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  • il y a 2 mois
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:11Bonjour à tous, il fait chaud, très chaud même sur une bonne partie du pays en ce vendredi.
00:00:15Et oui, la canicule est de retour.
00:00:17On va frôler les 40 degrés dans une grande partie du sud-est.
00:00:21Regardez tous ces ciels immaculés entre les Pyrénées-Orientales, l'Hérault et l'Aude.
00:00:27On va voir les conséquences, alors pour nous tous, évidemment, et aussi plus spécifiquement pour les agriculteurs.
00:00:32D'abord, on va regarder comment on se prépare à vivre cette journée, ce week-end un peu particulier dans
00:00:36les départements concernés.
00:00:38On va aller à Toulouse retrouver Jean-Wilfrid Forquès.
00:00:41Vous êtes en direct, Toulouse.
00:00:42On va battre un record aujourd'hui pour un cas de septembre.
00:00:48Oui, exactement.
00:00:49Du jamais vu, il va faire plus de 36 degrés.
00:00:53Tenez-vous bien, Julien, vous n'étiez pas né en 1968.
00:00:5766, 1966, le 8 septembre 1966, ici à Toulouse, il faisait 35 degrés 3.
00:01:04Aujourd'hui, on va frôler certainement les 37 ou les 38 degrés.
00:01:07Du coup, pour les habitants de Toulouse, beaucoup, on va le constater, beaucoup désertent le centre-ville pour choisir des
00:01:14poumons verts.
00:01:15On est avec Sophie Bensaïd, une spécialiste de l'immobilier à Toulouse.
00:01:19Bonjour, Sophie.
00:01:20Bonjour.
00:01:20C'est Toulousain, donc il fuit le centre, il cherche de la climatisation, des poumons verts ?
00:01:25Oui, malheureusement, les critères ont changé.
00:01:27Alors, avant, on cherchait le plein sud parce que quand on venait à Toulouse, on voulait du soleil.
00:01:30Aujourd'hui, on cherche le plein nord et on fait attention à la protection, les volets, être protégé du soleil,
00:01:35qui est la clim.
00:01:36C'est formidable.
00:01:37Mais dans l'hypersandre toulousain, on a des beaux bâtiments historiques qui n'ont pas forcément tout ça.
00:01:41Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, ils cherchent à sortir de Toulouse pour aller vers de la végétation, un
00:01:45peu plus de fraîcheur et des matériaux peut-être différents.
00:01:48Oui, les matériaux, c'est très important. Ils sont différents, adaptés à ces chaleurs, à ces fortes canicules ?
00:01:53On est fiers à Toulouse d'avoir une jolie brique, cette fameuse brique rose, mais elle est réfractaire.
00:01:58Donc, quand on accumule de la chaleur, on la sent aussi après.
00:02:01Et on a aussi des grands volumes, des beaux volumes, mais c'est compliqué à rafraîchir.
00:02:05Donc, on essaye de sortir maintenant de la ville.
00:02:08Et j'imagine qu'à l'extérieur, il n'y a pas de la place pour tout le monde ?
00:02:10Il n'y a pas la place pour tout le monde.
00:02:12Et puis, tout n'est pas encore climatisé à la construction.
00:02:14Donc, ça, c'est aussi un problème.
00:02:15Aujourd'hui, il faut que ça change.
00:02:17Il faut qu'on soit accepté dans les âgés de copropriété, que la clim devienne quelque chose de primordial.
00:02:22Voilà. Merci, Sophie, pour ces premiers éléments de réflexion.
00:02:25Vous le voyez aussi, ça, Julien, ça fait partie de la problématique lorsqu'on parle des fortes chaleurs, de la
00:02:31canicule,
00:02:31notamment ici, aujourd'hui, à Toulouse, où l'on attend, on le rappelle, 36, 37, peut-être 38 degrés cet
00:02:38après-midi.
00:02:38Et oui, on voit tout ce que ça implique, ces phénomènes qui se répètent.
00:02:42C'est surtout ça sur lequel on va mettre l'accent aujourd'hui.
00:02:46D'abord, Marc Hay, on était à Toulouse.
00:02:48Ce n'est pas là qu'il va faire le plus chaud aujourd'hui.
00:02:49Non, en effet, même s'il va faire très chaud.
00:02:51Jean-Wilfrid le disait.
00:02:53Sans doute, ce record de chaleur qui sera battu, donc avec 36 degrés.
00:02:58Le département, en fait, est en vigilance jaune.
00:03:00Tout simplement parce que les températures la nuit, ça baisse suffisamment pour permettre aux organismes de récupérer 16 degrés ce
00:03:06matin à Toulouse.
00:03:07Donc, on est en dessous du seuil des 20 degrés.
00:03:09En revanche, cinq départements sont placés en vigilance orange.
00:03:12La Drôme, l'Ardèche, l'Hérault, le Gard et l'Aude.
00:03:15Dans ces départements, les nuits sont souvent tropicales.
00:03:18Et puis, surtout, les températures en journée atteignent les 37, 38 cet après-midi jusqu'à 39 degrés prévus dans
00:03:23l'intérieur du Languedoc.
00:03:25Et les températures vont encore monter ce week-end avec très certainement un pic prévu pour dimanche après-midi.
00:03:31Les modèles entrevoient des pointes à 40, 41 degrés dans le sud-ouest de la France.
00:03:36On sera par endroits 10 à 14 degrés au-dessus des normales de saison.
00:03:41Donc, vraiment des températures irrespirables avec, vous le voyez, beaucoup de records de chaleur qui pourraient être battus.
00:03:47Du Bordeaux, Agen, Pissos.
00:03:49Pissos dans les Landes, c'est le record absolu de chaleur pour un mois de septembre.
00:03:5240 degrés 2, on pourrait donc franchir ce palier.
00:03:56Et ça peut continuer la semaine prochaine ou pas ?
00:03:58Non, ça devrait baisser lundi.
00:04:00Et puis, surtout, entre mardi et mercredi, on va perdre très certainement une dizaine, voire une quinzaine de degrés par
00:04:04endroit.
00:04:05Donc, on va retrouver des températures plus respirables.
00:04:07En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'au début du mois de septembre, maintenant, on devrait avoir
00:04:1023 degrés à Paris et 26 degrés à Toulouse.
00:04:12Donc, lorsqu'on prévoit 38, 40 degrés à Toulouse, ça montre à quel point cette séquence s'annonce à nouveau
00:04:18hors normes.
00:04:18Ça fait combien d'épisodes caniculaires depuis le printemps ?
00:04:21Ça en fait 6 épisodes caniculaires depuis, en effet, oui.
00:04:24Habituellement, on dit depuis le début de l'été.
00:04:26Maintenant, on dit depuis le printemps parce que le premier épisode caniculaire a touché la France à la fin du
00:04:31mois de mai.
00:04:31Donc, ça montre, en effet, une année complètement folle, l'été le plus chaud jamais enregistré, 6 épisodes de canicule,
00:04:39une quatrième, peut-être en tout cas, une quatrième vague de chaleur qui va intéresser la France en cette fin
00:04:43de semaine.
00:04:44Et donc, voilà, un avant-goût, malheureusement, de ce qui nous attend pour les années à venir.
00:04:49Alors, la canicule et la sécheresse ont des conséquences, évidemment, très lourdes pour les agriculteurs.
00:04:56Des mesures ont été dévoilées pour les aider dans cette rentrée.
00:04:59C'était il y a quelques minutes.
00:05:00On va retrouver François Pitrel qui a assisté à la conférence de presse de la ministre.
00:05:05Dites-nous précisément ce qui a été annoncé avec notamment un chiffre qui claque, François.
00:05:12Oui, un milliard d'euros annoncés ce matin par la ministre de l'Agriculture
00:05:17pour venir en aide aux agriculteurs après la sécheresse historique de cet été 2027.
00:05:24500 millions d'euros d'aides d'indemnisation directement pour les récoltes
00:05:28et puis des allégements de fiscalité, des aides pour les achats d'engrais ou de carburants.
00:05:35Une enveloppe d'un milliard d'euros, est-ce qu'elle sera jugée suffisante par le monde agricole ?
00:05:39En effet, les éleveurs à eux seuls avaient estimé qu'il faudrait 5,4 milliards d'euros d'ici l
00:05:47'an prochain
00:05:47pour éviter de moins produire de lait ou de viande.
00:05:51Ces syndicats agricoles seront en tout cas reçus la semaine prochaine par le gouvernement
00:05:56pour évoquer ce plan mais aussi pour un grand plan de relance annoncé pour de l'agriculture
00:06:02annoncée par le Premier ministre mais qui pour l'instant n'a pas encore de date fixée
00:06:06mais ce serait avant le salon de l'agriculture de l'année prochaine.
00:06:09Et on va aller voir les premières réactions François sur ce plateau.
00:06:12D'abord Jérémy Trotin, il y avait urgence pour le gouvernement à agir
00:06:14même si les mesures elles devaient être annoncées un peu plus tôt dans la semaine.
00:06:19Oui, ils ont retardé pour avoir une belle enveloppe à proposer au monde agricole
00:06:23donc vous avez dit en effet un chiffre d'un milliard qui claque.
00:06:25Le sujet c'est pas le milliard, le sujet c'est comment ces fonds arrivent directement
00:06:28dans les exploitations le plus rapidement possible parce qu'en réalité aujourd'hui
00:06:32c'est une question de semaine pour beaucoup d'exploitations.
00:06:35Il va falloir que l'argent rentre pour acheter du nouveau fourrage.
00:06:39Il va falloir aussi que ces éleveurs fassent des arbitrages.
00:06:42Est-ce qu'on garde l'ensemble du cheptel ou est-ce qu'on en sacrifie une partie
00:06:45parce qu'en fait on n'aura pas assez pour nourrir ce cheptel tout au long de l'hiver.
00:06:49Donc en fait il y a vraiment une urgence, une urgence.
00:06:52Et quand on sait que ce monde agricole est déjà en difficulté,
00:06:55capable aussi de se mobiliser en fin d'année, début d'année, salon de l'agriculture.
00:06:59On a déjà vu ces colères agricoles exploser ponctuellement ces dernières années.
00:07:03Donc urgence pour le gouvernement.
00:07:06Mais attention, un milliard c'est beau, c'est vrai, c'est assez appétissant.
00:07:10Sauf que le sujet c'est pas ça.
00:07:12Le sujet c'est quand est-ce que l'argent arrive directement dans les exploitations.
00:07:15Et oui parce que le sujet connexe par rapport à ce que vous dites Gaëtan,
00:07:19c'est qu'il faut trouver les économies en face.
00:07:20On sait qu'il y a des problèmes de budget.
00:07:22Donc évidemment le gouvernement fait des annonces et les agriculteurs disent souvent
00:07:25derrière les annonces, en réalité il n'y a pas grand chose.
00:07:27Oui mais du côté de Matignon et du côté du Premier ministre,
00:07:30on est très clair sur ce point, ça se fera à budget constant.
00:07:34Il a donc demandé à Bercy de trouver les économies correspondant à ce milliard
00:07:39pour venir en aide au plus vite pour ces agriculteurs.
00:07:43Notamment pour des questions de trésorerie, comme le disait Jérémy,
00:07:46mais également le fourrage, mais aussi les semences.
00:07:49Puisque vous le savez, on va entrer dans une période où ces agriculteurs vont devoir semer.
00:07:54Et le problème, c'est que ces semences, les prix ont augmenté.
00:07:58Directement liés justement au détroit d'Ormouz.
00:08:01Donc ça aussi c'est une problématique qu'il faut prendre en considération.
00:08:04Mais effectivement, l'objectif aujourd'hui, c'est que ces fonds arrivent le plus vite possible.
00:08:10Parce qu'aujourd'hui on a des exploitations qui sont au bord de la faillite.
00:08:13Stéphane Gallet, vous êtes ici pour la Confédération Paysanne.
00:08:16Dites-nous votre première réaction après ces annonces, il y a quelques minutes.
00:08:18D'abord, c'est largement en deçà de ce qu'on demandait.
00:08:21Vu l'urgence, nous on demandait 2 à 3 milliards d'aides directes et d'urgence.
00:08:27Parce qu'il faut se rendre compte de l'urgence dans laquelle on est.
00:08:29C'est de la disparition des fermes dont on parle là.
00:08:34Ça a été le coup de grâce cette sécheresse ?
00:08:36La sécheresse, la canicule, l'ensemble, les incendies, associés aussi au problème de fonds, de revenus.
00:08:46On est dans une situation très problématique.
00:08:48Et donc nous on a appelé à quoi qu'il en coûte.
00:08:50Donc la première chose c'est en deçà.
00:08:51Et la deuxième chose, surtout, c'est que la ventilation du plan, elle laisse 82%, nous on a calculé, des
00:08:59paysans et des paysannes sur le bord de la route.
00:09:00Notamment parce que le gouvernement a délégué la protection des paysans et des paysannes de leur production au système assurantiel
00:09:07privé.
00:09:08Et donc ça c'est une faute politique grave que nous on a dénoncée depuis des années en fait, que
00:09:14ça ne permettait pas d'assurer, de protéger l'ensemble des paysans et des paysannes.
00:09:19On appelait nous un fonds de mutuelle...
00:09:21Protéger contre les intempéries vous voulez dire ?
00:09:22Contre les pertes de récolte, les baisses de production, etc.
00:09:26Ça laisse beaucoup, beaucoup de gens sur la route.
00:09:28Donc nous, vous parliez de mobilisation, nous on appelle les 82% à se mobiliser.
00:09:32Oui, parce qu'il faut bien comprendre aussi que cette crise, ce n'est pas la crise des agriculteurs.
00:09:37C'est la crise de tout le monde en fait.
00:09:39D'un modèle ?
00:09:40Pas que de modèle, c'est la crise de la souveraineté alimentaire, c'est la crise de comment on va
00:09:46faire demain pour faire face au réchauffement climatique.
00:09:49Je vous le dis, on ne fera pas face au réchauffement climatique, aux conséquences du réchauffement climatique, sans les paysans
00:09:54et les paysannes.
00:09:54Parce qu'on est les premiers acteurs en fait du paysage, des territoires, de la gestion de l'eau, de
00:10:00la gestion des sols.
00:10:00Karl-Olivre est avec nous, député Ensemble pour la République des Yvelines.
00:10:04Vous répondez quoi à Stéphane Gallet sur ces aides qui jugent insuffisantes et au fond assez mal ciblées ?
00:10:11D'abord, je le salue, je le respecte avec la traçabilité, je dirais, familiale que je peux avoir, moi qui
00:10:18suis petit-fils de fermier en Bretagne,
00:10:21à Spézette exactement, et je salue la famille.
00:10:24Je crois qu'il faut aussi dire les choses, cher Stéphane, c'est qu'on dit souvent que tout ce
00:10:29qui est excessif est insignifiant.
00:10:30Là j'entends qu'il y ait une aide d'un milliard, c'est certainement pas suffisant, mais vous l
00:10:35'avez dit, et les journalistes de BFM l'ont rappelé, c'est un gros effort.
00:10:39Et je pense que ce n'est pas simplement effectivement les sonnants et trémuchants qui vont faire avancer la cause,
00:10:44je dirais, du salut agricole.
00:10:47Je note tout de même que sur ce milliard, on a 235 millions de fonds de réarmement, justement, et vous
00:10:52l'avez rappelé, pour acheter du fourrage, pour acheter des entrants, pour relancer rapidement la production.
00:10:57Je vous ai posé une question qui était très intéressante, et je pense qu'elle est capitale, cher Julien Arnault,
00:11:03c'est quand les agriculteurs vont retrouver justement ces aides de façon très concrète ?
00:11:08Eh bien, dès la semaine prochaine, les préfets auront à la main le fait de pouvoir, je dirais, rendre aux
00:11:14agriculteurs ce qu'ils méritent dans le désastre qu'ils connaissent actuellement.
00:11:19Thomas Ménager, votre réaction, vous, du côté du RN à ces annonces ?
00:11:22Bon, la situation est catastrophique, ça a été dit, il y a une exploitation sur 10 qui est menacée, enfin
00:11:2735 000 d'après un certain nombre de chiffres de données, c'est 10 milliards de pertes.
00:11:31Alors oui, c'est vrai que c'est très insuffisant, on verra surtout concrètement déjà comment le milliard va arriver,
00:11:35c'est ça la vraie question, ça vient de sortir.
00:11:36Donc, on ne peut être que favorable à un soutien massif, à des mesures pour répondre à une conjoncture, mais
00:11:43une conjoncture qui va se reproduire.
00:11:45Donc, il y a deux leviers. Il y a le levier d'urgence, d'éviter que ces exploitations meurent, tout
00:11:50simplement, et qu'on ne soit plus en capacité, dans tous les cas, après, d'assurer notre souveraineté alimentaire.
00:11:55Et puis après, il y a quand même des réformes structurelles, parce que le problème de l'agriculture, il n
00:11:59'est pas nouveau.
00:11:59Il s'accentue avec le dérèglement climatique, avec le réchauffement climatique, il s'accentue avec des années qui se succèdent
00:12:05et qui sont catastrophiques.
00:12:06Mais il faut qu'on change notre modèle, il faut qu'on le réforme, en matière déjà de stockage de
00:12:11l'eau, parce que c'est aujourd'hui le vrai sujet.
00:12:14L'Espagne, qui a le climat, qui connaît un climat, qui malheureusement, petit à petit, celui de la France, se
00:12:19rapproche du climat d'Espagne, stocke 4,5 fois plus d'eau.
00:12:23On a eu, cet hiver, énormément d'eau.
00:12:26Une des dix années les plus excédentaires en termes d'eau, les plus pluvieuses, et on s'est retrouvés en
00:12:33été sans eau.
00:12:34Vous plaidez pour les retenues, pour le dérèglement des retenues d'eau.
00:12:36Des retenues, voilà, des retenues.
00:12:37C'est-à-dire que l'idée, ce n'est pas d'aller prévenir dans les nappes, mais que quand
00:12:40l'hiver est l'un des dix plus pluvieux de l'histoire de France,
00:12:43mais qu'on se retrouve en été sans eau, il faut copier ce que fait l'Espagne,
00:12:47qui en plus, aujourd'hui, est tenu par la gauche, donc il n'y a même pas d'idéologie,
00:12:50et pourtant, ils n'ont pas arrêté les retenues d'eau, parce qu'il n'y a pas d'alimentation
00:12:54sans eau.
00:12:54L'eau, c'est la vie.
00:12:55Il y a de nombreux agriculteurs qui sont contre, à commencer par vous, Stéphane Gallet, j'imagine.
00:12:58Nous, on n'est pas contre l'irrigation, on est sur la gestion de l'eau,
00:13:01et une gestion de l'eau comme une ressource commune, un accaparement de l'eau, et la difficulté...
00:13:05Contre les retenues ?
00:13:06Pas toutes les retenues, mais contre les méga-bassines, contre les retenues qui favorisent l'accaparement de l'eau.
00:13:11Il faut réfléchir l'eau dans une gestion collective, et je dis quand même une chose, c'est que les
00:13:15bassines n'écrivent pas de l'eau.
00:13:16Quand il n'y a pas les moyens suffisants dans l'écosystème de permettre, en fait, de remplir les retenues,
00:13:23ça ne marche pas.
00:13:23Et donc, la première des choses, c'est la priorité...
00:13:25Ça marche en Espagne ?
00:13:26Mais en Espagne, il faut aller voir, Almeria, moi j'y suis allé, le désastre écologique,
00:13:31et surtout, les droits sociaux qui font...
00:13:34C'est l'essentiel de la mise en concurrence de nos productions.
00:13:37Je voudrais revenir sur le budget, quand même,
00:13:40parce que, rappelez des ordres de grandeur, on dit un milliard, c'est beaucoup, c'est beaucoup.
00:13:44On met plus d'un milliard par an pour la production de méthanisation dans les filières agricoles.
00:13:47On soutient ça avec des contrats, des contrats sur 15 ans.
00:13:50Donc, on n'est pas capable de le faire sur les productions agricoles, mais on le fait sur la méthanisation.
00:13:54On met plus d'un milliard de défiscalisation.
00:13:56Mais la méthanisation, pardon, c'est un complément de revenu pour certains agriculteurs.
00:13:59Une partie des agriculteurs, ceux qui ont les moyens,
00:14:01et donc, en fait, on favorise une concentration de l'agriculture et une mise en concurrence des agriculteurs.
00:14:06Et je finis, on met plus d'un milliard de défiscalisation sur la grosse mécanique.
00:14:10Donc, c'est des choix des orientations politiques.
00:14:12Sur les orientations structurelles, le rapport de la Cour des comptes d'hier a bien épinglé le gouvernement français
00:14:18en disant que l'orientation de la PAC n'était pas efficiente vis-à-vis de l'adaptation au réchauffement
00:14:25climatique.
00:14:26Les agriculteurs, ils sont confrontés à ça.
00:14:30Conséquence du Trois-Dormous, vous l'avez dit, Gaëtan, sur les engrais.
00:14:33Autre conséquence de ce qui se passe dans le Trois-Dormous, le prix des carburants, évidemment.
00:14:37Les agriculteurs, ils en sont victimes aussi, comme tout le monde.
00:14:39D'ailleurs, on va le vérifier avec Sonia Carnero, qui est dans une station service.
00:14:42Et à la veille de ce week-end, vous la voyez, cette envolée des prix, Sonia ?
00:14:48Oui, regardez, juste ce dernier mois, dans cette station service en Ile-de-France,
00:14:51nous sommes à 2,11 pour le sans-plomb 95, à 2,18 pour le sans-plomb 98.
00:14:57Et ça ne cesse à chaque fois d'augmenter.
00:14:59On a l'impression de se répéter.
00:15:01Et oui, c'est encore un record battu.
00:15:03Le 98 n'avait jamais été aussi haut.
00:15:05Regardez, on entend des personnes qui passent dans les voitures à côté qui nous disent
00:15:08« Oui, c'est trop cher ».
00:15:10Effectivement, et tous les automobilistes que nous croisons ici à cette station service
00:15:14depuis ce matin, avec Nicolas Planck, beaucoup de professionnels ici nous disent tous
00:15:18« Nous n'avons pas le choix ».
00:15:19Ça pourrait continuer de grimper.
00:15:21On pourrait passer à 2,25, à 2,30.
00:15:23Ils n'auraient pas le choix.
00:15:24Ils ne peuvent pas arrêter de travailler, tout simplement.
00:15:27Écoutez-les au micro de Nicolas Planck.
00:15:30Oui, c'est compliqué.
00:15:31C'est obligé, compliqué.
00:15:32C'est maintenant 2,18 euros.
00:15:35C'est cher.
00:15:35Regardez.
00:15:38142 euros.
00:15:39C'est cher.
00:15:41Pas le choix.
00:15:42Obligé, accepté.
00:15:43J'adapte ma manière de conduire.
00:15:46Je suis malheureusement obligé d'utiliser mon véhicule car je travaille très loin de la maison.
00:15:51C'est juste de l'adaptation et puis de la frustration avec ces prix qui ne sont qu'augmentés
00:15:56à cause des frais d'hormous.
00:15:59C'est ce que nous répètent les automobilistes.
00:16:01Il faut l'accepter.
00:16:02Ils sont impuissants face à cette hausse continue des prix du carburant.
00:16:06Et on leur a annoncé la nouvelle ce matin.
00:16:08Selon les prévisions, le pic pourrait être atteint d'ici la fin septembre.
00:16:11Les prix devraient donc continuer d'augmenter.
00:16:14Vous êtes devant une station Leclerc, manifestement.
00:16:17Michel-Édouard Leclerc, Gaëtan, il dit ce matin qu'il faut se préparer à un litre à 2,40.
00:16:21Oui, mais on peut se préparer aussi à avoir les prix du baril de pétrole reflués, repartir à la baisse.
00:16:26Il n'y a pas de certitude.
00:16:28Franchement, celui qui est capable de dire demain à combien sera fixé le prix du baril de pétrole,
00:16:35personne n'en sait rien.
00:16:36Pourquoi ? Parce que tout dépend de la situation dans le détroit d'hormous.
00:16:39Vous savez, il suffit juste que Donald Trump décide que c'est terminé, qu'il quitte l'Iran,
00:16:45quitte ce détroit d'hormous.
00:16:46Et vous allez voir le prix du baril de pétrole refluer.
00:16:49Dans la mesure aussi où on voit aussi que la croissance mondiale est en train de baisser.
00:16:54Et quand on dit croissance mondiale en baisse, on dit demande de pétrole en baisse.
00:16:59Donc des prix qui se retournent.
00:17:04Donc non, on ne peut pas dire...
00:17:05Effectivement, après, si la situation s'envenime, encore une fois, dans le détroit d'hormous,
00:17:09si on a un hiver très très rigoureux, les prix pourraient continuer à augmenter.
00:17:14On a un baril de pétrole qui est sous les 100 dollars pour le moment.
00:17:17On pourrait très bien atteindre, comme on l'a atteint en début d'année, les 120 dollars.
00:17:22Donc voilà, mais on peut spéculer sur beaucoup de choses.
00:17:25Encore une fois, ce n'est pas une science exacte.
00:17:27C'est un sujet dont vous parlez évidemment beaucoup.
00:17:30Les gens que vous croisez, Carole-Liv, dans votre circonscription, c'est même le sujet numéro un ou pas ?
00:17:34Vous ne croyez pas si bien dire, Julien Arnaud, que ce soit avec les agriculteurs aux Alluels-le-Roi
00:17:38que j'ai rencontrés aujourd'hui ou à Orgeval.
00:17:40Il y a ce sujet-là.
00:17:41Et il faut rendre, je dirais, au blocage des prix, ce qui appartient notamment à Total.
00:17:45Je cite Total parce que Total a bloqué ses prix à 1,99.
00:17:48On parle parfois de super profiteurs, je dis simplement que la décision, l'initiative de Total est à mettre en
00:17:55valeur.
00:17:55Là où d'autres auraient évidemment pu bien le faire également.
00:17:58Juste un mot peut-être sur la souveraineté alimentaire, parce que c'est quelque chose avec les agriculteurs
00:18:02qui va nous mettre, je crois, d'accord autour de la table.
00:18:04Je salue enfin, enfin l'Europe qui a décidé d'interdire l'importation des poulets brésiliens,
00:18:11notamment qui étaient engraissés de façon presque artificielle.
00:18:15Et on montre, s'il le fallait, que lorsqu'on a une décision et une volonté,
00:18:19on est capable effectivement de protéger à la fois l'Europe en général, mais la France en particulier.
00:18:24Et ça, ça fait partie notamment de ce que réclamaient les agriculteurs et notamment les fermiers.
00:18:30Thomas Ménager, sur la hausse des carburants.
00:18:34Alors vous plaidez du côté du RN pour des mesures de blocage, mais est-ce qu'on a les moyens
00:18:38de le faire ?
00:18:39Pas des mesures de blocage, des mesures de bex de taxes,
00:18:41parce qu'aujourd'hui, 60% d'un plein, ce sont des taxes.
00:18:45Est-ce qu'il ne faut pas accepter le fait qu'il y a une situation internationale ?
00:18:48On n'a pas la main dessus.
00:18:49Madame Mélin, raison sur l'analyse, personne ne sait.
00:18:52Personne ne sait comment ça va évoluer.
00:18:53Mais à un moment, c'est un peu la stratégie du gouvernement depuis plusieurs mois.
00:18:56On se dit, on espère que demain, la situation va se régler
00:18:59et qu'on n'aura pas besoin de baisser les taxes.
00:19:01Mais à un moment, on ne peut plus attendre.
00:19:03Enfin, je veux dire, oui, il y a eu des blocages de prix à 1,99 sur le sans-plomb
00:19:07et à 2,25 maintenant sur le gazoil.
00:19:09Mais moi, je suis élu d'un territoire rural.
00:19:10Quand il y a des gens qui font 25, 30 bornes,
00:19:13aller et retour, donc 50, 60 kilomètres,
00:19:16qu'ils sont au SMIC, mais ils ne s'en sortent plus.
00:19:19Ils ne s'en sortent plus.
00:19:20Et donc, on a fait des aides ciblées,
00:19:21mais on oublie toujours les gens qui sont juste ouvriers,
00:19:23qui sont juste à travailler et qui ne sont pas aujourd'hui touchés.
00:19:27Qui ne rentrent pas dans les bonnes cases.
00:19:27Ils ne rentrent pas dans les bonnes cases.
00:19:29Donc, nous, on ne s'est jamais opposés aux aides ciblées.
00:19:30Mais il y a juste le commun des mortels
00:19:32qui doit aller se soigner,
00:19:33qui doit emmener ses gosses à l'école,
00:19:35qui doit parfois, parce qu'il bosse,
00:19:37parce qu'il ne préfère pas rester à son domicile
00:19:39et vivre des aides sociales,
00:19:41il bosse.
00:19:41Mais malheureusement, il a trouvé un boulot
00:19:43à 35, 45 minutes de route.
00:19:45Et bien, cette personne-là, elle est totalement oubliée.
00:19:47Moi, je le vois sur mon territoire, dans le Loiret.
00:19:49Donc, à un moment, peut-être provisoirement,
00:19:51on ne demande pas au gouvernement
00:19:52de nous suivre totalement sur nos mesures.
00:19:53Vous savez, le provisoire, c'est difficile à voir.
00:19:55Oui, mais à un moment,
00:19:57il y avait une TIPP flottante qui existait.
00:19:58Ce n'est pas du tout notre mesure.
00:19:59Mais je veux dire, il faut entendre la souffrance du pays
00:20:03qu'il faut, à un moment, agir sur le sujet,
00:20:05parce que d'attendre que la situation s'améliore
00:20:07et de dépendre totalement de M. Trump,
00:20:09dont on ne sait absolument pas les réactions,
00:20:11aujourd'hui, je ne pense pas que ce soit
00:20:12une bonne stratégie de la part du gouvernement.
00:20:15Effectivement, c'est difficile d'anticiper
00:20:16ce qui se passe dans la tête de Donald Trump
00:20:18et quelles sont ses intentions sur l'Iran.
00:20:20Hélas, on n'est pas actuellement
00:20:21dans une dynamique de pacification,
00:20:24on va dire les choses comme ça.
00:20:26Allez, dans quelques instants, direction le Népal,
00:20:28parce que ce matin, on a assisté à un miracle.
00:20:31Il n'y a pas d'autre mot.
00:20:32Deux hommes ont été sortis d'un tunnel
00:20:35après neuf jours, rendez-vous compte,
00:20:37neuf jours après la catastrophe
00:20:40qui s'est déversée sur ce pays.
00:20:43On va vous dire exactement
00:20:44comment ce miracle a été rendu possible.
00:20:46A tout de suite.
00:20:49L'histoire d'un miracle au Népal.
00:20:52Deux survivants sont sortis
00:20:53des entrailles de la Terre
00:20:54après neuf jours sans nouvelles
00:20:57du monde extérieur.
00:20:57On va vous montrer les images
00:20:58et vous raconter comment cela a pu être possible.
00:21:00Ce sera juste après le rappel
00:21:02de l'actualité complète de ce vendredi
00:21:04avec vous, Elisa Trana.
00:21:06On continue avec la canicule
00:21:07parce que le thermomètre n'en finit plus de grimper.
00:21:09Eh oui, 5 départements sont placés
00:21:11en vigilance aux ranges canicules.
00:21:13Aujourd'hui, l'Ardèche, l'Aude, la Drôme,
00:21:14le Gard et l'Hérault
00:21:15jusqu'à 39 degrés attendus localement.
00:21:19Isor de la Gorce,
00:21:20on sait que certaines professions
00:21:22souffrent particulièrement de la chaleur.
00:21:25On va voir avec vous
00:21:25comment est-ce qu'on s'adapte à Montpellier.
00:21:31Tout à fait compliqué pour certaines professions,
00:21:33notamment pour les pressings
00:21:34parce qu'il y a ici beaucoup d'appareils
00:21:36qui font grimper la température.
00:21:38On va en parler avec Khadija
00:21:39qui tient ce pressing à côté de Montpellier.
00:21:41Vous, comment est-ce que vous faites
00:21:42pour supporter cette chaleur ?
00:21:44Est-ce qu'on peut mettre des choses en place
00:21:45ou c'est compliqué ?
00:21:46C'est très compliqué
00:21:47parce qu'on utilise vachement de machines
00:21:50qui dégagent énormément de chaleur.
00:21:52Le sèche-linge,
00:21:54la planche à repasser.
00:21:55Oui, la planche à repasser,
00:21:56vous essayez de le faire plutôt le matin,
00:21:58c'est ça ?
00:21:59Vers 5h du matin, je commence
00:22:01et je termine vers les 11h.
00:22:03Et après, je reste au pressing
00:22:05juste pour accueillir la clientèle,
00:22:07pas plus.
00:22:08Et alors vous,
00:22:09vous avez mis en place la climatisation
00:22:11dans votre établissement,
00:22:12mais quand même, en fait,
00:22:12on ne la sent presque pas parce que...
00:22:14Pas du tout,
00:22:15parce que là, elle est à 21.
00:22:17Mais voilà,
00:22:18comme mon local,
00:22:19il est exposé plein sud,
00:22:21donc on ne sent pratiquement pas la clim.
00:22:23Oui, ça tape
00:22:24et il fait plus chaud
00:22:25qu'à l'extérieur en ce moment.
00:22:26Tout à fait.
00:22:27Est-ce que vous allez mettre
00:22:28des choses en place
00:22:29pour justement essayer
00:22:30peut-être une adaptation des horaires ?
00:22:34Non,
00:22:35je ne ferai pas plus que ça.
00:22:36Je ne peux pas faire plus.
00:22:37C'est compliqué.
00:22:40Bon, merci beaucoup.
00:22:41En tout cas,
00:22:41on vous souhaite bon courage
00:22:42pour les prochains jours
00:22:43parce que la température
00:22:44va continuer de grimper
00:22:45à Montpellier
00:22:46plus de 30 jusqu'à mardi.
00:22:49Oui, effectivement.
00:22:49Ce sera l'un des départements
00:22:51où il fera le plus chaud
00:22:52en France
00:22:53dans les jours qui viennent.
00:22:54Merci beaucoup,
00:22:55Isor,
00:22:56le maire de Paris
00:22:58et Anne Hidalgo,
00:23:00l'ancienne maire,
00:23:01sont visés
00:23:02par une plainte
00:23:03dans l'affaire du périscolaire.
00:23:04C'est ce qu'on apprend
00:23:04ce matin, Elisa.
00:23:05Oui,
00:23:05une quinzaine de familles
00:23:06dont les enfants rapportent
00:23:07avoir été victimes
00:23:09d'abus sexuels
00:23:09dans le cadre du périscolaire
00:23:11portent plainte
00:23:12contre ces responsables politiques
00:23:14et une partie
00:23:14de leurs collaborateurs
00:23:15pour mise en danger
00:23:17délibérée
00:23:17de la vie d'autrui
00:23:18et non dénonciation
00:23:20de crime.
00:23:21En fait,
00:23:21ils les accusent
00:23:21d'avoir eu connaissance
00:23:22du péril
00:23:23pour reprendre leurs mots
00:23:25et d'avoir contribué
00:23:26ensuite à une omerta.
00:23:28Une information RMC maintenant
00:23:29qui concerne
00:23:30l'un des terroristes
00:23:33liés au 11 septembre,
00:23:34un homme qu'on connaît bien
00:23:35en France.
00:23:35Zacharias Moussaoui,
00:23:37français reconnu coupable
00:23:38dans la préparation
00:23:39des attentats
00:23:40du 11 septembre 2001.
00:23:42Il est actuellement
00:23:43incarcéré
00:23:44dans le Colorado
00:23:44et il a demandé
00:23:46à purger
00:23:47la fin de sa peine
00:23:48en France.
00:23:49Nos confrères de RMC
00:23:50ont pu s'entretenir
00:23:51avec sa mère
00:23:52dont l'état de santé
00:23:53ne permettrait pas
00:23:55de se rendre
00:23:55aux Etats-Unis.
00:23:56Écoutez-la.
00:23:57Il a fait une erreur
00:23:59de se mêler
00:24:00avec ses islamistes.
00:24:01Une fois par mois,
00:24:02j'attends toute la journée,
00:24:04le jour où il va m'appeler.
00:24:06Peut-être que je ne le vois plus.
00:24:07Je ne le verrai jamais.
00:24:08Je ne l'embrasserai jamais.
00:24:10Alors s'il était transféré,
00:24:12Zacharias Moussaoui
00:24:13passera ainsi
00:24:14d'une perpétuité réelle
00:24:16aux Etats-Unis
00:24:17à une perpétuité
00:24:19incompressible en France
00:24:20où il aurait
00:24:20une infime chance
00:24:21d'être libéré
00:24:22au bout de 30 ans.
00:24:24Mais avant cela,
00:24:24ce transferment
00:24:26nécessiterait l'accord
00:24:26des deux pays.
00:24:27Oui, effectivement,
00:24:28c'est une hypothèse
00:24:29extrêmement ténue.
00:24:31Elisa, merci beaucoup.
00:24:32Je parle sous votre contrôle, Patrick.
00:24:33Il y a très peu de chance
00:24:33il y a déjà eu un refus
00:24:35en 2024
00:24:35et en fait,
00:24:36au-delà d'être
00:24:37le seul français,
00:24:38c'est le seul terroriste
00:24:40lié au 11 septembre
00:24:40qui est détenu
00:24:41sur le sol américain
00:24:42détenu et jugé
00:24:43en attendant
00:24:44un procès à Guantanamo
00:24:45en 2028
00:24:46du principal instigateur.
00:24:47Mais c'est une justice militaire.
00:24:48Et le 11 septembre 2001,
00:24:50il sera évidemment
00:24:51à l'agne de l'actualité
00:24:52de façon très très forte
00:24:53dans les jours qui viennent
00:24:54parce que dans une semaine
00:24:55pile jour pour jour,
00:24:56ça fera 25 ans
00:24:57et Donald Trump
00:24:59ne sera pas présent
00:25:00à ce stade,
00:25:01en tout cas,
00:25:02à New York
00:25:03pour ces cérémonies
00:25:04parce qu'il voulait
00:25:04faire un discours.
00:25:06Exactement.
00:25:06Tous les présidents américains
00:25:07encore vivants
00:25:08seront présents
00:25:09sauf Donald Trump
00:25:10parce qu'à chaque fois
00:25:11depuis 24 ans,
00:25:12depuis les premières cérémonies
00:25:13en 2002,
00:25:14lorsqu'un président américain
00:25:15vient,
00:25:16il fait comme les autres,
00:25:17il se tait.
00:25:18Et ça,
00:25:18évidemment,
00:25:18Donald Trump,
00:25:19lui,
00:25:19n'en est pas capable.
00:25:20Allez,
00:25:20direction le Dépal maintenant
00:25:21parce qu'un miracle
00:25:23s'est donc déroulé
00:25:24il y a quelques heures.
00:25:25c'est vrai que c'est assez fréquent
00:25:26dans ce genre de circonstances
00:25:27quand il y a des tremblements
00:25:28de terre,
00:25:29des catastrophes.
00:25:30Quelques jours plus tard,
00:25:32on arrive heureusement
00:25:33à trouver des survivants
00:25:35mais là,
00:25:35ça arrive neuf jours plus tard.
00:25:37C'est dire vraiment
00:25:38l'ampleur du miracle
00:25:40qui s'est déroulé
00:25:41il y a quelques heures.
00:25:42On va aller voir
00:25:42les images de ce sauvetage
00:25:44avec deux hommes
00:25:44qui sont extraits
00:25:46du tunnel
00:25:47où ils étaient réfugiés
00:25:48depuis neuf jours maintenant.
00:25:49Regardez la séquence
00:25:49très émouvante.
00:26:05Et voilà les applaudissements
00:26:06parce que ce moment
00:26:07il était très attendu.
00:26:08Quelques heures plus tôt
00:26:09les sauveteurs
00:26:09avaient entendu
00:26:10qu'il y avait une réponse
00:26:11parce qu'en fait
00:26:11ils sondent beaucoup
00:26:12pour entendre si ça répond
00:26:13et évidemment
00:26:14dans 99% des cas
00:26:16ça ne répond pas.
00:26:16Oui,
00:26:16et là il y a eu
00:26:17l'équivalent du oui
00:26:19ou d'une réponse
00:26:20très très faible
00:26:21parce qu'on est au milieu
00:26:22de la boue
00:26:24et donc on n'est pas
00:26:25sur du béton
00:26:26et il peut y avoir
00:26:27du son qui passe.
00:26:29Miracle,
00:26:30c'est vraiment le mot,
00:26:30vous l'avez dit,
00:26:31c'est neuf jours
00:26:31mais surtout
00:26:32on parle de deux ouvriers
00:26:34qui ont été sortis
00:26:35sur 900
00:26:36qui sont portés disparus.
00:26:38On est dans une région
00:26:39où les Népalais
00:26:41n'ont appris à leur dépens
00:26:42il y a énormément
00:26:42d'eau,
00:26:43de cours d'eau
00:26:44et de chantiers
00:26:45de barrages hydroélectriques
00:26:46et donc les ouvriers
00:26:47font partie de ceux
00:26:49qui ont été le plus touchés
00:26:50par ces inondations
00:26:52et cette crue
00:26:52avec les touristes
00:26:53et les pèlerins
00:26:53donc deux survivants
00:26:55au bout de neuf jours
00:26:56et 900 toujours disparus.
00:26:58Alors des chantiers
00:26:58sur des barrages
00:27:00ce qui explique le fait
00:27:01qu'ils aient pu avoir
00:27:02la vie sauve
00:27:02parce qu'il y a
00:27:03sur les chantiers
00:27:04beaucoup de tunnels
00:27:04et donc ils travaillaient
00:27:05dans les tunnels
00:27:07qui n'ont pas été remplis
00:27:08par la boue.
00:27:08Oui,
00:27:09mais parfois les accès
00:27:10l'ont été
00:27:11et c'est évidemment
00:27:13même si je vous parle
00:27:13encore une fois
00:27:14la boue
00:27:16laisse passer peu,
00:27:17laisse passer un petit peu d'air,
00:27:18c'est le travail en ce moment
00:27:19des secouristes
00:27:20d'essayer au moins
00:27:21de créer des brèches
00:27:22au-delà d'entendre
00:27:23le bruit
00:27:24et la réponse
00:27:25d'ouvriers
00:27:25et de survivants
00:27:26c'est essayer de faire en sorte
00:27:28qu'il y ait de l'air
00:27:28qui passe neuf jours.
00:27:30Est-ce qu'il y avait
00:27:30des réserves de nourriture ?
00:27:32Est-ce qu'il y avait
00:27:32de l'eau ?
00:27:33On a évidemment
00:27:34quelques souvenirs
00:27:35et on pense à ces mineurs
00:27:36du Chili aussi
00:27:37qui étaient restés
00:27:37encore plus longtemps
00:27:39mais ça tient encore
00:27:40du miracle.
00:27:41On le rappelle,
00:27:42ce n'est pas qu'une
00:27:42tournure d'esprit
00:27:43mais ces images
00:27:44de longs coulés marrons
00:27:46ce sont des images
00:27:47de cimetières
00:27:485600 disparus.
00:27:50Combien de corps
00:27:51sont là-dessous ?
00:27:52C'est assez vertigineux
00:27:54d'y penser.
00:27:54Et ces scènes,
00:27:55ces images,
00:27:56vous les avez vues,
00:27:57vous les voyez encore
00:27:58d'ailleurs Malo Cordier,
00:27:59vous qui êtes avec nous
00:28:00depuis le Népal,
00:28:01vous êtes français
00:28:02et vous êtes arrivé
00:28:03dans la zone
00:28:03juste après la catastrophe.
00:28:05Quelques heures seulement,
00:28:06vous faisiez un périple
00:28:07à vélo
00:28:08pour une association,
00:28:09vous êtes parti de Bretagne,
00:28:10direction le Népal
00:28:11et vous êtes arrivé
00:28:11juste après ce drame absolu.
00:28:14D'abord,
00:28:15est-ce que vous êtes étonné
00:28:16vous-même
00:28:17par ce miracle
00:28:18ou bien est-ce que vous dites
00:28:20non, il y a quand même
00:28:21ici, on le voit,
00:28:22des moments comme ça
00:28:24depuis plusieurs jours ?
00:28:27Merci,
00:28:28oui absolument,
00:28:28c'est un miracle.
00:28:29Après neuf jours,
00:28:30il y a encore plus
00:28:31de 3000 personnes
00:28:32enfin encore plus
00:28:33qui sont portées et disparues
00:28:35donc entendre ce genre
00:28:36de choses
00:28:37c'est une excellente nouvelle
00:28:38et ça sort du miracle
00:28:39bien évidemment.
00:28:40Les secouristes,
00:28:41ils croient encore
00:28:42ceux qui sont toujours
00:28:43aussi mobilisés
00:28:43sur la zone ?
00:28:46Pour être honnête,
00:28:47c'est compliqué.
00:28:49Moi,
00:28:49j'ai pu me rendre
00:28:50dans la ville de Barrauti
00:28:52il y a deux jours.
00:28:53J'ai pu malheureusement
00:28:54assister à 24 corps.
00:28:58Malheureusement,
00:28:5824 corps ont été retrouvés
00:28:59juste d'où je suis
00:29:02et le problème
00:29:03c'est que cette boue
00:29:04avec les températures ici
00:29:06sont de plus en plus solides
00:29:07et ça devient du béton
00:29:08donc retrouver des personnes
00:29:10en dessous de ça,
00:29:11ça devient vite compliqué,
00:29:13oui.
00:29:13C'est intéressant
00:29:14ce que vous nous dites,
00:29:15la nature de la boue
00:29:16est en train de changer
00:29:17et les secours
00:29:18sont rendus encore
00:29:18plus difficiles.
00:29:20Il faut y aller maintenant
00:29:20pratiquement au marteau-piqueur
00:29:22pour tenter de creuser
00:29:22jusqu'au tunnel.
00:29:25Oui, absolument.
00:29:26Moi,
00:29:26ça fait actuellement
00:29:27maintenant 4 jours
00:29:28que je suis ici
00:29:29accompagné de l'Association
00:29:30Humanitaire
00:29:30Un Objectif pour Demain et Nîmes.
00:29:32Le premier jour,
00:29:33avec des pelles,
00:29:33on a pu aider
00:29:34des personnes
00:29:35qui étaient encore bloquées
00:29:36mais maintenant,
00:29:37après 4 jours,
00:29:38uniquement à la pelleteuse,
00:29:40on peut réussir à avancer.
00:29:41Maintenant,
00:29:42c'est du béton
00:29:42pour être honnête.
00:29:44Malgré tout,
00:29:45les secouristes
00:29:46arrivent à progresser.
00:29:47Les choses se sont organisées
00:29:49depuis 9 jours maintenant
00:29:50que ce drame épouvantable
00:29:51s'est déroulé ?
00:29:53Les secours
00:29:54avancent doucement.
00:29:56Si je peux vous donner
00:29:57un exemple,
00:29:57la première ville
00:29:58où je suis arrivé,
00:30:00Bourie,
00:30:01qui est une des principaux
00:30:02villes touchées,
00:30:04commence à se dégager.
00:30:05Les gens arrivent maintenant
00:30:07à passer en voiture.
00:30:08Maintenant,
00:30:09je suis dans le secteur
00:30:10d'Avanga.
00:30:12Malheureusement,
00:30:13c'est presque impossible
00:30:14parce que,
00:30:15comme je vous ai dit,
00:30:16ça devient du béton.
00:30:17Uniquement,
00:30:18les urgences
00:30:20avec des pelleteuses
00:30:21peuvent avancer
00:30:22sur le terrain
00:30:22et beaucoup de zones
00:30:23sont malheureusement
00:30:24coupées du monde.
00:30:26Alors,
00:30:26on voit à chaque fois
00:30:28qu'on montre les images,
00:30:29évidemment,
00:30:29c'est forcément par définition
00:30:30un focus sur une zone.
00:30:33Est-ce que vous avez-vous
00:30:34une meilleure idée
00:30:35de l'ampleur
00:30:36de la zone
00:30:36qui est recouverte
00:30:37par cette boue
00:30:37qui est en train
00:30:38de se transformer en béton ?
00:30:41Je pense que personne
00:30:43ne peut se rendre compte
00:30:43du gigantisme
00:30:44de la situation.
00:30:46C'est des dizaines,
00:30:47voire des centaines
00:30:48de villages
00:30:49qui sont coupés du monde.
00:30:51Et le souci,
00:30:52c'est que la seule façon
00:30:53de s'y rendre,
00:30:54c'est en hélicoptère.
00:30:55La ville où je me trouve,
00:30:56donc,
00:30:57bourrie,
00:30:58c'est la seule
00:30:59à avoir une base
00:30:59de l'armée
00:31:00qui part en hélicoptère.
00:31:01Toute la journée,
00:31:02on entend les hélicoptères
00:31:04décoller,
00:31:04mais il n'y en a même pas
00:31:06peut-être une cinquantaine
00:31:07par jour
00:31:08qui décolle.
00:31:09Et comme je vous ai dit,
00:31:09plus de 3 000 personnes
00:31:11sont encore portées disparues.
00:31:12Donc malheureusement,
00:31:13le calcul est compliqué
00:31:14et on risque de dépasser
00:31:17très largement
00:31:18le millier de morts,
00:31:19malheureusement.
00:31:20Oui, c'est vrai, Patrick,
00:31:21que les bilans
00:31:24se augmentent
00:31:25d'une façon vertigineuse
00:31:26tous les jours.
00:31:26Oui,
00:31:27et 5 600 disparus,
00:31:29combien sont morts
00:31:31évidemment,
00:31:32avec cette nécessité
00:31:34qui va venir évidemment
00:31:35et y compris,
00:31:36j'entends dans les paroles
00:31:37des proches,
00:31:38des victimes présumées
00:31:40ou en tout cas
00:31:41des disparus,
00:31:42c'est pouvoir faire
00:31:42le deuil un jour.
00:31:44Il n'y a rien de pire
00:31:44que rester avec
00:31:45un proche disparu.
00:31:47Donc,
00:31:47ce sera le travail
00:31:49de très,
00:31:49très longue haleine.
00:31:51Ça vient d'être expliqué
00:31:52par notre invité.
00:31:53Avec la sécheresse maintenant,
00:31:55il faut y aller
00:31:56au marteau-piqueur
00:31:57et en même temps,
00:31:58il faut préserver
00:31:59évidemment les corps,
00:32:00les dépouilles,
00:32:01ce sera extrêmement compliqué.
00:32:03Mais ce bilan,
00:32:03il va s'égrener sans doute
00:32:05pendant de longues semaines.
00:32:06Il est évidemment
00:32:07très,
00:32:07très lourd,
00:32:08mais c'est un drame
00:32:09qui risque vraiment
00:32:10de hanter
00:32:11des milliers de personnes.
00:32:13L'ampleur de ce bilan
00:32:14est telle,
00:32:15Malocordier,
00:32:15qu'on imagine
00:32:16que toutes les familles,
00:32:17tous les survivants
00:32:18ont des proches
00:32:19qui figurent parmi
00:32:21les victimes.
00:32:23Oui,
00:32:24absolument.
00:32:24Si je peux vous donner
00:32:25malheureusement un exemple,
00:32:26dans la ville
00:32:27où je me trouve actuellement,
00:32:28avec l'association humanitaire
00:32:30avec laquelle je travaille,
00:32:31Nîmes,
00:32:31un objectif pour demain,
00:32:33on a pu se rendre hier
00:32:34dans un orphelinat temporaire
00:32:38et j'ai pu rencontrer 72 enfants
00:32:42et 4 d'entre eux,
00:32:44leurs parents,
00:32:45malheureusement,
00:32:45ne sont plus là.
00:32:46Donc,
00:32:47on oublie aussi
00:32:48que les enfants
00:32:49qui n'ont plus de proches
00:32:51et qui n'ont plus
00:32:51leur famille
00:32:52sont en attente
00:32:53que le gouvernement
00:32:55ou une fondation
00:32:57les prenne en charge
00:32:58et énormément d'enfants
00:33:00ont perdu leurs parents
00:33:01dans cette tragédie
00:33:01et comme je vous ai dit,
00:33:02j'ai pu me rendre
00:33:03dans ce centre d'enfants.
00:33:05C'est terrible
00:33:06de se dire que déjà
00:33:07que les urgences
00:33:08ont beaucoup de mal
00:33:09avancé sur le terrain
00:33:10mais on oublie
00:33:11qu'en parenthèse,
00:33:12beaucoup de jeunes enfants
00:33:13sont en attente
00:33:14d'un accompagnement
00:33:15pour les prendre en charge
00:33:17et pouvoir trouver
00:33:18une solution.
00:33:19Et comment se passe
00:33:20la vie quotidienne
00:33:20sur le plan de l'alimentation,
00:33:22de l'électricité,
00:33:23de l'eau courante ?
00:33:24Alors,
00:33:25au niveau de l'acheminement,
00:33:27ça va être assez simple.
00:33:28La ville
00:33:29où je me trouve actuellement,
00:33:31c'est la dernière ville
00:33:32accessible en voiture.
00:33:34Donc, nous,
00:33:34par exemple,
00:33:35de Katmandou jusqu'ici,
00:33:37on achemine
00:33:38avec des camions
00:33:39de l'aide humanitaire
00:33:40et ensuite,
00:33:41l'armée achemine
00:33:42en hélicoptère
00:33:43dans les zones
00:33:46un peu plus loin.
00:33:48Merci beaucoup,
00:33:49Malocordi,
00:33:50pour ce témoignage.
00:33:50Dernière chose,
00:33:51peut-être vous restez
00:33:51dans la zone jusqu'à quand ?
00:33:52Vous revenez quand en France ?
00:33:54Alors,
00:33:55moi,
00:33:55je m'engage
00:33:56jusqu'au 12 septembre.
00:34:00Demain,
00:34:02avec l'armée,
00:34:03on va avancer
00:34:04dans une ville
00:34:05qui s'appelle Douche
00:34:05qui vient à peine
00:34:07d'être ouverte.
00:34:08Donc,
00:34:09malheureusement,
00:34:09encore de corps
00:34:10attendent
00:34:11d'être rapatriés
00:34:12en hélicoptère,
00:34:13mais actuellement,
00:34:14sur le terrain
00:34:14jusqu'au 12 septembre.
00:34:16Merci beaucoup
00:34:16pour ce témoignage
00:34:18depuis le Népal
00:34:19dans des circonstances
00:34:20évidemment qui ne correspondent
00:34:21pas du tout
00:34:22à ce que vous pensiez
00:34:23trouver là-bas.
00:34:24On peut l'imaginer.
00:34:25Vous restez sur BFMTV
00:34:26parce que dans quelques instants,
00:34:27on va vous montrer
00:34:28l'un de ces radars jackpots
00:34:30pour l'État.
00:34:32La session 40 millions
00:34:33d'automobilistes
00:34:34a fait une évaluation
00:34:35un peu à l'allonge
00:34:36pour dire les choses,
00:34:37mais il y a certainement
00:34:38plusieurs centaines
00:34:39de milliers d'euros
00:34:40qui sont récoltés
00:34:41chaque jour
00:34:41par ce flash
00:34:43qui tourne à plein régime.
00:34:43Il faut dire
00:34:44qu'il flash
00:34:44des 30 km heure
00:34:46sur le périph.
00:34:47Autant vous dire
00:34:47qu'évidemment,
00:34:49il y a pas mal de photos
00:34:49qui sont prises
00:34:51toutes les minutes.
00:34:51Allez, à tout de suite.
00:34:59C'est un nouveau radar
00:35:01particulièrement décrié.
00:35:02Il flash
00:35:02à partir de 30 km.
00:35:05Figurez-vous,
00:35:05ça se passe
00:35:06sur le périphérique parisien.
00:35:07Donc,
00:35:07on va vous dire
00:35:07que ça rapporte
00:35:09beaucoup à l'État.
00:35:09Alors,
00:35:10difficile d'évaluer,
00:35:11mais selon une projection
00:35:12réalisée par 40 millions
00:35:13d'automobilistes,
00:35:14on atteindrait
00:35:15autour de 750 000 euros
00:35:17par jour.
00:35:17Chiffre à prendre
00:35:18avec des pincettes,
00:35:19bien sûr,
00:35:19mais en tout cas,
00:35:19ça c'est sûr.
00:35:20Il tourne à plein régime.
00:35:21Il suffit de se mettre
00:35:22à côté ou pas loin
00:35:23pour voir le flash
00:35:26crépiter très très souvent.
00:35:27N'est-ce pas,
00:35:27Antoine Forestier ?
00:35:28Vous qui êtes sur place.
00:35:31Oui,
00:35:32on est sur place
00:35:33depuis 6 heures du matin.
00:35:34On a fait nos propres relevés
00:35:35au moment où la circulation
00:35:36était encore assez dense,
00:35:38mais suffisamment
00:35:39pour que certains automobilistes
00:35:40se fassent piéger.
00:35:41Entre 6 heures et 6 heures 30
00:35:42au niveau de ce radar chantier,
00:35:44on a compté avec Valentin Révolier
00:35:4535 flashs en une demi-heure,
00:35:47à peu près un flash par minute.
00:35:49Ensuite,
00:35:49il y a eu des embouteillages.
00:35:50Donc là,
00:35:50le radar ne s'est plus activé.
00:35:53C'est un radar
00:35:53qui flash à 30 km heure
00:35:55alors que la vitesse d'habitude
00:35:56sur le périphérique
00:35:57est à 50 km heure.
00:35:59Et vous le voyez,
00:35:59il est caché derrière une palissade
00:36:00à l'issue d'un chantier.
00:36:02Alors,
00:36:02les automobilistes pourront dire
00:36:03qu'ils n'ont pas été prévenus
00:36:04parce qu'en effet,
00:36:05il n'y a pas le fameux panneau
00:36:06auquel on est habitué en amont.
00:36:08Mais en revanche,
00:36:08il est bien indiqué en amont,
00:36:09notamment sur les panneaux
00:36:11à messages variables,
00:36:12que la vitesse est limitée
00:36:14à 30 km heure
00:36:14parce qu'il y a ce chantier.
00:36:16Donc,
00:36:16les automobilistes
00:36:17qui se font flasher,
00:36:18on va peut-être en voir
00:36:18dans quelques secondes
00:36:20parce qu'il y a énormément
00:36:20de gens qui se font piéger,
00:36:22eh bien,
00:36:22ils ne pourront pas vraiment
00:36:22contester leur PV
00:36:24qui sera de 135 euros
00:36:26et un point de moins
00:36:27sur leur permis de conduire
00:36:28parce que la vitesse
00:36:29a bien été annoncée en amont.
00:36:31On a compté donc 35 automobilistes
00:36:35flashés entre 6h et 6h30.
00:36:36Ça veut dire que
00:36:36dans ce laps de temps,
00:36:38l'État a gagné 4 700 euros.
00:36:40Si on fait des projections
00:36:41sur la journée,
00:36:41c'est ce qu'a fait notamment
00:36:43une association d'automobilistes,
00:36:4540 millions d'automobilistes.
00:36:46Ils estiment qu'il y aurait
00:36:47à peu près 5 000 flashs par jour,
00:36:49ce qui pourrait représenter
00:36:49700 000 euros.
00:36:50Chiffre à prendre avec des pincettes
00:36:51parce qu'évidemment,
00:36:52ça dépend de la circulation
00:36:53sur le périphérique.
00:36:54Quand il y a des emboutages,
00:36:55évidemment,
00:36:56personne ne se fait flasher.
00:36:56Une dernière information,
00:36:57il y a quelques minutes,
00:36:58on a vu un technicien
00:36:59venir ici juste à côté du radar.
00:37:01Pendant à peu près un quart d'heure,
00:37:02il n'y a plus eu de flash du tout.
00:37:03Il était avec son ordinateur.
00:37:04A priori,
00:37:05on s'est renseigné
00:37:05avec des spécialistes de ces radars.
00:37:07C'est potentiellement
00:37:08pour faire des relevés
00:37:09et avoir justement
00:37:09des chiffres précis
00:37:11sur le nombre d'automobilistes
00:37:12qui se font flasher.
00:37:14Ce radar,
00:37:14il est en place depuis maintenant
00:37:1512 jours ici sur le périphérique.
00:37:17Et c'est loin d'être
00:37:18un radar nouveau.
00:37:19Il y en a plus de 600
00:37:20sur tout le territoire français.
00:37:21Oui,
00:37:22on va voir d'ailleurs
00:37:22dans quelques instants
00:37:23le classement des radars
00:37:24qui rapportent le plus.
00:37:26Antoine,
00:37:26merci beaucoup.
00:37:29C'est vite sur la première place
00:37:30du podium.
00:37:30Yves Cara nous a rejoint.
00:37:32Vous qui êtes porte-parole
00:37:33de Mobilité Club France,
00:37:34c'est quand même sidérant.
00:37:36Ce que nous dit Antoine,
00:37:37c'est-à-dire que
00:37:38un,
00:37:38il est caché
00:37:40à la sortie d'un chantier,
00:37:41ça,
00:37:42on avait un petit peu l'habitude.
00:37:42Mais en plus,
00:37:43il n'y a pas de pancarte en amont.
00:37:44Il y a une signalisation
00:37:46temporaire sur les panneaux lumineux.
00:37:47Il y a un petit panneau 30.
00:37:49Mais il faut déjà dire
00:37:50que ce périphérique,
00:37:51c'est la voie
00:37:52la plus utilisée en France.
00:37:53Des centaines de milliers
00:37:54de voitures chaque jour.
00:37:55Donc,
00:37:55tout problème est surmultiplié.
00:37:57Mais en fait,
00:37:58ce qui est gênant,
00:37:59c'est bien sûr
00:37:59que les gens soient flashés
00:38:00parce qu'ils ne respectent pas
00:38:01la vitesse.
00:38:02Mais franchement,
00:38:02c'est sur quelques centaines de mètres.
00:38:04On va perdre trois secondes et demie
00:38:05sur le trajet.
00:38:05Donc,
00:38:05ce n'est pas volontaire.
00:38:07Mais il faut bien comprendre
00:38:08que c'est une situation
00:38:09totalement inhabituelle
00:38:10sur une autoroute
00:38:11parce que c'est une autoroute,
00:38:12une périph où on est à 50.
00:38:13Et on vous demande
00:38:14de ralentir à 30.
00:38:15Mais on vous demande
00:38:16de ralentir
00:38:16pour mettre en sécurité
00:38:18les travailleurs
00:38:18qui sont sur le chantier.
00:38:20Donc,
00:38:20si la vitesse n'est pas...
00:38:22On ne comprend pas
00:38:23qu'il faut réduire.
00:38:24Donc,
00:38:24ils sont en danger,
00:38:25normalement.
00:38:26Donc,
00:38:26il faut que la signalisation
00:38:28soit beaucoup plus forte
00:38:29en amont
00:38:29pour que les gens comprennent
00:38:30que...
00:38:31Vous voyez ce que je veux dire ?
00:38:32Ce que vous dites,
00:38:32c'est que ce n'est pas
00:38:33du tout pédagogique.
00:38:34Oui,
00:38:34exactement.
00:38:35Ils ne se sont pas mis
00:38:35à la place des automobilistes
00:38:37sur un axe très particulier.
00:38:38Donc,
00:38:38c'est très spécial.
00:38:40Donc,
00:38:40attention,
00:38:40tant de kilomètres en ville
00:38:41sur une rue
00:38:42où il y a beaucoup de monde,
00:38:43il y a des écoles,
00:38:44il n'y a pas de débat.
00:38:44On sait intuitivement
00:38:45qu'il faut être à 30.
00:38:46Là,
00:38:52la signalisation
00:38:53et je vous assure,
00:38:54tout le monde va le respecter,
00:38:54il n'y aura pas de souci.
00:38:55Parce que le problème,
00:38:56c'est que normalement,
00:38:57ceux qui travaillent
00:38:58sont en danger
00:38:58puisqu'il n'y en a pas assez
00:38:59qui ralentissent.
00:39:00C'est ça.
00:39:00Donc,
00:39:01ils devraient se dire
00:39:01attendez les gars,
00:39:02on va mettre un mannequin
00:39:06avec un drapeau rouge,
00:39:07on va mettre des panneaux partout,
00:39:08attention,
00:39:08mise en danger.
00:39:09Et là,
00:39:09tout le monde ralentirait,
00:39:10je crois qu'il n'y aurait pas de souci.
00:39:11Mais je crois que ce n'est pas
00:39:12assez pédagogique avant.
00:39:13Oui,
00:39:14en plus,
00:39:15il est un peu caché.
00:39:16Le problème,
00:39:16c'est ça.
00:39:17Effectivement,
00:39:18avec l'explication
00:39:18que vous nous donnez
00:39:19pour protéger
00:39:20la vie des ouvriers
00:39:21qui sont sur le chantier,
00:39:23c'est que
00:39:23c'est le but.
00:39:24Si vous faites n'importe quoi,
00:39:26vous prenez une amende
00:39:26et puis un point en moins,
00:39:28tant pis pour vous.
00:39:28Oui,
00:39:29voilà.
00:39:29Mais encore une fois,
00:39:30si on comprenne bien
00:39:31ceux qui nous regardent
00:39:32et qui ne sont pas à Paris,
00:39:33c'est sur quelques centaines de mètres.
00:39:34Sur un trajet,
00:39:35on va perdre trois secondes et demie.
00:39:36Donc,
00:39:36ce n'est pas le débat.
00:39:37C'est qu'on soit suffisamment prévenus
00:39:38parce qu'il faut dire les choses.
00:39:4050 km heure sur le périph,
00:39:42sur une autoroute à quatre voies.
00:39:43C'est déjà compliqué.
00:39:44Quand ça roule ?
00:39:44Quand ça roule,
00:39:45c'est déjà compliqué.
00:39:46Ce n'est pas intuitif
00:39:47d'être à 30.
00:39:48C'est même parfois
00:39:49un peu dangereux
00:39:50d'être à 30
00:39:51parce que les voitures
00:39:52arrivent pas à 30.
00:39:54Oui,
00:39:54ça,
00:39:55il ne devrait pas être
00:39:55à plus de 50.
00:39:56Bien sûr.
00:39:57Il devrait mettre
00:39:58des clignotants partout.
00:39:59Attention,
00:39:59chantier,
00:40:00travailleurs sur la voie,
00:40:01ralentissez.
00:40:01Et là,
00:40:01tout le monde le ferait.
00:40:02Pourquoi ne pas le mettre
00:40:03à l'entrée du chantier
00:40:03plutôt d'ailleurs ?
00:40:04Le radar,
00:40:05oui,
00:40:05pourquoi pas.
00:40:06Au moins,
00:40:08on ralentirait tout de suite
00:40:09en voyant le flash.
00:40:10Non mais,
00:40:11c'est vraiment
00:40:11une question de pédagogie.
00:40:12Quand on demande
00:40:13de ralentir,
00:40:14par exemple,
00:40:14sur un virage dangereux,
00:40:15on passe de 90 à 70,
00:40:16il n'y a pas de débat,
00:40:17on ralentit.
00:40:18Là,
00:40:18c'est pour des...
00:40:19Donc,
00:40:19le but n'est pas atteint.
00:40:20C'est ça qui est le plus gênant.
00:40:21Donc,
00:40:21remettez-vous en question
00:40:22ce qu'on fait la signalisation,
00:40:23renforcez-la.
00:40:24C'est vrai que pour
00:40:26que l'acceptabilité
00:40:27de ces radars
00:40:28passe mieux,
00:40:28parce qu'on sait
00:40:28qu'ils ne sont évidemment
00:40:29pas très populaires,
00:40:30il faut expliquer les choses.
00:40:32Sinon,
00:40:32ça ne passe pas.
00:40:32On a l'impression
00:40:33que ce sont des jackpots,
00:40:34des caisses qui sont là
00:40:35pour remplir les poches
00:40:36de l'État.
00:40:36D'ailleurs,
00:40:37on est ici à Paris,
00:40:38mais il n'y a pas qu'à Paris.
00:40:39C'est ça qui est important
00:40:40de le dire.
00:40:40Il y a donc d'autres radars
00:40:42qui se transforment
00:40:43en jackpots
00:40:43pour l'État français.
00:40:44Et vous allez nous le montrer,
00:40:45ce podium,
00:40:45Elisa Tradin.
00:40:48Je vais d'abord
00:40:48vous donner ce chiffre,
00:40:50Julien,
00:40:514029,
00:40:52c'est le nombre
00:40:52de radars déployés
00:40:53en France
00:40:54en janvier 2025.
00:40:563423 sont des radars
00:40:58de vitesse fixe,
00:40:59ce que l'on connaît
00:41:00le mieux.
00:41:01396 sont des radars
00:41:02autonomes,
00:41:03comme celui de la porte
00:41:04de Montreuil
00:41:05que vous évoquiez.
00:41:06Et ces radars de chantier
00:41:07sont en général
00:41:08très lucratifs
00:41:09puisqu'ils peuvent
00:41:10photographier
00:41:11plusieurs véhicules
00:41:12à la fois.
00:41:13On va aller un petit peu
00:41:14plus loin.
00:41:14Je vais vous le montrer,
00:41:15ce podium, Julien,
00:41:16grâce au classement Coyote.
00:41:17Je peux vous dire
00:41:18quel radar flash le plus
00:41:20en tête de classement,
00:41:22celui de Cagnes-sur-Mer
00:41:24sur l'A8
00:41:25avec plus de 170 flashs
00:41:28en une année.
00:41:28170 000.
00:41:30170 000, pardon,
00:41:31flashs en une année
00:41:32suivis du radar
00:41:33du Bourget
00:41:35en Seine-Saint-Denis.
00:41:36Lui, il a photographié
00:41:37130 000 automobilistes
00:41:39sur l'A1
00:41:40en 2025
00:41:41et puis
00:41:41sur la troisième marche
00:41:43du podium,
00:41:44celui de Floirac
00:41:45en Gironde
00:41:46sur la Rocade
00:41:46de Bordeaux,
00:41:48126 000 flashs.
00:41:49Et ça rapporte
00:41:50combien à l'État ?
00:41:51Eh bien,
00:41:51en 2023,
00:41:53c'est le dernier bilan
00:41:53en tout cas publié
00:41:54sur le site
00:41:55de la sécurité routière,
00:41:56ces radars ont produit
00:41:58965 millions
00:41:59de recettes
00:42:01grâce aux amendes
00:42:02des automobilistes.
00:42:03À quoi a servi
00:42:04cet argent ?
00:42:05Je vais vous le montrer.
00:42:05La majorité
00:42:06part dans les caisses
00:42:07de la délégation
00:42:08de la sécurité routière.
00:42:10Près de 21%
00:42:11sont versés
00:42:12au désendettement
00:42:13de l'État
00:42:14et puis le reste
00:42:15à l'Agence
00:42:16de financement
00:42:17des infrastructures
00:42:18de transport
00:42:19et aux collectivités
00:42:21territoriales.
00:42:21Ce sont des chiffres
00:42:22qui sont assez importants.
00:42:24mais sur le plan
00:42:24de la sécurité routière,
00:42:25Yves-Cara,
00:42:27ils ont toujours
00:42:27le même impact
00:42:28ces radars
00:42:28aujourd'hui ou pas ?
00:42:29Ils ont été les premiers
00:42:30en 2002
00:42:31avec Sarkozy,
00:42:31rappelez-vous,
00:42:32en 24 ans.
00:42:33Chirac ?
00:42:34Oui, tout à fait.
00:42:35La France a pas mal ralenti
00:42:36et ça a sauvé pas mal de vies
00:42:37et nous, on est très contents
00:42:38parce qu'à Mobilité Club France,
00:42:39on existe depuis 126 ans
00:42:40et ça a été notre première mission
00:42:42d'éviter que les premières voitures
00:42:43qui arrivent sur les routes
00:42:44en France
00:42:44ne créent des accidents
00:42:46et tuent des milliers de personnes.
00:42:48Donc, c'est plutôt bien
00:42:49mais encore une fois,
00:42:50il ne faut pas se réjouir
00:42:51que les radars soient flashés
00:42:52même si l'argent
00:42:53va quand même
00:42:54beaucoup à la sécurité routière
00:42:55et aux collectivités territoriales.
00:42:57Il faudrait,
00:42:58je ne sais pas,
00:42:59moi, si j'étais à leur place,
00:43:00je me disais
00:43:00un radar qui flash beaucoup,
00:43:02c'est qu'ils ne sont pas assez prévenus
00:43:03parce qu'on n'a pas envie
00:43:03de se faire flasher
00:43:04pour 10, 20 km heure en plus.
00:43:06Franchement,
00:43:06c'est parfois de l'inattention
00:43:07plus qu'autre chose.
00:43:08Donc, on renforce
00:43:09la signalisation avant
00:43:10et je suis sûr
00:43:11que ces radars,
00:43:12ils flasheront 10 fois moins.
00:43:13Non, mais c'est vrai.
00:43:13Ça paraît logique.
00:43:14Et puis, aujourd'hui,
00:43:15il y a plein d'automélistes
00:43:16qui sont sur les applications
00:43:17et du coup,
00:43:18ils ont les yeux rivés
00:43:19sur le téléphone
00:43:19pour ne pas se faire voir
00:43:21par les radars
00:43:22et donc,
00:43:24ce n'est pas très bon non plus
00:43:25pour la sécurité.
00:43:26Mais tous les écrans
00:43:26dans les voitures,
00:43:27maintenant,
00:43:27on commence à y revenir
00:43:28parce qu'il y a les grands écrans
00:43:28où il y avait tout sur l'écran.
00:43:30Les constructeurs
00:43:30commencent à revenir
00:43:32sur le tout électronique
00:43:33parce qu'il y a moins de sécurité
00:43:35quand on a les commodos
00:43:37dans la main,
00:43:38on a le regard
00:43:39qui reste devant.
00:43:40On commence à en revenir
00:43:41des écrans
00:43:41et tant mieux.
00:43:42Les automobilistes
00:43:43qui payent les amendes
00:43:44et ils payent aussi
00:43:45surtout très cher
00:43:45à la pompe
00:43:47et même de plus en plus cher.
00:43:49Sonia Carnero,
00:43:49vous êtes dans une station service
00:43:51et vous les voyez,
00:43:52ces prix qui flambent.
00:43:56Exactement.
00:43:57Et regardez les prix
00:43:58d'aujourd'hui
00:43:58dans cette station service.
00:43:59Nous sommes à 2,11 euros
00:44:01pour le 100.95,
00:44:022,18 euros
00:44:03pour le 100.
00:44:04Plomb 98,
00:44:05ça ne cesse d'augmenter
00:44:06et on a l'impression
00:44:07de le répéter chaque jour,
00:44:08chaque semaine.
00:44:09On continue de battre
00:44:10des records
00:44:11pour ces prix des carburants.
00:44:12Dans cette station service,
00:44:14beaucoup de professionnels
00:44:15avec des utilitaires,
00:44:17c'est leur voiture
00:44:18pour leur société,
00:44:19beaucoup de chauffeurs
00:44:19de taxi aussi
00:44:20et ils nous le disent
00:44:21de toute façon,
00:44:22nous n'avons pas le choix.
00:44:23Ils sont résignés.
00:44:25Ils pourraient bien monter
00:44:26à 2,25,
00:44:27à 2,30,
00:44:27à 2,40
00:44:28comme le disent parfois
00:44:29certains prévisionnistes
00:44:30d'ici la fin du mois.
00:44:31et ils continueraient
00:44:32de faire le plein
00:44:33sur leur véhicule.
00:44:34Écoutez-les au micro
00:44:35de Nicolas Planck.
00:44:37Regardez,
00:44:40142 euros.
00:44:41C'est cher,
00:44:42pas cher,
00:44:43obligé d'accepter.
00:44:44On s'en sort difficilement.
00:44:46En fait,
00:44:47on calcule les trajets,
00:44:49on en évite certains
00:44:50et surtout,
00:44:51on se demande
00:44:51pourquoi ça ne baisse toujours pas
00:44:52parce qu'il y a plein de pays
00:44:54dans lesquels,
00:44:55là,
00:44:55je reviens de vacances,
00:44:56ce n'est pas du tout
00:44:57les mêmes prix.
00:44:57Je n'ai pas comparé
00:44:58la France avec l'Europe
00:44:59mais je ne sais pas,
00:45:01je ne comprends pas en fait.
00:45:02C'est juste de l'adaptation
00:45:03et puis de la frustration
00:45:05avec ces prix
00:45:06qui ne sont qu'augmentés
00:45:07à cause des frais d'Hormuz.
00:45:10Des automobilistes
00:45:11qui continuent de se poser
00:45:12beaucoup de questions.
00:45:13Comment ça peut baisser
00:45:15ces derniers mois
00:45:15puis augmenter d'un coup
00:45:16en cette rentrée
00:45:18coup dur
00:45:18pour leur pouvoir d'achat
00:45:19et c'était la grimace
00:45:21ce matin
00:45:21quand on leur annonçait
00:45:22donc que les prévisionnistes
00:45:23annonçaient peut-être encore
00:45:24des records,
00:45:25des records
00:45:26sur les prix du carburant
00:45:27d'ici la fin du mois.
00:45:29Oui, c'est la grimace
00:45:29mais il y a aussi
00:45:30une grande résignation
00:45:31et d'ailleurs,
00:45:32Jérémy Trottin,
00:45:33du côté politique,
00:45:34au début de cette flambée,
00:45:36on a eu peur
00:45:37que tout ça dégénère.
00:45:38Aujourd'hui,
00:45:39on voit que
00:45:39les Français
00:45:40sont relativement
00:45:41dans l'acceptation là-dessus
00:45:42et que comme sur le plan budgétaire
00:45:43on est un peu serré,
00:45:44il n'y a pas forcément
00:45:45besoin d'en rajouter.
00:45:47Oui, en fait,
00:45:47il y a quand même
00:45:48des aides qui ont été
00:45:48mises en place
00:45:49par le gouvernement
00:45:50donc ça permet aussi
00:45:51d'apporter une réponse
00:45:52aux gros rouleurs
00:45:53qui sont issus
00:45:55des classes modestes
00:45:56mais en réalité,
00:45:57le geste qui a été fait
00:45:58par le gouvernement
00:45:59est largement insuffisant
00:46:00par rapport au montant
00:46:02aujourd'hui observé
00:46:03et à la durée
00:46:03de l'épisode
00:46:04même si perpétuellement
00:46:05le gouvernement
00:46:07rallonge la durée
00:46:08de ces dispositifs
00:46:09même si on se rend compte
00:46:09aussi que finalement
00:46:10il n'y a que la moitié
00:46:11des gens qui pouvaient
00:46:12y prétendre
00:46:12qui sont allés
00:46:14auprès de ce guichet
00:46:14et qui ont obtenu
00:46:15ce chèque énergie.
00:46:16Donc on voit bien
00:46:17que le gouvernement
00:46:17a essayé de tout mettre
00:46:18en place
00:46:19mais qu'il ne maîtrise pas
00:46:20du tout la situation
00:46:21internationale.
00:46:22Donc à partir de ce moment-là
00:46:24vous avez beau dire
00:46:25que vous allez essayer
00:46:26d'accompagner les Français
00:46:27le problème c'est que
00:46:29notre situation budgétaire
00:46:30ne permet pas de faire plus
00:46:31et que nous sommes aussi
00:46:33déjà dans une campagne électorale
00:46:35et qu'en fait
00:46:35les choses vont se jouer
00:46:36sans doute aussi
00:46:38à plus long terme
00:46:39c'est-à-dire
00:46:39quelles sont les propositions
00:46:41des candidats présidentiels
00:46:42pour tenter de faire baisser
00:46:43les prix du pétrole
00:46:45néanmoins ça ne fait pas
00:46:46toute une élection
00:46:47ou ça ne fait pas
00:46:47tout un programme
00:46:48même si aux Etats-Unis
00:46:49on a vu que
00:46:51l'élection de Trump
00:46:52c'est essentiellement fait
00:46:53parce que
00:46:53beaucoup d'Américains
00:46:54ont simplement
00:46:56entendu cette promesse
00:46:57je serai le président
00:46:58qui va baisser
00:46:59le prix du galon
00:47:00pas de chance
00:47:01ça a quand même
00:47:02bien augmenté derrière.
00:47:03Oui ça n'en finit plus
00:47:03là aussi d'augmenter.
00:47:05Gaëtan quand on entend
00:47:06les projections
00:47:06dont nous parlait
00:47:07Sonia Carnero
00:47:08notamment Michel-Edouard Leclerc
00:47:09en réalité
00:47:10on ne sait pas
00:47:11si ça va monter
00:47:12si ça va descendre.
00:47:12On ne sait pas du tout
00:47:13quelle sera l'évolution
00:47:15du prix du pétrole
00:47:16pour les prochains mois.
00:47:17Alors on peut très bien
00:47:19dépasser les 120 dollars
00:47:20le baril
00:47:20je rappelle qu'actuellement
00:47:21le Bren qui est
00:47:22notre référence européenne
00:47:23est à 91 dollars
00:47:24le baril
00:47:25on l'a vu d'ailleurs
00:47:26en début d'année
00:47:28franchir cette fameuse barre
00:47:29et puis il peut aussi
00:47:30repartir à la baisse
00:47:31tout va dépendre
00:47:33effectivement
00:47:33de l'évolution
00:47:34de la situation
00:47:35dans le détroit d'Hormuz
00:47:36et finalement
00:47:36de ce que Donald Trump
00:47:37va décider.
00:47:39On a ce marché
00:47:40aujourd'hui
00:47:41il est vraiment
00:47:41entre les mains
00:47:41de Donald Trump
00:47:43donc c'est difficile
00:47:44de faire des prévisions
00:47:462,40 euros
00:47:47oui on peut y arriver
00:47:48mais on peut aussi
00:47:49repasser
00:47:49sous la barre
00:47:50des 2 euros
00:47:51une barre qui a été
00:47:52franchée maintenant
00:47:53depuis la mi-août
00:47:54mais là où je vous rejoins
00:47:55c'est sur la résilience
00:47:57des Français
00:47:57on le voit bien
00:47:58la consommation
00:48:00de carburant
00:48:00a diminué
00:48:02les Français
00:48:03vous le savez
00:48:04ils ont l'habitude
00:48:05finalement des crises
00:48:06depuis le Covid
00:48:07le pic inflationniste
00:48:08ils ont fait des arbitrages
00:48:10aujourd'hui
00:48:11ils en font encore
00:48:12ils essaient de
00:48:13quand ils le peuvent
00:48:14de diminuer un peu
00:48:14leur consommation
00:48:15ça a été le cas cet été
00:48:16vous avez vu
00:48:17sur les chiffres
00:48:17de fréquentation
00:48:18des autoroutes
00:48:19qui étaient beaucoup
00:48:19plus faibles
00:48:20pourquoi ?
00:48:21parce que si on roule
00:48:22plus lentement
00:48:23je parle sous votre contrôle
00:48:25et bien on fait
00:48:26des économies de carburant
00:48:27donc bien évidemment
00:48:28quand on emprunte
00:48:29les autoroutes
00:48:29et qu'on roule
00:48:30à plus de 130 km
00:48:31on dépense
00:48:33beaucoup plus
00:48:34et on passe peut-être
00:48:34aussi par d'autres routes
00:48:35pour éviter les péages
00:48:36donc des Français
00:48:37résilients
00:48:38mais effectivement
00:48:38avec une contrainte budgétaire
00:48:40qui est très importante
00:48:42parce que les aides
00:48:43ciblées
00:48:43pour les gros automobilistes
00:48:45qui sont renouvelées d'ailleurs
00:48:46tout à fait
00:48:46mais également
00:48:47pour un certain nombre
00:48:47de secteurs
00:48:48notamment les agriculteurs
00:48:50et bien ces aides
00:48:51aujourd'hui
00:48:51elles sont financées
00:48:52ça se fait à budget constant
00:48:54alors Alexandre Oisi
00:48:55est-ce que ça veut dire
00:48:56vous qui appartenez
00:48:56à l'opposition
00:48:57ça veut dire que
00:48:57sur le plan politique
00:48:58il faut accepter
00:48:59le fait que oui
00:49:00tout ça ne dépend pas
00:49:01de nous
00:49:02alors c'est sûr
00:49:03qu'il est vrai
00:49:03que tout ça dépend
00:49:04de quelque chose
00:49:05qui se passe
00:49:05à l'extérieur du pays
00:49:06et moi je pense
00:49:07que l'acceptation
00:49:08que vous évoquez
00:49:09des Français
00:49:09elle vient de ça
00:49:11par rapport à ce qui a pu
00:49:12se passer
00:49:12au moment des Gilets jaunes
00:49:13où c'était une décision
00:49:14gouvernementale
00:49:15sur laquelle
00:49:15ils avaient prise immédiate
00:49:16mais vous l'avez dit aussi
00:49:18c'est des vies rétrécis
00:49:19c'est-à-dire que
00:49:19quand vous avez
00:49:20une très belle étude
00:49:21de la fondation Jean Jaurès
00:49:22qui essaie de voir
00:49:22ce qui se passe
00:49:23sous le capot de la société
00:49:24vous avez des gens
00:49:28ils allaient voir la famille
00:49:29moins souvent
00:49:29donc malgré tout
00:49:30il y a une attente
00:49:31des Français
00:49:32pour qu'on puisse faire
00:49:32quelque chose
00:49:33dans l'opposition
00:49:34nous on dit des choses simples
00:49:35on pense qu'on peut
00:49:35en faire plus
00:49:36sur le contrôle des marges
00:49:37il y a un surajustement
00:49:39des prix
00:49:39qui continue d'avoir lieu
00:49:40et donc la DGCRF
00:49:42qui est un service de l'État
00:49:42peut être mobilisée
00:49:43encore davantage
00:49:44il y a évidemment
00:49:44la question des super
00:49:45profits pétroliers
00:49:46pour en faire plus
00:49:47sur l'aide
00:49:47qu'on peut faire
00:49:48aux rouleurs
00:49:49même si vous dites
00:49:49merci à Total
00:49:50de plafonner ces prix
00:49:51je trouve ça très bien
00:49:53qu'il y ait un plafonnement
00:49:53des prix pour les Français
00:49:54et j'en suis très heureux
00:49:55il n'empêche que
00:49:57vous ne me ferez pas dire
00:49:58ce genre de choses
00:49:59parce que quand je vois
00:49:59je vous explique pourquoi
00:50:00quand je vois
00:50:01les surprofits de Total
00:50:02je me dis qu'il y a
00:50:03quelque chose à faire
00:50:04sur Total aussi
00:50:05pour aller récupérer une manne
00:50:06pour aider encore plus
00:50:06les Français
00:50:07mais je constate en effet
00:50:08que Total fait un certain nombre
00:50:09de choses
00:50:09je vois aussi que quand même
00:50:10ça a monté
00:50:11le plancher chez Total
00:50:13donc oui il y a encore
00:50:14des marges de manœuvre
00:50:14pour aider les Français
00:50:16mais il y a une situation
00:50:17internationale
00:50:18on ne va pas faire comme si
00:50:18ça n'existait pas
00:50:19le détroit d'Hormuz
00:50:20ça existe
00:50:21situation difficile
00:50:22pour l'ensemble
00:50:22des automobilistes
00:50:24pour les agriculteurs
00:50:26des mesures ont été annoncées
00:50:28il y a un peu plus
00:50:30de deux heures
00:50:32par la ministre
00:50:33on va aller voir
00:50:34ces mesures
00:50:34avec un chiffre évidemment
00:50:35qui claque
00:50:36c'est un peu plus
00:50:38d'un milliard d'euros
00:50:39vous avez assisté
00:50:40François Petrel
00:50:40vous nous avez rejoint
00:50:41à cette conférence
00:50:42si on regardera
00:50:43un petit peu plus
00:50:43dans le détail
00:50:44ça correspond à quoi
00:50:45cette enveloppe ?
00:50:46Alors c'est une enveloppe
00:50:47d'argent neuf
00:50:48nous dit la ministre
00:50:49qui a déclaré
00:50:50que la nation
00:50:51était au rendez-vous
00:50:53pour sauver
00:50:53l'agriculture française
00:50:54un milliard d'euros
00:50:55dont à peu près
00:50:56la moitié
00:50:57seront des indemnisations
00:50:59pour les récoltes
00:51:00qui ont été mauvaises
00:51:02cet été
00:51:03ensuite des allégements
00:51:04fiscaux
00:51:05c'est-à-dire une taxe foncière
00:51:07qui ne sera pas
00:51:08prélevée
00:51:09et puis
00:51:10également un fonds
00:51:12de 230 millions d'euros
00:51:13pour aider
00:51:15les agriculteurs
00:51:16à racheter
00:51:17de la nourriture
00:51:18pour les animaux
00:51:19ou des semences
00:51:21pour l'année prochaine
00:51:221 milliard d'euros
00:51:24donc en enveloppe totale
00:51:26mais c'est très loin
00:51:28de ce que demandaient
00:51:29les organisations syndicales
00:51:32agricoles
00:51:32la confédération paysanne
00:51:34par exemple
00:51:34considérait qu'il fallait
00:51:352 milliards
00:51:36juste pour éviter
00:51:37la faillite
00:51:38des 30 à 35 000
00:51:39exploitations
00:51:39qui sont jugées
00:51:41en très grande
00:51:41difficulté financière
00:51:42demandaient son avis
00:51:43à Jérôme Bayle
00:51:43qui est avec nous
00:51:44figure du mouvement
00:51:46agricole
00:51:46depuis plusieurs années
00:51:47maintenant
00:51:48en Haute-Garonne
00:51:49leader des ultras
00:51:51de la 64
00:51:51qui avait occupé
00:51:53pendant plusieurs semaines
00:51:54l'autoroute
00:51:55comment réagissez-vous
00:51:55à ces aides
00:51:56est-ce qu'elles vous semblent
00:51:57loin du compte
00:51:58ou est-ce que vous saluez
00:51:58quand même
00:51:59un effort important
00:52:01bonjour déjà
00:52:02comment je réagis
00:52:04alors je n'ai pas écouté
00:52:04toute la conférence de presse
00:52:06de madame la ministre
00:52:07ce que je peux dire
00:52:08c'est qu'ils ont fait
00:52:10un effort
00:52:11et un effort minime
00:52:13par rapport aux attentes
00:52:14du monde agricole
00:52:14et surtout aux besoins
00:52:15du monde agricole
00:52:16parce que
00:52:17tout simplement
00:52:19dans ces annonces-là
00:52:20je me dis
00:52:20qu'au fond de moi
00:52:21on a acté déjà
00:52:22la fermeture
00:52:24de 40 à 50 000
00:52:25exploitations
00:52:26à 40 à 50 000
00:52:27exploitations françaises
00:52:28donc là-dessus
00:52:30là-dessus
00:52:31c'est dramatique
00:52:33c'est dramatique
00:52:34pour notre agriculture
00:52:35c'est dramatique
00:52:36pour notre pays aussi
00:52:37c'est dramatique
00:52:38pour nos territoires
00:52:39et après
00:52:40ces aides
00:52:41il faut voir
00:52:41comment elles sont
00:52:42elles sont redistribuées
00:52:43parce que sur l'ISN
00:52:45est-ce qu'ils vont
00:52:46changer les modes
00:52:47de
00:52:48les modes
00:52:49d'activation
00:52:50de l'ISN
00:52:50parce que tout simplement
00:52:51il faut avoir perdu
00:52:52plus de 50%
00:52:54de sa production
00:52:54et après
00:52:55ils viennent à d'aide
00:52:56que
00:52:57sur les pertes
00:52:58au-dessus
00:52:58au-delà
00:52:59de 50%
00:53:00malheureusement
00:53:01aujourd'hui
00:53:01la marche de manœuvre
00:53:02des agriculteurs
00:53:03n'est pas de 50%
00:53:05de droits de perte
00:53:07on se situe
00:53:08tout juste
00:53:08à 10%
00:53:09donc
00:53:09si elle veut
00:53:10que l'ISN
00:53:11aide les mondes agricoles
00:53:12il faut partir
00:53:13de l'ISN
00:53:14sur une base
00:53:15de 0%
00:53:16et pas de 50%
00:53:18alors précision
00:53:18alors précision peut-être
00:53:20Jérôme Bayle
00:53:21pour ceux qui nous regardent
00:53:22l'ISN
00:53:23c'est l'indemnisation
00:53:24de solidarité nationale
00:53:25parce qu'évidemment
00:53:26ce sont des termes
00:53:27avec lesquels le grand public
00:53:27n'est pas forcément familier
00:53:29dites-nous
00:53:29très concrètement
00:53:30pourquoi
00:53:31les épisodes de canicule
00:53:33l'épisode de sécheresse
00:53:34les incendies
00:53:35qu'on a connus
00:53:36ces dernières semaines
00:53:36ont été un petit peu
00:53:37le coup de grâce
00:53:39concrètement
00:53:39ça a eu quelles conséquences
00:53:40pour ces exploitations
00:53:41dont vous nous parlez
00:53:42ces dizaines de milliers
00:53:43d'exploitations
00:53:43dont vous nous dites
00:53:44qu'elles vont disparaître
00:53:45C'est tout simplement
00:53:46oui comme on l'avait dit
00:53:47le coup de grâce
00:53:48à l'accumulation
00:53:49de dizaines d'années
00:53:52de manque de rentabilité agricole
00:53:54de contexte géopolitique
00:53:56qui font que
00:53:57dès qu'il y a un mec
00:53:58qui se lève un matin
00:53:59et qui dit
00:53:59qu'il veut faire péter
00:54:00une bombe dans un pays
00:54:01tout augmente
00:54:02et le monde agricole
00:54:03aujourd'hui
00:54:04a subi des conséquences
00:54:06on peut vous rajouter
00:54:07là-dessus
00:54:07les épisodes épisodiques
00:54:09toucher les bonvins
00:54:10les ovins
00:54:11et tous les levages
00:54:12même les palmiipèdes
00:54:13avec la grippe aviaire
00:54:14on peut parler aussi
00:54:16de tout simplement
00:54:17des crises
00:54:18des crises
00:54:20des aléas climatiques
00:54:21que ce n'est pas
00:54:22que la sécheresse
00:54:23c'est aussi
00:54:23les inondations
00:54:24qui ont subi
00:54:25dans le Nord
00:54:26pendant 2-3 ans
00:54:28d'affilée
00:54:28c'est les périodes
00:54:29Un petit problème
00:54:31de liaison
00:54:32avec Jérôme Bayne
00:54:33un petit problème
00:54:33de connexion
00:54:34peut-être
00:54:34une réaction
00:54:35Alexandre Ozil
00:54:36vous qui êtes
00:54:36sénateur de l'Oise
00:54:37il y a beaucoup
00:54:37d'agriculteurs
00:54:38dans l'Oise
00:54:39quand il dit
00:54:40des dizaines de milliers
00:54:40d'exploitations
00:54:41qui vont fermer
00:54:42est-ce que vous dites
00:54:43oui c'est vrai
00:54:44on le constate
00:54:45et deux
00:54:45est-ce que ces aides
00:54:45elles sont de nature
00:54:46à leur donner un petit peu
00:54:47d'air pour continuer
00:54:48quand même leur exploitation
00:54:48Bon ces aides
00:54:49elles sont de nature
00:54:50à donner un petit peu
00:54:50d'air évidemment
00:54:51mais quelle est la situation
00:54:52j'entendais l'expression
00:54:54aléa climatique
00:54:55en fait je pense
00:54:56qu'on ne peut plus dire
00:54:56aléa climatique
00:54:57c'est plus un aléa
00:54:58c'est en fait
00:54:58une nouvelle donnée
00:54:59parce que cette année
00:55:00vient après plusieurs années
00:55:02et quand vous regardez
00:55:02les rendements agricoles
00:55:03c'est terrifiant
00:55:05vous avez des zones
00:55:05à moins 80%
00:55:06moins 100%
00:55:07sur les fruits rouges
00:55:08une moyenne
00:55:08à moins 30%
00:55:10le ministère de l'économie
00:55:11estime qu'on va perdre
00:55:128% de production agricole
00:55:13vous avez des prairies
00:55:14dévastées
00:55:15on ne rentre pas
00:55:15les fourrages
00:55:16pour l'hiver
00:55:17donc vous êtes dans
00:55:18une situation
00:55:18où ça y est
00:55:19on y est
00:55:20le coût du dérèglement
00:55:21climatique est tel
00:55:23qu'il a eu un impact
00:55:24catastrophique
00:55:25sur notre économie
00:55:25c'est moins 0,1%
00:55:27de PIB cette année
00:55:28ce qui s'est passé cet été
00:55:29donc là
00:55:30on est à mon avis
00:55:31au point où
00:55:32il va falloir
00:55:33faire l'adaptation
00:55:34bien sûr
00:55:34mais batailler
00:55:35beaucoup plus fermement
00:55:37contre le réchauffement climatique
00:55:38ça veut dire
00:55:38qu'un gouvernement
00:55:39qui sait très bien
00:55:41fait 1 milliard
00:55:42pour les agriculteurs
00:55:42maintenant on verra
00:55:43à quel point il faut compléter
00:55:44et on se battra
00:55:45s'il faut compléter
00:55:46mais il y a aussi
00:55:46le temps long
00:55:47et le temps long
00:55:48ça veut dire
00:55:49qu'on arrête
00:55:50de baisser chaque année
00:55:50les crédits pour l'environnement
00:55:51pour l'écologie
00:55:52on arrête
00:55:53de faire que le fond vert
00:55:54qui était la grande promesse
00:55:55faite aux élus
00:55:56pour qu'ils puissent faire
00:55:57l'adaptation
00:55:57se réduisent
00:55:58comme peau de chagrin
00:55:58chaque année
00:55:59on investit
00:56:00dans ça
00:56:00parce que ça nous coûte
00:56:01chaque année
00:56:01de plus en plus cher
00:56:02la canicule d'ailleurs
00:56:03ça n'est pas terminé
00:56:04vous le vivez
00:56:05depuis ce matin
00:56:06et vous allez le vivre
00:56:07tout au long
00:56:07de ce week-end
00:56:08pour une grande partie
00:56:09du territoire
00:56:10il y a plusieurs départements
00:56:11qui sont en vigilance orange
00:56:12dans le sud-est
00:56:13il y en a très nombreux autres
00:56:15qui sont en vigilance jaune
00:56:16on va voir le détail
00:56:17mais parmi ces départements
00:56:19où le thermomètre
00:56:20va monter très très haut
00:56:20il y a l'Hérault
00:56:21Isor de la Gorce
00:56:22vous y êtes dans l'Hérault
00:56:24et puisqu'on est sur
00:56:25l'agriculture
00:56:26en ce moment
00:56:27c'est les Vendanges
00:56:28et vous êtes au milieu
00:56:30des vignes
00:56:30on le voit
00:56:31avec un vignon
00:56:32qui déjà
00:56:33compte ses pertes
00:56:36Oui tout à fait
00:56:37c'est un travail
00:56:38particulièrement harassant
00:56:39de Vendanges
00:56:40mais qu'en est-il
00:56:40du côté des raisins
00:56:41on est avec Damien
00:56:42qui est vigneron
00:56:43est-ce que cette année
00:56:44votre production
00:56:45vos raisins ont souffert
00:56:46de cette chaleur ?
00:56:47Oui ça a souffert
00:56:48on a des raisins
00:56:48qui sont beaucoup plus petits
00:56:49qui commencent à se flétrir
00:56:51donc qui commencent
00:56:52à une évaporation
00:56:53de l'eau
00:56:53des graines de raisins
00:56:54donc moins de jus
00:56:56bon malgré tout
00:56:57on a quand même
00:56:58une récolte
00:56:58qui est un peu plus importante
00:56:59que l'année dernière
00:57:00puisque l'année dernière
00:57:01c'était vraiment
00:57:02une année catastrophique
00:57:03il n'y avait pas de jus
00:57:03dans les raisins
00:57:04cette année
00:57:05il y a un petit peu
00:57:05plus de jus
00:57:06mais on reste
00:57:07dans une période
00:57:09très compliquée
00:57:09avec le changement climatique
00:57:11voilà
00:57:11Et par rapport
00:57:12à ce que vous espériez
00:57:13au niveau du rendement
00:57:14quelles pertes
00:57:15vous avez ?
00:57:16Alors par rapport
00:57:17à la dernière
00:57:17on a moins de pertes
00:57:18et donc on a un petit peu
00:57:19plus de récoltes
00:57:20mais si on fait
00:57:22sur le moyen
00:57:22sur les 10 dernières années
00:57:24on a quasiment
00:57:2550% de pertes
00:57:26quoi
00:57:26Et là ces raisins
00:57:28on les voit
00:57:28ils sont un peu plus petits
00:57:29un peu plus flétris
00:57:30quelle incidence
00:57:31ça a sur votre vin
00:57:32après ?
00:57:33On a des raisins
00:57:34qui sont de plus en plus
00:57:35riches en sucre
00:57:35donc ça veut dire
00:57:36riches en sucre
00:57:37qui vont donner
00:57:38beaucoup d'alcool
00:57:39et donc c'est pour ça
00:57:40que nous aussi
00:57:41il faut s'adapter
00:57:41et va nager
00:57:42de plus en plus tôt
00:57:43et surveiller un petit peu
00:57:45le taux de sucre
00:57:45pour ne pas avoir
00:57:46des taux d'alcool
00:57:46trop élevés
00:57:47Merci beaucoup
00:57:48On va aller voir rapidement
00:57:49vos vendangeurs
00:57:50notamment Isabelle
00:57:51qui travaille dans ses vignes
00:57:53depuis 7h30 ce matin
00:57:55Isabelle
00:57:56qu'est-ce qui est
00:57:57le plus compliqué
00:57:57pour vous en ce moment
00:57:58avec ces fortes chaleurs ?
00:58:00Qu'il n'y a pas d'air
00:58:01et qu'il n'y a pas de nuage
00:58:03non plus
00:58:03qu'il fait super chaud
00:58:04Vous travaillez le matin
00:58:05pour essayer d'éviter le soleil
00:58:07Là vous...
00:58:08La journée pleine
00:58:09ça ferait beaucoup
00:58:09beaucoup trop de soleil
00:58:11Et là on est en septembre
00:58:13il fait
00:58:13il va faire plus de 30 degrés
00:58:15cet après-midi
00:58:17Est-ce que vous avez déjà vu ça
00:58:18dans les précédentes vendanges
00:58:20les précédentes années ?
00:58:22De toute façon
00:58:22chaque année il fait chaud
00:58:22même si on commence tard
00:58:23chaque année il fait chaud quand même
00:58:26Chaque année on souffre quand même
00:58:27de la chaleur
00:58:28Il faut la casquette obligatoire
00:58:29sans casquette c'est pas bon
00:58:31On voit que tout le monde est équipé
00:58:33Merci beaucoup d'avoir pris le temps
00:58:34de répondre à nos questions
00:58:35Bon courage
00:58:36parce que la chaleur
00:58:37va continuer à Montpellier
00:58:39plus de 30 degrés
00:58:40jusqu'à mardi
00:58:42Effectivement
00:58:42on se dépêche
00:58:43de couper au maximum les vignes
00:58:45avant que le thermomètre
00:58:46commence à s'affoler
00:58:47Anthony Ferry
00:58:48ça va monter jusqu'à combien
00:58:49dans les ronds ?
00:58:50Alors dans les ronds
00:58:51on devrait atteindre globalement
00:58:52les 38 voire peut-être
00:58:5339 degrés
00:58:54C'est vraiment dans la région
00:58:55de Toulousaine
00:58:55que l'on devrait atteindre
00:58:56les températures les plus élevées
00:58:58à savoir 40 degrés
00:58:59sur les deux prochains jours
00:59:01en comptant aujourd'hui
00:59:02donc c'est-à-dire jusqu'à dimanche
00:59:03On devrait d'ailleurs à Toulouse
00:59:05battre trois jours de suite
00:59:06le record de la ville
00:59:07qui était donc de 35 pour un mois
00:59:08de septembre
00:59:09Globalement Julien
00:59:10il va faire chaud
00:59:11sur la moitié sud de la France
00:59:13y compris notamment
00:59:14sur le porton méditerranéen
00:59:15jusqu'à lundi
00:59:16il va faire chaud aussi
00:59:18plus au nord
00:59:19notamment dans le Grand Est
00:59:20en Ile-de-France
00:59:21en centre-val de Loire
00:59:22jusqu'à lundi également
00:59:24hier on vous disait
00:59:25que la canicule
00:59:25devrait rapidement s'estomper
00:59:27dès le début de la semaine
00:59:27en fait non
00:59:28lundi
00:59:29ici à Paris par exemple
00:59:30il va faire encore à peu près
00:59:3128-29 degrés
00:59:33y compris pour le Grand Est
00:59:34il va falloir attendre
00:59:35à l'échelle nationale
00:59:37mardi pour avoir
00:59:38une baisse significative
00:59:39des températures
00:59:40avec l'arrivée d'un hier
00:59:41bien plus frais
00:59:42et avec lui de la pluie
00:59:43et ce qui frappe
00:59:44ce qui frappe les agriculteurs
00:59:46mais ce qui frappe tout le monde
00:59:46c'est la répétition
00:59:47surtout des épisodes
00:59:48c'est qu'on est le 4 septembre
00:59:50mais on a l'impression
00:59:51d'avoir vécu ça
00:59:52depuis des mois maintenant
00:59:53il y a eu combien d'épisodes
00:59:54comme ça depuis le printemps ?
00:59:55Alors tout dépend
00:59:55de l'endroit où vous habitez
00:59:57si vous habitez par exemple
00:59:58à Paris
00:59:59et bien nous avons connu
00:59:595 voire 6 épisodes caniculaires
01:00:01dans le sud
01:00:02c'est un petit peu plus complexe
01:00:03parce qu'il n'y a pas eu
01:00:04de pause entre plusieurs canicules
01:00:05donc il y a eu plutôt
01:00:07plusieurs épisodes caniculaires longs
01:00:09en tout cas
01:00:10ce que l'on peut retenir
01:00:11Julien de cet été 2026
01:00:12et bien c'est que nous avons connu
01:00:14en mai la canicule
01:00:15la plus précoce
01:00:15en juin la canicule
01:00:17la plus intense
01:00:17en juillet et en août
01:00:19la canicule la plus durable
01:00:20et peut-être en septembre
01:00:21la canicule la plus tardive
01:00:22Alors vous nous dites
01:00:23que ça va baisser
01:00:24basculer à partir
01:00:25quand même de la semaine prochaine
01:00:26mais on peut se projeter
01:00:27sur l'ensemble du mois
01:00:28sur plusieurs semaines
01:00:28pour dire
01:00:29il va continuer à faire chaud encore
01:00:31un petit bout de temps
01:00:32jusqu'à octobre ?
01:00:32Alors oui Météo France
01:00:33a donné effectivement
01:00:34des tendances sur le trimestre
01:00:35qui est arrivé
01:00:36donc septembre jusqu'à octobre
01:00:37pour nous
01:00:38ça a été publié en août
01:00:39et donc pour justement
01:00:40ce trimestre qui court
01:00:41jusqu'à octobre
01:00:42et bien Météo France
01:00:43prédit un risque
01:00:45d'épisode caniculaire
01:00:46un risque d'épisode
01:00:47plus chaud que la normale
01:00:49avec une probabilité
01:00:50de 50%
01:00:52D'accord
01:00:52une chance sur deux
01:00:53voilà
01:00:53comme ça on va voir
01:00:54comment les choses évoluent
01:00:56et on va suivre
01:00:57l'évolution de ces températures
01:00:58avec vous et l'ensemble
01:00:59du service météo climat
01:01:00de BFM TV
01:01:01dans quelques instants
01:01:02on va aller aux Etats-Unis
01:01:03parce que vous allez découvrir
01:01:04un jeu vidéo
01:01:06assez effarant
01:01:07ça paraît fou
01:01:08mais c'est pourtant vrai
01:01:09c'est la Maison Blanche
01:01:10qui a lancé un jeu vidéo
01:01:11pour
01:01:12dans le principe
01:01:13c'est d'attraper des migrants
01:01:14figurez-vous
01:01:15pour évidemment soutenir
01:01:16la politique
01:01:17de la fameuse ICE
01:01:18la police anti-migrants
01:01:19aux Etats-Unis
01:01:20on l'a testé ce jeu
01:01:21vous allez voir ce que ça donne
01:01:22à tout de suite
01:01:23dans quelques instants
01:01:24les phares en jeu vidéo
01:01:25lancé par la Maison Blanche
01:01:27on va vous montrer
01:01:29ce jeu
01:01:29qui consiste à
01:01:30chasser des migrants
01:01:32nous l'avons testé
01:01:33pour vous
01:01:33on vous montrera
01:01:34comment ça fonctionne
01:01:34ce sera
01:01:35Elisa Tranin
01:01:36qui vous le montrera
01:01:37Elisa
01:01:37qu'on retrouve d'abord
01:01:39pour nous donner
01:01:40toute l'actualité
01:01:41de ce vendredi
01:01:42Elisa
01:01:42en commençant par jeter un oeil
01:01:44à la carte de vigilance météo
01:01:45oui 5 départements
01:01:46sont placés en vigilance
01:01:47orange canicule
01:01:48aujourd'hui l'Ardèche
01:01:50l'Aude
01:01:50la Drôme
01:01:51le Gard
01:01:51et l'Hérault
01:01:52on attend 35 degrés
01:01:54à Montpellier
01:01:5533 à Lecat
01:01:56dans l'Aude
01:01:56par exemple
01:01:57jusqu'à 39 degrés
01:01:58localement
01:01:59et ça va durer
01:02:00au moins jusqu'à dimanche
01:02:01nous prévoit
01:02:02Métau France
01:02:04avec également
01:02:05dans l'actualité
01:02:06une rencontre
01:02:06qui peut surprendre
01:02:07les observateurs politiques
01:02:09qui a lieu aujourd'hui
01:02:09au Royaume-Uni
01:02:10Jordan Bardella
01:02:11doit prendre la parole
01:02:12lors du congrès
01:02:13de réforme UK
01:02:14le parti
01:02:15dirigé par
01:02:16Nigel Farage
01:02:17l'homme du Brexit
01:02:19le fer de lance
01:02:20du souverainisme
01:02:21et de l'anti-immigration
01:02:22ils participeront
01:02:24à une conférence
01:02:25de presse
01:02:26commune
01:02:27à l'issue
01:02:27de cette réunion
01:02:29Sophie Dupont
01:02:30vous suivez
01:02:31ce déplacement
01:02:32c'est l'affiche
01:02:33finalement
01:02:33de deux hommes
01:02:34qui se verraient bien
01:02:35futurs premiers ministres
01:02:39oui c'est d'ailleurs
01:02:40comme ça
01:02:40que l'entourage
01:02:40de Jordan Bardella
01:02:41vente ce déplacement
01:02:42deux hommes
01:02:43qui se verraient bien
01:02:43de venir en effet
01:02:44chef de gouvernement
01:02:45et qui veulent montrer
01:02:46ce que serait
01:02:46leur coopération
01:02:47en matière de lutte
01:02:48contre l'immigration
01:02:49clandestine
01:02:50s'ils étaient tous les deux
01:02:51au pouvoir
01:02:52l'immigration
01:02:52ça va vraiment être
01:02:53le thème de cette journée
01:02:55c'est pas la première fois
01:02:56que les deux hommes
01:02:56se voient
01:02:57ils se sont rencontrés
01:02:58en décembre dernier
01:02:59ils se sont déjà vus hier
01:02:59pour un dîner de travail
01:03:01reste que cette affiche
01:03:02entre Nigel Farage
01:03:03et Jordan Bardella
01:03:04elle peut en étonner
01:03:05certains
01:03:06d'abord parce que
01:03:07Nigel Farage
01:03:08il laissait le monsieur
01:03:09Brexit
01:03:09au moment où le RN
01:03:11tente de faire oublier
01:03:12son passé en faveur
01:03:13du Frexit
01:03:14ensuite parce que
01:03:15Nigel Farage
01:03:15il a longtemps gardé
01:03:16ses distances
01:03:17avec le parti
01:03:18Le Pénis
01:03:18dont il était très critique
01:03:20en 2024
01:03:20il jugeait le programme
01:03:22économique du RN
01:03:23de désastre
01:03:24et enfin cette affiche
01:03:25elle intervient pas forcément
01:03:26au meilleur des moments
01:03:27parce que Nigel Farage
01:03:28il est rattrapé
01:03:29ces derniers mois
01:03:30par une affaire
01:03:31une affaire de dons
01:03:32non déclarés
01:03:32et il est rattrapé
01:03:33ces dernières semaines
01:03:33par des sondages
01:03:35qui sont moins bons
01:03:36Jordan Bardella
01:03:36va passer toute la journée
01:03:37ici avant de s'envoler
01:03:38demain pour l'Italie
01:03:39il a attendu
01:03:40un forum économique
01:03:41qui va multiplier
01:03:42les interviews
01:03:43avec la presse étrangère
01:03:44à cette occasion
01:03:45une dizaine en deux jours
01:03:47tout cela au moment
01:03:48où Marine Le Pen
01:03:48elle est très discrète
01:03:49depuis sa rentrée au MEDEF
01:03:51la semaine dernière
01:03:52un proche de Jordan Bardella
01:03:53tente de se justifier
01:03:55Jordan Bardella
01:03:56s'est toujours attaché
01:03:57à renforcer
01:03:58la crédibilité internationale
01:03:59et européenne du parti
01:04:00fin de citation
01:04:02Sophie Dupont
01:04:03en direct du Royaume-Uni
01:04:04avec Bruno
01:04:05Ferrault
01:04:06une information RMC
01:04:08maintenant
01:04:09sur la demande
01:04:11de l'un des hommes
01:04:13l'un des terroristes
01:04:14est lié au 11 septembre
01:04:15une vieille connaissance
01:04:16parce que c'est un français
01:04:17Zacharias Moussaoui
01:04:18oui un français
01:04:19reconnu coupable
01:04:21dans la préparation
01:04:22des attentats
01:04:22du 11 septembre 2001
01:04:23il est actuellement
01:04:25incarcéré
01:04:25dans le Colorado
01:04:26mais a demandé
01:04:27donc à purger
01:04:28la fin de sa peine
01:04:30en France
01:04:31nos confrères
01:04:32de RMC
01:04:32ont pu s'entretenir
01:04:33avec sa mère
01:04:34dont l'état de santé
01:04:35ne permettrait pas
01:04:36de se rendre aux Etats-Unis
01:04:37pour voir son fils
01:04:39il a fait une erreur
01:04:41de se mêler
01:04:42avec ses islamistes
01:04:43une fois par mois
01:04:44j'attends toute la journée
01:04:46le jour où il va m'appeler
01:04:48peut-être que je ne le vois plus
01:04:49et je ne le verrai jamais
01:04:50je ne l'embrasserai jamais
01:04:52alors si Zacharias Moussaoui
01:04:54était transféré
01:04:55et bien il passerait
01:04:56d'une perpétuité réelle
01:04:58aux Etats-Unis
01:04:59à une perpétuité
01:05:00incompressible en France
01:05:02où il aurait une infime chance
01:05:03d'être libéré
01:05:04au bout de 30 ans
01:05:06mais avant cela
01:05:06ce transferment
01:05:07nécessiterait l'accord
01:05:09des deux pays
01:05:09merci beaucoup
01:05:10puisque vous nous emmenez
01:05:11aux Etats-Unis
01:05:12Elisa vous nous y ramènerez
01:05:13dans quelques instants
01:05:14avec donc ce fameux
01:05:15jeu vidéo
01:05:16que vous avez testé
01:05:17sur la chasse aux migrants
01:05:19de la part de la fameuse
01:05:21police anti-migrants
01:05:22l'Aïs
01:05:23on vous montrera
01:05:25comment ça fonctionne
01:05:25dans quelques instants
01:05:26mais d'abord
01:05:27on voulait revenir
01:05:28sur l'un des événements
01:05:29majeurs de cette semaine
01:05:30qui est l'annonce
01:05:31de l'annulation
01:05:31de la tournée
01:05:32de Patrick Bruel
01:05:34pourquoi ?
01:05:35parce que les réactions
01:05:36elles se multiplient
01:05:37il y aura d'ailleurs
01:05:37ce soir un documentaire
01:05:39consacré à ce sujet
01:05:40sur BFM TV
01:05:42et parmi les témoignages recueillis
01:05:44il y a quelqu'un
01:05:44qui soutient Patrick Bruel
01:05:45c'est ça aussi
01:05:46qu'on voulait entendre
01:05:47ce matin
01:05:47on entend évidemment
01:05:48beaucoup
01:05:48et c'est bien normal
01:05:49les voix des victimes
01:05:50et de leurs représentants
01:05:51et il y a aussi
01:05:52dans le milieu
01:05:53du showbiz
01:05:54certains qui le soutiennent
01:05:55on a entendu
01:05:56Mimimati
01:05:56et bien je vous propose
01:05:58d'entendre maintenant
01:05:58l'organisateur de spectacle
01:06:00Jean-Claude Camus
01:06:02moi je ne pensais pas
01:06:03qu'il annulerait
01:06:03parce qu'il était
01:06:04il est très combatif
01:06:06lui dans sa tête
01:06:07s'il annule la tournée
01:06:08l'annuler à sa tournée
01:06:10il avait peur
01:06:11qu'on pense
01:06:11qu'il se sentait coupable
01:06:13donc il a vraiment hésité
01:06:15et puis après
01:06:16l'affaire a pris une telle ampleur
01:06:18que c'était évidemment
01:06:20mettre un peu
01:06:20son équipe en danger
01:06:21parce que
01:06:23imaginez
01:06:245000 personnes
01:06:25dans une salle
01:06:26toutes dévouées
01:06:27à Patrick
01:06:28et 20 ou 30 femmes
01:06:30qui viennent manifester
01:06:31ça peut dégénérer
01:06:33dans la salle
01:06:34et vraiment
01:06:34faire des dégâts
01:06:36donc finalement
01:06:37je crois qu'il a pris
01:06:38hélas
01:06:40la bonne décision
01:06:41un choix
01:06:42aux conséquences financières
01:06:44immenses
01:06:44près de 10 millions d'euros
01:06:47non seulement
01:06:48il va perdre de l'argent
01:06:48de ses revenus
01:06:50qui auraient été énormes
01:06:51mais il va perdre de l'argent
01:06:53de ce qu'il va être obligé
01:06:54de payer
01:06:54de faire des dédommagements
01:06:56je pense que ça va être
01:06:57très très très lourd
01:06:58très lourd
01:07:00alors évidemment
01:07:01c'est intéressant
01:07:02Steven Benric
01:07:02ce qu'on entend ici
01:07:03parce qu'il explique
01:07:04Jean-Claude Camus
01:07:05que c'est d'abord
01:07:05l'argument de l'ordre public
01:07:07qui a prévalu
01:07:08plus que l'argument
01:07:09strictement moral
01:07:11entre guillemets
01:07:12dans cette affaire
01:07:12c'est ce qu'il explique
01:07:13en fait dans le communiqué
01:07:14qu'il a publié
01:07:15Patrick Bruel
01:07:16sur son compte Instagram
01:07:17c'est qu'il voulait penser
01:07:18d'abord à son propre public
01:07:20et il ne voulait pas
01:07:20mettre en danger
01:07:21ce public
01:07:22les pressions ont été
01:07:23trop fortes
01:07:24la pression politique
01:07:25d'une première
01:07:26d'abord
01:07:27et puis ensuite
01:07:27la pression
01:07:28des associations
01:07:29féministes
01:07:30qui seraient venues
01:07:31perturber
01:07:31l'entrée des salles
01:07:33les concerts aussi
01:07:34probablement
01:07:35il restait des places
01:07:36à vendre
01:07:36ces derniers mois
01:07:37quand la polémique
01:07:39a explosé
01:07:39quelques places
01:07:40il est quasi certain
01:07:41que ces associations
01:07:42avaient acheté des places
01:07:43et auraient perturbé
01:07:44les concerts
01:07:44ça aurait été quand même
01:07:45un drôle de moment
01:07:46à vivre
01:07:47tant pour l'artiste
01:07:48sur scène
01:07:48monter sur une scène
01:07:49être dans le don de soi
01:07:50le partage
01:07:51et face à un public
01:07:53qui est aussi
01:07:54d'une certaine manière
01:07:55dans une ambiance
01:07:56un peu douce amère
01:07:57certains auraient peut-être
01:07:58voulu ne pas venir
01:07:59être remboursés
01:08:00donc tout cela
01:08:00était devenu
01:08:01intenable
01:08:02beaucoup de pression
01:08:03ce que je peux vous dire
01:08:04ce matin
01:08:04après avoir continué
01:08:06à enquêter toute la semaine
01:08:07c'est que ce choix
01:08:07a été extrêmement réfléchi
01:08:10ça n'a pas été non plus
01:08:11face à la montée
01:08:13des maires
01:08:13à la toute fin
01:08:14du mois d'août
01:08:15et cette front politique
01:08:17uniquement
01:08:17Patrick Bourrel
01:08:18on le sait
01:08:19son contrôle judiciaire
01:08:20a été allégé cet été
01:08:22il a passé du temps
01:08:23en famille
01:08:23à l'étranger
01:08:24à réfléchir
01:08:26à consulter ses proches
01:08:27il a dialogué aussi
01:08:28avec ses amis
01:08:29qu'il continue d'appeler
01:08:29il passe beaucoup
01:08:30beaucoup de temps
01:08:30au téléphone
01:08:31il y a beaucoup de ses amis
01:08:32qui continuent
01:08:32de le prendre au téléphone
01:08:33sa stratégie de communication
01:08:35a été un sujet
01:08:36de discussion aussi
01:08:36je peux vous révéler
01:08:38qu'il avait enregistré
01:08:39une vidéo
01:08:39il y a quelques jours
01:08:41il avait opté
01:08:41dans un premier temps
01:08:43dans une forme
01:08:44de volonté
01:08:45de dialoguer
01:08:46directement avec ses fans
01:08:47et c'est finalement
01:08:48un communiqué écrit
01:08:48qui a été
01:08:50plutôt choisi
01:08:51voilà
01:08:51posté
01:08:52sur Instagram
01:08:53et probablement
01:08:54lu, relu
01:08:55et encore relu
01:08:55il y a eu assez peu
01:08:56de prise de parole
01:08:57pour le soutenir
01:08:58très peu
01:08:59Jean-Claude Camus
01:09:00voilà
01:09:01Jean-Claude Camus
01:09:01son tout premier producteur
01:09:03au milieu des années 80
01:09:0480, 87
01:09:05son premier Olympia à Paris
01:09:06des amis de 40 ans
01:09:08des amis
01:09:08sans être désagréables aussi
01:09:10peut-être d'un ancien monde
01:09:12qui ont une manière
01:09:13de réfléchir
01:09:14et de voir cette affaire
01:09:15d'une autre manière
01:09:16peut-être
01:09:16il n'empêche que nous
01:09:17nous avons tenté
01:09:18au service culture
01:09:19de BFM TV
01:09:19de poser des questions
01:09:21sur Patrick Bruel
01:09:22à des gens
01:09:22qui avaient pu travailler
01:09:23avec lui
01:09:23qui avaient pu collaborer
01:09:25avec lui
01:09:25le croiser
01:09:26et c'est très souvent
01:09:27un refus catégorique
01:09:28de poser une question
01:09:29autour de cette affaire
01:09:30on sent aussi
01:09:31même la question
01:09:32on ne peut pas poser la question
01:09:34on ne peut même pas la poser
01:09:34on sent que c'est un no-go
01:09:36que c'est une interdiction
01:09:37et qu'il y a un vrai malaise
01:09:38dans le milieu culturel
01:09:40parisien
01:09:41des gens qui ont pu
01:09:42évidemment travailler
01:09:43côtoyer Patrick Bruel
01:09:44et qui aujourd'hui
01:09:45n'ont pas envie de dire
01:09:46quelque chose
01:09:47qui aille dans un sens
01:09:48ou dans un autre
01:09:48écoutez maintenant
01:09:50une réaction
01:09:51de l'une des avocates
01:09:52des plaignantes
01:09:54moi la volonté d'apaisement
01:09:55j'aurais aimé
01:09:56qu'elle arrive dès le départ
01:09:57c'est-à-dire que si c'était
01:09:57une volonté d'apaisement
01:09:58il y aurait une sortie
01:09:59de garde à vue
01:10:00en disant
01:10:00écoutez dans le temps
01:10:02de l'enquête
01:10:03je suis innocent
01:10:04je vais me défendre
01:10:05et dans le temps de l'enquête
01:10:06je comprends
01:10:06qu'il y a des difficultés
01:10:07et donc je me retire
01:10:08d'un certain nombre
01:10:09de choses publiques
01:10:10c'est un constat d'échec
01:10:11parce que je crois
01:10:12que la population
01:10:13lui a signifié
01:10:14que ce n'était pas possible
01:10:15et je pense que les maires
01:10:16qui ont pris la parole
01:10:17l'ont fait
01:10:17parce qu'ils sentaient bien
01:10:18qu'il y avait un mouvement citoyen
01:10:19ils sentaient bien
01:10:20qu'il y avait un sujet
01:10:21d'ordre public
01:10:21autour de ses représentations
01:10:23et puis on voit quand même
01:10:24qu'il y a un rejet
01:10:25de la population
01:10:26en tout cas
01:10:26qu'il y a une interrogation
01:10:27de la société
01:10:28et que en réalité
01:10:30l'artiste
01:10:31comme tous les artistes
01:10:32il est soumis au bon vouloir
01:10:33des gens qui l'écoutent
01:10:34et donc en fait
01:10:35il a juste pris une décision
01:10:37d'artiste
01:10:37qui est de dire
01:10:38le public ne me suit plus
01:10:39ce n'est pas une volonté
01:10:40d'apaisement dans le dossier
01:10:41c'est un constat d'échec
01:10:43d'un artiste
01:10:43qui a perdu une partie
01:10:44de son public
01:10:45Alors c'est évidemment
01:10:46un commentaire très dur
01:10:47de cette avocate
01:10:49toutes les avocates
01:10:50et avocates des partis
01:10:51qui ne disent pas forcément ça
01:10:52on en a interrogé plusieurs
01:10:53qui quand même
01:10:54voyaient un peu
01:10:55une volonté d'apaisement
01:10:56dans cette affaire
01:10:57Oui mais c'est en même temps
01:10:58très juste
01:10:59ce que jette douce lundi
01:11:00parce que
01:11:01ce qu'on peut analyser aussi
01:11:02c'est qu'il y a eu
01:11:03peut-être une espèce
01:11:04de tentative
01:11:05de la part de Patrick Bruel
01:11:06de maintenir les choses
01:11:07vous vous souvenez
01:11:07il avait annulé
01:11:08d'abord les dates parisiennes
01:11:11sa pièce de théâtre
01:11:12Il n'a pas tout annulé d'un coup
01:11:12Non voilà
01:11:13La pièce de théâtre
01:11:14a été annulée par le théâtre
01:11:15Édouard Sète
01:11:16La pièce de théâtre
01:11:16a été annulée par le théâtre
01:11:18et pas par lui
01:11:18effectivement
01:11:19il y avait juste
01:11:20ces dates parisiennes
01:11:21et puis il s'est dit
01:11:22peut-être que voilà
01:11:23l'été va apporter
01:11:24un peu plus de sérénité
01:11:25et qu'à la rentrée
01:11:26peut-être les gens
01:11:26seront passés à autre chose
01:11:27et en fait
01:11:28qu'est-ce qui s'est passé
01:11:29si on reprend les choses
01:11:30très pragmatiquement
01:11:32l'été ça a été
01:11:33le feuilleton
01:11:34chaque semaine
01:11:35une nouvelle plainte
01:11:36une nouvelle révélation
01:11:37un nouveau témoignage
01:11:38encore en cette rentrée
01:11:40du mois de septembre
01:11:41et face à l'accumulation
01:11:43finalement
01:11:44de toutes ces plaintes
01:11:45on parle quand même
01:11:45de 32 plaintes
01:11:46à l'heure actuelle
01:11:47je pense que c'est une décision
01:11:48qui est un peu inéluctable
01:11:49c'est en ce sens
01:11:50qu'il faut analyser
01:11:50les propos de Jade Doucelin
01:11:51l'avocat de cinq accusatrices
01:11:53dont l'une des premières
01:11:54Daniela Elsner
01:11:55qui avait un peu lancé
01:11:56cette affaire
01:11:57au mois de mars
01:11:58c'est en ce sens
01:11:59qu'elle parle de constat d'échec
01:12:00plus que de volonté d'apaisement
01:12:01L'avocat Mathias Darmon
01:12:03est avec nous sur ce plateau
01:12:04pour nous éclairer
01:12:05sur un certain nombre
01:12:06de volets juridiques
01:12:07de cette affaire
01:12:08et aussi sur la relation
01:12:10entre un client
01:12:11et son avocat
01:12:12parce que la formule consacrée
01:12:13c'est
01:12:13je préfère me consacrer
01:12:15à ma défense
01:12:17pour apaiser les choses
01:12:18ça veut dire quoi ça
01:12:19concrètement ?
01:12:20ça veut dire qu'il faut
01:12:21apaiser le climat
01:12:21pour que l'avocat
01:12:23puisse faire entendre
01:12:24des choses à son client ?
01:12:25Oui c'est surtout
01:12:25que là
01:12:26il y aurait une tournée
01:12:27assez
01:12:27apparemment
01:12:28c'est une tournée
01:12:28quand même assez importante
01:12:29qui était prévue
01:12:29pour Patrick Brouel
01:12:30sur sans doute
01:12:31plusieurs semaines
01:12:32plusieurs mois
01:12:33donc l'idéal pour lui
01:12:35évidemment
01:12:35c'est de se préparer
01:12:36sereinement avec son avocate
01:12:37et donc
01:12:38d'être à 100%
01:12:39concentré sur son dossier
01:12:40même si concrètement
01:12:42ça veut dire quoi
01:12:42être à 100%
01:12:43sur son dossier
01:12:43c'est l'avocat
01:12:44qui gère tout ça ?
01:12:44Oui mais
01:12:45bon on a
01:12:464 magistrats instructeurs
01:12:47qui sont saisis
01:12:47c'est rarissime
01:12:49je pense qu'il faut le souligner
01:12:50tous les avocats pianistes
01:12:51rêvent d'avoir 4 magistrats
01:12:52instructeurs dans un dossier
01:12:53c'est dire à quel point
01:12:55c'est un dossier
01:12:56qui est pris en considération
01:12:58par le tribunal de Nanterre
01:13:01et donc
01:13:01il y a un dossier
01:13:02qui va s'épaissir
01:13:03petit à petit
01:13:04avec les différentes plaintes
01:13:05peut-être qui seront posées
01:13:05au fur et à mesure
01:13:06et visiblement
01:13:08ces avocats
01:13:09les avocats de Patrick Brouel
01:13:10ont décidé
01:13:12en concertation avec lui
01:13:13de prendre le temps
01:13:13pour lire ce dossier
01:13:15qui est
01:13:16je pense
01:13:17extrêmement conséquent
01:13:18Oui et puis il y a
01:13:18quelque chose à préciser
01:13:20parce que c'est un travail
01:13:21d'avocat
01:13:22mais le principal protagoniste
01:13:23le principal intéressé
01:13:24Patrick Brouel
01:13:26il a évidemment
01:13:27du travail là-dessus
01:13:28qu'est-ce qui va être fait
01:13:29dans les prochaines semaines
01:13:30dans les prochains mois
01:13:31qu'est-ce qui est en train
01:13:31d'être fait
01:13:32ces avocats
01:13:33qui lui disent
01:13:34voilà on a tel plein
01:13:35de tel témoignage
01:13:35est-ce que tu te souviens
01:13:36de cette personne
01:13:37est-ce que tu as des éléments
01:13:38est-ce que tu as des témoins
01:13:39est-ce que tu as des messages
01:13:40voilà c'est ça aussi
01:13:41il va devoir revisiter
01:13:42son passé
01:13:43pour répondre aux questions
01:13:44des enquêteurs
01:13:45et surtout aux accusations
01:13:46qui pèsent sur lui aujourd'hui
01:13:47on le voit
01:13:47elles sont extrêmement nombreuses
01:13:48parce que dans le dossier
01:13:49d'instruction
01:13:49il faut bien comprendre
01:13:50qu'on a donc évidemment
01:13:51toutes les plaintes
01:13:51qui vont être répertoriées
01:13:53qui vont être classées
01:13:55et on aura aussi
01:13:56des expertises psychologiques
01:13:57des différentes parties civiles
01:13:59si elles sont d'accord
01:14:00et effectivement
01:14:01je pense que ce sera important
01:14:02pour Patrick Brouel
01:14:03pour préparer sa défense
01:14:03au mieux
01:14:04de lire toutes ces plaintes
01:14:05pour les nier
01:14:07s'il souhaite les nier
01:14:08ou à un moment ou un autre
01:14:09peut-être qu'il avouera
01:14:10je ne sais pas
01:14:11il le décidera lui-même
01:14:12mais c'est très important
01:14:13d'être concentré
01:14:14sur ces différentes plaintes
01:14:15parce qu'il y aura
01:14:15des auditions
01:14:16qui seront menées
01:14:17par les juges d'instruction
01:14:18des interrogatoires au fond
01:14:19pour Patrick Brouel
01:14:20des auditions de parties civiles
01:14:21pour les différentes parties civiles
01:14:22et peut-être
01:14:22des confrontations
01:14:24entre les parties civiles
01:14:25et le mise en examen
01:14:26si les parties civiles
01:14:27en sont d'accord
01:14:28et on se souvient
01:14:29Flavie Flamand
01:14:29avait d'ailleurs indiqué
01:14:30quand elle avait pris
01:14:31la parole publiquement
01:14:32moi je souhaite
01:14:33une confrontation
01:14:34parce que je lis
01:14:35par médias interposés
01:14:36qu'il conteste
01:14:37ma version des faits
01:14:38je veux être confronté
01:14:38avec lui
01:14:39en tout cas
01:14:39elle n'y était pas opposée
01:14:40donc ça c'est aussi
01:14:41quelque chose
01:14:41à laquelle Patrick Brouel
01:14:44doit se préparer
01:14:44Il n'y a toujours pas
01:14:45de prise de parole prévue
01:14:46Steven ?
01:14:46Non évidemment
01:14:47il va rester dans le silence
01:14:48ses proches
01:14:49me confiaient avant l'été
01:14:51qu'il serait de toute façon
01:14:52inaudible
01:14:52et qu'il se sait inaudible
01:14:54il n'empêche que son discours
01:14:56évolue aussi
01:14:57depuis le printemps dernier
01:14:59quand dans ce communiqué
01:14:59il dit
01:15:00je sais que cette situation
01:15:01m'oblige à m'interroger
01:15:03à poursuivre
01:15:03une réflexion personnelle
01:15:04profonde
01:15:05et à entendre
01:15:06certaines choses
01:15:06avec toute l'attention
01:15:08qu'elles exigent
01:15:09je le fais
01:15:10je le ferai
01:15:10on sent là aussi
01:15:12peut-être une volonté
01:15:13d'apaisement
01:15:13de réflexion
01:15:14sur son attitude
01:15:16peut-être
01:15:17envers les femmes
01:15:18et donc peut-être
01:15:19qu'il voudra
01:15:20avoir un discours
01:15:21qui s'infléchit
01:15:22sur ce point-là
01:15:22Il y a d'ailleurs
01:15:23une obligation
01:15:24sauf erreur
01:15:25Vincent
01:15:26il y a eu une injonction
01:15:27sur les soins psychologiques
01:15:31ça a été ordonné
01:15:32dans son contrôle judiciaire
01:15:33effectivement
01:15:35d'avoir des soins psychologiques
01:15:37aussi pour
01:15:39voir comment
01:15:40il prend en compte
01:15:41cette réalité
01:15:41ces accusations
01:15:42qui pèsent sur lui
01:15:43aujourd'hui
01:15:43c'est quelque chose d'important
01:15:44et ça la justice
01:15:45va vérifier
01:15:46c'est-à-dire
01:15:46certificat médical
01:15:47à l'appui
01:15:48est-ce que vous avez bien
01:15:49consulté quelqu'un
01:15:50tous les mois
01:15:51est-ce que ça vous a amené
01:15:53aussi une réflexion
01:15:54ça va être l'une des questions
01:15:55et puis il va y avoir
01:15:55dans le cadre
01:15:56de cette instruction
01:15:57aussi
01:15:57l'expertise psychologique
01:15:59et psychiatrique
01:16:00de Patrick Bruel
01:16:01La chute d'une icône
01:16:02c'est donc à suivre ce soir
01:16:03sur BFM TV
01:16:04à 21h
01:16:06direction les Etats-Unis
01:16:07maintenant
01:16:08parce qu'on voulait
01:16:08vous montrer
01:16:10ce fameux jeu vidéo
01:16:12qui a été lancé
01:16:12par la Maison Blanche
01:16:13on aurait pu croire
01:16:15au début
01:16:16à une mauvaise blague
01:16:17mais pas du tout
01:16:18la Maison Blanche
01:16:19a bien lancé
01:16:19un jeu vidéo
01:16:20dont le principe
01:16:21c'est d'attraper
01:16:22des migrants
01:16:23c'est pour faire
01:16:24la promotion
01:16:24de la politique
01:16:25anti-migrant
01:16:25du président
01:16:26Donald Trump
01:16:27évidemment
01:16:27et ce jeu vidéo
01:16:29c'est assez facile
01:16:30de le télécharger
01:16:31et de le tester
01:16:32et c'est ce que nous avons fait
01:16:35du côté de la rédaction
01:16:36c'est vous
01:16:37Elisa Tranin
01:16:38qui l'avez testé
01:16:39montrez-nous
01:16:39comment ça marche
01:16:41ce jeu vidéo
01:16:42signé
01:16:43à Maison Blanche
01:16:44vous l'avez dit
01:16:44ça paraît très choquant
01:16:46mais en effet
01:16:46l'un des jeux
01:16:47Rio Run
01:16:48propose d'arrêter
01:16:49un maximum
01:16:50de migrants
01:16:51c'est un autre jeu
01:16:53qu'on va voir dans un instant
01:16:54ça ressemble un petit peu
01:16:55en fait pour vous le décrire
01:16:56au graphisme de Snake
01:16:58vous vous souvenez certainement
01:16:59de ce jeu du serpent
01:17:00sur les premiers téléphones
01:17:02portables
01:17:03et bien le voici
01:17:04ici le jeu
01:17:05met en scène
01:17:06Tom Oman
01:17:07qui est le monsieur
01:17:08immigration
01:17:08de Donald Trump
01:17:10et vous devez l'aider
01:17:11à attraper
01:17:12les migrants
01:17:12ici en orange
01:17:13il en a attrapé beaucoup
01:17:14sur la vidéo démonstration
01:17:16de la Maison Blanche
01:17:17je vous laisse écouter le son
01:17:18il est très rétro
01:17:19lui aussi
01:17:24voilà
01:17:24on se replonge
01:17:26dans un
01:17:26un autre
01:17:27un autre type
01:17:28de Snake
01:17:29la Maison Blanche
01:17:30a aussi
01:17:30mis en ligne
01:17:31d'autres jeux
01:17:32vous allez apercevoir
01:17:33celui qui est calqué
01:17:34sur Tetris
01:17:35à vous
01:17:36de construire
01:17:37un mur
01:17:38à la frontière
01:17:38avec le Mexique
01:17:39pour empêcher
01:17:40je cite
01:17:41la horde
01:17:42qui arrive
01:17:43voilà pour ce mur
01:17:44que vous pouvez construire
01:17:45évidemment
01:17:45évidemment ça choque
01:17:47ce qui est assez incroyable
01:17:48c'est que vous retrouvez
01:17:49ces jeux
01:17:49sur la page
01:17:50officielle
01:17:51de la Maison Blanche
01:17:53je vous ai fait
01:17:54une petite capture
01:17:56d'écran
01:17:57on va voir la page
01:17:58d'accueil
01:17:58de la Maison Blanche
01:18:00avec cette vidéo
01:18:01donc de démonstration
01:18:03vous le voyez
01:18:03application
01:18:04de la Maison Blanche
01:18:05avec le logo
01:18:06officiel
01:18:07et oui c'est totalement
01:18:08officiel
01:18:09c'est vrai qu'il y a
01:18:10le volet mur
01:18:10qui m'avait un petit peu
01:18:12échappé
01:18:13je dois dire
01:18:13Patrick vu d'ici
01:18:14évidemment ça nous choque
01:18:15beaucoup
01:18:15est-ce que avec le regard
01:18:17américain
01:18:17bon finalement là-bas
01:18:18c'est assez folklorique
01:18:19ou bien là-bas aussi
01:18:20ça choque ?
01:18:20Non alors déjà
01:18:21c'est le site
01:18:22de la Maison Blanche
01:18:23donc ces jeux
01:18:24ont été fabriqués
01:18:25avec de l'argent public
01:18:27évidemment
01:18:28nos confrères
01:18:29de l'AFP
01:18:29sur place
01:18:30ont appelé
01:18:31la Maison Blanche
01:18:32le communiqué
01:18:33vont son pesant
01:18:34de peanuts
01:18:34de cacahuètes
01:18:35la Maison Blanche
01:18:36défend une initiative
01:18:38qui je cite
01:18:39souligne encore davantage
01:18:40le contraste entre
01:18:41une culture du fun
01:18:43et de la win
01:18:44de la gagne
01:18:44et la sombre vision
01:18:46socialiste des démocrates
01:18:47pour l'Amérique
01:18:48voilà
01:18:49sur le principe
01:18:52et notamment
01:18:53les interpellations
01:18:54extrêmement spectaculaires
01:18:56avec des morts
01:18:57et énormément
01:18:57de violences
01:18:58y compris chez les républicains
01:19:00ça coince un peu
01:19:01en revanche
01:19:01sur les chiffres
01:19:02et les quotas
01:19:03à respecter
01:19:04et qui était une promesse
01:19:05vraiment du candidat Trump
01:19:06là pour le coup
01:19:07la sphère maga
01:19:09mais plus encore
01:19:10une bonne partie
01:19:11des républicains
01:19:11reste très très
01:19:13du côté
01:19:14de la Maison Blanche
01:19:15de là à jouer
01:19:16oui on peut trouver ça
01:19:17très américain
01:19:18très rétro
01:19:19je le rappelle
01:19:19il s'agit bien
01:19:20d'un site
01:19:22de la Maison Blanche
01:19:23sur denier public
01:19:24une réaction américaine
01:19:25on est avec
01:19:26Reed Brody
01:19:27qui est ancien substitut
01:19:28du procureur de New York
01:19:30qui a un soutien
01:19:31des démocrates
01:19:32votre réaction à vous
01:19:33à ce jeu vidéo
01:19:35est-ce que c'est
01:19:35un palier de plus
01:19:36qui est franchi
01:19:37par Donald Trump
01:19:38ici ou pas ?
01:19:39mais c'est pas
01:19:40un jeu vidéo
01:19:40c'est la politique
01:19:41migratoire de Trump
01:19:43habillée en jeu vidéo
01:19:44c'est pas une blague potage
01:19:47c'est un message
01:19:47l'expulsion
01:19:48c'est du divertissement
01:19:50et ce n'est qu'un symptôme
01:19:52en fait
01:19:52c'est toute sa méthode
01:19:54maintenant de gouverner
01:19:55laissant papier
01:19:56ce sont vos ennemis
01:19:57les immigrés
01:19:58ce sont vos ennemis
01:19:59les soi-disant
01:20:01socialistes
01:20:02maintenant
01:20:02ce sont vos ennemis
01:20:03les personnes trans
01:20:05ce sont vos ennemis
01:20:06et donc il manque
01:20:07les américains
01:20:08les uns contre les autres
01:20:10pour son propre
01:20:12bénéfice politique
01:20:14et derrière l'écran
01:20:16il y a cette réalité
01:20:17il y a des quotas
01:20:18comme
01:20:19comment on a dit
01:20:212000 arrestations
01:20:23par jour
01:20:25donc cet objet
01:20:27pour cette année
01:20:281 million
01:20:29de personnes
01:20:30expulsées
01:20:31et qui sont ces personnes ?
01:20:34oui il y a des criminels
01:20:35mais
01:20:36l'immense
01:20:36majorité
01:20:37ce sont des gens
01:20:38venus chercher
01:20:39une chance
01:20:40à travailler
01:20:40à fonder une famille
01:20:42comme mon père
01:20:42comme le grand-père
01:20:43de Donald Trump
01:20:44nous n'avons même
01:20:46pas la même histoire
01:20:47aux Etats-Unis
01:20:48que vous les Européens
01:20:49on est tous
01:20:51issus
01:20:52soit de l'immigration
01:20:53soit de l'esclavage
01:20:55aux Etats-Unis
01:20:55hormis
01:20:56les
01:20:57les
01:20:57les
01:20:58les
01:20:58les indigènes
01:20:59et
01:21:01peu importe
01:21:01moi j'ai participé
01:21:03moi quand j'étais
01:21:03à New York
01:21:04récemment
01:21:05j'accompagnais
01:21:06des immigrés
01:21:07à leur rendez-vous
01:21:08obligatoire
01:21:09avec l'administration
01:21:11dans le
01:21:1226 Federal Prize
01:21:13à Manhattan
01:21:14des gens qui travaillent
01:21:15qui payent leurs impôts
01:21:17qui élèvent des enfants
01:21:19aux Etats-Unis
01:21:19mais
01:21:20peu importe maintenant
01:21:21si vous soyez ici
01:21:23depuis 30 ans
01:21:24peu importe
01:21:25que vous soyez infirmière
01:21:26ou pompier
01:21:27peu importe
01:21:29que votre famille
01:21:30soit américaine
01:21:31que vos enfants
01:21:32aient servi
01:21:33dans l'armée
01:21:34vous avez manqué
01:21:35un rendez-vous
01:21:36vous êtes expulsé
01:21:37merci beaucoup
01:21:39Reed Brody
01:21:39pour cette réaction
01:21:41cette
01:21:42explication
01:21:43après
01:21:43la publication
01:21:44et la diffusion
01:21:44de ce jeu vidéo
01:21:45de la Maison Blanche
01:21:47pour la lutte
01:21:49anti-migrants
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