00:00Paris-Saint-Denis, Lourdes et Metz, une messe historique au cœur de la capitale.
00:04C'est un événement hors normes qui se prépare en France avec la venue du Papillon 14 à partir de
00:09vendredi.
00:09Visite sous haute sécurité aussi.
00:11On va en parler avec Hélène Denecher. Bonjour.
00:14Vous êtes la porte-parole de la préfecture de police de Paris.
00:17Ce dispositif, il monte en puissance.
00:19Qui va participer à la sécurisation de l'événement et de quelle manière ?
00:24La sécurisation de cet événement, évidemment, dans l'agglomération parisienne,
00:27est placée sous l'autorité du préfet de police.
00:29Donc avec tous les agents de la préfecture de police qui sont pleinement mobilisés pour cet événement-là
00:34et évidemment des renforts également de gendarmes mobiles, de compagnies républicaines de sécurité,
00:38mais également de militaires, notamment des démineurs.
00:40On parle de 15 000, 14 000 personnes à peu près ?
00:44C'est ça. 14 000 policiers, gendarmes et militaires pour la journée de vendredi
00:47et 12 000 pour la journée de samedi, auxquels s'ajoutent évidemment les sapeurs-pompiers
00:52de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, 2 500 chaque jour.
00:5515 000 forces de sécurité, c'est le niveau qui avait été retenu pour la cérémonie d'ouverture des Jeux
01:00paralympiques.
01:00Est-ce que ça veut dire que vous considérez la venue du pape comme un événement du même niveau de
01:06risque ?
01:08Évidemment, chaque événement est tout à fait différent, c'est très difficile de comparer.
01:11En revanche, ce qui est certain, c'est que la préfecture de police a développé de vraies compétences en matière
01:15de grands événements.
01:16Vous avez cité les Jeux olympiques et paralympiques de Paris qui sont évidemment un événement absolument majeur
01:21au cours duquel la préfecture de police a acquis des réflexes, des compétences
01:25qui vont évidemment nous servir lors de ce grand événement qui est la venue du pape.
01:29En 2008, Benoît XVI avait attiré environ 260 000 personnes aux Invalides avec 5 400 personnels mobilisés à Paris.
01:38Pour Léon XIV, donc on est autour de 14 000 membres des forces de l'ordre.
01:41Est-ce que ça traduit une évolution de la menace ou simplement une évolution de la manière de sécuriser ce
01:48type d'événement ?
01:49C'est un ensemble. La menace est élevée.
01:52Comme vous le savez, la menace générale dans notre pays est élevée,
01:55même si aucune menace particulière n'a été détectée sur cet événement en particulier.
02:00En revanche, évidemment, les modes de fonctionnement, l'apprentissage, ce que je vous disais, de l'expérience
02:05nous amènent à construire un dispositif qui est évidemment co-construit avec les organisateurs,
02:09mais également qui a fait l'objet de beaucoup d'échanges avec les habitants de l'agglomération parisienne,
02:14les élus, les représentants du monde économique également,
02:17puisque ce dispositif aura bien entendu un impact sur la vie quotidienne des Franciliens.
02:23Puisque vous en parlez, la CGT de l'hôpital L'Hôtel-Dieu qui est en face de la cathédrale Notre
02:27-Dame
02:27dit ce matin, dénonce le dispositif mis en place parce qu'il va y avoir des annulations de rendez-vous,
02:33des retards de soins. Qu'est-ce que vous répondez ?
02:36Tout simplement, c'est un travail qui a été réalisé en commun avec l'assistance publique des hôpitaux de Paris,
02:41la PHP, et une décision qui a été prise en commun de reporter les rendez-vous et les opérations non
02:47-urgence.
02:49Évidemment, les soins seront maintenus et chacun peut comprendre qu'un dispositif de sécurité justifie certaines contraintes.
02:58Elles ont été volontairement réduites à leur strict nécessaire,
03:01mais bien évidemment, le niveau élevé de sécurité implique certaines contraintes.
03:05Vous évoquiez la menace et vous nous dites qu'il n'y a pas de menace particulière autour de cet
03:10événement.
03:10Quand vous préparez la mise en place de la sécurité du pape, qu'est-ce qui vous préoccupe le plus
03:15?
03:15Est-ce que c'est une attaque, un mouvement de foule, un drone, un incident individuel ?
03:21C'est tout ça. C'est l'ensemble, évidemment.
03:24C'est d'abord la gestion de flux, puisque d'un nombre très important de personnes,
03:28évidemment, va affluer dans l'agglomération parisienne.
03:31À peu près un million de personnes, sans doute, sur l'ensemble des événements,
03:34puisque, comme vous le savez, plusieurs événements sont prévus au cours de ces deux jours.
03:37Et donc, ce sont les flux de personnes, en réalité, qui vont beaucoup nous concerner,
03:42pour que les personnes soient en sécurité, évidemment, au cœur de l'événement,
03:46mais également sur leur trajet, sur les cheminements vers l'événement,
03:50et puis qu'évidemment, la sécurité soit maintenue dans l'ensemble de l'agglomération parisienne,
03:54puisque la vie continue, et que d'autres événements ont également lieu pendant ces deux jours.
03:58Notamment le concert de Céline Dion, parce qu'il y a 35 000 personnes à chaque concert.
04:02Est-ce que s'il y a un incident, évidemment, on prévoit toujours le pire, j'imagine que c'est
04:06votre cas,
04:06mais s'il y a un incident en marge du concert de Céline Dion, ou en marge de la venue
04:12du pape,
04:12il y aura suffisamment de membres des forces de l'ordre pour être sur les deux endroits ?
04:16Tout cela est anticipé, bien évidemment.
04:17La préfecture de police sécurise 6 000 événements par an.
04:21Évidemment, pas tous de cette ampleur-là, mais est aguerri, en tout cas, à tels événements.
04:26Le pape va aussi se rendre à Lourdes et à Metz, et à Saint-Denis.
04:30Est-ce que vous travaillez avec les autres préfectures, avec les équipes du Vatican ?
04:35Bien sûr, c'est un travail partenarial qui se déroule depuis plusieurs semaines.
04:39Évidemment, avec les équipes du Vatican, avec les organisateurs en France,
04:43que sont la Conférence des évêques de France et le Diocèse de Paris.
04:47Avec l'ensemble des services engagés sur ce dispositif-là,
04:51je le disais, nous allons bénéficier également des renforts de policiers,
04:55que sont les compagnies républicaines de sécurité ou de gendarmes.
04:58C'est véritablement un travail partenarial.
05:00Vous évoquiez les déplacements, les déambulations du pape en papamobile.
05:05Est-ce que c'est un défi particulier d'organiser ce genre de déplacement,
05:11sachant que la foule doit être à la fois protégée, le pape aussi,
05:14mais on doit pouvoir le voir et presque le toucher ?
05:18Absolument, c'est un dispositif très singulier que cette déambulation-là,
05:22sur un ruban de 2,5 kilomètres sur la rive gauche à Paris.
05:28Effectivement, c'est 250 000 personnes qui pourront s'approcher du pape
05:34et de ce défi en papamobile.
05:36C'est évidemment un défi sécuritaire,
05:37mais d'abord, ça doit être un moment festif.
05:39Donc, c'est évidemment toujours cette recherche d'équilibre
05:42sur laquelle nous travaillons,
05:44pour que ce soit évidemment un moment festif,
05:47tout en garantissant le plus haut niveau de sécurité.
05:49Merci beaucoup Hélène Dénécher d'avoir été avec nous ce matin,
05:52porte-parole de la préfecture de police de Paris.
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