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NewsTranscription
00:00:0217h19h, les vraies voix sud radio, Cécile de Ménibus, Patrick Roger, Philippe David
00:00:10Tiens donc, dis donc, qu'est-ce qu'il se passe, bonjour à tous, mais quelle est cette surprise
00:00:20avec des vraies voix qui courent nues dans le studio, qu'est-ce qu'il vous arrive ?
00:00:26On a appris aujourd'hui que c'était l'anniversaire, votre anniversaire, dont je ne comprends
00:00:33même pas que ce ne soit pas devenu la fête nationale d'ailleurs
00:00:35Mais ce n'est pas vrai, c'est ton anniversaire, je ne te l'ai pas souhaité
00:00:38Ben non
00:00:38C'est la fête radio nationale
00:00:41La fête radio nationale
00:00:42Radio nationale, radio nationale
00:00:44Tu fais donc 20 ans, 21 ans, c'est ça ?
00:00:4820, 20, non pas encore, 19
00:00:51Attention, hors CSG, TVA et RDS
00:00:56Et puisque nous sommes filmés, Cécile, donc pour ceux qui nous regardent sur les réseaux
00:01:01sociaux, je vous embrasse
00:01:02Ah bah oui
00:01:02Je vous souhaite un joyeux anniversaire
00:01:05Voilà !
00:01:07Merci, bravo, merci !
00:01:09Il y a des privilégiés
00:01:11On peut peut-être donner l'adresse de la radio pour les cadeaux, non ?
00:01:15Oui, oui, absolument, mais je suis sûr qu'il y a de nombreux admirateurs secrets
00:01:18Vous êtes encore resplendissantes
00:01:20Oh là là
00:01:20Non mais c'est vrai, le temps n'a pas d'effet sur vous, qu'est-ce que vous voulez
00:01:23que je vous dise ?
00:01:23Vous avez quelque chose à demander ?
00:01:26Vous remerciez mon chirurgien ?
00:01:28Même ma soeur vous souhaite un bon anniversaire
00:01:30On embrasse les Françoises, bien entendu, et merci beaucoup
00:01:34C'est vrai, cela dit, ce que dit Mickaël, Cécile
00:01:37N'est-ce pas ?
00:01:38Vous ne bougez pas !
00:01:40Ça ne bouge pas !
00:01:40Vous venez même plus resplendissante, effectivement, Philippe Bilger
00:01:44Je le dis lors de certaines émissions, et on me reproche d'aller vers une tonalité parfois légèrement grivoise
00:01:52Mais à l'égard de Cécile, je suis l'esthétique et capitale
00:01:58Oui, flattez-moi, flattez-moi
00:02:01Je ne sais pas ce qu'en pensent ces auditeurs, d'ailleurs, s'ils veulent vous souhaiter
00:02:06Peut-être que tout à l'heure, il y aura une émission spéciale, Philippe David, à 19h, avec vous, non
00:02:10?
00:02:10Si vous voulez parler de l'anniversaire de Cécile de Bénibus de 19 à 20, on aura d'autres sujets,
00:02:14évidemment, mais vous êtes les bienvenus
00:02:16Elle fera même la bise en direct, si vous voulez
00:02:18Franchement, ça va être passionnant
00:02:19Pour les auditeurs, ça va être un grand moment de joie, de bonheur
00:02:23En tout cas, merci beaucoup pour cet anniversaire
00:02:25Et j'embrasse tous ceux qui sont nés, bien entendu, le 16 septembre
00:02:28Bien entendu, les amis, le sommaire aujourd'hui, allons-y
00:02:31Puisque vous avez vu, je ne sais pas, en tout cas, je ne sais pas si vous l'avez vu,
00:02:35c'est le procès du jour
00:02:36Les commerçants qui diffusent les photos des voleurs
00:02:38C'est nouveau, ça, Patrick Roger ?
00:02:40Oui, est-ce que c'est normal ou scandaleux ?
00:02:43C'est la CNIL qui vient d'épingler un petit peu ces commerçants qui le font
00:02:48Donc, c'est un vrai procès
00:02:50Est-ce que vous êtes contre cette méthode ?
00:02:52Ou alors, est-ce que vous dites, finalement, la justice est peut-être un peu trop lente, parfois
00:02:57Et ils ont raison, j'aimerais vous entendre
00:03:00Vous dites que c'est normal à 96%
00:03:02Donc là, il n'y a pas de doute chez les auditeurs, monsieur de radio
00:03:04On va parler, ensuite, d'un grand débat du jour
00:03:07De l'exclusion de Philippe Brin de la primaire à gauche
00:03:09Suite à une information tombée à 23h50
00:03:13Alors que la limite était 23h59
00:03:15Est-ce la fin de la présomption d'innocence ?
00:03:18Et bien, pour le moment, vous dites oui à 80%
00:03:20Est-ce que la moindre accusation vous vaut passage par la case pylori ?
00:03:25Et bien, écoutez, peut-être est-ce la nouvelle tendance dans la politique actuelle
00:03:28On attend vos réactions
00:03:29Et à 17h45, la cage au fou avec Thomas Serafine
00:03:33Qui est devenu tartuffe, attale, au phobe
00:03:37Il y a un mot que vous avez...
00:03:39Bref, et on écoute
00:03:44La cage au fou !
00:03:46La cage au fou, bonjour
00:03:47Bonjour docteur
00:03:48Ah, je reconnais cette petite voix, Thomas Serafine
00:03:50C'est ça
00:03:50Dites-moi, pendant que j'y suis, vous avez pris ce que je vous avais prescrit hier ?
00:03:54Le grand verre d'eau tous les matins ?
00:03:55Oui
00:03:55Attendez, vous vous moquez de moi là ?
00:03:57Non mais c'était avant
00:03:58Oui, je sais, maintenant je me suis mis au grand verre de rosée tous les matins
00:04:01Et ça va beaucoup mieux
00:04:03Ah, tant mieux, tant mieux
00:04:04Vous allez nous parler de quoi aujourd'hui ?
00:04:06Et bien justement, de rosée, de shopping, de bière, comme Gabriel Attal
00:04:09Oui, parce que lui aussi, pour que ça aille mieux pour lui dans les sondages et les intentions de vote
00:04:13Il se met en scène avec des bières
00:04:16Mais on dit qu'il fait l'apologie de l'alcool
00:04:20Alors qu'il a juste une petite bière
00:04:21C'est pas normal, une petite bière ça fait l'apologie de l'alcool
00:04:24Alors moi du coup, je ne veux plus rentrer dans les bistrots
00:04:26Je ne veux plus rentrer dans les bouts
00:04:27Oui, très bien
00:04:28D'accord, vous ne bougez pas, on revient dans un instant
00:04:30A tout à l'heure
00:04:31A tout à l'heure
00:04:31Allez, calme et tout va bien se passer
00:04:35Les vraies voix Sud Radio
00:04:37Et puis dans un instant, vous savez que tous les jours, le téléphone rouge sonne
00:04:40Et parfois, non, il sonne mais il vient aussi avec le téléphone en main
00:04:44Oui, oui, voilà, oui
00:04:47Le téléphone peut directement les conduire à Sud Radio
00:04:49Et là, c'est un grand invité
00:04:51Ce sera à 17h20, Cécile
00:04:54Oui, Elie Chouraki sera avec nous dans quelques minutes
00:04:57Pour ce livre, ce film, pardon, Les héros du Louvre
00:05:00Sorti le 9 septembre dernier
00:05:04Vous l'avez vu autour de la table ?
00:05:05Je l'ai vu, pas du tout
00:05:06Je n'ai pas conçu
00:05:07Il faut y aller, je vous le dis tout de suite
00:05:08Et le sujet qui fâche, Patrick ?
00:05:10Un candidat à la présidentielle qui appelle à descendre dans la rue
00:05:15Est-ce que c'est acceptable ou pas ?
00:05:18Évidemment, ce candidat, c'est Fabien Roussen
00:05:21Qui l'a fait lors de la fête de l'UMA
00:05:25Forcément, ça interroge en tout cas
00:05:27Ça interroge, mais ce n'est pas le seul
00:05:28Parce que des proches de Jean-Luc Mélenchon, comme Mathilde Palot
00:05:31Ont dit que ça se jouerait dans les urnes et dans la rue au printemps prochain
00:05:33Mais pour le moment, vous trouvez que c'est inacceptable à 71%
00:05:38Sur la page Youtube de Sud Radio
00:05:40Voulait réagir le 0826 300 300
00:05:42Et je vous rappelle qu'Antonin va récupérer tous les messages d'aujourd'hui
00:05:48Donc n'oubliez pas de les adresser sur notre chaîne Youtube
00:05:51On fait une petite pause et on revient dans un instant
00:05:58Et autour de nous, Philippe Bilger est avec nous
00:06:01Ça va Philippe Bilger ?
00:06:02Ah, on ne vous entend pas ?
00:06:04Le micro est ouvert maintenant
00:06:06Très bien
00:06:06Très bien
00:06:07Il n'y avait mieux que l'on entendre parce qu'il me disait que Hollande n'était pas un
00:06:09si mauvais président
00:06:10Ah bon d'ailleurs
00:06:13On va vous dire à ce compte-là
00:06:14Tu défleures vraiment une pensée très originale
00:06:18Mickaël Sadoune est avec nous
00:06:19Ça va Mickaël ?
00:06:20Ça va, très bien et vous ?
00:06:21Oui, très bien
00:06:22Il n'y a pas l'anniversaire
00:06:23Merci
00:06:23Ah ben dis donc, c'est surprise
00:06:25C'est de bonne chance
00:06:26Et c'est le sujet qui fasse aujourd'hui
00:06:29On revient sur la fête de Loumais
00:06:30Où le candidat à la présidentielle Fabien Roussel
00:06:33A appelé les français à descendre dans la rue
00:06:34Pour la justice sociale et le pouvoir d'achat
00:06:36Sans attendre le résultat des urnes, Philippe
00:06:38Et oui, on vous pose cette question
00:06:40Un candidat à la présidentielle qui appelle à descendre dans la rue
00:06:42Est-ce acceptable ou inacceptable ?
00:06:44Eh bien vous dites inacceptable à 71%
00:06:46On attend vos réactions 0826 300 300
00:06:49Oui, je pense qu'avant de démarrer le débat
00:06:51Il faut quand même entendre Fabien Roussel
00:06:52Sur ce qu'il a dit très précisément
00:06:54On l'écoute
00:06:57Je ne souhaite pas que l'on attende les élections présidentielles
00:07:01Pour que ça change
00:07:02Je vous propose de passer à l'action maintenant
00:07:05Je vous propose de faire la révolution maintenant
00:07:09Dans la rue, avant les urnes
00:07:12Parce que c'est maintenant que l'on souffle
00:07:15Et c'est maintenant que l'on doit agir
00:07:17Bon, ben voilà, c'est très clair
00:07:19Mais la grande question finalement
00:07:22Cécile, Philippe, Mickaël
00:07:24Et puis les auditeurs
00:07:25C'est est-ce qu'un candidat à la présidence de la République
00:07:28Peut appeler à mettre la pression dans la rue
00:07:32Sur les institutions qu'il ambitionne lui-même de diriger ?
00:07:36Peut-être un petit mot avec Antonin sur les...
00:07:38Bonjour Cécile, bonjour à tous
00:07:39Oui, alors la question à un candidat à la présidentielle
00:07:42Qui appelle à descendre dans la rue
00:07:43Est-ce inacceptable ?
00:07:44Acceptable ou inacceptable ?
00:07:45Vous êtes partagé dans les commentaires
00:07:47On a d'abord qui dit que c'est inacceptable
00:07:48Et qui nous dit
00:07:49C'est juste pour faire croire qu'il est proche du peuple
00:07:51C'est la campagne électorale
00:07:52Et au contraire, on a Sylvain
00:07:54Qui est pour l'acceptabilité
00:07:55Et qui nous dit
00:07:56C'est tout à fait dans son rôle
00:07:57C'est même l'essence même de la fonction politique
00:07:59Et qui répond pleinement aux droits français
00:08:00Voilà
00:08:00Philippe Hidger
00:08:03Là, heureusement qu'on a entendu le propos de Fabien Roussel
00:08:06Qui en général, pour un communiste
00:08:11Reste relativement modéré
00:08:13Dans la mesure où le communisme d'aujourd'hui
00:08:15N'a plus rien à voir avec celui d'hier
00:08:19Mais là, je trouve que son propos
00:08:21Est tout de même assez scandaleux
00:08:23Parce qu'il ne se contente pas
00:08:26De dire aux citoyens
00:08:27Avant les urnes
00:08:29Venez contester la politique gouvernementale
00:08:33Il dit
00:08:33Venez mettre la révolution dans la rue
00:08:36Et je trouve que c'est très grave
00:08:38Non seulement, Patrick
00:08:40Vous l'avez dit
00:08:41De la part de quelqu'un
00:08:42Qui ambitionne d'être présent
00:08:45Mais tout simplement
00:08:47D'une personnalité politique
00:08:48Dont je continue à penser
00:08:51Qu'en France
00:08:52Pour la démocratie
00:08:53Elle devrait toujours donner l'exemple
00:08:56Et dans ses propos
00:08:57Et dans ses attitudes
00:08:59Et bien moi, ça ne m'étonne pas tellement
00:09:01De Fabien Roussel
00:09:03Qui avait dit
00:09:04Je te le rappelle quand même
00:09:05Qu'il ne savait pas
00:09:06Si Staline était un camarade
00:09:07Ou pas un camarade
00:09:09Responsable de dizaines de millions de morts
00:09:1020 millions de morts Staline
00:09:12Il y a toujours chez Fabien Roussel
00:09:13Une ambiguïté
00:09:13Entre sa sympathie naturelle
00:09:15Sa proximité avec le peuple
00:09:16Et en même temps
00:09:17Désolé de le dire
00:09:18Une vieille tradition de la gauche
00:09:20Qui accepte la violence en politique
00:09:21Et qui a une vieille tradition
00:09:22De la violence en politique
00:09:23Et même pourquoi pas du coup d'Etat
00:09:25Donc
00:09:26C'est le seul exemple
00:09:27Que vous avez pu trouver
00:09:28Mon cher Michael
00:09:29Oui mais c'est un exemple
00:09:30Qui est quand même assez parlant
00:09:31Désolé de dire que
00:09:32Pour moi
00:09:33Ça revient quasiment au même
00:09:35Que de dire Hitler camarade
00:09:36De dire Staline camarade
00:09:39Absolument inacceptable
00:09:40A partir du moment
00:09:41Où un candidat accepte
00:09:42La violence en politique
00:09:43Son parti devrait être considéré
00:09:44Pour moi
00:09:45Comme un groupuscule
00:09:46Et ce sont ces gens-là
00:09:47Qui ensuite viennent parler
00:09:48D'extrême droite
00:09:48Dangereuse pour la République
00:09:49Donc voilà
00:09:50Moi j'en ai marre
00:09:51De ce deux poids deux mesures
00:09:52Non mais ce que je trouve absolument dingue
00:09:54C'est avant l'élection
00:09:55Faisons la révolution
00:09:57Désolé
00:09:57On n'est pas à Saint-Pétersbourg
00:09:58En 1917
00:09:59On n'est pas à Lisbonne
00:10:01En 1974
00:10:02On n'est pas
00:10:03A Santiago de Cuba
00:10:04En 1959
00:10:05Il n'y a pas un régime totalitaire
00:10:07Qui a le pouvoir
00:10:07Et qui va renverser
00:10:08Par une révolution
00:10:09Les gens vont voter
00:10:11Dans quelques mois
00:10:13Faire la révolution
00:10:14Mais ça s'appelle
00:10:15Comme le disait Mickaël
00:10:16Un coup d'état
00:10:17Non mais je pense aussi
00:10:18Qu'il est pris
00:10:19En tenaille
00:10:20Probablement
00:10:21Oui un peu en tenaille
00:10:22Parce qu'il le fait
00:10:23A la fête de l'Huma
00:10:24Où il y a quand même
00:10:24Une forte représentation
00:10:26De LFI
00:10:26Donc LFI
00:10:28Qui appelle quand même
00:10:29Déjà aussi à manifester
00:10:30Même si évidemment
00:10:31Il y a la présidentielle
00:10:32Et puis
00:10:32Il y a l'ensemble
00:10:34Des appels
00:10:34Qui sont lancés aujourd'hui
00:10:36Pour des manifestations
00:10:37Notamment sur les ronds-points
00:10:38Les gilets jaunes
00:10:40Bien sûr
00:10:41Donc il se dit
00:10:43Il ne faut pas que je sois
00:10:43Que je rate
00:10:44Éventuellement
00:10:45Cette porte
00:10:46Qui s'ouvre
00:10:47Et je dirais
00:10:49Que plus les programmes
00:10:50Sont mous
00:10:51Plus le verbe est haut
00:10:53Je pense
00:10:55Qu'il y a presque
00:10:55Une évidence
00:10:57A chaque fois
00:10:58La compensation
00:11:00D'un programme
00:11:01Aujourd'hui
00:11:02Même comme Nice
00:11:03Qui ne peut plus être
00:11:04Véritablement radical
00:11:06Il faut que le verbe
00:11:07Le soit
00:11:08Non mais je pense
00:11:09Qu'en effet
00:11:09Il a besoin
00:11:10De donner des signes
00:11:11Mais on choisit ses amis
00:11:12Et s'il a besoin
00:11:13De faire des courbettes
00:11:14Devant la France insoumise
00:11:15Pour être respecté
00:11:15A la fête de l'humain
00:11:16Et bien c'est tant pis pour lui
00:11:17Il prend ses responsabilités
00:11:18C'est un responsable politique
00:11:20Excusez-moi
00:11:20C'est dingue quand même
00:11:21Que le premier secrétaire
00:11:22Du parti communiste français
00:11:25Joue à l'extérieur
00:11:26A la fête de l'humain
00:11:26Parce que
00:11:27Il y a 30 ans
00:11:28On n'aurait jamais imaginé ça
00:11:29Le service d'or
00:11:31De la CGT
00:11:31Aurait viré
00:11:32Les perturbateurs
00:11:33Dans les 10 minutes
00:11:34Qui suivaient
00:11:34Oui ou non
00:11:35Mais comme le disait
00:11:36Justement Patrick
00:11:37Vous avez
00:11:38Mathilde Panot
00:11:39Qui disait
00:11:39Ce week-end
00:11:40Donc c'est pas très vieux non plus
00:11:41Que au printemps prochain
00:11:43Ça allait se jouer
00:11:44Dans les urnes
00:11:44Dieu merci en démocratie
00:11:46Et dans la rue
00:11:47Et bien écoutez
00:11:48Excusez-moi
00:11:48C'est pas la course à l'échalote
00:11:50Pour citer Pierre Richard
00:11:51Comme on va avoir
00:11:52Un éminent cinéaste
00:11:52C'est la course à la révolution
00:11:54Mais je le rappelle
00:11:55On n'est pas à Saint-Pétersbourg
00:11:56En 1917
00:11:57Bagaioko avait commencé
00:11:59Il avait été le premier
00:12:00Merci beaucoup messieurs
00:12:02Parce que là
00:12:03Le téléphone retentit je crois
00:12:05Les vraies voix sud radio
00:12:08Le téléphone rouge
00:12:10Et le téléphone rouge
00:12:12Tous les jours
00:12:12Nous accueillons une personnalité
00:12:14Dans l'actualité
00:12:15Et certains se déplacent même
00:12:17Eli Choraki est avec nous
00:12:20Je suis là
00:12:25On est dans le téléphone
00:12:27Jusqu'ici
00:12:28Il s'est arrivé
00:12:28Il l'a emmené avec lui
00:12:30Vous savez pourquoi ceci ?
00:12:31Non
00:12:31C'est votre anniversaire
00:12:33C'est bien pour votre anniversaire
00:12:35Oui
00:12:35C'est son anniversaire
00:12:3722 ans
00:12:37J'ai fait la même base
00:12:39C'est bien
00:12:42Et lui aussi
00:12:43Il vient les mains vides
00:12:44C'est terrible
00:12:46Qu'est-ce que t'en sais ?
00:12:48Je ne sais pas
00:12:49Je ne sais pas
00:12:50En tout cas ce film magnifique
00:12:52Qui est sorti le 9 septembre
00:12:55Les héros du Louvre
00:12:56On écoute la bande annonce tout de suite
00:12:57Le musée du Louvre cherche le gardien de nuit
00:12:59Oui
00:13:00Et ?
00:13:00Quoi ?
00:13:01Et bien j'y vais
00:13:01Je vais être le premier
00:13:02C'est le Louvre
00:13:06Monsieur le lave
00:13:07Les Allemands vont attaquer
00:13:08Je sais
00:13:09J'ai des camions
00:13:10Qui doivent impérativement
00:13:11Quitter le Louvre
00:13:12Avec chacun
00:13:13Les chefs-d'oeuvre
00:13:14Qui nous restent ici
00:13:15Vous pouvez compter sur moi
00:13:16Mais je dois partir avec ma famille
00:13:18Un film produit par Alexandra Fechner
00:13:23Elie Chouraki
00:13:25Ça faisait 11 ans finalement
00:13:26Qu'on attendait
00:13:27Votre retour au cinéma
00:13:30Et là on est
00:13:32Le retour avec un film
00:13:34Presque familial
00:13:37Oui c'est un film
00:13:38Que j'ai longtemps
00:13:40Laissé en gestation
00:13:41Parce que c'est un film
00:13:43Que je savais compliqué à faire
00:13:46Et que je voulais pas me rater
00:13:48Donc voilà
00:13:49J'ai mis du temps à l'écrire
00:13:50J'ai mis du temps à le préparer
00:13:51J'ai mis du temps
00:13:52Enfin j'ai pas mis 10 ans
00:13:53J'ai fait d'autres choses
00:13:54Entre temps
00:13:55Mais c'est vrai que c'est un film
00:13:56Qui pour moi était extrêmement important
00:13:58Parce que ce film
00:13:59C'est l'histoire d'un gardien de nuit
00:14:00C'est une histoire vraie
00:14:02C'est l'histoire d'un gardien de nuit
00:14:03Qui va décider
00:14:04Sur la demande de Jacques Joja
00:14:05Le directeur du Louvre
00:14:06De prendre des oeuvres
00:14:08Dans un camion
00:14:09Et de partir avec
00:14:10Et dans une France
00:14:11Qui va être très vite occupée
00:14:12Puisque les Allemands
00:14:13Montent sur Paris
00:14:14Mais il exige
00:14:15Pour accepter ce challenge
00:14:18De parler avec sa femme
00:14:19Et ses enfants
00:14:19Et donc c'est l'histoire
00:14:21De cette famille
00:14:21Qui va partir
00:14:22Et ce qu'il y a de fort
00:14:24Dans cette histoire
00:14:24Et c'est pour ça
00:14:25Que je voulais pas me rater
00:14:26C'est que
00:14:26Ces gens là
00:14:27Sont mes grands-parents
00:14:28Et que les autres
00:14:31Sont ma mère
00:14:31Mon père
00:14:32Et mes oncles
00:14:32Et mes tantes
00:14:33Vous l'aviez déjà raconté
00:14:35Dans un livre
00:14:36Dans un livre
00:14:37Dans un livre
00:14:38J'ai fait une bande dessinée aussi
00:14:39En vidéo oui
00:14:39En vidéo oui absolument
00:14:41Mais je voulais
00:14:41Voilà je voulais passer au cinéma
00:14:43Avec Alexandra Fechner d'ailleurs
00:14:45On avait décidé
00:14:46Il y a quelques années
00:14:47Mais attendre ça
00:14:47Il y a presque 5 ans
00:14:48De faire le film
00:14:49Et c'est vrai que ça a été
00:14:50Un long parcours
00:14:52Mais vous ne pouvez pas savoir
00:14:53A quel point je suis fier
00:14:54De ce film
00:14:55Donc je pense que
00:14:56Le long parcours
00:14:57A été nécessaire
00:14:59Et alors évidemment
00:15:00Ce film
00:15:01Il tombe
00:15:02Je pense qu'on est en train
00:15:03De vivre une grande page
00:15:04Du cinéma
00:15:05Autour de l'histoire
00:15:06Il y a eu le film
00:15:08Précédemment
00:15:08De De Gaulle
00:15:09Et moi j'ai vu
00:15:10Beaucoup de gens
00:15:11Le week-end dernier
00:15:12Pour tout vous dire
00:15:13Je raconte un peu ma vie
00:15:14Qui m'ont dit
00:15:14Je suis allé voir aussi
00:15:16Les héros du Louvre
00:15:19Un peu dans cette veine
00:15:20Pourquoi selon vous
00:15:22Est-ce que c'est la période
00:15:23Qui nous amène
00:15:24Oui vous venez d'en parler
00:15:26Oui c'est ça
00:15:27Vous venez d'en parler
00:15:28C'est-à-dire que
00:15:28Les gens se disent
00:15:29Mais qu'est-ce qui se passe
00:15:31Aujourd'hui en France
00:15:33Qu'est-ce qui nous arrive
00:15:34Tout le monde est un peu
00:15:37Bousculé
00:15:37On ne sait plus
00:15:39Quelle opinion avoir
00:15:40On ne sait plus
00:15:41Où est le vrai
00:15:42Où est le faux
00:15:43Où est la justice
00:15:43Où est la haine
00:15:45Où est la colère
00:15:46Donc qu'est-ce qu'on fait
00:15:47On essaie de retrouver
00:15:48Les grands anciens
00:15:50Ceux qui peuvent
00:15:51Tout d'un coup
00:15:51Nous montrer une route
00:15:52Nous dire
00:15:52Non attendez
00:15:53Voilà nous ce qu'on a fait
00:15:55De Gaulle est parti à Londres
00:15:57Pendant que Mitterrand
00:15:58Lui était
00:15:59Il restait en France
00:16:00Et même
00:16:01Si après il a changé d'avis
00:16:03A accepté
00:16:04D'être décoré par Pétain
00:16:06Il y a beaucoup
00:16:06De jeunes gens
00:16:08Qui ont pris le maquis
00:16:11Pendant que d'autres
00:16:12Avec les collaborateurs français
00:16:15De l'époque
00:16:17Disaient
00:16:17Les nazis sont notre futur
00:16:20Ils sont notre survie
00:16:21Allons avec eux
00:16:22Donc on est dans une situation
00:16:23Qui est très similaire
00:16:25Avec des voix
00:16:25Qui sont très puissantes
00:16:29Qui sont celles
00:16:30De l'islamisme radical
00:16:31On ne va pas se le cacher
00:16:33Des frères musulmans
00:16:34Des voix qui viennent d'Iran
00:16:37Avec la république islamiste d'Iran
00:16:39On le sait
00:16:39Et pourtant on a du mal
00:16:41A prendre le bon parti
00:16:44Comme si en fait
00:16:45Le poisson
00:16:46Pourrissait par la tête
00:16:48Et que même
00:16:49Notre gouvernement
00:16:50S'était laissé emporter
00:16:51Dans ce tourbillon
00:16:53De haine
00:16:54Contre les juifs
00:16:55Et contre tous ceux
00:16:56Qui ont une pensée
00:16:56Qui n'est pas
00:16:57Dans la bonne direction
00:16:59Et donc c'est vrai
00:17:00Que les gens ont besoin
00:17:01De se rassurer
00:17:02Et d'aller voir des films
00:17:03Comme les héros du Louvre
00:17:04Comme ils l'ont fait
00:17:04Avec De Gaulle
00:17:05Et sans doute
00:17:06Avec d'autres films aussi
00:17:07Alors un petit clin d'oeil
00:17:08Il y a Cadmerade
00:17:09Pardon
00:17:09Et à Marie-Gilin
00:17:11Et à vos deux fils
00:17:12Ils sont formidables
00:17:13Et les chourakis
00:17:14De votre film
00:17:16Il y a aussi
00:17:17Le fabuleux
00:17:18Les rayons et les ventes
00:17:19De Xavier
00:17:20Mais on peut parler
00:17:23Du film
00:17:23C'est vrai que vous parlez
00:17:24De Xavier
00:17:24Parce que
00:17:25Non mais je veux dire
00:17:26Vous savez
00:17:27Je vous fais un aveu
00:17:27Xavier je le connais
00:17:28Depuis qu'il est né
00:17:29C'est le fils de Paul Giannoli
00:17:30Que vous avez peut-être connu
00:17:31Donc j'ai été très ami avec Paul
00:17:33Qui était un grand rédacteur en chef
00:17:35Un grand directeur de journal
00:17:36Et donc Xavier a été
00:17:40Mon fiol
00:17:40D'une certaine façon
00:17:41Et il m'a montré
00:17:42Très gentiment son film
00:17:43Quand il a
00:17:44Avant de le sortir
00:17:45Et
00:17:46J'ai trouvé ce film
00:17:47Absolument merveilleux
00:17:48C'est un
00:17:48Pure chef d'oeuvre
00:17:49Et je lui ai montré le mien
00:17:51Avant de le sortir
00:17:52Et il m'a dit
00:17:53C'est fou
00:17:53Parce que je t'envie
00:17:54Parce que toi
00:17:55Tu as passé
00:17:56Trois ans
00:17:56Avec des gens
00:17:57Extraordinaires
00:17:58Qui sont
00:17:59Des gens qui ont lutté
00:18:00Pour la liberté
00:18:02Qui ont lutté
00:18:02Pour des valeurs
00:18:03Fortes et lumineuses
00:18:04Et moi
00:18:05J'ai passé trois ans
00:18:06Avec des crapules
00:18:07Qui sont ces héros
00:18:08D'ombre et de lumière
00:18:10Moi
00:18:11La question
00:18:13Que j'avais envie
00:18:14De vous poser
00:18:15Après d'avoir
00:18:17Du film
00:18:18Ce que j'aime énormément
00:18:20C'est le fait
00:18:21Que
00:18:21On ne n'est jamais
00:18:24Exceptionnel
00:18:25Les circonstances
00:18:27Un jour ou l'autre
00:18:28Vous constituent
00:18:30Héros
00:18:30Ou bien
00:18:31Malfaisants
00:18:32Il arrive
00:18:33Que les circonstances
00:18:34Écrasent
00:18:35Certaines personnalités
00:18:37Et ce que j'aime
00:18:38Énormément
00:18:39C'est la manière
00:18:39Dont vous montrez
00:18:40Comment sur des personnes
00:18:43Tout à fait
00:18:44Estimables
00:18:45Mais ordinaires
00:18:46Elles deviennent
00:18:47Exceptionnelles
00:18:48Mais sans arrogance
00:18:50Tif orfanterie
00:18:51Tout simplement
00:18:52Parce qu'elles n'ont pas le choix
00:18:54Vous savez il y a des gens
00:18:54Qui savent
00:18:55Où est le bon côté
00:18:57Il y a des gens
00:18:57Les gens qui savent
00:18:58Où sont les ténèbres
00:18:59Où est la lumière
00:19:00Quand vous dites
00:19:01Un juste
00:19:02Avant les nations
00:19:03Au coeur de la guerre
00:19:05Quand vous lui dites
00:19:06Il y a des gosses juifs
00:19:08Là
00:19:08Qu'il faut
00:19:10Absolument
00:19:10Auquel il faut absolument
00:19:11Faire passer la frontière
00:19:12Ils n'hésitent pas
00:19:12Ils y vont
00:19:13Quand vous dites
00:19:14Il y a des crapules
00:19:15Il y a des gosses juifs
00:19:15Eux ils vont les dénoncer
00:19:17C'est aussi simple que ça
00:19:19Malheureusement
00:19:19C'est aussi binaire que ça
00:19:20Oui mais il faut avoir
00:19:21Le courage
00:19:22Mais il faut avoir le courage
00:19:23De le faire
00:19:25Le courage
00:19:26Le courage
00:19:27C'est ce qui vous traverse
00:19:27L'esprit
00:19:28Mais il faut le faire
00:19:29C'est ce qui a été fait
00:19:30Par votre grand-père
00:19:30Bien sûr mais le courage
00:19:31Est une émotion
00:19:33Qui est très enterrée
00:19:34A l'intérieur de nous-mêmes
00:19:36Et qui apparaît
00:19:37Quand nous nous retrouvons
00:19:38En face d'une situation
00:19:40Particulière
00:19:40On n'est pas courageux
00:19:41Tous les jours
00:19:42Quand on se réveille
00:19:42Je suis un mec super courageux
00:19:44Je vais dire du mal
00:19:45De machin
00:19:46Ça c'est pas du courage
00:19:47Le courage c'est quand effectivement
00:19:49On peut mettre sa vie en question
00:19:51Quand on prend le risque
00:19:52De la sacrifier
00:19:53Pour une cause
00:19:54Qui nous paraît
00:19:55Une cause
00:19:55Qui peut sauver l'humanité
00:19:57Vous savez
00:19:57C'est aussi simple que ça
00:19:59Je le dis
00:20:00Je le répète
00:20:00Ceux qui ont agi
00:20:02De cette façon
00:20:03Et ceux qui agissent
00:20:04Aujourd'hui de cette façon
00:20:05Et ceux qui agiront
00:20:06De cette façon
00:20:07Sont des justes
00:20:08Parce qu'ils savent
00:20:09Où est la vérité
00:20:09Oui mais là où je rejoins Patrick
00:20:12Ça n'est pas
00:20:13Viméga évident
00:20:14Non mais c'est jamais
00:20:15Viméga évident
00:20:16Je trouve votre débat
00:20:18Très intéressant
00:20:18Parce que connaissant
00:20:19Philippe Bilger
00:20:20Je sais que tu aimes bien
00:20:22Cultiver la complexité des choses
00:20:23Et tu aimes bien d'ailleurs
00:20:24Que l'art
00:20:25Et pourquoi pas le cinéma
00:20:26Révèle cette complexité des choses
00:20:27Et nous la fasse comprendre
00:20:28De l'intérieur
00:20:29Moi désolé de te dire
00:20:30Que je suis plus sensible
00:20:31A la vision
00:20:32Peut-être plus angélique
00:20:33D'une certaine manière
00:20:34Mais je la trouve
00:20:35Plus juste
00:20:37Plus percutante
00:20:37D'Eli Chouraki
00:20:38Qui dit au contraire
00:20:39Peut-être que le cinéma
00:20:40Est là pour révéler
00:20:41La simplicité des choses
00:20:42Pourquoi pas redessiner
00:20:43Un récit national
00:20:44Qui est peut-être simple
00:20:45Mais qui donne
00:20:46Des repères moraux
00:20:47Bravo
00:20:47Je suis tout à fait d'accord
00:20:48Moi je trouve
00:20:50Que je me reconnais plus
00:20:51En tout cas
00:20:52Dans ce cinéma
00:20:53Et dans ces récits simples
00:20:55Qui imposent des valeurs à nous
00:20:56Que dans la complexité
00:20:57De tu comprends
00:20:58Parce que lui
00:20:59A un certain moment
00:20:59Il était comme ci et comme ça
00:21:00Non
00:21:00On nous a tellement troublés
00:21:02Oui
00:21:03On est en ce moment
00:21:04C'est comme si on nageait
00:21:05Sous l'eau
00:21:05Dans une autre eau
00:21:07On ne sait plus
00:21:07Où est le haut
00:21:09Et on ne sait plus
00:21:10Où il est bas
00:21:10Et on risque d'en mourir
00:21:13Il faut maintenant
00:21:14Rendre de la clarté
00:21:16Aux choses
00:21:16Et faire en sorte
00:21:17Qu'on puisse nager
00:21:18A nouveau
00:21:18Dans notre société
00:21:20Se déplacer
00:21:21Se déplacer normalement
00:21:22Sans avoir peur
00:21:23Sans avoir peur
00:21:24De dire ce qu'on pense
00:21:25Parce que ce qu'on pense
00:21:26Nous paraît juste
00:21:28C'est horrible aujourd'hui
00:21:29Qu'il y ait des gens
00:21:29Qui n'osent plus dire
00:21:30Que l'islamisme radical
00:21:33Pardon
00:21:33C'est un peu mon cheval de base
00:21:34En ce moment
00:21:34Je vois tellement de choses horribles
00:21:36Est une horreur
00:21:37C'est horrible
00:21:38Qu'on ait peur de dire ça
00:21:39Parce qu'on a peur de ça
00:21:40Vous savez j'ai écrit
00:21:41Bien sûr
00:21:42Et ce n'est pas condamné
00:21:43En fait
00:21:43L'islam et les musulmans
00:21:44Que de dire ça
00:21:45Non non non
00:21:45C'est différent
00:21:47Très vite évidemment
00:21:48Bien sûr
00:21:48Très vite
00:21:49Mais j'ai plus à répéter
00:21:50Que les musulmans
00:21:51Sont mes amis
00:21:52Comme le sont les juifs
00:21:52Et les chrétiens
00:21:53Et tous les autres d'ailleurs
00:21:55Donc si vous voulez
00:21:56C'est vrai que
00:21:57On a perdu nos points de repère
00:22:00Parce que
00:22:02Justement
00:22:03J'ai écrit deux lettres
00:22:05Aux artistes par exemple
00:22:06Aux artistes français
00:22:07Que j'avais
00:22:08Où je suppliais
00:22:10De faire des pétitions
00:22:12Après janvier
00:22:13Par exemple
00:22:14Quand
00:22:16Les jeunes
00:22:17Et les enfants
00:22:18De l'Iran
00:22:19Qui manifestaient
00:22:21Ont été massacrés
00:22:21Non pas par dizaines
00:22:23Mais par
00:22:24Dizaines de milliers
00:22:25J'aurais dit
00:22:25Écoutez je vous en supplie
00:22:27Faites une pétition
00:22:28Peut-être qu'on arrivera
00:22:29A sauver
00:22:29Un, deux, trois
00:22:31Une ou deux, trois personnes
00:22:32Pas un mot
00:22:33Pas un bruit
00:22:34Non pas parce qu'ils sont lâches
00:22:36Ils le sont peut-être un peu
00:22:38Mais parce qu'ils ont peur
00:22:39Ils ont peur
00:22:40De perdre leur boulot
00:22:41Ils ont peur
00:22:42D'être stigmatisés
00:22:44Ils ont peur
00:22:44D'être
00:22:46Voilà
00:22:46D'être rejetés
00:22:47Cette courte n'est pas rentable
00:22:49Non cette courte n'est pas rentable
00:22:51C'est sûr
00:22:51Noju
00:22:53Noju
00:22:54Noju
00:22:55En tout cas ça s'appelle
00:22:57Les héros du long
00:22:58On a parlé beaucoup politique
00:22:59J'avais plus jeune
00:23:01Vous restez avec nous
00:23:02J'avais une petite demi-heure
00:23:03Ah non
00:23:03Allende
00:23:070826-3100-300
00:23:08Si vous voulez bien sûr débattre avec nous
00:23:10On va revenir sur le procès du jour
00:23:11Dans un instant
00:23:12Afficher la tête des voleurs
00:23:13Dans les magasins
00:23:14Est-ce que
00:23:15Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:23:16Est-ce que vous pensez que c'est bien
00:23:17Ou pas bien ?
00:23:17On en parle dans un instant
00:23:18Soyez les bienvenus.
00:23:21Sud Radio.
00:23:23Parlons vrai.
00:23:24Bienvenue aujourd'hui, mon anniversaire.
00:23:26Ça discute sérieusement.
00:23:27Avec Philippe Bilger et Mickaël Sadoun, aujourd'hui les procès du jour.
00:23:31On va revenir sur ces commerçants qui en ont vraiment marre qu'on vole dans leurs magasins.
00:23:36Ils sont défendus par le collectif Rallelvol, ça s'appelle justement.
00:23:41Est-ce qu'il faut, vous pensez que c'est normal ou scandaleux d'afficher les têtes des voleurs
00:23:47sur le fronton des commerces ?
00:23:49Et pour le moment, vous faites un score brejnevien puisque c'est normal pour vous
00:23:54à 96% sur la page Youtube de Sud Radio.
00:23:57Et Vincent est avec nous d'Anglette.
00:24:00Bonsoir Vincent.
00:24:01Bonsoir.
00:24:01Bonsoir.
00:24:03Juste petite réaction avec Antonin.
00:24:05Qu'est-ce qu'il dit sur les réseaux sociaux ?
00:24:07Vous êtes un peu plus partagé dans les commentaires.
00:24:10On a d'abord Armand qui trouve ça normal et qui nous dit
00:24:12alors techniquement c'est illégal mais il y a un moment il faut bien faire quelque chose.
00:24:15C'est juste une conséquence du laxisme.
00:24:17Et au contraire, on a Christine qui n'est pas d'accord et qui nous dit
00:24:19ce n'est pas normal, c'est à la police de faire son boulot.
00:24:21Merci.
00:24:22Vincent d'Anglette.
00:24:23Bonsoir Vincent.
00:24:25Bonsoir.
00:24:25Moi je trouve que c'est normal.
00:24:27Et qu'au contraire, la police devrait coopérer avec les commerçants
00:24:32pour régler ces problèmes d'une façon la plus efficace possible.
00:24:38Enfin, la police essaie de le faire mais visiblement il n'y a pas assez d'effectifs.
00:24:43Non mais le problème c'est que les commerçants sont attaqués parce qu'ils font ça.
00:24:50Oui.
00:24:51Oui ils font ça.
00:24:52Mais c'est toute la question Vincent qu'on pose et on va en débattre avec les vrais voix.
00:24:58Est-ce qu'on peut vraiment...
00:24:59Parce que quelque part c'est se faire justice soi-même que d'afficher
00:25:03les gens qui ont cambriolé, qui ont volé quoi.
00:25:07C'est un peu délicat dans une société quand même.
00:25:09Quand on franchit ce pain...
00:25:11C'est 45 000 euros d'amende.
00:25:14Non mais moi je crois qu'il y a quand même une chose,
00:25:16c'est ce qui est terrible, vous pouvez rappeler Cécile,
00:25:18la personne qui affiche la photo de son voleur risque plus devant la justice que le voleur.
00:25:23Donc déjà, moi ça me révulse.
00:25:25C'est dingue.
00:25:25Mais il y a quand même autre chose.
00:25:27Personne ne trouve ou presque scandaleux quand on fait du name and shame en disant
00:25:31regardez ce patron, il a pris tant de dividendes, il a gagné trop d'argent
00:25:35parce que le type, il a réussi, tant mieux pour lui, il gagne beaucoup d'argent.
00:25:39Là le name and shame s'est permis et on peut en remettre des louches et des louches
00:25:43et le type qui vole, on n'aurait pas le droit de faire du name and shame.
00:25:47Pourquoi est-ce de poids de mesure ?
00:25:49Je trouve qu'une réponse à deux niveaux, si vous le permettez,
00:25:54la première, je dirais que dans notre état de droit d'aujourd'hui,
00:25:59leur attitude n'est pas acceptable.
00:26:02Comme l'a dit notre auditeur, il faut laisser la police intervenir quand elle veut bien le faire.
00:26:12Mais j'aurais un second niveau qui consiste à dire que j'ai toujours constaté
00:26:19qu'en matière judiciaire et policière ou même dans d'autres domaines,
00:26:25ce sont ceux qui parfois prenaient des risques,
00:26:29transgressaient les règles habituels qui faisaient avancer véritablement le débat et la société.
00:26:36Je l'ai beaucoup vu et donc je me dis finalement que peut-être cette inégalité peut avoir à terme
00:26:46une influence décisive.
00:26:48D'autant qu'on marche, on parle de la police, on parle des commerçants, on ne parle pas de l
00:26:53'essentiel, c'est la justice.
00:26:55Le problème, c'est qu'on marche clopin-clopin depuis des années maintenant.
00:27:00C'est-à-dire qu'un type qui rentre dans une boutique et qui pique quelque chose,
00:27:04il se dit qu'est-ce qu'on va me faire ?
00:27:06Le pire, ça va être un rappel à la loi et ce soir, je serai tranquillement à la maison.
00:27:09Si on le retrouve ?
00:27:10Voilà, si on me retrouve.
00:27:12Donc, si ces gens-là étaient punis tout de suite,
00:27:15mais comme moi, quand j'étais petit garçon,
00:27:18où j'ai volé une voiture dans un grand magasin,
00:27:21une petite voiture, j'avais 7-8 ans,
00:27:25et j'ai pris une...
00:27:25Non, mais je donne l'exemple parce qu'il est excellent.
00:27:28Et un flic m'est tombé dessus.
00:27:31Ce flic était un ami de mon père.
00:27:33Il m'a ramené à la maison
00:27:35et mon père et lui ont joué les rôles de scandale de ce que j'avais fait.
00:27:42Ils m'ont terrorisé.
00:27:44Le policier est parti, que j'ai revu après, qui est un homme merveilleux.
00:27:47Mon père m'a mis dans ma chambre, il m'a dit
00:27:49tu ne sortiras pas avant 24 heures,
00:27:51on va t'apporter de l'eau et du pain et tu n'auras rien d'autre.
00:27:54Et je vous garantis que je n'ai plus jamais volé quoi que ce soit.
00:27:58Donc, si vous voulez, la sanction...
00:28:00Oui, ça s'appelle éducation.
00:28:03La première sanction que j'ai eue était la bonne.
00:28:05Je n'ai plus jamais recommencé.
00:28:07Le problème, c'est que malheureusement,
00:28:09il y a des gosses qui vivent dans un entourage
00:28:13qui ne les prennent pas.
00:28:16Quand ils ont encore un entourage...
00:28:17Je vais vous raconter une histoire.
00:28:18J'ai une de mes amies qui a pris le jeu vidéo de son fils.
00:28:24Il est allé porter plainte.
00:28:25Elle a été convoquée au commissariat.
00:28:28On est chez les fous.
00:28:29Ça, c'est bon.
00:28:30On est chez les fous.
00:28:31Oui, parce qu'on est en armes de walkies,
00:28:33mais absolu...
00:28:33Son père lui a dit
00:28:34tu vas porter plainte.
00:28:35Il a porté plainte contre sa mère.
00:28:36Tout devient sujet à discussion.
00:28:41C'est ce que je disais tout à l'heure.
00:28:43On navigue dans nos troubles.
00:28:45Mais nous, on va.
00:28:45On a perdu tous nos repères.
00:28:47On ne sait plus où est la normalité.
00:28:48Quelle normalité ?
00:28:49Parce qu'on a remis en cause
00:28:51une normalité, un bon sens.
00:28:53La normalité, on la connaît.
00:28:56Le bon sens, on est tous...
00:28:58Il faut arrêter de se poser les questions.
00:28:59Je suis d'accord.
00:29:00Et d'ailleurs, dans le cas des vols,
00:29:02moi, je me disais
00:29:03désolé, mais voler un oeuf, voler un bœuf,
00:29:05ce n'est pas la même chose.
00:29:06Qui vole quoi ?
00:29:07À quel moment ?
00:29:08Est-ce que c'est une personne démunie
00:29:09qui vole une orange ?
00:29:10Je pense que tout le monde est capable
00:29:11de comprendre que ce n'est pas grave.
00:29:13Est-ce que c'est une personne
00:29:14qui a un peu plus les moyens
00:29:15et qui vole plus les quelques...
00:29:16Bien sûr que c'est juste qu'il doit décider de ça.
00:29:18Et moi, c'est un de mes grands refrains ici
00:29:19que de dire qu'il n'y a pas assez de moyens
00:29:20dans la justice.
00:29:21Il y a 1 euro sur 170 de dépenses publiques
00:29:24qui va dans la justice aujourd'hui.
00:29:2510 milliards sur 1 700 milliards
00:29:26de dépenses publiques.
00:29:27Dont une partie qui va pour le pénitentiaire
00:29:30et une partie qui va pour le traitement
00:29:31des procédures judiciaires.
00:29:32Il devrait y avoir beaucoup, beaucoup plus
00:29:34de magistrats, de greffiers
00:29:35pour que ça aille plus rapidement.
00:29:36Je vois des gens qui traitent dans leur procès
00:29:38depuis 3 ans, 4 ans.
00:29:40Oui, mais mon cher Mickaël,
00:29:41c'est grave.
00:29:42Mais ce n'est pas une question de nombre.
00:29:45Non.
00:29:45Ce n'est pas une question de nombre.
00:29:46C'est de la volonté.
00:29:48C'est une question de procédure.
00:29:49C'est une question.
00:29:51Si la justice consacrée au travail,
00:29:57le temps qu'elle met pour dire qu'elle en a trop,
00:30:01eh bien, je crois que ça irait beaucoup mieux.
00:30:04Je ne crois absolument pas à l'importance des moyens.
00:30:08Ce n'est pas une question de procédure aussi.
00:30:13C'est de travail.
00:30:15Non, mais je suis d'accord avec Mickaël.
00:30:17Il y a déjà beaucoup trop de procédures.
00:30:20Et je vais me faire lyncher.
00:30:22Aujourd'hui, les procédures,
00:30:23ils n'ont qu'une virgule.
00:30:24La plainte est classée
00:30:25parce que les avocats vont le défendre.
00:30:27Donc, il faut limiter.
00:30:28Mais en revanche,
00:30:29il faut rendre hommage
00:30:30à certains de ces commerçants
00:30:31qui ont mis les photos.
00:30:32Parce que j'ai vu un reportage
00:30:33pas plus tard que ce matin.
00:30:34Vous êtes favorable à ces idées.
00:30:35Je suis favorable à ça.
00:30:36C'est un procès.
00:30:37On nous dit que les lanceurs d'alerte
00:30:39sont des héros.
00:30:40Mais ces gens-là sont des lanceurs d'alerte
00:30:41qui permettent à certains de leurs confrères
00:30:43de ne pas se faire voler.
00:30:44Je prends un exemple.
00:30:45Un voleur de téléphone portable
00:30:46dans des boutiques.
00:30:47Il a été reconnu
00:30:48parce que ce commerçant
00:30:50l'a balancé sur les réseaux, etc.
00:30:51Et comme il était,
00:30:52comme on dit pudiquement,
00:30:54bien connu des services de police
00:30:55et de la justice,
00:30:56ils se sont dit,
00:30:57c'est bon,
00:30:57on a repéré qui c'est,
00:30:58parce qu'il savait évidemment
00:30:59qui c'était,
00:31:00qui en ce moment
00:31:01est en train de voler
00:31:02dans les boutiques
00:31:03de téléphones de la région.
00:31:04Moi, je dis que ce sont
00:31:06des lanceurs d'alerte.
00:31:07Alors, il faudra m'expliquer
00:31:08pourquoi les lanceurs d'alerte
00:31:09de l'écologie
00:31:10sont des héros,
00:31:11mais les lanceurs d'alerte
00:31:12qui veulent protéger
00:31:13les déshonnêtes gens
00:31:14sont des délinquants.
00:31:15Il va falloir nous démontrer.
00:31:16Oui, mais on pourrait vous le démontrer
00:31:18si on l'avait dit.
00:31:19Ah ben non,
00:31:20alors allez-y,
00:31:21démontrez-le.
00:31:22Je ne dirais pas
00:31:23que les commerçants
00:31:24qui agissent comme ça
00:31:26sont des lanceurs d'alerte.
00:31:28Vous ne pouvez pas
00:31:29banaliser une notion
00:31:30qui en général
00:31:31est beaucoup plus noble que ça.
00:31:33Mais c'est noble.
00:31:34Mon mari me trompe,
00:31:35je mets sa photo
00:31:36sur mon raccord.
00:31:37Voilà, je savais ça.
00:31:38Mais là, je peux le comprendre.
00:31:40Même moi, ça, je savais.
00:31:43Qu'est-ce qu'on pense, Vincent,
00:31:44qui a écouté notre discussion
00:31:46qui est toujours là
00:31:46au 0826 300 300
00:31:48comme tous les auditeurs
00:31:49qui nous appellent ?
00:31:50Je suis d'accord
00:31:50avec pas mal d'intervenants.
00:31:53Mais je trouve,
00:31:54une fois de plus,
00:31:56qu'au lieu de sanctionner
00:31:58les commerçants
00:31:59qui ont cette démarche,
00:32:02on devrait,
00:32:04les autorités judiciaires
00:32:06devraient au contraire
00:32:07collaborer avec eux.
00:32:09Voilà.
00:32:09Ah oui, c'est ce que dit
00:32:10Philippe Dépendant.
00:32:10C'est ce que j'ai dit.
00:32:11Il faut avancer les choses
00:32:15puisqu'on permet
00:32:15d'identifier
00:32:16les personnes
00:32:17qui posent problème.
00:32:18Oui, c'est ça.
00:32:19Il vous avait raison.
00:32:20C'est déjà tellement difficile
00:32:21d'être commerçant
00:32:22et de garder son commerce.
00:32:23C'est vrai.
00:32:25Oui, c'est le nom de quelqu'un
00:32:29qui les a volés.
00:32:30Ce n'est pas pour une orange.
00:32:32Oui, vous avez raison.
00:32:33Merci, Vincent.
00:32:34En tout cas, de ce témoignage.
00:32:35Philippe, peut-être
00:32:36que vous y reviendrez
00:32:37tout à l'heure.
00:32:38Pourquoi pas ?
00:32:38Vous voulez réagir.
00:32:40Vous êtes plutôt sur la ligne.
00:32:41Eh bien, ils ont raison
00:32:42parce que name and shame,
00:32:44ça marche dans tous les cas.
00:32:45Vous n'êtes pas du tout d'accord.
00:32:47Un seul numéro,
00:32:48le 0826 300 300.
00:32:50On disait très rapidement
00:32:50et doucement
00:32:51avec Ilie Chouraki
00:32:52que ça pouvait quand même
00:32:52créer des effets pervers
00:32:54à savoir des milices
00:32:55qui se baladent dans la rue
00:32:56et qui vont traquer systématiquement
00:32:57le mec qui a...
00:32:59Dans un monde idéal,
00:33:00la justice...
00:33:00On a de bonnes institutions.
00:33:03Philippe,
00:33:03ce n'est pas vous
00:33:03qui allez me contredire.
00:33:04On a des institutions.
00:33:05On a les règles.
00:33:06On a les lois.
00:33:07Le problème,
00:33:08encore une fois,
00:33:09le poisson pourri par la tête.
00:33:11On a eu depuis,
00:33:12dans ces dernières années,
00:33:13d'une façon absolument ahurissante,
00:33:16un gouvernement,
00:33:17un président
00:33:17qui ont laissé
00:33:18tout se démanteler,
00:33:19tout se détruire,
00:33:21tout s'auto-détruire.
00:33:22Et on arrive aujourd'hui
00:33:22dans les situations
00:33:23où même les règles qu'on a,
00:33:25on ne les applique plus.
00:33:26Allez,
00:33:27vous restez avec nous
00:33:27dans un instant
00:33:28La Cage au Fou
00:33:28avec Thomas Serafine.
00:33:29Vous verrez qu'il est
00:33:30Tartus,
00:33:31Tartus,
00:33:32Atal,
00:33:32Ophob.
00:33:33Il invente des noms,
00:33:34parfois,
00:33:35c'est compliqué.
00:33:35Et on garde
00:33:38Elie Chouraqui jusqu'à 18h.
00:33:40Ah,
00:33:40ça serait bien.
00:33:42Les Vraies Voix Sud Radio,
00:33:44Vraies Voix Sud Radio,
00:33:45Cécile de Ménibus,
00:33:46Patrick Roger,
00:33:47Philippe David.
00:33:49Et ce soir,
00:33:49autour de la table,
00:33:50Philippe Bilger,
00:33:51Michael Sadoun
00:33:52et Elie Chouraqui.
00:33:54Une Vraie Voix
00:33:55qui va rester
00:33:55jusqu'à 20h.
00:33:59Vous n'êtes pas
00:34:00à l'abri
00:34:00de mon retour.
00:34:02Je vous préviens,
00:34:03je vous ai préviens.
00:34:04Et que ça ne se reproduise pas.
00:34:06Les amis,
00:34:07La Cage au Fou
00:34:07avec Thomas Serafine,
00:34:09c'est maintenant.
00:34:13La Cage au Fou !
00:34:16Thomas Serafine.
00:34:16Thomas,
00:34:17bonjour.
00:34:17Que me vaut votre présence
00:34:18encore aujourd'hui ?
00:34:19Bonjour docteur.
00:34:20Alors,
00:34:21je ne sais pas ce qui m'arrive,
00:34:22mais je crois que j'ai envie
00:34:23de défendre Gabriel Atal.
00:34:26Ça va Thomas ?
00:34:26Vous avez bu ou quoi ?
00:34:27Alors moi,
00:34:28non.
00:34:28Mais lui,
00:34:29justement,
00:34:29oui.
00:34:30Oui,
00:34:30parce que vous avez vu,
00:34:31il a lancé l'opération
00:34:31Mille Bistro.
00:34:32Oui.
00:34:32C'est des rencontres,
00:34:34dans les cafés,
00:34:34tout ça,
00:34:35pour discuter avec les Français.
00:34:36Alors,
00:34:36il se présente
00:34:36avec une petite
00:34:38shopping de bière dans la main
00:34:39et tout de suite,
00:34:40paf,
00:34:40on lui tombe dessus.
00:34:41On l'accuse
00:34:42de faire la promotion
00:34:43de l'alcool.
00:34:44Qui fait ça ?
00:34:44Le député de la France Insoumise,
00:34:46Antoine Léaumant.
00:34:46Il parle même,
00:34:47si vous voulez,
00:34:48de honte.
00:34:49Le gars,
00:34:49il tient une bière,
00:34:50un demi,
00:34:51et on lui fait un procès
00:34:52en entier.
00:34:53Allez,
00:34:54on perd la morale,
00:34:55franchement.
00:34:55C'est gonflé quand même.
00:34:56Cacher ce zinc
00:34:57que je ne saurais voir.
00:34:58Avec ces gens-là,
00:34:59si vous voulez,
00:35:00quand vous dites
00:35:00à votre santé,
00:35:01ils vous répondent
00:35:02avec une statistique
00:35:03de mortalité.
00:35:04Je crois,
00:35:05je crois, docteur,
00:35:05que je suis devenu
00:35:06tartuffe atalophobe.
00:35:07Oula !
00:35:08Oui,
00:35:08c'est tous les tartuffes
00:35:09comme ça qui jouent
00:35:10les parandons de vergu,
00:35:11les parandons de vertu,
00:35:12pardon.
00:35:13Moi,
00:35:13ça m'énerve.
00:35:14Et ils finissent
00:35:15par me rendre
00:35:16Gabriel Attal sympathique.
00:35:17Ah,
00:35:17c'est bien.
00:35:18Je suis venu vous consulter
00:35:19avant que ça ne se transforme
00:35:20en intention de vote.
00:35:21Vous voyez ?
00:35:21Vous exagère un peu.
00:35:23À force de lois et vins,
00:35:24à force de messages sanitaires
00:35:25distillés un peu partout,
00:35:27à tout bout de champ,
00:35:28voir une petite shopping de bière
00:35:30dans une campagne,
00:35:31moi,
00:35:31ça me détend.
00:35:32Je trouve ça pas mal.
00:35:33Pas vous ?
00:35:34Oui,
00:35:34c'est cool.
00:35:35D'ailleurs,
00:35:36les promesses de campagne,
00:35:38elles aussi,
00:35:38elles devraient avoir
00:35:39leur avertissement.
00:35:40Peut provoquer
00:35:40des réveils douloureux.
00:35:43Rassurez-moi,
00:35:44vous voulez voter,
00:35:45vous,
00:35:45pour Gabriel Attal ?
00:35:46Ah non !
00:35:47Calmos !
00:35:47Non,
00:35:48on peut défendre sa mousse
00:35:49sans avoir assidu
00:35:50pour sa frimousse.
00:35:51Ah,
00:35:51d'accord.
00:35:52En plus,
00:35:53si vous voulez,
00:35:53moi,
00:35:53Gabriel Attal,
00:35:54en vieux routier du zinc,
00:35:55j'y crois pas trop.
00:35:56Enfin,
00:35:57c'est pas Renaud
00:35:57ni Antoine Blondin non plus,
00:35:58vous voyez ce que je veux dire ?
00:35:59Ça va !
00:36:00Non,
00:36:00mais si le petit Gabi,
00:36:01si vous lui demandez
00:36:02un petit jaune,
00:36:03je suis sûr qu'il vous donne
00:36:04un stabilo
00:36:04pour surligner son programme.
00:36:06Vous demandez un trou normand,
00:36:07il vous promet de rouvrir
00:36:08une maternité
00:36:09dans un désert médical.
00:36:10Et un perroquet ?
00:36:11Alors,
00:36:11un perroquet,
00:36:11il vous récite
00:36:13un message de Macron.
00:36:15Et quand on...
00:36:15Patron,
00:36:16patron !
00:36:16Ah,
00:36:17patron,
00:36:17si on crie patron dans le bar,
00:36:18il se lève,
00:36:19parce qu'il croit
00:36:19qu'il y a le président
00:36:19qui entre.
00:36:21Enfin,
00:36:21écoutez,
00:36:21il faut bien rencontrer
00:36:22les Français quelque part,
00:36:23on va les chercher
00:36:24là où il y a de la conversation peut-être.
00:36:26C'est vrai,
00:36:26vous avez raison.
00:36:27Et puis en plus,
00:36:28l'opération
00:36:281000 clubs échangistes
00:36:30ça aurait été peut-être
00:36:30un peu délicat.
00:36:31Oui.
00:36:32Même si,
00:36:32il faut bien en convenir,
00:36:34Cécile,
00:36:34ça aurait eu le mérite
00:36:35de l'honnêteté.
00:36:36Non,
00:36:36parce que dans un club échangiste,
00:36:38quand on finit
00:36:38par se faire baiser,
00:36:40on n'est pas très étonné.
00:36:41Ben non.
00:36:42Oui,
00:36:42parce qu'en principe
00:36:42on était venu pour ça.
00:36:43Ben oui,
00:36:44c'est ça.
00:36:45C'est ça.
00:36:46N'empêche,
00:36:47Thomas,
00:36:47que même à Jeun,
00:36:49je pense que vous êtes
00:36:49un retiré de la circulation.
00:36:51Allez,
00:36:51à demain 17h45
00:36:52et surtout,
00:36:53ne soyez pas en retard
00:36:54parce que là,
00:36:54il y a encore du travail.
00:36:55Très bien.
00:36:57Les vraies voix sud radio.
00:36:59Le pauvre Gabriel Attal.
00:37:00Vous croyez qu'il y en a
00:37:01certains qui ont pensé
00:37:02faire la campagne
00:37:03dans des clubs échangistes ?
00:37:05pourquoi pas ?
00:37:05Parce que c'est bien
00:37:06qu'on fait politique.
00:37:08Excusez-moi Patrick,
00:37:09il y a bien une soirée échangiste
00:37:10à la mairie de Manheim
00:37:11dont on a parlé hier
00:37:13avec Régis Maillot.
00:37:14J'aimerais vous poser une question
00:37:16vous qui êtes des spécialistes
00:37:18de la politique.
00:37:19J'ai une peur.
00:37:20C'est bon.
00:37:25Quoique,
00:37:25on a quelques-uns
00:37:26autour de l'eau.
00:37:28Comment expliquez-vous
00:37:29que des gens
00:37:30comme nos deux anciens
00:37:32premiers ministres
00:37:33Attal et Édouard Philippe,
00:37:35comme notre ancien ministre
00:37:38des Finances,
00:37:39qui sont là depuis des années,
00:37:41qui ont fait
00:37:42la politique française
00:37:43depuis des années.
00:37:44Comment est-ce que vous expliquez
00:37:45qu'aujourd'hui,
00:37:46c'est un discours
00:37:46où ils disent
00:37:47il faut tout changer,
00:37:49il faut remettre
00:37:49tout à l'endroit,
00:37:51il faut renverser l'Azard ?
00:37:54Moi, je n'arrive pas
00:37:55à comprendre
00:37:57comment même
00:37:59ils peuvent,
00:37:59avec tout le respect
00:38:00que j'ai pour ces gens-là,
00:38:01mais c'est juste
00:38:02une analyse
00:38:03de l'esprit
00:38:04du cogito politico.
00:38:07C'est-à-dire,
00:38:08qu'est-ce que ces gens
00:38:09ont dans la ville
00:38:09pour se dire
00:38:09on vient de finir,
00:38:11on a foutu le bordel partout,
00:38:12mais on va recommencer
00:38:13de demain matin.
00:38:14Non, mais mon cher Édith,
00:38:15là, je vous trouve
00:38:16trop fédère.
00:38:17Ah ben non, il a raison.
00:38:18Non, mais ça,
00:38:19je vous en doutais.
00:38:21Bon,
00:38:21il est échangeiste, là.
00:38:24En fait,
00:38:24je parlerai du cabinet
00:38:25de Bruno Le Maire,
00:38:26parce que je gênerai bon.
00:38:27parce qu'à mon avis,
00:38:29ils ne sont pas
00:38:30au poste
00:38:31où ils peuvent tout faire,
00:38:33à l'époque
00:38:34où ils y étaient.
00:38:35Et deuxième élément,
00:38:37il n'y a rien de choquant
00:38:39dans le fait
00:38:39que des politiques,
00:38:41quelles qu'elles soient,
00:38:42annoncent des promesses
00:38:43qu'elles ne tiennent pas,
00:38:44parce que tout à coup,
00:38:46le réel s'oppose à elles.
00:38:48Donc, je trouve
00:38:49que c'est un peu
00:38:52désagréable
00:38:52par rapport à,
00:38:53alors que vous le dites
00:38:54très courtoisement,
00:38:56ces gens-là,
00:38:58finalement,
00:38:58ils n'ont pas pu tout faire,
00:39:00à l'époque,
00:39:01confronter au réel
00:39:02qui leur est tombé.
00:39:03Vous êtes un enfant, Philippe.
00:39:05Non, Philippe,
00:39:06c'est naïf.
00:39:06Philippe,
00:39:07pendant que vous y êtes,
00:39:08puisque normalement,
00:39:09on a une carte blanche là,
00:39:10votre carte blanche,
00:39:11dites-nous ce que vous pensez
00:39:12de François Hollande.
00:39:13Ah ben,
00:39:13ma carte blanche,
00:39:14elle est,
00:39:15en effet,
00:39:15merci Cécile,
00:39:16sur François Hollande,
00:39:17je voudrais relier
00:39:19deux choses hier soir.
00:39:20D'une part,
00:39:21un reportage sur LCP
00:39:23qui a été remarquable
00:39:24sur la politique étrangère
00:39:27de François Hollande
00:39:29comparée à celle
00:39:30d'Emmanuel Macron.
00:39:31Et puis après,
00:39:32nous avons eu
00:39:33deux heures
00:39:34d'entretien
00:39:35sur BFM TV
00:39:37avec François Hollande.
00:39:38Ça a dit
00:39:38une belle soirée.
00:39:40et notamment sur le plan international,
00:39:46il a été éblouissant.
00:39:49Et comme la matière,
00:39:51non,
00:39:52mais comme la matière internationale
00:39:54va devenir dominante
00:39:56pour 2027,
00:39:58quand on,
00:39:59franchement,
00:40:00alors,
00:40:00je ne voterai pas pour lui
00:40:02parce qu'il reste socialiste
00:40:04dans beaucoup d'autres secteurs,
00:40:06mais je pense que c'est
00:40:08une personnalité
00:40:09qui,
00:40:10sur ce plan-là,
00:40:11dans un monde
00:40:12qui est extrêmement dangereux
00:40:13aujourd'hui,
00:40:14peut inspirer confiance.
00:40:16Alors là,
00:40:16je ne suis absolument pas d'accord.
00:40:18Dois-je te rappeler,
00:40:19Philippe,
00:40:19d'abord,
00:40:20à titre d'anecdote,
00:40:21simplement,
00:40:22les images qui étaient sorties
00:40:23à chaque fois qu'ils faisaient
00:40:23des déplacements étrangers,
00:40:24des images ridicules,
00:40:25une fois en chapka,
00:40:26une fois avec un collier à fleurs,
00:40:27une fois...
00:40:28Non,
00:40:29mais ça,
00:40:30c'est du registre de l'anecdote.
00:40:31Mais c'est drôle.
00:40:33Dois-je te rappeler
00:40:34qu'au moment de la guerre en Syrie...
00:40:35Oui,
00:40:36c'est ça,
00:40:36c'était Martin à la plage.
00:40:37Mais dois-je te rappeler
00:40:38qu'au moment de la guerre en Syrie,
00:40:39il avait accepté
00:40:40un contingent
00:40:41d'immigrés
00:40:43massifs
00:40:43et qu'il avait avoué
00:40:44plus tard
00:40:44dans une commission d'enquête
00:40:45qu'il avait accepté
00:40:46ce contingent
00:40:47alors même qu'il savait
00:40:48que dedans,
00:40:49se cachaient des terroristes,
00:40:50les mêmes terroristes
00:40:51qui ont commis le Bataclan.
00:40:52Désolé de te dire
00:40:52que ça aussi,
00:40:53c'est la gestion
00:40:54des infères internationales
00:40:55et qu'il a commis
00:40:56des erreurs
00:40:56qui pour moi
00:40:57ont été néfastes.
00:41:02Notre ancien président,
00:41:03le président Hollande,
00:41:05j'ai toujours trouvé
00:41:05que c'était un homme sympathique.
00:41:07Il est marié,
00:41:07maintenant je crois
00:41:08ou je ne sais pas
00:41:08s'il est marié ou pas
00:41:09avec une actrice
00:41:11que j'ai mis dans
00:41:14les menteurs.
00:41:14Elle a fait
00:41:15un de ses premiers rôles
00:41:15avec moi.
00:41:18Moi,
00:41:18je vais vous dire
00:41:18ce que je pense.
00:41:20Ça ne marche plus
00:41:21la gauche.
00:41:23Je vais finir
00:41:24et puis après,
00:41:25moi j'ai été
00:41:25un homme de gauche.
00:41:26je me suis battu
00:41:27pour la gauche
00:41:27j'étais à SOS.
00:41:29J'ai manifesté,
00:41:31j'ai voyagé
00:41:31sur la Langeorgie
00:41:32pour lutter
00:41:33contre la Russie
00:41:35avec les mecs de gauche.
00:41:36Et puis à un moment donné,
00:41:38je me suis réveillé
00:41:38doucement
00:41:39en regardant
00:41:40le spectacle
00:41:41que me ferait la gauche
00:41:42et je me suis dit
00:41:43ça ne marche plus.
00:41:44Donc maintenant,
00:41:45il faudrait trouver
00:41:46une idée
00:41:47au centre et à droite.
00:41:49Il faudrait retrouver...
00:41:50Parce que d'abord,
00:41:51il y a l'alternance,
00:41:52Philippe.
00:41:52Il faut que la France
00:41:54respecte
00:41:55Modus vivant
00:41:56qui est essentielle
00:41:57à la démocratie,
00:41:58qui est l'alternance.
00:42:00Donc il faut trouver
00:42:00une autre voie.
00:42:01Je n'ai pas la solution.
00:42:03Je n'ai pas
00:42:04ni l'homme
00:42:04ni la femme.
00:42:06Mais je pense
00:42:07que la gauche
00:42:08s'est finie en France
00:42:10pour au moins 5 ans.
00:42:11Et après,
00:42:11on verra.
00:42:12Merci.
00:42:12En tout cas,
00:42:13Elie Chouraki,
00:42:14merci Elie Chouraki.
00:42:15Philippe Gère,
00:42:16vous débattrez
00:42:17une prochaine fois.
00:42:18Vous avez déjà eu
00:42:18votre carte blanche.
00:42:19En tout cas,
00:42:21s'il vous plaît,
00:42:22allez voir ce film.
00:42:23Les Héros du Louvre.
00:42:24Je voulais rassurer,
00:42:25Elie,
00:42:25je ne suis pas de gauche.
00:42:26Mais si,
00:42:26vous l'avez...
00:42:27Si,
00:42:27si.
00:42:28Les Héros du Louvre,
00:42:29c'est sorti le 9 septembre.
00:42:30C'est encore,
00:42:31bien sûr,
00:42:31c'est un carton,
00:42:32allez-y.
00:42:32Vous ne pouvez pas le manquer
00:42:33avec Cadmerade,
00:42:34avec Marie-Gilin,
00:42:36Bernard Lecoq,
00:42:36Jean-Hu.
00:42:37donc Glad,
00:42:37très difficile pour ce...
00:42:39Vous allez voir.
00:42:41Julien de Gugnès,
00:42:42Fantine Gaillot
00:42:44et César Chouraki
00:42:47et Ben Attal,
00:42:48bien entendu.
00:42:49Et votre autre fils aussi.
00:42:51Et Solal.
00:42:51Et Solal aussi.
00:42:52Voilà,
00:42:53merci beaucoup Elie.
00:42:53Merci,
00:42:54c'est un plaisir d'être là.
00:42:55A demain.
00:42:55Quand vous voulez.
00:42:56A demain.
00:42:58Dans un instant,
00:42:58c'est le journal.
00:42:59Et ensuite,
00:43:00le mur de la vérité,
00:43:01autour du SMIC.
00:43:02Est-ce qu'on peut passer
00:43:03le SMIC à 1 700 euros
00:43:06net,
00:43:06pas brut,
00:43:07parce qu'il est déjà...
00:43:08On se retrouve tout à l'heure.
00:43:09Allez,
00:43:10à tous.
00:43:11Sud Radio.
00:43:13Parlons vrai.
00:43:15Sud Radio,
00:43:16ici on ne coupe pas la parole.
00:43:18Les vraies voix Sud Radio,
00:43:19Cécile de Ménibus,
00:43:20Patrick Roger,
00:43:22Philippe David.
00:43:23Est-ce que quelqu'un
00:43:24peut m'appeler Patrick Roger ?
00:43:25Est-ce qu'on peut l'appeler
00:43:26dans son bureau,
00:43:27s'il vous plaît ?
00:43:27Patrick Roger,
00:43:28demandez l'information,
00:43:29s'il vous plaît.
00:43:29Merci beaucoup.
00:43:30Beaucoup.
00:43:30En attendant,
00:43:31Philippe Bilger est avec nous
00:43:33et Mickaël Sadoun
00:43:34et vous au 0826 300 300.
00:43:36dans le mur de la vérité,
00:43:37vous savez.
00:43:38On fait le point
00:43:39et on analyse une déclaration
00:43:41ou une annonce du jour
00:43:42et justement,
00:43:43aujourd'hui,
00:43:43on va parler du budget
00:43:44qui arrive à l'Assemblée.
00:43:45Dans quelques semaines,
00:43:46le PS a sa liste de propositions
00:43:48et dedans,
00:43:48il y a le SMIC à 1 500 euros net.
00:43:501 700.
00:43:511 700, pardon.
00:43:52Net, Philippe.
00:43:53Absolument.
00:43:54Et on vous pose cette question.
00:43:55Le PS propose d'augmenter le SMIC
00:43:57à 1 700 euros.
00:43:58Est-ce possible ?
00:43:59Eh bien,
00:43:59vous dites non à 70%.
00:44:01Vous voulez réagir
00:44:02le 0826 300 300.
00:44:04Et on écoute ce qu'a dit Olivier Faure.
00:44:09Ah, aïe, aïe, aïe.
00:44:10Je souhaite que le SMIC soit augmenté
00:44:12parce que vous le savez très bien
00:44:13depuis les Gilets jaunes
00:44:14et bien avant les Gilets jaunes,
00:44:16on le sait bien,
00:44:17aujourd'hui,
00:44:17travailler au SMIC,
00:44:18parfois même à temps partiel,
00:44:20ça ne permet pas de vivre.
00:44:22Et donc,
00:44:22tous ces gens qui sont à un moment
00:44:24révoltés pour dire
00:44:24on travaille
00:44:25mais on ne peut même pas vivre.
00:44:27Comment voulez-vous que l'on fasse ?
00:44:28Eh bien, moi,
00:44:29je crois qu'effectivement,
00:44:30il faut augmenter le SMIC.
00:44:32Non, mais sur le papier,
00:44:33je pense qu'on est tous d'accord.
00:44:34Il faut essayer effectivement
00:44:35d'augmenter le SMIC.
00:44:37Sauf que pour les entreprises...
00:44:38Sur le papier, je dis en fait.
00:44:39Oui, en pratique.
00:44:41Mais Michael, ça donne...
00:44:42Après, évidemment,
00:44:44l'une des grandes difficultés,
00:44:46c'est pour les entreprises,
00:44:47pour que les entreprises,
00:44:49aujourd'hui,
00:44:51face à la concurrence,
00:44:53notamment pays asiatiques
00:44:55et d'autres,
00:44:56si les salaires sont trop élevés,
00:44:57elles ne seront pas concurrentielles
00:44:58et donc elles ne vont pas résister.
00:45:00Donc, c'est toute la difficulté,
00:45:01toute la complexité,
00:45:02Philippe Bilger,
00:45:03ou les grandes spécialistes
00:45:04d'économie.
00:45:05Non, mais j'ai beaucoup progressé
00:45:07grâce à Cécile.
00:45:10Et devant certaines pensées manichéennes,
00:45:13je n'ai pas trop de mal.
00:45:15Je ne peux s'en pas viser.
00:45:17Mais Patrick, vous avez raison,
00:45:19même si Michael a semblé le discuter,
00:45:23en soi, tout le monde ne peut qu'être favorable
00:45:26à l'augmentation du SMIC et des salaires.
00:45:29Mais là où le problème se pose,
00:45:31et pardon pour la banalité,
00:45:33c'est que face à la générogité,
00:45:36il faut opposer certaines réalités.
00:45:39Et ce qui me fait peur, moi,
00:45:41si on augmente le SMIC,
00:45:42comme le souhaite Olivier Faure,
00:45:45toute idée d'Olivier Faure
00:45:47devrait susciter immédiatement,
00:45:49d'ailleurs, la suspicion.
00:45:50Mais c'est autre chose.
00:45:52Eh bien, c'est le fait
00:45:54qu'il y aura de terribles revendications
00:45:57salariales après.
00:45:58Eh bien, moi, j'ai bien envie d'entendre
00:45:59ce que disent nos auditeurs avec Antonin.
00:46:01C'est très intéressant.
00:46:02Vous parliez des entreprises, Patrick.
00:46:03Il y a Rémi qui nous dit
00:46:04non, ce n'est pas possible.
00:46:06Ce n'est même pas si simple
00:46:07puisqu'il faudrait faire un ratio
00:46:08entre le SMIC et ce que touche chaque personne
00:46:10pour que chaque personne soit augmentée.
00:46:12Mais ça pourrait coûter trop cher aux entreprises.
00:46:14Et puis il y a Manon qui, à l'inverse,
00:46:15pense qu'elle, c'est possible
00:46:16et qui nous dit oui, c'est possible,
00:46:17mais en supprimant et réduisant certaines charges.
00:46:20Mais ce serait compliqué
00:46:22de prévoir les conséquences.
00:46:23Alors, faut-il augmenter le SMIC
00:46:27à 1 700 euros net ?
00:46:28Dans l'absolu, ce sera bien.
00:46:29Mais moi, je suis contre
00:46:30et je vais vous dire pourquoi.
00:46:31Non pas parce que je suis un salopard capitaliste,
00:46:34ce que je suis peut-être par ailleurs,
00:46:35mais ce n'est pas pour ça.
00:46:36Ce n'est pas parce que ça créerait
00:46:38que des effets délétères dans l'économie.
00:46:40D'abord, depuis plusieurs années,
00:46:42on a une stagnation,
00:46:43plus ou moins, de la croissance française.
00:46:45C'est-à-dire que les entreprises françaises
00:46:46ne créent pas plus de richesses
00:46:48ou très peu de richesses supplémentaires
00:46:49par rapport aux années précédentes.
00:46:51Donc, des entreprises qui ne gagnent pas plus
00:46:53mais qui ont à payer plus,
00:46:55il y a un moment,
00:46:56ça va poser quand même un problème.
00:46:57D'abord, elles emploient moins,
00:46:59elles n'emploient plus pour des CDI ou des CDD.
00:47:01Donc, ça pose quand même un problème
00:47:02à un moment donné.
00:47:03Et il y a, de manière générale,
00:47:04une SMICardisation de l'économie.
00:47:06C'est-à-dire qu'il y a de plus en plus
00:47:07de pourcentages de la population
00:47:09qui gagnent autour du SMIC.
00:47:11Il y a une compression des salaires
00:47:12autour du minimum.
00:47:14Donc, ça, c'est un des effets délétères.
00:47:16Patrick parlait aussi
00:47:17du manque de compétitivité
00:47:19par rapport à d'autres pays.
00:47:20On a maintenant des salaires minimums
00:47:22en Europe et dans le monde
00:47:23qui est quand même parmi les plus hauts.
00:47:25Et ça ne crée pas de bons effets.
00:47:27Si vous voulez que les gens gagnent plus,
00:47:30il faut que l'économie retrouve en dynamisme,
00:47:32qu'on recrée des richesses,
00:47:33éventuellement qu'on diminue les cotisations.
00:47:35Ça, c'est une nécessité.
00:47:36Mais regardez ce qui se passe aux Etats-Unis.
00:47:38Trump, le salaire minimum fédéral aux Etats-Unis,
00:47:41il est de 7 dollars de l'heure.
00:47:42Donc, deux fois inférieur à nous en France
00:47:45où on est, je crois, à 12 euros de l'heure.
00:47:50Pourtant, aux Etats-Unis,
00:47:51il y a un taux de pauvreté
00:47:52qui est historiquement bas aujourd'hui.
00:47:53Absolument.
00:47:54Et il y a un ménage sur deux aux Etats-Unis
00:47:56qui gagne plus de 7000 dollars par mois.
00:47:59Donc, désolé de vous dire
00:48:00que ça n'est pas la solution.
00:48:01Donc, est-ce qu'il faut augmenter le SMIC ou pas ?
00:48:03Si ça vous fait plaisir,
00:48:04on peut dire que par principe oui,
00:48:05mais moi, je pense que ce serait mauvais.
00:48:07On peut proposer ce qui se passe aux Etats-Unis, en France.
00:48:09Ah oui, oui, moi je pense.
00:48:10Deux choses.
00:48:11Moi, je crois qu'il faut tout remettre à plat.
00:48:14Sur le chèque des salaires.
00:48:15Mais non, mais tout !
00:48:15Je vais me faire traiter de maniquais.
00:48:19Je vous prends un exemple.
00:48:20Un SMIC, c'est 1823,03 euros brut.
00:48:25Chargé, c'est 1887,75 euros
00:48:28parce qu'il n'y a pas de charge sur le SMIC.
00:48:31Donc, qu'est-ce qui se passe ?
00:48:32Eh bien, les gens, vous rentrez au SMIC.
00:48:3420 ans après, vous êtes au SMIC.
00:48:35Parce que si on vous passe à 2500 brut,
00:48:38là, vous coûtez 4000 euros au lieu de 1850.
00:48:421870, d'accord ?
00:48:44Donc, moi, ce que je veux,
00:48:45c'est baisser massivement les charges
00:48:47sur les hauts salaires,
00:48:48les salaires moyens,
00:48:50et pouvoir augmenter le SMIC
00:48:52pour que les gens...
00:48:53C'est Bayrou qui avait parlé
00:48:55de la SMIC-arvisation de la France.
00:48:57Alors, je vais me faire traiter de manichéen,
00:48:59de populiste, de ce que vous voulez,
00:49:00par Philippe Bilger.
00:49:01C'est pas grave, je suis habitué.
00:49:02Mais dans ce domaine,
00:49:03comme dans tout le reste,
00:49:04il faut tout remettre à plat.
00:49:05Non, mais...
00:49:06À fuera !
00:49:07À fuera !
00:49:08Pour conclure, peut-être,
00:49:09ce qui est assez...
00:49:10Alors, vous avez utilisé le terme
00:49:12de manichéen,
00:49:13on l'est au PS.
00:49:14Parce que d'un côté,
00:49:15donc, on veut donner quelque chose
00:49:17donc au SMIC-ar,
00:49:18mais de l'autre,
00:49:19on va reprendre de la même main
00:49:21puisqu'on veut augmenter la TVA.
00:49:23Et la TVA,
00:49:24elle va notamment toucher
00:49:26de 20 à 24%.
00:49:27Elle touchera
00:49:28les gens qui achètent un peu tout,
00:49:30etc.,
00:49:30et qui ont des difficultés à boucler.
00:49:32Evidemment.
00:49:33Et donc,
00:49:34il n'y aura aucun effet.
00:49:36Il n'y aura aucun effet.
00:49:37Il y a une réponse limpide
00:49:39de François Hollande.
00:49:41Qu'a-t-il dit ?
00:49:42Il a dit qu'au contraire,
00:49:44ça n'a rien à voir
00:49:45avec ce qu'avait dénoncé Fillon
00:49:47et d'autres.
00:49:48Je pense qu'il a en partie tort
00:49:51en fait sur ce point.
00:49:52Mais vous avez raison.
00:49:54Le calcul est mathématique
00:49:55et il est simple.
00:49:56Et d'ailleurs,
00:49:57la TVA,
00:49:58c'est sujet essentiel.
00:49:59Sur les produits de première nécessité,
00:50:00il les met à part.
00:50:01Oui.
00:50:03Mais c'est très limite
00:50:04les produits de première nécessité.
00:50:06Oui, oui.
00:50:07C'est les tomates
00:50:08et des cerises
00:50:10et puis des pâtes.
00:50:10C'est la taxe la plus injuste,
00:50:12la TVA.
00:50:12Pour moi,
00:50:13c'est la plus juste.
00:50:14C'est la taxe la plus injuste.
00:50:15Et ça va mettre
00:50:16un autre débat.
00:50:17Dans un instant,
00:50:18le coup de chaud de Philippe David.
00:50:19On revient sur quoi, Philippe ?
00:50:20On va parler
00:50:21de la visite du pape.
00:50:22En Seine-Saint-Denis,
00:50:23à Saint-Ouen,
00:50:23pour un point de deal,
00:50:24on déplace une école
00:50:26pour l'avenue du pape
00:50:27parce qu'il y a deux points de deal.
00:50:28On a lu l'avenue du pape.
00:50:29Et moi, ça me rend fou.
00:50:30Allez, on en parle
00:50:31dans un instant.
00:50:31Soyez les bienvenus.
00:50:320826-300-300,
00:50:34tous les sujets
00:50:34qui sont débattus aujourd'hui.
00:50:35Vous pouvez les retrouver
00:50:36à partir des 19h jusqu'à 20h
00:50:38avec Philippe David.
00:50:39Et le 0826-300-300,
00:50:41c'est Aude qui vous attend.
00:50:42A tout de suite.
00:50:44Les vrais voix sudra de David.
00:50:47Et autour de cette table,
00:50:48Philippe Bilger
00:50:48qui est avec nous.
00:50:49Ça va, mon Philippe ?
00:50:49Vous êtes content ?
00:50:50Émission passionnante,
00:50:52mon cher Philippe.
00:50:53C'est tant mieux, tant mieux, tant mieux.
00:50:54Grâce à votre anniversaire
00:50:55et à Elie Chouraki.
00:50:56Ben dis donc,
00:50:57je suis contente
00:50:57d'en faire partie.
00:50:58Vous avez une influence
00:51:00bienfaisante aussi
00:51:01sur la pensée un peu sommaire
00:51:03de notre double-là.
00:51:04Ah, de Philippe David ?
00:51:05Non, la pensée
00:51:06qui est trop complexe pour vous.
00:51:07Ne dites pas sommaire.
00:51:09Dites pas ça,
00:51:10ça va être à lui de parler.
00:51:11Avec Mickaël Sadoun
00:51:13qui est avec nous.
00:51:13Merci d'être là, Mickaël.
00:51:14Merci.
00:51:15C'est le coup de chaud
00:51:16de Philippe David.
00:51:17Le coup de chaud
00:51:19Philippe David.
00:51:20Et c'est parti !
00:51:22Comme d'habitude,
00:51:23je vais remettre le clocher
00:51:24au milieu du village,
00:51:25un grand village,
00:51:26puisqu'il s'agit de Bondy,
00:51:27village de 50 000 âmes
00:51:29situé au cœur
00:51:29de la Seine-Saint-Denis.
00:51:31Pourquoi Bondy ?
00:51:32Pas pour vous parler
00:51:33de Kylian Mbappé
00:51:34qui a passé son enfance
00:51:35et marqué ses premiers buts
00:51:36de crampons au pied,
00:51:37mais pour parler,
00:51:38à défaut d'un dieu du football,
00:51:40du représentant
00:51:41de Dieu sur Terre
00:51:43pour 1,4 milliard de catholiques,
00:51:46c'est-à-dire
00:51:46le pape Léon XIV.
00:51:47En effet,
00:51:48il était prévu
00:51:49lors de la visite
00:51:50du souverain pontife en France
00:51:51du 25 au 28 septembre prochain
00:51:54que celui-ci
00:51:55se rendrait
00:51:55hors du triangle doré parisien
00:51:57pour aller rencontrer
00:51:58les croyants
00:51:59d'un quartier défavorisé
00:52:00situé en périphérie
00:52:01de la capitale.
00:52:02Une idée
00:52:03qu'on ne peut que saluer
00:52:04et pour laquelle
00:52:05la ville de Bondy
00:52:06avait été envisagée.
00:52:07Une idée
00:52:08qui a fait long feu
00:52:08pour une raison
00:52:09que je considère
00:52:10comme surréaliste.
00:52:12La raison ?
00:52:13Le lieu où devait se rendre
00:52:14le Saint-Père
00:52:15est situé à proximité
00:52:16de deux points d'île
00:52:17ce qui a fait pencher
00:52:18la balance
00:52:18pour l'annulation
00:52:19de cette étape
00:52:20les services de sécurité
00:52:21jugeant le déplacement
00:52:22trop risqué.
00:52:24Ainsi,
00:52:24en France en général
00:52:25et en Seine-Saint-Denis
00:52:26en particulier,
00:52:27on n'arrête pas le progrès.
00:52:28L'an passé à Saint-Ouen,
00:52:29on déplaçait une école
00:52:31en raison d'un point d'île
00:52:31situé à proximité.
00:52:33Cette année,
00:52:34on annule une visite du pape
00:52:35pour deux points d'île.
00:52:36Que fera-t-on l'an prochain ?
00:52:37On fermera un commissariat
00:52:39situé à proximité
00:52:40de trois points d'île
00:52:41où on préférera
00:52:42fermer le palais de justice
00:52:43pour ne pas juger
00:52:44les dealers qui,
00:52:45manifestement,
00:52:46ont désormais
00:52:47tous les droits
00:52:47dans certaines villes
00:52:48de ce département
00:52:49et de plus en plus
00:52:50partout en France.
00:52:51Inutile de dire
00:52:52que ce renoncement
00:52:53va encore faire de nous
00:52:54la risée du monde,
00:52:55le pape étant
00:52:56une des personnalités
00:52:57éminentes de la planète.
00:52:58Pour ce qui est
00:52:59de l'autorité de l'État,
00:53:00cela fait,
00:53:01mais on le sait depuis longtemps,
00:53:02partie d'un passé lointain.
00:53:04Une autorité de l'État
00:53:05qui aurait besoin
00:53:06d'un miracle
00:53:06pour redevenir réalité
00:53:07en France,
00:53:08mais il reste à mon avis
00:53:10une raison d'espérer
00:53:11puisque le pape
00:53:12se rendra à Lourdes
00:53:13les 26 et 27 septembre.
00:53:15Alors,
00:53:15Saint-Père,
00:53:16si vous pouviez
00:53:17faire une petite prière
00:53:18à la grotte
00:53:19de Massabielle
00:53:20dans ce sens
00:53:21et si votre prière
00:53:22pouvait être exaucée,
00:53:23les Français,
00:53:24même laïcars,
00:53:25comme votre serviteur,
00:53:26vous en seraient
00:53:27éternellement reconnaissants.
00:53:29Amen.
00:53:31Si j'ai bien compris,
00:53:32on a modifié
00:53:34le parcours
00:53:34du pape
00:53:36pour lui éviter
00:53:37les points de deal.
00:53:38Vous avez tout compris.
00:53:39Mais donc,
00:53:39c'est tout à fait normal.
00:53:41Quel est le problème ?
00:53:42Ah bah non,
00:53:42on déplace les points de deal.
00:53:43Non,
00:53:44mais attendez,
00:53:45arrêtez.
00:53:46Non mais vous plaisantez.
00:53:46On ne va pas immédiatement
00:53:49régler le problème
00:53:50comme on l'a fait
00:53:51à Marseille
00:53:52lorsque le président Macron
00:53:54était venu.
00:53:55S'il est tout à fait normal
00:53:57que lorsqu'on fait visiter
00:53:58le département
00:54:01de la Seine-Saint-Denis
00:54:02et notamment Bondy,
00:54:04on enlève,
00:54:05on change le parcours.
00:54:08Ah bah non.
00:54:08Bah non,
00:54:09ça veut dire
00:54:09que les dealers
00:54:09ont gagné alors.
00:54:10Mais non,
00:54:11mais vous plaisantez.
00:54:12Vous imaginez
00:54:13qu'en Seine-Saint-Denis,
00:54:15pour la visite du pape,
00:54:16on va parvenir
00:54:17à faire disparaître.
00:54:20Non mais c'est quand même
00:54:21une triste réalité
00:54:22et un triste constat,
00:54:23Philippe Bidger.
00:54:24C'est-à-dire qu'on s'incline
00:54:26finalement devant
00:54:27ce qui est illégal.
00:54:28On ne s'incline pas.
00:54:30Ah bah non,
00:54:30on capitule.
00:54:31On ne s'incline pas.
00:54:32Ça ne veut pas dire
00:54:33qu'on abandonne la lutte
00:54:35contre les points de deal.
00:54:37Mais dans le programme
00:54:39qui était prévu
00:54:40pour le pape
00:54:40et qui,
00:54:41lorsqu'il est obligé
00:54:43de passer
00:54:43par ses points de deal,
00:54:45je comprends
00:54:46qu'on modifie
00:54:47le trajet.
00:54:48Ça n'est pas
00:54:48une faiblesse
00:54:49de l'État.
00:54:50C'est une opportunité
00:54:52topographique.
00:54:53N'importe quoi.
00:54:54Vous vous sentez seul ?
00:54:55Philippe,
00:54:56vous vous sentez seul ou pas ?
00:54:58Je vais tenter
00:55:00d'avoir une position
00:55:01intermédiaire
00:55:02pour ne pas trop laisser
00:55:03mon ami
00:55:04de l'État.
00:55:05Non, non, non.
00:55:05C'est votre avis.
00:55:06Allez-y.
00:55:07Non, mais parce que
00:55:08moi, je considère
00:55:08que c'est quand même
00:55:09un aveu de faiblesse
00:55:10parce que si ces points de deal
00:55:11s'étaient trop multipliés,
00:55:13à quel point il aurait fallu
00:55:14modifier le parcours du pape
00:55:16pour correspondre
00:55:18aux habitudes
00:55:19des dealers
00:55:19qui ne faudraient pas
00:55:20trop déranger
00:55:20dans l'exercice
00:55:21de leur métier.
00:55:21J'imagine le mec.
00:55:22Là, non, pas là.
00:55:23Non, pas là.
00:55:24Mais l'autre chose aussi,
00:55:25c'est quand même,
00:55:26c'est vrai que si on se débarrasse
00:55:28simplement du point de deal
00:55:29pour la visite du pape
00:55:30et qu'ensuite,
00:55:30ça revient sous une autre forme
00:55:31ou ailleurs, etc.,
00:55:32c'est de la cosmétique.
00:55:33Et moi, je trouve
00:55:34que ça sert un petit peu à rien.
00:55:36Le côté,
00:55:36on va faire une opération musclée,
00:55:38tout le monde va rentrer chez lui
00:55:39et puis deux jours après,
00:55:39tout le monde est en même endroit.
00:55:41Un conseil,
00:55:42c'était comme ça.
00:55:43Philippe, pour terminer sur ce point,
00:55:45est-ce que vous imaginez
00:55:46demain
00:55:48des dealers
00:55:49près de chez vous
00:55:50et finalement,
00:55:51vous dites quand même
00:55:52je voudrais rentrer chez moi
00:55:53et je ne voudrais plus
00:55:54qu'il y ait de point de deal
00:55:55et que la police vous réponde
00:55:56ah ben non,
00:55:57vous prenez maintenant
00:55:58l'autre chemin,
00:55:59ne perturbez pas les dealers.
00:56:01Votre exemple est discutable.
00:56:03Ah ben non,
00:56:03il est excellent.
00:56:05C'est l'attention
00:56:06à ses patrons.
00:56:07C'est plus simple.
00:56:08Philippe Bilger,
00:56:09vous ramez tellement fort
00:56:11que vous pourriez déplacer
00:56:12le porte-avions Charles de Gaulle.
00:56:13Mais au rapport,
00:56:14je ne s'y parle pas,
00:56:15mon cher Patrick.
00:56:17Et nous aussi.
00:56:18Vous vous considérez donc
00:56:19comme plus important
00:56:20que le mâle.
00:56:21Puisque pour vous,
00:56:22il faudrait les déplacer.
00:56:23Oui que non.
00:56:24Très bien.
00:56:25Allez, merci.
00:56:26Tout de suite,
00:56:26les amis,
00:56:26le français du jour.
00:56:29Les Vraies Voix Sud Radio,
00:56:31le français du jour.
00:56:32Et moi j'adore ce moment
00:56:34parce que c'est ce moment
00:56:35où on met en lumière
00:56:36des gens qui s'engagent
00:56:37sur les terrains,
00:56:38qui ont des initiatives
00:56:40intelligentes et intéressantes
00:56:41et qui peuvent,
00:56:42je le dis,
00:56:43vraiment changer
00:56:43notre quotidien.
00:56:44Louis-Dominique Van Egrou
00:56:46est avec nous.
00:56:47Egrou,
00:56:48ou comment on dit ?
00:56:49Egrou ou Egrou ?
00:56:50Egrou.
00:56:51Ok, très bien.
00:56:52Vous êtes médecin bénévole
00:56:54sur le dispositif
00:56:55Bus du Coeur
00:56:56à Bandol.
00:56:57Déjà,
00:56:58rien que le mot Bandol,
00:56:59c'est fabuleux.
00:56:59Ah, Bandol.
00:57:01Et vous intervenez
00:57:03sur la prévention
00:57:03à destination
00:57:04des femmes.
00:57:05Racontez-nous
00:57:06cette jolie histoire.
00:57:08Écoutez,
00:57:08j'ai été contacté
00:57:09il y a quelques mois
00:57:11par le collège
00:57:12des gynéco-obstétriciens français
00:57:14parce que je suis gynécologue
00:57:15à la retraite
00:57:16mais toujours actif
00:57:18pour mener
00:57:20et participer
00:57:20à ce bus
00:57:22pour le Coeur des femmes
00:57:24qui se déplace
00:57:24partout dans la France
00:57:26d'Argenteuil
00:57:27à Caen,
00:57:27Le Mans,
00:57:29Auxerre,
00:57:29Agin,
00:57:30Anglès,
00:57:30Montauban,
00:57:31Lens,
00:57:31etc.
00:57:32Et là,
00:57:33il est pour trois jours
00:57:34à Bandol
00:57:35avec l'objectif
00:57:38de sensibiliser
00:57:39de recevoir
00:57:40en matière de prévention
00:57:42car c'est de la prévention
00:57:44que l'on fait
00:57:45en termes
00:57:45de santé des femmes
00:57:47prévention cardio-vasculaire
00:57:49et prévention gynécologique
00:57:51qui sont les deux
00:57:53domaines
00:57:53où les femmes
00:57:54sont les plus à risque
00:57:56entre guillemets.
00:57:57Je vous donne quelques chiffres.
00:57:59Il y a grosso modo
00:58:00chaque jour
00:58:01200 femmes
00:58:02qui décèdent
00:58:03de maladies cardio-vasculaires
00:58:05en France.
00:58:06Il y en a 33
00:58:07qui décèdent
00:58:08de cancer du sein
00:58:10et deux
00:58:10qui décèdent
00:58:12d'accidents
00:58:12de la voie publique.
00:58:13Donc,
00:58:13c'est pour vous donner
00:58:14un peu
00:58:15le rapport
00:58:16et l'importance
00:58:17de ce mot
00:58:18prévention
00:58:18que l'on ne fait
00:58:19toujours pas assez
00:58:20en matière de santé.
00:58:21La santé,
00:58:22c'est quand même
00:58:23le bien
00:58:23le plus cher
00:58:24que nous avons.
00:58:26Docteur,
00:58:27quelles sont
00:58:27les femmes
00:58:28qui viennent
00:58:29dans ce bus
00:58:30du cœur ?
00:58:30Ce sont des femmes
00:58:31qui n'ont pas forcément
00:58:32accès,
00:58:33qui ne vont pas voir
00:58:34leur médecin
00:58:35en règle générale.
00:58:37Alors,
00:58:38ce sont pour ce qui est
00:58:40de bandol,
00:58:40c'est la première fois
00:58:41que je participe à ça.
00:58:42Là,
00:58:43dans ce cas,
00:58:43ce sont souvent
00:58:44même des femmes
00:58:45qui ont accès
00:58:46à un médecin,
00:58:47mais la consultation
00:58:49est trop rapide
00:58:50et trop rare
00:58:52par an,
00:58:53une fois tous les six mois,
00:58:54que du coup,
00:58:55elles viennent chercher
00:58:56en fait
00:58:56des explications
00:58:58du temps
00:58:59pour avoir
00:59:00des réponses
00:59:01aux questions
00:59:01qu'elles se posent.
00:59:02Généralement,
00:59:03vous voyez un spécialiste
00:59:04ou un médecin,
00:59:05il a un temps
00:59:06à vous consacrer
00:59:08réduit,
00:59:08à la fin,
00:59:09il vous dit
00:59:09vous avez des questions
00:59:10et puis généralement,
00:59:12les questions,
00:59:13elles vous viennent
00:59:13le lendemain
00:59:14ou le lendemain
00:59:15en disant
00:59:15ah bah oui,
00:59:16j'ai obligé
00:59:16de lui demander ça
00:59:17et donc,
00:59:17elles viennent beaucoup
00:59:18pour avoir des informations
00:59:19qui sur la ménopause,
00:59:21qui sur l'endométriose,
00:59:23etc.
00:59:24Mais il y a aussi
00:59:25une méconnaissance
00:59:26de ces maladies
00:59:27auprès des femmes
00:59:28parce que c'est vrai
00:59:28que moi quand j'en discute
00:59:29parce que nous,
00:59:30forcément à la radio
00:59:31on est plus avertis
00:59:32que les autres
00:59:32et sur la prévention,
00:59:33j'ai énormément de femmes
00:59:35qui me disent
00:59:35ah bah je ne savais pas
00:59:36du tout en fait,
00:59:37j'ignorais totalement
00:59:38qu'on était prise
00:59:39sur les maladies cardiovasculaires.
00:59:42Exactement,
00:59:43personne ne connaît
00:59:44vraiment les chiffres.
00:59:45Alors,
00:59:46vous voyez,
00:59:46les chiffres,
00:59:47la maladie cardiovasculaire,
00:59:49je vous les ai donnés
00:59:49et puis il y a aussi
00:59:49beaucoup de questions,
00:59:51elles posent beaucoup de questions
00:59:52aussi sur tout ce qui est
00:59:52au cours de la ménopause
00:59:54parce que,
00:59:55si vous voulez,
00:59:56il y a 50 ans,
00:59:57une femme de 70 ans
00:59:58était,
00:59:59excusez-moi,
01:00:00une vieille.
01:00:01Aujourd'hui,
01:00:02avec les progrès,
01:00:04la durée de vie,
01:00:06la durée de vie
01:00:07après la ménopause
01:00:10était considérablement
01:00:11augmentée
01:00:11alors que
01:00:12l'âge de la ménopause
01:00:13n'a pas changé.
01:00:14Bien sûr,
01:00:15c'est vrai.
01:00:15En tout cas,
01:00:16vous faites un travail formidable,
01:00:18il y a beaucoup de médecins
01:00:18aussi qui s'engagent
01:00:19et qui vont
01:00:20de façon bénévole
01:00:22auprès des femmes
01:00:23pour changer les choses.
01:00:24Merci beaucoup
01:00:26Louis-Dominique Vanigrou
01:00:27d'avoir accepté
01:00:28notre invitation
01:00:28au médecin bénévole
01:00:29sur le dispositif
01:00:30bus du corps
01:00:31à Bandol.
01:00:32Il y a d'autres destinations ?
01:00:33Trois jours,
01:00:34c'est ça.
01:00:34Trois jours.
01:00:35Vous circulez dans Bandol ?
01:00:38Comment vous faites ?
01:00:39Pardon ?
01:00:39Vous circulez dans Bandol ?
01:00:41Ou alors vous êtes sur une place ?
01:00:42Non, non, c'est un bus
01:00:42qui est situé
01:00:43au bouleau drôme
01:00:44de Bandol.
01:00:45Il y a un bus,
01:00:46il y a des stands.
01:00:47Il fait une douche chaleur
01:00:48d'ailleurs.
01:00:49Une douche chaleur
01:00:50dans le bus
01:00:50et merci encore
01:00:52de donner l'occasion
01:00:53de parler
01:00:54de la prévention
01:00:55de la santé
01:00:56à l'antenne.
01:00:57Merci beaucoup docteur.
01:00:59Merci beaucoup.
01:01:00Vous restez avec nous.
01:01:01Dans un instant,
01:01:02le grand débat du jour,
01:01:03vous savez,
01:01:04ce débat qui confronte
01:01:05bien entendu
01:01:05les opinions
01:01:06sur ce sujet.
01:01:08Finalement,
01:01:08ils seront cinq candidats
01:01:10pour la primaire
01:01:10de la gauche
01:01:11démocratique et sociale.
01:01:12Ce soir,
01:01:13le député socialiste
01:01:14Philippe Brun
01:01:14a été écarté
01:01:15pour des accusations
01:01:16de violence
01:01:18auprès d'une ancienne
01:01:19collaboratrice.
01:01:20On en parle
01:01:20dans un instant,
01:01:210826 300 300.
01:01:23Soyez les bienvenus.
01:01:23Mais il n'a pas dit
01:01:24son dernier mot,
01:01:24vous allez voir.
01:01:26Sud Radio.
01:01:29Parlons vrai.
01:01:30Les vraies voix Sud Radio,
01:01:32le grand débat du jour.
01:01:33Pardon.
01:01:34Excusez-moi.
01:01:36Bienvenue,
01:01:36c'est Sud Radio.
01:01:37On est ensemble
01:01:37jusqu'à 19h
01:01:38et à partir de 19h,
01:01:39Philippe,
01:01:39David et Mathéo
01:01:41vous accueillent
01:01:42au 0826 300 300
01:01:44pour les sujets du jour,
01:01:45les vôtres
01:01:46mais aussi ceux
01:01:47que propose Philippe.
01:01:48On parle de quoi ?
01:01:48Eh bien,
01:01:49on va commencer,
01:01:50on va donner la parole
01:01:51à une profession
01:01:51qui vous laisse exprimer.
01:01:53C'est le métier
01:01:53des lavages de voitures
01:01:54dont 45% ne travaillent plus,
01:01:57vous vous rendez compte,
01:01:59aux raisons
01:01:59des restrictions d'eau.
01:02:00Oui,
01:02:00la canicule.
01:02:01Ça se comprend en fait,
01:02:03non ?
01:02:03Ça se comprend,
01:02:04mais pas que
01:02:04parce qu'ils ont
01:02:05des propositions
01:02:06qui sont très intéressantes
01:02:07selon le type
01:02:09d'établissement.
01:02:10Mais c'est très intéressant
01:02:11parce qu'il y a du recyclage,
01:02:12je crois.
01:02:13Absolument
01:02:13et certains sont
01:02:14en très grande difficulté.
01:02:16Et juste un mot,
01:02:16juste un mot
01:02:17qu'il faut savoir,
01:02:18c'est que les gens
01:02:18vont laver leurs voitures
01:02:19dans leur jardin
01:02:20et ils consomment
01:02:22beaucoup plus
01:02:23et ils polluent.
01:02:25Et puis c'est pas recyclé.
01:02:26Et c'est pas recyclé,
01:02:27donc c'est un vrai souci quand même.
01:02:28On va reparler également
01:02:29du name and shame
01:02:30des commerçants.
01:02:31Ils ont raison ou pas
01:02:32d'afficher les photos
01:02:33de ceux qui les volent.
01:02:35Venez témoigner
01:02:36et on va parler également
01:02:37de l'augmentation des salaires.
01:02:38Le SMIC à 1700 euros,
01:02:40possible ou pas ?
01:02:41Il faut augmenter les salaires,
01:02:42c'est faisable économiquement.
01:02:43Vous avez un souci
01:02:44de pouvoir d'achat
01:02:45ou de salaire
01:02:45qui n'augmente plus ?
01:02:46Venez témoigner
01:02:47au 0826 300 300.
01:02:49Et on revient
01:02:50sur Philippe Brin
01:02:51qui a été écarté
01:02:51pour des accusations
01:02:53de violence du parti,
01:02:55un député socialiste,
01:02:56avec cette question du soir,
01:02:58Philippe.
01:02:59Cette question du soir,
01:03:00est-ce la fin
01:03:01de la prénomption d'innocence
01:03:02suite à l'exclusion
01:03:03de Philippe Brin de la primaire ?
01:03:04Eh bien, vous dites toujours oui
01:03:04à 80%.
01:03:06Vous voulez réagir
01:03:07le 0826 300 300.
01:03:08Et on l'écoute
01:03:09puisqu'il a fait un point presse.
01:03:10On l'écoute.
01:03:11Je n'ai pas été auditionné,
01:03:12je n'ai pas pu présenter
01:03:13ma défense
01:03:14et je suis exécuté
01:03:15en place publique
01:03:15sans même qu'on m'ait prévenu.
01:03:17J'ai eu hier
01:03:17Johanna Roland au téléphone
01:03:18à 22h.
01:03:19Elle ne m'en a même pas parlé.
01:03:21Et donc, écoutez,
01:03:22c'est quand même très étrange.
01:03:23C'est du jamais vu
01:03:23dans notre histoire
01:03:24de notre pays.
01:03:24On empêche quelqu'un
01:03:25qui a réuni ses parrainages
01:03:26de candidats à la primaire
01:03:27et on découvre
01:03:28à 23h55
01:03:29qu'il est accusé
01:03:31de violence.
01:03:33C'est absolument inédit
01:03:35dans notre histoire.
01:03:36On va vous faire réagir
01:03:37dans un instant
01:03:38mais en tenant
01:03:39des réactions déjà
01:03:40sur notre compte YouTube.
01:03:42Oui.
01:03:42Alors, fin de présomption
01:03:43d'innocence.
01:03:44On a Jean-Claude
01:03:44qui nous a répondu oui
01:03:45et qui nous dit
01:03:46il y a bien longtemps
01:03:47que la présomption
01:03:47d'innocence
01:03:48n'existe plus.
01:03:49Au contraire,
01:03:50on a François
01:03:50qui croit encore
01:03:51en la présomption
01:03:52d'innocence
01:03:52et qui, lui,
01:03:53nous dit
01:03:53quand il y a un doute
01:03:54c'est tout à fait normal
01:03:55que la situation
01:03:56soit analysée
01:03:56peu importe
01:03:57le statut de la personne.
01:03:58Voilà ce qu'il nous dit
01:04:00sur les réseaux.
01:04:00Là, ce qui nous semble étonnant
01:04:02c'est 23h45.
01:04:05Oui, puis sans véritable débat.
01:04:07C'est-à-dire qu'un coup de fil
01:04:10quelle que soit la personne
01:04:11et il est rayé immédiatement
01:04:13de la primaire
01:04:13sans avoir été entendu
01:04:15parce qu'il aurait pu être entendu
01:04:17pour venir s'expliquer.
01:04:18Comme le dit d'ailleurs
01:04:19François L'Oncle
01:04:20vous souvenez
01:04:20de François L'Ancien ministre
01:04:23de François Mitterrand
01:04:25socialiste
01:04:25et donc il dit
01:04:26je n'aurais jamais pu imaginer
01:04:29que le parti auquel
01:04:30j'ai adhéré
01:04:31entre 1981 et 2017
01:04:33se livrerait
01:04:34à des méthodes
01:04:36staliniennes.
01:04:37Mais c'est fort
01:04:38en fait.
01:04:39Et ce que dit
01:04:41Philippe Brun
01:04:42on ne va pas forcément
01:04:43le défendre
01:04:44bien sûr
01:04:44s'il a commis
01:04:45en fait quelque chose
01:04:46mais quand même
01:04:46la manière dont c'est fait
01:04:47ça ressemble
01:04:48à une exécution
01:04:49et le résultat
01:04:50il ne va pas pouvoir
01:04:51participer à cette primaire
01:04:52a priori.
01:04:53Mais Patrick
01:04:54j'avais dit une chose
01:04:54à ce micro
01:04:55il y a quelques temps
01:04:56j'avais dit
01:04:57vous allez voir
01:04:57à la prochaine présidentielle
01:05:02un candidat
01:05:03va peut-être
01:05:03se faire dézinguer
01:05:04parce qu'une femme
01:05:05va raconter
01:05:06que dans une soirée étudiante
01:05:07il y a 40 ans
01:05:07il l'avait serré
01:05:09un peu trop près
01:05:10pendant un slow
01:05:10ou qu'il lui avait mis
01:05:11une main aux fesses.
01:05:12Et bien maintenant
01:05:13on y est.
01:05:14accusation
01:05:14équivaut à condamnation
01:05:16On ne connait pas
01:05:17on ne peut pas porter
01:05:18de jugement
01:05:19parce qu'on ne sait pas
01:05:19précisément
01:05:20quels sont les faits
01:05:21ce qu'on peut reprocher
01:05:22c'est simplement
01:05:23de cette
01:05:24ce retraite
01:05:25la rapidité
01:05:26la rapidité
01:05:27et ces méthodes
01:05:28qu'on a déjà vues
01:05:29en plus dans un autre parti
01:05:30qui est le parti écologiste
01:05:31qui a été complètement
01:05:32lavé des hommes
01:05:33qu'il y avait avant
01:05:34pour laisser
01:05:35une bande
01:05:37de filles
01:05:39sans talent
01:05:39qui ne sont montées
01:05:40sans talent
01:05:42désolé
01:05:42Tondelier et Rousseau
01:05:44pourquoi le parti écologiste
01:05:45est aussi
01:05:46même par rapport
01:05:47à l'époque
01:05:47où il y avait Jadot
01:05:48parce que ce sont
01:05:49des filles sans talent
01:05:50qui sont
01:05:51je le pense
01:05:52montées
01:05:52par des méthodes
01:05:54inquisitrices
01:05:55où elles ont viré
01:05:55des hommes
01:05:56sur la base
01:05:57de procès
01:05:57sans justification
01:05:58sans contradiction
01:06:00sans preuve
01:06:01et pour lesquels
01:06:01ils ont finalement
01:06:02été innocentés
01:06:03donc désolé
01:06:04de vous dire
01:06:04que ces méthodes
01:06:05on les a déjà vues
01:06:05elles se reproduisent
01:06:06aujourd'hui au PS
01:06:07je trouve ça triste
01:06:09de voir en effet
01:06:10des gens de gauche
01:06:11qui sont victimes
01:06:12d'un féminisme
01:06:12qu'ils ont de toute façon
01:06:13promu pendant des années
01:06:15et qui n'en est pas un
01:06:16ça n'est pas un féminisme
01:06:17c'est une arme de guerre
01:06:18pour des gens
01:06:19qui veulent monter en politique
01:06:20sans nécessairement
01:06:21en avoir le talent
01:06:22pas uniquement
01:06:24allez 0826 300 300
01:06:26Dominique est avec nous
01:06:27du Roussillon
01:06:28bonsoir Dominique
01:06:28bonsoir Dominique
01:06:29oui bonsoir à toute l'équipe
01:06:31joyeux anniversaire Cécile
01:06:32enfin 18 ans
01:06:34tu vas pouvoir voter
01:06:37elle venait d'avoir 18 ans
01:06:39ça va me changer la vie
01:06:41votre réaction Dominique
01:06:43alors moi quand j'ai entendu
01:06:45ça ce matin
01:06:45dès les premiers
01:06:47dès les premiers
01:06:48comment dire journaux
01:06:50j'ai été extrêmement surpris
01:06:51je me suis dit
01:06:52que la chose devait être
01:06:53extrêmement et sérieusement
01:06:54grave
01:06:55pour que les choses
01:06:56aient pris cette ampleur
01:06:57aussi rapidement
01:06:57puis ensuite
01:06:58je me suis posé
01:06:59la question
01:07:00parce que
01:07:00lorsque je servais
01:07:01mes clients
01:07:02j'entendais certains clients
01:07:03qui en discutaient
01:07:04et le premier mot
01:07:06qui est sorti
01:07:06alors qu'on a prononcé
01:07:08seulement le mot de violence
01:07:09ça a été
01:07:10violence sexuelle
01:07:11donc j'étais interpellé
01:07:12parce que
01:07:13les gens ont déjà fait
01:07:14l'amalgame
01:07:14avec tout ce qui s'est produit
01:07:15sur ces derniers mois
01:07:16entre violence
01:07:17et violence sexuelle
01:07:18alors moi j'aimerais déjà
01:07:19qu'on précise rapidement
01:07:21ne serait-ce que par
01:07:22courtoisie envers
01:07:23M. Philippe Brin
01:07:24si c'est des violences physiques
01:07:25verbales, sexuelles
01:07:26ou même
01:07:26ne serait-ce qu'épistolaire
01:07:28parce qu'on n'a pas tous
01:07:29le même degré de compréhension
01:07:30du mot violence
01:07:31et ça serait bien de préciser
01:07:33ne serait-ce que pour lui
01:07:34pour son honneur
01:07:34parce que
01:07:35vous vous rendez compte
01:07:36demain
01:07:37quelqu'un qui a
01:07:38par exemple
01:07:39vous vous êtes engueulé
01:07:40avec une collaboratrice
01:07:41elle peut tout à fait
01:07:42demain aller dire
01:07:43j'ai subi des violences
01:07:45de la part de Dominique
01:07:46mais quel type de violence
01:07:48et bien vous verrez
01:07:49que les gens
01:07:49vont très vite associer
01:07:51violence à violence sexuelle
01:07:52ou violence physique
01:07:54et ça peut être
01:07:55simplement une violence verbale
01:07:56vous montez dans les tours
01:07:57ça peut arriver
01:07:58Cécile vous êtes déjà
01:08:00certainement engueulé
01:08:00avec un collaborateur
01:08:01c'est pas pour ça
01:08:03que vous ne méritez pas
01:08:04d'être candidate
01:08:05à une élection
01:08:06donc j'aimerais
01:08:07qu'on précise déjà
01:08:08moi ce que je trouve
01:08:09ce que je trouve
01:08:10de terrible
01:08:10c'est que non seulement
01:08:11effectivement
01:08:12la présomption d'innocence
01:08:13elle est foulée au pied
01:08:14mais le pire
01:08:15c'est qu'aujourd'hui
01:08:16le nom de Steve Brun
01:08:17est entaché
01:08:18pour très très très longtemps
01:08:20et je trouve que ça
01:08:21ça sent très mauvais
01:08:22parce que
01:08:23c'est tellement facile
01:08:24aujourd'hui
01:08:24d'éliminer un concurrent
01:08:26comme ça
01:08:26un concurrent
01:08:27au sein de son propre parti
01:08:29je trouve ça un peu dégueulasse
01:08:30donc il faudrait vraiment
01:08:31que le parti socialiste
01:08:33fasse toute la lumière
01:08:34sur cette sinistre affaire
01:08:35ça ferait du bien
01:08:36à l'image
01:08:38comment dire
01:08:38du monde politique
01:08:39Philippe Billard
01:08:40le mouvement
01:08:41mitou
01:08:42le mouvement mitou
01:08:44dans son principe
01:08:45était tout à fait positif
01:08:47mais la seule dérive
01:08:50que je regrettais
01:08:52c'était de considérer
01:08:55que parce qu'une femme
01:08:56dénonçait un comportement
01:08:59portait plainte
01:09:00et bien l'homme
01:09:01était nécessairement coupable
01:09:03on ne questionnait jamais
01:09:05la dénonciation elle-même
01:09:07et Philippe Brun
01:09:08à l'heure actuelle
01:09:10c'est une affaire
01:09:11qui pousse au paroxysme
01:09:13ce que je viens de dire
01:09:14et probablement
01:09:16parce que s'y mêle
01:09:17en plus
01:09:17la volonté
01:09:19d'écarter un rival politique
01:09:21qui n'aurait pas été ridicule
01:09:23lors de la primaire socialiste
01:09:25c'est-à-dire
01:09:26qu'il soit suspendu
01:09:27à titre conservatoire
01:09:29du PS
01:09:30bien sûr
01:09:30qu'il soit suspendu
01:09:31aussi dans la course
01:09:32peut-être aussi
01:09:33aux primaires
01:09:34mais écarté d'emblée
01:09:36c'est vrai que
01:09:36c'est ça qui choque
01:09:39je pense que les auditeurs
01:09:40évidemment sont choqués
01:09:41mais c'est dans ce cas-là
01:09:43n'importe qui peut toucher par ça
01:09:44après nous ne connaissons pas
01:09:46non plus tous les faits
01:09:47bien entendu
01:09:48peut-être
01:09:48il y a eu des faits
01:09:49qui ont conduit en fait à ça
01:09:50mais excusez-moi
01:09:52on ne peut pas juger avant
01:09:52oui mais non
01:09:53je pense que ce n'est pas démontré
01:09:55ce qui devient très grave
01:09:56c'est que
01:09:57n'importe qui
01:09:58à l'heure actuelle
01:10:00vous accuse
01:10:01et c'est la culpabilité
01:10:04par accusation
01:10:05mais le pire
01:10:06c'est qu'on a retenu
01:10:07enfin au PS
01:10:07ils ont retenu
01:10:08la leçon de rien
01:10:10rappelez-vous
01:10:11comme le disait très justement
01:10:12Mickaël
01:10:13l'affaire Julien Bayou
01:10:14qui se fait dézinguer
01:10:16dézinguer
01:10:17il n'y a pas d'autre mot
01:10:18dans une émission de télévision
01:10:19par Sandrine Rousseau
01:10:20qui dit
01:10:20j'ai vu une femme
01:10:21totalement détruite
01:10:22vous voyez ce que je veux dire
01:10:23et on lui dit
01:10:24tu es cloué au pilori
01:10:26manque de chance pour lui
01:10:27il était député
01:10:28il y a la dissolution
01:10:29il n'a pas l'investiture
01:10:30il ne peut pas défendre
01:10:31sa circonscription
01:10:31sa carrière est brisée
01:10:34quelle compensation
01:10:35pour le pressium de Loris
01:10:37quelle compensation
01:10:39donc on peut raconter
01:10:40tout et n'importe quoi
01:10:41il n'y aura pas de sanctions
01:10:42pour ceux qui racontent
01:10:43nous et n'importe quoi
01:10:44et moi je suis outré
01:10:45désolé
01:10:47non mais moi
01:10:48je vais essayer de nuancer
01:10:51mon propos de tout à l'heure
01:10:52en disant évidemment
01:10:53qu'on ne connait pas
01:10:53la nature des faits
01:10:54que peut-être
01:10:55cette femme
01:10:56a subi une violence
01:10:58et qu'évidemment
01:10:58si elle a subi une violence
01:10:59on est de son côté
01:11:00de toute façon
01:11:00mais simplement
01:11:01dans le timing
01:11:02et dans la manière de le faire
01:11:03tout le monde
01:11:04ça veut dire
01:11:04peut subir ce genre de méthode
01:11:06puisqu'il n'y a plus besoin
01:11:07de démonstration
01:11:07ni de preuves
01:11:08on peut déboulonner
01:11:10n'importe quel homme
01:11:10en disant
01:11:11il s'est rendu responsable
01:11:13d'une violence
01:11:13vis-à-vis de telle meuf
01:11:14qui a témoigné contre lui
01:11:15c'est la même chose
01:11:16il peut y avoir
01:11:17ma question
01:11:17si Philippe Brun
01:11:20était Philippine Brun
01:11:23ce ne serait pas arrivé
01:11:24voilà
01:11:25et si un homme
01:11:27avait dit
01:11:27voilà
01:11:27j'ai subi des violences
01:11:29de Philippine Brun
01:11:30est-ce que la réaction
01:11:31aurait été la même
01:11:33je ne pense pas
01:11:36peut-être
01:11:36j'espère que ce serait
01:11:38dans le cadre
01:11:39la même chose
01:11:40Asia Argento
01:11:41qui faisait partie
01:11:42des initiatrices
01:11:44du mouvement
01:11:45MeToo
01:11:45elle avait été accusée
01:11:46par je crois
01:11:47un de ses subordonnés
01:11:48de violences sexuelles
01:11:49etc
01:11:50on n'en avait pas du tout
01:11:51entendu parler
01:11:51de la même manière
01:11:53pour une raison aussi
01:11:54très juste
01:11:55et très normale
01:11:56c'est que
01:11:56évidemment
01:11:57la violence
01:11:58peut moins s'exercer
01:11:59d'une femme sur un homme
01:12:00que d'un homme sur une femme
01:12:00j'ai envie de vous dire
01:12:01c'est le cycle naturel des choses
01:12:03derrière il va y avoir
01:12:04toutes les supputations
01:12:05aussi des règlements
01:12:06de comptes politiques
01:12:07évidemment
01:12:07pour la procédure primaire
01:12:08c'est un candidat
01:12:09parce que c'est vrai
01:12:10que c'était un candidat
01:12:11c'était un outsider
01:12:12mais qui avait ses chances
01:12:14et qui pouvait
01:12:16sur le fil
01:12:16trouver un peu de monde
01:12:17mais si c'est comme ça
01:12:19au primaire
01:12:20qu'est-ce que ça va être
01:12:20au présentiel ?
01:12:22juste une chose
01:12:24j'ai écouté le témoignage
01:12:25comme tout le monde
01:12:26de Philippe Brin
01:12:26qui dit
01:12:27ça s'est passé
01:12:28à 23h45
01:12:29j'ai eu Johanna Roland
01:12:31à 22h au téléphone
01:12:32qui ne m'a rien dit
01:12:33alors ça pose deux questions
01:12:35si ça s'est décidé
01:12:36alors soit Johanna Roland
01:12:38était au courant
01:12:38et ça s'est décidé
01:12:40en 1h40
01:12:41ou 45
01:12:42mais décidé par qui
01:12:43et dans quelles conditions
01:12:44je pense que c'est une question
01:12:45qui appelle une réponse
01:12:46et deuxièmement
01:12:47si Johanna Roland
01:12:48était au courant
01:12:49et qu'elle ne lui a pas
01:12:49dit au téléphone
01:12:50là c'est vraiment
01:12:51absolument
01:12:52le summum de la lâcheté
01:12:54mais la première victime
01:12:55de ça
01:12:55ça va être les partis politiques
01:12:56et le niveau interne
01:12:57des partis politiques
01:12:58parce que si ce genre
01:12:59de méthode se systématise
01:13:00ça va devenir simplement
01:13:01une victimocratie
01:13:02et pas une méritocratie
01:13:03et les gens qui seront
01:13:03à la tête des partis
01:13:04seront des petites victimes
01:13:06et pas des gens
01:13:07d'envergure
01:13:08solide
01:13:09intelligent
01:13:10charismatique
01:13:11voilà
01:13:11ce qu'on observe
01:13:11à peu près aux écologistes
01:13:13en ce moment
01:13:13mais ça veut dire que
01:13:14tous les candidats
01:13:15peuvent tomber
01:13:15surtout
01:13:16ah bah bien sûr
01:13:16voilà c'est ça
01:13:17parce qu'à un moment donné
01:13:18il y aura peut-être
01:13:18un retour de demain
01:13:19mais trop facile
01:13:20on aura peut-être
01:13:21davantage d'explications
01:13:22parce que Philippe Brun
01:13:23s'est exprimé tout à l'heure
01:13:24il vient de tenir
01:13:24une conférence de presse
01:13:26où il a donné sa version
01:13:28il faudrait qu'il y ait
01:13:29de l'autre côté
01:13:30des explications
01:13:31oui des prises de parole
01:13:32des explications
01:13:33en fait
01:13:33beaucoup plus claires
01:13:34évidemment
01:13:35parce que sinon
01:13:36il y aura toujours
01:13:36le soupçon
01:13:37évidemment
01:13:37comment pensez-vous
01:13:38vous
01:13:390826
01:13:39300
01:13:40300
01:13:40si vous voulez
01:13:41bien entendu
01:13:41proposer ce sujet
01:13:43à partir de 19h
01:13:44vous êtes
01:13:44les bienvenus
01:13:45dans un instant
01:13:46les cartes blanches
01:13:47de Michael Sadoun
01:13:48et de Philippe David
01:13:49à tout de suite
01:13:56et merci en tout cas
01:13:57à votre fidélité
01:13:58vous êtes de plus en plus
01:13:59nombreux à nous écouter
01:14:00de plus en plus nombreux
01:14:01sur notre chaîne YouTube
01:14:02je vous explique
01:14:03si jamais vous ne l'avez pas vu
01:14:05on est partout
01:14:05sur tous les réseaux sociaux
01:14:06donc si vous voulez réagir
01:14:08c'est très facile
01:14:09avec aujourd'hui
01:14:10Philippe Bilger
01:14:10et bien entendu
01:14:12notre ami
01:14:12j'allais vous appeler
01:14:14vous appeler Nicolas
01:14:15je ne sais pas pourquoi
01:14:15Nicolas ?
01:14:17oui je peux m'appeler Nicolas
01:14:18si vous voulez
01:14:19vous voulez que vous le dise
01:14:20je vais vous le dire
01:14:21je vais vous le dire
01:14:22Michael Sadoun
01:14:23Michael Sadoun
01:14:24je ne sais pas si
01:14:25bien ou pas
01:14:26et Philippe David
01:14:27bien entendu
01:14:27Patrick Roger
01:14:28allez carte blanche
01:14:29pour notre ami
01:14:30on est là uniquement
01:14:30pour l'anniversaire de Cécile
01:14:31exactement
01:14:32c'est très bien
01:14:33évidemment les auditeurs
01:14:34qui nous rejoignent
01:14:36ne le savent pas encore
01:14:37mais
01:14:38mais l'actu est anecdotique
01:14:39Cécile rajeunit
01:14:41c'est vrai
01:14:41c'est vrai
01:14:42c'est son anniversaire
01:14:43il y en a qui vieillissent
01:14:44il y en a d'autres qui rajeunissent
01:14:45c'est Benjamin Betton
01:14:46forcément
01:14:47vu votre niveau intellectuel
01:14:48avec vous je rajeunis
01:14:49c'est sûr
01:14:50comme vous disiez
01:14:51dans le régression
01:14:51tu verras
01:14:53quand je serai jeune
01:14:54ah
01:14:55tu verras
01:14:55tu verras
01:14:56non c'était pas ça
01:14:58mais
01:14:58je sais
01:14:58c'est sûr
01:14:59mais vous chantez très bien
01:15:00Patrick
01:15:01c'est ça
01:15:02Patrick a un bel organe
01:15:04la carte blanche
01:15:05de monsieur
01:15:05de monsieur Nicolas
01:15:06je vais vous appeler maintenant
01:15:07le petit Nicolas
01:15:09le petit Nicolas
01:15:12écoutez
01:15:12ma carte blanche
01:15:13je discutais
01:15:15jeudi dernier
01:15:16avec une fille intelligente
01:15:19mais qui me disait
01:15:19je pense
01:15:20une énorme bêtise
01:15:22elle me disait
01:15:22les hommes politiques
01:15:23ne devraient pas gagner d'argent
01:15:24parce qu'ils sont là
01:15:25pour la gloire
01:15:26la célébrité
01:15:27le pouvoir
01:15:27et donc c'est une rétribution
01:15:29suffisante pour eux
01:15:30donc ils ne devraient pas
01:15:31gagner d'argent
01:15:31parce qu'ils sont là
01:15:32pour le service du bien commun
01:15:34je m'oppose évidemment
01:15:36complètement à cet avis
01:15:37pour trois raisons principales
01:15:39d'abord
01:15:39parce qu'évidemment
01:15:40c'est ce que veut faire
01:15:40Sébastien Lecornu
01:15:41c'est ce que veut faire
01:15:42Sébastien Lecornu
01:15:42je pense
01:15:43il veut baisser
01:15:44mais on est dans la même
01:15:46si vous voulez
01:15:46on est dans une même démarche
01:15:47que je trouve à mon avis
01:15:48un peu démagogique
01:15:50la première raison
01:15:51c'est évidemment
01:15:51que pour devenir homme politique
01:15:52pour moi
01:15:52il faut un certain nombre
01:15:53de compétences
01:15:54il faut un parcours
01:15:55il faut maîtriser
01:15:57un petit peu
01:15:58les bases de l'économie
01:15:59des finances publiques
01:16:00du droit public
01:16:00de la géopolitique
01:16:01et tout ça évidemment
01:16:02ça demande du travail
01:16:03et tout travail
01:16:04évidemment mérite salaire
01:16:05la deuxième raison
01:16:06c'est que évidemment
01:16:07un homme politique
01:16:08moins payé
01:16:09est pour moi
01:16:10un homme politique
01:16:10plus corruptible
01:16:11parce que évidemment
01:16:12l'ascension du pouvoir
01:16:14vous fait rencontrer
01:16:15des gens qui ont
01:16:15un pouvoir économique
01:16:16et qui sont capables
01:16:17de vous dire
01:16:17écoute
01:16:17ce serait bien
01:16:18que tu me rendes
01:16:19un petit service
01:16:19et en échange
01:16:20je te donne un petit billet
01:16:20évidemment
01:16:21si on est dans
01:16:21une situation de besoin
01:16:22on est plus susceptible
01:16:24de dire oui
01:16:24la troisième raison
01:16:26évidemment
01:16:26c'est que
01:16:28il faut arrêter
01:16:28de penser
01:16:29que l'intérêt
01:16:30pour la politique
01:16:31c'est le feu sacré
01:16:32pour la fonction publique
01:16:33et qu'on devient
01:16:34complètement désintéressé
01:16:35vis-à-vis des choses
01:16:36matérielles
01:16:36les talents
01:16:37qui soient intéressés
01:16:39ou non par la politique
01:16:39veulent gagner leur vie
01:16:41et même bien gagner leur vie
01:16:43donc si on diminue
01:16:45la condition des hommes politiques
01:16:46d'abord on diminue
01:16:47le faste de l'état
01:16:48qui fait partie quand même
01:16:49de son efficacité
01:16:50mais en plus
01:16:50on va
01:16:52si vous voulez
01:16:52ne pas arrêter
01:16:53de diminuer
01:16:54le niveau des gens
01:16:55qui veulent rentrer en politique
01:16:56moi j'ai fait
01:16:57des études
01:16:58paraît-il
01:16:59bonnes et reconnues
01:16:59en France
01:17:00je parlais aux étudiants
01:17:01qui étaient
01:17:01ils n'avaient plus envie
01:17:02de faire de politique
01:17:03parce qu'il n'y a pas d'argent
01:17:04à gagner
01:17:05on ne prend que des coups
01:17:06c'est difficile
01:17:06etc
01:17:07donc je m'oppose
01:17:08en tout point
01:17:09à ce que m'a dit
01:17:09cette fille intelligente
01:17:10les hommes politiques
01:17:11devraient gagner de l'argent
01:17:12pour se faire plaisir
01:17:13aller dans des beaux restos
01:17:13et des beaux hôtels
01:17:14et il n'y a pas d'horaire de bureau
01:17:15c'est ça
01:17:16exactement
01:17:16il n'y a pas d'horaire de bureau
01:17:17et il n'y a pas de week-end
01:17:19il n'y a pas de nuit
01:17:26d'argent
01:17:26et bien
01:17:27les tentations
01:17:29ne disparaissent pas
01:17:31et donc
01:17:33c'est ça
01:17:34alors que
01:17:35le premier
01:17:36le troisième
01:17:36le deuxième argument
01:17:37est plus fragil
01:17:38je te le concède
01:17:39alors moi
01:17:40mon tour de table
01:17:40ça s'est passé
01:17:42enfin il y a un livre
01:17:43qui va sortir
01:17:43d'un député LFI
01:17:44qui s'appelle
01:17:45Auréien Taché
01:17:45et son livre
01:17:46va être édité
01:17:47chez Fayard
01:17:48qui appartient à Vincent Molloré
01:17:49et Mathilde Panot
01:17:51a déclaré
01:17:52je cite
01:17:53aucun député insoumis
01:17:54ne devrait publier
01:17:55dans des maisons d'édition
01:17:57détenues par Bolloré
01:17:58alors moi je trouve ça
01:17:59quand même un peu
01:18:00stalinien comme méthode
01:18:01on y revient
01:18:01parce que quand vous trouvez
01:18:03un éditeur
01:18:03c'est pas toujours évident
01:18:04vous êtes content
01:18:05qu'il vous édite
01:18:06d'accord
01:18:07et j'estime que personne
01:18:08n'a addicté un écrivain
01:18:09fut-il
01:18:10c'est pas un écrivain
01:18:11enfin un auteur
01:18:13un auteur
01:18:15un auteur
01:18:15un auteur
01:18:16un essayiste
01:18:16on va dire ça comme ça
01:18:17puisque c'est sur la langue française
01:18:19un essayiste
01:18:20de lui dire
01:18:20t'as le droit d'éditer
01:18:21chez lui
01:18:21et pas chez lui
01:18:23on va à la meilleure crèmerie
01:18:24et puis s'il trouve
01:18:26un éditeur
01:18:26qui ne plaît peut-être pas
01:18:27à sa patronne
01:18:29de groupe politique
01:18:29mais qu'il rémunère mieux
01:18:31sur les droits d'auteur
01:18:32moi je comprends parfaitement
01:18:33qu'il y aille
01:18:34on rappelle
01:18:34qu'il est chez les écologistes
01:18:36maintenant il est chez les écologistes
01:18:38il était chez Macron
01:18:41il est parti écologiste
01:18:42et maintenant il est chez les filles
01:18:43je trouve que votre point de vue
01:18:45est tout de même discutable
01:18:46non mais sérieusement
01:18:48d'abord ça a suscité
01:18:51un vif émoi
01:18:52à LFI
01:18:53et au fond
01:18:55les arguments
01:18:57contre la publication
01:18:58chez Fayard
01:19:00de certaines personnes
01:19:02intelligentes
01:19:03venaient dire
01:19:04on ne peut pas
01:19:05en permanence
01:19:07vitupérer
01:19:08Bolloré
01:19:09et Fayard
01:19:10et laisser
01:19:11Aurélien Taché
01:19:13publier un livre là-bas
01:19:16au moins
01:19:17ça n'est pas
01:19:17complètement farfel
01:19:19pourtant ce sont les mêmes
01:19:20qui se sont plaints
01:19:21de la diminution
01:19:21des dotations au cinéma français
01:19:23par Canon Plus
01:19:24qui appartient à Bolloré
01:19:25donc c'est un peu
01:19:26du deux poids deux mesures
01:19:27mais disons
01:19:27l'argument n'est pas absurde
01:19:28ce que je ne comprends pas
01:19:30c'est que le syndicat du livre
01:19:31normalement
01:19:32c'est très à gauche
01:19:33ah oui
01:19:33le syndicat du livre CGT
01:19:34oui
01:19:35il n'est pas franchement à droite
01:19:35et chez Bolloré
01:19:36c'est la même chose
01:19:37ce sont des gens
01:19:37qui sont très à gauche
01:19:38les syndicats du livre
01:19:39je ne vois pas
01:19:41en quoi ça peut
01:19:42poser un problème
01:19:43oui mais Fayard
01:19:46Fayard est devenu
01:19:47l'éditeur
01:19:48de tous les livres
01:19:50pour être gentil
01:19:52conservateur
01:19:53voire réactionnaire
01:19:54il n'y a pas que non
01:19:55il n'y a pas que non
01:19:57oui mais parce qu'il avait
01:19:58signé son contrat avant
01:20:00Aurélien Taché
01:20:01et que
01:20:02il considérait
01:20:04qu'il devait donner
01:20:05l'exemple
01:20:06précisément
01:20:07du pluralisme
01:20:09oui mais
01:20:09c'est une bonne démarche
01:20:10oui mais
01:20:11enfin
01:20:11c'est absurde
01:20:12de cultiver
01:20:13chez l'ennemi
01:20:14l'homogénéité
01:20:15que tu lui reproches
01:20:15bien sûr
01:20:15moi je suis d'accord
01:20:18Philippe David
01:20:20Patrick Roger
01:20:21oui
01:20:21carte marche
01:20:22rapide avant
01:20:23le petit jeu
01:20:25pour un chiffre
01:20:26qui me semble
01:20:27effarant
01:20:28pour la société française
01:20:29aujourd'hui
01:20:30il y a deux tiers
01:20:31des parents
01:20:31quasiment 70%
01:20:33même
01:20:34qui renoncent
01:20:35à avoir un deuxième enfant
01:20:36par manque
01:20:37d'argent
01:20:39ils se disent
01:20:40qu'en raison
01:20:41du coût
01:20:42de la vie
01:20:43du logement
01:20:43c'est à dire
01:20:44qu'il faut une pièce
01:20:46supplémentaire
01:20:47les prix de l'immobilier
01:20:48le coût des services
01:20:49les crèches
01:20:50les cantines
01:20:50etc
01:20:51c'est devenu tellement cher
01:20:52et donc ils renoncent
01:20:53aujourd'hui
01:20:54à un deuxième enfant
01:20:5570%
01:20:56et chez les jeunes
01:20:58c'est le cas
01:20:59déjà ils attendent
01:21:00très tard
01:21:01d'avoir
01:21:02une situation
01:21:03en fait
01:21:03un travail
01:21:04pour faire
01:21:05le premier enfant
01:21:06et le deuxième
01:21:08c'est de plus en plus
01:21:09menacé
01:21:09alors qu'on est en chute
01:21:11totale
01:21:11en fait
01:21:12de la démographie
01:21:14là je pense que
01:21:15le sujet
01:21:16devra être au coeur
01:21:16de la présidentielle
01:21:17c'est sage
01:21:19mais c'est triste
01:21:19c'est d'autant plus grave
01:21:22que cette vision
01:21:24quantitative
01:21:25financière
01:21:26vient s'ajouter
01:21:26parfois
01:21:27à une vision politique
01:21:29et écologiste
01:21:30qui détournait
01:21:31oui mais elle est minoritaire
01:21:32je pense que
01:21:32sincèrement
01:21:33la vision écologiste
01:21:34je la déteste
01:21:36mais elle est très minoritaire
01:21:37on ne veut pas faire
01:21:38oublier quelqu'un
01:21:39dans le monde d'aujourd'hui
01:21:40elle est accentuée
01:21:41effectivement
01:21:41je pense qu'à l'échelle individuelle
01:21:43les gens ont quand même
01:21:44toujours envie de faire
01:21:45des enfants etc
01:21:45et cette raison économique
01:21:47elle est triste
01:21:47et elle s'explique par le fait
01:21:49que de plus en plus
01:21:50notre économie
01:21:50et notre état
01:21:51est tournée vers les plus âgés
01:21:52plus vers la jeunesse
01:21:54vous avez trop débattu
01:21:55vous allez faire combien d'enfants
01:21:57vous en voulez combien des enfants
01:21:58moi idéalement 3-4
01:22:003-4 ?
01:22:01ouais
01:22:01là ?
01:22:02alors 0-826
01:22:03300-300
01:22:04venez
01:22:06venez si vous voulez
01:22:07donc vous avez des enfants
01:22:08nous allons commencer le repeuplement
01:22:10au moins c'est direct
01:22:11c'est cash
01:22:12et Mickaël
01:22:12ça nous y va
01:22:13dans le vif du sujet d'entrée
01:22:14il y avait le téléphone rose
01:22:19mais il y a le téléphone rouge
01:22:21dans les vrais voix
01:22:21mais il peut rosir
01:22:24si on veut
01:22:24on ne sait jamais
01:22:25sur leur malentendu
01:22:26merci
01:22:27on vous retrouve dans un instant
01:22:31avec Philippe David
01:22:32avec les sujets du soir
01:22:33ceux qui ont déjà été débattus
01:22:35et débattus
01:22:36qui peuvent revenir
01:22:36absolument
01:22:37on va parler notamment
01:22:38du name and shame
01:22:39vous trouvez normal
01:22:40que les commerçants
01:22:41mettent les photos
01:22:41voire les vidéos
01:22:42de vidéosurveillance
01:22:43de ceux qui les volent
01:22:45venez nous donner votre avis
01:22:46au 0-826-300-300
01:22:47les salaires
01:22:49faut-il les augmenter ?
01:22:50c'est le PS qui veut mettre
01:22:51le SMIC à 1700 euros
01:22:52pourquoi pas 1800
01:22:53pourquoi pas 1600
01:22:55venez débattre au 0-826-300-300
01:22:57et Antonin
01:22:58vous vouliez dire quelque chose ?
01:22:59oui, beaucoup de commentaires
01:23:01pour Mickaël
01:23:02beaucoup de personnes intéressées
01:23:03donc vous pouvez venir nous voir
01:23:04envoyez-moi les photos
01:23:05faites du name and shame
01:23:06vis-à-vis de moi aussi
01:23:07non, le physique
01:23:08c'est sans le physique
01:23:10ça commence par ça
01:23:11mais ça termine toujours
01:23:12par autre chose
01:23:13non mais je dirais que
01:23:14évidemment
01:23:15Philippe, vous avez aussi
01:23:16à appeler
01:23:17au 0-826-300-300
01:23:19pour que l'on souhaite
01:23:20un bonheur
01:23:23vous savez ce qu'on va faire
01:23:24on va carrément donner
01:23:25mon numéro
01:23:27je le connais par coeur
01:23:300-6-14
01:23:33non ça c'est le mien
01:23:35vous savez quelqu'un
01:23:36Cyril Hanouna
01:23:37a balancé mon numéro de téléphone
01:23:39de ma vie
01:23:40je n'ai jamais
01:23:41je ne pensais pas
01:23:42qu'on pouvait avoir
01:23:43autant d'appels
01:23:43en même temps
01:23:44pendant deux jours
01:23:45je n'ai pas pu décrocher
01:23:46mon téléphone
01:23:47j'ai changé de numéro
01:23:48non c'est pas vrai
01:23:48impressionnant
01:23:49j'ai changé de numéro
01:23:50c'est impossible
01:23:51c'est à dire que ça ne
01:23:52vous ne pouvez pas
01:23:53absolument pas
01:23:54vous avez un problème
01:23:54vous ne pouvez pas décrocher
01:23:55mais parce que tu sais
01:23:57le nombre d'hommes
01:23:58qui t'ont vu à la télé
01:23:59et qui ont dit
01:23:59mais qu'est-ce qu'elle est belle
01:24:00cette femme
01:24:00et qu'est-ce qu'elle est intelligente
01:24:02et ben oui
01:24:04Brigitte Laet a donné
01:24:05le numéro de téléphone
01:24:06de Philippe David
01:24:06le téléphone ne s'est toujours pas
01:24:08rien
01:24:09le téléphone s'est éteint
01:24:11non c'est moi
01:24:12Philippe c'est lui qui appelle
01:24:16allez
01:24:17soyez les bienvenus
01:24:18en tout cas
01:24:18on vous retrouve
01:24:19dans quelques instants
01:24:20avec Philippe David
01:24:21merci les garçons
01:24:22et à demain
01:24:22merci les garçons
01:24:22merci les garçons
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