- il y a 11 minutes
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:00Merci beaucoup Alexis pour ces images d'Anne Bouaziz et pour ce témoignage d'un manifestant dont on entend, Gaëtane
00:00:07Mellin, toute la détresse.
00:00:09Ici on voit très concrètement les conséquences sur la vie quotidienne.
00:00:13Alors celle des particuliers, on la connaît et on va y revenir tout au long de cette matinée,
00:00:17mais il y a aussi les professionnels qui souffrent au premier rang desquels les pêcheurs.
00:00:20Surtout que ce qu'on a entendu là, c'est beaucoup l'accumulation des choses sur laquelle il insiste.
00:00:23Effectivement, les problèmes sont multiples pour cette profession qui est confrontée à une augmentation des prix du gasoil
00:00:29qui représente jusqu'à 60% de leur chiffre d'affaires, obligeant certains d'ailleurs à rester hackés.
00:00:35Il y a eu cette canicule aussi auxquelles ils ont été confrontés, qui a augmenté la chaleur des mers
00:00:42et donc qui a empêché quelque part une pêche plus traditionnelle.
00:00:47Et puis il y a aussi tous les quotas qui leur sont imposés par Bruxelles, retranscrits par la France.
00:00:54Très souvent d'ailleurs, la France est mieux disante que les autorités européennes.
00:01:00À cela, vous ajoutez généralement des bateaux qui sont un peu vieillissants, donc qui consomment beaucoup plus.
00:01:06Bref, effectivement, c'est une profession aujourd'hui qui doit absorber une multitude de chocs
00:01:11et qui, au final, n'a plus la force et n'en a plus les moyens.
00:01:15Quelles sont les réponses politiques qu'on peut donner à cette crise et à cette mobilisation
00:01:21qui est en train de gonfler sous nos yeux ? Parce qu'il y a ici Fausture-Mer, mais on
00:01:25verra tout à l'heure
00:01:26qu'il y a aussi des manifestations par ailleurs, pour l'instant, un peu isolées et sporadiques
00:01:31pour les particuliers contre la vie chère.
00:01:33On le verra à La Rochelle.
00:01:34Il y a également Marseille.
00:01:37Il y a aussi des stations-services qui ont été vandalisées du côté de Douai.
00:01:40On va aller sur tous ces sites.
00:01:43D'abord, les réactions politiques.
00:01:44Peut-être, Laurent Jacobelli, pour commencer.
00:01:46Que répondre à ces pêcheurs qui sont manifestement au bout ?
00:01:50Ne lâchez rien, n'abandonnez pas.
00:01:52Restez bien sûr dans le respect de la loi, mais ce qui vous arrive est finalement assez symptomatique
00:01:56de tous les mots français.
00:01:57Ce n'est pas une raison qu'il émet aujourd'hui devant les citernes de Fausture-Mer.
00:02:03C'est une accumulation.
00:02:05Les charges, les normes abusives, les quotas de pêche européens,
00:02:08toutes ces restrictions à leur travail qui fait qu'ils se lèvent tôt pour aller bosser
00:02:12et parfois, à la fin de la journée, perdre de l'argent.
00:02:15Des gens qui travaillent dur, parfois depuis des générations,
00:02:18qui se transmettent dans la famille leur bien, finalement,
00:02:21qui est le bien de production et de pêche,
00:02:23au final, gagnent moins que des gens qui ne travaillent pas.
00:02:26Donc, il faut maintenant une réforme de fonds en comble de ce pays.
00:02:29Moins de taxes, moins de normes.
00:02:31Et puis qu'enfin, le gouvernement réagisse sur le coût des énergies
00:02:35et là, particulièrement du gasoil ou de l'essence,
00:02:37parce que la France va dans le mur.
00:02:39Alors, on va retourner sur place, retrouver Alexis Plouyette,
00:02:41parce qu'on vient d'entendre cette annonce
00:02:42d'une représentante des CRS qui sont présents.
00:02:46Dernière sommation avant l'évacuation des lieux.
00:02:48Est-ce que les choses, Alexis, sont en train de se tendre à nouveau ?
00:02:55Alors, écoutez, c'est toujours un face-à-face tendu.
00:02:58En effet, on vient d'entendre la police qui dit
00:03:00quittez les lieux immédiatement.
00:03:02Dernière sommation.
00:03:03Et donc, vous voyez les CRS qui sont tout simplement
00:03:05en train d'avancer et d'occuper les lieux.
00:03:08Là où les quelques 50 pêcheurs bloquaient l'accès
00:03:11à ce dépôt pétrolier de fosse depuis 3 heures ce matin.
00:03:14Et là, les choses sont très claires.
00:03:15Les policiers sont en train d'avancer
00:03:17et les pêcheurs sont en train de reculer,
00:03:20de quitter ce point de blocage.
00:03:22On a aperçu les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône
00:03:24qui sont en train d'éteindre ces feux de palettes et de pneus
00:03:27qui bloquent l'accès au dépôt pétrolier depuis ce matin.
00:03:30Donc voilà, les policiers sont en train de déloger
00:03:33sous nos yeux les pêcheurs.
00:03:35Pour le moment, ça se passe dans le calme.
00:03:37La policière a lancé cette dernière sommation
00:03:41avec un mégaphone.
00:03:42Et pour le moment, les pêcheurs sont en train de partir.
00:03:47La voie est toujours bloquée
00:03:49puisqu'il y a toujours ces centaines de camions-citernes.
00:03:51La conséquence de ce gage, ces camions-citernes
00:03:53qui ne peuvent pas accéder au dépôt pétrolier de fosse
00:03:56pour remplir leur cuve.
00:03:57Donc il y a plusieurs centaines de mètres de fil d'attente.
00:04:00Donc on ne peut pas circuler.
00:04:01Mais en tout cas, c'est en train de bouger ici.
00:04:04Vous voyez, les centaines de pêcheurs
00:04:06sont en train de monter dans leurs véhicules
00:04:08et sont en train de quitter les lieux.
00:04:10Donc visiblement, le point de blocage est en train de s'achever.
00:04:13Mais on a entendu hier les pêcheurs très remontés,
00:04:15très en colère.
00:04:16Il y a eu un peu de tension tout à l'heure du gaz acrymogène.
00:04:18Et beaucoup nous disaient qu'ils voulaient revenir demain.
00:04:21Oui, très remontés.
00:04:21Même s'il y a quelques instants, Alexis, ce pêcheur
00:04:24que vous avez interviewé, vous disait
00:04:25« Nous, on est des bons pères de famille.
00:04:26Si on nous fait partir, on partira. »
00:04:28Il n'y aura pas d'histoire.
00:04:29C'est ça, l'état d'esprit.
00:04:35Oui, absolument.
00:04:36Ils nous disaient qu'ils sont mal à l'aise
00:04:37dans ce genre de mouvement.
00:04:38Ils ne veulent pas de violence.
00:04:40Ils veulent juste lancer un cri de désespoir.
00:04:43On entendait ce pêcheur assis devant les CRS
00:04:46qui disait « Vous ne voyez pas qu'on est tous morts. »
00:04:48Voilà ce qu'il lançait.
00:04:49Et c'était vraiment un cri de désespoir
00:04:51pour montrer que la profession est en grande souffrance.
00:04:54C'est ce que nous disent les pêcheurs depuis ce matin
00:04:56avec un prix du carburant aussi élevé
00:04:59qu'ils ne peuvent plus s'en sortir.
00:05:00Ils ne peuvent plus sortir tout simplement en mer
00:05:03parce qu'ils sortent à perte.
00:05:04Ils ne gagnent plus d'argent.
00:05:05Voilà ce qu'ils nous disent depuis ce matin.
00:05:07Et donc, ils demandent tout simplement l'aide du gouvernement.
00:05:10C'est une sorte de cri d'alerte qu'ils lancent depuis ce matin.
00:05:13Ils veulent être entendus.
00:05:16Tout ça pour vous dire qu'ils ne veulent pas aller au conflit.
00:05:19Ils veulent juste se faire entendre
00:05:20et poursuivre leur métier,
00:05:23continuer de faire leur métier dans des conditions décentes
00:05:25puisqu'ils disent qu'avec cette dégradation des conditions de travail,
00:05:27pour eux, ce n'est plus possible de continuer comme ça.
00:05:30Voilà ce que nous disent les pêcheurs depuis ce matin.
00:05:32Oui, c'est un appel au secours auquel on assiste évidemment ce matin
00:05:36du côté de Fosses-sur-Mer,
00:05:37avec manifestement Gaétane du côté de la préfecture,
00:05:39cette volonté d'évacuer rapidement
00:05:41pour faire en sorte que la situation ne s'enquiste pas.
00:05:44Non, puisqu'on a des pêcheurs qui souffrent,
00:05:49mais on a aussi une grosse tension sur le prix du pétrole.
00:05:53Il faut impérativement aujourd'hui
00:05:55que les camions puissent accéder à ce dépôt
00:05:57pour ravitailler les stations-service.
00:06:00Sinon, ça va monter encore plus.
00:06:02Il ne faudrait pas rajouter une crise à une autre crise, effectivement.
00:06:05Et puis des situations aussi difficiles
00:06:07parce que les automobilistes qui aujourd'hui
00:06:09cherchent à mettre du carburant dans leur réservoir
00:06:12ont besoin que ces stations soient alimentées.
00:06:15Donc oui, c'est important que la situation ne se détériore pas
00:06:18et surtout que le blocage soit levé le plus rapidement possible.
00:06:22On rappelle qu'hier, certaines stations-service
00:06:25étaient en manque d'approvisionnement.
00:06:27C'est assez clair, assez facile d'expliquer.
00:06:32D'une, c'est au lendemain d'un week-end,
00:06:34donc il y a toujours un peu plus de tension.
00:06:35Et puis on a surtout des automobilistes aujourd'hui
00:06:37qui ont tendance à mettre du carburant
00:06:41dès qu'ils en trouvent qui est un peu moins cher
00:06:45que chez l'autre station-service,
00:06:47tout simplement en craignant que le lendemain
00:06:50les prix soient encore plus élevés.
00:06:52Alexandre Oizy, au-delà évidemment de ce qu'on peut ressentir
00:06:54pour la détresse de ces pêcheurs que tout le monde entend,
00:06:57c'est la bonne solution d'évacuer.
00:06:59Il faut absolument que l'approvisionnement
00:07:01des stations-service puisse continuer à être assuré.
00:07:03Oui, que ça se passe bien.
00:07:04Quand je vois ces images, j'ai une réflexion qui me vient
00:07:09et qui concerne le Rassemblement national.
00:07:11Est-ce que vous ne pensez pas qu'il est temps quand même
00:07:13que vous présentiez des excuses aux Français
00:07:15sur votre soutien inconditionnel à Donald Trump
00:07:18depuis le premier jour ?
00:07:19Vous aviez vos députés qui étaient présents
00:07:22le jour de son investiture.
00:07:24Tout ce qui est en train d'arriver
00:07:26et le fait de conflits extérieurs
00:07:27qui ont été déclenchés par vos alliés,
00:07:29est-ce que vous ne pensez pas qu'il est temps de dire,
00:07:31je pose la question ce matin,
00:07:32on s'est trompé sur Trump
00:07:34et ce qui est en train de se passer
00:07:35montre qu'on s'est trompé sur Trump
00:07:37et qu'il y a un sujet avec la manière
00:07:39dont cet homme gère le monde.
00:07:41Ensuite, on viendra aux solutions.
00:07:42Mais d'abord, sur l'origine,
00:07:43est-ce que vous êtes capables de dire aujourd'hui
00:07:45on s'est trompé depuis le premier jour ?
00:07:47D'abord, excusez-moi, mais je ne vous connais pas.
00:07:49Moi, je vous connais.
00:07:51Vous êtes élu journaliste ?
00:07:52Oui, je suis sénateur socialiste.
00:07:54Ah ! Alors, d'accord.
00:07:57Ça vous laisse un peu de temps pour trouver une manière de répondre.
00:07:59Non, pas du tout,
00:07:59mais je ne savais pas qui me posait la question.
00:08:01Je suis sénateur de l'Oise.
00:08:02Et je vous prie de m'excuser de ne pas vous connaître.
00:08:07Je ne comprends pas votre invective, en fait,
00:08:09parce que vous êtes socialiste, c'est ça ?
00:08:11Vous avez gouverné ce pays.
00:08:13Vous avez participé à l'amoncellement de taxes.
00:08:16C'est une fuite.
00:08:16Je vous pose une question simple.
00:08:18Mais je ne suis pas là pour vous répondre.
00:08:18Je vous pose une question simple.
00:08:20Nous, ce que nous voulons...
00:08:21Quel est votre rapport aujourd'hui aux guerres de Trump
00:08:23qui met ce pays dans l'état dans lequel on est
00:08:24et qui coûte des milliards aux Français ?
00:08:26Vous voyez, vous êtes tellement décalé avec la réalité.
00:08:28Je veux juste une réponse.
00:08:29Ce n'est pas un décalage.
00:08:30Vous n'êtes pas journaliste et je ne suis pas votre élève.
00:08:32Vous pouvez vous les garder.
00:08:34En revanche, moi, je voudrais répondre quand même
00:08:36sur le fond du problème.
00:08:37Alors, attendez, parce que je voudrais juste que...
00:08:38Non, mais vous allez répondre, vous allez répondre.
00:08:40C'est promis.
00:08:40Mais juste avant, Jérôme Pellistrandi nous a rejoint
00:08:43pour nous aider à comprendre ce qui est en train de se passer
00:08:45sur le plan du maintien de l'ordre
00:08:46parce que les choses sont en train d'évoluer.
00:08:47Exactement.
00:08:48Et c'est un point important.
00:08:49On voit que la pression a baissé dans la mesure...
00:08:52Vous voyez, donc, la compagnie de CRS,
00:08:56les policiers ont enlevé leur casque.
00:08:58Ça, c'est quelque chose de très important.
00:08:59Ils ont mis le calot.
00:09:00Donc, c'est un signal que la pression est retombée,
00:09:03que les pêcheurs manifestants ont dû reculer,
00:09:07ont rétabli la circulation.
00:09:08Et donc, en enlevant le casque lourd
00:09:11et en mettant, en quelque sorte, le calot de police,
00:09:16vous voyez, c'est un signal qui est envoyé.
00:09:17On est dans un retour à une forme de normalité
00:09:20et on voit les véhicules qui peuvent désormais circuler.
00:09:23Donc, on peut dire que la phase de tension est passée
00:09:28et après, on rentre dans une autre étape.
00:09:30Alors, Laurent Jacobyli, avant de retourner sur place
00:09:32avec Alexis Pliette.
00:09:34Oui, non, mais tout simplement,
00:09:35il est temps de prendre des mesures.
00:09:36Moi, ce qui me frappe aujourd'hui,
00:09:37c'est l'impuissance du gouvernement
00:09:38qui regarde les choses passées,
00:09:40qui regarde les faillites arriver.
00:09:41Je rappelle qu'il va y avoir cette année 70 000 faillites.
00:09:43Quand M. Macron est arrivé,
00:09:45c'était seulement, et c'était déjà beaucoup,
00:09:4655 000 par an.
00:09:47Les Français qui, à partir du 15 du mois,
00:09:50sont en déficit sur leur compte bancaire.
00:09:52Les prix de l'essence qui s'envolent.
00:09:53Et la réponse du gouvernement, c'est quoi ?
00:09:55C'est rien.
00:09:56Rien en politique extérieure.
00:09:57Parce qu'il y a effectivement des causes exogènes
00:09:59qui sont les guerres qui parcourent le monde.
00:10:01Mais on a un président de la République, aujourd'hui,
00:10:03qui n'est plus audible sur la scène diplomatique.
00:10:05et les causes intérieures.
00:10:08Le premier bénéficiaire, entre guillemets,
00:10:11de la hausse des prix, c'est l'État.
00:10:1250 % du prix du litre, c'est la TVA.
00:10:16Et donc, il est urgent de baisser la TVA,
00:10:19notamment pour les particuliers,
00:10:21de 20 % à 5,5 %, comme le propose Marine Le Pen.
00:10:23Sinon, qu'est-ce qui va se passer ?
00:10:24L'essence va se surenchérir.
00:10:26Les Français consommeront moins.
00:10:28Et donc, les entreprises vendront moins.
00:10:29Ça a déjà commencé la baisse de la consommation.
00:10:31Et donc, il y aura une baisse générale de l'économie.
00:10:33Donc là, on est face à une situation d'urgence.
00:10:35La pire des choses, c'est de vous plier,
00:10:37comme le fait le gouvernement.
00:10:38On va reprendre la température à nouveau avec Alexis Pliette.
00:10:40Est-ce que vous nous confirmez, Alexis,
00:10:41ce que nous indiquait Jérôme Pellistrandi,
00:10:43il y a quelques instants,
00:10:44que le trafic était maintenant rétabli ?
00:10:50Alors, le trafic, pas encore totalement.
00:10:52Ce que je peux vous dire,
00:10:53c'est que tous les pêcheurs ont quitté les lieux.
00:10:56Ils sont partis en véhicule.
00:10:57On les a vus il y a quelques minutes.
00:10:58Et vous voyez, ce sont maintenant les CRS
00:11:01qui sont positionnés exactement là où les pêcheurs bloquaient,
00:11:04c'est-à-dire l'entrée de ce dépôt pétrolier de fosse,
00:11:06ce lieu très stratégique.
00:11:08L'accès n'est pas encore ouvert
00:11:09parce que tout simplement, il faut déblayer.
00:11:11Vous voyez encore les palettes qui brûlent.
00:11:13Donc il y a les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône
00:11:15qui sont à pied d'oeuvre pour éteindre
00:11:16ces feux de palettes, ces feux de pneus.
00:11:19Et donc, ils devraient déblayer les cendres
00:11:21d'ici quelques minutes.
00:11:23Et donc, vous voyez cette file d'attente
00:11:25de centaines de camions-citernes qu'on voit
00:11:27qui, tout simplement, qui patientent
00:11:29pour pouvoir rentrer dans ce dépôt,
00:11:31pour pouvoir remplir les cuves.
00:11:33Dès que, vous voyez, les pompiers sont en train
00:11:34de déblayer la chaussée.
00:11:36Et dès que la chaussée sera déblayée,
00:11:38on imagine que les camions-citernes
00:11:40vont pouvoir rentrer dans le dépôt pétrolier
00:11:42et donc libérer l'accès
00:11:44et mettre fin à cet embouteillage géant
00:11:46à l'entrée du DPF.
00:11:48Et en fait, les pêcheurs, eux,
00:11:49sont partis par l'autre côté,
00:11:51l'autre côté de la route.
00:11:53Donc voilà, l'accès devrait normalement
00:11:55être rouvert d'ici quelques minutes
00:11:57quand les pompiers auront déblayé
00:11:59les palettes brûlées.
00:12:00Merci beaucoup, Alexis.
00:12:02Sur les réponses, Alexandre Rizzi,
00:12:04les réponses d'urgence à donner
00:12:06à ces pêcheurs.
00:12:06Oui, bon, vous avez entendu
00:12:07l'hypocrisie extérieure du Rassemblement
00:12:09national qui continue à chérir
00:12:11Donald Trump alors qu'il est en train
00:12:12d'infiger ça.
00:12:13Pardon, ce n'est pas là-dessus
00:12:14que je vous ai interrogé.
00:12:15C'est vrai que ça nous est très loin
00:12:17de ce à quoi on est en train d'insister.
00:12:19Et maintenant, je vais répondre
00:12:22sur l'hypothésie intérieure.
00:12:24Il y a la question de la TVA
00:12:25qui a été posée par le Rassemblement national.
00:12:27Il y a Jordan Bardella
00:12:28qui nous disait hier
00:12:28« Je vais faire le plus grand plan
00:12:30d'appurement des dépenses publiques
00:12:31que ce pays ait connu. »
00:12:32Ils arrivent avec une mesure sur la TVA
00:12:33qui est inefficace et qui est injuste.
00:12:35Elle est inefficace
00:12:36parce qu'on a plein d'exemples,
00:12:38plein d'exemples de baisse de la TVA
00:12:39si elles ne sont pas maîtrisées,
00:12:40qui ne débouchent pas
00:12:41sur une baisse des prix.
00:12:42Premier point.
00:12:43Deuxième point,
00:12:44c'est une mesure qui bénéficie
00:12:45autant à Bernard Arnault
00:12:46qu'à une assistante sociale
00:12:48qui doit faire en zone rurale
00:12:49des kilomètres et des kilomètres
00:12:50puisqu'elle est générale.
00:12:51Nous, ce qu'on dit,
00:12:52c'est qu'il faut des mesures ciblées
00:12:53sur ceux qui en ont besoin.
00:12:55Et ceux qui en ont besoin,
00:12:56c'est quoi ?
00:12:56C'est d'abord les 4,5 millions de Français
00:12:58qui aujourd'hui touchent
00:12:59150 euros par an.
00:13:00Il faut porter ce montant
00:13:01à 450 euros par an.
00:13:02Ensuite, il faut élargir
00:13:04ce qu'on est en train de faire
00:13:04à 10 millions de Français
00:13:06à qui il faut donner,
00:13:06en effet, une aide
00:13:07de 150 euros par an.
00:13:08Vu qu'il n'y a pas d'argent,
00:13:09est-ce qu'il ne faut pas
00:13:10cibler les professionnels ?
00:13:11Justement, moi, si vous voulez,
00:13:12j'essaie d'être conséquent
00:13:13et de chiffrer les choses.
00:13:13Ça, ça coûte 3,5 milliards d'euros.
00:13:15Il y a une taxe sur les super-profits
00:13:16qui est bloquée par M. Macron en Europe
00:13:18alors que la gauche espagnole
00:13:20et la droite allemande
00:13:21sont d'accord pour la fête et l'affaire
00:13:22et que, contrairement à ce que vous dites,
00:13:23ce n'est pas l'État, monsieur,
00:13:24qui se gave aujourd'hui.
00:13:25Regardez la réalité.
00:13:26Ce sont les raffineurs.
00:13:28Ce sont les raffineurs
00:13:29où il y a des surmarches
00:13:30et des surprofits.
00:13:30Donc, il faut les super-profits
00:13:32pour financer des mesures ciblées.
00:13:33De la taxe, de la taxe.
00:13:34Mais ce n'est pas de la taxe.
00:13:35Gaëtan, désolé.
00:13:36Du pouvoir d'achat, monsieur.
00:13:37Gaëtan.
00:13:37Le gouvernement a décidé, effectivement,
00:13:39de cibler les personnes
00:13:40qui en ont le plus besoin,
00:13:42les gros rouleurs,
00:13:43les plus modestes
00:13:43et les professions en difficulté.
00:13:46Le problème, c'est qu'effectivement,
00:13:48au fil des mois
00:13:49que la crise dure,
00:13:51eh bien, on s'aperçoit
00:13:52que cette aide de 100 euros,
00:13:54elle n'est plus suffisante,
00:13:55qu'il faut aller au-delà.
00:13:57Mais, encore une fois,
00:13:58c'est politique.
00:13:59C'est un choix politique.
00:14:01Le gouvernement a décidé,
00:14:02effectivement,
00:14:02de ne pas baisser les taxes,
00:14:04que ce soit la TICFE
00:14:05ou bien la TVA,
00:14:06sur les carburants,
00:14:08pour, justement,
00:14:09ne pas cibler
00:14:10tous les automobilistes,
00:14:12aussi bien le petit automobiliste
00:14:13comme celui
00:14:15qui est beaucoup plus aisé
00:14:16et qui a choisi
00:14:18d'avoir une voiture
00:14:20très performante
00:14:20qui consomme énormément
00:14:23de carburants.
00:14:24Donc, oui,
00:14:24est-ce que le gouvernement
00:14:25peut en faire plus ?
00:14:26Oui, je pense.
00:14:27Dans la mesure où
00:14:28les aides qui ont été
00:14:29mises en place jusqu'à présent
00:14:30n'ont pas toutes été demandées,
00:14:32que ces aides,
00:14:33elles sont aujourd'hui
00:14:34financées par des économies
00:14:36dans d'autres ministères.
00:14:38Donc, il y a peut-être
00:14:39la possibilité,
00:14:39aujourd'hui,
00:14:40de faire peut-être
00:14:41un peu plus,
00:14:42mais toujours,
00:14:43effectivement,
00:14:44en direction
00:14:46de ces automobilistes
00:14:47qui en ont vraiment,
00:14:48vraiment besoin.
00:14:49dans un contexte
00:14:51de tensions,
00:14:53évidemment,
00:14:53qui est en train de monter.
00:14:55On le voit avec cette affaire,
00:14:57Jérôme Pellistrandi.
00:14:57Est-ce que ce à quoi
00:14:58on a assisté
00:14:59il y a quelques instants
00:15:00peut,
00:15:01alors,
00:15:01on n'a pas de barres de café,
00:15:03on n'a pas la boule de cristal,
00:15:04mais on sent bien
00:15:05que ces tensions,
00:15:06elles se développent.
00:15:08On ira le voir tout à l'heure
00:15:08dans les stations-service
00:15:09qui ont été vandalisées,
00:15:10par exemple,
00:15:10ou bien sûr,
00:15:11des mobilisations de particuliers.
00:15:13Est-ce que les CRS
00:15:14qu'on a vus ici
00:15:15s'apprêtent à être mobilisés
00:15:16davantage dans les jours
00:15:17et les semaines qui viennent ?
00:15:18Alors,
00:15:19il faut bien comprendre
00:15:19que le maintien de l'ordre
00:15:21est une mission
00:15:22extrêmement complexe
00:15:23avec à la fois,
00:15:25par exemple,
00:15:26les marins pêcheurs,
00:15:27on connaît par exemple
00:15:28les agriculteurs,
00:15:29avec des actions
00:15:31qui peuvent être violentes,
00:15:32donc c'est toute la difficulté,
00:15:33ça demande en fait
00:15:34beaucoup de renseignements
00:15:36en amont,
00:15:36c'est le rôle
00:15:37du renseignement territorial
00:15:38pour percevoir
00:15:40en quelque sorte
00:15:40la température
00:15:41des opinions publiques,
00:15:42sachant que
00:15:44la problématique,
00:15:45c'est que
00:15:46les CRS
00:15:47et les gendarmes mobiles,
00:15:48par exemple,
00:15:49il va y avoir
00:15:50une très forte mobilisation
00:15:51la semaine prochaine,
00:15:52je rappelle la visite
00:15:53du pape Léon XIV
00:15:56à Paris,
00:15:57à Lourdes
00:15:57et à Metz,
00:15:58donc avec des dispositifs
00:15:59de sécurité
00:16:00extrêmement importants.
00:16:01Qui vont employer
00:16:01énormément de personnes,
00:16:02évidemment.
00:16:02Donc c'est toute la difficulté
00:16:04du ministre de l'Intérieur
00:16:06de voir
00:16:07et il est sûr
00:16:08que ce type de tension
00:16:09pourrait s'accroître
00:16:10en fonction de l'environnement politique.
00:16:11Et je vous disais
00:16:12qu'on voyait ici
00:16:12des professionnels,
00:16:13les pêcheurs,
00:16:13mais il y a évidemment
00:16:14aussi les particuliers
00:16:15qui souffrent
00:16:16à cause des problèmes
00:16:17liés au pouvoir d'achat.
00:16:19On va retrouver Laura Combeau
00:16:20qui est à La Rochelle
00:16:21parce qu'un appel
00:16:22à la mobilisation
00:16:22a été lancé aussi
00:16:23à La Rochelle
00:16:25et le rassemblement
00:16:26a commencé
00:16:27il y a quelques minutes.
00:16:28Laura,
00:16:29est-ce qu'il y a
00:16:30quand même
00:16:31un petit peu de monde
00:16:31ou est-ce que c'est un appel
00:16:32qui a été lancé dans le vide ?
00:16:36Eh bien, pour l'instant,
00:16:37il y a déjà plusieurs dizaines
00:16:38de personnes
00:16:39qui sont présentes ici
00:16:40dans le centre-ville
00:16:41de La Rochelle.
00:16:42Alors évidemment,
00:16:43on est en semaine,
00:16:44il est 10 heures du matin,
00:16:45donc on voit majoritairement
00:16:46des retraités présents
00:16:47ici sur place.
00:16:48C'est votre cas, Martine.
00:16:50Alors, ce rassemblement
00:16:50a été organisé
00:16:51parce que l'organisateur
00:16:52dénonce une asphyxie financière
00:16:54des ménages.
00:16:55Pourquoi est-ce que vous,
00:16:56vous êtes là ?
00:16:56Pour ça, justement,
00:16:58l'asphyxie,
00:17:00le prix du carburant,
00:17:02c'est une catastrophe.
00:17:03Je me déplace
00:17:04principalement à vélo.
00:17:06On a la chance
00:17:07à La Rochelle
00:17:07d'avoir beaucoup
00:17:08de pistes cyclables
00:17:10et sinon,
00:17:12c'est une catastrophe.
00:17:13Le plein,
00:17:16on ne peut plus rouler,
00:17:19on ne peut plus aller faire
00:17:21des petites courses.
00:17:23D'ailleurs,
00:17:23on ne fait que des petites courses
00:17:24parce qu'au niveau budget,
00:17:26c'est raide.
00:17:30C'est compliqué,
00:17:30la fin de mois ?
00:17:32C'est même le 15 du mois
00:17:33que c'est compliqué.
00:17:34On commence déjà
00:17:35à serrer la ceinture,
00:17:36même déjà le premier.
00:17:38Vers la fin du mois,
00:17:39il faut se restreindre,
00:17:40restreindre et manger
00:17:42ce qu'il y a dans le frigo
00:17:43et ce qu'on a emmagasiné
00:17:44un petit peu
00:17:45dans le congélateur.
00:17:46Est-ce que vous espérez
00:17:47que cette manifestation,
00:17:48ce sera peut-être
00:17:49le début d'un mouvement
00:17:50plus important ?
00:17:51Il faut.
00:17:52Il faut que tous les Français
00:17:55se rassemblent
00:17:55et fassent connaître
00:17:58leur mécontentement
00:17:59parce que
00:18:00ce n'est plus possible.
00:18:03Et quand je pense
00:18:04à tous ces jeunes
00:18:05qui vont arriver
00:18:06sur le marché du travail,
00:18:08je pense plus particulièrement
00:18:10à mon petit-fils
00:18:11et aux petits-enfants,
00:18:12mais ça va être
00:18:13une catastrophe pour eux.
00:18:14Je ne sais pas
00:18:15comment ils vont faire
00:18:16dans la vie
00:18:17de tous les jours.
00:18:18Merci beaucoup Martine,
00:18:19on a bien compris.
00:18:20En tout cas,
00:18:21ce qu'on peut vous dire,
00:18:22c'est que l'organisateur,
00:18:23c'est un ancien gilet jaune
00:18:24et il espère
00:18:25que ce mouvement
00:18:26sera le début
00:18:27d'un mouvement
00:18:27de contestation
00:18:28plus important
00:18:29à l'image
00:18:29de ce qu'avaient été
00:18:30justement les gilets jaunes
00:18:31en 2019.
00:18:32Ce qu'on a entendu,
00:18:33c'est effectivement
00:18:33un sentiment
00:18:34qui est très répandu.
00:18:35Vous aussi,
00:18:36dites-nous sur WhatsApp
00:18:37quelle est votre expérience,
00:18:39vos difficultés
00:18:40le jour du mois
00:18:41dans lequel les problèmes
00:18:42commencent à monter
00:18:43comme on vient
00:18:44de l'entendre ici.
00:18:45Il y a aussi ceux
00:18:45qui expriment leur colère
00:18:46de façon plus violente
00:18:47et on va le voir
00:18:47du côté de Douai
00:18:48où on vous retrouve,
00:18:49Clémence Renard.
00:18:50Vous êtes sur place
00:18:51avec Chloé Deloffre.
00:18:52Montrez-nous les dégâts
00:18:52de ces stations-service
00:18:53qui ont été vandalisées.
00:18:56Oui,
00:18:57et ici,
00:18:57ils sont même considérables.
00:18:58Regardez,
00:18:59il y a d'abord
00:18:59ce message tagué
00:19:00« voleur »
00:19:01et puis l'écran
00:19:03de cette pompe
00:19:03qui a été brisée
00:19:05dans la nuit
00:19:06de samedi à dimanche.
00:19:07« Voleur »,
00:19:08un message clair
00:19:08qui ne laisse
00:19:10quasiment pas de place
00:19:11aux doutes.
00:19:12On imagine
00:19:13que ce vandalisme
00:19:13a été fait en protestation
00:19:15à l'augmentation
00:19:17du prix des carburants.
00:19:18Regardez,
00:19:18dans cette station,
00:19:192,19€
00:19:19pour le samplon 95,
00:19:212,34€
00:19:22pour le gasoil,
00:19:23par exemple.
00:19:24Il y a beaucoup
00:19:24d'automobilistes
00:19:25qui découvrent
00:19:25cette scène
00:19:26encore aujourd'hui
00:19:28en arrivant en station
00:19:29et qui nous disent
00:19:30être stupéfaits
00:19:31de la façon
00:19:32en tout cas
00:19:33dont cette colère
00:19:34s'exprime.
00:19:35En fait,
00:19:35ils nous disent
00:19:35qu'ils comprennent
00:19:36totalement cette colère
00:19:37mais ils sont
00:19:38complètement contre
00:19:38la violence.
00:19:39Je vous propose
00:19:40de les écouter
00:19:40au micro de Chloé Deloffre.
00:19:45On peut être en colère
00:19:46sans dégrader le matériel.
00:19:48Je ne sais pas,
00:19:48on peut faire
00:19:48une manifestation.
00:19:50Pendant une année,
00:19:51ils ont fait
00:19:51les gilets jaunes.
00:19:52Pourquoi ils ne recommencent
00:19:52pas avec les gilets jaunes ?
00:19:53Au moins,
00:19:54ils ne touchent pas
00:19:55au matériel.
00:19:55Le matériel,
00:19:56ça coûte cher,
00:19:56ce n'est pas pour rien.
00:19:57En plus,
00:19:57c'est aux frais de carrefour
00:19:58qu'ils vont encore
00:19:59devoir payer.
00:20:00Donc déjà,
00:20:00on n'y arrive pas
00:20:01mais là,
00:20:02on ne va plus
00:20:02d'y arriver du tout.
00:20:03Il y a des choses
00:20:03que je n'accepte pas.
00:20:06Il faut dire
00:20:07qu'est-ce qu'il y ait.
00:20:08On va trop loin.
00:20:10Dans cette station,
00:20:11sur les deux pompes,
00:20:11il n'y en a plus qu'une seule
00:20:12qui fonctionne
00:20:13et c'est loin d'être
00:20:14la seule station
00:20:14qui est concernée
00:20:15puisqu'il y en a quatre
00:20:15dans les alentours
00:20:16qui ont été vandalisées
00:20:17ce week-end.
00:20:18Il y en a une
00:20:18qui est même totalement fermée.
00:20:19Deux plaintes au moins
00:20:20ont été déposées
00:20:22et on tient à rappeler
00:20:22quand même
00:20:23que les stations-service,
00:20:24pour la plupart en tout cas,
00:20:25sont dotées de caméras
00:20:26de vidéosurveillance.
00:20:27C'est le cas
00:20:27de cette station-service.
00:20:29Une enquête est ouverte
00:20:30et donc ces images
00:20:30sont entre les mains
00:20:31des forces de l'ordre désormais.
00:20:33Merci beaucoup.
00:20:34Une réaction rapide
00:20:39Il faut surtout répondre
00:20:40à la situation sociale.
00:20:42C'est ça qui permettra
00:20:43de faire baisser
00:20:44la pression dans le pays.
00:20:44Il y a deux choses.
00:20:46Il y a la mesure d'urgence
00:20:47sur le carburant
00:20:47qu'il faut cibler
00:20:48sur ceux qui en ont besoin.
00:20:49Il ne faut pas faire
00:20:50une mesure générale
00:20:50qui continuerait
00:20:51de ruiner les dépenses publiques.
00:20:52Deuxième point,
00:20:53il faut donner un horizon
00:20:54avec une vraie mesure
00:20:55de pouvoir d'achat.
00:20:55Laurent Jacob,
00:20:56évidemment.
00:20:57D'abord,
00:20:57effectivement,
00:20:58pas de violence.
00:20:58Je pense que ce n'est pas
00:20:59le meilleur moyen
00:20:59de se faire entendre
00:21:00même si la colère
00:21:01est compréhensible.
00:21:02Elle est compréhensible
00:21:02pourquoi ?
00:21:03Parce que depuis des années,
00:21:04on dit aux Français
00:21:06on taxe,
00:21:06on taxe,
00:21:07on taxe.
00:21:07Ils voient pour autant
00:21:08que le service public
00:21:10dégringole.
00:21:10On leur dit
00:21:11la voiture,
00:21:12c'est honteux,
00:21:12c'est pas vertueux.
00:21:13Mais pour autant,
00:21:14on ferme des écoles,
00:21:14on ferme des hôpitaux,
00:21:16on ferme des gares
00:21:16dans le milieu rural
00:21:17et donc on rend
00:21:18la voiture obligatoire.
00:21:19Les Français se trouvent
00:21:19dans un étau aujourd'hui.
00:21:21Ils sont obligés
00:21:22d'avoir une voiture
00:21:22et ils ont un prix de l'essence
00:21:23qui s'envole
00:21:24parce qu'on a un État
00:21:25et des socialistes apparemment
00:21:26qui ne veulent pas
00:21:27baisser les taxes.
00:21:28Il y a cette culture de la taxe
00:21:29qui est en train de tuer
00:21:30le pouvoir d'achat
00:21:31et l'économie française.
00:21:32Il y a aussi
00:21:32une situation internationale
00:21:34qui se tend
00:21:34au Moyen-Orient bien sûr
00:21:36mais aussi en Ukraine.
00:21:37Les tensions
00:21:38entre l'OTAN
00:21:39et la Russie
00:21:40qui n'en finissent plus
00:21:41de rebondir.
00:21:42La Lituanie,
00:21:43le Danemark,
00:21:44la Pologne,
00:21:45tous ces pays
00:21:46sont directement menacés
00:21:48par la Russie.
00:21:49On vous expliquera
00:21:49ce qui s'est passé
00:21:50il y a quelques heures
00:21:50dans quelques instants.
00:21:51A tout de suite.
00:21:56Les provocations russes
00:21:57se multiplient
00:21:58vis-à-vis de pays
00:21:59de l'OTAN
00:21:59la Lituanie,
00:22:01le Danemark,
00:22:02la Pologne.
00:22:03On vous explique
00:22:03exactement
00:22:04ce que les forces russes
00:22:06ont fait
00:22:06ces dernières heures
00:22:07dans quelques instants.
00:22:08D'abord,
00:22:08regardons le rappel
00:22:09de l'actualité
00:22:10de ce mardi
00:22:10avec vous,
00:22:11Sonia Carnero,
00:22:12en commençant
00:22:12par ces images
00:22:13fortes que vous avez vues
00:22:14sur BFM TV
00:22:15il y a quelques minutes.
00:22:15La colère des pêcheurs
00:22:16à Fosse-sur-Mer.
00:22:17Des pêcheurs qui bloquent
00:22:18depuis cette nuit
00:22:19le dépôt pétrolier
00:22:20de Fosse-sur-Mer
00:22:21dans les Bouches-du-Rhône.
00:22:21Ils se mobilisent
00:22:23en bloquant l'accès
00:22:24avec des camions citernes
00:22:25pour protester
00:22:25notamment
00:22:26contre la hausse
00:22:27des coûts du carburant.
00:22:29Ils réclament
00:22:29d'être reçus
00:22:30par la ministre
00:22:31de la Pêche,
00:22:32Catherine Chabot.
00:22:33Alexis Pluyette,
00:22:34vous êtes sur place.
00:22:34Les forces de l'ordre
00:22:35sont présentes
00:22:36et la tension
00:22:37est clairement montée
00:22:38ce matin.
00:22:41Oui,
00:22:41la tension est montée
00:22:43mais ce qu'on peut dire
00:22:44c'est que ça y est,
00:22:45l'accès aux dépôts pétroliers
00:22:46a été rétabli,
00:22:48rouvert
00:22:48puisque nous avons vu
00:22:49pour la première fois
00:22:50des camions citernes
00:22:51sortir de ce dépôt pétrolier
00:22:53un lieu hautement stratégique
00:22:54puisque c'est ici
00:22:56que les camions citernes
00:22:57viennent remplir leurs cuves
00:22:58pour approvisionner
00:22:59toutes les stations
00:22:59de service de la région
00:23:00et donc vous voyez
00:23:01les pompiers,
00:23:02les sapeurs-pompiers
00:23:03des Bouches-du-Rhône
00:23:04ont terminé
00:23:05de déblayer
00:23:05les feux de palettes
00:23:06qui bloquaient l'accès
00:23:07des feux de palettes
00:23:08installés par les pêcheurs
00:23:10depuis ce matin
00:23:11et donc,
00:23:12vous le voyez
00:23:13sur ces simaltes
00:23:13de Boisise,
00:23:14les camions citernes sortent
00:23:15et donc il y a une file
00:23:16d'attente
00:23:16de plusieurs centaines de mètres
00:23:17qui va se résorber.
00:23:19Les camions vont pouvoir
00:23:20rentrer au compte-gouttes
00:23:21et les pêcheurs quant à eux
00:23:23ils ont quitté les lieux
00:23:23ils ont été délogés
00:23:24par la police
00:23:26vous l'avez dit
00:23:26après une petite montée
00:23:27de tension tout à l'heure
00:23:28ils s'étaient approchés
00:23:29pacifiquement
00:23:30et puis il y a eu
00:23:31quelques échanges
00:23:31de gages lacrymogènes
00:23:32les pêcheurs donc délogés
00:23:35mais ils étaient très déterminés
00:23:36ils disent qu'ils veulent
00:23:37revenir demain
00:23:38on a senti du désespoir
00:23:39nous sommes morts
00:23:40disait-il
00:23:41ils disent qu'ils n'arrivent
00:23:42plus à s'en sortir
00:23:43avec le prix du carburant
00:23:44aussi élevé
00:23:45donc voilà
00:23:46la situation
00:23:47est revenue
00:23:49le calme est revenu
00:23:50et l'accès
00:23:51ici sur cette route
00:23:53pour accéder au dépôt pétrolier
00:23:54devrait être établi
00:23:55d'ici quelques minutes
00:23:56mais donc le dépôt pétrolier
00:23:57à nouveau accessible
00:23:59par les camions-citernes
00:24:01Merci beaucoup Alexis Puyette
00:24:03c'est donc l'information
00:24:04le dépôt pétrolier
00:24:05de Fourcemeur
00:24:06qui va rouvrir
00:24:07donc dans les prochaines minutes
00:24:08autre mouvement
00:24:09aujourd'hui
00:24:10une manifestation
00:24:10est prévue à La Rochelle
00:24:12là aussi
00:24:12pour protester
00:24:13contre la flambée
00:24:14des prix des carburants
00:24:15exiger du gouvernement
00:24:16des mesures
00:24:17initiatives qui visent
00:24:18à rassembler
00:24:19ceux qui sont
00:24:20le plus touchés
00:24:20les policiers
00:24:22aussi dans la rue
00:24:23en ce mardi
00:24:24à Paris
00:24:25à l'appel
00:24:25de plusieurs syndicats
00:24:26ils réclament
00:24:27une augmentation
00:24:28de leur prime de risque
00:24:29qui n'a pas été
00:24:30revalorisée
00:24:31depuis 2019
00:24:31ainsi que des effectifs
00:24:33supplémentaires
00:24:34plusieurs d'entre eux
00:24:34ont appelé les agents
00:24:35à n'effectuer
00:24:36qu'un service minimum
00:24:37aujourd'hui
00:24:38poussée de fièvre sociale
00:24:40la température
00:24:41elle monte aussi
00:24:42sur le plan météo
00:24:43Sonia
00:24:43pic de chaleur
00:24:45encore aujourd'hui
00:24:4635-36 degrés
00:24:48annoncés dans le sud-ouest
00:24:49des températures
00:24:50nettement au-dessus
00:24:51des normales de saison
00:24:52la journée d'hier
00:24:53était déjà
00:24:53exceptionnellement chaude
00:24:55mais c'est aujourd'hui
00:24:56que la chaleur
00:24:57se montrera
00:24:58la plus étendue
00:24:59la plus marquée
00:24:59sur le pays
00:25:00avant une chute
00:25:02chute brutale
00:25:03parfois
00:25:03des températures
00:25:04des demain
00:25:04Merci beaucoup
00:25:05Sonia
00:25:06dans l'actualité internationale
00:25:07maintenant
00:25:08la multiplication
00:25:09des incidents
00:25:10entre la Russie
00:25:11et l'OTAN
00:25:12alors il y a eu
00:25:14la Lituanie
00:25:15le Danemark
00:25:15la Pologne
00:25:16on va commencer par
00:25:17la Lituanie
00:25:18parce que c'est
00:25:19l'image de la nuit
00:25:20cette nouvelle provocation russe
00:25:21avec un drone
00:25:22qui a été intercepté
00:25:23dans le ciel
00:25:24de la Lituanie
00:25:26par un avion de chasse
00:25:26de l'OTAN
00:25:27on va écouter
00:25:27le bruit du drone
00:25:28suivi de l'intervention
00:25:30d'un hélicoptère
00:25:53voilà donc pour ce qui a été filmé
00:25:54par un habitant
00:25:56Patrick Sos
00:25:56derrière ces images
00:25:57dites nous ce qui s'est passé
00:25:58c'est une violation supplémentaire
00:26:01de l'espace aérien
00:26:02et lituanien
00:26:03et de l'OTAN
00:26:04on est obligé d'y penser
00:26:05par un drone
00:26:06donc un avion sans pilote
00:26:08je dis c'est la palissade
00:26:09mais ça permet aussi
00:26:10de montrer que
00:26:11s'il a été neutralisé
00:26:12on est dans une espèce
00:26:14d'escalade horizontale
00:26:16de la part des forces de l'OTAN
00:26:17que se serait-il passé
00:26:19si ça avait été un avion
00:26:20avec pilote
00:26:21et bien peut-être
00:26:22que la Russie
00:26:23aurait simplement fait
00:26:24j'irais longer
00:26:25cette frontière
00:26:26sans vraiment retourner
00:26:28donc on est dans une provocation
00:26:30les Russes savaient
00:26:31que le drone
00:26:32allait être neutralisé
00:26:33et on en reste là
00:26:35sauf que ça vient évidemment
00:26:36s'ajouter
00:26:37à un certain nombre
00:26:38d'éléments
00:26:38plus important
00:26:40je trouve ce matin
00:26:41c'est cette annonce
00:26:42de fusée éclairante
00:26:43tirée par une frégate russe
00:26:44sur un hélicoptère
00:26:45des forces danoises
00:26:46parce que là
00:26:46on n'est pas
00:26:47à la frontière
00:26:48entre la Russie
00:26:48et la Lituanie
00:26:49on est entre le Danemark
00:26:51et l'Allemagne
00:26:52donc bien loin
00:26:52des Russes
00:26:53alors ça c'est vrai
00:26:54c'est l'autre incident
00:26:55Jérôme Pellistrandi
00:26:57un hélicoptère danois
00:26:58qui est donc visé
00:26:59par une frégate
00:27:00au large
00:27:01du Danemark
00:27:02alors ce sont
00:27:03des fusées éclairantes
00:27:04ce ne sont pas
00:27:05des missiles
00:27:06qui ont été tirés
00:27:07mais malgré tout
00:27:08ce n'est quand même
00:27:09pas tous les jours
00:27:09que ça se produit
00:27:10oui c'est un acte
00:27:11agressif en quelque sorte
00:27:12donc il s'agissait
00:27:14d'un hélicoptère Fenech
00:27:15des forces armées danoises
00:27:16et en fait
00:27:17qui prenait des photos
00:27:18des frégates
00:27:19parce que c'est par là
00:27:21on le voit sur la carte
00:27:21que les bâtiments russes
00:27:23venant notamment
00:27:24de Saint-Péterbourg
00:27:25transitent pour aller
00:27:27en mer du nord
00:27:27et puis au-delà
00:27:28et donc là
00:27:29c'est un acte agressif
00:27:31qui n'a certes pas remis
00:27:32en cause
00:27:33la sécurité
00:27:34de l'équipage
00:27:35de l'hélicoptère
00:27:36mais on voit bien
00:27:37ce niveau de tension
00:27:39est de provocation
00:27:40il faut bien parler
00:27:41de provocation
00:27:42de la part de la Russie
00:27:44parce que le Danemark
00:27:47reste une petite
00:27:48enfin un petit pays
00:27:50en termes
00:27:50de capacité militaire
00:27:51et donc là oui
00:27:52c'est un acte volontaire
00:27:54de la part
00:27:55et ordonné
00:27:56par le commandant
00:27:56du navire russe
00:27:58et donc il le fait sciemment
00:27:59regardez la réaction
00:28:00de la première ministre
00:28:01danoise
00:28:02qui a évidemment
00:28:03condamné
00:28:04ce qu'il s'est passé
00:28:05avec ce tir
00:28:07irresponsable
00:28:07de fusée détresse
00:28:08par une frégate russe
00:28:10le marinel
00:28:10que peut faire l'OTAN
00:28:11face à l'ensemble
00:28:12de ces petites provocations
00:28:13qui à elle seule
00:28:14ne justifient pas
00:28:15évidemment pour l'instant
00:28:16de sortir la grosse artillerie
00:28:18si j'ose dire
00:28:19mais enfin
00:28:19voilà
00:28:20ça se multiplie
00:28:20je pense que vous avez
00:28:21soulevé
00:28:22la réflexion première
00:28:23c'est que c'est un ensemble
00:28:24il ne faut pas
00:28:25différencer les séquences
00:28:26la séquence lituanienne
00:28:27la séquence danoise
00:28:29et certainement d'autres
00:28:30rappelez-vous
00:28:31à l'époque
00:28:32de Zaporizia
00:28:33il y avait déjà
00:28:34des alertes russes
00:28:35directement
00:28:36contre l'OTAN
00:28:37contre les forces européennes
00:28:38contre la France
00:28:39si on venait
00:28:40en aide de l'Ukraine
00:28:41ça c'est le deuxième
00:28:42troisième effet
00:28:43qui se coule
00:28:43de ce conflit
00:28:45qui dure et perdure
00:28:46où la France
00:28:47par ailleurs
00:28:47a mis en place
00:28:48vous savez
00:28:48ce qu'on appelle
00:28:49cette dissuasion avancée
00:28:51qui est censée
00:28:52mettre en coalition
00:28:53je rappelle
00:28:54il y a dix pays
00:28:54qui ont intégré
00:28:55et plus récemment
00:28:56l'Infaland
00:28:57je crois que c'était
00:28:58hier ou avant-hier
00:28:59qui a annoncé
00:28:59sa participation
00:29:00à ce nouveau groupe
00:29:01et en fait
00:29:02l'asymétrie russe
00:29:05c'est tapé au seuil
00:29:06pour justement
00:29:07susciter notre intérêt
00:29:09mais en fait
00:29:10la Russie
00:29:10encore une fois
00:29:11utilise
00:29:12les effets d'annonce
00:29:14de peur
00:29:14envers la population civile
00:29:16là où l'OTAN
00:29:18et c'est moins l'OTAN
00:29:19d'ailleurs
00:29:19que la France
00:29:20aujourd'hui
00:29:20qui occupe
00:29:21un espace stratégique
00:29:23dissuasif
00:29:24assez fort
00:29:24avec une coalition
00:29:25de dix pays
00:29:26ça il faut le dire
00:29:27et là en fait
00:29:28on répond
00:29:29en disant
00:29:29très bien
00:29:29maintenant
00:29:30on va augmenter
00:29:31vos calculs
00:29:32ce n'est plus
00:29:33des missiles américains
00:29:34autant que vous connaissez
00:29:35on va mettre
00:29:36un réseau parallèle
00:29:37j'ai envie de dire
00:29:38avec ce parapluie français
00:29:39élargi
00:29:39mais qui défend
00:29:40le territoire européen
00:29:41et autant forcément
00:29:42et donc là
00:29:43les Russes
00:29:44essaient justement
00:29:45de voir la faille du système
00:29:46comment on réagit
00:29:47ils testent l'escalade
00:29:48de l'autre côté
00:29:49à la différence
00:29:50j'allais dire
00:29:51de ce qu'on pourrait croire
00:29:52c'est à dire
00:29:53on augmente
00:29:53on énergie
00:29:54nos postures stratégiques
00:29:55comme si on était
00:29:56les agresseurs
00:29:57parce que j'entends
00:29:57ce discours
00:29:58en disant
00:29:58mais en faisant ça
00:29:58on provoque les Russes
00:29:59pas du tout
00:30:00on réagit
00:30:01par rapport à des attaques
00:30:02et des menaces
00:30:03et ça c'en est une
00:30:04c'est taper
00:30:05entre guillemets
00:30:06au niveau d'un seuil
00:30:07qui n'est pas militairement
00:30:08offensif
00:30:09mais en termes de sécurité
00:30:10envoie un mauvais signal
00:30:12de la part des Russes
00:30:13vis-à-vis de la sécurité européenne
00:30:14il y a aussi des critiques
00:30:15pour dire que la réaction
00:30:16n'est pas assez forte
00:30:17c'est notamment
00:30:18le cas de la Pologne
00:30:19évidemment
00:30:20la Pologne
00:30:20on l'écoute
00:30:21parce qu'il y a eu
00:30:23cette train
00:30:24qui a été visée
00:30:25il y a deux jours
00:30:26deux trois jours
00:30:27maintenant
00:30:27à la frontière
00:30:28avec la Pologne
00:30:29et du côté
00:30:30du gouvernement polonais
00:30:30on a vraiment décidé
00:30:31de hausser le ton
00:30:33davantage que les autres
00:30:34écoutez le ministre
00:30:34des affaires étrangères
00:30:38si la Russie nous attaquait
00:30:40et que nous décidions
00:30:41de ne plus nous retenir
00:30:41je pense que nous la vaincrions
00:30:43assez rapidement
00:30:44nous disposons
00:30:45d'une supériorité écrasante
00:30:47sur la Russie
00:30:47en matière de puissance aérienne
00:30:49si les Ukrainiens
00:30:50ont mis hors service
00:30:51la moitié de la capacité
00:30:52de raffinage de la Russie
00:30:53en six mois
00:30:54nous pourrions le faire
00:30:55en six semaines
00:30:56et neutraliser l'autre moitié
00:30:59c'est une déclaration
00:31:01évidemment assez forte
00:31:02qui a été beaucoup reprise
00:31:04sur le plan international
00:31:05et certainement écouter
00:31:06avec attention
00:31:06du côté de Moscou
00:31:08on va retrouver justement
00:31:09en Pologne
00:31:09Jérémy Per
00:31:10parce que vous êtes en direct
00:31:11Jérémy avec Juan Palantia
00:31:12et c'est vrai que là-bas
00:31:14on évoque de plus en plus
00:31:15ce scénario
00:31:16une confrontation éventuelle
00:31:17directe avec la Russie
00:31:21Oui c'est la première fois
00:31:22vraisemblablement
00:31:23qu'un responsable occidental
00:31:25comme le ministre
00:31:26des affaires étrangères polonais
00:31:27prend la parole
00:31:28de cette façon
00:31:29pourquoi ?
00:31:30parce qu'ils sont évidemment
00:31:30menacés par la Russie
00:31:32ils ont une frontière directe
00:31:33au nord
00:31:33avec l'enclave
00:31:34l'enclave de Kaliningrad
00:31:35et puis à l'est
00:31:36avec la Biélorussie
00:31:37parce que c'est là
00:31:38d'où est passé le drone
00:31:39qui a été ensuite abattu
00:31:40en Lituanie
00:31:41pourquoi il dit ça ?
00:31:42vraisemblablement aussi
00:31:43parce qu'ils se sentent puissants
00:31:44les polonais
00:31:45ils n'ont jamais autant investi
00:31:46dans leur armée
00:31:47que depuis 2022
00:31:48depuis le début de la guerre
00:31:49en Ukraine
00:31:50ils ont commandé
00:31:51et acheté des dizaines
00:31:52de F-35
00:31:52près de 1000 pièces d'artillerie
00:31:54au nord coréen
00:31:55et surtout
00:31:55et au sud coréen
00:31:56pardon
00:31:57et surtout
00:31:57ils vont monter
00:31:59leurs effectifs
00:31:59de soldats
00:32:00à près de 300 000 hommes
00:32:02ça va être une des armées
00:32:03les plus puissantes
00:32:04d'Europe
00:32:04dans les années à venir
00:32:05et puis aussi surtout
00:32:06parce qu'il y a des tentatives
00:32:07de déstabilisation
00:32:08sur le sol polonais
00:32:09en 2024
00:32:10en 2025
00:32:11un homme a été arrêté
00:32:12après avoir tenté
00:32:13de saboter
00:32:14là encore
00:32:14le train
00:32:15qui va de Lublin
00:32:16jusqu'en Ukraine
00:32:17attribué par les services
00:32:18de renseignements polonais
00:32:20aux Russes
00:32:21et donc
00:32:22Donald Tusk
00:32:22lui aussi
00:32:23a expliqué
00:32:23après l'attaque
00:32:24contre le train
00:32:25il y a 48 heures
00:32:26à la frontière
00:32:27entre l'Ukraine
00:32:27et la Pologne
00:32:28et bien que ce n'était
00:32:29que le début
00:32:29des provocations
00:32:30et qu'elles allaient
00:32:31s'accentuer
00:32:31dans les prochains mois
00:32:32c'est donc vraisemblablement
00:32:33pour ça
00:32:33que la Pologne
00:32:34montre les muscles
00:32:35en ce moment
00:32:36Jérémy Paire
00:32:37en direct de Varsovie
00:32:38Jérôme Pellistrandi
00:32:39il faut prendre au pied
00:32:41de la lettre
00:32:41ce que dit le ministre
00:32:42aujourd'hui la Pologne
00:32:42pourrait écraser
00:32:43la Russie
00:32:44en cas de conflit
00:32:45le problème c'est que
00:32:46la Russie
00:32:46c'est une puissance nucléaire
00:32:47le problème il est là
00:32:49et là c'est un
00:32:50il parle de conflit conventionnel
00:32:52oui mais c'est ça
00:32:53toute l'ambiguïté
00:32:54de la situation
00:32:55et le fait aussi
00:32:58citer de l'OTAN
00:32:59aujourd'hui
00:33:00parce que l'on n'est pas
00:33:02sûr du soutien
00:33:04absolu
00:33:04de la part des Etats-Unis
00:33:05donc c'est ça
00:33:06la problématique
00:33:07et c'est la raison
00:33:08Lovarinelle le disait
00:33:09à l'instant
00:33:09par exemple
00:33:09que la Finlande
00:33:10s'est ralliée
00:33:12voilà
00:33:12donc à la position
00:33:14de la France
00:33:14alors conventionnellement
00:33:16oui l'armée polonaise
00:33:17est montée en puissance
00:33:18ils ont plus de chars
00:33:20ils ont plus de chars
00:33:21que nous
00:33:21ils ont plus de pièces
00:33:22d'artillerie
00:33:23voilà maintenant
00:33:25il est clair
00:33:25qu'un affrontement
00:33:27avec la Russie
00:33:29serait une déflagration
00:33:30mais il faut aussi rappeler
00:33:32qu'il y a
00:33:32un contentieux historique
00:33:34entre la Pologne
00:33:35et la Russie
00:33:36qui date de trois siècles
00:33:37donc ça aussi
00:33:39ça alimente
00:33:40en quelque sorte
00:33:40la rhétorique
00:33:41de part et d'autre
00:33:42c'est vrai que la position
00:33:44de Donald Trump
00:33:44est évidemment
00:33:45très très importante
00:33:46en l'occurrence
00:33:48et Donald Trump
00:33:49il a fait cette déclaration
00:33:50enfin se communiquer
00:33:51sur son réseau
00:33:52True Social
00:33:53hier
00:33:54il a annoncé
00:33:55que l'Ukraine
00:33:56et la Russie
00:33:58n'allaient plus frapper
00:33:59mutuellement
00:33:59leurs installations énergétiques
00:34:01que c'est ce qu'il avait
00:34:01obtenu de haute lutte
00:34:02on le voit ici
00:34:03l'Ukraine a accepté
00:34:04de ne pas atteindre
00:34:05les objectifs énergétiques russes
00:34:06la Russie a fait de même
00:34:08sauf que
00:34:08au petit matin
00:34:09aujourd'hui
00:34:10et bien si on regarde
00:34:11ce qui s'est passé
00:34:12du côté de Kiev
00:34:13une station service
00:34:14a été visée
00:34:15directement
00:34:16par la Russie
00:34:18on voit ici
00:34:18les images
00:34:19preuve que
00:34:20une fois encore
00:34:21là-dessus
00:34:21Donald Trump
00:34:22a parlé dans le vide
00:34:22Loma
00:34:23Oui
00:34:24à défaut de comprendre
00:34:26Donald Trump
00:34:26on a appris
00:34:27à mesurer
00:34:29ou plutôt
00:34:29à mettre en nuance
00:34:31ses propos
00:34:31quand Donald Trump
00:34:32dit
00:34:33on évite effectivement
00:34:36de viser
00:34:37les centrales énergétiques
00:34:38dans le cadre
00:34:39d'un conflit
00:34:40les Ukrainiens
00:34:41ont dit oui
00:34:42si et seulement si
00:34:43les Américains
00:34:45garantissent
00:34:45que les Russes
00:34:48en fait
00:34:48s'engagent
00:34:49de manière ferme
00:34:50et qui permettent
00:34:51effectivement
00:34:52je vais dire
00:34:52un conflit
00:34:52qui rejoint
00:34:53parce qu'il faut rappeler
00:34:54pour nos téléspectateurs
00:34:55Sibé
00:34:55des centrales énergétiques
00:34:57c'est un crime de guerre
00:34:58on n'a pas le droit
00:35:00de le faire
00:35:00pardon de le dire comme ça
00:35:01même si on a souvent
00:35:02commenté le fait
00:35:03que des centrales
00:35:04aient été visées
00:35:05que ce soit
00:35:05dans le Moyen-Orient
00:35:07dans le cadre
00:35:07du conflit
00:35:08qui oppose l'Iran
00:35:08à Israël
00:35:09et les Etats-Unis
00:35:11mais aussi
00:35:11dans le cadre
00:35:12du conflit
00:35:13ukrainien
00:35:13et russe
00:35:15mais aujourd'hui
00:35:17Donald Trump
00:35:18en fait prononce
00:35:18une phrase
00:35:19alors qu'il n'a pas
00:35:20vérifié
00:35:20que l'accord
00:35:21a été enterriné
00:35:22dans un cadre
00:35:23où ce serait acceptable
00:35:25pour les deux
00:35:25belligérants
00:35:26donc les Ukrainiens
00:35:27ils disent
00:35:27on va arrêter
00:35:28si et seulement si
00:35:28les Russes
00:35:29vous garantissez
00:35:30que la parole russe
00:35:31sera respectée
00:35:32et ce n'est pas arrivé
00:35:33il y a un message intérieur
00:35:34sans doute aussi
00:35:35dans ce poste
00:35:36de Donald Trump
00:35:36parce que Patrick Sos
00:35:37il dit
00:35:38le problème sur le carburant
00:35:40la hausse du pétrole
00:35:41c'est pas l'Iran
00:35:42c'est pas le Moyen-Orient
00:35:43c'est à cause de cette guerre
00:35:44c'est pas la guerre
00:35:45que j'ai provoquée moi
00:35:46c'est la guerre des autres
00:35:46c'est pour ça
00:35:47en réalité
00:35:48qu'il fait ce poste
00:35:49oui
00:35:49et il n'est écouté
00:35:51parce qu'il faut quand même
00:35:51être transparent
00:35:52ni par les Russes
00:35:53ni par les Ukrainiens
00:35:54parce que cette nuit
00:35:55les Ukrainiens
00:35:56ont tapé des raffineries
00:35:57très très très loin
00:35:58de la ligne de front
00:36:02donc les Ukrainiens
00:36:03ont continué aussi
00:36:05à frapper des raffineries
00:36:08donc personne n'avait accepté
00:36:09contrairement à ce qu'il y a
00:36:10bien sûr
00:36:11mais c'est ça le problème
00:36:12j'ai vraiment le souvenir
00:36:13des premiers mois
00:36:14voire de la première année
00:36:16de la présidence Trump
00:36:17où on se levait de nos sièges
00:36:19à la rédaction
00:36:20dès qu'il y avait un demi-mot
00:36:21prononcé par Donald Trump
00:36:23et vous sentez
00:36:23qu'il y a une espèce
00:36:24de fatigue générale
00:36:25que ce soit des diplomates
00:36:27ou des téléspectateurs
00:36:29voire de nous-mêmes
00:36:30lorsqu'ils annoncent quelque chose
00:36:31si c'est confirmé
00:36:32par les uns
00:36:33et par les autres
00:36:34très bien
00:36:34on peut y aller
00:36:35là hier
00:36:36on a levé un sourcil
00:36:37mais on savait que
00:36:38les objectifs étaient
00:36:40beaucoup trop importants
00:36:41on est dans une guerre
00:36:42d'attrition morale
00:36:43mais une guerre
00:36:44d'attrition économique
00:36:45aussi
00:36:46la situation économique
00:36:47on n'en parle pas beaucoup
00:36:48c'est un peu tabou
00:36:49mais l'Ukraine
00:36:50s'il n'y a pas
00:36:51l'aide
00:36:53européenne
00:36:54notamment l'aide financière
00:36:55les institutions
00:36:56ça aura du mal
00:36:57à tenir
00:36:58et si les institutions
00:36:59flanches
00:37:00la guerre se termine
00:37:01mais la Russie
00:37:02elle aussi
00:37:02est dans une position
00:37:03économique extrêmement forte
00:37:04on vous montre
00:37:05ce qui passe
00:37:06à fausse sur mer
00:37:07et la colère
00:37:08et l'inquiétude
00:37:09des français
00:37:09et bien
00:37:10si vous regardez
00:37:11les images
00:37:11en Russie
00:37:12ce sont des files
00:37:12d'attente monumentales
00:37:14ça devient extrêmement
00:37:15difficile aussi
00:37:16ça ne pourra pas
00:37:17être caché
00:37:17là aussi
00:37:18on revient sur
00:37:18des questions de politique
00:37:19très longtemps
00:37:20par Vladimir Poutine
00:37:21Oui pour aller
00:37:22dans le sens de
00:37:22Patrick Sos
00:37:23il faut éviter
00:37:24la fausse symétrie
00:37:25parce qu'effectivement
00:37:26les Russes
00:37:26et les Ukrainiens
00:37:27ciblent
00:37:28des infrastructures
00:37:30énergétiques
00:37:31néanmoins
00:37:32ce n'est pas
00:37:32les mêmes objectifs
00:37:33les Russes
00:37:34ciblent historiquement
00:37:35depuis le début
00:37:35du conflit
00:37:36ces infrastructures
00:37:37pour entamer
00:37:39le moral
00:37:39de la société
00:37:40ukrainienne
00:37:41le durcissement
00:37:42effectivement
00:37:43des conditions
00:37:43de vie
00:37:43rappelons que
00:37:44là on est en début
00:37:45d'hiver
00:37:45et c'est toujours
00:37:46pareil
00:37:47c'est la saison
00:37:47on doit préparer
00:37:48des hivers
00:37:49plus rudes
00:37:50dans cette zone
00:37:52du monde
00:37:52où on atteint
00:37:53des conditions
00:37:54rappelez-vous
00:37:55à chaque fois
00:37:57on voit qu'ils vivent
00:37:57dans des conditions
00:37:58extrêmement dures
00:37:59donc on cible
00:37:59la population
00:38:00là où les Ukrainiens
00:38:01ciblent en fait
00:38:02une capacité logistique
00:38:05dans le but
00:38:05d'amoindrir
00:38:07l'effort de guerre
00:38:08mais aussi
00:38:08la capacité économique
00:38:10dans les deux cas
00:38:11effectivement
00:38:11il y a
00:38:12un objectif
00:38:13économique
00:38:13pour la partie russe
00:38:15c'est pas que
00:38:15effectivement
00:38:16les russes
00:38:17qu'on voit
00:38:17dans les stations
00:38:19de service
00:38:19c'est aussi
00:38:20toute la capacité
00:38:21à l'effort de guerre
00:38:22à la logistique
00:38:23pour les chars russes
00:38:24de pouvoir aller
00:38:24sur le front
00:38:25donc il y a
00:38:25un objectif
00:38:26très clair
00:38:27d'éviter
00:38:28d'alimenter
00:38:28toute une infrastructure
00:38:30qui permet aux russes
00:38:31d'avancer
00:38:32sur des bases
00:38:34j'allais dire
00:38:34terrestres
00:38:35Difficulté énergétique
00:38:36en Russie
00:38:38en Ukraine
00:38:38mais aussi Patrick
00:38:39vous le rappeliez
00:38:40en France
00:38:40on a vu ce qui s'est passé
00:38:41à fausse-sur-mer
00:38:42mais on va y retourner
00:38:42justement
00:38:43à fausse-sur-mer
00:38:44dans quelques instants
00:38:45parce qu'on voit
00:38:45cette gronde sociale
00:38:46qui est en train
00:38:47de monter en France
00:38:48les pêcheurs
00:38:49à fausse-sur-mer
00:38:49des particuliers
00:38:51qui manifestent
00:38:52contre la vie chère
00:38:53du côté de la Rochelle
00:38:54et de Marseille
00:38:54et puis des stations
00:38:55services vandalisés
00:38:56à Douai
00:38:57on se retrouve
00:38:57dans quelques instants
00:38:59en attendant
00:38:59une éventuelle intervention
00:39:00du ministre de l'économie
00:39:01à tout de suite
00:39:03et priorité à direct
00:39:04on écoute
00:39:05le ministre de l'économie
00:39:06sur le carburant
00:39:06cette rentrée
00:39:07se place aussi
00:39:08j'ai eu l'occasion
00:39:09de revenir là-dessus
00:39:10en fin de semaine dernière
00:39:11avec des données
00:39:12de croissance économique française
00:39:14qui étaient en retrait
00:39:16par rapport
00:39:16à nos principaux partenaires
00:39:18ça nous a conduit
00:39:19à revoir
00:39:19nos perspectives de croissance
00:39:20pour cette année
00:39:21et pour l'année suivante
00:39:23je tiens à rappeler
00:39:24pour autant
00:39:25que ce trou d'air français
00:39:27ne met en aucun cas
00:39:29en cause
00:39:30ni les perspectives
00:39:31de croissance française
00:39:32ni la performance relative
00:39:34de la France
00:39:34face à ses principaux partenaires
00:39:36quand on agrège
00:39:39les 3-4 dernières années
00:39:40la France a cru
00:39:41de manière forte
00:39:42plus forte que l'Allemagne
00:39:43l'Italie et d'autres
00:39:44avant 2026
00:39:45croit de manière
00:39:46un peu moins forte
00:39:47que l'Allemagne
00:39:47l'Italie et d'autres
00:39:48en 2026
00:39:49sur les 4 années
00:39:50qui viennent de s'écouler
00:39:51la France croit en ligne
00:39:52avec la zone euro
00:39:53et deux fois plus
00:39:54que l'Allemagne
00:39:56évidemment
00:39:56cet environnement
00:39:57a fait l'objet
00:39:58de discussions
00:39:59dans le cadre
00:39:59de ce Haut Conseil
00:40:01avec un certain nombre
00:40:02de conclusions
00:40:03que nous souhaitons
00:40:03partager avec vous
00:40:04d'abord
00:40:04un
00:40:05le secteur financier
00:40:07est résilient
00:40:07il est solide
00:40:09et en aucun cas
00:40:11sujet d'inquiétude
00:40:12face à cet environnement
00:40:14économique
00:40:14et financier
00:40:16contraignant
00:40:17deux
00:40:18je l'ai dit
00:40:19le trou d'air
00:40:20français existe
00:40:21mais la croissance
00:40:22française reste
00:40:23résilience
00:40:24et en aucun cas
00:40:25nos prévisions
00:40:26que j'ai eu l'occasion
00:40:27de détailler vendredi
00:40:28de rebonds
00:40:28raisonnables
00:40:29modérés
00:40:30certes mais raisonnables
00:40:31de la croissance
00:40:32française
00:40:32à horizon
00:40:33de 2027
00:40:34ne sont remises
00:40:35en cause
00:40:37point important
00:40:39évidemment
00:40:41on ne maîtrise pas
00:40:42l'environnement
00:40:43international
00:40:43qui a un impact
00:40:44sur les perspectives
00:40:45de la croissance
00:40:46française
00:40:46on maîtrise
00:40:47ce que nous
00:40:48on peut faire
00:40:48face à cet environnement
00:40:49et j'ai deux messages
00:40:51importants à vous faire passer
00:40:52d'abord un évidemment
00:40:53nous avons besoin
00:40:54d'un budget
00:40:54vous savez que nous sommes
00:40:56dans la dernière ligne
00:40:56de préparation
00:40:57d'un budget
00:40:58de manière à avoir
00:40:59des perspectives
00:41:00de consolidation
00:41:01des finances publiques
00:41:02qui doit se poursuivre
00:41:03l'année prochaine
00:41:04et le deuxième message
00:41:06avec lequel je veux
00:41:07vous laisser aujourd'hui
00:41:07c'est que la France
00:41:08a des atouts
00:41:08notamment des grandes entreprises
00:41:10dans l'industrie
00:41:12dans l'aéronautique
00:41:13dans le secteur financier
00:41:14on va parler aujourd'hui
00:41:15qui sont extrêmement solides
00:41:17et donc il est important
00:41:18que ce budget
00:41:19accompagne les entreprises
00:41:21et permettre
00:41:22de faire tourner
00:41:23les moteurs
00:41:24de la croissance française
00:41:25qui je n'en doute pas
00:41:26vont retrouver
00:41:28le chemin
00:41:29d'une croissance
00:41:30plus importante
00:41:30dès le début
00:41:312027
00:41:32monsieur le gouverneur
00:41:33monsieur le ministre
00:41:34merci
00:41:34j'ai participé
00:41:35donc au quotidien
00:41:37du ministre
00:41:37à cette réunion
00:41:38du Haut Conseil
00:41:39de Stabilité Financière
00:41:41dans un environnement
00:41:43qui est marqué
00:41:43par des tensions
00:41:44géopolitiques
00:41:45a rappelé le ministre
00:41:47qui ont provoqué
00:41:48un choc énergétique
00:41:49et alors que nous avons
00:41:51traversé aussi
00:41:52des événements
00:41:53climatiques
00:41:54extrêmes
00:41:55au cours
00:41:55de cet été
00:41:58nous constatons
00:41:59une hausse
00:42:00généralisée
00:42:01des taux d'intérêt
00:42:02à long terme
00:42:03c'est un phénomène
00:42:04mondial
00:42:05qui touche
00:42:06tous les pays développés
00:42:07des Etats-Unis
00:42:08au Japon
00:42:09à l'Allemagne
00:42:10et évidemment
00:42:10à la France
00:42:11cette augmentation
00:42:12des taux d'intérêt
00:42:13à long terme
00:42:14elle est due
00:42:14à plusieurs éléments
00:42:16tout d'abord
00:42:17une augmentation
00:42:18de l'offre de titres
00:42:19puisque plusieurs pays
00:42:21ont annoncé
00:42:22des relances budgétaires
00:42:24notamment en Allemagne
00:42:25et puis
00:42:26il y a une concurrence
00:42:27également
00:42:28de grandes entreprises
00:42:29américaines
00:42:30des hyperscalers
00:42:31qu'on appelle
00:42:31qui ont tendance
00:42:32à venir faire concurrence
00:42:34et à augmenter
00:42:35leurs émissions
00:42:36en particulier
00:42:36sur la partie longue
00:42:38de la courbe
00:42:38et puis deuxième phénomène
00:42:40c'est la hausse
00:42:41des anticipations
00:42:42d'inflation
00:42:43et de ce point de vue là
00:42:45il est essentiel
00:42:46que les banques centrales
00:42:48prennent les décisions
00:42:50appropriées
00:42:50pour lutter contre l'inflation
00:42:51c'est ce que nous faisons
00:42:52à la banque centrale
00:42:53européenne
00:42:54les prévisions
00:42:55de l'eurosystème
00:42:56montrent une inflation
00:42:58qui est au-dessus
00:42:58de notre objectif
00:42:59de 2%
00:43:003% en 2026
00:43:022,5% en 2027
00:43:04et donc cela justifie
00:43:06les décisions
00:43:06que nous avons prises
00:43:07à la banque centrale
00:43:09européenne
00:43:09nous avons pu constater
00:43:11également
00:43:11la solidité
00:43:13du secteur financier
00:43:15français
00:43:16qui est bien capitalisé
00:43:18et qui dispose
00:43:19de liquidités
00:43:20abondantes
00:43:21et un business model
00:43:23qui est très solide
00:43:25donc dans ce contexte
00:43:28il est essentiel
00:43:30que les banques centrales
00:43:32soient crédibles
00:43:33dans leur lutte
00:43:33contre l'inflation
00:43:34et en vue du retour
00:43:36de l'inflation
00:43:37à notre cible
00:43:38de 2%
00:43:39et que les états
00:43:41également
00:43:42prennent les mesures
00:43:42nécessaires
00:43:43pour crédibiliser
00:43:45une trajectoire
00:43:46de réduction
00:43:46de leur déficit
00:43:50avec ces chiffres macroéconomiques
00:43:52donnés par le président
00:43:54de la banque de France
00:43:56aux côtés du ministre
00:43:57de l'économie
00:43:58dans une situation
00:43:58qui est difficile
00:44:00et on va aller
00:44:01de la macroéconomie
00:44:02à la microéconomie
00:44:02parce que comment
00:44:03les gens vivent
00:44:04cette situation
00:44:05vous allez voir
00:44:05notamment pour les pêcheurs
00:44:07que c'est très difficile
00:44:07ils ont bloqué ce matin
00:44:08le dépôt de fosse sur mer
00:44:10vous avez assisté
00:44:11à cette scène
00:44:12ce blocage
00:44:12Alexis Plouillette
00:44:13avec les CRS
00:44:14qui sont intervenus
00:44:15les choses sont maintenant
00:44:16revenues au calme
00:44:17et c'est vrai que la tension
00:44:18a été très vive
00:44:19ce matin
00:44:26ceux qui travaillent
00:44:28qui utilisent
00:44:29leurs véhicules
00:44:29pour travailler
00:44:30les pêcheurs
00:44:31les agriculteurs
00:44:31et tant d'autres
00:44:32sont directement affectés
00:44:34par ce choc
00:44:36j'entends aussi
00:44:37que certains
00:44:38souhaitent transformer
00:44:38cette inquiétude en colère
00:44:39j'ai bien compris
00:44:40qu'on est dans une phase
00:44:41préélectorale
00:44:42qui excite
00:44:43beaucoup de monde
00:44:44et moi je suis là
00:44:46pour à la fois
00:44:47répondre aux inquiétudes
00:44:48légitimes des français
00:44:49et je dirais
00:44:50évacuer
00:44:52les démarches
00:44:53les propositions
00:44:55et parfois même
00:44:56les prises de position
00:44:57intempestives
00:44:57des uns et des autres
00:44:58qui souhaitent
00:44:58souffler sur les braises
00:44:59et donc on a été
00:45:01depuis le début présent
00:45:02aux côtés de celles
00:45:03et ceux qui sont
00:45:04en première ligne
00:45:05on a refusé
00:45:06depuis le début
00:45:07de manière générale
00:45:08des aides générales
00:45:09qui aideraient tout le monde
00:45:10y compris ceux
00:45:11qui en ont moins besoin
00:45:14cette démarche
00:45:15elle nous a permis
00:45:15à la fois
00:45:16de contenir
00:45:17l'impact sur les finances
00:45:18publiques
00:45:19des mesures d'aide
00:45:19mais de s'appuyer
00:45:20directement
00:45:21d'appuyer directement
00:45:22celles et ceux
00:45:22qui n'en ont plus besoin
00:45:23le secteur de la pêche
00:45:25vous l'avez dit ce matin
00:45:26un certain nombre
00:45:27de pêcheurs
00:45:28occupent
00:45:30un terminal
00:45:31dans le sud de la France
00:45:32je souhaite
00:45:33être très clair
00:45:34auprès des pêcheurs
00:45:35nous allons continuer
00:45:36à vous accompagner
00:45:37il est hors de question
00:45:38que cette crise internationale
00:45:40qui nous affecte
00:45:41mais dont nous ne sommes
00:45:42pas responsables
00:45:43et dont a fortiori
00:45:44ils ne sont pas responsables
00:45:45affecte leur capacité
00:45:46à aller faire leur métier
00:45:47ce sera le cas
00:45:48pour les agriculteurs
00:45:49et si on doit faire des choses
00:45:50pour les grands rouleurs
00:45:51on le fera aussi
00:45:52nous sommes aux côtés
00:45:53des françaises
00:45:54et des français qui souffrent
00:45:55qui souffrent
00:45:55et nous évacuons
00:45:57ceux qui cherchent
00:45:59à nourrir la colère
00:45:59est-ce qu'il faut
00:46:00des aides supplémentaires ?
00:46:01écoutez
00:46:02rien n'est fermé
00:46:03à ce stade
00:46:03on a montré
00:46:04depuis le mois d'avril
00:46:05qu'on était capable
00:46:06d'adapter les dispositifs
00:46:08au plus près
00:46:09et on continuera
00:46:10évidemment le faire
00:46:10sous la gouverne
00:46:11du Premier ministre
00:46:11dans les jours
00:46:12et les semaines qui viennent
00:46:13si c'est nécessaire
00:46:20c'est faux
00:46:21vous le savez
00:46:22le mécanisme est le suivant
00:46:24les recettes de TVA
00:46:25peuvent monter
00:46:26du fait de la hausse des prix
00:46:27les assises
00:46:28elles sont liées
00:46:29au volume de consommation
00:46:30vous le savez
00:46:31les chiffres sont publics
00:46:32la consommation
00:46:33d'essence a baissé
00:46:34on a aujourd'hui
00:46:35un bilan
00:46:36à peu près neutre
00:46:37quelques dizaines
00:46:38de millions
00:46:38de recettes supplémentaires
00:46:39face à plus d'un milliard
00:46:41d'aides
00:46:42qui ont été
00:46:42mises sur la table
00:46:43donc heureusement
00:46:46on aide
00:46:46les plus
00:46:47les plus nécessiteux
00:46:49et j'allais dire
00:46:50malgré des recettes fiscales
00:46:51qui n'augmentent pas
00:46:52mais je souhaite
00:46:53mettre à mal
00:46:54de manière définitive
00:46:55j'espère
00:46:56cette fake news
00:46:56il n'y a pas de cagnotte
00:46:58il n'y a pas de trésor caché
00:46:59il y a une situation difficile
00:47:01qui nous affecte tous
00:47:01et toutes
00:47:02et à laquelle nous devons
00:47:03faire face
00:47:04ensemble
00:47:04aujourd'hui moi j'entends
00:47:12surtout les inquiétudes
00:47:13et je les comprends
00:47:14mais les françaises
00:47:15et les français
00:47:15ils comprennent bien
00:47:16que ce choc
00:47:17auquel nous faisons face
00:47:18nous n'en sommes pas
00:47:19responsables
00:47:19je rappelle
00:47:20qu'à l'occasion
00:47:21de la crise
00:47:22dite des gilets jaunes
00:47:23que nous avons tous vécu
00:47:25cette crise
00:47:25avait été déclenchée
00:47:26par des mesures
00:47:27qui avaient été prises
00:47:28par le gouvernement
00:47:29de l'époque
00:47:29aujourd'hui
00:47:30nous sommes aux côtés
00:47:31de celles et ceux
00:47:31qui souffrent
00:47:32et nous faisons face
00:47:33à une situation internationale
00:47:34je le répète
00:47:35à laquelle nous devons
00:47:36faire face
00:47:36tous ensemble
00:47:37on va prendre une question
00:47:38pour le gouverneur
00:47:39sur l'estabilité
00:47:40est-ce qu'on va
00:47:42prendre une crise
00:47:42de la dette financière
00:47:44est-ce que
00:47:45la France
00:47:46est-ce qu'il y a
00:47:50on a des taux
00:47:51d'emprunts
00:47:52qui sont élevés
00:47:53qui sont les plus élevés
00:47:55depuis 2008
00:47:55mais il y a eu
00:47:56des années avant 2008
00:47:58moi je me souviens
00:47:59que dans les années
00:47:5980
00:47:59avec ce commentaire
00:48:02du ministre de l'économie
00:48:03qui dit
00:48:04sur des aides supplémentaires
00:48:05rien n'est fermé
00:48:06Gaëtan
00:48:07c'est ce qu'on peut retenir
00:48:08de cette intervention
00:48:09oui
00:48:09on va avoir
00:48:10des décisions
00:48:11qui sont prises
00:48:12on se souvient
00:48:12vous savez
00:48:13du dispositif
00:48:14du guichet
00:48:14pour les gros rouleurs
00:48:15qui normalement
00:48:16devait s'arrêter
00:48:17au 31 août
00:48:18qui a été prolongé
00:48:19reste qu'aujourd'hui
00:48:21on est quand même
00:48:21sur une enveloppe
00:48:22de 100 euros
00:48:23par ménage
00:48:26en une seule fois
00:48:27donc on voit bien
00:48:28que c'est clairement
00:48:29insuffisant
00:48:30dans la mesure
00:48:30où aujourd'hui
00:48:32on est confronté
00:48:32à une hausse
00:48:35des prix du carburant
00:48:36de l'ordre
00:48:37de 25 euros
00:48:38pour un plein
00:48:39ce qui veut dire
00:48:39que si vous faites
00:48:40deux fois le plein
00:48:41dans le mois
00:48:42et bien
00:48:42vous arrivez à 50 euros
00:48:44donc en deux mois
00:48:45vous avez atteint
00:48:46les 100 euros
00:48:47d'aide du gouvernement
00:48:48donc on verra
00:48:49effectivement
00:48:49les décisions
00:48:50qui sont prises
00:48:51est-ce que
00:48:51l'enveloppe
00:48:53va être revue
00:48:54à la hausse
00:48:54est-ce qu'il y aura
00:48:55finalement
00:48:56un deuxième geste
00:48:57une enveloppe
00:48:58de 100 euros
00:48:59supplémentaires
00:48:59ça c'est le gouvernement
00:49:01qui prendra la décision
00:49:02encore faut-il
00:49:03que encore une fois
00:49:04cette aide
00:49:05elle soit financée
00:49:06parce que c'est ça
00:49:07l'objectif
00:49:08en disant
00:49:08vous montrez votre voisin
00:49:09parce qu'il est membre
00:49:10du gouvernement
00:49:10c'est le ministre délégué
00:49:12chargé des relations
00:49:13avec le parlement
00:49:13Laurent Panifou
00:49:14bonjour à vous
00:49:15bonjour
00:49:15alors est-ce que
00:49:16vous pouvez nous en dire
00:49:17plus sans trahir de secret
00:49:18est-ce que ça veut dire
00:49:18qu'au sein du gouvernement
00:49:20on discute
00:49:21aux éventuelles aides
00:49:22supplémentaires
00:49:23qui pourraient arriver
00:49:24même si pour l'instant
00:49:25ça n'est pas tranché
00:49:25bien sûr que le gouvernement
00:49:27et le Premier ministre
00:49:28en particulier
00:49:28suit attentivement
00:49:29la situation
00:49:30la crise majeure
00:49:31internationale
00:49:31avec les conséquences
00:49:32très concrètes
00:49:33qu'il y a
00:49:33pour les françaises
00:49:35et les français
00:49:35pour notre économie
00:49:36pour les comptes publics
00:49:37vous savez moi
00:49:37je viens d'Ariège
00:49:38j'arrive tout juste
00:49:39d'Ariège
00:49:39un milieu rural
00:49:40où croyez-moi
00:49:41la hausse du prix
00:49:42du carburant
00:49:43du gasoil
00:49:44de l'essence
00:49:44ça fait mal
00:49:45vous dites 25 euros
00:49:46par plein
00:49:46si on fait deux pleins
00:49:48par semaine
00:49:48je connais beaucoup
00:49:49beaucoup de gens
00:49:49qui font plus de deux pleins
00:49:50par semaine
00:49:50cette situation
00:49:51est absolument
00:49:54intenable
00:49:54sur le long terme
00:49:55et pourtant
00:49:56c'est une crise
00:49:57internationale
00:49:57qui dure
00:49:59le ministre
00:49:59de l'économie
00:50:00et de finances
00:50:00l'a dit
00:50:00nous ne la maîtrisons pas
00:50:02nous avons tendance
00:50:03à la subir aujourd'hui
00:50:04d'où l'impérieuse nécessité
00:50:05un à court terme
00:50:07d'accompagner
00:50:07celles et ceux
00:50:08qui en ont le plus besoin
00:50:09vous avez évoqué
00:50:09des aides qui sont en place
00:50:10qui sont peut-être
00:50:11un peu trop justes
00:50:12aujourd'hui
00:50:12et oui
00:50:13si nous sommes en capacité
00:50:15les financer
00:50:16en tout quoi
00:50:16suivre au fil de l'eau
00:50:18au jour le jour
00:50:18ce que nous faisons
00:50:19depuis le début
00:50:19peut-être envisager
00:50:20d'augmenter
00:50:21pour les filières
00:50:22les plus en difficulté
00:50:22pour les grands gouleurs
00:50:23en tout cas
00:50:24la porte est ouverte
00:50:25et cela est suivi
00:50:26ce n'est pas moi
00:50:27aujourd'hui
00:50:27qui vais vous donner
00:50:27cette décision
00:50:28mais la porte est ouverte
00:50:30sur le long terme
00:50:31il va falloir que notre pays
00:50:32sorte de cette dépendance
00:50:33au pétrole
00:50:34on voit bien que
00:50:34toutes ces crises internationales
00:50:36qui s'enchaînent
00:50:37et qui ont même tendance
00:50:38à s'aggraver aujourd'hui
00:50:39mettent en difficulté
00:50:40notre économie
00:50:41le budget des françaises
00:50:42et français
00:50:43le budget de notre pays
00:50:45comment vous voulez
00:50:46que les pêcheurs sortent
00:50:47de
00:50:48la sortie de la dépendance
00:50:50au pétrole
00:50:50ça ne veut pas dire
00:50:51la sortie de l'ensemble
00:50:52de notre économie
00:50:52du jour au lendemain
00:50:53du pétrole
00:50:54mais l'électrification
00:50:55de notre société
00:50:56les déplacements
00:50:57par exemple
00:50:57chez moi
00:50:58en milieu rural
00:50:58à Ariège
00:50:59se déplacer avec une voiture électrique
00:51:00quand vous êtes aide-soignante
00:51:01infirmière
00:51:02que vous allez au travail
00:51:02le matin
00:51:03c'est une chose
00:51:04avec un prix
00:51:04qui sera fixe
00:51:05et sur la durée
00:51:06qui sera maîtrisée
00:51:07ou avoir à enfronter
00:51:08quand vous mettez du diesel
00:51:09ou de l'essence
00:51:10dans votre voiture
00:51:11avec un prix
00:51:11qui d'un mois sur l'autre
00:51:13peut augmenter
00:51:14de 20 ou 30 euros
00:51:14c'est pas la même chose
00:51:16notre souveraineté énergétique
00:51:18sera un axe majeur
00:51:19de la présidentielle
00:51:20nous avons commencé
00:51:21l'électrification des usages
00:51:22je crois qu'il faut aller
00:51:24beaucoup plus vite
00:51:24il va falloir tenir
00:51:25jusqu'à la présidentielle
00:51:26parce que vous voyez
00:51:26la colère qui gronde
00:51:27la colère qui monte
00:51:28on a eu fausse sur mer
00:51:29il y a des mobilisations
00:51:30on va y aller d'ailleurs
00:51:31à la Rochelle
00:51:32à Marseille
00:51:34et tous ces signaux
00:51:35Guillaume Daré
00:51:36ils sont évidemment
00:51:37perçus par le gouvernement
00:51:38de façon inquiétante
00:51:39et tout le monde craint
00:51:40une cristallisation
00:51:41oui c'est ce qui n'est pas encore
00:51:44finalement réalisé
00:51:45on l'a vu ces derniers mois
00:51:45et ces dernières semaines
00:51:47mais effectivement
00:51:48c'est l'angoisse
00:51:49de la part du gouvernement
00:51:50c'est que se reproduisent
00:51:51on le disait
00:51:51ce qui s'est passé
00:51:52au mouvement des Gilets jaunes
00:51:53c'est-à-dire un mouvement
00:51:54qui n'avait pas été perçu
00:51:56en amont
00:51:57et dont seuls
00:51:57les élus locaux
00:51:58les plus implantés
00:51:59sur le terrain
00:51:59avaient perçu les choses
00:52:00parce que c'était peut-être
00:52:01votre cas
00:52:02certains députés
00:52:03certains élus
00:52:03qui nous disaient
00:52:04trois semaines avant
00:52:05le mouvement des Gilets jaunes
00:52:06faites attention
00:52:06vous avez vu le prix du pétrole
00:52:07le prix de l'essence
00:52:08ça c'est quelque chose
00:52:09qui est en train de remonter
00:52:10on sent qu'il y a une crainte
00:52:11de la part du gouvernement
00:52:12sur cette question-là
00:52:13avec une volonté de dire
00:52:14on met de l'argent
00:52:16pour aider les plus modestes
00:52:17ceux qui en ont besoin
00:52:18et essayer aussi
00:52:19de donner le sentiment
00:52:20que ce soit des mesures justes
00:52:21qui s'adressent aux personnes
00:52:22qui en ont le plus besoin
00:52:23Laurent Panifo
00:52:24oui je partage
00:52:25je suis aussi élu local
00:52:26et je partage la colère
00:52:27et la crispation
00:52:28des Françaises et des Français
00:52:29de voir le coût de la vie
00:52:30qui augmente considérablement
00:52:32essentiellement par l'axe
00:52:33du coût de l'énergie
00:52:33parce que ça a des conséquences
00:52:34sur la vie de tous les jours
00:52:35mais je trouve que ça n'est pas
00:52:36un peu facile de dire
00:52:37c'est à cause des crises internationales
00:52:38il a donné des chiffres
00:52:39la semaine dernière
00:52:40Roland Lescure
00:52:40sur la situation de la France
00:52:42sur les taxes
00:52:43sur ces réformes
00:52:44qui n'ont pas été faites
00:52:45ça aussi les Français
00:52:46ils vous le reprochent
00:52:48j'entends
00:52:49dire que la crise internationale
00:52:50est là
00:52:50c'est une chose
00:52:51ça ne suffit pas
00:52:52je suis d'accord avec vous
00:52:52maintenant c'est
00:52:53quelle est la capacité
00:52:54des pouvoirs publics
00:52:56ce gouvernement va essayer
00:52:57de faire un budget
00:52:57sérieux, raisonnable
00:52:58qui tient compte de tout ça
00:52:59et dans les mois qui viennent
00:53:00il y a une élection présidentielle
00:53:01qui sera majeure
00:53:02à ce niveau là
00:53:03il va falloir renverser la table
00:53:05faire en sorte
00:53:06qu'il y ait des changements
00:53:07structurels profonds
00:53:08dans le fonctionnement
00:53:08de notre économie
00:53:10sur notre souveraineté énergétique
00:53:11pour faire en sorte
00:53:12de nous sortir
00:53:13de cette dépendance
00:53:14systématique de l'international
00:53:16et que notre pays
00:53:17redevienne souverain
00:53:18et retrouve de la stabilité
00:53:19dire qu'il y a une crise internationale
00:53:20pardon mais c'est vrai
00:53:21et elle est colossale
00:53:22mais par contre
00:53:23dire que c'est à cause de ça
00:53:24que nous avons des difficultés
00:53:25ça ne suffit pas
00:53:26nous devons nous adapter
00:53:27les responsables politiques
00:53:29aujourd'hui
00:53:30mais aussi dans quelques mois
00:53:31la présidentielle
00:53:31vont devoir être courageux
00:53:32et proposer des solutions fortes
00:53:34parce que sur l'électrification
00:53:35notamment il y avait eu
00:53:36des signaux ces dernières années
00:53:37la fermeture de Fessenheim
00:53:39ça n'allait pas dans ce sens là
00:53:40pour donner un exemple
00:53:42concret Gaëtan
00:53:43il faut des projets d'avenir
00:53:44absolument
00:53:44il faut absolument que
00:53:45lorsque la Frente
00:53:46emprunte sur les marchés financiers
00:53:48ce ne soit pas pour rembourser
00:53:49sa dette
00:53:50ou pour payer des dépenses sociales
00:53:52mais bien pour investir
00:53:53et vous parliez
00:53:54des pêcheurs tout à l'heure
00:53:55des pêcheurs
00:53:56qui sont confrontés
00:53:56justement à ce prix du carburant
00:53:58mais qui sont aussi
00:53:59confrontés à une flotte
00:54:00qui est vieillissante
00:54:01on pourrait très bien
00:54:02imaginer
00:54:03que le gouvernement
00:54:04aide ces pêcheurs
00:54:05à renouveler
00:54:06leur bateau
00:54:07qui sera moins consommateur
00:54:09en carburant
00:54:10et puis pour l'électrification
00:54:12et bien là aussi
00:54:13ça pourrait être
00:54:14un plan d'investissement
00:54:16colossal
00:54:17pour aider justement
00:54:18les ménages
00:54:18qui en ont le plus besoin
00:54:20à passer à l'électrification
00:54:21le leasing social
00:54:22ça marche
00:54:23mais ce n'est pas suffisant
00:54:25ça coûte une fortune
00:54:26il n'y a pas d'argent
00:54:26dans l'électrification
00:54:27le leasing social
00:54:27oui mais c'est bien pour ça
00:54:29que je vous dis
00:54:29il faut un projet d'avenir
00:54:32il faut un plan d'investissement
00:54:33regardez ce que font les allemands
00:54:355000 milliards d'euros
00:54:36sur la table
00:54:37pour financer des projets
00:54:39et non pas nous
00:54:41ce qu'on est en train de faire
00:54:42c'est à dire
00:54:42on est en train d'emprunter
00:54:43sur les marchés
00:54:44pour rembourser notre dette
00:54:46la mobilisation
00:54:47on vous parlait de faussure mer
00:54:48mais il y a aussi
00:54:49ici et là
00:54:50des initiatives
00:54:52de mobilisation
00:54:52des particuliers
00:54:53c'est notamment le cas
00:54:54à La Rochelle
00:54:54Laura Combo
00:54:55un appel a été lancé
00:54:56et un rassemblement
00:54:57est en cours
00:55:00tout à fait
00:55:01il y a plusieurs dizaines
00:55:02de personnes
00:55:03qui sont ici
00:55:04dans le centre-ville
00:55:05de La Rochelle
00:55:05un rassemblement
00:55:06organisé par ce monsieur
00:55:08que vous voyez là
00:55:08Flavien
00:55:09un ancien gilet jaune
00:55:11qui vient de crier
00:55:11à l'instant
00:55:12les français sont en colère
00:55:13et les dizaines de personnes
00:55:14présentes ici
00:55:15ont évidemment acquiescé
00:55:17nous sommes avec Nicolas
00:55:18alors Nicolas
00:55:19on voit votre panneau
00:55:20vous nous mettez
00:55:21les prix de l'essence
00:55:23en Espagne
00:55:23c'est ça
00:55:23beaucoup moins cher
00:55:24qu'en France
00:55:25exactement
00:55:26il faudrait que la France
00:55:27fasse pareil
00:55:28en supprimant les taxes
00:55:29en baissant les taxes
00:55:30et comme ça
00:55:32on retrouvera des prix
00:55:33comme ça
00:55:33de l'essence
00:55:34et du gaz
00:55:34voilà
00:55:35racontez-nous
00:55:36votre quotidien
00:55:37comment ça se passe
00:55:37votre budget aujourd'hui
00:55:38la vie elle est trop chère
00:55:39ah bah oui bien sûr
00:55:41quand on regarde
00:55:41pratiquement 6 euros
00:55:43le kilo de tomate
00:55:43au supermarché
00:55:45bon ça commence
00:55:45à craindre un petit peu
00:55:47on se fout de nous
00:55:48quoi un petit peu
00:55:49le budget
00:55:51on est obligé
00:55:52de se
00:55:54fermer les robinets
00:55:55comme on dit
00:55:58pour faire les courses
00:55:59c'est à pied
00:56:00ou à vélo
00:56:01alors qu'on pourrait
00:56:03être plus actif
00:56:04au niveau économiquement
00:56:06alors l'organisateur
00:56:08c'est un ancien gilet jaune
00:56:09est-ce que vous
00:56:10vous aimeriez
00:56:11que ce mouvement
00:56:11il prenne de l'ampleur
00:56:12bah écoutez
00:56:13le principe
00:56:15c'est qu'il faut
00:56:15que les gens
00:56:17se mobilisent
00:56:17maintenant
00:56:18je vais pas inciter
00:56:20les gilets jaunes
00:56:21ou autre
00:56:21c'est que le gouvernement
00:56:23puisse baisser les taxes
00:56:24et qu'on revienne
00:56:25comme avant
00:56:26voilà
00:56:26c'est le but
00:56:28aujourd'hui
00:56:28de cette manifestation
00:56:30c'est qu'ils nous entendent
00:56:31mais est-ce qu'ils vont
00:56:33nous entendre
00:56:33vu qu'en avril-mai
00:56:35bah ils sont sortants
00:56:36ils s'en foutent un petit peu
00:56:37je ne pense pas
00:56:39merci beaucoup
00:56:39pour votre témoignage
00:56:40Nicolas
00:56:40donc vous l'avez entendu
00:56:41beaucoup de colère
00:56:42ici
00:56:43et en effet
00:56:44il y a de nombreux manifestants
00:56:46qui nous disent
00:56:46vouloir mettre la pression
00:56:47sur les hommes
00:56:48et sur les femmes politiques
00:56:49à l'approche
00:56:50de l'élection présidentielle
00:56:52merci beaucoup Laura
00:56:53alors qu'on a
00:56:55aperçu une image
00:56:55du président de la république
00:56:56Emmanuel Macron
00:56:57qui est à Orange
00:56:58qu'on va entendre
00:56:59il est venu pour la
00:57:00la promotion
00:57:00du service national
00:57:02c'est la première promo
00:57:03et il va y avoir
00:57:04un nom qui va être dévoilé
00:57:05à cette promo
00:57:06et on entendra évidemment
00:57:07le président
00:57:08tout à l'heure
00:57:09il y a ces mobilisations
00:57:11on a entendu au début
00:57:13l'intervenant au micro
00:57:14qui disait
00:57:15on n'est pas là pour tout casser
00:57:16et évidemment
00:57:17c'était intéressant
00:57:18d'entendre ça
00:57:19parce qu'il y en a d'autres
00:57:20qui n'ont pas
00:57:21ces réserves
00:57:22c'est le cas
00:57:23notamment à Douai
00:57:24où on va retrouver
00:57:24Clémence Renard
00:57:25Clémence Renard
00:57:25chez vous
00:57:26il y a plusieurs stations de service
00:57:27qui ont été vandalisées
00:57:30oui et vous disiez
00:57:31tout casser
00:57:31c'est le cas ici
00:57:32regardez
00:57:33dans cette station service
00:57:34il y a 9 pompes
00:57:35les 9 ont été
00:57:37quasiment détruites
00:57:38en tout cas
00:57:38regardez
00:57:39cet écran
00:57:40lui a été arraché
00:57:41le système électronique
00:57:43a été touché
00:57:44a priori
00:57:45les 9 pompes ici
00:57:46vont devoir être changées
00:57:48des dégâts
00:57:48donc considérables
00:57:49et des réparations
00:57:50surtout qui risquent
00:57:51de coûter très cher
00:57:52à cette enseigne
00:57:53alors on voit nous
00:57:53depuis tout à l'heure
00:57:54parce que du coup
00:57:54cette station service
00:57:55elle est complètement
00:57:56dimanche
00:57:57on voit des automobilistes
00:57:58venir
00:57:59qui ne sont pas forcément
00:57:59au courant
00:58:00de la fermeture
00:58:01de cette station
00:58:02et quand on leur annonce
00:58:03la raison de la fermeture
00:58:05vous l'avez dit
00:58:05il y a 4 stations au total
00:58:07qui ont été touchées
00:58:08dégradées
00:58:09et bien là
00:58:09ils nous disent
00:58:10qu'ils peuvent comprendre
00:58:11la colère
00:58:12les raisons en tout cas
00:58:12de cette colère
00:58:13l'augmentation des prix
00:58:14des carburants
00:58:15mais en revanche
00:58:16ils remettent en cause
00:58:17la façon d'exprimer
00:58:18cette colère
00:58:19je vous propose d'écouter
00:58:20quelques automobilistes
00:58:21rencontrés avec
00:58:22Chloé Deloffre
00:58:24on peut être en colère
00:58:25sans dégrader le matériel
00:58:26je ne sais pas
00:58:27on peut faire une manifestation
00:58:29pendant une année
00:58:29ils ont fait les gilets jaunes
00:58:30pourquoi ils ne recommencent pas
00:58:31avec les gilets jaunes
00:58:32au moins ils ne touchent pas
00:58:34au matériel
00:58:34le matériel ça coûte cher
00:58:35c'est pas pour rien
00:58:36en plus c'est aux frais de Carrefour
00:58:37qu'ils vont encore devoir payer
00:58:38donc déjà on n'y arrive pas
00:58:40mais là on ne va plus y arriver du tout
00:58:41il y a des choses
00:58:42que je n'accepte pas
00:58:45il faut dire qu'il y a
00:58:47on va trop loin
00:58:48voilà au moins
00:58:49deux plaintes ont été déposées
00:58:51une enquête est en cours
00:58:52et il faut bien rappeler
00:58:52qu'ici dans le département du Nord
00:58:5475% des habitants
00:58:56se déplacent en voiture
00:58:57pour aller au travail
00:58:59donc forcément aussi
00:58:59beaucoup de personnes
00:59:00qui vont être impactées
00:59:01par notamment
00:59:02la fermeture de cette station
00:59:03mais aussi le vandalisme
00:59:04sur les autres stations-service
00:59:06Merci beaucoup Clémence Renard
00:59:08cette nervosité manifeste
00:59:10Laurent Pagnifou
00:59:11vous nous le rappeliez
00:59:11vous arrivez d'Ariège
00:59:12vous êtes un élu local
00:59:14vous la sentez
00:59:15vous sentez qu'on est
00:59:16vraiment entre ce moment
00:59:17entre l'exaspération
00:59:19et la colère
00:59:20Oui je le ressens profondément
00:59:22et si je dénonce
00:59:24totalement le vandalisme
00:59:25je salue le mot
00:59:27et le message
00:59:28de celles et ceux
00:59:28qui appellent
00:59:29peut-être à protester
00:59:30mais en tout cas
00:59:32à ne jamais casser
00:59:33ça ne sert à rien
00:59:34moi je crois que notre pays
00:59:35est à la croisée des chemins
00:59:36nous sommes dans une situation
00:59:37où nous n'avons aucune marge
00:59:38de manœuvre budgétaire
00:59:39où en ce cas
00:59:39elles sont très faibles
00:59:40et au moment justement
00:59:41où nous en aurions besoin
00:59:42pour pouvoir aider
00:59:43celles et ceux
00:59:44qui en ont le plus besoin
00:59:45et je crois que cette croisée
00:59:46des chemins
00:59:46c'est aussi reconnaître
00:59:48que nous sommes sur un modèle
00:59:48de société
00:59:49service public
00:59:50service de protection sociale
00:59:51qui a été construit après guerre
00:59:52et que nous ne savons plus
00:59:53financer aujourd'hui
00:59:54et il faudra avoir le courage
00:59:56de regarder ça en face
00:59:57et de refixer des priorités
00:59:58par exemple aider
00:59:59celles et ceux
00:59:59qui travaillent aujourd'hui
01:00:00qui en ont bien besoin
01:00:01et notamment pour les travailler
01:00:02Est-ce qu'il faudra scruter
01:00:04Guillaume Daré
01:00:04dans le discours
01:00:05d'Emmanuel Macron ?
01:00:06Alors ça ne sera pas du tout
01:00:07sur le pouvoir d'achat
01:00:08mais malgré tout
01:00:08il y a toujours un peu
01:00:09des messages cachés
01:00:10dans ces interventions
01:00:11quand elles peuvent sembler
01:00:12un petit peu décalées
01:00:13par rapport à l'actualité
01:00:14voire il n'hésite pas
01:00:15à sortir de son texte régulièrement
01:00:16Alors ça arrive là
01:00:17c'est vrai que c'est un discours
01:00:18sur la base d'Orange
01:00:19qui sera consacré
01:00:19à ce nouveau service militaire
01:00:22volontaire
01:00:23qui est effectivement lancé
01:00:24il y a quelques mois
01:00:25par le président de la République
01:00:26donc il est en général
01:00:28peu probable
01:00:28qu'il fasse un détour
01:00:29social et économique
01:00:31mais il n'est pas impossible
01:00:32en revanche
01:00:32que des questions en marge
01:00:33lui soient posées
01:00:34par des journalistes
01:00:35comme ça arrive fréquemment
01:00:36en tout cas
01:00:37il est extrêmement attentif
01:00:38nous dit son entourage
01:00:39évidemment à la situation
01:00:41économique et sociale
01:00:41parce que là aussi
01:00:42quand bien même
01:00:43il va quitter l'Elysée
01:00:44dans quelques mois
01:00:44vous savez il l'a dit
01:00:45plusieurs reprises
01:00:46il sera président
01:00:47jusqu'au dernier quart d'heure
01:00:48c'est ce qu'il va dire
01:00:48ses proches
01:00:49donc sur cette question
01:00:50économique et sociale
01:00:51il en appelle particulièrement
01:00:52à l'attention de son premier ministre
01:00:54on verra s'il en dit un mot
01:00:56même si a priori
01:00:57effectivement c'est pas le sujet
01:00:58de son déplacement
01:00:59et de son intervention
01:01:00même si les choses
01:01:01prennent évidemment
01:01:02une ampleur différente
01:01:03là il descendra forcément
01:01:05dans l'arène
01:01:06alors il y a eu ce matin
01:01:08une première bisbille
01:01:10assez forte
01:01:11entre des pêcheurs
01:01:12qui ont bloqué le dépôt
01:01:13de fosses sur mer
01:01:14et les CRS
01:01:15Alexis Pluiette
01:01:15vous avez assisté à la Seine
01:01:17alors la situation
01:01:17est revenue à la normale
01:01:18mais c'est vrai que
01:01:19ce matin
01:01:20ça a failli dégénérer
01:01:24Oui absolument
01:01:25ça a failli dégénérer
01:01:26juste un mot pour vous dire
01:01:27vous voyez
01:01:28les camions-citernes
01:01:29peuvent à nouveau
01:01:30entrer et sortir
01:01:30de ce dépôt pétrolier
01:01:32hautement stratégique
01:01:33donc l'accès
01:01:34à nouveau
01:01:35possible
01:01:36mais c'est vrai
01:01:37qu'on a vu ces pêcheurs
01:01:38qui étaient là
01:01:40depuis 3h du matin
01:01:41qui bloquaient
01:01:42juste ici
01:01:43avec un face-à-face tendu
01:01:45qu'on a vécu tout à l'heure
01:01:46avec les policiers
01:01:47ils se sont avancés
01:01:48pacifiquement
01:01:49pour nouer le contact
01:01:49et là
01:01:50la tension est montée
01:01:51d'un cran
01:01:52je propose de revivre
01:01:53cette séquence
01:01:54grâce aux images
01:01:54d'Anne Boisise
01:02:04c'est parti
01:02:10on va m'instiguer la main
01:02:31Voilà quelques pêcheurs ont reçu des gaz lacrymogènes dans le visage.
01:02:34Ils ont ensuite été délogés par la police.
01:02:37Donc le dépôt est à nouveau ouvert.
01:02:39Mais il y a encore cette file d'attente sur plusieurs centaines de mètres des camions-citernes
01:02:42qui patientent pour pouvoir remplir leurs cuves.
01:02:45Les pêcheurs, eux, ils veulent poursuivre le mouvement.
01:02:48Ils ont dû partir.
01:02:49Mais ils disent qu'ils veulent poursuivre le mouvement, notamment dans les rôles.
01:02:52Beaucoup de pêcheurs venaient notamment de Sète.
01:02:55Ils disent qu'avec ce prix du carburant, ils ne peuvent plus sortir en mer.
01:02:58Ils ne peuvent plus gagner d'argent.
01:03:00Et donc ils veulent exprimer ce désespoir, cette colère encore dans les jours à venir.
01:03:06Donc ils devraient poursuivre le mouvement.
01:03:08Mais probablement dans un endroit différent, pas au dépôt pétrolier de fosse pour demain.
01:03:12C'est vrai, Alexis Plouyette.
01:03:15Vous avez raison de raconter ce qui s'est passé ce matin.
01:03:18C'est vrai, Gaëtan, qu'on montre beaucoup les automobilistes à la pompe qui ont du mal.
01:03:22Et on montre le prix du litre d'essence et de gasoil qui ne cessent de monter.
01:03:27Et on a un peu moins parlé des professions qui sont touchées en premier lieu et qui n'arrivent pas
01:03:31à s'en sortir.
01:03:32On sera tout à l'heure avec un artisan.
01:03:34Il y a ici ces artisans pêcheurs qui sont venus se rappeler à la mémoire collective en disant
01:03:39« Nous, on existe et on est en train de crever littéralement ».
01:03:42Oui, il faut dire aussi que c'est une profession qui accumule aujourd'hui les difficultés.
01:03:47Vous avez cette augmentation des prix du gasoil.
01:03:50On rappelle quand même qu'il y a une aide qui a été mise en place par le gouvernement
01:03:54pour les aider face à cette flambée des prix du gasoil.
01:03:58Mais à cela, vous rajoutez des quotas de production, une surtransposition de normes européennes en France
01:04:06qui aujourd'hui étouffe un certain nombre d'entre eux.
01:04:09Et puis comme je le disais, une flotte qui est très vieillissante.
01:04:12Et donc aujourd'hui, ils ont des problèmes de trésorerie.
01:04:16Et puis à cela, il faut rajouter aussi la canicule de cet été qui a réchauffé les mers
01:04:21et qui pose un certain problème en termes d'approvisionnement, en termes de pêche.
01:04:26Donc oui, des pêcheurs aujourd'hui qui doivent faire face à une multitude de difficultés.
01:04:30Et sur ces difficultés concrètes, un autre artisan est avec nous.
01:04:33Il s'appelle Jérôme.
01:04:34Bonjour, merci de nous répondre pour nous dire, pour vous au quotidien,
01:04:38ça a changé quoi cette hausse du prix du carburant ?
01:04:41Ben, multiplié par deux les tarifs.
01:04:45En sachant que je mets trois pleines par semaine.
01:04:48Donc voilà, c'est énorme.
01:04:51Vous avez augmenté votre tarif d'intervention à vous ou pas ?
01:04:54Ah non, on ne peut pas, non.
01:04:58On ne peut pas réparcouter les prix.
01:05:00Votre rémunération à la fin du mois, elle a baissé de combien ?
01:05:0530-40% on va dire.
01:05:08Et si on compare en chiffres, c'était combien avant ? C'est combien aujourd'hui ?
01:05:13On va dire qu'on touchait 4000 euros net.
01:05:17Et maintenant, on n'est plus qu'à 2002-2003.
01:05:21On peut tenir longtemps à ce rythme-là ou pas, quand on fait le travail que vous faites ?
01:05:25Pas du tout, non.
01:05:26Pas du tout, non.
01:05:27À force, ça va...
01:05:28Là, je viens de mettre le plein, je suis à 120 euros.
01:05:31Vous voyez ?
01:05:33Alors qu'il y a encore six mois, c'était combien ?
01:05:3560 euros, 60, 57, 60, ça dépend des euros.
01:05:40Et encore, heureusement qu'il y a Total qui font les...
01:05:43Quand c'est ce marché Total, quoi.
01:05:47Vous avez des aides ? Vous êtes un petit peu soutenu ou bien pas du tout ?
01:05:52On a le droit à rien.
01:05:54On a le droit à rien.
01:05:54Ça, on fait sourire.
01:05:56Les aides, les chèques carburants, c'est toujours pour les mêmes.
01:06:00Là, ce qu'il faudrait, c'est baisser les taxes, c'est tout.
01:06:03Est-ce que vous faites moins d'intervention ?
01:06:05Ah oui.
01:06:07On regroupe, en fait.
01:06:08On regroupe pour éviter de faire trop de kilomètres, quoi.
01:06:12Et quand vous allez faire le plein, vous vous adaptez ?
01:06:14Vous allez uniquement dans les stations Total ?
01:06:17Vous allez à des horaires où il y a moins de monde ?
01:06:18Comment ça se passe ?
01:06:19Non, après, c'est dès que j'ai besoin de faire le plein, je m'arrête et je fais le
01:06:23plein,
01:06:23mais que chez Total, quoi.
01:06:25C'est le moins cher, donc voilà.
01:06:27Vous avez bon espoir que ça dure pas trop longtemps, cette affaire,
01:06:30ou vous dites, mais bien sûr que si, ça va continuer ?
01:06:33Oh, pauvre.
01:06:33Là, les politiques, ils sont en roue libre, donc ils s'en foutent, en fait.
01:06:37Ils attendent les élections et c'est réglé, quoi.
01:06:40Ils s'en foutent pas, il y a un ministre qui vous écoute,
01:06:43et ils s'en foutent pas, c'est sûr.
01:06:45Voilà, ils ont du mal à répondre, ça, c'est certain.
01:06:48Mais bon.
01:06:48Ben, eux, ils font jamais le plein, donc eux, ils font pas le plein.
01:06:51C'est pas de leur poche.
01:06:53Voilà.
01:06:54Allez, ils le font, ils le font quand même, le plein.
01:06:56N'est-ce pas, que l'Europe a ni fou, voilà, sans répondre directement ?
01:07:00Merci beaucoup, Jérôme.
01:07:01C'est pas que, voilà, quand vous allez dans l'arrière, j'imagine que, voilà.
01:07:05À l'arrière, je veux rassurer ce monsieur.
01:07:08Je veux le saluer, je fais le plein de ma voiture, bien sûr.
01:07:11Je crois qu'on touche, et cet exemple est parfait pour celles et ceux qui travaillent,
01:07:17qui font, je crois, les artisans beaucoup, beaucoup d'heures,
01:07:19et qui voient leur rémunération baisser considérablement pour,
01:07:22du fait d'une augmentation du prix de l'énergie,
01:07:24mais aussi d'une faite du baisse de la commande,
01:07:25liée aussi à cette augmentation du prix de l'énergie.
01:07:27On voit souvent que la difficulté est directe, mais il y a des difficultés indirectes.
01:07:30Moi, je pensais aux agriculteurs, aux grands rouleurs,
01:07:32que ce sont les aides-soignantes qui viennent à domicile, en milieu rural.
01:07:35Ce sont des gens qui paient directement la crise,
01:07:38et je crois que, de manière assez simple,
01:07:41toutes nos politiques publiques devraient être orientées là-dessus,
01:07:43faire en sorte que celles et ceux qui travaillent, qui utilisent leur voiture,
01:07:47mais pas seulement, puissent être accompagnés, aidés,
01:07:49et faire en sorte que leur rémunération, que leur revenu leur permettent de vivre dignement,
01:07:53et ne pas subir ces hausses et ces baisses de revenus assez insupportables pour elles.
01:07:57Vu le parallèle des infirmiers, il y en a plein qui renoncent à certains déplacements,
01:08:01et c'est du lien social en moins, évidemment,
01:08:02des gens qui ne reçoivent plus ces visites-là.
01:08:05Voilà tout ce que cette crise est en train d'entraîner sous nos yeux,
01:08:08crise nationale, crise internationale.
01:08:10Il y a la situation au Moyen-Orient, en Iran,
01:08:12il y a la situation aussi dans l'Est,
01:08:14avec les provocations qui se multiplient du côté de la Russie,
01:08:18sur le Danemark, sur la Lituanie, sur la Pologne.
01:08:22On reviendra sur ces provocations,
01:08:23et la réponse éventuelle de l'OTAN dans quelques instants.
01:08:27Jusqu'où ira la Russie dans ces provocations auprès des pays de l'OTAN ?
01:08:30Il y a eu la Lituanie, le Danemark, la Pologne,
01:08:33ça se multiplie ces derniers temps,
01:08:35et on va vous dire comment l'OTAN peut répondre.
01:08:37D'abord, l'actualité de ce mardi,
01:08:40c'est avec vous, Sonia Carnero,
01:08:42on commence par les policiers qui sont dans la rue.
01:08:44À l'appel de plusieurs syndicats,
01:08:45ils réclament notamment une augmentation de leurs primes de risque,
01:08:48qui n'a pas été revalorisée depuis 2019,
01:08:51et des effets kifs supplémentaires.
01:08:52Vous êtes sur place, Boris Karlamov,
01:08:54sur le rond-point des Champs-Elysées avec Olivier Saint-Paul.
01:08:56Et on le voit, la colère qui monte aussi dans les rangs de la police.
01:09:02Absolument, avec un objectif aujourd'hui pour Alliance Police,
01:09:04c'est faire une démonstration de force
01:09:06après l'échec de la réunion avec le ministre de l'Intérieur.
01:09:09C'était au tout début du mois de septembre.
01:09:11Il y a de nombreuses revendications,
01:09:13les salaires, la sécurité,
01:09:15l'augmentation de la prime de risque
01:09:16qui n'a pas augmenté depuis 2019.
01:09:19Et je suis justement avec Fabien Vanemelrich,
01:09:21secrétaire général d'Alliance Police.
01:09:22Concrètement, aujourd'hui, c'est quoi l'objectif ?
01:09:25C'est de vous faire entendre jusqu'au grille du ministère de l'Intérieur ?
01:09:28C'est tout simplement montrer que les policiers sont en colère.
01:09:31Donc la manifestation du 30 juin n'a pas suffi.
01:09:33On était quelques milliers.
01:09:34Aujourd'hui, on sera plus d'une dizaine de milliers
01:09:36à Alliance Police Nationale.
01:09:37La colère gronde, la colère monte.
01:09:38J'espère que le gouvernement va l'entendre
01:09:40parce qu'il faut considérer et respecter le policier.
01:09:42L'augmentation de la prime de risque en fait partie.
01:09:44Et je ne comprends pas qu'elle ne soit pas augmentée depuis 2019.
01:09:47Aujourd'hui, être fixe, c'est de plus en plus dangereux.
01:09:49C'est difficile, c'est compliqué,
01:09:51avec des horaires atypiques.
01:09:52On travaille jour, nuit.
01:09:53Et un collègue gardant la paix, il faut savoir,
01:09:55en travaillant le jour, la nuit, les week-ends, les jours fériés,
01:09:57il fait 2000 balles par mois.
01:09:58Est-ce qu'on peut accepter ça ?
01:10:00Alors, la manifestation, elle n'a toujours pas démarré
01:10:02puisqu'on attend encore de nombreux policiers du syndicat Alliance.
01:10:04Mais visiblement, le ministre de l'Intérieur
01:10:06a été sensible à votre mobilisation
01:10:08puisque c'est une information BFM TV.
01:10:10Laurent Douniès va vous recevoir, vous, Alliance Police,
01:10:13à 15h tout à l'heure.
01:10:14Alors, en effet, il vient de me prévenir
01:10:16qu'il va nous recevoir à 15h.
01:10:17Mais j'allais dire, c'est la moindre des choses.
01:10:19Il n'a pas forcément le choix.
01:10:20Et il soutient ses policiers, en tout cas, j'espère.
01:10:22Et maintenant, j'espère qu'il va les écouter, les entendre.
01:10:24On va retourner autour de la table.
01:10:25On va lui expliquer ce qu'on veut.
01:10:27J'espère qu'il se fera le porte-parole au gouvernement.
01:10:30Mais c'est surtout derrière M. Lecornu.
01:10:31J'espère que lui, il va arbitrer en faveur des policiers.
01:10:33Sinon, on continuera le rapport de force
01:10:35qui sera de plus en plus dur et de plus en plus fort.
01:10:37Et point d'arrivée de cette manifestation d'Alliance Police
01:10:39tout à l'heure, aux abords de l'Assemblée nationale ici à Paris.
01:10:42Merci beaucoup.
01:10:43Les scolaires aussi des pêcheurs à Fossiurmer, Sonia.
01:10:46Qui ont bloqué pendant plusieurs heures ce matin
01:10:47le dépôt pétrolier de Fossiurmer dans les Bouches-du-Rhône,
01:10:50mobilisé pour protester contre la hausse des coûts du carburant.
01:10:54Les forces de l'ordre sont intervenues.
01:10:56Elles sont parvenues à rouvrir l'accès.
01:10:57Mais la tension, regardez, est clairement montée d'un cran ce matin.
01:11:13Les forces de l'accès sont intervenues à Fossiurmer dans les Bouches-dues-dues-dues-dues.
01:11:36François Hollande aura peut-être la solution ce soir pour les pêcheurs face à cette colère
01:11:40qui monte en France contre la vie chère.
01:11:42On lui posera la question ce soir.
01:11:43C'est à partir de 22h.
01:11:45L'ancien président de la République face à BFM TV.
01:11:48Soirée spéciale présentée par Maxime Switek.
01:11:50Et il y a aussi l'actualité internationale ce matin sur BFM TV avec les provocations de la Russie vis
01:11:56-à-vis de l'OTAN.
01:11:58Et puis cette image ce matin à Kiev.
01:12:00C'est une station-service qui a été bombardée.
01:12:02Et pourquoi on vous la montre ?
01:12:03Ce n'est pas la première fois que ça arrive.
01:12:04C'est la première fois depuis que Donald Trump avait annoncé une trêve sur les installations énergétiques entre la Russie
01:12:11et l'Ukraine.
01:12:11Regardez ce qu'il a publié sur son réseau True Social il y a quelques heures.
01:12:15La Russie et l'Ukraine ont accepté d'arrêter de se frapper mutuellement sur l'énergie.
01:12:21Voilà ce qu'ils écrivaient.
01:12:22Et donc quelques heures plus tard tout ça est démenti.
01:12:24Patrick Sauss par cette frappe sur une station-service.
01:12:26Et les Ukrainiens d'ailleurs eux aussi ils ont frappé en Russie.
01:12:28Oui et une raffinerie extrêmement loin de la frontière entre l'Ukraine et la Russie.
01:12:33C'est le double message.
01:12:34C'est un, on frappe l'économie russe.
01:12:36Deux, on montre que décidément on peut frapper très très loin.
01:12:40Et que l'espace russe est beaucoup trop vaste pour être protégé par une défense antiaérienne satisfaisante pour Vladimir Poutine.
01:12:49Mais effectivement personne n'a cru ce message de Donald Trump.
01:12:53A commencer par les deux belligérants.
01:12:56Et cela va continuer.
01:12:57La différence près que, rappelons-le, ce sont des raffineries, donc des installations stratégiques de nuit et qui sont en
01:13:06général vides de tout ouvrier ou technicien qui sont touchés en Russie.
01:13:10Ce sont des stations-service qui sont à l'air libre.
01:13:13Vous voyez bien, nous voyons bien qu'il n'y a pas de dépôt d'armes, qu'il n'y
01:13:17a pas de militaires en faction avec un blindé en train de refaire le plein.
01:13:21Ce sont bien des civils qui sont touchés.
01:13:22Pourquoi il fait ça, Benoît Grémard, Donald Trump, au risque de démonétiser sa parole encore davantage ?
01:13:27Pourquoi il fait ça ? Parce qu'il a souvent cette tendance de croire que sa parole va créer des
01:13:32effets...
01:13:33Autoréalisatrices.
01:13:34Exactement, les prophéties autoréalisatrices.
01:13:36Et le problème, c'est que vous avez un Volodymyr Zelensky qui attendait à minima d'avoir des garanties américaines
01:13:41pour justement pouvoir faire en sorte que cette trêve, même temporaire au niveau des infrastructures énergétiques, puisse fonctionner.
01:13:49Sauf que sans engagement américain de part et d'autre, forcément, les deux co-billigérants n'avaient pas intérêt à
01:13:54cesser leur manœuvre.
01:13:55Et non seulement la situation ne se calme pas en Ukraine, mais elle se tend encore davantage avec les autres
01:14:00pays membres de l'OTAN.
01:14:02Et il y a eu plusieurs incidents importants.
01:14:05Il y a eu surtout le Danemark, un hélicoptère danois qui a été visé par une frégate russe
01:14:11qui a tiré des fusées de détresse en direction de cet hélicoptère.
01:14:15Amiral Lagaraille, aidez-nous à y voir clair sur le degré d'agressivité de cette manœuvre.
01:14:21Parce que, entre guillemets, ce ne sont que des fusées de détresse.
01:14:24Malgré tout, est-ce que vous dites que ce qui s'est passé est grave ?
01:14:27Alors, il m'étonnerait que le président Poutine ait ordonné directement au commandant de la frégate
01:14:31de lancer des fusées de détresse.
01:14:33On peut penser que cela fait partie d'une politique générale
01:14:37qui est déclinée au coup par coup, par chaque intervenant ou chaque intermédiaire.
01:14:44Et que ça manifeste, bien sûr, la très très grande sensibilité,
01:14:48cette sensibilité à feu de peau de toutes les forces militaires russes.
01:14:54Alors, comment les utilise-t-elle ?
01:14:56À plus ou moins bon escient, on voit qu'il y a quand même des manœuvres,
01:15:01des avions qui sont quelquefois dangereuses vis-à-vis de l'avion de l'OTAN.
01:15:04Là, le hélicoptère danois, manifestement, dans des eaux internationales,
01:15:09s'approchait pour photographier et poursuivre cette frégate.
01:15:13Enfin, il y avait quand même une action, mais enfin bon, ça ne l'existe absolument pas,
01:15:16des tirs de fusées de détresse.
01:15:18Mais ça montre cette très grande réactivité, trop grande réactivité de toutes les forces russes.
01:15:23Ça signifie qu'il y a quand même une tension très très forte qui est mise
01:15:27sur tous les moyens qu'utilise la Russie pour déstabiliser l'Occident,
01:15:34en particulier le pouvoir politique.
01:15:36Parce que ceci est un geste politique.
01:15:38Et vraiment, je l'ai déjà dit sur cette antenne,
01:15:41la façon la plus économique de gagner une guerre, c'est de la gagner avant,
01:15:44et surtout de déstabiliser le pouvoir politique et la gouvernance,
01:15:48parce que là, on ne tue pas d'hommes.
01:15:50Ils perdent 30 000 hommes, semble-t-il, par mois, sur le front ukrainien.
01:15:54Là, ce genre d'action a une importance importante aux yeux du monde
01:15:58et ne coûte pas grand-chose.
01:16:00Or, ils sont spécialistes de cela, car il ne faut pas oublier que pendant la guerre froide,
01:16:04ces incidents étaient mais fréquents, extraordinairement fréquents.
01:16:07Nous avons, nous, perdu cette habitude.
01:16:10Eux, ils ont gardé la connaissance et ils l'ont amélioré encore avec la technologie.
01:16:14Le problème, Lovat, c'est qu'à chaque fois que ce genre de choses intervient,
01:16:17on se dit que ça peut déraper.
01:16:18Et ici, le commandant de cette frégate, il ne réagit qu'une fusée détresse.
01:16:21Mais qu'est-ce qui se passe ?
01:16:22Et sur un autre bateau, un autre commandant décide d'aller plus loin dans la provocation,
01:16:26puisque visiblement, de ce que nous dit l'amiral,
01:16:28ils sont relativement autonomes dans ces décisions.
01:16:30Oui, ce qui est préoccupant, pardon, en réalité, c'est pas seulement la létalité immédiate du geste,
01:16:38c'est quelque part la banalisation des incidents de contact.
01:16:42Donc, en fait, le risque, c'est l'escalade, la mauvaise interprétation.
01:16:46Il y avait un hélicoptère.
01:16:47Imaginons qu'effectivement, l'hélicoptère aurait été visé, il y aurait des morts.
01:16:51Quelle serait la riposte ?
01:16:52Et c'est effectivement ce qu'a dit l'amiral tout à l'heure.
01:16:54On a oublié qu'il y avait ses habitudes.
01:16:57Et en fait, ça pose aussi tout le contraire de la dissuasion.
01:16:59La dissuasion, c'est le contrôle.
01:17:01C'est la riposte ou la lecture, on va dire, de l'adversaire.
01:17:06Graduée.
01:17:07Graduée.
01:17:07Justement, pour revenir à une discussion.
01:17:10Et là, on voit bien que les Russes, j'ai envie de dire,
01:17:12ils essayent de nous énerver pour nous pousser à la faute.
01:17:15Et dire, regardez, c'est vous qui avez franchi la ligne.
01:17:18Donc, notre attaque est légitime.
01:17:20Donc, vraiment, il faut comprendre que la Russie provoque.
01:17:23Et que, j'allais dire, quelque part, si l'Europe,
01:17:27et à raison, les populations civiles, ont oublié ce qu'était la guerre,
01:17:30la posture stratégique et les réponses européennes
01:17:32semblent plutôt matures.
01:17:34Et éviter de tomber dans le piège russe,
01:17:37de passer dans une désescalade,
01:17:39ou plutôt un risque de mauvaise interprétation
01:17:41pour aller vers une offensive, j'allais dire.
01:17:44Il y a un pays de l'OTAN où on n'a pas oublié ce qu'était la guerre,
01:17:47c'est la Pologne.
01:17:48Écoutez ce qu'a dit le ministre des Affaires étrangères
01:17:51à propos de ces provocations russes.
01:17:53Il a clairement franchi un échelon.
01:17:56Si la Russie nous attaquait et que nous décidions
01:17:59de ne plus nous retenir,
01:18:00je pense que nous la vaincrions assez rapidement.
01:18:03Nous disposons d'une supériorité écrasante
01:18:05sur la Russie en matière de puissance aérienne.
01:18:07Si les Ukrainiens ont mis hors service
01:18:09la moitié de la capacité de raffinage
01:18:11de la Russie en six mois,
01:18:13nous pourrions le faire en six semaines
01:18:14et neutraliser l'autre moitié.
01:18:18Et on va aller en Pologne où cette déclaration a évidemment
01:18:22suscité beaucoup de réactions.
01:18:23Jérémy Perre, vous êtes en direct de Varsovie
01:18:26avec Juan Palencia.
01:18:27On voit que la possibilité d'une confrontation directe
01:18:32avec la Russie n'est plus du tout taboue.
01:18:36Non, absolument.
01:18:37Et c'est vraisemblablement l'une des déclarations
01:18:39les plus fortes d'un ministre
01:18:41d'un pays de l'Union européenne
01:18:43ces derniers temps,
01:18:44ce ministre des Affaires étrangères polonais.
01:18:47Parce que la Pologne est l'épicentre
01:18:49des provocations menées par la Russie.
01:18:52Surtout parce qu'ils ont aussi une frontière terrestre
01:18:54avec l'enclave de Kaliningrad au nord,
01:18:56avec la Biélorussie à l'est.
01:18:57D'où est passé d'ailleurs le drone
01:18:59qui a été abattu en Lituanie.
01:19:01S'il a pu dire ça, c'est aussi vraisemblablement
01:19:03parce que les Polonais se sentent puissants militairement
01:19:06en ce moment.
01:19:06Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022,
01:19:09ils ont lancé un énorme plan
01:19:11pour financer le développement de leur armée.
01:19:14Ils ont acheté et commandé des dizaines de F-35,
01:19:17ces chasseurs américains,
01:19:18près de 1000 pièces d'artillerie sud-coréenne.
01:19:20Et ils vont monter leur nombre d'effectifs militaires
01:19:22à près de 300 000 hommes.
01:19:24Surtout, la Pologne est au cœur des déstabilisations
01:19:26à l'intérieur même de leur pays.
01:19:28En 2024, en 2025,
01:19:29il y a eu des tentatives de sabotage
01:19:31des lignes de train là encore.
01:19:33Notamment entre Lublin et l'Ukraine,
01:19:35attribuées au FSB
01:19:36par les services de renseignement polonais.
01:19:39Le Premier ministre, Donald Tusk,
01:19:41lui a expliqué après l'incident du train
01:19:44qui a été frappé il y a 48 heures
01:19:45à la frontière avec l'Ukraine,
01:19:46que ce n'était que le début des provocations
01:19:49et qu'il fallait s'attendre à d'autres
01:19:51dans les prochains mois.
01:19:52C'est vraisemblablement pour ça
01:19:53qu'ils sont en train de montrer les muscles
01:19:54en ce moment.
01:19:56Montrer les muscles,
01:19:56même si la Pologne n'est pas une puissance nucléaire,
01:19:59ce qui évidemment est un paramètre important
01:20:00à prendre en ligne de compte.
01:20:01Malgré ça, Amiral,
01:20:03est-ce que ce ministre a raison
01:20:04quand il dit cela ?
01:20:05Alors, il faut se demander
01:20:07pourquoi il le dit.
01:20:08Parce que, vu de l'extérieur
01:20:09et de pays comme nous
01:20:11qui avons des armées,
01:20:12des armées qu'ils ont utilisées,
01:20:15ça paraît un brin optimiste,
01:20:17prêt à abattre la Russie,
01:20:19à mon avis,
01:20:19je n'en crois rien.
01:20:21La Pologne dispose d'une...
01:20:23Enfin, est dans une phase
01:20:25de montée en puissance importante,
01:20:27non seulement budgétaire,
01:20:29mais ça, encore, c'est facile.
01:20:30Enfin, encore, faut-il trouver l'argent,
01:20:31mais c'est facile.
01:20:32Après, il faut trouver le matériel,
01:20:35mais surtout, il faut former les ordres.
01:20:36Alors, ce qu'il y a quand même d'intéressant
01:20:38et de très, très différent
01:20:39entre la Pologne
01:20:40et des pays comme nous,
01:20:41qui sommes des pays tranquilles,
01:20:43s'il veut dire que Méditerranée,
01:20:45enfin, évitons la publicité mensongère,
01:20:48mais toujours est-il que
01:20:50la population, elle,
01:20:51a le sentiment qu'il faut réagir.
01:20:54Et ce discours de Sigorski
01:20:57est un discours qui est
01:20:58« nous allons résister,
01:21:00nous allons le faire ».
01:21:00Tout discours que nous n'entendons pas en France,
01:21:03car quand nous parlons de guerre,
01:21:04tout le monde dit
01:21:04« oui, mais vous allez faire peur à tout le monde ».
01:21:06Il ne s'agit pas d'avoir fait peur,
01:21:08il s'agit de faire peur à l'autre.
01:21:10Et surtout, d'avoir confiance en nous.
01:21:12En France, on dit
01:21:13« ah oui, mais il y en a qui disent
01:21:15plutôt rouge que mort, etc. »
01:21:17Non, on peut faire des choses,
01:21:18on est solide.
01:21:19Et M. Sikorski,
01:21:20même s'il exagère largement,
01:21:23est dans cette optique-là.
01:21:25Il consolide, si vous voulez,
01:21:27la force de cette nation
01:21:28qui a été éprouvée
01:21:29et qui a, en face d'elle,
01:21:31quand même, il faut le signaler,
01:21:32d'abord la Biélorussie.
01:21:33Il faut bien voir
01:21:34qu'il n'est pas directement
01:21:36au contact de la Russie.
01:21:37Les pays qui sont directement
01:21:38au contact de la Russie
01:21:38sont encore plus craintifs.
01:21:40Il essaie aussi, Benoît Grémard,
01:21:42d'inciter les autres pays de l'OTAN
01:21:43à hausser le ton.
01:21:44Il essaie de prendre un étendard.
01:21:46Oui, dans l'idée où,
01:21:48déjà, en fait,
01:21:48première exposée au niveau
01:21:49de l'Union européenne
01:21:50par rapport, en fait,
01:21:52à une menace biélorusse.
01:21:53Mais c'est aussi le fait que,
01:21:55c'est aussi un discours de courage
01:21:56dans le sens où
01:21:57Vladimir Poutine
01:21:58ne peut pas terroriser
01:21:59la Pologne et les Polonais
01:22:00parce qu'ils ont vécu
01:22:01l'occupation de la Russie soviétique.
01:22:03Ils savent, en fait,
01:22:04ce qu'il en est.
01:22:04Et c'est aussi pour ça
01:22:05que, par rapport à leur histoire
01:22:06encore récente,
01:22:07leur liberté,
01:22:07ils la chérissent
01:22:08et ils vont, justement,
01:22:10la protéger,
01:22:11quoi qu'il en coûte.
01:22:12Après, aussi,
01:22:13la Pologne,
01:22:13depuis plusieurs années,
01:22:14a l'objectif de devenir,
01:22:15au moins au niveau des soldats,
01:22:17la première armée d'Europe,
01:22:19notamment par rapport,
01:22:20en fait,
01:22:20à toute cette agitation
01:22:22que met en place
01:22:24Vladimir Poutine
01:22:25avec l'Ukraine
01:22:26parce que la Pologne
01:22:27regarde bien
01:22:27ce qui se passe
01:22:28au niveau de l'Ukraine
01:22:29en craignant un stade similaire,
01:22:32en passant par la Biélorussie,
01:22:33notamment.
01:22:33Évidemment,
01:22:34s'il tient ce discours,
01:22:35c'est parce que,
01:22:36du côté des États-Unis,
01:22:37en revanche,
01:22:37on n'entend pas Donald Trump
01:22:38sur ce registre.
01:22:39Au contraire,
01:22:40ces derniers temps,
01:22:40il a plutôt eu tendance
01:22:41à taper sur la main
01:22:42de Volodymyr Zelensky.
01:22:44Alors, évidemment,
01:22:45on s'interroge
01:22:45sur les liens de Donald Trump
01:22:47avec la Russie
01:22:47depuis longtemps
01:22:48et il y a un dernier élément
01:22:49qui a un petit peu surpris,
01:22:50pour le moins,
01:22:51voire choqué,
01:22:52c'est qu'on a appris
01:22:52que le mariage du fils
01:22:53de Donald Trump
01:22:54avait été financé,
01:22:55pas du tout,
01:22:56par l'argent de papa
01:22:57qui pourtant est milliardaire,
01:22:59il aurait pu sortir
01:22:59le portefeuille.
01:23:00Eh bien non,
01:23:00c'est un oligarque russe,
01:23:02Sonia Carnero,
01:23:03qui a payé.
01:23:03Dites-nous exactement
01:23:04ce qu'il s'est passé.
01:23:05Donald Trump Jr.
01:23:06et sa femme
01:23:07ont célébré la réunion
01:23:08pendant trois jours,
01:23:09à grands frais,
01:23:10le 24 mai dernier,
01:23:12au Bahamas.
01:23:13Il privatisait,
01:23:14villa en bord de mer,
01:23:15aller-retour,
01:23:15en hélicoptère
01:23:16et en hydravion
01:23:17pour les invités,
01:23:18feu d'artifice.
01:23:19Et dans la liste
01:23:19des invités
01:23:20de ce luxueux mariage,
01:23:22il y avait
01:23:22cet homme,
01:23:23ici,
01:23:24à droite,
01:23:24Oumar Kremleff,
01:23:26oligarque russe,
01:23:27proche de Vladimir Poutine,
01:23:29mais il a également
01:23:30financé une partie
01:23:31des festivités,
01:23:32donc il n'était pas
01:23:32seulement invité.
01:23:34Selon le site
01:23:34d'investigation
01:23:35new-yorkais
01:23:35ProPublica,
01:23:36cet oligarque
01:23:37a pris en charge
01:23:38pour des centaines
01:23:39de milliers
01:23:40de dollars
01:23:41de frais de mariage.
01:23:42Il aurait notamment
01:23:43payé l'allocation
01:23:44d'une île privée
01:23:45pour la réception
01:23:46et l'hébergement
01:23:47des invités,
01:23:48ainsi qu'un feu d'artifice.
01:23:50Rappelons tout de même
01:23:51que la fortune
01:23:51du fils de Donald Trump
01:23:52s'élève
01:23:53à près de 300 millions
01:23:55de dollars.
01:23:57Suite à ses révélations,
01:23:58le porte-parole
01:23:59de Donald Trump Jr.
01:24:00n'a pas contesté
01:24:01la prise en charge
01:24:02de certaines dépenses,
01:24:03mais il a présenté
01:24:05Oumar Kremleff
01:24:06comme un ami personnel,
01:24:08un cher ami même,
01:24:09sans relation d'affaires
01:24:11avec le fils
01:24:12du président américain.
01:24:13Oumar Kremleff,
01:24:14il est également président
01:24:15de l'association internationale
01:24:17de boxe amateur
01:24:17et justement,
01:24:18toujours selon
01:24:19le média d'investigation,
01:24:20les paiements liés
01:24:21au mariage
01:24:22étaient issus
01:24:23d'une entité
01:24:24basée à Dubaï
01:24:25liée à l'association
01:24:27de boxe
01:24:28dirigée par
01:24:29Oumar Kremleff.
01:24:30Sa présence,
01:24:31sa générosité
01:24:31aussi surtout
01:24:32interroge.
01:24:33Certains y voient
01:24:33une façon
01:24:34pour le Kremlin
01:24:35de s'attirer
01:24:36les faveurs
01:24:36de la famille Trump
01:24:37et donc du président
01:24:38Donald Trump.
01:24:39– Oui, vous nous dites
01:24:39un cher ami,
01:24:40un très cher ami,
01:24:41même plusieurs centaines
01:24:42de milliers de dollars,
01:24:42Patrick Sos,
01:24:43oui, il est très cher.
01:24:44C'est pas,
01:24:44juste en quelques mots,
01:24:45c'est pas la première fois
01:24:46qu'on met à jour
01:24:47des liens entre le clan
01:24:48Trump et le clan Poutine.
01:24:48– Et lorsque vous lancez,
01:24:50Sonia,
01:24:51la première question,
01:24:52vous dites,
01:24:53son père,
01:24:54Donald Trump,
01:24:55est milliardaire,
01:24:55il aurait pu dépenser.
01:24:56Mais c'est ça en fait
01:24:57l'idée de Donald Trump,
01:24:58c'est qu'il fait tout
01:24:59pour ne rien dépenser.
01:25:00Sa fortune,
01:25:01il la doit
01:25:02à ses investissements,
01:25:03à ses amis,
01:25:04mais au fait aussi
01:25:05que dès qu'il peut
01:25:07ne pas dépenser,
01:25:08il le fait.
01:25:08C'est pareil
01:25:09pour Donald Trump Jr.
01:25:10Et donc,
01:25:11on se retrouve
01:25:11avec des conflits d'intérêts
01:25:13complètement fous.
01:25:14Vous avez celui-ci,
01:25:14mais vous avez,
01:25:15on en a beaucoup parlé,
01:25:16son nouveau Air Force One
01:25:18payé par le Qatar.
01:25:21Ça, c'est pareil.
01:25:22Ça, évidemment,
01:25:23il arrive devant les Américains
01:25:24en disant,
01:25:24il n'y a pas un seul dollar
01:25:26qui a été payé
01:25:27par les contribuables,
01:25:28mais c'est le vrai problème,
01:25:29c'est qu'en fait,
01:25:30notamment à ce niveau-là,
01:25:32jamais rien n'est gratuit.
01:25:34– Greed is good,
01:25:35vous vous souvenez
01:25:36de cette phrase
01:25:36du film Wall Street,
01:25:38je crois.
01:25:38– Wall Street,
01:25:39la même chose.
01:25:39– Oliver Stone,
01:25:40voilà,
01:25:40l'avarice est une bonne chose
01:25:42pour une traduction approximative.
01:25:45Dans quelques instants,
01:25:46ils sont parfaitement bilingues,
01:25:47trilingues et quadrilingues.
01:25:48C'est Christophe Delay,
01:25:49Roselyne Dubois,
01:25:49à demain.
01:25:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
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