00:00Good morning business, le pitch.
00:04Bonjour Régis Bigaud, confondateur de Polyflix.
00:07Donc vous avez une minute pour pitcher votre entreprise et puis on en débat ensemble juste après.
00:10Bonjour à tous, bonjour à vos auditeurs et téléspectateurs.
00:13Donc 80% des industries françaises indiquent avoir du mal à recruter dans leurs ateliers de parachèvement manuel.
00:19Atelier pourtant indispensable à la réalisation de pièces, car sans pièces, pas de chiffre d'affaires, pas de services.
00:24Or ces ateliers de parachèvement seront un lieu de pénibilité importante lié à la présence de vibrations, d'étincelles ou
00:32encore de poussière.
00:34Polyflix apporte donc une solution en confiant la machine la pénibilité, la machine sur un robot,
00:39par contre en laissant le savoir-faire au sein du système et donc laissant l'homme pilote de sa machine.
00:45Comment ? En développant une suite de logiciels basée sur l'intelligence artificielle, la réalité augmentée,
00:50bien évidemment des algorithmes mathématiques, mécaniques et cinématiques, qui va transformer le métier de l'opérateur en un métier de
00:56pilote
00:57et donc améliorer l'attractivité de son métier, gardant bien évidemment la productivité des entreprises,
01:04tant pour les grands groupes, petites sociétés, moyennes ou petites pièces.
01:09Merci pour ces précisions.
01:11Je rappelle que le salarié devient donc le conducteur de son robot à partir d'une tablette.
01:16Il dicte au robot ce qu'il doit faire, mais demain on va pouvoir programmer le robot directement et le
01:20salarié va disparaître, non ?
01:22Alors tout à fait. Aujourd'hui déjà, les robots peuvent être programmés.
01:25C'est le cas de la très grande série. Les robots sont programmés en amont.
01:28Nous, il faut bien voir que les pièces sont à chaque fois uniques.
01:32Donc tantôt, il faut faire une action à gauche, à droite, en haut, en bas.
01:35Cette agilité-là doit être gardée dans le savoir-faire des opérateurs.
01:39Mais un robot bien programmé, il pourra faire ça demain, non ?
01:41Oui, sauf que les travaux ne sont jamais au même endroit et de la même façon.
01:44Il faut garder le savoir-faire et permettre ainsi cette agilité par notre solution.
01:49Mais parce qu'il ne va pas apprendre en fait des indications que lui donne l'opérateur et à la
01:54fin, finalement...
01:55Il a la mémoire, oui.
01:56C'est un peu ça en fait, l'intelligence artificielle.
01:59Voilà, effectivement. Alors sauf que nous, l'intelligence artificielle, on l'utilise pour une aide à l'opérateur et non
02:03pas une autonomie.
02:05C'est ce qui est important.
02:06Et est-ce que, alors, si on se place du point de vue de l'industriel, quand il embauche un
02:11robot, ou recrute un robot,
02:12c'est pour ne plus avoir besoin du salarié, c'est en termes de...
02:16Là, on a un peu la double peine, entre guillemets, c'est-à-dire qu'on doit payer le salaire
02:21plus le robot,
02:22j'imagine la maintenance du robot qui va avec.
02:24Donc est-ce que ça peut se justifier en matière de retour sur investissement ?
02:28Je comprends l'argument sur la pénibilité, mais du point de vue de l'industriel, est-ce que c'est
02:31si évident que ça ?
02:32Alors, déjà, sur deux arguments. La première, sans parachèvement, pas de vente.
02:38Donc il faut trouver une solution pour améliorer sa pénibilité.
02:41Il est très difficile, dans des petites pièces, de programmer systématiquement un robot.
02:46Donc effectivement, de plus, l'opérateur ne sera pas associé forcément à un robot, mais peut-être à plusieurs installations.
02:53Quand vous dites robot, c'est des bras robotiques industriels ?
02:56Oui, ce sont des robots polyarticulés, ce ne sont pas des humanoïdes.
02:59Et comment, qu'est-ce qui empêche des géants, parce qu'il y a des gros groupes industriels,
03:02je pense à Kouka, à Bébé, vous connaissez évidemment, de faire la même chose demain et de vous voler votre
03:08business ?
03:09Alors, ça serait déjà fait, ils sont plutôt orientés, ils apportent une solution mécanique, le robot automatique.
03:16Nous, on en fait un usage auprès des petites sociétés, aussi sur des petites et moyennes séries.
03:22C'est surtout ça qu'il faut bien voir, on est presque dans l'artisanat, les gens, son parachèvement, ont
03:28un vrai savoir-faire.
03:29Par contre, il faut enlever cette pénibilité-là.
03:31En fait, c'est le prix du robot qui est aujourd'hui peut-être un frein pour les entreprises ?
03:35Alors, un frein pour les entreprises, non, c'est surtout la difficulté, c'est ce préalable d'avoir quelqu'un
03:44spécialiste en robotique.
03:45Nous enlevons cette difficulté-là par l'ensemble de nos suites de logiciels.
03:49C'est ça qui est important.
03:49Et c'est facile pour le salarié de se former à ça ? C'est simple comme utilisation ?
03:55Oui, nous avons tout à fait confronté notre solution auprès de 30 personnes, donc 30 opérateurs,
04:00qui ont utilisé notre système et qui ont démontré cette accessibilité à nos outils
04:06sans avoir une formation de 5 jours ou d'une semaine.
04:09Est-ce que ces bras robotiques qui sont fixes, qui sont monotaches ou programmables,
04:14ont encore du sens dans un monde où on travaille de plus en plus sur la robotique humanoïde ?
04:18Et on va avoir, on a déjà des images un peu dingues, des constructeurs chinois en unitrie,
04:22des robots humanoïdes qui peuvent faire potentiellement n'importe quoi en regardant
04:25et en imitant les êtres humains et qui sont beaucoup plus flexibles et polyvalents.
04:28Oui, tout à fait.
04:29Alors, ce sont deux points de vue complètement différents.
04:33Le souci, c'est que c'est les efforts que l'on met en œuvre.
04:36Les efforts, les puissances que nous mettons pour pouvoir réaliser ces opérations de péachèvement,
04:40puissances qui, à ma connaissance aujourd'hui, ne sont pas encore atteintes par ces outils-là.
04:45Merci de nous avoir présenté en tout cas votre entreprise Polyflix.
04:50Régis Bigot, c'est une interview à retrouver en podcast et en replay sur l'application BFM Business.
04:55Merci d'avoir regardé cette vidéo !