
01:11:35ça soulage
01:11:36ça soulage
01:11:36tous les porte-monnaies
01:11:37et on entend aussi
01:11:39quand on interroge
01:11:39d'autres automobilistes
01:11:40certains qui sont
01:11:41un peu plus mitigés
01:11:43qui nous disent 10 centimes
01:11:43bon c'est bien
01:11:44mais c'est pas suffisant
01:11:45il y a ceux aussi
01:11:46qui roulent la licence
01:11:48et qui nous disent
01:11:48nous aussi on aimerait bien
01:11:49être davantage concernés
01:11:50il y a beaucoup d'interrogations
01:11:52plusieurs personnes
01:11:53qui se disent
01:11:53cette baisse de 10 centimes
01:11:54ça sera jusqu'à quand
01:11:55c'est là tout l'enjeu
01:11:57en tout cas
01:11:58voilà
01:11:58ce qu'on constate ici
01:11:59c'est que cette station
01:12:00il y a moins 10 centimes
01:12:01sur les prix du diesel
01:12:02on a sillonnait un peu
01:12:03les routes avec
01:12:04Gabriel Zéry
01:12:04qui m'accompagne
01:12:05et ailleurs
01:12:06le diesel était à 2,40 euros
01:12:08en moyenne
01:12:09donc ça vient un petit peu
01:12:10offrir du répit aux français
01:12:12oui on voit que
01:12:13le diesel baisse
01:12:14mais que l'essence
01:12:15ça reste quand même
01:12:16au-dessus de cette fameuse
01:12:18barre des 2,0
01:12:18il était apaisant
01:12:19ce témoignage
01:12:20avec ce sourire
01:12:22qu'on a vu
01:12:22qu'on a perçu
01:12:23et dont on a besoin
01:12:24parce que c'est vrai Gaëtan
01:12:25qu'on ne se trompe pas
01:12:26si on dit que
01:12:27hélas
01:12:28que ça ne devrait pas
01:12:29durer très longtemps
01:12:29cette affaire
01:12:30non on sait pertinemment
01:12:31que cette libération
01:12:33de 10 millions de barils
01:12:34sur les 100 millions
01:12:35au total de stocks stratégiques
01:12:37et bien effectivement
01:12:38ça ne va durer
01:12:39que quelques semaines
01:12:39et ça va dépendre
01:12:41même des distributeurs
01:12:42la manière dont ils vont gérer
01:12:44ce stock supplémentaire
01:12:45est-ce qu'ils vont
01:12:46tout utiliser
01:12:47au même moment
01:12:48ça veut dire que finalement
01:12:49ça ne durera que quelques jours
01:12:51ou bien
01:12:52est-ce qu'ils vont étaler
01:12:53l'utilisation
01:12:54de ces stocks stratégiques
01:12:55sur plusieurs semaines
01:12:57ça veut dire
01:12:57une baisse
01:12:58plus modérée
01:12:59c'est d'ailleurs pour ça
01:13:00que par endroit
01:13:01on a des baisses
01:13:03de 10 centimes
01:13:04ailleurs
01:13:0520 centimes
01:13:06donc on le voit bien
01:13:07ça dépend de l'utilisation
01:13:08mais effectivement
01:13:09de toute façon
01:13:10cela aura une fin
01:13:11et ce qu'il faut juste
01:13:13se demander
01:13:14c'est à quel niveau
01:13:16se situera à ce moment-là
01:13:17le prix du gasoil
01:13:19à Rotterdam
01:13:20la situation géopolitique
01:13:22au Moyen-Orient
01:13:23la situation aussi
01:13:24aux Etats-Unis
01:13:24qui est très importante
01:13:25parce que je vous rappelle
01:13:26que l'Europe importe
01:13:28beaucoup du diesel
01:13:29des Etats-Unis
01:13:30et donc tout ceci
01:13:31fait qu'on a
01:13:32beaucoup d'incertitudes
01:13:33alors oui
01:13:34il faut le prendre
01:13:35cette baisse
01:13:37comme elle l'est aujourd'hui
01:13:38à savoir
01:13:40quelques centimes
01:13:41est-ce que cela va durer
01:13:42et bien
01:13:43malheureusement
01:13:44à cette question
01:13:44on ne peut pas répondre
01:13:45alors évidemment
01:13:46il y a deux façons
01:13:47de voir les choses
01:13:47la bouteille
01:13:48bouteille pleine
01:13:48ou à moitié vide
01:13:49Frédéric Plon
01:13:49vous voyez quel
01:13:51aspect de la bouteille
01:13:52est-ce que malgré tout
01:13:53vous dites
01:13:53bah oui
01:13:54pour les consommateurs
01:13:56c'est bon à prendre
01:13:59alors la mesure
01:14:00qui a été décidée
01:14:01par le gouvernement
01:14:02est une mesure
01:14:03qui ne coûte rien
01:14:03au budget de l'Etat
01:14:04en fait ils prennent
01:14:05sur le bien commun
01:14:06c'est-à-dire des stocks
01:14:07stratégiques
01:14:07qui appartiennent
01:14:08finalement à tout le monde
01:14:09ils les remettent
01:14:10en partie sur le marché
01:14:11pour que les distributeurs
01:14:13les uns après les autres
01:14:14répercutent
01:14:15l'avantage économique
01:14:17qui en découle
01:14:18alors pourquoi il y a
01:14:18un avantage économique
01:14:19bah en fait
01:14:20globalement
01:14:21la valeur
01:14:22la valorisation
01:14:23des produits
01:14:23du gazole
01:14:24et uniquement du gazole
01:14:25d'ailleurs en stocks
01:14:27stratégiques
01:14:27c'est à peu près
01:14:2828 centimes
01:14:29je parle hors tout taxe
01:14:31alors que le marché
01:14:32il se balade
01:14:33entre 1 euro
01:14:34et 1 euro 10
01:14:34donc l'écart
01:14:35entre ces 28
01:14:36et cet euro 10
01:14:37va être restitué
01:14:39aux consommateurs
01:14:41progressivement
01:14:41je voudrais tout de suite
01:14:42dire
01:14:43qu'on ne décrète pas
01:14:45une journée
01:14:46et une heure
01:14:47pour dire
01:14:48les stocks stratégiques
01:14:48sont sur le marché
01:14:49ça n'existe pas
01:14:50ça c'est une vue
01:14:51technocratique des choses
01:14:52c'est pas vrai
01:14:52il faut un peu de temps
01:14:54un peu de délai
01:14:55pour que les produits
01:14:56circulent
01:14:56pour que les camions
01:14:57citernes soient mobilisés
01:14:59pour ce faire
01:14:59et donc il y a des réseaux
01:15:00dans lesquels
01:15:01il y a des stations
01:15:01pardon
01:15:02dans lesquelles
01:15:03la baisse
01:15:04qui est plutôt
01:15:05de l'ordre de 15 centimes
01:15:07en moyenne
01:15:07et pas de 10
01:15:08j'y reviendrai
01:15:09est déjà opérationnelle
01:15:11peut-être pour aujourd'hui
01:15:12mais d'autres
01:15:12ce sera demain
01:15:13après-demain
01:15:13etc
01:15:14il faut de la patience
01:15:15pour ça
01:15:15il n'y a pas
01:15:16de dysfonctionnement
01:15:18c'est juste
01:15:18qu'il est nécessaire
01:15:19de patienter
01:15:20le temps
01:15:21d'approvisionner
01:15:22les différents canaux
01:15:23de distribution
01:15:23pas uniquement
01:15:24les stations
01:15:25de service
01:15:25en matière de gasoil
01:15:26il y a 2 litres
01:15:27qui passent
01:15:28en station de service
01:15:29il y a 1 litre
01:15:30qui est livré
01:15:30directement
01:15:31dans les cuves
01:15:32des consommateurs
01:15:32professionnels
01:15:33pour l'essentiel
01:15:33voilà
01:15:34et ces 2 canaux
01:15:36profiteront
01:15:37de la remise
01:15:38en question
01:15:38Guillaume Daré
01:15:39on voit que le gouvernement
01:15:40fait avec ce qu'il peut
01:15:41avec ses moyens
01:15:43qui sont extrêmement limités
01:15:44mais bon ça permet
01:15:46de communiquer sur une baisse
01:15:47même chose sur les lycées
01:15:48ce matin
01:15:49le gouvernement
01:15:50essaie de reprendre
01:15:50un petit peu d'air
01:15:50sur l'ensemble
01:15:51des sujets chauds du moment
01:15:52oui et satisfaction
01:15:53venue notamment de Matignon
01:15:55l'entourage du Premier ministre
01:15:56qui juge
01:15:56cite que la rentrée
01:15:57s'est bien passée
01:15:58soulignant qu'à ses yeux
01:15:59seulement 1% des lycées
01:16:00sont bloqués
01:16:00l'entourage du Premier ministre
01:16:02qui souligne aussi
01:16:03que le Premier ministre
01:16:04participera mercredi
01:16:05à un débat
01:16:06sur l'avenir
01:16:07du processus d'orientation
01:16:08ce sera au Sénat
01:16:08et que
01:16:09il y a un créonneau
01:16:10qui est prévenu
01:16:10la semaine prochaine
01:16:11dans l'agenda
01:16:12du Premier ministre
01:16:12Sébastien Lecornu
01:16:13pour recevoir à nouveau
01:16:14les lycéens
01:16:14une volonté
01:16:15d'envoyer un message
01:16:16de fermeté
01:16:16en disant
01:16:16ils doivent retourner
01:16:17dans leurs établissements
01:16:18et en même temps
01:16:19le sentiment
01:16:20de ne pas balayer
01:16:21trop vite
01:16:21leurs préoccupations
01:16:22et de continuer
01:16:23à faire ce job
01:16:24que fait Sébastien Lecornu
01:16:25Mika Blujon-Mérède
01:16:26il faut compter
01:16:27combien de temps
01:16:28pour que cette baisse
01:16:30relative dure
01:16:32c'est au bout
01:16:32de combien de temps
01:16:33qu'on va commencer
01:16:34à voir la fin
01:16:35de cet effet
01:16:36aujourd'hui clairement
01:16:37la France peut amortir
01:16:38le choc
01:16:38et elle le fait
01:16:39avec cette libération
01:16:40mais de fait
01:16:41elle ne va pas non plus
01:16:42pouvoir régler
01:16:43l'ensemble des problèmes
01:16:44l'ensemble des pressions
01:16:45auxquelles effectivement
01:16:46on doit faire face
01:16:46et évidemment
01:16:47les pressions ne sont pas
01:16:47prêtes de s'arrêter
01:16:48Gaëtan l'a dit
01:16:49je pense que Patrick
01:16:50va le dire
01:16:50en quelques instants aussi
01:16:51ce qui se passe actuellement
01:16:52aux Etats-Unis
01:16:53en Israël
01:16:54les élections de la semaine dernière
01:16:55évidemment l'impact que ça
01:16:56a sur Hormuz
01:16:57et on le voit
01:16:58on a tous les dirigeants
01:16:59énergétiques de la planète
01:17:00qui se réunissent
01:17:00à la Dipec
01:17:01à une réunion
01:17:02à Abu Dhabi
01:17:03aujourd'hui même
01:17:03et le sultan Ajaber
01:17:04le ministre de l'énergie
01:17:06des Émirats arabes unis
01:17:06l'a redit ce matin
01:17:07ce qui est très clair
01:17:08aujourd'hui
01:17:09c'est qu'on a
01:17:09une vraie pression mondiale
01:17:11à laquelle donc
01:17:12la France aujourd'hui
01:17:13sur ce dispositif
01:17:14répond sur 3 mois
01:17:16jusqu'au 31 janvier
01:17:17mais le problème
01:17:19c'est que dans
01:17:19les 3 mois qui viennent
01:17:20on n'a aucune certitude
01:17:22que l'instabilité
01:17:23tout simplement
01:17:24n'augmente pas
01:17:25alors on voit
01:17:25que la situation
01:17:26est difficile
01:17:27et pourtant
01:17:28quand on regarde
01:17:29ce que gagnent
01:17:30les grandes compagnies
01:17:31pétrolières
01:17:31dans leur ensemble
01:17:32d'ailleurs on est assez
01:17:33stupéfaits
01:17:34par l'ampleur
01:17:35des gains
01:17:35de ces derniers mois
01:17:36Julien Migomuller
01:17:37va nous montrer
01:17:38les chiffres
01:17:39alors on parle souvent
01:17:40de Total
01:17:40mais il n'y a pas du tout
01:17:41que Total
01:17:41c'est d'ailleurs
01:17:41c'est pas Total
01:17:42qui gagne le plus
01:17:43Julien
01:17:43oui exactement
01:17:44pour bien s'en rendre compte
01:17:45on va regarder
01:17:46les bénéfices cumulés
01:17:47des 7 plus grandes entreprises
01:17:49les compagnies pétrolières
01:17:51européennes et américaines
01:17:52le chiffre
01:17:53le résultat
01:17:54du 3ème trimestre 2025
01:17:55c'était quoi ?
01:17:56c'était 19,67 milliards d'euros
01:17:59et le chiffre
01:18:00du 3ème trimestre
01:18:012026
01:18:02donc de cette année
01:18:0251,25 milliards d'euros
01:18:06c'est quoi ?
01:18:07c'est plus 31 milliards d'euros
01:18:09en un an
01:18:09fois 2,6
01:18:11on va regarder dans le détail
01:18:12ce que ça donne
01:18:13entreprise par entreprise
01:18:14regardez
01:18:15alors il y a beaucoup de chiffres
01:18:16on va prendre quelques exemples
01:18:17Shell par exemple
01:18:184,74
01:18:20jusqu'à 10,83
01:18:22Total
01:18:23Energy
01:18:232,60 milliards d'euros
01:18:25l'année dernière
01:18:267,52
01:18:27cette année
01:18:28on parle évidemment toujours
01:18:29des chiffres du 3ème trimestre
01:18:31de chaque année
01:18:32et puis BP
01:18:331,07 milliards d'euros
01:18:35jusqu'à 4,21 milliards d'euros
01:18:38et comment on explique Julien
01:18:39ces chiffres
01:18:40qui sont restés
01:18:41c'est stupéfiant
01:18:41alors il y a 4 principales raisons
01:18:43les deux premières
01:18:44regardez déjà
01:18:45il y a la guerre au Moyen-Orient
01:18:46qui perturbe
01:18:47les approvisionnements
01:18:47en pétrole
01:18:48et puis il faut savoir
01:18:49que 10% des capacités mondiales
01:18:51de raffinage
01:18:51et bien en ce moment
01:18:52sont à l'arrêt
01:18:53notamment dans le golfe Persique
01:18:55il y a également
01:18:56pour terminer
01:18:57deux autres explications
01:18:58qu'on va découvrir ensemble
01:18:59déjà les stocks de carburant
01:19:01qui sont bas en ce moment
01:19:02et donc mathématiquement
01:19:04ça fait grimper
01:19:04les prix et les marges
01:19:05de raffinage
01:19:06et puis enfin
01:19:07les sanctions contre la Russie
01:19:08les attaques ukrainiennes
01:19:09sur ces propres raffineries
01:19:11accentuent les tensions
01:19:12sur les marchés
01:19:12et la situation internationale
01:19:14n'est pas en train
01:19:15de s'améliorer
01:19:16écoutez Donald Trump
01:19:19la seule raison
01:19:20pour laquelle
01:19:20je n'en ai pas encore fini
01:19:21avec l'Iran
01:19:22c'est que je veux être gentil
01:19:23je veux essayer
01:19:24de sauver toutes ces vies
01:19:25si je peux
01:19:26mais nous allons devoir
01:19:27à un moment donné
01:19:28leur donner un coup de massue
01:19:29given the hammer
01:19:31given the hammer
01:19:32la massue
01:19:33le marteau
01:19:34peu importe comment
01:19:34on traduit
01:19:35on a compris le message
01:19:37pourquoi il dit ça
01:19:38à ce moment-là Patrick ?
01:19:39alors ce qui est assez compliqué
01:19:40je pourrais comprendre
01:19:41l'embarras des téléspectateurs
01:19:43ils voient que le pétrole
01:19:44est en train de descendre
01:19:45depuis ce matin
01:19:45qu'ils regardent
01:19:46à la droite de notre écran
01:19:47et ils écoutent en même temps
01:19:48Donald Trump
01:19:49c'est parce que
01:19:49Donald Trump
01:19:50vous l'avez compris
01:19:51il était en train
01:19:53de terminer son 30ème
01:19:54et dernier meeting
01:19:55avant les élections
01:19:56de mi-mandat
01:19:57et pendant ce temps-là
01:19:58ça discute quand même
01:19:59alors effectivement
01:20:00Mikko le disait
01:20:01il y a des discussions
01:20:03entre spécialistes
01:20:06du pétrole
01:20:07mais il y a eu aussi
01:20:08des négociations
01:20:09pendant trois jours
01:20:10à Doha
01:20:11au Qatar
01:20:11notamment avec
01:20:12les négociateurs
01:20:13iraniens
01:20:13ça s'est arrêté
01:20:14tôt ce matin
01:20:15mais pas parce que
01:20:16ça s'est mal passé
01:20:16mais plutôt à l'inverse
01:20:18il y a semble-t-il
01:20:18une proposition
01:20:19de réouverture
01:20:20en 48 heures
01:20:21du détroit d'Hormuz
01:20:22qui commence à tourner
01:20:24entre les différentes équipes
01:20:26les Iraniens le disent
01:20:26si leurs conditions
01:20:27sont acceptées
01:20:28Ben oui
01:20:28alors de ce côté-là
01:20:29rien n'a changé
01:20:30mais lorsqu'on parle
01:20:31de pression mondiale
01:20:32il y a pression mondiale
01:20:33aussi pour ce que
01:20:33cette situation
01:20:35en fait se termine
01:20:36que ce soit dans la région
01:20:38ou dans le reste du monde
01:20:40les Chinois ont également
01:20:41parlé avec Oman
01:20:43ce week-end
01:20:44et ils ont vraiment
01:20:45la volonté
01:20:46de rouvrir
01:20:47ce détroit d'Hormuz
01:20:48en fait
01:20:48tout dépend
01:20:49de demain
01:20:50plutôt de la nuit
01:20:51de demain
01:20:52à mercredi
01:20:53que va répondre
01:20:55Donald Trump
01:20:55à une potentielle claque
01:20:57aux élections
01:20:58électorales
01:20:58s'il perd
01:20:59la chambre des représentants
01:21:01c'est quasiment acquis
01:21:02mais également
01:21:03le Sénat
01:21:03il part pour
01:21:04deux ans
01:21:05de président
01:21:06canard boîteux
01:21:07mais surtout
01:21:07de président
01:21:09qui n'a pas la possibilité
01:21:10de redéclarer une guerre
01:21:12ou de lancer
01:21:13des actions
01:21:14extrêmement agressives
01:21:15contre un certain
01:21:15nombre de pays
01:21:16alors que faudrait-il
01:21:17pour lui
01:21:17s'il perd
01:21:18et bien
01:21:19sans doute
01:21:19un coup de massue
01:21:20ce coup de massue
01:21:22il y aurait
01:21:23la place sur le manche
01:21:24pour ajouter une main
01:21:25c'est la main de Netanyahou
01:21:26qui lui-même
01:21:26est en sursis
01:21:28et qui est en train
01:21:29de chercher
01:21:30un gouvernement
01:21:30de coalition nationale
01:21:31donc on sent vraiment
01:21:33deux personnes
01:21:33très pressées
01:21:34d'en finir
01:21:35parce qu'elles ne savent pas
01:21:36ce qu'il en est
01:21:37de leur propre avenir
01:21:37c'est bien Donald Trump
01:21:38et Benyamin Netanyahou
01:21:39avec des conséquences lourdes
01:21:40pour le portefeuille français
01:21:41oui parce que de fait
01:21:42ce dont on est en train
01:21:43de parler ici
01:21:44c'est est-ce qu'on a
01:21:44une réouverture
01:21:45les trois d'Hormuz
01:21:45ou pas
01:21:46clairement le sujet
01:21:47Russie-Ukraine
01:21:48lui ne change pas
01:21:49ne changera pas
01:21:50et très clairement
01:21:51il faut mettre ça de côté
01:21:52là c'est vraiment Hormuz
01:21:53et donc ce dont on parle
01:21:54à Hormuz
01:21:55c'est à peu près
01:21:55la moitié
01:21:56de la disruption
01:21:57des livraisons
01:21:58de produits raffinés
01:21:59notamment diesel-gazole
01:22:01dont on a besoin
01:22:02en Europe
01:22:02qui se jouent ici
01:22:03donc le destin politique
01:22:05de deux hommes
01:22:05littéralement
01:22:06Benyamin Netanyahou
01:22:07et Donald Trump
01:22:08a un impact complet
01:22:09sur l'ensemble de la planète
01:22:10et très clairement
01:22:11même si la Chine
01:22:12effectivement
01:22:13essaye de mettre
01:22:14tout son poids
01:22:15dans la balance
01:22:15très clairement
01:22:16à ce stade
01:22:17il y a aussi
01:22:18l'autre sujet
01:22:19l'Arabie Saoudite
01:22:20bien sûr
01:22:20les capacités saoudiennes
01:22:21qui sont donc
01:22:22en difficulté
01:22:23et puis
01:22:24il y a enfin
01:22:25le sujet de
01:22:25est-ce que véritablement
01:22:27encore une fois
01:22:28on peut en France
01:22:28amortir plus encore
01:22:30la crise
01:22:31que ce que le gouvernement
01:22:32est en train de faire là
01:22:33et ça
01:22:33ça va être relativement compliqué
01:22:34pour ne pas dire
01:22:35relativement impossible
01:22:36il y a la politique
01:22:37il y a la géopolitique
01:22:38et puis il y a aussi
01:22:38l'industrie
01:22:39Frédéric Plan
01:22:40revenons sur les chiffres
01:22:41que nous a montrés
01:22:41tout à l'heure
01:22:41Julien Mégomuller
01:22:42est-ce qu'on ne peut pas
01:22:43imaginer que les géants mondiaux
01:22:46de ce secteur
01:22:47gagnent moins
01:22:48et permettent de baisser
01:22:49un petit peu la tension
01:22:50est-ce qu'on ne peut pas
01:22:51imaginer davantage de concurrence
01:22:52peut-être entre elles
01:22:53Vous savez
01:22:53les prix consommateurs
01:22:57en fait
01:22:57sont fixés
01:22:58par des cotations
01:22:59internationales
01:23:00d'échange
01:23:00qui tiennent compte
01:23:01effectivement
01:23:01des tensions internationales
01:23:03donc ça peut être
01:23:04relativement bas
01:23:05à certains moments
01:23:06du passé
01:23:07et très haut
01:23:07en ce moment
01:23:08donc à la limite
01:23:09peu importe
01:23:10que les propriétaires
01:23:12des puits pétroliers
01:23:13que ceux qui les exploitent
01:23:14ceux qui raffinent
01:23:15gagnent beaucoup d'argent
01:23:16de toute façon
01:23:17les marchés sont drivés
01:23:18par des cotations internationales
01:23:19on n'y peut pas grand chose
01:23:20alors ensuite
01:23:22ce qu'on peut dire
01:23:22et je crois que ça a été dit
01:23:23tout à l'heure
01:23:23on parle beaucoup de total
01:23:24donc effectivement
01:23:25total a une capacité financière
01:23:28inouïe
01:23:28du fait de cette crise
01:23:29et on le voit
01:23:30puisqu'il le répercute
01:23:32en petite partie
01:23:33sur les prix de vente
01:23:35de ces stations-service
01:23:36et en faisant ça
01:23:37il déséquilibre complètement
01:23:39la concurrence
01:23:39puisque la concurrence
01:23:40elle l'achète
01:23:41au prix de marché
01:23:41et n'a pas la capacité financière
01:23:43de subventionner
01:23:45la vente des carburants
01:23:47et particulièrement du gasoil
01:23:49voilà
01:23:50donc maintenant
01:23:51si la question
01:23:52c'est de savoir
01:23:52s'il y a des gens
01:23:53qui bénéficient
01:23:55de la hausse de matières premières
01:23:56quelles qu'elles soient
01:23:57la réponse est évidemment
01:23:58oui
01:23:58en toute chose
01:23:59et en toute période
01:24:01on parle beaucoup
01:24:01de la taxation
01:24:02des marges
01:24:03de raffinage
01:24:04on sait pertinemment
01:24:04qu'en France
01:24:05c'est impossible
01:24:06de viser total
01:24:07pourquoi ?
01:24:07parce que
01:24:07le raffinage n'est pas fait
01:24:09en France
01:24:09il est fait ailleurs
01:24:10dans le monde
01:24:11il y avait une initiative
01:24:12qui a été portée
01:24:13il y a quelques semaines
01:24:14qui visait justement
01:24:15les marges
01:24:17de l'ensemble
01:24:18des producteurs de pétrole
01:24:19une initiative européenne
01:24:20qui d'ailleurs
01:24:21avait été mise en place
01:24:22en 2022
01:24:23on avait eu des bénéfices
01:24:27vraiment moindres
01:24:29moins qu'attendus
01:24:30en tout cas
01:24:31néanmoins
01:24:32effectivement
01:24:32une décision française
01:24:34n'a aucun sens
01:24:35il faut une décision européenne
01:24:36si on veut s'attaquer
01:24:37aux marges
01:24:38des producteurs de pétrole
01:24:39des raffineurs
01:24:40et un autre point aussi
01:24:41très important
01:24:42vous savez
01:24:42cette décision
01:24:43du gouvernement
01:24:45de libérer
01:24:4610 millions de barils
01:24:47n'est pas sans conséquence
01:24:48c'est même peut-être
01:24:49un peu risqué
01:24:50parce qu'il y a un moment
01:24:51il va falloir
01:24:53reconstituer ces stocks
01:24:53et aujourd'hui
01:24:54le marché
01:24:55on le voit
01:24:56les prix sont très élevés
01:24:57et donc on va les reconstituer
01:24:59effectivement
01:25:00à vil prix
01:25:01et c'est risqué
01:25:02pourquoi ?
01:25:03parce que
01:25:03si demain
01:25:04on a une crise sociale
01:25:05et qu'on doit libérer
01:25:07davantage
01:25:08de barils de pétrole
01:25:10et bien là
01:25:11ça ne sera pas du tout
01:25:12la même donne
01:25:12Frédéric Laurent
01:25:14oui alors
01:25:14je ne vais pas
01:25:16parler de barils
01:25:16parce que personne
01:25:17n'y comprend rien
01:25:18avec les barils
01:25:18on parle bien
01:25:19d'un million
01:25:20600 000 m3
01:25:20de stocks stratégiques
01:25:23il est clair
01:25:24que c'est un pari
01:25:25que fait le gouvernement
01:25:26il le fait quand même
01:25:27un pari sur la sécurité
01:25:28d'approvisionnement du pays
01:25:29tout à fait
01:25:30on ne sait pas
01:25:30ce qui peut se passer
01:25:31si on avait par exemple
01:25:32à les reconstituer
01:25:33tout de suite
01:25:33ces stocks
01:25:33il faudrait payer
01:25:34plus de 5 milliards d'euros
01:25:35alors que ce qui est rendu là
01:25:37c'est à peu près
01:25:371 milliard 5
01:25:38vous voyez la différence
01:25:39donc plus de 3 fois
01:25:40bien
01:25:41cela étant
01:25:42le gouvernement s'est engagé
01:25:44à ne pas les reconstituer
01:25:45pas dans l'intégralité
01:25:46pas tout de suite
01:25:47pas tout de suite
01:25:48et jamais
01:25:49et non de zéro
01:25:50parce que s'il n'y avait pas eu
01:25:51cet engagement
01:25:52en fait les opérateurs
01:25:54n'auraient pas pris
01:25:54un stock
01:25:55à brader
01:25:57qu'ils auraient dû
01:25:58reconstituer
01:25:58au prix de marché
01:25:59c'est eux qui auraient payé
01:26:00la différence
01:26:00c'est impossible
01:26:01économiquement
01:26:02donc le gouvernement
01:26:03a décidé
01:26:04et a garanti
01:26:05les opérateurs
01:26:06que ces stocks stratégiques
01:26:07ne seront pas
01:26:08jamais reconstitués
01:26:09ce qui est très risqué
01:26:10ce qui est très risqué
01:26:11sachant qu'un stock stratégique
01:26:12ça ne vient pas de nulle part
01:26:13j'en termine par là
01:26:14depuis des années
01:26:15nous payons tous
01:26:16en tant que consommateurs
01:26:17les stocks stratégiques
01:26:19et aujourd'hui
01:26:20ça représente à peu près
01:26:21un centime et demi par litre
01:26:23TTC
01:26:23mais voilà
01:26:24d'où viennent les stocks stratégiques
01:26:26c'est le bien commun
01:26:27dont je parlais tout à l'heure
01:26:28Nico Boucher
01:26:28oui ici
01:26:29je renvoie tout le monde
01:26:30pour ceux que ça intéresse
01:26:30évidemment
01:26:31à l'étude de la Banque de France
01:26:32sortie il y a quelques semaines
01:26:33qui justement
01:26:34a montré que
01:26:3560% des tensions
01:26:37qu'on est en train de voir
01:26:38effectivement
01:26:39sur le prix du gazole
01:26:40en France
01:26:40est liée à cette question
01:26:41du raffinage
01:26:42et donc
01:26:42vous avez deux enjeux
01:26:43qui sont clés ici
01:26:44d'un point de vue géopolitique
01:26:45comme le disait Gaëtan
01:26:46il faut le voir
01:26:47à la maille véritablement européenne
01:26:48pour ne pas dire mondiale
01:26:49en France
01:26:50ou en Espagne
01:26:50pour prendre le cas de Repsol
01:26:51par exemple
01:26:52qui est à peu près comparable
01:26:53ici à ce qu'on a
01:26:54chez nous avec Total
01:26:55vous avez un acteur énergétique
01:26:57qui a une intégration
01:26:58sur l'ensemble
01:26:59de cette chaîne de valeur
01:27:00de la production
01:27:00voire même de l'exploration
01:27:01jusqu'à la livraison
01:27:03et de fait
01:27:04il faut bien rappeler
01:27:04que Total Energy
01:27:05vend justement
01:27:06ses réseaux de distribution
01:27:07partout dans le monde
01:27:08sauf en France
01:27:09parce que c'est évidemment
01:27:10un cas pas
01:27:11en tant que société française
01:27:12ils veulent maintenir
01:27:13effectivement ça
01:27:14pour plein de raisons
01:27:14tout à fait politiques
01:27:16et pas que
01:27:16donc dans ce contexte-là
01:27:17quand vous avez un acteur
01:27:19qui est intégré comme celui-là
01:27:19s'il fait effectivement
01:27:20énormément de marge
01:27:22vous pouvez le voir
01:27:23soit en disant
01:27:24c'est un scandale
01:27:24profitation de guerre
01:27:25etc.
01:27:26vous pouvez aussi
01:27:27le voir de l'autre côté
01:27:28en disant
01:27:28c'est un amortissement potentiel
01:27:30pour d'autres crises
01:27:31qui vont arriver
01:27:32parce qu'effectivement
01:27:33comme le disaient
01:27:33nos collègues ici
01:27:34on a d'autres crises
01:27:35qui risqueront
01:27:36très clairement d'arriver
01:27:37qu'elles soient
01:27:37à la fois sur les prix
01:27:38sur l'approvisionnement
01:27:39ou d'un point de vue social
01:27:40et vous avez compris
01:27:41que beaucoup de choses
01:27:42vont dépendre
01:27:42du résultat
01:27:43des mid-term
01:27:44aux Etats-Unis
01:27:45résultat que vous suivrez
01:27:47Patrick
01:27:47et que vous viendrez
01:27:48nous donner
01:27:48évidemment ici
01:27:49dans Arnaud Direct
01:27:50merci beaucoup
01:27:50dans un instant
01:27:51Christophe Delay
01:27:51et Roselyne Dubois
01:27:52c'est parti
01:27:52c'est parti
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