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  • il y a 17 minutes
Clément Carrato, directeur général d'Arkéale, était l'invité de Brigitte Boucher dans Good Morning Business, ce lundi 21 septembre. Ils sont revenus sur le développement de microstations permettant de transformer les déchets alimentaires en énergie, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:05Bonjour Clément Carateau et bienvenue à vous sur le plateau de BFM Business.
00:09Vous avez une minute pour pitcher votre entreprise et puis on en débat ensemble juste après.
00:13Bonjour et merci pour l'invitation.
00:15Donc aujourd'hui, moi je vais vous parler des déchets alimentaires.
00:18C'est des millions de tonnes chaque année qui sont incinérées ou enfouies.
00:22S'ils sont valorisés, c'est souvent à des dizaines voire des centaines de kilomètres de leur lieu de production.
00:27Nous chez Arcal, on pense l'inverse.
00:29On pense produire de l'énergie là où sont les déchets alimentaires.
00:31Et c'est ce qu'on a développé avec la Biocapsule, qui est une technologie brevetée.
00:35C'est une micro-station qui vient valoriser sur place les déchets alimentaires
00:39pour produire de l'énergie autoconsommable par le client final.
00:43Donc un industriel de l'agroalimentaire, une cuisine centrale, une coopérative agricole, une collectivité,
00:50ils vont pouvoir finalement à la fois se mettre en conformité avec la réglementation,
00:55mais aussi pouvoir réduire leur dépendance aux énergies fossiles.
00:59On a aujourd'hui une unité qui fonctionne à Colmar depuis plus d'un an et deux nouveaux projets en
01:05développement.
01:06Et aujourd'hui, nous avons une ambition d'aller jusqu'à 10 biocapsules d'ici 2028.
01:13Alors voilà, le pitch est terminé.
01:14Une biocapsule, ça ressemble à un petit container par exemple ?
01:17C'est deux containers de 60 mètres carrés d'emprise au sol avec ce qu'on appelle un digesteur,
01:23donc une espèce de cuve enterrée qui vient là où la réaction vient se faire.
01:27Et ça correspond à un petit méthaniseur local, on pourrait dire ?
01:30Exactement, on appelle ça un micro-méthaniseur avec un procédé qui est spécialement dédié aux biodéchets
01:36et qui vient, en termes de compacité, c'est assez compact par rapport à ce qu'on connaît dans la
01:43méthanisation traditionnelle.
01:44Il faut vous rappeler, la méthanisation, en gros, c'est des bactéries qui viennent détruire les organismes,
01:49en fait, les détritus, et qui vont transformer ça en énergie.
01:52Exactement, on s'inspire du vivant, donc de l'intestin des bovins notamment.
01:57Donc c'est des micro-organismes qui sont similaires à l'intestin des bovins,
02:00qu'on peut retrouver dans les intestins des bovins,
02:02et qui sont finalement, qui viennent dégrader la matière organique,
02:05produire du biogaz, qu'on vient ensuite réinjecter dans le bâtiment à proximité.
02:09Mais pour que ça fonctionne, alors il faut quelle taille d'exploitation ?
02:12Parce qu'on va installer ça, par exemple, typiquement sur une exploitation agricole,
02:15mais j'imagine qu'il faut énormément, énormément de déchets
02:18pour pouvoir produire de l'énergie, que ce soit intéressant,
02:21et que l'installation soit rentable.
02:24Est-ce qu'on peut être autonome, par exemple, sur une exploitation ?
02:27Alors c'est une très bonne question.
02:29Donc aujourd'hui, nous, on va s'arrêter à 200 tonnes par an de minimum,
02:33en termes de gisement minimum.
02:35Donc on va de 200 à 800 tonnes par an.
02:37Ça correspond à quoi ?
02:38Alors 200 à 800 tonnes, donc pour l'équivalent,
02:41on serait au gisement ménagé de 8 000 habitants.
02:45Ah oui, quand même !
02:46Pour une exploitation ?
02:49Pour une exploitation.
02:50Pour être autonome ou pour avoir la moitié de...
02:53Alors on va avoir finalement, sur les projets où on vient,
02:55on vient souvent à 30-40% d'autonomie énergétique.
02:58On vient en complément des panneaux solaires qui seraient mis.
03:02Souvent, on vient stocker le gaz la journée pour le consommer la nuit.
03:06Oui, parce que je parlais de retour sur investissement,
03:07parce que l'installation d'un mini-méthaniseur,
03:09c'est quand même pas rien.
03:10Je crois que c'est 400 000 euros, c'est ça ?
03:12On est sur une moyenne de 400 000 euros d'investissement.
03:14Donc pour que ce soit rentable,
03:15il faut générer quelle quantité d'énergie et en combien d'années ?
03:20Oui, donc suivant le tonnage, en effet.
03:22Si on est à 200, on serait aux alentours de 8-10 ans sans les aides.
03:26Et si on est sur des plus grosses unités, donc 800 tonnes par an,
03:30là on est sur des retours sur investissement aux alentours de 6 ans.
03:33Ce qui est assez intéressant, c'est des retours d'investissement
03:35issus des économies d'énergie et des économies sur le coût de traitement.
03:40C'est une double économie qui est faite.
03:42Alors là, on parle d'une exploitation agricole,
03:44mais vous avez dit que ça pouvait être pour des collectivités ou autre.
03:47Et dans ce cas-là, qui s'occupe du transport, de la collecte des biodéchets ?
03:52Alors souvent, on va retrouver un industriel de l'agroalimentaire
03:56qui a déjà sa logistique sur place.
03:58Donc il suffit juste de mettre la matière dans la machine.
04:02Sur une collectivité, on vient souvent faire un partenariat
04:04avec un collecteur qui sont déjà présents sur le territoire.
04:08Sur les coopératives agricoles, c'est la même chose.
04:10Ils ont déjà leur logistique bien implantée.
04:12Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on ne change rien.
04:14On met la biocapsule et ils chargent la matière.
04:16Au lieu de la charger dans une benne, ils la chargent devant la biocapsule.
04:19Ça peut être des particuliers aussi qui apportent...
04:21Enfin, on peut imaginer un mini-méthaniseur centralisé à un endroit.
04:24Et puis ensuite, chacun vient apporter ses déchets.
04:26Alors, on peut avoir un point d'apport volontaire juste à côté de la biocapsule.
04:31Mais souvent, on va avoir quand même un professionnel.
04:33Il faut un gisement suffisant.
04:35Alors, quelques particuliers ne suffiraient pas.
04:37Mais il faut un gisement suffisant.
04:38Et puis, il y a une expertise en collecte
04:40pour pouvoir aussi enlever les indésirables quand ils se présentent.
04:44Voilà. Et vous venez d'annoncer une levée de 3 millions d'euros.
04:46Merci à vous, Clément Carateau, d'avoir été avec nous ce matin,
04:50directeur général d'Arkéal.
04:52Merci.
04:53Merci.
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