00:00qu'il faut saluer. Alors, dans l'actualité,
00:02avant de parler d'Anne Hidalgo, une dernière chose,
00:03c'est Marine Tondelier. Elle est revenue sur l'affaire
00:05Pompidou. Je trouve qu'elle s'en taire.
00:08Personnellement, je trouve qu'elle s'en taire
00:10parce que, bon, elle est revenue sur l'affaire
00:11Pompidou et c'est la Boulosphère qui est responsable.
00:14C'est évidemment...
00:15C'est la Boulosphère.
00:17Bon, ça c'est pas sur LCI d'ailleurs, mais c'est la Boulosphère
00:19qui est responsable de cela,
00:22de l'inculture.
00:24Elle connaît rien à rien, Madame
00:26Tondelier, en matière de Vème République.
00:28J'y peux rien. Elle connaît rien.
00:30Voilà, donc...
00:31Elle a sûrement d'autres champs de compétences.
00:34Sûrement, mais elle connaît rien à rien.
00:36Donc c'est quand même ennuyeux.
00:37Donc écoutez Marine Tondelier
00:39qui, ce matin,
00:41a creusé encore sa tombe d'inculture.
00:45Écoutez,
00:46c'était une émission d'1h15 que j'invite tout le monde à regarder
00:48qui était très intéressante, où on demandait de la spontanéité.
00:51C'était pas un état d'esprit
00:52QCM historique, voilà. Et donc, évidemment
00:54comme ça se passe aujourd'hui, une séquence
00:56est extraite sur un réseau social
00:58qui veut pas du bien à l'écologie et qui veut plutôt du bien à l'extrême droite.
01:01Et l'algorithme a favorisé la diffusion.
01:03Repris ensuite par la Boulosphère
01:04CNews, JDD, Paris Match
01:06comme d'habitude. Puis, quand on me dit
01:08Twitter, vous n'avez qu'à pas y aller, en fait ça a pris sur le réel.
01:11Et ça se retrouve ce matin sur France Inter.
01:12Monsieur Duhamel, demandez à Jean-Luc Mélenchon
01:15qui est né en 1951
01:17en un mot de résumé
01:18le mandat d'Albert Lebrun.
01:20Demandez à M. Retailleau qui est né en 1948
01:22le résumé en un mot, le mandat de Vincent Auriol
01:24c'est-à-dire des présidents qui sont aussi nés
01:26deux ans avant leur naissance.
01:27C'est un niveau de bêtise qui est...
01:30Là, c'est pas de la culture, c'est de la bêtise.
01:32Parce que quand même, d'abord,
01:33l'environnement et Pompidou, c'est pas deux notions
01:35qui étaient complètement séparées. Puis ensuite, la France
01:37d'aujourd'hui a été largement façonnée
01:39par les années gaulo-pompidoliennes.
01:42C'est pas comme si on lui parlait
01:43d'un président de la Troisième République.
01:46C'est notre présent, en fait.
01:47Ce passé qu'on lui présente et qu'elle ignore, c'est notre présent.
01:50À ce niveau-là, c'est pas possible.
01:51Écoutez, là, pareil, dans les années 80,
01:53ça, c'était impossible. Ce niveau d'inculture
01:56d'une personnalité politique, quand même, de premier plan,
01:58elle dirige un parti, c'était impossible.
02:00Non, mais pardon, Éric, c'est une femme...
02:01Sabrina Medjaber !
02:02C'est une femme politique de son temps, même une femme politique de gauche.
02:06Ah non, ils sont pas tous comme ça, pardonnez-moi.
02:07François-Xavier Benhamy, il est pas comme ça.
02:09Sarah Knafou n'est pas comme ça.
02:11Quand vous dites de son temps...
02:13Laissez-moi terminer, c'est-à-dire, je m'explique,
02:16dans la rhétorique, c'est-à-dire qu'elle n'y connaît rien,
02:20elle sèche complètement
02:21sur les présidents de la Cinquième.
02:24Ensuite, alors déjà,
02:25elle n'a même pas l'humilité de s'excuser
02:27de ne pas connaître l'histoire de la Cinquième.
02:29Et finalement, elle retourne
02:31la situation dans une inversion accusatoire.
02:34Ça n'est plus elle qui n'a même pas
02:35l'humilité de s'excuser de ne pas connaître
02:37les présidents de la Cinquième République.
02:39C'est de la faute de la bolosphère,
02:41d'Elon Musk, qui alimente les algorithmes, etc.
02:43On est vraiment, si vous voulez,
02:45dans la caricature aujourd'hui de ce que sont les gens de gauche,
02:47c'est-à-dire dogmatiques, sectaires
02:49et imbiber de la victimisation.
02:51Si vous me permettez,
02:53ils ne sont pas tous comme ça.
02:54Non, je n'ai pas dit ça.
02:55Et là, je vais faire juste une petite parenthèse
02:57qui va encore vous étonner.
02:59Hier, j'ai écouté François Hollande.
03:01On n'est pas au même niveau.
03:04Il se trouve que je l'ai écouté.
03:06On n'est pas au même niveau.
03:07On pense ce qu'on veut de François Hollande.
03:09Certaines parties de cette gauche
03:10dont fait partie Marine Tondelier.
03:12Je suis d'accord avec vous.
03:13On pense ce qu'on veut de François Hollande.
03:15Mais si j'étais de ce camp-là,
03:17et pourquoi pas,
03:19je voterais François Hollande.
03:21Parce que c'est le meilleur.
03:22Ce que j'ai entendu hier,
03:25bien interrogé d'ailleurs,
03:27vive la concurrence, je le dis sans arrêt,
03:28vive la concurrence.
03:29Quand la concurrence est très bien,
03:31c'est vraiment...
03:32Effectivement, tu te dis,
03:33il y avait un certain niveau.
03:35Après, on peut ne pas être d'accord.
03:36C'est comme François Mitterrand.
03:38François Mitterrand,
03:38on peut regretter beaucoup de choses.
03:40Mais on est à un certain niveau
03:42de culture,
03:46de personnalité,
03:48d'expérience.
03:49On n'est pas avec Marine Tondelier.
03:51Chez Jean-Luc Mélenchon aussi.
03:53Il y a un très haut niveau d'érudition,
03:55une manière à la langue française.
03:56Oui, mais la différence,
03:57c'est que...
03:57Je veux dire,
03:58vous avez quelqu'un
03:59qui est dans une colère,
03:59une rancœur et un ressentiment
04:01et qui manifestement a des choses
04:03qu'il n'a pas réglées,
04:05j'ai envie de dire.
04:06Il y a quelque chose
04:06de plus agréable
04:08quand vous écoutez François Hollande
04:10et notamment ce rapport
04:11quand il dit
04:12ma vie politique est dernière fois.
04:15Je n'ambitionne pas
04:16d'être président de la République.
04:19Ce que je veux,
04:19c'est d'être utile à mon pays
04:20et que l'élection qui arrive,
04:23je peux peut-être...
04:24On n'est pas obligé de le croire
04:26à 100%.
04:27Je ne vous dis pas...
04:28Oui,
04:28on n'est pas obligé de le croire,
04:31mais quand tu as passé 70 ans,
04:34parfois,
04:35tu as laissé tomber
04:36certaines vanités de la vie
04:37et tu es peut-être enclin
04:39à quelque chose
04:40qui peut te dépasser toi-même.
04:42Il est tout en oeuvre
04:42pour être candidat
04:43et il le fera sûrement.
04:44Il n'est pas encore plus au Parlement
04:44grâce à Jean-Luc Mélenchon.
04:46je ne dis pas...
04:47Tout ça...
04:49Je fais juste parenthèse
04:50parce que...
04:51Je comprends ce que vous voulez dire
04:53entre ceux qui ont un surmoi
04:54et ces adolescents narcissiques.
04:55C'est tout.
04:56J'ai écouté hier.
04:57Je t'assure,
04:58en fait,
04:58ça fait du bien
04:58parce que c'est un discours politique.
05:00C'est tout ce que je veux dire.
05:01Et c'est le plus habile.
05:03Gérard Carréau,
05:03il a d'ailleurs...
05:04Il est en train de gagner...
05:06Enfin,
05:06je ne dis pas qu'il va être
05:07président de la République,
05:08mais il est en train de gagner
05:10la première étape.
05:10La première étape,
05:11c'est quoi ?
05:12De représenter la gauche
05:14face à Mélenchon
05:15à l'élection.
05:16Et pour ça,
05:17il y avait quand même
05:18un gros os devant lui
05:19qui était le candidat
05:22potentiel des médias,
05:23etc.,
05:24qui était Glucksmann.
05:25Mais vous entérez déjà Glucksmann ?
05:26Il a réussi,
05:28il a pratiquement
05:28à piéger Glucksmann
05:30puisque Glucksmann
05:31va être dans une primaire
05:33qu'il ne gagnera pas,
05:34je parle de Glucksmann,
05:36que gagnera probablement
05:37le premier secrétaire
05:39du parti
05:39qui fera ce qu'il faut,
05:41comme on dit,
05:42et on sait comment ça se passe
05:43dans les congrès socialistes
05:44pour que ça passe.
05:46Et après,
05:46il ne restera plus que lui
05:47et Hollande.
05:48Et Hollande est le plus malin.
05:50Moi, j'ai vu Hollande,
05:51vous savez,
05:52j'ai gardé dans ma tête
05:54Hollande
05:54à la candidature
05:56présidentielle
05:56la dernière fois.
05:58Quand Strauss-Kahn
05:59s'était noyé,
06:00si j'ose dire,
06:01à New York,
06:02Hollande était à 2%.
06:04On avait dîné
06:05Catherine Ney,
06:06Michel Cotta,
06:07et moi,
06:07on avait déjeuné
06:09avec lui.
06:10Et Hollande,
06:11on était un peu
06:12goguenards,
06:13on lui a dit quand même
06:14les sondages,
06:15il était candidat
06:16depuis déjà...
06:16Il nous a dit,
06:17mais moi,
06:18de toute façon,
06:18je prends mon temps,
06:19j'aurais...
06:20et la réussite,
06:22il l'a eue.
06:22Il est parti à 2%.
06:24Il y a eu un concours
06:24de circonstances particulières
06:25quand même,
06:25que le DSK est venu percuter.
06:27Mais il y a toujours
06:28des circonstances particulières.
06:29parce que celle-là
06:30était très particulière.
06:30Macron a bénéficié
06:31de quelques circonstances particulières.
06:33Pareil.
06:34Bon,
06:34il y a toujours
06:34des circonstances particulières.
06:35En tout cas,
06:37son premier quenad
06:38n'était pas une réussite
06:39et c'est pour ça
06:40que d'ailleurs,
06:41il n'a pas pu se représenter
06:42et que Emmanuel Macron
06:44est arrivé.
06:45Mais c'est intéressant
06:46d'entendre aussi
06:46comment il fait évoluer
06:48son discours.
06:49Quand on fait un retraite
06:50sur l'immigration,
06:51on a parfois l'impression
06:51qu'il est plus à droite
06:52qu'Atlou ou Philippe.
06:53Mais vous avez parfaitement raison
06:55et c'est pour ça
06:56que c'est assez intéressant
06:56de l'écouter.
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