00:00Good morning business, le pitch.
00:05Bonjour Clément Carateau et bienvenue à vous sur le plateau de BFM Business.
00:09Vous avez une minute pour pitcher votre entreprise et puis on en débat ensemble juste après.
00:13Bonjour et merci pour l'invitation.
00:15Donc aujourd'hui, moi je vais vous parler des déchets alimentaires.
00:18C'est des millions de tonnes chaque année qui sont incinérées ou enfouies.
00:22S'ils sont valorisés, c'est souvent à des dizaines voire des centaines de kilomètres de leur lieu de production.
00:27Nous chez Arcal, on pense l'inverse.
00:29On pense produire de l'énergie là où sont les déchets alimentaires.
00:31Et c'est ce qu'on a développé avec la Biocapsule, qui est une technologie brevetée.
00:35C'est une micro-station qui vient valoriser sur place les déchets alimentaires
00:39pour produire de l'énergie autoconsommable par le client final.
00:43Donc un industriel de l'agroalimentaire, une cuisine centrale, une coopérative agricole, une collectivité,
00:50ils vont pouvoir finalement à la fois se mettre en conformité avec la réglementation,
00:55mais aussi pouvoir réduire leur dépendance aux énergies fossiles.
00:59On a aujourd'hui une unité qui fonctionne à Colmar depuis plus d'un an et deux nouveaux projets en
01:05développement.
01:06Et aujourd'hui, nous avons une ambition d'aller jusqu'à 10 biocapsules d'ici 2028.
01:13Alors voilà, le pitch est terminé.
01:14Une biocapsule, ça ressemble à un petit container par exemple ?
01:17C'est deux containers de 60 mètres carrés d'emprise au sol avec ce qu'on appelle un digesteur,
01:23donc une espèce de cuve enterrée qui vient là où la réaction vient se faire.
01:27Et ça correspond à un petit méthaniseur local, on pourrait dire ?
01:30Exactement, on appelle ça un micro-méthaniseur avec un procédé qui est spécialement dédié aux biodéchets
01:36et qui vient, en termes de compacité, c'est assez compact par rapport à ce qu'on connaît dans la
01:43méthanisation traditionnelle.
01:44Il faut vous rappeler, la méthanisation, en gros, c'est des bactéries qui viennent détruire les organismes,
01:49en fait, les détritus, et qui vont transformer ça en énergie.
01:52Exactement, on s'inspire du vivant, donc de l'intestin des bovins notamment.
01:57Donc c'est des micro-organismes qui sont similaires à l'intestin des bovins,
02:00qu'on peut retrouver dans les intestins des bovins,
02:02et qui sont finalement, qui viennent dégrader la matière organique,
02:05produire du biogaz, qu'on vient ensuite réinjecter dans le bâtiment à proximité.
02:09Mais pour que ça fonctionne, alors il faut quelle taille d'exploitation ?
02:12Parce qu'on va installer ça, par exemple, typiquement sur une exploitation agricole,
02:15mais j'imagine qu'il faut énormément, énormément de déchets
02:18pour pouvoir produire de l'énergie, que ce soit intéressant,
02:21et que l'installation soit rentable.
02:24Est-ce qu'on peut être autonome, par exemple, sur une exploitation ?
02:27Alors c'est une très bonne question.
02:29Donc aujourd'hui, nous, on va s'arrêter à 200 tonnes par an de minimum,
02:33en termes de gisement minimum.
02:35Donc on va de 200 à 800 tonnes par an.
02:37Ça correspond à quoi ?
02:38Alors 200 à 800 tonnes, donc pour l'équivalent,
02:41on serait au gisement ménagé de 8 000 habitants.
02:45Ah oui, quand même !
02:46Pour une exploitation ?
02:49Pour une exploitation.
02:50Pour être autonome ou pour avoir la moitié de...
02:53Alors on va avoir finalement, sur les projets où on vient,
02:55on vient souvent à 30-40% d'autonomie énergétique.
02:58On vient en complément des panneaux solaires qui seraient mis.
03:02Souvent, on vient stocker le gaz la journée pour le consommer la nuit.
03:06Oui, parce que je parlais de retour sur investissement,
03:07parce que l'installation d'un mini-méthaniseur,
03:09c'est quand même pas rien.
03:10Je crois que c'est 400 000 euros, c'est ça ?
03:12On est sur une moyenne de 400 000 euros d'investissement.
03:14Donc pour que ce soit rentable,
03:15il faut générer quelle quantité d'énergie et en combien d'années ?
03:20Oui, donc suivant le tonnage, en effet.
03:22Si on est à 200, on serait aux alentours de 8-10 ans sans les aides.
03:26Et si on est sur des plus grosses unités, donc 800 tonnes par an,
03:30là on est sur des retours sur investissement aux alentours de 6 ans.
03:33Ce qui est assez intéressant, c'est des retours d'investissement
03:35issus des économies d'énergie et des économies sur le coût de traitement.
03:40C'est une double économie qui est faite.
03:42Alors là, on parle d'une exploitation agricole,
03:44mais vous avez dit que ça pouvait être pour des collectivités ou autre.
03:47Et dans ce cas-là, qui s'occupe du transport, de la collecte des biodéchets ?
03:52Alors souvent, on va retrouver un industriel de l'agroalimentaire
03:56qui a déjà sa logistique sur place.
03:58Donc il suffit juste de mettre la matière dans la machine.
04:02Sur une collectivité, on vient souvent faire un partenariat
04:04avec un collecteur qui sont déjà présents sur le territoire.
04:08Sur les coopératives agricoles, c'est la même chose.
04:10Ils ont déjà leur logistique bien implantée.
04:12Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on ne change rien.
04:14On met la biocapsule et ils chargent la matière.
04:16Au lieu de la charger dans une benne, ils la chargent devant la biocapsule.
04:19Ça peut être des particuliers aussi qui apportent...
04:21Enfin, on peut imaginer un mini-méthaniseur centralisé à un endroit.
04:24Et puis ensuite, chacun vient apporter ses déchets.
04:26Alors, on peut avoir un point d'apport volontaire juste à côté de la biocapsule.
04:31Mais souvent, on va avoir quand même un professionnel.
04:33Il faut un gisement suffisant.
04:35Alors, quelques particuliers ne suffiraient pas.
04:37Mais il faut un gisement suffisant.
04:38Et puis, il y a une expertise en collecte
04:40pour pouvoir aussi enlever les indésirables quand ils se présentent.
04:44Voilà. Et vous venez d'annoncer une levée de 3 millions d'euros.
04:46Merci à vous, Clément Carateau, d'avoir été avec nous ce matin,
04:50directeur général d'Arkéal.
04:52Merci.
04:53Merci.
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