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  • il y a 7 semaines
Régis Bigot, cofondateur de PolyFlyx, était l'invité de Brigitte Boucher dans Good Morning Business, ce mercredi 16 septembre. Ils ont parlé du développement d'un logiciel basé sur l'intelligence artificielle afin de faciliter les tâches pénibles pendant l'atelier de parachèvement, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:04Bonjour Régis Bigaud, confondateur de Polyflix.
00:07Donc vous avez une minute pour pitcher votre entreprise et puis on en débat ensemble juste après.
00:10Bonjour à tous, bonjour à vos auditeurs et téléspectateurs.
00:13Donc 80% des industries françaises indiquent avoir du mal à recruter dans leurs ateliers de parachèvement manuel.
00:19Atelier pourtant indispensable à la réalisation de pièces, car sans pièces, pas de chiffre d'affaires, pas de services.
00:24Or ces ateliers de parachèvement seront un lieu de pénibilité importante lié à la présence de vibrations, d'étincelles ou
00:32encore de poussière.
00:34Polyflix apporte donc une solution en confiant la machine la pénibilité, la machine sur un robot,
00:39par contre en laissant le savoir-faire au sein du système et donc laissant l'homme pilote de sa machine.
00:45Comment ? En développant une suite de logiciels basée sur l'intelligence artificielle, la réalité augmentée,
00:50bien évidemment des algorithmes mathématiques, mécaniques et cinématiques, qui va transformer le métier de l'opérateur en un métier de
00:56pilote
00:57et donc améliorer l'attractivité de son métier, gardant bien évidemment la productivité des entreprises,
01:04tant pour les grands groupes, petites sociétés, moyennes ou petites pièces.
01:09Merci pour ces précisions.
01:11Je rappelle que le salarié devient donc le conducteur de son robot à partir d'une tablette.
01:16Il dicte au robot ce qu'il doit faire, mais demain on va pouvoir programmer le robot directement et le
01:20salarié va disparaître, non ?
01:22Alors tout à fait. Aujourd'hui déjà, les robots peuvent être programmés.
01:25C'est le cas de la très grande série. Les robots sont programmés en amont.
01:28Nous, il faut bien voir que les pièces sont à chaque fois uniques.
01:32Donc tantôt, il faut faire une action à gauche, à droite, en haut, en bas.
01:35Cette agilité-là doit être gardée dans le savoir-faire des opérateurs.
01:39Mais un robot bien programmé, il pourra faire ça demain, non ?
01:41Oui, sauf que les travaux ne sont jamais au même endroit et de la même façon.
01:44Il faut garder le savoir-faire et permettre ainsi cette agilité par notre solution.
01:49Mais parce qu'il ne va pas apprendre en fait des indications que lui donne l'opérateur et à la
01:54fin, finalement...
01:55Il a la mémoire, oui.
01:56C'est un peu ça en fait, l'intelligence artificielle.
01:59Voilà, effectivement. Alors sauf que nous, l'intelligence artificielle, on l'utilise pour une aide à l'opérateur et non
02:03pas une autonomie.
02:05C'est ce qui est important.
02:06Et est-ce que, alors, si on se place du point de vue de l'industriel, quand il embauche un
02:11robot, ou recrute un robot,
02:12c'est pour ne plus avoir besoin du salarié, c'est en termes de...
02:16Là, on a un peu la double peine, entre guillemets, c'est-à-dire qu'on doit payer le salaire
02:21plus le robot,
02:22j'imagine la maintenance du robot qui va avec.
02:24Donc est-ce que ça peut se justifier en matière de retour sur investissement ?
02:28Je comprends l'argument sur la pénibilité, mais du point de vue de l'industriel, est-ce que c'est
02:31si évident que ça ?
02:32Alors, déjà, sur deux arguments. La première, sans parachèvement, pas de vente.
02:38Donc il faut trouver une solution pour améliorer sa pénibilité.
02:41Il est très difficile, dans des petites pièces, de programmer systématiquement un robot.
02:46Donc effectivement, de plus, l'opérateur ne sera pas associé forcément à un robot, mais peut-être à plusieurs installations.
02:53Quand vous dites robot, c'est des bras robotiques industriels ?
02:56Oui, ce sont des robots polyarticulés, ce ne sont pas des humanoïdes.
02:59Et comment, qu'est-ce qui empêche des géants, parce qu'il y a des gros groupes industriels,
03:02je pense à Kouka, à Bébé, vous connaissez évidemment, de faire la même chose demain et de vous voler votre
03:08business ?
03:09Alors, ça serait déjà fait, ils sont plutôt orientés, ils apportent une solution mécanique, le robot automatique.
03:16Nous, on en fait un usage auprès des petites sociétés, aussi sur des petites et moyennes séries.
03:22C'est surtout ça qu'il faut bien voir, on est presque dans l'artisanat, les gens, son parachèvement, ont
03:28un vrai savoir-faire.
03:29Par contre, il faut enlever cette pénibilité-là.
03:31En fait, c'est le prix du robot qui est aujourd'hui peut-être un frein pour les entreprises ?
03:35Alors, un frein pour les entreprises, non, c'est surtout la difficulté, c'est ce préalable d'avoir quelqu'un
03:44spécialiste en robotique.
03:45Nous enlevons cette difficulté-là par l'ensemble de nos suites de logiciels.
03:49C'est ça qui est important.
03:49Et c'est facile pour le salarié de se former à ça ? C'est simple comme utilisation ?
03:55Oui, nous avons tout à fait confronté notre solution auprès de 30 personnes, donc 30 opérateurs,
04:00qui ont utilisé notre système et qui ont démontré cette accessibilité à nos outils
04:06sans avoir une formation de 5 jours ou d'une semaine.
04:09Est-ce que ces bras robotiques qui sont fixes, qui sont monotaches ou programmables,
04:14ont encore du sens dans un monde où on travaille de plus en plus sur la robotique humanoïde ?
04:18Et on va avoir, on a déjà des images un peu dingues, des constructeurs chinois en unitrie,
04:22des robots humanoïdes qui peuvent faire potentiellement n'importe quoi en regardant
04:25et en imitant les êtres humains et qui sont beaucoup plus flexibles et polyvalents.
04:28Oui, tout à fait.
04:29Alors, ce sont deux points de vue complètement différents.
04:33Le souci, c'est que c'est les efforts que l'on met en œuvre.
04:36Les efforts, les puissances que nous mettons pour pouvoir réaliser ces opérations de péachèvement,
04:40puissances qui, à ma connaissance aujourd'hui, ne sont pas encore atteintes par ces outils-là.
04:45Merci de nous avoir présenté en tout cas votre entreprise Polyflix.
04:50Régis Bigot, c'est une interview à retrouver en podcast et en replay sur l'application BFM Business.
04:55Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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