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Laure Lavalette, porte-parole du RN et députée du Var, était l’invitée de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Laure Lavallette.
00:04Bonsoir, bonjour à vous.
00:05Bonjour Laure, c'est Harry.
00:06Portez parole du Rassemblement National et de Marine Le Pen, précisément.
00:09Vous êtes députée du Var.
00:10Après fausse humaire, les pêcheurs ont bloqué le dépôt pétroli de Frontignon.
00:14Aujourd'hui, ils bloquent des ferries à Nice, à Toulon, chez vous.
00:16CET, le Gros du Roi, Port la Nouvelle.
00:18Évidemment, tout le monde proteste contre la hausse des carburants.
00:20Il y a un mouvement qui est inquiète en haut lieu.
00:22La CGT appelle maintenant à des grèves dès le 8 octobre dans les sites totales.
00:27Est-ce que le Rassemblement National appelle à ces mouvements,
00:30appelle à ces mobilisations sur le terrain contre la hausse des prix du carburant ?
00:33En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on les comprend.
00:34Vous savez, la hausse du prix du carburant...
00:36Mais vous n'appelez pas aux mobilisations dans la rue.
00:38Je suis une femme politique.
00:39J'appelle à ce que l'on vote pour un parti et que les choses changent.
00:42Mais je comprends cette grune sociale.
00:43Évidemment, vous savez, en circonscription, je rencontre beaucoup de Français qui me disent ne plus en pouvoir.
00:48Et c'est vrai que déjà en septembre 2021,
00:51la mesure de Marine Le Pen pour faire baisser la TVA sur les énergies,
00:55notamment sur l'essence, le fioul et le gaz, était déjà très prégnante.
00:59Elle a été la première à mettre cette mesure sur le tapis.
01:01Ça fait cinq ans.
01:02Cinq ans qu'on en parle et cinq ans que le gouvernement reste sourd,
01:05alors que c'est une mesure, évidemment, structurelle dont les Français ont besoin.
01:08Je vous rappelle que quand les Gilets jaunes ont commencé,
01:10je crois que c'était parce que le litre d'essence était à 1,50 euro.
01:13On est ce matin à Toulon à 2,42 au pont du Lasse.
01:16Le gouvernement est à les pieds et les mains ligotés par le budget 2027.
01:21Il n'y a plus un sou dans les caisses, nous disent-ils.
01:23C'est pour ça qu'ils prononcent les aides gros rouleurs jusqu'à décembre.
01:26C'est insuffisant pour vous ?
01:27Ce qu'ils voulaient en la vallée.
01:28Ce qu'ils veulent dire, c'est qu'il n'y a plus un sou dans les caisses
01:29parce qu'ils ont fait 1 300 milliards de dettes en 10 ans, Laurence Ferrari.
01:33Ils ont vidé les caisses comme jamais personne ne l'avait fait.
01:36Ils ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000.
01:40Donc rendez-vous compte, moi je suis élue depuis quatre ans,
01:42ça fait quatre ans que le budget qu'ils nous proposent est à 150 milliards de découvertes.
01:47Et la baisse que vous proposez sur l'hectare carburant, vous l'avez chiffrée ?
01:51Oui, on l'a chiffrée, c'est 12 milliards.
01:52Ça ne vienne pas les caisses ça ?
01:53C'est 12 milliards, mais on a des grandes pistes d'économie
01:55qui là aussi n'ont pas du tout été retenues par le gouvernement.
01:59Nous le regrettons, mais vous savez, nous pensons que nous donnons trop d'argent à l'Union européenne.
02:02On est contributeurs nets de 9 milliards, que les Français qui nous entendent comprennent bien.
02:06On donne à l'Union européenne bien plus que ce qu'elle nous rend.
02:10On pense que vu la situation du pays, évidemment, ça n'est pas possible.
02:13Marine Le Pen l'a dit hier, on veut faire des économies sur l'immigration.
02:16On veut réserver les aides de solidarité aux Français.
02:20C'est 16 à 20 milliards.
02:22On va rester sur le pouvoir d'achat pour l'instant, si vous le voulez bien.
02:26Emmanuel Macron a demandé au gouvernement une totale mobilisation.
02:27C'est du pouvoir d'achat de l'économie, Laurence Ferrari.
02:29Bien entendu.
02:30Mais là, sur vraiment le problème de la vie chère et de l'essence,
02:33Emmanuel Macron demande à son gouvernement une totale mobilisation sur l'approvisionnement
02:38et les prix de l'essence, mais sans aucun montant, aucun calendrier.
02:42Est-ce que c'est une réponse ou un aveu d'impuissance ?
02:44Un aveu d'impuissance.
02:45Il a même demandé à la Commission européenne une étude pour voir pourquoi les prix avaient flambé.
02:52Et cette étude lui a été refusée.
02:54Donc vous imaginez bien l'humiliation.
02:56Emmanuel Macron se débat comme il peut.
02:58On est encore, voilà, c'est la dixième année de son quinquennat.
03:01Il est temps que ça se termine.
03:02Et la bonne nouvelle, c'est qu'on arrive dans une année électorale où les Français vont pouvoir enfin renverser
03:06la table.
03:07Édouard Philippe, qui est candidat, lui, demande un doublement des aides ciblées pour combler la flambée des prix.
03:13Il dit qu'il a appris de ses erreurs de 2018, parce qu'effectivement, c'était en partie la hausse
03:17des prix du carburant,
03:19la taxe carbone et les 80 km heure qui avaient mis le feu aux poudres.
03:22Le feu aux poudres, j'aimerais le croire.
03:23J'ai sûrement perdu un peu de...
03:25Vous croyez ?
03:25Non, je ne le crois pas du tout.
03:26Je n'ai pas sincère.
03:27J'ai du mal à imaginer que les gens qui ont créé les problèmes vont trouver maintenant des solutions.
03:31C'est aussi le message qu'on vient de dire aux Français.
03:33C'est si vous votez pour les mêmes, et Édouard Philippe est le clone d'Emmanuel Macron, comme l'est
03:37Gabriel Attal,
03:38on aura la même politique.
03:39Donc voilà, il va falloir...
03:41Je pense que le pays a besoin d'alternance, il a envie d'alternance.
03:44C'est en ça que cette élection présidentielle va être évidemment intéressante.
03:48On a un sondage CSA pour l'Europe 1, le CNews et le JDD.
03:5287% des Français approuvent la demande de baisse des taxes sur les carburants.
03:57C'est évidemment ce que propose Marine Le Pen, mais ce n'est pas aussi simple que ça, évidemment.
04:01Et puis c'est ce qu'on propose, encore une fois, depuis 5 ans, parce qu'on a vraiment senti
04:04l'urgence.
04:05On demande aussi un panier de 100 produits de première nécessité à une TVA à 0%.
04:10Pourquoi est-ce que nos voisins européens y arrivent ?
04:13C'est une vraie question quand même.
04:14Nous, en fait, c'est toujours impossible.
04:16Dès qu'on essaye de renégocier le prix de l'électricité, de le décorréler du prix du gaz, c'est
04:20impossible.
04:20Dès qu'on essaye de reprendre un peu en main notre politique migratoire, c'est impossible.
04:23Mais autour de nous, nos voisins y arrivent.
04:26Donc je pense qu'en fait, il manque de volonté politique.
04:28Et les gens qui nous gouvernent, pour l'instant, ont dilapidé notre argent,
04:32mais ne comptent pas faire en sorte que ça s'arrête.
04:34Alors la Vallette, porte-parole de Marine Le Pen, est avec nous ce matin.
04:37On l'a dit, la colère monte.
04:39Il y a des mouvements qui s'organisent pour le 17 octobre.
04:41Est-ce que vous croyez à un retour des Gilets jaunes ?
04:4488% des Français interrogés par le Figaro ce matin le pensent.
04:48Mais est-ce que vous dites non, pas les ronds-points, plutôt le bulletin en 2027 ?
04:51C'est pas mal, pas les ronds-points, le bulletin.
04:53Alexis Brézé, je vous rends la citation à Alexis Brézé.
04:56Je pense que les choses ne se repassent jamais de la même façon.
04:59Donc je ne suis pas sûre qu'on arrive à la même mobilisation.
05:02Même si, encore une fois, je comprends ces catharsis, même cathartiques, pour les Français.
05:06Je veux dire, ils sont dans une situation, moi je les rencontre,
05:08ils me disent, voilà, j'hésite entre dîner et me déplacer.
05:12Ils ne vont plus voir leur famille, ils ont moins de loisirs.
05:14Et dans 15 jours, ils vont hésiter entre dîner ou se chauffer.
05:18Donc vous imaginez bien la colère dans laquelle ça vous met,
05:20parce qu'ils sont toujours aussi autant imposés.
05:23Je veux dire, on a des taux records d'imposition.
05:25En fait, la question qu'on se pose, c'est, est-ce qu'on vit mieux maintenant qu'il y
05:29a 10 ans ?
05:29Je pense qu'on a le plus beau pays du monde.
05:31Emmanuel Macron et son équipe en ont fait un enfer fiscal, un enfer sécuritaire, un enfer migratoire.
05:36Tout ça, ça pèse sur les Français.
05:38J'y pensais tout à l'heure, même mes enfants ne se projettent plus.
05:41Moi, j'ai des jeunes adultes, ils ne me disent pas, tiens, dans 10 ans, je ferai ça.
05:43On sent quand même une espèce de cocotte minute où, voilà, on survit plutôt qu'on ne vit.
05:48La bonne nouvelle, comme vous le disiez, c'est que le 18 avril et le 2 mai,
05:50on peut vraiment renverser la table.
05:53Il y a plusieurs choix qui s'offrent à nous.
05:54Peut-être qu'on voulait qu'on l'attende un peu pour eux.
05:56Absolument.
05:56Non, non, mais juste un mot sur ces mobilisations qui s'annoncent pour le mois d'octobre.
06:00Est-ce que vous les, vous avez compris, vous ne les encouragez pas,
06:03vous les soutenez, vous ne les encouragez pas ?
06:04Fabien Roussel appelle à aller sur les ronds-points.
06:07Olivier Faure appelle au soulèvement.
06:09Et Jean-Luc Mélenchon veut un état d'urgence sociale.
06:11Est-ce que ce sont des propositions, encore une fois, qui ont un écho chez vous ?
06:14En fait, sous la Ve République, la Cour suprême, c'est le peuple.
06:17Et on a une chance folle, on a le pouvoir, en fait, avec un bulletin de vote.
06:21Vous savez, les Français, le 18 avril, ils vont avoir le choix entre soit
06:24le déclin long, inexorable, que l'on vit depuis 10 ans,
06:27avec les clones d'Emmanuel Macron.
06:28Ils auront le choix avec Jean-Luc Mélenchon à la taxation pour tout le monde,
06:33à l'argent magique, comme si les entreprises allaient pouvoir
06:35augmenter les salaires sans faire faillite.
06:37Ça n'existe pas.
06:38Par contre, ils veulent régulariser tous les sans-papiers.
06:41Ils veulent remettre la baïa dès la rentrée du mois de septembre.
06:45Et il y a un troisième chemin que nous proposons,
06:48avec une maîtrise, une reprise en main.
06:50Jordan Bardella et Marine Le Pen l'ont dit.
06:52On va faire le plus grand plan au niveau des dépenses publiques,
06:55le grand plan de redressement du pays.
06:57Il est temps de s'y atteler.
06:58Il va falloir être courageux, parce que c'est assez vertigineux.
07:01Mais nous aurons la volonté politique de le faire.
07:03Vous savez, nous ne sommes pas une famille politique comme les autres.
07:05Quand vous avez préféré perdre pendant 30 ans sur vos idées
07:07plutôt que de changer d'idée,
07:09je pense que ça nous donne un gage d'authenticité.
07:11Quand on dit qu'on va faire quelque chose, on va faire.
07:13Le RN est dans une posture très raisonnable,
07:15on l'entend lors de la Valette.
07:16Marine Le Pen dit qu'elle ne fera rien qui aggrave
07:18la situation financière du pays.
07:20Donc, a priori, pas de censure du budget
07:23que va présenter péniblement peut-être M. Le Cornu
07:25dans les prochains jours.
07:27Est-ce que donc elle favorise l'immobilisme
07:29jusqu'à la présidentielle ?
07:30Tout le monde attend 8 mois
07:32avant que les problèmes ne soient réglés ?
07:33Les années présidentielles sont toujours des années difficiles.
07:35Vous savez, nous ne tolérons quand même pas
07:37qu'ils touchent au pouvoir d'achat
07:38de ceux qui travaillent ou de ceux qui ont travaillé.
07:39Quoi, la ligne rouge, alors ?
07:41Marine Le Pen s'expliquera sur le sujet.
07:43Mais voilà, il n'est pas question
07:44que les retraites ne soient pas indexées.
07:46C'est une loi depuis 1993.
07:47C'était même une promesse de campagne
07:50des macronistes en 2022
07:51quand ils se sont fait réélire.
07:53Voilà, le déremboursement des médicaments.
07:55Nous ne tolérons pas qu'il y ait
07:56les impôts sur les sociétés
07:58qui soient augmentés.
08:00Après, vous savez, c'est un budget
08:01qui est particulier.
08:02C'est probablement un budget
08:03qui sera rectifié par l'équipe en place.
08:05Donc, j'espère bien par nos soins.
08:07Donc, mieux vaut un mauvais budget
08:09que pas de budget du tout.
08:11C'est ce que Marine Le Pen a dit.
08:11Ce serait compliqué.
08:12Voilà, après, nous espérons peser
08:14de tout notre poids.
08:15Nous sommes le premier groupe
08:17à l'Assemblée nationale.
08:18On va présenter un contre-budget.
08:20On est une des seules familles politiques
08:21à le faire.
08:21Courant octobre,
08:22Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy
08:24vont présenter
08:25avec vraiment nos économies chiffrées.
08:28Puis, nous avons un grand plan ambitieux
08:29de 125 milliards d'économies
08:31sur cinq ans.
08:32Il faut évidemment qu'on arrive
08:34à un excédent primaire
08:35pour pouvoir voir enfin
08:36des lendemains qui chantent.
08:38Alors, vous promettez moins d'impôts,
08:40davantage de pouvoir d'achat,
08:42mais aussi davantage de services publics,
08:44avec davantage de dépenses
08:45dans le régalien.
08:46Où est-ce que vous allez tailler ?
08:47C'est ça, la vraie question.
08:48Parce qu'on voit bien
08:49où vous voulez baisser,
08:50mais on ne voit pas
08:50où vous voulez tailler dans le vif.
08:52Je vous l'ai dit déjà,
08:53notre contribution nette
08:53à l'Union européenne.
08:55Sébastien Lecornu,
08:55vous avez entendu,
08:56qui demande même à l'Union européenne
08:57de baisser cette contribution
08:58de la France.
08:59Et vous avez vu Bruno Le Maire aussi,
09:00qui d'un coup trouve
09:01qu'évidemment,
09:01on donne trop d'argent.
09:02C'est marrant comme quoi
09:03on peut être touché par la grâce
09:05dans une année présidentielle.
09:06Voilà, sur l'immigration,
09:07encore une fois,
09:14Être Français doit donner
09:15plus de droits
09:15que quand vous ne l'êtes pas.
09:16Alors après, à ailleurs,
09:17ça a mis une de vos collègues
09:21dans le désarroi hier.
09:23Mais Ruth Elkrieff,
09:24n'en revenez pas
09:25qu'on puisse proposer ça.
09:26Mais en fait, ça existe déjà.
09:27Le droit de vote
09:27est réservé aux Français.
09:28Pour travailler dans l'administration,
09:30il faut être Français.
09:31Donc vous imaginez bien
09:32que voilà, ça n'a rien de...
09:33C'est du bon sens même
09:35que de réserver les allocations
09:37de solidarité aux Français.
09:39De même, la priorité
09:40dans les logements sociaux.
09:41Ces logements sociaux
09:42qui ont été financés
09:42par nos parents,
09:43Laurence Ferrari,
09:44par nos grands-parents,
09:45nous avons envie
09:46de les réserver encore une fois.
09:47Ça ne résoudra pas
09:48la crise du logement.
09:49Il manque des logements.
09:50C'est ça le sujet.
09:51Il faut fabriquer
09:52et construire des logements.
09:52Vous avez sûrement entendu
09:53Marine Le Pen à un moment.
09:54Ça a été un de ses gros axes.
09:55Elle veut libérer la construction.
09:57Édouard Philippe, d'ailleurs,
09:58avec ses réglementations en 2020,
10:00a mis un coup de frein terrible
10:02à la construction des logements.
10:04On a aujourd'hui
10:05le taux de construction par an
10:07qui est équivalent
10:08à celui de 1992.
10:10Vous imaginez bien
10:10que ça pose question.
10:11On en produit à peu près
10:12220 000.
10:13Il en faudrait 450 000.
10:14Pareil pour les logements sociaux.
10:16Ça manque de logements sociaux.
10:17Marine Le Pen veut libérer tout ça.
10:19Elle veut mettre fin aux ânes.
10:20Elle propose que l'État
10:22mette à disposition
10:23l'État et collectivité
10:24des terrains
10:25sur lesquels les constructeurs
10:26vont pouvoir construire.
10:28Ça sera un bail amphithéotique.
10:30Au bout de 50 ans,
10:31l'État reprendrait
10:32à la fois le terrain
10:34et la construction
10:35qui aura déjà été amortie
10:36par le constructeur.
10:37Il faut urgemment
10:38trouver des logements.
10:40Pour ça, il faut aussi
10:41mettre fin au DPE.
10:42Il faut pouvoir louer.
10:44On est quand même
10:45assez masochiste
10:45de ressortir artificiellement
10:47des centaines de milliers
10:49d'appartements et de maisons
10:51du marché.
10:51Tout ça parce qu'ils n'ont pas
10:53exactement...
10:53Un mot de l'immigration,
10:54Laurent Lavalette.
10:55Vous êtes la porte-parole
10:55de Marine Le Pen.
10:56On est sur CNews et sur Europe 1.
10:57Hier, le député
10:58portant ensemble
10:59pour la République,
11:00Charles Roduel,
11:00a publié un rapport
11:01très offensif
11:02sur la lutte
11:03contre l'immigration illégale,
11:05moratoire de 3 ans,
11:06centre de rétention administrative
11:07pouvant accueillir
11:08jusqu'à 1000 personnes
11:09contre 140 aujourd'hui,
11:10refonte de Schengen,
11:12rétablir le délit
11:12de séjour irrégulier,
11:14revoir la Convention européenne
11:15des droits de l'homme,
11:16rétablir tout ça.
11:17Qu'est-ce qu'il vous reste ?
11:18Je crois que Charles
11:19s'est trompé de maison
11:19parce que je le connais un peu,
11:21on en a souvent parlé.
11:22Vous le côtoyez
11:23à l'Assemblée nationale ?
11:25C'est du bon sens
11:25mais sa famille politique
11:26le sait déjà tout ça.
11:28Et qu'est-ce qu'elle a fait
11:28sa famille politique ?
11:29On a des taux records.
11:30Nous accueillons par an
11:31500 000 immigrés légaux.
11:33Ça fait 2 millions
11:34en 4 ans.
11:35C'est complètement hallucinant.
11:37Mais pourtant,
11:38vous n'avez pas voté
11:38les propositions de M. Roduel ?
11:40Pourquoi ?
11:41Non mais elles ne sont pas sorties
11:42encore.
11:43Il n'a pas sorti.
11:44C'est un très mauvais procès
11:46parce que nous votons
11:47tout ce qui va dans le bon sens.
11:48Ça fait 4 ans
11:49que nous votons vraiment.
11:50Si ça peut améliorer
11:51le quotidien des Français,
11:52je peux vous assurer
11:52que nous le votons.
11:53Et je pense même
11:54en parlant d'immigration
11:55quand LR a mis sur la table
11:56la fin des accords de 68,
11:57ils n'étaient pas là
11:58pour voter leur texte
11:59et nous l'avons voté.
12:00Donc voilà.
12:01Quand vous accueillez
12:01500 000 immigrés légaux par an,
12:03vous imaginez bien
12:03que ça embolise l'hôpital,
12:04ça embolise l'école
12:05et puis ça amène
12:06sur notre sol aussi
12:07une culture qui n'est pas exactement...
12:08Voilà, qui n'est pas exactement...
12:10Donc ce rapport va dans le bon sens,
12:11donc vous le votez.
12:13Probablement que si ça va
12:14dans le bon sens,
12:15bien sûr que nous le voterons.
12:15Mais la grande différence,
12:17c'est que nous,
12:17nous allons mettre en preuve,
12:18nous allons mettre en pratique
12:19une vraie lutte contre l'immigration.
12:20Marine Le Pen l'a rappelé hier.
12:22Une des premières choses
12:22que nous allons faire,
12:23c'est un référendum constitutionnel
12:25pour intégrer dans notre Constitution,
12:27graver dans le marbre
12:28les outils juridiques,
12:29politiques, administratifs
12:30qui vont nous permettre
12:31de lutter contre cette immigration.
12:34Il faut mettre fin
12:35aux droits du sol,
12:36mettre fin au regroupement familial,
12:38instaurer la priorité nationale.
12:39Et comme la Constitution,
12:41vous savez bien,
12:41c'est la Cour suprême,
12:42elle sera au-dessus
12:43des traités européens.
12:45Mais Jean-Paul Douell,
12:47maintiens, vous,
12:47vous n'avez pas voté
12:48la dernière fois
12:49sa proposition de droit
12:51à l'Assemblée nationale d'Ontacte.
12:53Donc il faut peut-être
12:53vous mettre en cohérence.
12:54Je pense que si on va
12:56sur le trottoir,
12:57si on descend en bas de ses news
12:58et qu'on demande
12:58si entre M. Rodwell
12:59ou le Rassemblement national
13:00qui va vraiment lutter
13:01contre l'immigration massive
13:03et dérégulée,
13:04je pense quand même
13:05qu'on a la palme.
13:05En tout cas,
13:06quand on voit les sondages,
13:07on peut imaginer
13:07que les Français nous font confiance
13:09sur ce sujet-là.
13:10Et je sais que je leur dis
13:11nous ne vous décevrons pas.
13:12Nous avons la volonté politique
13:14évidemment de mettre fin
13:15à cette immigration.
13:16Avec des équipes
13:17qui sont unies,
13:18qui sont soudées.
13:19On a beaucoup parlé
13:19de dissension
13:20entre Jordan-Barré
13:21et Marine Le Pen.
13:22Elle a écarté ça
13:22d'un revers de la main.
13:24Effectivement,
13:24c'est toujours le tandem
13:25qui va mener la campagne
13:26pour le RN ?
13:27Exactement.
13:28Vous imaginez la chance qu'on a ?
13:29On a deux personnalités
13:30préférées des Français
13:32qui forment un ticket
13:33qui va, j'espère,
13:34nous amener
13:34à gagner cette élection présidentielle.
13:37C'est une chance folle.
13:38Ils ont évidemment
13:39chacun leur sensibilité.
13:40Il y a une femme de 58 ans,
13:41un homme de 31 ans.
13:42Vous imaginez bien
13:43cette complémentarité,
13:44elle est extraordinaire.
13:45Je comprends
13:46qu'elle nous est enviée
13:47et je comprends du coup
13:47qu'elle soit attaquée.
13:48C'est deux visions économiques
13:49différentes ?
13:50Une vision plus libérale,
13:51une vision plus social-étatiste
13:53de l'autre ?
13:53Il n'y aura qu'une seule ligne.
13:55Et qu'un seul projet.
13:56Bien évidemment,
13:56qu'un seul projet.
13:57Et Jordan-Barré
13:57l'a dit
13:58je soutiendrai Marine Le Pen
13:59à 200%
13:59après que sur certains sujets
14:01on ne soit pas exactement d'accord.
14:02On est une famille politique.
14:03Ça ne me paraît pas aberrant.
14:04Je suis sûre que dans votre famille
14:05tout court,
14:06parfois vous n'êtes pas d'accord.
14:07Et pourtant,
14:08on avance dans le même sens.
14:10Le second tour,
14:10RN et les filles,
14:11est-il inéluctable à vos yeux ?
14:13Aujourd'hui,
14:13Marine Le Pen est
14:14une gagnante
14:14dans toutes les configurations.
14:16Mais on est à 8 mois d'élection.
14:17Tout peut se passer.
14:18Est-ce que se mettre
14:19dans la posture du gagnant,
14:21ce n'est pas un peu dangereux ?
14:22Ce n'est pas facile.
14:23En fait,
14:23on ne se met pas
14:24dans la posture du gagnant.
14:25Ce sont les sondages
14:25qui nous y mettent.
14:26Mais nous,
14:27nous faisons campagne
14:28comme si nous étions
14:28à 10 %,
14:29Madame Ferrari.
14:30Une élection n'est jamais jouée.
14:32Je peux en savoir quelque chose.
14:33À tout long,
14:34j'étais donnée favorite
14:35et ça a été plus difficile.
14:38Ce qui est certain,
14:39c'est qu'on continue,
14:40on fait ce qu'on sait faire,
14:41on va voir les Français
14:42et on propose encore une fois
14:43des solutions.
14:44Quand Marine Le Pen,
14:45en 2021,
14:45propose cette réduction de TVA,
14:47je veux dire,
14:48elle a senti l'urgence.
14:49Quand là,
14:49elle met le logement sur la table,
14:51c'est qu'elle a senti l'urgence.
14:52Alors,
14:53je ne pense pas
14:53que ce duel
14:55soit inéluctable.
14:56Pourquoi ?
14:57Jean-Luc Mélenchon
14:57pourrait s'effondrer,
14:58selon vous ?
14:59Je n'en sais rien.
14:59Peut-être que les autres
15:00peuvent remonter.
15:00On ne sait pas,
15:01pour l'instant,
15:02qui sera au second tour.
15:03Mais elle dit,
15:04j'ai besoin d'une impulsion
15:06extraordinaire.
15:06Et c'est vrai que cette impulsion,
15:07nous l'aurions plus
15:08si nous gagnions
15:09face au clone
15:10d'Emmanuel Macron.
15:11Parce qu'on a besoin
15:11de cette adhésion,
15:12on a besoin d'avoir
15:13une majorité aussi
15:14à l'Assemblée nationale.
15:15C'est bien de ramener
15:15la coupe à la maison,
15:16mais c'est mieux
15:17de transformer le pays.
15:18Et c'est exactement
15:19ce que nous voulons faire.
15:19Et pour ça,
15:20il nous faut cette impulsion.
15:21On a des grandes réformes
15:23pour le pays,
15:23Madame Ferrari.
15:25Pour cette renaissance
15:26de la France,
15:26pour la renaissance
15:27de l'hôpital,
15:28pour la renaissance
15:28de l'école,
15:29pour la sécurité,
15:30on a besoin d'avoir
15:30une grande majorité.
15:31Et pour ça,
15:32il faut une grande impulsion
15:33derrière.
15:33Il faut qu'il y ait
15:34une majorité
15:35aux législatives.
15:36Il ne s'agit pas seulement
15:37de la présidentielle,
15:38il s'agit du troisième tour.
15:40Bien sûr,
15:40du troisième tour.
15:41Les législatives.
15:42Est-ce que vous avez trouvé
15:43une banque française
15:44pour financer votre campagne ?
15:46Alors, je ne suis pas du tout,
15:47figurez-vous,
15:47dans l'équipe qui cherche.
15:49Je crois que ça n'est
15:50toujours pas fait,
15:51ce qui est d'ailleurs
15:52complètement scandaleux
15:53quand on y pense.
15:54Vous imaginez que
15:54le premier parti de France
15:56a du mal à trouver
15:57un financement.
15:58D'ailleurs, je ne sais pas,
15:58je trouve ça antidémocratique.
16:01Pour le coup,
16:02François Bayrou avait parlé
16:03de la banque de la démocratie
16:04qu'on n'a jamais vue.
16:05Je pense que ça scandalise
16:07d'ailleurs les Français
16:09qui m'en parlent.
16:10Pour l'instant,
16:10c'est quoi ?
16:11C'est le RN qui paye ?
16:12C'est lui-même la campagne ?
16:13Il faut demander
16:14au trésorier,
16:14Madame Ferrari.
16:15Ce sont des questions
16:16qui me dépassent.
16:18La recherche des parrainages,
16:19là aussi,
16:19c'est un vrai obstacle ?
16:21Oui, ça va être
16:21beaucoup plus facile quand même.
16:22On a beaucoup d'élus,
16:24on a des maires élus.
16:25Enfin non, ça,
16:25je pense que c'est
16:26un bien moins grand obstacle.
16:29Je pense que c'est réglé
16:29d'ailleurs en pratique.
16:30Donc vous avez les parrainages ?
16:31Je ne sais pas,
16:32mais je sais qu'on n'est pas
16:33loin de les avoir.
16:33Déjà, quand on compte
16:34tous ceux de notre famille politique
16:36qui peuvent donner un parrainage,
16:37je crois que nous sommes...
16:38Vous comptez sur les sénatoriales
16:39d'ailleurs pour obtenir un groupe
16:41et donc des parrainages ?
16:42Bien sûr.
16:42Le 25 septembre,
16:46finalement, se passe de nous
16:48alors que nous représentons...
16:49Nous sommes le premier parti
16:50de France.
16:51Nous sommes le premier parti
16:52à l'Assemblée nationale.
16:53On voit bien les sondages.
16:54On a derrière nous
16:5411, 13 millions de Français
16:56qui nous font confiance.
16:57C'est absolument démocratiquement
16:59impensable qu'ils ne soient
17:00pas représentés.
17:00À qui vous tendez la main
17:01ce matin, alors,
17:02la valette ?
17:02Parce que vous avez besoin d'allier.
17:03Vous avez évidemment
17:04Éric Ciotti, Marion Marachal
17:05et parmi vos rangs,
17:06j'imagine qu'elle aura un rôle
17:07dans la campagne officielle
17:08de Marine Le Pen.
17:09À qui vous tendez la main ?
17:10Parce que vous parlez
17:11des clones d'Emmanuel Macron,
17:12donc je pense que vous parlez
17:13d'Edouard Philippe
17:14et de Gabrielle Attal.
17:14Il y a Bruno Retailleau,
17:15vous lui tendez la main ?
17:17Oui, alors,
17:17j'allais dire à tous
17:18les patriotes sincères.
17:19C'est là où ça devient
17:20un peu compliqué
17:20avec Bruno Retailleau.
17:21Encore une fois,
17:22moi, j'ai cru qu'il n'est pas
17:22un patriote sincère.
17:23Je l'ai vu à l'œuvre,
17:24en fait.
17:25Je veux dire,
17:25je l'ai eu comme ministre.
17:27J'ai bien vu qu'il n'avait
17:27rien mis en œuvre
17:29de ce qu'il avait promis.
17:30Donc, c'est le problème
17:31des LR.
17:31D'ailleurs, ça me navre
17:33parce que c'est une famille
17:33politique, du coup,
17:34qui n'existe plus,
17:36mais parce qu'ils ont
17:37tellement déçu.
17:38Enfin, je veux dire,
17:38le premier en tête
17:39étant Nicolas Sarkozy,
17:41en fait, voilà.
17:41Donc, maintenant
17:42qu'on en est là,
17:42voilà, M. Retailleau
17:44n'a absolument pas fait
17:45ce qu'il a dit.
17:45Alors, c'est facile en campagne
17:46de venir parler comme nous.
17:48Regardez, les Français
17:48ne s'y trompent pas,
17:49la preuve, je crois
17:50qu'il est crédité
17:50de très peu de points
17:51dans les sondages,
17:52mais on fait évidemment
17:52appel à tous les patriotes sincères
17:54qui veulent...
17:55Donc, vous parlez aux électeurs
17:56et non pas à ceux
17:57qui dirigent les partis.
17:58Ou alors, vraiment,
17:58il faut être touché par la grâce
17:59et dire, j'adhère évidemment
18:00au programme de Marine Le Pen
18:02et je viens en faisant
18:03un mando de rame.
18:03Mais voilà, encore une fois,
18:05pour le redressement du pays
18:06qui est vraiment nécessaire.
18:07Enfin, vous...
18:08Rien ne va bien.
18:09Rien ne va bien.
18:10C'est vertigineux.
18:11Donc, il n'y aura pas
18:12de gouvernement d'ouverture
18:13si, par exemple,
18:13vous accédiez à l'Élysée.
18:15Non, mais si.
18:15RN, RN, RN.
18:16Non, pas du tout,
18:17Madame Ferrari.
18:18Encore une fois,
18:18tous les gens qui sont
18:19de bonne volonté,
18:20des patriotes sincères
18:21qui vont nous aider
18:21à retrousser les manches
18:22et à s'attaquer
18:23à ce chantier énorme
18:24du redressement
18:25des finances publiques,
18:26de s'attaquer à l'immigration,
18:28de remettre l'hôpital debout,
18:30de faire en sorte
18:30que nos enfants
18:31sortent de l'école
18:31en sachant lire et écrire,
18:33alors ils seront les bienvenus.
18:34Est-ce que vous regardez
18:34ce qui se passe à gauche,
18:35la primaire socialiste,
18:39François Hollande
18:39qui va sans doute
18:40se déclarer candidat,
18:41ce serait un adversaire sérieux
18:42pour Marine Le Pen ?
18:44François Hollande,
18:45ancien président de la République,
18:46qui connaît
18:47l'exercice du pouvoir,
18:48qui a de l'expérience.
18:49Qui, je vous rappelle,
18:50n'a même pas pu se représenter
18:51tellement sa cote de popularité
18:53était basse
18:53et tellement il n'a pas laissé
18:54un bon souvenir aux Français.
18:55Non, moi, je pense
18:56qu'à un moment,
18:56il faut arrêter de revenir,
18:57surtout, mais voilà.
18:59Marine Le Pen
18:59en est la cinquième candidature
19:01lors de la valette.
19:01Nous n'avons jamais abandonné,
19:03nous n'avons jamais eu le pouvoir.
19:04Vous savez, je pense que
19:05c'est une vraie question, ça.
19:06Si on arrive,
19:06on ne peut pas décevoir les Français.
19:08Une fois que vous avez déçu
19:09les Français,
19:09je pense que c'est très compliqué
19:10de revenir.
19:11Moi, je pense que justement,
19:12c'est la gravité d'ailleurs
19:13qu'a Marine Le Pen,
19:14c'est qu'elle comprend
19:15l'immensité du chantier
19:17et de ne pas décevoir.
19:18Il y a tellement d'espoir
19:19dans la candidature
19:20de Marine Le Pen
19:21et Jordan Bardella,
19:21si vous savez.
19:22C'est Marine Le Pen
19:23ou le chaos pour vous,
19:252027 ?
19:25C'est le déclin
19:26de la France inéluctable ?
19:27Le déclin,
19:28il est déjà long, inexorable,
19:30enclenché déjà sûrement
19:31depuis François Hollande.
19:34Rien ne fonctionne bien,
19:35vous avez bien vu
19:35le dernier classement PISA.
19:38C'est la catastrophe.
19:40Voilà, est-ce qu'on vit mieux ?
19:41Mes grands-parents
19:42vivaient mieux que nous.
19:43C'est complètement hallucinant.
19:45Donc, cette gronde sociale,
19:47cette précarité
19:49que moi je vois
19:50en circonscription,
19:51bien sûr qu'il faut
19:51y mettre un terme.
19:52Il y a des outils pour le faire.
19:53Je veux dire aux Français
19:54que ce qu'ils vivent
19:55n'est pas une fatalité,
19:56c'est la conséquence
19:57de mauvais choix politiques.
19:58Nous n'aurions pas fait les mêmes
19:59et nous ne ferons pas les mêmes
20:00à partir du 2 mai.
20:01Laure Lavallette,
20:01c'était notre invité.
20:02Merci d'être venu
20:03par le débat de Marine Le Pen.
20:04Bonne journée à vous.
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