Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##PROCES_VV-2026-09-16##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le procès du jour
00:01Et autour de cette table, mon cadeau est arrivé, il s'appelle Elie Chouraki, merci d'être venu aujourd'hui
00:08sur mon anniversaire.
00:09Ça discute sérieusement.
00:11Avec Philippe Bilger et Mickaël Sadoun, aujourd'hui le procès du jour, on va revenir sur ces commerçants qui en
00:17ont vraiment marre qu'on vole dans leur magasin.
00:20Ils sont défendus par le collectif Rallelvol, ça s'appelle justement.
00:24Est-ce qu'il faut, vous pensez que c'est normal ou scandaleux d'afficher les têtes des voleurs sur
00:31le fronton des commerces ?
00:33Et pour le moment, vous faites un score bret-genévien puisque c'est normal pour vous à 96% sur
00:39la page Youtube de Sud Radio.
00:41Et Vincent est avec nous d'Anglette. Bonsoir Vincent.
00:44Bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:46Juste petite réaction avec Antonin, qu'est-ce qu'il dit sur les réseaux sociaux ?
00:51Vous êtes un peu plus partagé dans les commentaires. On a d'abord Armand qui trouve ça normal et qui
00:55nous dit
00:55Alors techniquement, c'est illégal, mais il y a un moment, il faut bien faire quelque chose.
00:58C'est juste une conséquence du laxisme.
01:00Et au contraire, on a Christine qui n'est pas d'accord et qui nous dit que ce n'est
01:02pas normal, c'est à la police de faire son boulot.
01:05Merci. Vincent d'Anglette. Bonsoir Vincent.
01:08Bonsoir, moi je trouve que c'est normal. Et qu'au contraire, la police devrait coopérer avec les commerçants pour
01:16régler ces problèmes d'une façon la plus efficace possible.
01:21Enfin, la police essaie de le faire, mais visiblement, il n'y a pas assez d'effectifs.
01:26Non, mais le problème, c'est que les commerçants sont attaqués parce qu'ils font ça.
01:33Oui. Oui. Oui, il faut ça. C'est toute la question, Vincent, qu'on pose et on va en débattre
01:39avec les vrais voix.
01:41Est-ce qu'on peut vraiment, parce que quelque part, c'est se faire justice soi-même que d'afficher
01:45les gens qui ont cambriolé, qui ont volé.
01:50C'est un peu délicat dans une société quand même. Quand on franchit ce pas...
01:54C'est 45 000 euros d'amende.
01:58Non, mais moi je crois qu'il y a comme une chose, c'est ce qui est terrible, vous l
02:00'avez rappelé, Cécile,
02:01que la personne qui affiche la photo de son voleur risque plus devant la justice que le voleur.
02:06Donc déjà, moi, ça me révulse.
02:08Mais il y a quand même autre chose.
02:11Personne ne trouve, ou presque, scandaleux quand on fait du name and shame en disant
02:14« Regardez ce patron, il a pris tant de dividendes, il a gagné trop d'argent,
02:18parce que le type, il a réussi, tant mieux pour lui, il gagne beaucoup d'argent. »
02:23Là, le name and shame, c'est permis, et on peut en remettre des louches et des louches.
02:27Et le type qui vole, on n'aurait pas le droit de faire du name and shame.
02:30Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?
02:32Je trouve qu'une réponse à deux niveaux, si vous le permettez.
02:38La première, je dirais que dans notre état de droit d'aujourd'hui,
02:42leur attitude n'est pas acceptable.
02:46Comme l'a dit notre auditeur,
02:49il faut laisser la police intervenir quand elle veut bien le faire.
02:55Mais j'aurais un second niveau qui consiste à dire que j'ai toujours constaté qu'en matière judiciaire et
03:05policière,
03:06ou même dans d'autres domaines, ce sont ceux qui parfois prenaient des risques,
03:12transgressaient les règles habituelles qui faisaient avancer, véritablement, le débat et la société.
03:19Je l'ai beaucoup vu, et donc je me dis finalement que peut-être cette inégalité peut avoir à terme
03:29une influence décisive.
03:31D'autant qu'on marche, on parle de la police, on parle des commerçants, on ne parle pas de l
03:36'essentiel, c'est la justice.
03:38Le problème, c'est qu'on marche clopin-clopin depuis des années maintenant.
03:43C'est-à-dire qu'un type qui rentre dans une boutique et qui pique quelque chose,
03:48il se dit qu'est-ce qu'on va me faire ?
03:49Le pire, ça va être un rappel à l'ouest et ce soir, je serai tranquillement à la maison.
03:53Si on le retrouve.
03:54Voilà, si on me retrouve.
03:55Donc, si ces gens-là étaient punis tout de suite,
03:58mais comme moi, quand j'étais petit garçon,
04:01où j'ai volé une voiture dans un grand magasin,
04:05une petite voiture, j'avais 7-8 ans,
04:08et j'ai pris une...
04:09Non, mais je donne l'exemple parce qu'il est excellent.
04:12Et un flic m'est tombé dessus.
04:14Ce flic était un ami de mon père.
04:17Il m'a ramené à la maison
04:19et mon père et lui ont joué les rôles de scandale de ce que j'avais fait.
04:25Ils m'ont terrorisé.
04:27Le policier est parti, que j'ai oublié après, qui est un homme merveilleux.
04:30Mon père m'a mis dans ma chambre, il m'a dit
04:32tu ne sortiras pas avant 24 heures,
04:34on va t'apporter de l'eau et du pain
04:36et tu n'auras rien d'autre.
04:37Et je vous garantis que je n'ai plus jamais volé
04:40quoi que ce soit.
04:41Donc, si vous voulez, la sanction...
04:42On appelle ça l'éducation, peut-être ?
04:43Oui, ça s'appelle l'éducation.
04:47La première sanction que j'ai eue était la bonne.
04:49Je n'ai plus jamais recommencé.
04:50Le problème, c'est que malheureusement,
04:52il y a des gosses qui vivent dans un entourage
04:56qui ne les prévient pas.
04:59Quand ils ont encore un entourage.
05:01Je vais vous raconter une histoire.
05:02J'ai une de mes amies qui a pris le jeu vidéo de son fils.
05:07Il est allé porter plainte.
05:08Elle a été convoquée au commissariat.
05:11On est chez les fous.
05:12Ça, c'est beau.
05:13On est chez les fous.
05:14Oui, parce qu'on dit non, on a un new walkies, mais absolu.
05:17Son père lui a dit, tu vas porter plainte.
05:18Il a porté plainte contre sa mère.
05:20Tout devient sujet à discussion.
05:24C'est ce que je disais tout à l'heure.
05:26On navigue dans nos troubles.
05:28On ne sait plus où on va.
05:29On a perdu tous nos repères.
05:30On ne sait plus où est la normalité.
05:32Quelle normalité ?
05:33Parce qu'on a remis en cause la normalité,
05:35en fait un bon sens.
05:36Enfin, la normalité, on la connaît.
05:39Le bon sens, on est tous.
05:41Je veux dire, il faut arrêter de se poser des questions.
05:43Je suis d'accord.
05:44Et d'ailleurs, dans le cas des vols,
05:46moi je me disais, désolé,
05:47mais voler un oeuf, voler un bœuf,
05:49ce n'est pas la même chose.
05:50Qui vole quoi ?
05:51À quel moment ?
05:51Est-ce que c'est une personne démunie
05:52qui vole une orange ?
05:53Je pense que tout le monde est capable
05:55de comprendre que ce n'est pas grave.
05:56Est-ce que c'est une personne
05:57qui a un peu plus les moyens
05:58et qui vole pour une question ?
05:59C'est le juge qui doit décider de ça.
06:00Bien sûr que c'est le juge
06:01qui doit décider de ça.
06:01Et moi, c'est un de mes grands refrains ici
06:03que de dire qu'il n'y a pas assez de moyens
06:04dans la justice.
06:04Il y a un euro sur 170 de dépenses publiques
06:07qui va dans la justice aujourd'hui
06:0810 milliards sur 1 700 milliards
06:10de dépenses publiques.
06:11Dont une partie qui va pour le pénitentiaire
06:13et une partie qui va pour le traitement
06:14des procédures judiciaires.
06:15Il devrait y avoir beaucoup, beaucoup plus
06:17de magistrats, de greffiers
06:18pour que ça aille plus rapidement.
06:19Je vois des gens qui traitent dans leur procès
06:21depuis 3 ans, 4 ans.
06:23Oui, mais cher Mickaël,
06:24c'est grave.
06:26Mais ce n'est pas une question de nombre.
06:28Non.
06:29Ce n'est pas une question de nombre.
06:29On dit quand même.
06:30C'est de la volonté ?
06:31C'est une question de procédure.
06:32Mais c'est une question.
06:34Si la justice consacrait au travail,
06:40le temps qu'elle met pour dire
06:42qu'elle en a trop,
06:44eh bien, je crois que ça irait beaucoup mieux.
06:48Je ne crois absolument pas
06:50à l'importance des moyens.
06:52Ce n'est pas une question de procédure aussi ?
06:57C'est de travail, tout simplement.
06:59Non, mais je suis d'accord avec Mickaël.
07:01Il y a déjà beaucoup trop de procédures
07:03et je vais me faire lyncher.
07:05Aujourd'hui, les procédures,
07:06ils n'ont qu'une virgule.
07:07La plainte est classée
07:08parce que les avocats vont le défendre.
07:10Donc, il faut limiter.
07:12Mais en revanche,
07:12il faut rendre hommage
07:13à certains de ces commerçants
07:14qui ont mis les photos
07:15parce que j'ai vu un reportage
07:16pas plus tard que ce matin.
07:17Donc, vous êtes favorable à ces détails ?
07:21On nous dit que les lanceurs d'alerte
07:22sont des héros.
07:23Mais ces gens-là sont des lanceurs d'alerte
07:25qui permettent à certains
07:26de leurs confrères
07:26de ne pas se faire voler.
07:27Je prends un exemple.
07:28Un voleur de téléphone portable
07:29dans des boutiques.
07:31Il a été reconnu
07:32parce que ce commerçant
07:33l'a balancé sur les réseaux, etc.
07:35Et comme il était,
07:36comme on dit pudiquement,
07:37bien connu des services de police
07:39et de la justice,
07:40il s'en dit, c'est bon,
07:41on a repéré qui c'est
07:42parce qu'il savait évidemment
07:43qui c'était,
07:43qui en ce moment
07:44est en train de voler
07:46dans les boutiques
07:46de téléphones de la région.
07:48Moi, je dis que ce sont
07:49des lanceurs d'alerte.
07:50Alors, il faudra m'expliquer
07:51pourquoi les lanceurs d'alerte
07:53de l'écologie sont des héros,
07:54mais les lanceurs d'alerte
07:55qui veulent protéger
07:56des honnêtes gens
07:57sont des délinquants.
07:58Il va falloir nous démontrer.
07:59Oui, mais on pourrait
08:01vous le démontrer
08:02si on l'avait délinquant.
08:03Ah ben non,
08:03alors allez-y, démontrez-le.
08:05Non, je ne dirais pas
08:06que les commerçants
08:07qui agissent comme ça
08:09sont des lanceurs d'alerte.
08:11Vous ne pouvez pas
08:12banaliser une notion
08:14qui en général
08:14est beaucoup plus noble que ça.
08:16Mais c'est noble.
08:17Mon mari me trompe,
08:18je mets sa photo
08:19sur mon raccord.
08:20Voilà, vous savez ça.
08:21Mais là, je peux le comprendre.
08:24Même moi, ça, je savais ça.
08:26Qu'est-ce qu'on pense, Vincent,
08:27qui a écouté notre discussion
08:29qui est toujours là
08:30au 0826 300 300,
08:31comme tous les auditeurs
08:32qui nous appellent ?
08:33Je suis d'accord
08:34avec pas mal d'intervenants,
08:36mais je trouve qu'on souhaite plus
08:39qu'au lieu de sanctionner
08:41les commerçants
08:42qui ont fait cette démarche,
08:45on devrait,
08:47les autorités judiciaires
08:49devraient au contraire
08:51collaborer avec eux.
08:52Voilà.
08:53Ah oui, c'est ce que dit Philippe
08:54bien.
08:54Qu'est-ce que j'ai dit ?
08:54Il faut avancer les choses
08:58puisqu'on permet
08:59d'identifier
09:00les personnes
09:01qui posent problème.
09:02Oui, c'est ça.
09:03Vous avez raison,
09:04c'est déjà tellement difficile
09:05d'être commerçant
09:05et de garder son commerce.
09:07C'est vrai.
09:07Les commerçants
09:07sont double peine.
09:08Oui.
09:10Merci, Vincent.
09:11Merci, Vincent.
09:12Le nom de quelqu'un
09:13qui les a volés,
09:14ce n'est pas pour une orange.
09:15Oui, vous avez raison.
09:16Oui.
09:16Merci, Vincent.
09:17En tout cas,
09:17ce témoignage.
09:18Philippe,
09:19peut-être que vous y reviendrez
09:20tout à l'heure.
09:21Pourquoi pas ?
09:22Vous voulez réagir ?
09:23Vous êtes plutôt sur la ligne.
09:24Eh bien, ils ont raison
09:25parce que name and shame,
09:28ça marche dans tous les cas.
09:29Vous n'êtes pas du tout d'accord.
09:30Un seul numéro,
09:32le 0826-300-300.
09:33On disait très rapidement
09:34et doucement avec Yishouraki
09:35que ça pouvait quand même
09:36créer des effets pervers,
09:37à savoir des milices
09:38qui se baladent dans la rue
09:39et qui vont traquer systématiquement
09:41le mec qui a...
09:41Bon, dans un monde idéal,
09:43la justice...
09:43On a de bonnes institutions.
09:46Philippe,
09:46ce n'est pas vous
09:47qui allez me contredire.
09:48On a des institutions.
09:49On a les règles.
09:49On a les lois.
09:50Le problème,
09:51encore une fois,
09:52le poisson pourri par la tête.
09:55On a eu depuis,
09:56dans ces derniers années,
09:57d'une façon absolument ahurissante,
09:59un gouvernement,
10:00un président
10:00qui ont laissé
10:01tout se démanteler,
10:03tout se détruire,
10:04tout s'auto-détruire.
10:05Et on arrive aujourd'hui
10:06dans une situation
10:06où même les règles qu'on a,
10:08on ne les applique plus.
10:10Allez, vous restez avec nous
10:11dans un instant
10:11la cage au four
10:12avec Thomas Serafine
10:13et vous verrez
10:13qu'il est Tartus,
10:15Tartus,
10:15Atal,
10:16au phobe.
10:16Il y a un ventre des noms,
10:18parfois c'est compliqué.
10:19Et on garde...
10:20Et on garde...
10:21Et ils sont acquis
10:22jusqu'à 18h.
10:23Ah, ça serait bien.
Commentaires

Recommandations