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Écarté de la primaire socio-démocrate, Philippe Brun assure "ne pas savoir de quoi il est accusé"

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00:00Priorité au direct, nous allons écouter la prise de parole de Philippe Brun.
00:03J'ai appris avec stupeur à 8h30 que la direction de mon parti, le parti socialiste,
00:09après avoir constaté que je remplissais les conditions de parrainage,
00:14demandait ma suspension conservatoire et mon exclusion de la primaire de la gauche à laquelle je concourais
00:20et mon exclusion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
00:25Le motif avancé est qu'une militante et ancienne collaboratrice que j'ai licenciée pour faute grave
00:32aurait hier soir appelé le siège du parti à 23h55, faisant état de faits pouvant être qualifiés pénalement.
00:43Je ne connais pas ces faits au moment où nous nous parlons.
00:47Aucune plainte n'a, à ma connaissance, été déposée.
00:51Le parquet de Paris a été interrogé, il ne trouve pas de traces de plainte.
00:56Le parquet d'Evreux a été interrogé, il ne trouve pas non plus traces de plainte.
01:00Le parti socialiste que j'ai interrogé n'a pas voulu dire de quoi exactement j'étais accusé.
01:08Sans aucune enquête, donc, certains responsables du PS ont parlé à la presse
01:13et évoqué des suspicions de violence.
01:16Accusations extrêmement graves, mettant ainsi à mal mon honneur et ma dignité.
01:23Des accusations calomnieuses qui nuisent à ma réputation
01:27et qui détruisent ma vie personnelle et celle de mon entourage.
01:31Je refuse de me laisser démolir par de fausses accusations.
01:35La justice n'a pas été saisie, mais le PS s'y est visiblement substitué
01:41entre minuit et 7h du matin, le jour de l'officialisation des candidatures à la primaire.
01:49A aucun moment je n'ai été prévenu.
01:52A aucun moment je n'ai été entendu.
01:55Je me dois de parler vrai pour tous ceux qui me font confiance.
02:00Je n'ai jamais eu l'intention de livrer ma vie privée, mais mon parti m'y oblige.
02:06J'ai en effet incontentieux avec mon ex-collaboratrice
02:10que j'ai licenciée pour faute grave au mois de juin.
02:15Je vis un calvaire et un harcèlement continu de la part de cette personne.
02:20Cette femme, qui est membre des instances nationales du PS,
02:24a pour volonté de me nuire au sein de mon parti.
02:27Au moment même où j'ai réuni les conditions pour me présenter à la primaire présidentielle.
02:34J'ai été victime de cette femme.
02:38Deux de mes collaborateurs ont été également et ont quitté depuis mon équipe.
02:42Je dirai dans les jours qui viennent toute la vérité sur ces agissements.
02:48Mais sans justice saisie,
02:50ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti pour me tuer politiquement.
02:56Pourquoi aujourd'hui, date d'officialisation des candidatures,
03:00pourquoi ne pas m'avoir entendu alors que l'on me dit qu'une commission,
03:04et je l'ignorais, a été saisie en juillet
03:07et qu'aucune investigation n'a été menée
03:10et que cette commission n'a même pas encore auditionné la personne concernée, la plaignante.
03:15C'est inédit, du jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique.
03:21Je ne d'accepterai pas d'être sali et de laisser le moindre doute sur ma personne.
03:26Comment un parti politique démocratique peut exclure quelqu'un
03:31sur la base d'une accusation orale, non documentée,
03:35sans me permettre de présenter ma défense ?
03:37Je me tiens à la disposition de la justice
03:40pour livrer toutes les preuves, et elles sont très nombreuses,
03:43que j'ai en ma possession.
03:45Preuve de menace, preuve de chantage, preuve de harcèlement.
03:50Comme aucune plainte n'est déposée contre moi,
03:53alors je vous annonce que je dépose moi-même plainte
03:55afin que la justice puisse établir les faits.
03:59Je tiens enfin à remercier les innombrables messages de soutien
04:04reçus de la part des élus de terrain du Parti Socialiste,
04:08de ses militants et des habitants de l'heure,
04:11très nombreux, très nombreux,
04:13à me témoigner de leur confiance.
04:16Je suis serein et déterminé
04:18à continuer à défendre les valeurs de justice
04:22et de socialisme, même sans le Parti Socialiste.
04:26Je vous remercie.
04:30Je suis prêt à prendre quelques questions.
04:33Oui.
04:34Vous y êtes donc quand même à la présidentielle,
04:36même sans le Parti ?
04:37Non, je suis candidat à la primaire.
04:39Ayant été exclu de la primaire,
04:40je ne serai pas candidat à la présidentielle.
04:43Et vous portez plainte pour qu'elle n'est pas ?
04:46En tout cas, nous portons plainte avec mon avocate
04:48et vous le sauvez dans les prochaines heures.
04:49Contre qui contre le Parti ou contre le Parti ?
04:51En tout cas, nous déposons.
04:52Nous souhaitons que la justice soit saisie
04:54afin que je puisse présenter ma défense
04:56et que je puisse aussi faire valoir
04:57les très nombreux arguments que j'ai en ma possession.
05:00Vous n'avez pas eu le taux de grave ?
05:02Vous êtes saisie ou pas ?
05:03Elle a été licenciée pour faute grave.
05:05Et d'ailleurs, à ce stade,
05:06elle n'a même pas saisi le conseil des prud'hommes.
05:10Ce sont des fautes graves
05:12qui tiennent de sa relation contractuelle.
05:28Écoutez, moi, je n'ai pas eu ces accusations.
05:31Vous me les apprenez.
05:32Il n'y a pas eu de plainte de déposé.
05:34Donc vous avez sans doute le compte rendu
05:35du coup de fil qu'elle a passé hier à 23h55.
05:39Donc vous vous dites qu'il y a violence.
05:42Bon, je ne sais pas de quoi il s'agit.
05:43Ensuite, vous me dites qu'il y a harcèlement
05:46et emploi familial.
05:47Je ne sais pas ce que ça veut dire.
05:49En tout cas, ce que je peux vous dire,
05:50c'est que, à ma connaissance,
05:54elle était paxée avec moi,
05:56pas avec moi, pardon,
05:57avec son compagnon
05:59durant toute la durée de la relation contractuelle.
06:01Je n'ai jamais été son concubin.
06:04Vous dites que la commission
06:06a été saisie en juillet
06:08et que c'est manipulé
06:09pour vous tuer politiquement par le parti
06:11et qu'elle est membre de l'instance nationale.
06:14Est-ce que vous pouvez vous décrire dessus ?
06:15Écoutez, les choses sont simples.
06:17Moi, je pense qu'il faut respecter
06:17la parole des plaignants
06:18et c'est un très mauvais coup fait
06:20à la lutte contre les violences faites au fond.
06:22Car si on avait pris en compte
06:25la requête qu'elle a faite au mois de juillet
06:27et qu'on m'avait entendu,
06:29alors on aurait pu,
06:30la commission aurait pu se prononcer.
06:31Moi, je sais qu'elle m'aurait innocenté,
06:33mais elle aurait pu se prononcer.
06:34Là, on n'auditionne pas.
06:36Elle n'a même pas elle-même été auditionnée
06:37à ma connaissance.
06:38À ma connaissance,
06:39on lui a proposé d'être auditionnée
06:40et elle n'est pas venue.
06:41Mais donc, pas d'audition.
06:43Je n'ai pas été auditionnée.
06:44Je n'ai pas pu présenter ma défense.
06:46Et je suis exécutée en place publique
06:48sans même qu'on m'ait prévenu.
06:49J'ai eu hier Johanna Roland au téléphone
06:50à 22h.
06:51Elle ne m'en a même pas parlé.
06:53Et donc, écoutez,
06:54c'est quand même très étrange.
06:55C'est déjà vu dans notre histoire,
06:56dans notre pays.
06:57On empêche quelqu'un
06:57qui a réuni ses parrainages
06:58et le candidat à la primaire.
06:59Et on découvre à 23h55
07:02qu'il est accusé de violence.
07:05Enfin, c'est absolument inédit
07:07dans notre histoire.
07:09Écoutez, moi,
07:09je ne veux pas être dans le complotisme
07:10parce que je ne constate
07:12que l'enchaînement des faits.
07:14Est-ce que vous demandez
07:14à être réintégralement du maire
07:15dans ce sujet ?
07:17Oui, je vais saisir
07:18la Commission nationale des conflits.
07:20Mais je sais que cette commission
07:23se réunira dans six mois.
07:25La primaire sera passée
07:26et Marine Le Pen sera déjà à l'Élysée.
07:27Donc, vous êtes le deuil
07:28de reconnaître à l'Élysée ?
07:29Je fais le deuil de rien.
07:30De toute façon,
07:31c'est l'objectif.
07:32Puisqu'il n'y a pas d'appel possible
07:34dans les délais.
07:35Le premier débat,
07:36il a lieu sur TF1
07:37le 23 septembre.
07:38Qui peut imaginer
07:39que je sois innocenté
07:40d'ici le 23 septembre ?
07:41Sachant que la personne
07:42n'a pas déposé plainte
07:43au moment où nous parlons.
07:45Elle n'a même pas été auditionnée
07:46par les commissions compétentes.
07:48Donc, c'est la mise à mort
07:49la plus facile à faire.
07:51Vous dites que vous disposez
07:52de preuves de chantage,
07:53vous dites que vous disposez
07:54de preuves de harcèlement.
07:55Vous dites que vous présenterez
07:56ces preuves dans les prochains jours.
07:57Quelles sont ces preuves
07:58et pourquoi vous allez les présenter ce soir ?
07:59Je les présenterai en temps voulu
08:01avec mon avocate.
08:03Je suis un peu abasourdi
08:04de ce qui se passe aujourd'hui.
08:06Moi, ce matin,
08:06je me suis connecté à 8h30
08:07au bureau national de mon parti
08:09pour vérifier que ma candidature
08:10était bien enregistrée
08:11comme l'avaient confirmé
08:12les services du parti hier.
08:14Je ne m'attendais en rien
08:15à ce dénouement.
08:18En rien.
08:19Quand j'ai appris,
08:21après que Jean-Roland valide
08:22ma candidature,
08:23qu'elle dit
08:23nous avons été avertis
08:24dans la nuit d'éléments graves,
08:25je vous demande,
08:26j'ai été abasourdi.
08:28Vous comprenez
08:28qu'aujourd'hui,
08:29je suis dans un exercice
08:30où je vous donne ce que j'ai,
08:32mais je ne suis pas accompagné
08:33d'un avocat,
08:34donc je dois trouver un avocat
08:36et réunir les preuves
08:39et défendre mon honneur.
08:41Olivier Faure a parlé
08:41avec les communes
08:42de l'élance sexuelle.
08:43Est-ce qu'on peut vous répondre ?
08:45De quoi parle-t-il ?
08:46Il est au courant de quelque chose ?
08:47Pourquoi il ne me le dit pas ?
08:49Il ne peut pas m'appeler.
08:50Il a des preuves.
08:51De quoi parle-t-on ?
08:52Quelle est la violence sexuelle ?
08:54Je suis accusé de quoi ?
08:55Je ne sais même pas
08:55de quoi je suis accusé.
08:56On parle de violence,
08:57c'est quoi ?
08:57C'est physique ?
08:58C'est quoi ?
08:58C'est un viol ?
08:59C'est une agression sexuelle ?
09:00Je ne le sais même pas moi-même
09:01au moment où nous nous parlons.
09:03Mon nom est jeté en pâture.
09:04Je pense à mes parents
09:05qui me regardent à la télé aujourd'hui.
09:06Je pense à mon frère,
09:07à ma sœur.
09:08Je pense à tous ceux
09:09qui portent mon nom.
09:09Je pense aux gens
09:10dans la quatrième circonscription de l'heure
09:11qui me voient tous les week-ends
09:12sur les marchés
09:12et qui apprennent
09:13que leur député est violent.
09:14Mais on ne sait pas
09:14de quoi je suis violent.
09:16Moi, je demande simplement
09:17est-ce qu'Olivier Fort
09:18s'interroge un peu
09:19sur les conséquences
09:19de ses actes ?
09:21De jeter comme ça
09:22l'honneur en pâture de quelqu'un
09:23sans qu'aucun contradictoire
09:24ne soit organisé
09:25alors qu'il était apparemment
09:26au courant
09:27depuis le mois de juillet.
09:28Est-ce que c'est pas un principe
09:29de précaution
09:30qu'il aurait soutenu
09:30si c'était arrivé
09:31à quelqu'un d'autre ?
09:33Je n'en sais rien.
09:35En tout cas,
09:35ce que je dis,
09:35c'est que c'est du jamais vu
09:37dans notre histoire.
09:38Le principe de précaution,
09:39c'est d'auditionner
09:40la plaignante
09:41au mois de juillet
09:42et de m'auditionner
09:43dans la foulée.
09:44J'aurais répondu
09:45à toutes les questions.
09:46J'aurais pu assurer
09:47ma défense.
09:49Donc le principe
09:49de précaution,
09:50c'est pas de se réveiller
09:51à 23h50
09:52la veille
09:52d'un dépôt
09:55pour me mettre à mort
09:57en sachant très bien
09:57que je n'ai aucun moyen
09:58d'appel concret
10:00avant le premier tour,
10:02enfin le tour
10:03de la primaire.
10:04On a parlé
10:04que la déontologue
10:05de l'Assemblée
10:06avait précisé
10:06l'an dernier
10:07d'une question
10:09d'emploi de conjoint.
10:11Écoutez,
10:12on va être très clair
10:12sur cette question.
10:13Je n'ai jamais été
10:15le compagnon
10:16de ma collaboratrice.
10:17Elle a un compagnon
10:19avec lequel elle est
10:20paxée,
10:21avec lequel elle vit.
10:23Pour le reste
10:23de nos rapports,
10:25c'est de la vie privée.
10:26Pour ma part,
10:27j'avais au moment des faits
10:28une autre compagne.
10:30Donc cela,
10:32il n'y a eu
10:33aucune enquête
10:33de la déontologue
10:35de l'Assemblée nationale
10:36sur le sujet.
10:36Je n'ai jamais été saisi
10:38d'aucun courrier
10:38du déontologue
10:39de l'Assemblée nationale
10:40sur un possible
10:41emploi familial.
10:42Il y a eu un vote
10:43du bureau national
10:45où une seule personne
10:47était contre
10:47le fait que
10:48vous ne seriez pas
10:49candidat.
10:49Vous l'avez expliqué
10:50comment c'était ?
10:50Tout le monde était
10:51abasourdi.
10:52Même moi,
10:52j'ai failli oublier...
10:53En fait,
10:54il n'y a pas eu
10:54de pour ni de contre.
10:55Ils ont demandé
10:55qui est contre,
10:56qui s'abstient.
10:57Ils n'ont pas demandé
10:57qui était pour.
11:00Écoutez,
11:00vous imaginez,
11:01vous êtes à 8h30,
11:02vous ouvrez votre visio,
11:03zoom,
11:05vous connectez
11:06tranquillement
11:06juste pour vérifier
11:07la liste des candidats
11:08à la primaire.
11:09On vous dit,
11:10il est accusé de violence
11:11et de fait extrêmement grave
11:12qui relève du pénal.
11:14Bon,
11:15je me défends maladroitement
11:16parce que je suis
11:16complètement abasourdi.
11:17Moi,
11:17j'ai même presque,
11:18à un moment,
11:19failli oublier
11:19de voter contre
11:20ma propre exclusion
11:21parce que vous êtes sur zoom,
11:23vous appuyez sur...
11:24Non,
11:24mais c'est comme ça
11:25que ça a fonctionné.
11:26Vous appuyez sur main levée
11:27pour dire que ce vote
11:28n'a aucune valeur.
11:29Aujourd'hui,
11:30quand je vois
11:30les très nombreux militants du PS,
11:32et je ne parle pas
11:32que des militants,
11:33des cadres,
11:33y compris des membres
11:34du BN du Parti Socialiste,
11:35qui se rendent compte
11:36qu'ils se sont fait piéger
11:36par la direction du Parti Socialiste,
11:38qui sont tombés dans le piège
11:40et que,
11:41quelle que soit d'ailleurs
11:42la réalité des faits,
11:43moi,
11:43je connais la réalité
11:44et la vérité,
11:45mais que la moindre déprudence
11:47pour respecter
11:48la parole de la plénance
11:48était au moins de sursoir
11:50ou de mener
11:51une enquête rapide,
11:52au moins de s'assurer
11:53que la justice
11:53avait été saisie
11:54de cette question.
11:55Or,
11:55aucune de ces procédures
11:57n'a été respectée.
11:59Pourquoi aurait-il fait ça
12:00d'une membre
12:02qui a été piégée
12:03par la direction du Parti Socialiste ?
12:05Non, mais moi,
12:06je ne suis pas comploté,
12:06je ne sais pas.
12:07Je regarde juste
12:07un enchaînement de faits.
12:09Je constate qu'ils savent
12:09depuis juillet,
12:11apparemment,
12:11qu'elle est pléniante.
12:12Je n'en sais rien
12:13puisque je ne suis pas
12:14au courant des affaires.
12:16Il y a deux commissions
12:20qui ont été saisies.
12:21Donc le parti le sait
12:23puisque c'est le parti
12:24qu'on saisit.
12:25Ensuite,
12:25il ne se passe rien,
12:26je ne suis pas convoqué,
12:28elle n'est à ma connaissance
12:28pas convoquée,
12:29pas auditionnée,
12:30en tout cas pas auditionnée.
12:31Il n'y a pas d'enquête
12:32de mener
12:32et on se réveille
12:33la veille du dépôt
12:34des primaires
12:35pour expliquer
12:36qu'il faut absolument suspendre
12:37puisque les faits
12:37sont très graves.
12:38Moi, je ne fais pas
12:39trop attention à quiconque,
12:40je ne sais pas dire
12:40qui ça sert.
12:41Je n'étais pas le grand favori
12:42de cette primaire.
12:43Donc je ne vais pas vous développer
12:46un discours complotiste,
12:47je n'en sais rien en fait.
12:48Ce que je constate seulement,
12:49c'est qu'on a bafoué
12:50absolument tous les principes
12:51de l'état de droit,
12:52tous les principes
12:53des droits de la défense
12:54pour m'exécuter
12:55en place publique.
12:56Les raisons,
12:57on le saura probablement
12:57dans les prochaines semaines.
12:58Vous dites que vous avez eu
12:59Joana Rodin hier à 22h,
13:01c'est pourquoi
13:01elle a accusé réceptive
13:03au point de l'élection ?
13:03Oui, on discutait,
13:04vous savez,
13:04des histoires de parrainage,
13:06il faut que les uns
13:07aient leur cotisation à jour
13:09et puis elle m'a appelé
13:10pour me prévenir
13:10du déroulement
13:11du bureau national,
13:11me dire qu'après
13:13le bureau national,
13:13il y aurait la commission
13:14des candidats,
13:16me dire que j'y siégerais,
13:17qu'il fait que je désigne
13:17une personne pour y siéger,
13:19enfin, c'est dans la procédure.
13:21Elle n'avait pas connaissance
13:22de ces faits
13:22au moment où elle m'a appelé.
13:24Et le débat-là,
13:25de ces questions
13:27de relations,
13:28de qui sera obligé
13:29par la publication
13:31de ces faits,
13:32vous n'êtes pas d'accord
13:32que ça risque d'entacher
13:33vos sous-campagnes
13:34dans la primaire
13:35et même la primaire
13:36en elle-même ?
13:37Oui, alors à ce moment-là,
13:38pourquoi ne pas avoir
13:38porté plainte ?
13:42En tout cas,
13:42il n'y a pas de plainte
13:43au parquet de Paris,
13:43pas de plainte
13:44au parquet d'Evreux,
13:44peut-être une plainte
13:45au parquet de Pau,
13:46j'en sais rien,
13:46mais à un moment
13:47où on se parle,
13:50l'affaire est quand même
13:50sortie depuis 9h ce matin,
13:52on ne trouve pas
13:53de traces de plainte,
13:53il y a peut-être
13:54une plainte enregistrée
13:54je ne sais où,
13:55mais enfin,
13:57c'est quand même
13:57très étrange
13:58qu'il n'y ait aucune plainte
13:59au moment où nous nous parlons.
14:01Et donc oui,
14:01effectivement,
14:01cette affaire m'aurait
14:02entachée pendant la primaire
14:03si elle était sortie
14:04pendant la primaire.
14:08de m'exécuter
14:09sur la place publique
14:10et de m'empêcher
14:11d'être candidat.
14:12Et j'aurais peut-être
14:12d'ailleurs retiré
14:13ma candidature
14:14pour me défendre.
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